Dominique de Villepin : "Il faut un nouveau système politique de l'ordre de la cohabitation"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est une chute que vous souhaitez ou que vous redoutez ?
- 0:43RelanceRéponse partielle
Vous voyez ce courage budgétaire ?
- 1:28OuverteRéponse directe
Pourquoi cette continuité est-elle une mauvaise chose ?
- 2:55OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a de votre point de vue une solution politique à la situation ?
- 4:21OuverteRéponse directe
Quels sont les contours de cette nouvelle cohabitation ?
- 5:41FerméeRéponse directe
Vous demandez sa démission ou pas ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:43Dominique de VillepinChiffre
« Un affichage à 44 milliards. La Commission européenne, les marchés n'en demandent pas tant. Un budget avec un peu plus de 30 milliards aurait parfaitement suffi. »
- 2:13Dominique de VillepinFait
« Ça suppose plus d'imposition comme le proposent les socialistes. Il faudra l'impôt demain. »
- 3:38Dominique de VillepinFait
« Il faut donc un nouveau système politique de l'ordre de la cohabitation. »
- 4:21Dominique de VillepinFait
« S'il échoue, et bien alors on s'adressera au bloc central compte tenu de l'espace qui aura été ouvert par l'échec du bloc de gauche. »
- 5:04Dominique de VillepinFait
« La dissolution ce n'est pas aujourd'hui la seule clarification possible comme Nicolas dans le Figaro sauf à vouloir faire la politique du pire. »
- 5:41Dominique de VillepinFait
« Le président de la République n'a pas écouté les Français en 2024. Il a mordicus tenu à défendre sa politique qui a été désavoué. »
- 7:48Dominique de VillepinFait
« La lucidité, c'est le point de départ en matière de politique intérieure et en matière de politique étrangère. »
- 10:00Dominique de VillepinFait
« La reconnaissance d'un État palestinien fait loi. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Bonjour Adrien Gendre. Votre invité ce matin est l'ancien premier ministre Dominique de Villepin, fondateur du mouvement la France humaniste. Bonjour Dominique de Villepin. J'ai mo-5 avant le fameux vote de confiance à l'Assemblée nationale et la possible probable chute du gouvernement Bairou. Est-ce que c'est une chute que vous souhaitez vous ou que vous redoutez ? Elle était annoncée à partir du moment où le premier ministre sollicite la confiance sans avoir fait le moindre effort pour convaincre le Parlement. les D sont jetés. Pourquoi sommes-nous dans cette situation ? Le Premier ministre veut cranter le courage budgétaire. Il veut être l'homme de la vérité budgétaire. Mais est-ce qu'il cherche à convaincre ?
Vous voyez ce courage vous ? Alors, je ne le vois pas. Je le vois d'autant moins que son budget est à la fois injuste, inefficace et pas tenable et très peu réaliste. Un affichage à 44 milliards. La Commission européenne, les marchés n'en demandent pas tant. Un budget avec un peu plus de 30 milliards aurait parfaitement suffi. Donc une marche plus réaliste pour la France. Mais surtout ce budget, il est profondément injuste. Il se situe et c'est là qu' en quelque sorte le mensonge derrière ce budget. Il se situe dans la continuité de la politique macroniste depuis 8 ans qui a échoué et qui a été désavoué dans les urnes en 2024. C'est la continuité entre Michel Barnier et François Baïou et on peut remonter évidemment plus haut.
Et cette continuité, c'est forcément une mauvaise chose mais c'est une mauvaise chose dans la mesure où la sanction des Français tient d'abord au fait que la politique qui a qui a été menée a échoué. Elle a été inefficace. euh la fameuse doctrine du ruissellement. Euh on euh défend une politique économique très ambitieuse et à la fin les Français finissent par en profiter et bien elle ne s'est pas déroulé comme ça et puis surtout elle est injuste. On le voit bien aujourd'hui dans la souffrance que ressentent les Français, dans l'inquiétude que ressentent les Français. Donc il faut construire un budget qui soit un budget de redressement financier. C'est un effort qu'il nous faut faire et de rigueur. Ça suppose un effort de l'État, des collectivités pour éviter les
doublons. Ça suppose plus d'imposition comme le proposent les socialistes. Il faudra l'impôt demain. Ça suppose un effort de justice en demandant plus à ceux qui ont plus alors qu'on continue à demander plus à ceux qui ont peu. Il y a là un fossé qui se creuse entre deux Frances et puis il faut aussi un budget de redressement productif. L'investissement c'est ce qui nourrit la croissance. Si la croissance s'efface complètement dans notre pays, il nous fera faire un effort budgétaire encore plus important. Donc il y a là derrière ce budget, je crois un caractère mensongé, une méconnaissance des réalités économiques et puis surtout la non prise en compte de la demande des
Français. Il y a un déni revient bien sûr d'abord au président de la République dans le choix des premiers ministres successif qu'il a fait et bien sûr à l'ensemble des gouvernements successifs. Est-ce qu'il y a de votre point de vue à partir de lundi une solution politique à la situation dans laquelle on est ? On a entendu le chef de l'État hier rassemblant les partis qui soutiennent aujourd'hui le gouvernement dire il faut demain travailler avec le PS, le PS qui a fermé cette porte là. Est-ce qu'il y a une équation politique qui permettrait de construire ce budget ? Cela suppose d'abord une méthode politique respectueuse de la vie des Français. Et qu'est-ce que c'est que cette méthode ? À partir du moment, on a une politique qui a échoué. Le président de la République ne peut
pas prétendre poursuivre cette politique et l'imposer à ces gouvernements successifs. Il faut donc un nouveau système politique de l'ordre de la cohabitation. La cohabitation a été faite pour ça. Quand le parlement, l'Assemblée nationale n'est pas de la vie du président de la République, et bien on se retrouve avec deux politiques, deux majorités qui se cohabitation avec les socialistes à Matignon. Ce qu'on a vécu connaiss l'Assemblée nationale et ça c'est le travail qui doit être confié par le président de la République aux premier ministres les mieux placés qui sont susceptibles dans un travail de préfiguration. Pourquoi nommer un premier ministre qui 3 mois plus tard va tomber ? Vous pensez à qui Dominique de quels sont les contours de cette faire les
choses dans l'ordre. Il faut commencer par le bloc qui est arrivé en tête aux dernières élections. C'est un bloc de gauche. Sollicitons les personnalités qui sont susceptibles de constituer ce gouvernement. S'il échoue, et bien alors on s'adressera au bloc central compte tenu de l'espace qui aura été ouvert par l'échec du bloc de gauche et puis si ce n'est pas possible, il faudra prendre les derniers partis qui restent, même si je ne crois pas du tout à l'hypothèse d'une majorité qui puisse être constituée autour du Rassemblement national. Dans ce cas-là, en cas d'échec successif, bien évidemment, il ne restera que l'option de la dissolution, c'est de retourner devant les Français. La dissolution ce n'est pas aujourd'hui la seule clarification possible comme
Nicolas dans le Figaro sauf à vouloir faire la politique du pire. Et on voit bien ce qui est derrière la dissolution. La dissolution c'est de constater l'impossibilité d'une majorité. Pourquoi voulez-vous qu'au terme d'un nouveau scrutin le résultat soit très différent ? Il y a de fortes chances que nous ayons un résultat très similaire. Peut-être un peu plus pour le Rassemblement national, peut-être un peu moins pour le bloc central. À partir de là et bien c'est le président qui est en première ligne et nous rentrons là dans une véritable crise de régime avec la mise en cause du président de la République qui sera tôt ou tard confronté à la démission. Mais on y est pas déjà Dominique de Villepin quand on entend déjà aujourd'hui des appels à la démission, à
la destitution, à une présidentielle anticipée même chez les républicains, parti de gouvernement de droite, mais qu'il y ait des appels de tel et tel. C'est le jeu politique et je dirais même politicien. Et c'est là où le président de la République n'est pas dans son rôle d'arbitre. Il n'est pas dans son rôle de garant de nos institutions. Le président de la République n'a pas écouté les Français en 2024. Il a mordicus tenu à défendre sa politique qui a été désavoué. À partir de là, il a choisi des premiers ministres qui étaient totalement minoritaires du plus petit parti de l'Assemblée nationale les Républicains et ces premiers ministres successivement n'ont pas pu mener euh la politique qui était aujourd'hui nécessaire pour répondre à la demande des Français. Donc
on se retrouve dans une situation où le président rend en quelque sorte impossible la Constitution d'une alternative à la politique qu'il a mené. Mais attendez, je comprends pas. Vous demandez sa démission ou pas ? Non. Absolument pas. Je demande que le président souhaitez non. Je demande que le président écoute les Français, marque une rupture franche en confiant à un premier ministre qui aura la charge de conduire une autre de gauche. Il vous a pas échappé qu'il se sont fâchés entre eux depuis depuis le mais rien ne m'a échappé. Mais là la République, monsieur Bruce Toussin, c'est de faire les choses dans l'ordre, dans le respect. Le président de la République, il a tout mélangé en appelant Michel Barnier en 2024, un parti qui avait fait guerre plus de 5 %.
Il a brouillé les cartes. Il n'a pas respecté le jeu démocratique. Donc il n'a pas pu en quelque sorte libérer l'espace nécessaire pour constituer une majorité. Aujourd'hui, il faut reprendre les choses dans l'ordre. Si ce n'est pas possible, il faut en tirer les conclusions et faire la dissolution. Et à partir de là, effectivement, la position du président de la République sera menacée. Demain, le chef de l'État accueille à Paris une réunion de la coalition des volontaires sur l'Ukraine. Dès ce soir, le président Zelenski sera en France. Est-ce que la France d'Emmanuel Macron aujourd'hui, malgré l'incertitude politique nationale, peut faire, de votre point de vue, entendre sa voix peser face aux États-Unis, face à la Russie ? Alors, le président de la République, la France euh et les pays
européens se sont donnés beaucoup de mal au cours des derniers mois pour réunir cette coalition euh des volontaire et revenir dans le jeu ukrainien. Malheureusement avec un succès qui me paraît très faible et en faisant preuve de peu de lucidité. La lucidité, c'est le point de départ en matière de politique intérieure et en matière de politique étrangère. Quelle est la situation aujourd'hui ? Nous avons une situation grand guuignolesque avec un président des États-Unis qui en permanence change d'avis et se laisse influencer par les uns et par les autres et nous avons des Européens divisés. La lucidité aujourd'hui ce n'est pas de chercher à rêver d'une posture de troupes européennes au sol. Je crois que c'est un combat perdu d'avance. Le but c'est de soutenir militairement les
Ukrainiens s'il n'y a pas d'autre option que la poursuite de la guerre tout en essayant de construire un accord de cesser le feu voire un accord de paix en faisant des propositions en ce sens. Je crois que ce sont les deux jambes sur lesquelles nous devons avancer en Ukraine et pas nous engager dans un processus qui risque de nous échapper. Envoyer les troupes en Ukraine s créer une cible. C'est créer donc un risque d'engagement dans ce conflit. qui serait la pire des choses, même s'il s'agit de garantir la sécurité future de l'Ukraine. Mais nous pouvons garantir la sécurité par la poursuite d'un soutien très fort à l'Ukraine en matière militaire. Nous pouvons le faire aussi en développant une garantie aérienne et une garantie
maritime. Il y a d'autres façons de garantir la sécurité que de nous exposer au sol comme véritablement une quille qui serait placée là pour être renversée. Vous venez de parler de lucidité dans quelques semaines à l'ONU à l'initiative de la France notamment. Il y aura des reconnaissances formelles par plusieurs états de l'État de Palestine. Est-ce que vous êtes convaincu que cela aura une efficacité et que cela changera quoi que ce soit sur le terrain pour les Palestiniens ? Je l'ai dit lucidité, nous avons une situation à Gaza inextricable, dramatique, tragique depuis plus de 2 ans. Dans ce contexte, la l'exigence c'est de reconnaître le principe de justice. Et le principe de justice, c'est la reconnaissance d'un
État palestinien. Au départ, la France avait posé toute une série de conditions désirant s'inscrire dans un processus. Nous avons vu qu'en posant seulement ce principe et bien nous avons rallé de très nombreux soutiens et aujourd'hui vous avez des pays comme la Belgique, l'Angleterre, le Canada, l'Australie qui se rallie à ce processus. Il est essentiel d'adresser un message très fort à Israël. Quelle que soit la politique du fait accompli, quelle que soit la politique d'annexion qu'Israël veut mener aujourd'hui vis-à-vis de la S Jordanie et de Gaza, la reconnaissance d'un État palestinien fait loi. Et le deuxième élément, et c'est ça la lucidité, c'est de reconnaître que l'urgence aujourd'hui, c'est la situation tragique sur le plan humanitaire qui se déroule encore chaque
jour à Gaza avec des dizaines et des centaines de morts. Que fait l'Europe ? L'Europe, de ce point de vue-là, ne joue pas son rôle. n'assume pas ses ses responsabilités. C'est véritablement un effondrement politique et un effondrement moral. à un moment et nous le voyons avec le sommet de Tianjin où il y a un autre monde qui s'organise et qui nous adresse un message très fort. La photo des trois empereur Sij Ping, Vladimir Poutine et Maudit montre bien que ce monde là s'organise et ce monde s'organise sur la base antioccidentale. Nous ne pouvons pas nous contenter de jouer les petits garçons derrière Donald Trump dans le bureau oval avec Grand Guignol et les se nains. Le pouvoir de dire non, c'est le titre de votre livre, c'est chez Flamarion. Je rappelle ce
livre qui est sorti en effet euh il y a euh quelques quelques semaines. Voici la couverture qui qui s'affiche. Merci beaucoup Dominique de Villepin d'être venu ce matin sur le plateau de TF1. Merci Adrien. Jean.
Dominique de Villepin