Manuel Bompard face à une question qu’il n’attendait pas
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 47 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:02RelanceRéponse partielle
Pourquoi la France insoumise n'était-elle pas présente à la réunion des forces politiques à Limoges ?
- 2:09OuverteRéponse directe
Comment qualifieriez-vous les violences observées lors des manifestations ?
- 4:12RelanceRéponse partielle
Le président a-t-il une responsabilité dans l'escalade des violences ?
- 6:04OuverteÉludée
Qui organise les pillages selon vous ?
- 7:52RelanceÉludée
D'après votre expérience, qui organise ces actions violentes ?
- 10:57FerméeRéponse directe
Les chiffres de 30 000 pillards à Marseille sont-ils crédibles ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:28Fait
« Jean-Luc Mélenchon réclame depuis des années la fin de la 5e République et l'instauration d'une 6e République. »
- 9:11Chiffre
« L'intersyndicale lycéenne étudiante demande 10 milliards. »
- 15:57Fait
« Cette troupe n'est plus tenue, elle n'en fait qu'à sa tête et dans sa tête, il y a des idées pourries racistes. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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plutôt impossible. question que je vous ai posé ce soir. Mais mais ce que je vous dis c'est que je peux appeler à ce que vous voulez sur le plateau. Mais non mais regardez regardez ce qui se passe. Attendez mais justement parce que je regarde ce qui se passe. Je peux appeler à ce que vous voulez sur le plateau, ça ne changera rien à ce qui se passe. Permettez-moi de vous le dire. Après moi je veux bien appeler à ce que vous voulez. la parole politique n'est pas ? Vous croyez que vous n'avez aucune influence sur les ? je pense que quand on vit Attendez je vais vous répondre. Quand je pense que quand on connaît une crise d'une telle ingravité et d'une telle importance euh la la sortie elle est politique. Maintenant moi une chose soit claire, je l'ai dit en réponse à votre
première question je peux le dire en réponse à votre deuxième question mais permettez-moi de le le faire avec les mots qui sont les miens. Moi je souhaite que les revendications qui demeurent continuent à s'exprimer dans un cadre pacifique et non violent. Ça ça ne nous correspond pas. Ce qui se passe cela est-il ? Mais c'est du pillage. que je vous dis. C'est pas parce qu'il n'y a pas juste de réponse politique que ceci est légitime. vous avez entendu ma réponse jusqu'au ? Mais jusqu'au bout tout à fait à la fin vous dites on me fera pas dire on me fera pas dire ce soir que euh la mobilisation, les revendications doivent s'arrêter parce que ça je ne le dirai pas. question qui tient en une phrase. J'ai euh Monsieur Bompart si vous me le permettez, j'ai une question qui tient
Elle remonte pas à 40 ans cela. Elle remonte à ce matin. Ah ce matin à Limoges après l'incendie criminel de la mairie la veille, ce matin à Limoges autour du maire de Limoges était réuni toutes les forces politiques toutes sauf une. C'est pas vrai. La France insoumise. C'est le maire de Limoges lui-même qui l'a dit dans son discours que j'ai écouté avant de venir. Franchement Monsieur Bompart vous ne pouvez pas désinformer puisque vous le réfutez. Euh je le réfute absolument je vais vous dire pourquoi puisque cet après-midi il y avait un rassemblement dans lequel les deux députés insoumis de la Haute-Vienne qui s'appellent Damien Maudet et Manon Meunier étaient présents. C'est le maire de Limoges hein qui dit ça c'est pas moi. mais vous ne parlez pas de la même lui
il parlait d'une réunion vous parlez d'une autre chose. Oui mais à cette réunion je je crois si vous avez bien entendu le maire de Limoges ce qu'il a dit qu'il ne nous avait pas invité. Donc vous pouvez peut-être pas nous reprocher de Bon alors en tout cas il y en a un qui vous invite qu'il y a eu un rassemblement on y était présents évidemment il y en a un qui a été élu dans ce département. Quand le le le ministre le ministère de l'Intérieur parle de 550000 personnes [raclement de gorge] si vous comparez aux autres chiffres du ministère de l'Intérieur sur les dernières mobilisations, c'est la plus grande journée de manifestation en France depuis le 1er mai 2023, c'est-à-dire au moment de la mobilisation sur les sur les retraites. Bon là, on était au million 5 à ce
moment-là dans dans la rue, on avait des chiffres très très importants. C'est une mobilisation qui est importante. C'est une mobilisation qui est qui est qui est qui est puissante et en même temps je vois qu'il y a évidemment beaucoup de souffrance des lycéens, des étudiants mais des souffrances aussi évidemment des commerçants euh qui à qui je je je pense et je parlais d'un sentiment de gâchis parce que il y a le le sentiment qu'on aurait pu éviter ça, qu'on aurait pu empêcher ça et que il y a eu de la part de des pouvoirs publics, du gouvernement, du président de la République euh une forme de pourrissement, une carte de pourrissement qui a été jouée, c'est-à-dire on ne répond pas. J'entendais euh des proches du Premier ministre disant "On va compter sur la
pluie ou on va compter sur les vacances scolaires pour que ça s'arrête." plutôt que de répondre en vérité politiquement aux revendications qui s'expriment. Donc on a entendu le citoyen très vite, vous avez vous avez réinstallé ou remis votre costume de politique et vous avez raison, hein, c'est votre c'est votre métier mais Comment est-ce que vous qualifiez ce soir euh la ? Euh est-ce que vous appelez très concrètement à la ? Avant d'aller plus loin, clique sur s'abonner. Chaque seconde compte, alors reste avec nous. Fais-le maintenant et abonne-toi. Jean-Luc Mélenchon réclame depuis des années la fin de la 5e République et l'instauration d'une 6e République. Mais pourquoi veut-il [musique] changer les institutions ?
Pourquoi dénonce-t-il une monarchie ? Et que pourrait réellement changer [musique] une nouvelle ? Dans cet ebook, découvre l'histoire de la 5e République, ses forces, ses défaillances et les grands débats autour de son avenir. Clique sur le 1er lien dans la description de la vidéo pour accéder au livre. Mais moi moi j'appelle d'abord à ce qu'il y ait une réponse politique qui soit apportée. Et et pour que les choses soient claires, j'ai écouté le Non mais avec votre parole politique, est-ce que vous appelez à la ? Mais pour que moi je je mais les modalités d'action que je défends, que j'ai défendues, que je continue à défendre, que Jean-Luc Mélenchon a défendues, euh sont des mobilisations et des modalités d'action qui soient pacifiques et non-violentes. Donc moi,
je pense que ces revendications-là, elles demeurent ce soir, qu'elles doivent continuer à être exprimées, mais qu'elles doivent être continuées à être exprimées de manière pacifique et non-violente. Mais pardonnez-moi de vous dire que quand j'entends le président de la République euh ce soir prendre la parole pour annoncer rien, parce que c'est la vérité, euh annoncer rien, d'ailleurs sur tous les aspects du problème, il n'annonce strictement rien. une méthode. Non, mais enfin pardon, euh quand le président de la République, dans d'autres moments euh de ces 10 dernières années, depuis qu'il est président de la République, a été confronté à des moments de crise, a été confronté, pardon, à des moments de crise, il a été capable de dire "Bah là, il y a une
mesure immédiate, des mesures immédiates qui vont pour rien dire, c'est comme ça qu'on peut résumer votre ? Euh je pense non seulement qu'il a parlé pour rien dire, mais si vous voulez le fond de ma pensée, je pense que c'est absolument irresponsable de prendre la parole ce soir pour ne rien dire. Est-ce que c'est responsable d'imaginer une manifestation, vu ce qu'on voit aujourd'hui, le 5 ? Bah euh euh la manifestation du 5 novembre, c'est la la la la manifestation qui est à l'appel de l'intersyndicale, de l'ensemble des organisations un jeudi. Oui oui. Moi moi je vais vous dire Oui, je suis C'est responsable. Je Ben attendez, c'est responsable à partir du moment où on se dote euh des moyens, et c'est ce que nous nous essayons de faire dans toutes les mobilisations. Là, c'est pas à
l'initiative de la France insoumise, hein, le 5 novembre, c'est à l'initiative de l'intersyndicale, qu'on se dote les moyens permettant euh de garantir que euh le l'expression des revendications se fasse dans un cadre qui soit qui allez faire la ? Voyez les ordres. Oui, mais justement, peut-être qu'il faut donc tirer les conclusions de la journée euh d'hier, monsieur Abad. Euh C'est vous qui allez faire la ? Non, c'est pas moi qui vais faire la police, mais il me semble que euh hier, il y a eu quand même un une forme de d'anticipation et d'amateurisme qui est absolument considérable. Enfin, pardon, si vous voulez, on reprend l'ensemble des éléments les uns après les autres. Mais on va le faire justement, mais Je termine juste ça et je vais vous laisser poser votre
question. Premier élément, on annonce deux jours avant une mobilisation, allez, entre 80 et au mieux 300 1000 personnes. Bon, il y en a huit fois plus selon les organisateurs, six fois plus selon la police. Euh deuxièmement, vous avez des négociations entre les organisateurs et la préfecture pour déterminer un parcours de manifestation. Ces négociations, elles aboutissent la veille. Enfin, pardon, je parle sous votre contrôle. Oui, elles ont abouti la veille, mais parce que aussi certains ne voulaient pas de cortège et voulaient de multiples points de rassemblement près des lieux de pouvoir. Ça, vous pouvez le concéder. Pardon, mais les organisations syndicales, lycéennes et étudiantes qui étaient dans ces négociations, Oui, mais le vendredi. Et et je parle sous votre contrôle, je sais
que vous connaissez bien ces sujets. Quand vous avez le vendredi le parcours, y compris du point de vue de la préparation du parcours qui est nécessaire, [raclement de gorge] bah vous avez plus le temps de le faire. Et quand vous n'avez pas le temps de communiquer sur le point de départ, euh il y a des gens qui se donnent rendez-vous un peu partout. Mais en quoi ça rendait possible des ? Parce que en fait, au-delà des des violences politiques, au-delà des manifestations revendicatives non violentes, parce qu'il y a eu 110 cortèges qui se sont très bien passés, il faut se le dire, euh en quoi ça ça ça explique les ? Bah, écoutez, je je je sais pas, mais il y a une mauvaise anticipation, mais les pillages étaient anticipables. Bah, je crois qu'il y avait oui un certain
nombre de messages euh qui tournaient euh sur la préparation de ces mobilisations. Je je j'ose espérer que nos services de renseignement en avaient connaissance. Bon, on va justement justement, c'est c'est c'est c'est une bonne idée que que essayer de dérouler en fait la journée du 17 octobre un petit peu dans dans dans dans l'ordre. Non, mais de manière assez méthodique. Je voudrais qu'on commence par des images euh qui ont frappé très tôt dans la matinée à Marseille. On avait Benoît Payan qui s'est exprimé, qu'on a senti euh euh remué, hein, tout de même, hein, par ce qui s'est passé dans dans dans dans sa ville. Vous comprenez sa sa colère. Ça a commencé très tôt à Marseille, je voudrais qu'on voit cette séquence de caillassage véritablement en règle de
plusieurs fourgons de de police, mais vraiment en matinée à Marseille. Vous les voyez comme moi, vous en avez pris connaissance comme moi de ces images, Manuel Bonpart. D'après votre expérience des réseaux euh des mouvements sociaux, des situations de de crise, qui organise de de telles actions ? Comment est-ce qu'on prend de de telles décisions et qui en est à ? Je n'en sais rien. Je n'ai pas la réponse à cette Vous n'avez aucun capteur qui vous permette de savoir comment est-ce que s'organise ce type de Non, et et et ? Et et on peut prendre les les choses de manière méthodique ce soir. Mais comme je l'ai dit déjà en l'introduction de notre entretien, les images que vous allez me montrer, qu'elles concernent d'ailleurs des dégradations de bâtiments publics,
qu'elles concernent des dégradations de commerces, qu'elles concernent des attaques contre telle ou telle personne, évidemment, c'est des méthodes d'action que je désapprouve absolument. Donc maintenant, il me semble que la question qui nous est posée ce soir, parce que contrairement à ce qu'essaie de faire croire le président de la République ou le Premier ministre, personne n'approuve ce type de méthode. Donc la question qui nous est posée, pardon, tous ce soir, si on veut être à la hauteur du moment que l'on est en train de vivre, c'est quelle est la sortie ? Parce que vous ne répondez pas à une crise politique autrement que par des réponses politiques. Donc quelles sont les réponses ? On a des milliards On a des milliards sur la table. ? Faut mettre des milliards sur la table.
Bah, je pense qu'il y a mettre des milliards sur la table. Alors, mais je vais vous répondre. Il faut mettre des milliards sur la table. L'intersyndicale lycéenne étudiante demande 10 milliards. Oui. Attendez attendez attendez, je vais aller au bout si vous voulez bien. Premièrement, deuxièmement, euh il y a Parcoursup, c'est quand même ça coûte rien de dire on on arrête. Et puis on remet le mais c'est compliqué. On remet Attendez, on en parlera, monsieur Attal. on peut en parler. On remet le sujet sur la sur la table. Troisièmement, parce que hier dans la mobilisation, il y avait aussi une colère sur la question des prix et notamment des prix des carburants et des salaires, bah là, peut-être que engager une discussion avec les organisations syndicales, augmenter le SMIC, euh
bloquer les prix, c'est des choses quand même qu'on peut envisager. Et après vous me dites comment on le finance. [rires] Ça je sais pas mais Bah si, on peut les envisager. prix, oui. Bah oui. En augmentant les impôts. Pareil, on en parlera monsieur Apathie si vous voulez. Donc ensuite comment on le finance et après je laisse la Regardez, je vous donne juste un exemple, 10 milliards pour nos nos nos lycées et nos Bernard Arnault. et nos universités, 10 milliards si on rétablit un impôt de solidarité sur la fortune renforcée. Bah oui, mais ça, monsieur Apathie, c'est un choix un une question de choix politique. Est-ce qu'on veut vivre dans une société dans laquelle il y a pas d'impôt de solidarité sur la fortune euh mais on a des lycées qui sont dans des états
absolument déplorables ou est-ce qu'on veut vivre dans une société dans laquelle il Donc vous déplorez ce soir que le président, euh pardonnez-moi l'expression, n'est pas sorti le carnet de chèques. Ah oui, et qu'il n'a pas qui aurait permis de résoudre et d'apaiser la des réponses politiques à un problème qui est avant tout un problème politique. Mais mais en quoi ça change le le pardon, c'est Oui. Euh moi j'aimerais revenir à ce qui s'est passé à Marseille. La préfecture de police des Bouches-du-Rhône fait état de 30000 pilleurs dont 8000 émeutiers. Vous êtes député de Marseille, vous avez forcément euh beaucoup de gens autour de vous qui ont suivi cette manifestation. J'y étais dans les cortèges pacifiques. est-ce que est-ce que vous connaissez le ? C'est considérable, 30000, même s'ils
sont trois fois moins, c'est gigantesque. Est-ce que vous avez une idée de qui sont ces jeunes, d'où viennent-ils et comment sont-ils ? Monsieur Roquette, je trouve ces chiffres absolument lunaires et je crois qu'ils ne correspondent à aucune réalité. Je ne sais pas d'où sort cette communication et je crois, pour avoir entendu avant de rentrer sur ce plateau, le maire de Marseille, que lui-même euh partageait le fait que ces chiffres sont absolument lunaires. Et les 500 commerces dégradés à Marseille, c'est aussi lunaire, c'est aussi une ? une réalité euh Et alors il y a probablement des gens qui ont fait ça. Monsieur Roquette, mais euh vous savez euh combien il y avait-il de manifestants pacifiques dans la ville de Marseille ? Euh selon les autorités, il y en avait pas 30000.
Donc pardon mais vous vous considérez qu'il y avait 30000 personnes dans la ville de Marseille. Et ben je ne sais pas d'où sort ce chiffre. En tout cas personnellement 30000 personnes Pour moi aussi il me paraît dans un centre-ville ça se voit quand même. Oui mais si une autorité absolue vous avez raison. Si une autorité donne ce chiffre, faudra se retourner demain sans doute vers cette autorité pour savoir sur quelle base elle l'a donné. Et d'ici là permettez-moi de ne pas le commenter parce que je ne le crois pas. Et d'ailleurs je partage la même interrogation sur ce chiffre que le maire de Marseille Benoît Payan qui s'est exprimé à cet instant. Et moi je je partage aussi l'interrogation sur le chiffre de 30000 qui me semble qui me semble très surprenant au regard de tout ce qu'on a
observé ces ces 15 dernières années. Maintenant ce qui est tout à fait factuel c'est qu'il y a eu beaucoup de pillage et ça sur la sur la question des pillages qui se sont surajoutés quelles quelles quelles sont vos propositions à vous en ? Parce que dire que ça a été sous-estimé très bien mais mais en attendant qu'est-ce que vous feriez de ? Alors d'abord d'abord pardonnez-moi parce que pour moi c'est lié. D'abord vous répondez politiquement aux revendications de ces pensez que les pillages sont la ? Non, je ne dis pas que ce sont la conséquence mais c'est bien parce qu'il y a une journée de revendication et une journée de mobilisation sur la base de revendications légitimes qu'il peut y avoir ce type de de de comportement. Premièrement, deuxièmement pardonnez-moi
mais là et d'ailleurs je je je je sais que y compris la présidente de l'Assemblée nationale elle va demander une commission d'enquête sur ce sujet. Je pense qu'elle a raison d'ailleurs de faire cette cette cette demande. Là il y a quand même un sujet. On nous parle de 10000 policiers qui ont été engagés partout en France. Ça le ministère intérieur a pas donné de chiffre officiel. Là c'est le chiffre qui circule pour l'instant. S'il y en a un autre nous il nous a pas été confirmé. L'année dernière au moment [raclement de gorge] où il y a eu cette mobilisation peut-être vous en rappelez qui s'appelait bloquons tout il y en avait 80000. Tout à fait. Huit fois plus. Tout à fait. Que le chiffre dont on nous on nous parle à cet à cet instant. Alors je ne dis pas que ce n'est que le nombre de
policiers. Je pense que ça pose la question de la doctrine de maintien de l'ordre. Moi, je n'étais pas présent dans la manifestation parisienne, mais tous mes collègues qui étaient présents dans la manifestation parisienne n'ont pas compris sincèrement pourquoi on a eu le le le sentiment que c'était plutôt la manifestation qui était concernée par les le déploiement des effectifs de de police et que par contre les scènes de dégradation dans les magasins se faisaient sans qu'il n'y ait aucun policier autour de ces scènes. Peut-être parce que peut-être par peur de de de bavure, de blessé, peut-être par par ce que vous avez chauffé à blanc votre électorat et vos sympathisants sur le thème la police tue, la la violence est du côté de la police et que ça a en
quelque sorte inhibé l'action publique. si si je suivais votre raisonnement assez outrancier injurieux à mon égard, je vous dirais mais dans ce cas-là, il fallait pas non plus sécuriser ou mettre des policiers en face des cortèges. Donc votre raisonnement, pardonnez-moi de vous le dire, ne La police tue. Mais mais Attendez attendez attendez attendez. La police tue, vous La police tue, ça peut quand même se redire. On va y revenir si vous voulez bien. Si vous voulez bien. mais revenons-y. Mais mais moi moi je ne je ne chauffe personne moi. Je soutiens des mobilisations légitimes. Je les appuie. La France insoumise ne chauffe personne. Non. Quand quand monsieur Bagayoko dit la violence peut-être légitime. et ça c'est qu'une moitié de la phrase parce qu'il y a l'autre moitié de la
phrase On va y revenir. C'est parti là. Et puis il y a l'autre moitié de la phrase qui dit "Il faut pas faire ça." On va y revenir. Il faut pas faire ça. Parce que parce que parce que monsieur Roquette parce que si vous voulez polémiquer, moi je trouve ça absurde de polémiquer au On polémique pas. Mais mais mais mais quand monsieur Darmanin, ministre de la justice disait au moment de la mobilisation des agriculteurs "Il y a des coups de sang légitimes." Vous lui avez posé la ? Mais bien sûr. Non, monsieur Bon monsieur Bon monsieur Ce soir le le le président le président de la Je voudrais vous citer une phrase. Le président d'apporter des réponses qui permettent de sortir de la crise. La question c'est de savoir si des discours politiques tendent les relations entre la police et les
citoyens et donc les manifestants. que c'est la pratique politique qui est la citer une phrase complète de Jean-Luc Mélenchon. Oui, allez-y. Le 5 octobre devant les étudiants d'HEC, hautes études économiques. Cette troupe, il parle de la police, n'est plus tenue, elle n'en fait qu'à sa tête et dans sa tête, il y a des idées pourries racistes. Oui, et vous contestez ? Quand euh des je le conteste que tous les policiers sont pourris et ? Non, non, non, non. Ah ben, c'est de l'essentialisation et c'est pour ça. Oui, bien sûr, oui. Est-ce que je le ? Oui. Monsieur Abattier, pourquoi vous déformez la phrase quand je vous pose cette ? Cette troupe n'est plus tenue. Qui a dit "Tous les policiers sont ? Personne. Personne. Cette troupe n'est plus tenue, elle n'en
fait qu'à sa tête et dans sa tête, il y a des idées pourries racistes. Alors, monsieur Abattier, alors monsieur Abattier, il vous restera peut-être à lire par exemple des enquêtes de de du journal Mediapart d'il y a une dizaine de jours dans lequel ils ont donné la parole à des jeunes gens qui se sont retrouvés en garde à vue et qui ont subi des brimades de racistes en garde à vue. Il vous restera peut-être à consulter les travaux des défenseurs des des droits et de l'ONU sur la pratique du contrôle au faciès. Est-ce que ça ne vous semble pas les relations dans la ? Mais non, ce qui les ce qui l'est temps, c'est précisément ce sentiment d'impunité. C'est-à-dire que quand il y a ce type de comportement, qu'il ne soit pas au contraire combattu fermement. Bompard, je voudrais qu'on
Alors oui, vous créez une relation entre la police et la population qui est une relation dégradée. Et on n'a pas besoin de ça. On va y revenir. Je voudrais qu'on avance dans dans la discussion. Je voudrais vous soumettre d'autres images, il y a celles-ci qui sont en direct, mais il y a également celles qui ont frappé l'opinion publique dans le pays, les mairies de Lille, les mairies de Marseille, on l'a vu avec Benoît Payan vandalisée, celle de Limoges qui a été incendiée, son beffroi qui s'est effondré sous les flammes. Ce sont des images qui font le tour du monde, le tour du monde euh ce soir, mais encore à Bordeaux, le domicile de la préfète qui a été attaquée, un certain nombre de préfectures, celle de la Haute-Vienne également. Alors, visiblement, ça ça ça
a résisté, nous a dit le le tout à l'heure. On peut avoir le sentiment et vous allez me répondre sur ce point avec du recul que tout cela obéissait à un un plan de bataille extrêmement organisé et et j'irai même plus loin destiné à à produire des effets politiques. D'après votre analyse et et et si oui, qui est derrière ces ? La CNT, des syndicats anarchistes, des partis de l'ultra-gauche, les black blocs, que sais-je les les les gilets ? ? D'abord d'abord ce sont des des des images absolument dramatiques et des réalités absolument absolument dramatiques. Moi encore une fois on m'avait déjà posé la question tout à l'heure, moi je sais pas répondre à ça, c'est pas mon travail de répondre de répondre à ça. La seule chose que moi je peux vous dire c'est ce que moi je je souhaite comme
modalité d'action. Je ne sais pas quelles sont les motivations des personnes qui ont fait ça. Je ne suis pas sociologue, je ne suis pas là pour analyser les choses. Est-ce que destiné à produire des effets ? Est-ce que c'est organisé de s'attaquer à des ? Mais mais sans doute précisément pour créer du chaos Mais sans doute mais je vais vous dire et sans doute mais je vais vous dire c'est une erreur auquel apprennent après viennent s'agresser les mairies C'est une erreur y compris politique. C'est-à-dire que sur Attendez je termine de répondre à la question. C'est une erreur y compris politique, c'est-à-dire s'il y a des gens qui font ça en le politisant et en espérant par la même obtenir des résultats politiques, de mon point de vue ils se trompent. C'est la raison
pour laquelle moi j'ai C'est la raison pour laquelle moi j'ai toujours appuyé les modalités d'action qui sont non-violentes pas pour vous faire plaisir mais parce que du point de vue de l'efficacité des objectifs politiques qui sont les nôtres Je vais rebondir sur les propos qui ont été de de Guillaume Roquette mais juste jusqu'à un jusqu'à un d'un point peut-être. Guillaume Roquette et on reviendra sur sur l'image, on voit cette image et encore une fois vraiment a fait le tour du monde et et catastrophe encore une fois à la fois les Français mais mais bon nombre de citoyens à travers les les les pays qui regardent la France. Mais mais c'est vrai pour aller abonder dans le sens de de de de Guillaume Roquette tout à l'heure Manuel Bompard. Il y a des déclarations et effectivement on vous a
accusé de jeter de l'huile sur le feu avec un certain nombre de déclarations et et de certains de vos dirigeants au premier rang euh desquels monsieur Mélenchon. Alors, je vais pas aller euh chez c'est je vais remonter un peu plus loin. 2023, la Fête de l'Humanité, puisqu'on a ici un beffroi qui s'effondre, "Abattez la citadelle, abattez le système." Il est allé plus loin. Fête de l'Huma 2023, "La fin justifie les moyens." Alma Dufour en 2023, "La violence à un moment donné, on en a parlé." Monsieur si je vais faire la collection, je vais faire la collection parce que c'est important quand même parce que ces ces messages-là, ils peuvent diffuser dans l'esprit de celles et ceux qui vous écoutent. Ils peuvent diffuser dans l'esprit de celles et ceux qui vous écoutent euh des
idées. Est-ce que vous pensez que oui ou non, comme on vous en accuse parfois, vous avez avec ce type de déclarations jeté de l'huile sur le feu ou ? C'est une question légitime, monsieur Bompard. Mais euh je vais vous répondre à votre question. Si vous me prêtez Non, je vous la prête pas à vous, je dis que faire croire faire croire que dire dans un meeting "Abattez la citadelle" qui est une image pour dire on veut tourner la page de Attendez, qu'on veut tourner la page d'un système politique euh qui est économique dans lequel on ne se retrouve pas, faire croire qu'il faut le prendre au premier degré, c'est absurde. Pardonnez-moi, c'est comme si je vous disais quand le Tout le monde n'est pas aussi intelligent que vous, monsieur Bompard. Tout le monde ne lit pas le deuxième, le
troisième, le quatrième degré. Si les gens sont suffisamment la citadelle", je sais pas de quelle citadelle on parle d'ailleurs. Et franchement, attendez, mais quand le président de la République Emmanuel Macron pendant la crise des gilets jaunes a dit "Qu'ils viennent me chercher", heureusement qu'il y a pas trop de gens qui l'ont pris au premier degré. Franchement, c'est pas léger. Pardonnez-moi, c'est pas personnel ce que je vous dis. C'est que euh vous vous depuis le le 1er septembre de cette année, je les ai comptés pour vous faire plaisir. Euh Jean-Luc Mélenchon, puisque c'est lui que vous mettez en cause, à 10 reprises, lors de 10 déclarations, a dit "Notre modalité d'action Notre modalité d'action, elle est pacifique, elle est non-violente." Donc essayez pas de faire
croire autre chose. Non, mais la réalité Oui, factuellement oui, il a dit ça. Mais il y a il y a 2h à Margot Haddad quand elle lui parle de du slogan "ACAB" qu'on retrouve tagué dans la mairie de Marseille d'ailleurs, puisque vous dites vous savez pas qui mais certains signent leur présence. Quand vous taguez A C.A.B. vous vous inscrivez. Ça vous permet de savoir qui c'est euh Bah en tout cas, ça ça imprime une intention. Oui, A C.A.B. ça veut dire All Cops Are Bastards. Voilà, c'est c'est une c'est un slogan, c'est un ralliement de mise en de mise en accusation et d'injure envers les policiers. Mais pourquoi pourquoi dire que selon les jours et les heures ou ça dépend des jours et des heures, fermez les guillemets, je cite précisément, il se sent en adhésion avec ce
Bah je pense pour une raison Pourquoi dire ? Bah pour une raison, je pense que vous pouvez comprendre. C'est que comme vous, comme moi, il peut nous arriver d'avoir des moments d'énervement Insulter les policiers, moi jamais. Bah je ne sais pas si Non, moi insulter les policiers, jamais. Oh, je je je et je pense que et c'est pas que sur les policiers, ça peut arriver de manière et il peut il peut vous arriver à un moment peut-être où il se passe quelque chose dans votre vie, vous avez un coup d'énervement et puis après vous dites c'est pas une bonne Ça c'est pour répondre à pourquoi Jean-Luc Mélenchon est-ce que c'est pas après si vous êtes quatre à poser des questions en même temps, je vous prouve que ça va être compliqué. pas pour moi, mais juste pour les gens qui nous écoutent.
Donc ça c'est ça c'est pour répondre à votre première question. Deuxièmement, est-ce que c'est une bonne ? Mais en fait, est-ce que à un moment [rires] on peut s'interroger sur pourquoi vous avez une grande partie de la jeune génération aujourd'hui qui a ce rapport-là avec la ? Parce que sinon vous allez faire ? Vous allez trier les pancartes à l'intérieur des manifestations pour dire celle-là on n'a pas le droit. Non, c'est pas ça. Non, c'est pas ça. Non, c'est pas ça. Non, c'est La question c'est de savoir si les responsables politiques, quel type de comportement encouragent les responsables politiques. Est-ce que vous regrettez après coup quand vous voyez toutes ces images d'avoir fait de Raphaël Arnault qui est le créateur de la jeune garde un député. La jeune garde
étant classée comme une organisation radicale et d'ailleurs dissoute. Mais mais Est-ce que est-ce que vous le regrettez après ? Mais vous amalgamez des Ce sont des messages que vous envoyez. des choses qui sont absolument Oui, je prends les éléments. sont absolument différentes. Après si vous voulez, on parlera de la jeune garde et de sa doctrine, mais franchement, c'est pas trop le sujet euh euh euh ce soir. Euh euh Je sais pas pourquoi vous voulez Pardon pardon monsieur Je ne sais pas pourquoi vous voulez essayer de faire croire qu'une force politique comme la France insoumise qui dit des choses clairement telles qu'elle les fait, telles qu'elle les pense, qui a pour stratégie ce qu'on appelle la révolution citoyenne, c'est-à-dire la prise du pouvoir à
travers les élections par les urnes, pourquoi vous voulez essayer de la faire passer pour autre chose que ce qu'elle ? Mais parce que c'était une phrase de Jean-Luc Mélenchon et je citais un fait. Mais mais moi je vous ai cité 10 phrases de Jean-Luc Mélenchon, donc je veux dire Je je vous vous allez chercher à prendre des phrases et sortir des contextes. Mais naturellement ce qu'on est réellement en train de dire, on n'est pas obligé d'être d'accord avec la France insoumise. Vous et moi, monsieur Apathie, parfois nous avons des des petites confrontations politiques, on n'est pas d'accord sur tout. Et c'est l'objet c'est l'objet de cette discussion. Mais vous reconnaissez au moins que le travail politique il s'inscrit dans le cadre de la démocratie, on défend des
idées, des programmes, des élections et puis après c'est les gens qui travaillent. Je vais retourner la question à l'envers. Comment est-ce que vous mettez dans la tête des Français après cette litanie de déclarations que vous estimez être bon, voilà, parfois du tout-venant ou peut-être le reflet à un moment donné d'un d'un sentiment qu'on veut exprimer quand on est plutôt en colère et qu'on n'aime pas les policiers et cetera. Mettons ça de côté. Comment est-ce que vous vous mettez dans la tête des Français en réalité que tout cela, lorsqu'on assemble toutes les pièces du puzzle, et bien vous échappez à toute responsabilité dans cette petite musique qui fait de vous, et encore une fois vous pouvez dégager ces accusations, les responsables coresponsables de cette
situation très volatile. Comment est-ce que vous faites pour les convaincre les Français à ? Les Français ne je je crois pas du tout que les Français pensent ça, si vous voulez. Les seules personnes qui pensent ça depuis hier en gros, c'est madame Le Pen, monsieur Bardella et parfois en fonction des jours, le premier ministre ou des membres du du du gouvernement. Je vais vous dire ce que je pense sincèrement, je pense qu'ils apportent une réponse politicienne à une crise de régime et je trouve ça absolument irresponsable. C'est-à-dire que si vous croyez que la manière de convaincre les Français ou de proposer une sortie de crise, c'est de mettre en cause la France insoumise, je permets-moi de vous dire que c'est ce qui a été fait au début du mouvement lycéen.
On a essayé de nier en vérité la légitimité des revendications en disant "En fait, les lycéens, ils sont manipulés par d'autres." Est-ce qu'il y a encore des gens qui pensent aujourd'hui que les lycéens sont manipulés par d'autres et que leurs revendications sont pas ? Non. Donc en fait, à chaque fois, ils font cette même erreur, le gouvernement, le le président de la République. Euh vous me posez la question de ma responsabilité, mais pardon, mais ceux qui sont au pouvoir, ceux qui sont en responsabilité, c'est pas la France insoumise aujourd'hui. Donc la responsabilité, que ce soit d'ailleurs en terme de maintien de l'ordre ou que ce soit en issue politique à apporter à cette situation, sont dans les mains du gouvernement et c'est contre soi-même de se regarder. Et
ce que j'observe ce soir, euh c'est que plutôt que de décider de prendre des mesures et d'annoncer des décisions fortes qui permettent de to de de de de sortir de cette situation de manière positive, parce qu'on a tous envie de sortir de cette situation de manière positive, euh vous avez un président de la République qui continue à jouer le pourrissement. Et je trouve ça irresponsable. Vous vous parlez de de de mouvement d'humeur de Jean-Luc Mélenchon. Non non, je vous ai pas parlé de Jean-Luc Mélenchon, je vous ai parlé de sa réponse. Voilà, je pense qu'il peut être intéressant pour nos téléspectateurs de savoir que Monsieur Mélenchon, je crois que c'était en décembre 2019, a été condamné à 3 mois de prison avec sursis euh après le le l'intervention du
procureur et de la justice au siège de votre parti. Il a été condamné à 3 mois de prison avec sursis pour intimidation envers dépositaire de l'autorité publique, rébellion et provocation. Je trouve que c'est intéressant parce que vous dites "Notre parti n'a rien à voir avec la violence." Il me semble que là, c'est la justice qui l'a dit. Vous avez l'impression d'avoir trouvé un ? Non mais personne ne le dit jamais. Vous voulez bien que je vous coupe un point avant d'en prendre quatre et que je puisse répondre qu'à un ? Parce que là, vous en avancez un, donc je vais répondre Non mais parce que j'ai après c'est après c'est une question hein. ouais et puis après vous en avez une deuxième, une troisième. Au moins je vous fais pas la première. Non mais je connais la technique en fait.
Non mais un c'est d'un Rappeler que Monsieur Mélenchon a été condamné pour euh pour intimidation et rébellion J'ai une question. Non, vous allez pas tous en même temps, s'il vous plaît. Pas tous en même temps, s'il vous plaît. Vous présentez pas le contexte. Parce que vous ne dites pas ce qui s'est passé ce jour-là. Le contexte c'est celui-ci, Manuel Bompard. Regardez, ce sont des images en direct. Ce sont des images en direct. On est au Forum des Halles. Non, mais regardez Ça nous permet d'abonder et et la discussion possible. Donc je parle du côté de la France insoumise et ce sont des images. Monsieur Rocard Ce jour-là, il y a eu une perquisition avec une centaine de policiers qui sont venus au siège de la France insoumise pour essayer de prendre tous les
fichiers. Attendez, attendez, attendez, attendez, on va aller jusqu'au bout parce que soi-disant, il y avait des irrégularités dans notre campagne présidentielle. C'était il y a 10 ans. C'était il y a 10 ans. Vous avez eu des nouvelles depuis de cette ? Alors On est en 2023. Je suis pas sûr que ça intéresse les Français. Revenons à ce Revenons au dimanche Revenons à ce matin. On est là ce soir, regardez au Forum des Halles, il y a des affrontements qui sont en cours. Je vais vous poser cette question qui est très importante et ce que vous appelez la désescalade. ? Parce que monsieur Bagayoko a là employé ce mot. Il a tweeté, il a posté sur X, il a dit "J'appelle à la désescalade." Pourquoi est-ce que dans votre bouche, monsieur Bompard, c'est impossible d'entendre
Ah non, c'est pas du tout impossible. C'est la première question que je vous ai posée ce soir. Mais mais ce que je vous dis, c'est que je peux appeler à ce que vous voulez sur le plateau. Mais non, mais regardez, regardez ce qui se passe. Attendez, mais justement parce que je regarde ce qui se passe. Je peux appeler à ce que vous voulez sur le plateau, ça ne changera rien à ce qui se passe. Permettez-moi de vous le dire. Après moi, je veux bien appeler à ce que que la parole politique n'est pas ? Vous croyez que vous n'avez aucune influence sur les ? Je pense que quand on vit ici et là dans la rue Attendez, je vais vous répondre. Quand je pense que quand on connaît une crise d'une telle gravité, d'une telle importance, la la sortie, elle est politique.
Maintenant, moi, que les choses soient claires, je l'ai dit en réponse à votre première question, je peux le dire en réponse à votre deuxième question, mais permettez-moi de le le faire avec les mots qui sont les miens. Moi, je souhaite que les revendications qui demeurent continuent à s'exprimer dans un cadre pacifique et non-violent. Ça, ça ne nous correspond pas. Ce qui se passe cela est-il Mais c'est du pillage. C'est ce que je vous dis. Ce n'est pas parce qu'il n'y a pas juste de réponse politique que ceci est légitime. vous avez entendu ma réponse jusqu'au ? Mais jusqu'au bout, tout à fait à la fin, vous me dites on me fera pas dire On me fera pas dire ce soir que la mobilisation, les revendications doivent s'arrêter parce que ça, je ne le dirai pas. question qui tient en une phrase.
J'ai Monsieur Bompard, si vous me le permettez, j'ai une question qui tient pas à 40 ans quand même. Elle remonte à ce matin. Ah. Ce matin, à Limoges, après l'incendie criminel de la mairie la veille, ce matin à Limoges, autour du maire de Limoges, étaient réunis toutes les forces politiques, toutes, sauf une. C'est pas vrai. La France insoumise. C'est le maire de Limoges lui-même qui l'a dit dans son discours que j'ai écouté avant de venir. Franchement, monsieur Bompard, vous n'avez pas le droit de désinformer puisque vous le réfutez, vous le réfutez. Je le réfute absolument, je vais vous dire pourquoi puisque cet après-midi il y avait un rassemblement dans lequel les deux députés insoumis de la Haute-Vienne qui s'appellent Damien Maudet et Manon Meunier étaient présents.
C'est le maire de Limoges, hein, qui dit ça, c'est pas moi. Mais je vous parlais pas de la même Lui, je parlais d'une réunion, on parlait d'une autre Oui, mais à cette réunion, je je crois, si vous avez bien entendu le maire de Limoges, qu'il a dit qu'il ne vous avait pas invité. Donc vous pouvez peut-être pas nous reprocher Bon, alors en tout cas, il y en a un qui vous invite qu'il y a eu un rassemblement, on y était présent, évidemment que les insoumis étaient présents dans ce département. Dans cette interview, Manuel Bompard défend une réponse politique à une crise marquée par des manifestations massives et des scènes de violence. Il condamne les pillages et les dégradations tout en affirmant que les revendications des jeunes et des syndicats doivent être
entendues dans un cadre pacifique. Le député de la France insoumise reproche au gouvernement de ne pas apporter de réponse concrète, notamment sur le pouvoir d'achat, les salaires et les moyens accordés aux lycées et aux universités. Il évoque également une hausse du SMIC, le blocage des prix et une fiscalité plus importante sur les grandes fortunes pour financer certaines mesures. Mais son intervention soulève une question centrale. Comment répondre aux revendications sociales tout en garantissant l'ordre public et la protection des ? Si la réponse politique peut contribuer à apaiser les tensions, elle ne suffit pas à elle seule à expliquer ni à prévenir toutes les violences. Cette réflexion rejoint une idée de Hannah Arendt. La politique repose sur la capacité des individus à agir
ensemble dans l'espace public. Encore faut-il que cette action puisse s'exercer sans violence. Entre maintien de l'ordre, dialogue social et responsabilité des dirigeants, le défi consiste donc à trouver une issue à la crise qui préserve à la fois le droit de manifester, la sécurité de tous et la confiance dans les institutions. Et si le véritable problème politique français venait directement de ces ? Depuis 1958, la 5e [musique] République a apporté stabilité et efficacité. Mais aujourd'hui, concentration du pouvoir, crise démocratique et [musique] défiance des citoyens posent une question essentielle. La France a-t-elle besoin d'une 6e ? Dans cet ebook, découvre l'histoire, les failles
et les grands débats autour de l'avenir institutionnel français. Clique sur le 1er lien dans la description de la vidéo pour accéder au livre. Et si la colère du peuple français avait enfin un ? Résistance, le combat pour une nouvelle France décrypte les médias, les élites, la crise sociale et le réveil citoyen. Disponible maintenant à seulement 9 euros et 99 centimes d'euros au lieu de 14 euros et 99 centimes d'euros. Le lien est en description. Si tu fais partie de ceux qui veulent comprendre avant de réagir, abonne-toi, active la cloche des notifications et partage la vidéo même à une seule personne, ça aide énormément.
Manuel Bompard