"Combattre l'antisémistisme, c'est aussi combattre LFI" déclare Aurore bergé - 3/12/2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse directe
Quelles actions comptez-vous entreprendre pour mettre fin à ces dérives qui interrogent la capacité de nos universités à assurer un cadre républicain laïque et indépendant ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Aurore BergerFait
« On ne dresse pas de liste pour désigner à la vindicte populaire ici 20 personnalités qui ont fait usage de leur liberté d'expression. »
- 4:00Aurore BergerFait
« Il y a une procédure disciplinaire qui a été engagée et aujourd'hui de manière immédiate, cet enseignant a heureusement été suspendu. »
- 5:00Aurore BergerFait
« L'antisémitisme, il y a ceux qui le combattent, vous en faites partie, le gouvernement en fait partie et il y a ceux qui malheureusement l'accompagnent et l'attisent. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Madame la ministre Aurore Berger, Jonathan Arfi, président du CRIF, Yvan Atal, acteur réalisateur, Michel Bougac comédien. Ces noms sont les premiers d'une liste de je cite 20 génocidaires à boycotter en toute circonstan. Nous ne sommes pas à Berlin en 1933 mais à Lyon en 2025.
Il y a quelques jours, un professeur de l'université Lyon I s'est livré toute honte bu un ciblage nausé à bon que l'on pensait relégué aux abys de l'histoire. Cet inquisiteur général au petit pied n'en est pas à son coup d'essai puisqu'en 2024, il diffusait déjà une caricature antisémite montrant un juif voleur de porte-monnaie d'une femme drapeau palestinien à la main. Il aura fallu une indignation collective pour que l'université annonce ouvrir enfin une procédure disciplinaire et suspende ce professeur. une université ou rappelons-le un ancien vice-président a publiquement exprimé sa sympathie pour le Bollla où Mariam Aou Daka, cadre du FPLP, organisation terroriste, a été accueilli et applaudie où le professeur Fabrice Balanche a été violemment pris à partie par des individus masqués, criant racistes, sionistes et boulettes terroristes.
Madame la ministre, qui traverse Lyon I n'est ni un épiphénomène ni une suite d'événements anarchiques, mais l'illustration d'une faillite idéologique d'une université qui dysfonctionne, révélateur d'un antisémitisme décomplexé qui gangraine nombre de nos universités en totale contradiction avec nos valeurs républicaines. Ces incitations à la haine répétée. L'apologie du terrorisme débridé sont autant de fractures qui mettent en danger l'intégrité physique, non seulement des étudiants juifs, mais aussi de tous ceux qui osent exprimer une opinion différente.
Madame la ministre, quelles actions comptez-vous entreprendre pour mettre fin à ces dérives qui interrogent la capacité de nos universités à assurer un cadre républicain laïque et indépendant ? Je vous remercie. Merci beaucoup madame la députée.
La parole est à madame Aurore Berger, ministre en charge de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations. Merci madame la présidente, mesdames et messieurs les députés. Madame la députée Carolinead.
D'abord, il y a un principe dans la République française en 2025, c'est qu'on ne dresse pas de liste. On ne dresse pas de liste pour désigner à la vindicte populaire ici 20 personnalités qui ont fait usage de leur liberté d'expression et qui ont assumé en effet des propos qui s'inscrivent pleinement dans les valeurs de la République. 20 personnalités auxquelles on a mis clairement des cibles dans le dos dans un pays qui a déjà connu malheureusement des personnes qui ont été assassinées parce qu'elles étaient journalistes, parce qu'elles étaient enseignantes, parce qu'elles étaient caricaturistes ou humoristes.
Celles et ceux qui font ça savent pertinemment les conséquences que leurs actes peuvent entraîner sur la vie de ces personnes. Permettez-moi aussi de citer parce que c'est plus récent les salariés de l'hop qui aujourd'hui sont victimes de ces cibles dans le dos ou Nora Busini qui a eu le courage de publier un livre enquête et qui est journaliste indépendante et qui malheureusement là encore se retrouve désigné à l'avicte populaire. Deuxième chose, c'est qu'il y a une procédure disciplinaire qui a été engagée et aujourd'hui de manière immédiate, cet enseignant a heureusement été suspendu parce que cela n'est pas et ne peut pas être révélateur de ce qu'est notre université.
L'université, c'est d'abord la capacité que nous avons à éclairer, à émanciper, à permettre d'accueillir le débat. Mais le départ, ça n'est pas évidemment ce qui s'est passé. Et puis enfin, comme à chaque fois malheureusement sur la question de la lutte contre l'antisémitisme, parce que c'est bien de cela dont il s'agit, il y a des faits qui sont révélateurs.
Vous l'avez dit, il y a eu une indignation mais cette indignation n'a pas été totalement collective. J'ai notamment vu de la part d'une part de cet hémicycle et notamment de la part du président de la France insoumise, en tout cas l'éternel président de la France insoumise qui a pris la défense qui a pris la défense de cet enseignant en disant je cite que nous étions donc des senseurs à l'université et en lui affichant toute sa solidarité. Donc il faut être clair, l'antisémitisme, il y a ceux qui le combattent, vous en faites partie, le gouvernement en fait partie et il y a ceux qui malheureusement l'accompagnent et l'attisent.
Combattre l'antisémitisme, c'est aussi combattrait les filles. Merci beaucoup madame la ministre.
Aurore Bergé