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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 29 septembre 2025 10 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsJustice

Budget : "La main a toujours été tendue vers les socialistes", assure Sylvain Maillard

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15RelanceRéponse partielle

    Comment le Premier ministre peut-il espérer des censures des socialistes ?

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Est-ce que le parlement va être responsable de concocter le budget ?

  • 1:45RelanceRéponse directe

    Est-ce que le gouvernement peut passer le budget sous ordonnance sans vote des députés ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est une stratégie de négociation ou une position arrêtée avec les socialistes ?

  • 4:30OuverteRéponse directe

    Est-ce que la justice fiscale implique de taxer davantage les ultra-riches ?

  • 5:30RelanceRéponse directe

    Est-ce que les magistrats auraient dû attendre l'appel avant d'envoyer Sarkozy en prison ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Sylvin Mayard. Bonjour à l'équipe de c'est une semaine cruciale. Alors on n'ose même plus utiliser ce terme he de crucial mais enfin ça est une quand même pour le premier ministre qui devrait annoncer la couleur de son budget.

Alors à ce stade c'est vrai qu'on ne comprend pas très bien où il va et surtout avec qui. Dans le Parisien il a dit non à toutes les revendications des socialistes, l'attaque Zukman, la suspension de la réforme des retraites. Comment est-ce qu'il peut espérer nos censures des socialistes ?

D'abord, il va avoir euh porter sa politique euh devant le parlement. Je pense ce sera plutôt la semaine prochaine, hein, puisque nous nous recommencerons nos travails parlementaires euh milieu fin de cette semaine et puis euh euh il va pouvoir tracer des pistes de ce qu'il souhaite. Moi ce que je crois important et ce qu'il a dit, le la main est à l'Assemblée nationale et au Sénat.

C'est nous qui allons pouvoir construire le budget. Il faut l'entendre. On a changé d'époque.

L'époque où c'est directement le gouvernement qui donnait la la mesure, bah a quelque peu changé. Expliquez-nous ça. Effectivement, le premier ministre, il il se dit sous la tutelle du parlement, ça veut dire quoi ?

Est-ce que ça veut dire que le parlement va être responsable de concocter le budget ? il va lui donner une première une première feuille des premières pistes et puis après ça va bah responsable on verra responsable on verra bien. Vous savez j'ai l'habitude maintenant ça fait plus de 8 ans que je suis député on a vu parfois des assemblées qui n'étaient pas très responsables.

En tout cas le gouvernement donnera le cap. Sébastien Lecnu donnera le cap de ce qu'il veut sur la trajectoire budgétaire et puis après à nous de composer en fonction des problématiques fortes qui sont les nôtres entre autres la dette. Et donc, il faudra être responsable et en même temps aussi être créatif et entendre les oppositions.

Mais ça finalement laisser euh le temps passer euh octobre, novembre, décembre, est-ce que ça c'est pas une manière de gagner du temps et de passer par exemple le budget sous ordonnance, c'est-à-dire sans vote des députés ? C'est ce que redoute le Rassemblement national notamment. Bah écoutez, si déjà on est fin septembre et on se dit bah non, on n pas envie, le parlement ne compte pas, bah écoutez, autant que je râ chez moi, c'est notre travail.

Nous, on est député, on a 577 et on doit faire un un budget. C'est un long travail qui demande beaucoup d'heur, beaucoup de jours, beaucoup de nuit de travail. On va le faire très je crois très méticuleusement tous.

Et puis on aura une copie qui va s'améliorer au fur et à mesure du temps, des passages d'entre l'Assemblée et le Sénat pour à la fin arriver à un budget. J'espère qu'on trouvera une majorité. Mais dans cette, je reviens à l'entretien au Parisien où il dit un peu niet à toutes les revendications socialistes.

Est-ce que c'est une stratégie de négociation ou est-ce que c'est une position arrêtée ? Non, c'est une euh la position qui a toujours été celle euh du bloc central, c'est-à-dire rappeler nos ancres. Nous, on est pour une politique de l'offre.

Nous sommes pour faire en sorte que la dette baisse et il trace des je dirais des voix qui nous semblent raisonnables. Mais ensuite, on sait très bien qu'il faut trouver une majorité. Donc la main a toujours été tendue, nous l'avons toujours tendu et nous continuons à l'attendre vers les socialistes.

Et c'est à eux de prendre leur responsabilité. Vous savez, pour pour qu'on ait un budget à la fin, il va falloir que chacun d'entre nous fasse des efforts et des efforts importants. Ça va nous coûter tous politiquement.

Nous, on n pas l'impression que le Parti socialiste a bien compris ce qu'il devait faire pour arriver, en tout cas à l'heure actuelle pour arriver à un budget. Mais nous, nous sommes prêts en tout cas à tendre la main et trouver des voies de compromis. Oui, mais à vous entendre, on a le sentiment que vous estimez que les socialistes sont pas prêts à faire ce compromis-là.

Quand quand on les entend euh refuser, on a l'impression qu'ils sont bloqués par rapport au travail parlementaire, moi je leur dis une fois une chose importante, je crois que les Français, ils nous regardent, ils disent à quoi ça sert les députés. Si les députés c'est uniquement pour commenter sur des plateaux de télévision comme nous sommes en train de le faire, bah écoutez, ça sert pas à grand-chose. Nous, on doit venir ici devant vous pour vous dire ce queon est en train de faire, mais notre travail, il est à l'assemblée le soir, la nuit en commission pour trouver un budget.

C'est pour ça que nous sommes payés. C'est pour ça. Donc pas d'annonces, pas de grandes annonces.

On va travailler, on a 3 mois devant nous. Retrouçons-nous les manches. Le Premier ministre affirme que le débat sur la justice fiscale doit avoir lieu.

Ça veut dire quoi ? Est-ce que ça veut dire qu'il faut donc taxer davantage les ultra riches ? Et et et si oui, comment ?

Puisque il y aura pas de retour de l'ISF. Non, d'abord je récot de justice fiscale, euh justice sociale, justice fiscale. Lui, il dit qu'il faut qu'il y ait un débat sur la justice fiscale.

Oui, mais justice fiscale, vous savez, on est quand même, ça veut dire qu'il y en a pas. On on on on est le pays qui déjà prélève le plus, non seulement pour les entreprises et non seulement pour nos concitoyens. Si tout le monde était heureux dans ce système là, ça se saurait.

Si les systèmes plus, je dirais de fonctionnement public était parfaitement adapté à ce que veulent les Français, ça se saurait. Donc nous ce qui est important c'est que chacun fasse un effort et chacun fasse l'effort qui correspond à ses moyens. Ça c'est vrai.

Donc il y aura ce débat et cette discussion. Donc ça veut dire que est-ce que les ultra riches par exemple proportionnellement à euh on va dire une la classe moyenne paye moins d'impôts ? Mais il faut il faut toujours regarder pourquoi il paye moins d'impôts parce qu'en fait quand vous regardez dans le détail imposés à 45 % plus la CSG et qui sont aux limites constitutionnelles parce qu'à un moment il y a un principe constitutionnel vous pouvez pas prendre plus d'argent que ce que vous gagnez.

Donc pourquoi qu'ils arrivent à optimiser ? On le sait on le sait tous. Il y a des fonctionnements par les holdings, par des non non non prélèvement de dividendes, par de l'endettement massif pour ne pas sortir de l'argent des entreprises ou ou cette souvent des trésoreries dormantes.

Donc c'est là-dessus qu'il faut que nous regardions. La suroptimisation fiscale. Oui.

De faire en fait tous les process qui empêchent de payer l'impôt et qui sont construits pour empêcher de payer l'impôt. Donc oui, là-dessus, il faut regarder mais nous ne voulons pas toucher à l'outil productif. Je crois que c'est essentiel si on commence à à prendre sur le patrimoine comme l'avait proposé Gabriel Zucman.

C'est c'est la fin. Les entrepreneurs quitteront la France et et parce qu'ils n'auront pas les moyens, c'est de payer la taxe. Donc il c'est important qu'on maintienne qu'on préserve le le le la production française.

Et pour la production pour maintenir la production française, il faut des entreprises en France. Les socialistes demandent au premier ministre de renoncer à l'usage du 493. Il doit l'accepter ou ou pas ?

Bah si c'est sur le budget, ça veut dire qu'il s'engage à voter le budget. Enfin, c'est de l'arithmétique, hein. Euh, on n'utilise jamais le 493 pour se faire plaisir.

C'est qu'on le fait quand il y a pas de majorité à l'Assemblée nationale. Si eux s'engagent à voter le budget, bah évidemment le Premier ministre n'aura pas besoin de passer par le 493. Euh, Nicolas SarkoZi a été condamné jeudi dans l'affaire dit du financement libyen à 5 ans de prison ferme.

Il dénonce un procès politique. Est-ce qu'il a raison ? Moi, je suis dans une situation compliquée.

Je suis un député. on n'a pas commenté une décision de justice, il y aura une un appel et et tant mieux s'il estime euh qu'il qu'il doit être un jugement différent et c'est sous son droit. Il est présumé innocent.

La seule chose, la question qu'on se pose tous évidemment, c'est le fait d'envoyer en fin de première d'app en fin de première instance directement un prévenu et en l'occurrence Nicolas Sarkozi en prison. Ça veut dire que au fond l'appel et le fait d'être innocent est remise en cause. Donc nous ça nous pose une difficulté.

En tout cas ça me pose une difficulté. François Baou dénonce la généralisation du principe de l'exécution provisoire. Emmanuel Macron lui-même estime dans un communiqué que la présomption d'innocence et le droit au recours doivent toujours être préservé.

Est-ce que les magistrats auraient dû attendre l'appel avant d'envoyer Nicolas SarkoZi en prison ? A priori, il y a pas de risque de récidive, il y a pas de risque de fuite. Je suis totalement d'accord avec les propos tenus par Emmanuel Macron.

Là-dessus, je crois que c'est essentiel de de maintenir le fait que vous êtes présumé innocent et donc vous n'allez pas en prison, sauf si vous êtes évidemment dangereux pour la société. Je crois pas que ce soit le cas de Nicolas Sarkozi. La magistrate qui a condamné Nicolas SarkoZi a reçu des messages menaçants.

Là encore, à qui la faute ? Est-ce que c'est en partie à Nicolas SarkoZi qui attaque aussi le pouvoir judiciaire ? La faute, c'est ceux qui menacent les magistrats.

C'est ceux qui menacent. Il faut pas retourner retourner je dirais l'idée même de ceux qui le font. Vous savez, chacun d'entre nous est menacé.

Les députés, les sénateurs, nous recevons des menaces de mort en permanence. Les magistrats là en fait c'est pas la c'est pas de la faute de ce que nous faisons. On peut ça peut être un carburant.

Est-ce qui est c'est d'abord ceux qui menacent qui nous menacent qui menacent les magistrats. Donc il faut les poursuivre. Sar a pas de l'huile sur le feuement il faut les poursuivre extrêmement durement extrêmement durement non c'est ceux qui menacent on est dans une société où on a le droit de dire heureusement on est dans la liberté on a le droit de dire ce que l'on pense et on a le droit de se défendre mais par contre on n pas le droit de menacer et menacer de mort un tout dernier mot sur votre partie sur Renaissance la semaine dernière on a entendu il y avait un meeting de rentrée avec Gabriel Atta il est allé quand même assez fort sur Emmanuel Macron en parlant de tourner une page de tourner Voilà, de d'ar d'arrêter avec les vieilles recettes, de tourner la page du chaos.

Euh, il y est pas allé un peu fort Gabriel Atal ? Ce sont ces mots. Nous avons encore Mais vous les partagez, nous avons 18 mois.

Bah, je j'aurais pas utilisé, je crois, le même vocable. Moi, je suis très loyal avec le président de la République. C'est grâce à lui que nous avons pu aussi construire, nous avons eu des vraies avancées en France, la baisse du chômage, une réindustrialisation, beaucoup de victoires sur lesquelles il nous faut aussi capitaliser.

Faut en parler plus, je crois. et puis il faut les accentuer. Je crois qu'il est pas temps de tourner une page, il est temps au contraire travailler pour les Français, se concentrer sur les 20 mois qui nous restent pour faire en sorte que au quotidien, comme je dis souvent, le travail paver les moyens pour que chacun qui travaille gagne mieux et gagne mieux sa vie.

Gabriel Atal a promis un projet de changement profond pour les dessiners à venir. En clair, il est candidat pour 2027, c'est un bon candidat. C'est le meilleur en ce moment.

Non, mais ça c'est la on est on n'est pas du tout dans le temps de la campagne électorale ou s'il y a une campagne électorale qui commencera euh elle ce sera la campagne municipal et on va peut-être l'occasion de me réinviter pour Paris en tout Yeah.