Bruno Retailleau sur CNews: " Je prône la fermeté depuis des mois."
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Est-ce que enfin, la France est à la hauteur pour réagir face à l'Algérie ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Sur la réponse de la France à l'Algérie ce soir avez-vous échangé avec le président de la République sur cette décision ?
- 6:00RelanceRéponse partielle
Est-ce qu'il y a pas un décalage dans l'interprétation de la crise ?
- 8:00RelanceRéponse directe
Comment expliquer ce désaccord d'interprétation sur la nature de la crise ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on peut réellement s'en sortir avec cette crise avec l'Algérie ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Est-ce que ces accords de 68 doivent être liés aux autres sujets ou est-ce que la France peut se permettre d'étudier l'immigration de manière simple ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Bruno RetailleauFait
« Je prône la fermeté depuis des mois. »
- 5:00Bruno RetailleauFait
« J'ai toujours pensé que avec l'Algérie, nous devions poser un rapport de force parce que trop souvent le régime a profité de nos faiblesses. »
- 6:00Bruno RetailleauFait
« Ce qui s'est passé il y a quelques jours, cette arrestation bien entendu, il y a la présomption d'innocence mais il y a un certain nombre d'indices, ça n'est pas tolérable. »
- 9:00Bruno RetailleauFait
« La France a l'habitude d'être bon élève et de tendre la main. Cette crise, elle ne vient pas d'aujourd'hui. »
- 21:00Bruno RetailleauFait
« Je pense que les Français sont plein de bon sens et les Français ont parfaitement intégré les limites que nous pouvons avoir puisqu'il y a pas de majorité. »
- 23:00Bruno RetailleauFait
« La question de la tension qui peut y avoir entre ce qu'on appelle l'état de droit et la démocratie, la souveraineté populaire. »
- 25:00Bruno RetailleauFait
« On doit pouvoir changer les règles quand elles ne protège pas les Français et il faut revenir à la source. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] Retour sur le plateau 2 face à l'info avec notre invité exceptionnel ce soir Bruno Rota. Nous sommes en plein cœur de la crise à Alger puisqu'on a appris à il y a quelques instants que la France va expulser à son tour 12 agents consulaires algérien en réponse à l'expulsion par l'Algérie de 12 fonctionnaires français et qu'Emmanuel Macron rappelle l'ambassadeur AAG par pour consultation question. Monsieur le ministre merci infiniment d'être sur notre plateau.
C'est moi qui vous remercie. Bonsoir. Bonsoir.
Est-ce que enfin, je me permets enfin, la France est à la hauteur pour réagir face à l'Algérie ? Écoutez, je prône la fermeté depuis des mois. Je l'ai d'abord prené seul un peu dans le désert.
Ensuite, le gouvernement en a fait sa ligne. Nous sommes un état et nous sommes une nation. Un état doit être fort et une nation doit être fière et respectée.
J'ai toujours pensé que avec l'Algérie, nous devions poser un rapport de force parce que trop souvent le régime a profité de nos faiblesses ou en tout cas la France a été pour lui une sorte de bouc émissaire. Voilà pour expliquer ce qu'il ne réussissait pas sur le plan interne. Donc il est inacceptable, vraiment inadmissible. que la France soit un terrain de jeu pour les services algériens.
Ce qui s'est passé il y a quelques jours, cette arrestation bien entendu, il y a la présomption d'innocence mais il y a un certain nombre d'indices, ça n'est pas tolérable. L'affaire des influenceurs. Il y a quelques heures, le tribunal correctionnel de Lyon vient de condamner une influenceur à une peine de prison avec surcis.
L'influenceur de Brè, c'était 18 mois. Et il est pas tolérable qui est Polè sans sal un grand écrivain franco-algérien que vous connaissez bien ici qui soit encore sous les barreaux il est gé il est malade. Et enfin moi j'entends que l'Algérie respecte ses obligations, le droit et réadmettre ces nationaux lorsque il y a une pièce d'identité ils doivent réadmettre ces ressortissants qui ne sont pas français qui sont algériens sur le sol.
Sur la réponse de la France à l'Algérie ce soir avez-vous échangé avec le président de la République sur cette décision ? J'ai échangé il y a très peu de temps avec l'Élysée. Je ne diraiis pas quel était celui avec lequel j'ai échangé, mais en tout cas cette réponse me paraît totalement appropriée.
C'est en règle générale d'ailleurs dans les relations internationales le calibrage des repost. Il y avait 12 personnes françaises qui d'ailleurs dépendent de mon ministère, policiers, gendarme qui avaient été déclaré personata. Les derniers vont arriver d'ailleurs ce soir, les 12.
Les derniers des 12 en tout cas. Et donc c'est un pour un, ce sera 12 euh notamment algériens qui devront partir rapidement en Algérie. Mathieu B côté.
Alors est-ce qu'il y a pas un décalage dit dans l'interprétation de la crise ? C'est d'un côté depuis plusieurs mois le régime algérien cherche à humilier la France. vous a ciblé personnellement ne cesse de répéter que la France est presque à l'origine de tous ces mots.
Et de l'autre côté, les autorités françaises globalement cherchent à expliquer que la crise n'en est pas vraiment une, que c'est un détail, que le réchauffement des relations diplomatiques peut survenir à tout moment. Comment expliquer ce désaccord d'interprétation sur la nature de la crise ? Bah parce que la France a l'habitude d'être bon élève et de tendre la main.
Cette crise, elle ne vient pas d'aujourd'hui. Elle ne vient même pas de la reconnaissance de la souveraineté marocaine du Sara accidental. Je vous rappelle que lorsqu'emuel Macron avait parlé de rente mémoriel, il y a eu le rappel de l'ambassadeur.
Nos aéronefs, les avions militaires français qui à l'époque devait survoler l'espace aérien algérien pour aller se battre contre les terroristes islamistes dans le SEL avait été interdit d'espace justement aérien. Ensuite l'affaire avec une opposante algérienne Amira Bouraoui en 2023 ensuite 2024 c'est une suite de crise et si j'avais prenez moi la fermeté c'est parce que j'observe depuis plusieurs années que la mainendue donne en réalité peu de choses en retour et je j'appelle moi je connais les leçons de l'histoire je sais que nous avons les deux peuples entre les deux pays une histoire orageuse tumultueuse douloureuse bien sûr mais je ne reconnais à aucun pays fus avec des euh douleurs historiques profondes, des cicatrices profondes, le droit de de mépriser ou d'humilier la France à aucun pays. Voilà, c'est un premier pas vers la fermeté que vous appelez de vos vœux et vous expliquez à quel point cette crise remonte depuis bien longtemps.
Mais comme lorsqu'on regarde justement d'où vient cette crise, ça semble pas encore très minime. Est-ce qu'on peut réellement s'en sortir avec cette crise avec l'Algérie ? Je je depuis le départ, c'est ce que j'essaie d'expliquer, la nature de la relation construite entre nos deux pays.
Je pense que elle appelle une réponse de fermeté. Je pense qu'on ne s'entend retirera pas. Maintenant, l'Algérie en réalité est au pied du mur.
Elle a deux choix. Soit le choix de l'escalade, c'est possible parce que il y a une telle violence dans les communiqués qui m'a d'ailleurs ciblé il y a quelques jours. Soit c'est le choix de l'escalade, soit c'est le choix du dialogue.
Et encore une fois, il est clair que pour nous les objectifs c'est la libération bien entendu de Boem Sensal et c'est le respect des accords de 1994 au terme desquels l'Algérie doit rapatrier sur son sol bien sûr les Algériens qui est un avenant des accords de 68 ch Oui parce qu'il y a Mulous moi j'ai été traumatisé enfin je suis ministre de l'intérieur ma mission c'est de protéger les Français je vous rappelle que si l'Algérie avait respecté le droit si l'Algérie avait respecté ses obligations, il n'y aurait pas eu ce portugais ce ressortissant portugais qui a été porniardé par un terroriste islamiste ressortissant algérien qui avait été je le rappelle présenté à 14 reprise aux autorités algériennes qui n'avaient pas voulu le réadmettre sur leur sol. Je reviens dans un instant le communiqué hier soir d'Alger d'abord Charlotte Dornet là. Mais dans la foulée de la question de Mathieu qui dit il y a parfois une différence d'appréhension on va dire de cette crise il y a aussi on a l'impression parfois une confusion dans les sujets qui sont abordés.
Vous avez évoqué euh la le SARA occidental, vous avez évoqué le cas de Boem sans sal qui est particulier et qui regarde en effet la manière dont l'Algérie rend la justice euh aujourd'hui à un ressortissant français. Il y a le cas des OQTF, donc des ressortissants algériens que la France ne veut plus admettre sur son sol et que l'Algérie ne reprend pas, qui regarde nos deux pays. Et il y a les accords de 68 qui sont évoqués régulièrement et qui là facilit l'immigration régulière des Algériens en France dans un pays, la France, dans lequel une majorité de Français veut réduire drastiquement cette immigration.
Est-ce que ces accords de 68 doivent être liés aux autres sujets ou est-ce que la France peut se permettre d'étudier l'immigration de de manière simple et simplement par rapport à ce qu'elle est capable encore d'accueillir aujourd'hui ? Je pense que le problème il est là, c'est que les capacités d'accueil de la France sont dépassées. On accueille environ un demi million d'étrangers en situation régulières ou irrégulière par an.
On ne peut plus les accueillir dans de bonnes conditions. C'est la raison pour laquelle j'avais créé cette polémique en indiquant que quand une immigration notamment n'est pas maîtrisée et dans ces conditions, l'immigration n'est pas une chance. Je signe et je persiste.
En revanche, sur les accords de 68, c'est des accords qui favorisent incroyablement l'immigration familiale algérienne par rapport aux autres pays du Maghreb. Et aujourd'hui, l'Algérie bénéficie de cette immigration qui est très favorisée sur le plan familial. Elle bénéficie par exemple d'un régime de santé.
Il faut savoir que le régime de santé d'accès aux soins qu'on les ressortissants algériens, c'est exactement celui dont bénéficient les ressortissants de l'Union européenne et les diplomates aussi sont favorisés par rapport aux diplomates des autres pays du Maghreb. C'est la raison pour laquelle il faut que l'Algérie respecte les accords de 94. Sinon dans cette triposte gradué, nous l'avions évoqué et le Premier ministre dans sa conférence de presse l'avait évoqué.
C'est la remise en cause de 68. En tout cas euh il est clair que si demain, c'est ce que j'espère, la droite revient au pouvoir, il faudra évidemment euh remettre en question euh ces accords qui encore une fois ont déformé l'immigration algérienne au profit d'une immigration de peuplement, au profit d'une immigration familiale. Alors, j'ai l'impression, vous me corrigerez, on vous a souvent reproché en tant que ministre de l'intérieur de vous être prononcé sur la question algérienne comme si ce n'était pas de votre sort.
Et j'ai l'impression, mais encore une fois, vous me corrigerez que en imposant ce sujet, vous empêchez d'une certaine manière le d'autres figures politiques qui sont peut-être au gouvernement de s'endormir. Donc certes, vous n'avez pas les moyens pour décider surtout, mais vous obligez vos collègues à finalement se prononcer sur cette question qu'ils ont tendance à fuir ou à relativiser. Est-ce que je me trompe ?
Moi enfin ma devise c'est parler vrais. J'appartiens à un gouvernement dans des conditions politiques qui sont compliquées. Il y a pas de majorité euh à la chambre euh il y a pas de majorité à l'Assemblée nationale.
Donc et les Français le sentent bien. Simplement ce que je vois je le dis. Ce que je crois je le dis.
Et euh quand je vois que à Mulouse on a eu un attentat terroriste, il y a une cause voilà et bien je la dénonce. Et parce que je suis ministre de l'intérieur précisément la question des accords, la question du respect des accords en matière migratoire m'importe au premier chef. Je veux protéger et je veux donner le meilleur en tout cas de moi-même et du ministère pour protéger les Français dans des situations qui sont compliquées ici et ailleurs d'ailleurs.
Mais mais ça c'est fondamental et en tout cas j'ai assumé cette responsabilitél et d'ailleurs on voit bien que petit à petit les choses se sont déplacées. Encore une fois je je prêchais un peu dans le désert pendant des semaines et des semaines mais non je pense que là cette riposte est est la bonne. Désormais on va voir quelle sera la réponse de l'Algérie.
Alors, vous dites parler vrais. Vous reprenez souvent d'ailleurs cette citation d'Anna Rend qui dit que les mots justes trouvés au bon moment sont de l'action. Oui.
Et euh lorsque vous parlez vrai, vous avez aussi la réponse euh très vive. On voit dans de la part de l'Algérie, on a vu ce communiqué hier soir qui vous cite, qui vous vise euh derrière cette crise à Alger. Je vais citer quelques extraits.
La moitié du communiqué est sur vous. Ce ministre qui excelle, je cite, dans les barbouseries à des fins purement personnelles est en manque flagrant d'un discernement politique ou encore il porte la responsabilité entière de la tournure que prennent les relations entre l'Algérie et la France. Alors, est-ce que comme disait Mathieu Bocôé, c'est une victoire d'avoir mis ce dossier sur la table ou est-ce finalement vous êtes au cœur du problème ?
Je suis ciblé et je crois que c'est assez inédit. qu'un régime étranger cible un ministre. Je pense que c'est inédit, en tout cas, je je n'ai pas dans ma mémoire la trace de de précédent.
Simplement, je veux rappeler aux téléspectateurs ce qui s'est passé. Euh bien entendu, encore une fois, il y a la présomption d'innocence, mais quand même ce qui s'est passé, c'est que un ressortissant algérien qui travaille qui a un passeport un passeport de service, qui travaille au consulat général à Créteil, a été si j'ose dire, pris la main dans le sac pour une affaire alors là de barbouserie qui concerne un opposant algérien, voilà, de séquestration pendant 27 he voilà et la sais justice s'est saisie. C'est le PNAT, c'est le parquet national antiterroriste.
Et je veux redire au régime algérien que en France, c'est pas le ministre de l'intérieur qui décide de l'arrestation de telle ou telle. C'est la justice. Je ne commande pas la justice, pas plus que d'ailleurs le président de la République.
Voilà, les choses doivent être dites simplement. La France est souveraine. C'est une nation qui est fière et sur notre sol, il est pas question de tolérer ce type de monnaie de la part de services étrangers.
Qu'est-ce que vous répondez donc à ce communiqué ? Vous vous sentez je viens de répondre et je pense que la meilleure des réponses c'est ces 12 personnes ces 12 personnalités algériennes qui ont été désignées comme persona non gratta. C'est pas pour faire du latin c'est c'est comme ça que ça fonctionne en terme diplomatique.
Persona non gratta PNG. On dit d'ailleurs dans un acronyme qu'on aime bien dans le mystère de l'intérieur et et à l'État. Et donc c'est ça la réponse, c'est de dire voilà désormais désormais on impose un rapport de force donc vous ne rondz pas personnellement en tout cas.
Voilà on a évoqué Boem sans salle c'est quand même le 150e jour aujourd'hui de sa détention. Pour vous c'est un notage pour pour moi Boem est a été arrêté justement et détenu injustement. C'est un grand écrivain franco-français.
Boem Sansal n'est pas né chez nous. Il n'est pas né en France. Il est français pour autant.
Il est tombé amoureux de la langue, il magnifie cette langue. Il la porte très haut et c'est important pour nous. Son dernier livre, c'est le français parlons-en.
Et il s'est retrouvé dans la France comme dans une patrie littéraire parce que notre identité est aussi cette patrie littéraire, cette littérature, je le dis souvent, qui nous tient au cœur et au corps. On est le pays d'Europe, le seul pays d'Europe à avoir reçu dans les dernières années pas moins de 16 prix Nobels d'économie, y compris dans chez les politiques, quelqu'un qui aspire à devenir chef de l'État en France, il écrit des livres. Hier, les rois à Saint-Denis avaient receu une onction avec le Saint Crè.
Et bien, désormais, en réalité, le Saint Crème a été si j'ose dire remplacé par l'encre noire. Autant dire que cette littérature euh quand on dit nous sommes une patrie littéraire, je pense que on doit beaucoup à son sal puisque c'est notre identité et que Bohem Sans sal précisément a servi à travers notre langue cette identité, cette langue qui était longtemps la langue de la diplomatie, la langue de l'olympisme aussi. Ça n'est pas rien.
Et moi je pense que quand on a un grand serviteur de notre langue, de la littérature aussi, on lui doit quelque chose. On voit pas l'abandonner depuis le début aussi. J'essaie de Qu'est-ce qu'on peut faire concrètement ?
Qu'est-ce qui peut être fait ? Qu'est-ce qui va être fait ? Je sais que vous n'êtes pas diplom Non mais j'ai dit depuis le départ que on devait avoir deux objectifs.
Il y a l'aspect protection des Français, réadmission des individus dangereux algériens sur le seul algérien. Mais l'autre objectif c'est la libération de Boem sans salle. Il est âgé et il est malade.
Permettez-moi une comparaison historique. Diriez-vous que dans les temps présents, Boem Sans sal est un peu l'héritier bien malgré lui de seul génistine ? Oui.
Alors, comparaison n'est pas raison, mais parce que c'est deux personnalités euh qui sont qui sont très différentes. Mais en tout cas, il est injustement traité, il est injustement euh détenu. J'espère que le régime algérien va le libérer.
Il a été condamné pour 5 ans. Alors 5 ans, euh c'est beaucoup trop quand on est innocent. Je terro mais on on je sens la France à travers vos mots démuni à genoux face à ce dossier.
Ça fait mal quand même. Ah mais moi ce qui m'a fait mal parce que on entend tout le temps. Oui, on espère mais on espère on en a marre d'espérer.
Vous comprenez ? Qu'est-ce qu'on répond ? Je vous comprends.
Non seulement je vous comprends mais depuis le départ je parle le langage de la fermeté. cette fermeté, elle est en train d'arriver et euh si jamais l'Algérie choisit l'escalade, et bien il faudra que nous accompagnions cette escalade sans avoir peur. Parce que cette question, c'est pas seulement la question aujourd'hui du rapport diplomatique entre deux pays.
Moi je suis pas du tout obsédé par cette relation diplomatique. Ce qui m'obsède, c'est la question de la sécurité des Français. Mais cette question aujourd'hui, c'est aussi la fierté française.
Je crois que beaucoup de françaises, beaucoup de Français vivent très très mal que un pays, voilà, avec lequon agressé, c'est pas nous. Encore une fois, euh il y a quelques jours euh c'est pas la France euh qui est allée piéger euh un ressortissant algérien qui travaille dans un consulat général en Algérie euh et qui euh aurait euh tenté enfin qui aurait même d'ailleurs euh vis-à-vis enfin qui aurait même séquestré et enlevé un ressortissant, un opposant algérien. Vous euh vous parliez tout à l'heure pour faire le lien avec l'immigration, les UQTF, on va en parler avec Charlotte et Mathieu euh pour faire le lien, c'est le lien direct avec l'Algérie.
Euh vous multipliez depuis que vous êtes euh à Bova les accords bilatéraux pour lutter contre l'immigration. Vous dites que la France à elle seule, c'est 25 % des visas dans l'entrée d'entrée dans l'Union européenne. 25 % c'est 2,4 millions.
L'Allemagne juste après 2è pays 1,5 millions. On vous entend, on vous voit avancer, on voit des circulaires. Pour autant, on a l'impression que c'est la mer qu'on vide à la petite cuillère.
Pas complètement. Vous voyez, depuis que je suis arrivé au ministère de l'intérieur, les expulsions par arrêté ministériel ou par arrêté préfectorale ont augmenté de plus 150 person 150 %. Depuis que j'ai fait la fameuse circulaire qui a aboli la circulaire vals, la régularisation les régularisations de clandestin ont baissé de 20 %.
Donc bien sûr que euh on peut pas euh tout faire tout de suite et notamment on peut pas annuler les décennies de laxisme migratoire en quelques mois. Je pense par ailleurs que si on veut demain reprendre vraiment le contrôle de l'immigration, il faudra euh donner la parole au peuple français par le ça sera c'est à mon avis fondamental. Là aussi c'est un vœu pu on l'entend mais bon voilà.
Ah non mais aujourd'hui on ne le peut pas. On ne peut pas parce que il faudrait simplement il y a même pas de majorité. Il là en plus il faudrait une majorité de 3/5e puisqu'il faudrait réviser la constitution, élargir le champ du référendum qui est dans l'article 11 de notre constitution.
Donc il faut une très forte majorité mais il le faudra le moment venu. Mais pour autant j'essaie d'être utile là où je suis avec toutes les contraintes que j'ai. Voilà et ça c'est l'objectif que je me suis assigné.
Ma devise c'est de ne pas subir. C'est la devise de l'âtre. Voilà.
Et le 8 mai prochain, je Oui. qui était vendé un et comme on fêtera les 80e anniversaire notamment de l'acte de capitulation, vous savez que c'est gens de la de Tassini qui a reçu pour la France l'acte de capitulation de l'Allemagne nazi à Berlin le 8 mai 1945. Et on parlera d'une autre date dans un instant, le 17 mai, c'est la présidence des allères.
On parlera de la date dans un instant. Charlotte est là. C'est c'est pas c'est pas le même niveau sur à l'échelle de notre histoire.
En effet, euh vous disiez tout à l'heure que votre autre devise, on va dire, c'était de parler vrai et vous avez à deux reprises, quand on a évoqué l'Algérie, vous avez expliqué si demain la droite revient au pouvoir, il faudra négocier ces accords-là. Et en parlant de l'immigration, vous dites également demain, si nous voulons reprendre le contrôle, il faudra passer par le référendum. Comment est-ce que exactement vous concevez votre rôle au ministère de l'intérieur aujourd'hui ? puisque vous vous parlez vrai et c'est en l'occurrence ce qui a permis un plébiscite assez remarqué ces derniers mois et quand on aborde la question des actes, vous imaginez le retour de la droite au pouvoir ?
Comment vous concevez votre rôle aujourd'hui ? J'essaie de faire le maximum. Je pense que les Français sont plein de bon sens et les Français ont parfaitement intégré les limites que nous pouvons avoir puisqu'il y a pas de majorité, il y a une arithmétique désespérante.
Pas de majorité à l'Assemblée nationale. Si nous sommes rentrés au gouvernement, c'était une prise de risque. Je me souviens très bien, j'avais moi-même des doutes, mais c'est simplement pour faire barrage à la gauche.
Parce que si la droite française, faut se reporter il y a 6 mois avec laquelle la porte aux président de la République, celui-ci n'aurait eu d'autre choix que de se tourner vers la gauche, mélanchonisé, la gauche quand même la plus archaïque euh d'Europe et quand on est de droite, on veut faire barrage à la gauche. Donc euh nous sommes, je suis ministre de l'intérieur. J'essaie de me rendre utile à un pays que j'aime, c'est ma patrie et j'essaie de donner le meilleur de moi-même.
J'ai des résultats, on pourrait en avoir plus dans d'autres circonstances politiques. Celles-ci, j'espère viendront. Et pour l'instant, quant au tenu les contrainte, j'essaie de pousser le plus loin possible ce qu'il est possible de faire.
D'autres circonstances politiques, celles-ci, j'espère viendront. Je retiens cette petite phrase en suspend pour rebondir dans un instant. Mathieu Beaucé, mais est-ce qu'il y a pas un grand écart vous faites l'expérience entre le possible et le nécessaire ?
J'entends le nécessaire. vous nous dites, il faudrait un référendum sur l'immigration qui permettrait de reprendre même la chose. Et là, vous avez d'un autre côté des juristes quasi théologiens qui vous expliquent que son leur interprétation du droit, le référendum n'est pas possible en ce moment.
Est-ce qu'on n'est pas rendu un moment où quelquefois entre deux interprétations concurrentes du droit, il y aurait la nécessité tout simplement d'en appeler au peuple ? Bien sûr, parce que c'est la question de la tension qui peut y avoir entre ce qu'on appelle l'état de droit et la démocratie, la souveraineté populaire. Euh pour beaucoup euh certains brandissent l'état de droit à tout bout de champ pour éviter qu'on change le droit.
Mais l'état de droit doit nous permettre précisément de faire évoluer l'état du droit. Et bien souvent pour cela et notamment par rapport à la gauche, il nous présente un état de droit comme un cadre juridique et souvent en réalité derrière ce cadre juridique se cache un cadre idéologique. Donc moi, ma position, elle est très simple.
On doit pouvoir changer les règles quand elles ne protège pas les Français et il faut revenir à la source. La légitimité aussi de l'état de droit, c'est la démocratie. Alors certes euh la démocratie doit respecter l'état de droit, mais l'état de droit doit respecter aussi la démocratie.
C'est un équilibre. Et l'équilibre aujourd'hui, je le vois moi comme ministre de l'intérieur. La question c'est une question très concrète.
Où est-ce qu'on place l'équilibre ? Le curseur ? Est-ce qu'on protège les droits individuels ou est-ce qu'on protège l'intérêt général ?
Concrètement, est-ce que aujourd'hui on m'interdit comme ministre de l'intérieur d'expulser un Tchenen par exemple, y compris si il a commis un crime en France ? Parce que si je l'expulsais en Cheetchen il pourrait ne pas bénéficier d'un procès équitable. Voilà concrètement, est-ce qu'on protège un individu dangereux au nom des droits de l'individu ou est-ce que on protège la société au nom de l'intérêt général ?
C'est la raison pour laquelle je pense que le curseur aujourd'hui, il faut le ramener un peu du côté de l'État régalien. ce qu'on a fait d'ailleurs pour le terrorisme, ce que l'on va faire contre le narcotrafic, c'est ça la vie concrète. Alors, vous répondez très concrètement, mais permettez de répondre sur le plan des institutions.
D'un côté, on a l'impression qu'il y a une forme de colère qui s'exprime dans le pays, qui s'exprime soit par des votes populistes, soit par des appuis massifs dans les sondages pour une réforme assez en profondeur du pays. Et de l'autre côté, une élite un peu apeurée qui veut à tout prix verrouiller le charfférendaire pour empêcher cette colère de s'exprimer. Est-ce qu'il y a pas de ce point de vue un déni conscient de démocratie ?
J'adore l'expression de Jacques Juliard. Il est décédé mais c'était un intellectuel de grande valeur et très honnête. Il parlait d'une démocratie sans le peuple.
Il faut pas non plus d'état de droit sans le peuple. Tout est une question d'équilibre. Et je pense que aujourd'hui le grand malaise des démocraties, notamment des démocraties occidentales, c'est que trop souvent les peuples pensent que il y a une forme d'impossibilisme, c'est-à-dire que leurs gouvernements sont ligotés, c'est-à-dire que leur gouvernement sont réduits à l'impuissance.
Je pense qu'on peut lever l'impossibilisme. Ce que j'appelle l'impossibilisme, c'est que quand vous voulez faire bouger les choses, on veut dire non, il y a telle ou telle règle et cetera. Bien sûr que je suis pour la séparation des pouvoirs.
Bien sûr qu'il faut des normes, une hiérarchie de normes, un contrôle juridictionnel. Mais là, quand il s'agira de trancher des questions par exemple sur l'immigration, le référendum c'est fondamental puisque par exemple sur le référendum, le Conseil constitutionnel s'interdit de contrôler la conformité à la Constitution d'un résultat de référendum. C'est-à-dire que le Conseil constitutionnel à juste titre a dit depuis 1962, là c'est l'expression la plus directe du suffrage universel de la volonté générale et bien Vox Populi vox je m'abstiens de contrôler quoi que ce soit.
Ça c'est une jurisprudence qui est positive je trouve et qui relie bien où là le conseil constitionnel à l'époque a trouvé ce juste point d'équilibre entre la souveraineté populaire et l'état de droit. Sur la question de cet équilibre, vous disiez tout à l'heure avoir fait barrage à la gauche mélanchonisée, hein, selon votre expression. Est-ce que cette gauche mélanchonisée soft, on va dire, mais dans la conception du droit individuel contre le bien commun ou l'intérêt général ne se retrouve pas au sein du gouvernement et en tout cas chez le président de la République qui est aujourd'hui le nôtre en France.
Est-ce que c'est pas une opposition que vous avez avec les gens avec qui vous travaillez quotidiennement ? Non, mais il est clair Charlotteas que j'appartiens à un gouvernement de mission. Et quand je suis en conseil du ministre, mon regard fait le tour de la table et je vois bien que on n'est pas les mêmes, on n pas les mêmes parcours.
Ce qui nous a rassemblé, c'est que on essaie de faire en sorte d'éviter le chaos à la France. Très bien. Moi, je suis ministre de l'intérieur et dans mon rat, si j'ose dire, j'essaie de de pousser le plus loin possible ce que je peux faire pour avoir le plus de résultats possi contraintes qui sont les miennes.
Mais est-ce que les Français auraient préféré que à ma place il ait madame Panot ou quelques autres ? Je ne le crois pas. Donc bien sûr qu'il y a ces contraintes, bien sûr qu'il y a ces limites et je pense vraiment que les Français en sont conscients.
La preuve, c'est que dans un certain nombre seulement de sondages mais de suffrage, c'est-à-dire sur les élections partielles, législatives ou municipales, nous sommes le parti qui avons le plus progressé. Marc- Christine Dalose qui a été élu député dans le Jura il y a quelques jours, elle a progressé de 10 points par rapport à la dissolution et aux élections législatives de juillet et le RN a baissé de 10 points. Donc ça veut dire que les Français, en tout cas ceux qui nous soutiennent ont ratifié ce choix très risqué, c'est vrai, sans garantie d'entrer dans un gouvernement où on n'est pas les mêmes.
Mais il y a la France, il y a la France qui nous rassemble et qui exige justement qu'on donne le meilleur de soi-même. que vraiment j'essaie de faire à ma place encore une fois avec les limites qui me sont données. Alors parlons de la droite, je parlais de cette élection à la présidence DLR le 17 mai.
Alors on voit, on a vu hein le doublement du nombre d'adhérents L. Vous en parlez un peu hein depuis le lancement de la campagne. Vous avez gagné en confiance.
On vous voit aussi hein dans différentes différents rassemblements. On voit même que le Bruno Rotaillot a un peu changé lorsqu'il est en meeting. Je vois ici ou là quelques images.
Euh d'abord pour aller un peu plus loin dans un instant sur la droite, est-ce que la droite a perdu une partie peut-être de son ADN en intégrant le socle commun de la Macronie ? C'est c'est ce que je viens de vous dire. Je pense que non justement et ce qui est rassurant, ce qui fait que nos électeurs sont restés fidèles et que certains mêmes nous ont rejoint alors qu'il nous avait quitté parce qu'on les avait déçus dans l'exercice du pouvoir.
Ce qui a changé les choses fondamentalement et je consciemment je l'ai intégré, c'est que les Français veulent une droite qui se retroussent les manches, qui ne se planquent pas, qui ne se mettent pas sous la table quand il y a un risque qui agisse. Une droite qui dans l'action n'abdique pas ses convictions. C'est ce que veulent les gens.
Ils veulent nous voir agir. Ils reconnaissent, ils nous reconnaissent dans l'action à la condition qu'on reste nous-même. Ils sont conscients encore une fois euh des problèmes qu'on peut avoir, des contraintes et des limites.
Mais je pense que ce qui est fondamental, c'est de rester soi-même, de parler vrai, d'essayer d'agir au maximum des moyens qui nous sont donnés. C'est ça qui change. Et voyez, c'est ces choix là, je pense que les dernières élections, législatives ou municipales partielles, ont été l'ont ratifié.
En tout cas, on a quand même l'impression vous faites plus de concession à la macronie que l'inverse. Mais pourquoi ? Non, c'est une impression.
Mais dites-moi, dites-moi, est-ce que lorsque j'ai pris des positions sur le voile dans les compétitions sportives, lorsque j'ai indiqué que l'état de droit devait supporter qu'on change le droit, lorsque j'ai indiqué que l'immigration n'était pas une chance, vous pensez vraiment que j'en ai rabaissé dans mes convictions ? Vous sentez que vous avez toute marge de manœuvre là au sein de ce gouvernement ? Non, mais la question de la marge de manœuvre en démocratie, c'est la question du nombre, c'est la question de la majorité ou pas.
Il y a pas de majorité à l'Assemblée nationale. Moi, j'adorerais, j'aurais adoré être ministre de l'intérieur dans un gouvernement qui disposerait d'une majorité absolue à l'Assemblée nationale. Ça n'est pas le cas.
Voilà, j'ai dû monter au feu dans un moment difficile que je n'ai pas choisi mais je l'ai fait dans les conditions que je vous l'ai dit parce que la France était menacé de chaos et parce que il fallait faire barrage à la gauche et préfère porter des idées de droite au gouvernement que de laisser les autres porter des idées de gauche. C'est assez simple, c'est de l'ordre du réflexe. Ex-moi.
Alors vous venez d'utiliser le concept de majorité, vous en utilisez un autre souvent, le concept de majorité nationale. Vous dites la droite telle qu'elle doit renaître doit s'appuyer sur une majorité nationale. Alors, je Qu'endez-vous par là et quelles en sont les frontières ?
C'est très précis. Je me souviens très bien quand je suis rentré dans la cour de Bova le jour même, c'était le 23 septembre où il y avait la passation de pouvoir et je me suis dit mais quelle galère, il y a pas de majorité, com comment je vais faire ? Et je me suis dit, il faut que je prenne à témoin les Français, l'opinion publique.
Il faut que je fasse ce que le général de Gaulle, rendons à César, ce qui est à César, avait dit un jour, il faut faire la politique de la majorité nationale. Beaucoup d'hommes et de femmes politiques ont ces dernières années en France et ailleurs et en Europe et aux États-Unis fait ce que j'appelle les politiques pour les minorités. C'était la gauche terraanovienne.
Il faut additionner des électorats. On segmente le peuple. Moi, je m'adresse à un seul peuple qui est le peuple de France.
Et je considère que finalement les gens du bon sens et se retrouvent sur quelques évidences. Un, que le travail paye plus que l'assistenat. Deux, qu'on ait une école qui soit une école méritocratique, qu'on la débarrasse des vieilles idées des pédagogismes 68 ardes ou des délires wistes.
Voilà. Que on lutte contre l'impossibilisme, que on donne la parole au peuple, que on puisse faire une révolution pénale notamment pour les mineurs violents. Aujourd'hui, on a tout faux. puisque on les enferme dans des parcours de délinquence, on évite finalement de faire tomber des courtes peines de prison et en réalité on attend 10 20 30 délit ça arrive jusqu'au crime pour que la prison tombe.
C'est l'inverse qu'il faut faire comme au Pays-Bas, les courtes peines d'une semaine de semaines dès les premiers premiers délis graves. Ça vous savez ce que je suis en train de vous dire ? Je suis convaincu qu'il y a une majorité de Français qui voudrai que ces solutions là on les applique pour la France. desoud des solutions.
Vous êtes allié donc avec la Macronie alors que vous ne partagez pas tout. Est-ce que vous êtes capable de vous allier avec d'autres à droite avec qui vous partagez beaucoup de constat même des solutions ? Moi, je n'ai jamais cru jamais euh dans euh les magouilles d'appareil, dans euh les rapprochements d'appareil.
Ça ne marche pas. Ce que je souhaite c'est que demain on puisse faire ce que Ncolas Sarkozi avait fait d'ailleurs en 2007 c'est que ce que l'on a déçu, c'est notre faute hein. Oui.
C'est parce que on était une droite honteuse. On a rasé les murs, on a baissé le regard et cetera, on a courbé les Chines et ils sont partis. Ils sont partis pour voter ERC Zemour, pour voter Marine Le Pen, pour voter aussi Emma Macron et plus généralement d'ailleurs pour se réfugier dans l'abstention.
Et bien moi demain, je veux queon puisse bâtir à droite un grand parti moderne parce que la France aujourd'hui ça n'est pas la France d'hier un un parti populaire qui s'adresse à tous, à la majorité et un parti patriote. Voilà parce que la finalité c'est la France, c'est notre pays, c'est notre patrie. Voilà et je pense que avec cette ligne là, il faudra travailler d'arrache-pied pour proposer enfin un projet de société, des idées nouvelles au français.
Charlot, mais aujourd'hui vous appartenez à un parti qui n'est pas qui a progressé aussi bien dans les adhésions que dans certaines élections mais qui n'est pas majoritaire encore. Vous le disiez et pour préciser ou pour poursuivre la question de Christine, vous n'avez pas hésité, vous avez dit c'est quasiment de l'ordre du réflexe chez moi, à participer à un gouvernement avec des gens de la droite, du centre et du centre gauche, la fameuse a gauche de la Macronie. Est-ce que demain, soyons clair, vous seriez capable de faire un gouvernement justement pour dépasser les logiques d'appareil avec des gens du Rassemblement national ou de reconquête ?
Non, moi je pense que c'est logique d'appareil, que ce soit centre droit, que ce soit ou à droite, ça ne fonctionne pas. Euh je je disais que je voulais un état fort, une France fière. Euh je pense que le Rassemblement national est très à gauche.
Euh je pense que on ne peut pas sur quel sujet sur le sujet économique. Lorsque par exemple j'avais fait voter au Sénat les 15 ou 17 heures de contrepartie du RSA parce que je je pense que les allocations sociales ne sont pas dédues. Voilà et que quand on veut remettre les pieds à l'étrier des des gens qui sont très loin de l'emploi, bah il faut plutôt au contraire les accompagner dans l'activité.
Voilà. Bah Marine Le Pen avait voté contre. Pareil sur les retraites.
Je pense que si on ne met pas plus de travail dans la mécanique économique, mais on s'appauvrira comme on s'est appui. Il y a en 2 ans, personne ne le dit, en 2 ans, il y a 1 million de Français qui ont été rejoints par le SMIC. Le 16 du mois, chaque 16 du mois, il y a un quart de français qui se retrouve dans les comptes bancaires dans le rouge.
C'est parce que on a dit un jour au français, travaillez moins et vous y arriverez mieux. Et en plus, on pourra protéger le modèle social généreux. Du mensonge, c'est de la foutise pas.
Ils ne s'en sortent pas les Français. Mais pourquoi ? Parce que il y a un travail qu'il faut produire.
On a développé l'assistana. Voilà. Et ça désormais proposition que j'ai souvent fait depuis on l'avait fait d'ailleurs avec François Fillon en 2017, une allocation sociale unique.
Vous avez une quinzaine par exemple de mesures d'aide sociale, vous les fusionnez et vous les capez à 70 % du SMIC pour que à chaque instant, vous soyez bien sûr que les revenus du travail soient plus élevés d'au moins 30 % par rapport au revenus de l'assistance. C'est quelque chose de concret et ça voyez on n'est pas du tout sur la même logique. Et je pense moi que si demain on veut retrouver une France puissante souveraine et bien la souveraineté c'est aussi le relèvement économique.
Vous n'aurez pas de souveraineté sans puissance économique. Vous vous dites en effet que c'est infranchissable, on va dire, comme différence et on connaît cette différence sur le terrain économique entre l'ELR et le RN. Mais qu'est-ce que vous répondez un peu à postériori du coup à Marine Le Pen qui est à front renversé accusé LR de de voter pour un budget socialiste qui augmentait les impôts et ne diminuait pas la baisse de l'État ?
Donc on a l'impression que c'est un jeu on s'accuse les uns les autres d'être socialiste pour ne surtout pas travailler ensemble. Bien sûr, mais c'est pour ça que je pense que en tout cas c'est ma vision de la politique. Je pense qu'on fait de la politique avec des conviction sur une ligne politique qui doit être cohérente et je pense que ce sont les électeurs qui tranchent.
Moi, je veux m'adresser à toutes celles et à tous ceux qu'on a déçu par le passé pour que on puisse faire revenir à nous des gens qui finalement pense vraiment comme nous, si ce n'est que c'est nous qui nous étions décalés, notamment trop à gauche. Donc c'est c'est mon projet, c'est le projet que nous devrons demain porter. Je suis absolument sûr qu'on peut y arriver.
Marine Le Pen n'a jamais voulu d'ailleurs l'Union des droites. Elle a toujours dit dans le Figaro il y a quelques semaines, quelques mois que c'était pas du tout, elle n'était pas de droite, que lorsque était interviewée dans une chaîne sur une chaîne concurrente et que on lui posait la question de savoir s'il fallait que l'État tranche dans son train de vie dans la masse salariale, mais ça c'est des trucs de droite, ce qui veut bien dire qu'elle est pas de droite. Mais je pense justement qu'il faut clarifier les choses. clarifier les choses, c'est une ligne assumée sur l'école, je vous l'ai dit, sur le travail et cetera, sur l'immigration, sur l'autorité, mais c'est à partir de cette ligne qu'on fera revenir les électeurs, les Français et les Français. 4 minutes et trois questions.
Non, non, au contraire, on veut vous entendre. Au contraire. Alors, convenons de désaccord vous et par exemple et le RN sur les questions économiques.
Désaccord profond, vous l'avez documenté, vous avez tout à fait raison de le faire. Certains vous diraient qu'une économie, ça peut se reconstruire, ça peut se moderniser, ça peut se libéraliser, ça peut se réformer, mais qu'un pays qui subit une submersion migratoire, ça peut pas se renverser. Dans la mesure où vous partagez probablement certain diagnostic, un constat avec Marine Le Pen, Marion Maréchal, Éric Zemour, faites la vous, Lauren Vaquier et tant d'autres plusieurs figures.
Est-ce qu'autour de ce constat qui est peut-être existentiel davantage que l'économie, l'économie est absolument importante mais existentielle, est-ce que de ce point de vue, il y a pas une forme de programme commun comme on dirait à gauche ? Mais je pense qu'on on perd notre temps. Euh je vous ai parlé de référendum tout à l'heure.
Je vous ai dit euh aussi que je voulais la politique de la majorité nationale. Je pense que la politique, elle a été en France souvent confisquée par des appareils. Ce que je veux c'est m'adresser aux Français directement, mettre sur la table des propositions très fortes en disant voilà le pays euh tombait, on va le relever, on va le relever ensemble, on va le relever sur telle et telle conviction, sur telle ou telle urgence, sur telle ou telle évidence aussi.
Et bien c'est comme cela que je conçois la politique. Je pense que toute autre chose, tout ce qui est petite cuisine électorale, tout ce qui est magouille avec les appareils, ça ne marchera pas. J'entends j'entends ce discours depuis mais des années et des années et les uns et les autres d'ailleurs n'en veulent pas.
Il faut s'adresser aux électeurs, aux Françaises, aux Français, venir avec un projet novateur, moderne encore une fois et qui permettra de relever la France. Je suis d'accord avec vous Mathieu Becôé. Je pense que d'ailleurs la droite doit porter le fait que non seulement un peuple n'est pas uniquement lié par des liens d'ordre matériel consommer plus ou gagner plus mais que un peuple une nation est lié d'abord par des principes immatériel existentiels et ça la droite doit le porter.
Nous ne sommes pas des matérialistes. Nous savons que les peuples sont arodés par des grandes questions existentielles et nous devons aussi y répondre en matière d'identité, en matière d'aspiration, de culture, de civilisation. Monsieur le ministre, 2 minutes et trois questions.
Rapidement, je ne peux pas vous laisser repartir sans avoir votre regardé aujourd'hui en France, c'est cette ces attaques inédites de prison en France. Pourquoi le ministère de l'intérieur, le service de renseignement n'a rien vu venir ? Parce que c'est très compliqué.
C'est on voit venir un certain nombre de choses. Vous savez, on a des résultats, hein. On a d'ailleurs augmenté depuis que je suis au ministère la saisie les saisies de cocaïne de 202 %. 202 %.
Donc, on porte des coûts mais on est en guerre. Vous savez euh on vient de voter un texte sur le narcotrafic qui va bouleverser totalement l'organisation de l'État avec un parquet spécialisé. avec un étatmajor qui dépendra vote définitif le 28 avril.
Et oui, mais qui euh au départ était à l'initiative, c'est j'avais lancé quand j'étais au Sénat, voilà, une commission d'enquête. C'est avec ces conclusions qu'on en a fait une loi et cette loi encore une fois qui s'appuie un petit peu sur l'organisation sur ce que l'on a fait contre le terrorisme et bien demain on va enfin pouvoir lutter à armes égales enfin et on les fera reculer croyez-moi. Deuxème question sur la fin de vie.
On vous a entendu sur la fin de vie très rapidement mais c'est une voix qu'on n'entend pas ailleurs. C'est une voix peut-être qui crie dans le désert. Ça aussi c'est un texte à l'Assemblée nationale.
Pourquoi ce texte vous choque ? Ce qui me choque, ce qui est aujourd'hui scandaleux en France, c'est que chaque jour, vous avez 400 personnes qui meurent sans pouvoir être soulagé parce qu'elles n'ont pas accès aux soins palliatifs. Donc la priorité, elle est là.
Pourquoi est-ce que je suis par ailleurs choqué par ce texte ? Parce que ce texte 1 n'est certainement pas un texte d'équilibre. Ce texte porte un projet radical et d'ailleurs, c'est à la fois le suicide assisté plus plus l'euthanasie.
Voilà, avec des conditions très permissives. Il y a pas de garde-de fou. Les gardes-defous sont minimum minimum.
Donc première chose et deuxème chose, c'est euh un texte aussi, on le voit bien qui n'est pas un texte de fraternité mais qui est un texte d'abandon. Il sera demain, c'est ma crainte, c'est que il serait plus facile de demander la mort que de demander des soins. On sait que c'est compliqué les soins.
On sait qu'on a un hôpital qui est fragilisé. On sait que ça coûte cher la dernière année d'espérance de vie. Et je crains là encore que des des considérations matérielles de main ne poussent les uns ou les autres à demander la mort parce que ils voudront soulager leurs proches, parce que ils voudront débarrasser le plancher et ça c'est quelque chose de terrible.
Donc c'est une ligne de pensée qui a toujours été la mienne. Je suis ministre mais j'affirme des convictions qui sont à mon avis importants parce qu'on a un texte qui présente une rupture vraiment humaine de civilisation anthropologique. Absolum.
Absolument. On en parle régulièrement dans notre émission. Dernière question, monsieur le ministre, vous qui êtes le premier flic de France, si vous permettez l'expression, vous qui êtes en première ligne de cette décadence de la France, vous qui êtes en première ligne de du narcotrafic, de la délinquence au quotidien, de tout ce que l'on voit, de tout ce dont on parle avec Mathieu et Charlotte tous les jours, peut-on encore espérer ?
Je je vous vois sourire, ma question, elle est profonde, elle est elle est grave, elle est intense. Peut-on encore espérer ? Est-ce que on a encore des chances de s'en sortir face à ce déclin à tout niveau politique, économique, sociétal, culturel ?
Monsieur le ministre, je souris parce que je dis souvent que dans mon ministère, il y a la part ténébreuse, la part du pire et la part lumineuse du meilleur. Euh vous dites, vous m'avez affublé du titre premier flic de France. En réalité, sur mon portable Nuit et jour, je reçois ce que j'appelle la chronique banale de tous ces événements abominables.
Donc, je suis le premier informé de tout ce qui se va pas, de tout ce qui va mal. Ça, c'est la part ténébreuse, voyez. Et c'est anxiogène.
Il faut apprendre, compris quand on est ministre de l'intérieur à avoir une forme de distance. La part lumineuse, c'est les hommes et les femmes que j'ai sous mes sous mes ordres. J'étais l'autre jour alors je l'ai dit récemment à un hommage national pour un CRS sauveteur qui a perdu la vie en voulant sauver d'autres vies humaines.
Voilà le don de soi plutôt que le chacun pour soi. Moi, je me bats pour ces hommes et ces femmes qui ont un idéal français et cet idéal français. Moi qui parcours la France, beaucoup de françaises et de français l'ont.
Cela ne demande si j'ose dire que un encouragement et vous verrez quand les Françaises et les Français auront cette foi dans la France d'abord je pense qu'ils l'ont mais ce sont c'est à l'état de Braise ils seront capables de de déplacer des montagnes. J'en suis absolument persuadé. Vous verrez il faut très peu de très peu d'années pour que un pays qui va mal on puisse le transformer.
Il y a plein d'exemples. Regardez le Portugal d'ailleurs qui était en crise il y a une dizaine d'années. Regardez la Grèce qui va beaucoup mieux.
Donc il faut être confiant. Merci monsieur. Et et je le suis parce que voilà la France en vaut le coup.
Il faut être confiant. La France en vaut le coup. Cette foi en la France.
Excellent de programme.
Bruno Retailleau