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interviewBFM Business — La grande interview· 17 septembre 2024 18 min

Sylvain Maillard, député Ensemble pour la République de Paris – 17/09

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Sylvain Maillard

BFM Business présente Edwige Chevrion, la grande interview.

0:09
Présentateur

Bonsoir à tous, bienvenue dans la grande interview, mon invité ce soir c'est Sylvain Maillard, il est député de Paris en Saint-Paul à la République, c'est lui qui présidait le groupe à l'Assemblée Nationale et Gabriel Attal qui lui a piqué sa place. Bonsoir Sylvain Maillard.

0:23
Sylvain Maillard

Bonsoir Edwige Chevrion.

0:24
Présentateur

Merci d'être avec nous, alors tiens je vais vous citer une phrase, on aimerait savoir qui est dans l'opposition, qui est dans la majorité, c'est Fabien Roussel qui dit ça, avant d'aller à Matignon et en sortant il dit ce gouvernement ne tient qu'à un fil de droite ou de gauche. Vous vous êtes dans la majorité ou dans l'opposition, vous êtes où ?

0:46
Sylvain Maillard

Oui nous on s'est inscrits à l'Assemblée Nationale, vous vous inscrivez en fait dans la majorité ou dans l'opposition et ça va dépendre entre autres à la commission des finances, des places que vous pouvez avoir et donc nous nous sommes inscrits dans la majorité.

0:57
Présentateur

Oui. Vous êtes dans quelle zone d'esprit Sylvain Maillard en cette rentrée ? Parce que vous aviez tout, on en disait un mot là tout à l'heure, vous étiez au cœur du dispositif, au cœur de la Macronie, puis tout d'un coup là vous êtes totalement, vous avez gardé les trains passer, enfin du moins les défilés passés à Matignon, ça doit être pas évident pour toute la Macronie ?

1:17
Sylvain Maillard

La vie politique est ainsi faite, nous avons perdu les élections le 7 juillet dernier mais personne ne l'a gagné et donc nous devons être responsables, c'est ce que nous sommes, responsables c'est-à-dire construire une majorité, une coalition avec Michel Barnier, faire en sorte de trouver les moyens de voter un budget, de porter des politiques publiques comme nous ont demandé les citoyens pendant cette élection en disant il nous faut faire en sorte que ceux qui travaillent gagnent mieux leur vie, faire en sorte qu'il y ait plus de sécurité, de souveraineté.

1:45
Présentateur

Juste pour clarifier parce qu'ici on fait part à beaucoup de politiques politiciennes, enfin de la politique, qui a gagné, c'est LFI ou c'est le RN ?

1:52
Sylvain Maillard

Personne n'a gagné puisqu'il n'y a aucune majorité possible.

1:55
Présentateur

Non mais il faut compter en nombre d'électeurs, il faut compter en nombre de députés ?

1:58
Sylvain Maillard

En fait, vous pouvez compter comme vous le souhaitez, en fait il y a trois blocs de taille relativement égale et des blocs qui n'ont pas l'habitude de travailler ensemble et donc il va falloir qu'on construise une majorité, c'est le travail de Michel Barnier, construire une majorité. En tout cas, aucune majorité ne peut être construite sans le groupe Ensemble pour la République.

2:14
Présentateur

Mais alors, et vous êtes prêts parce que lorsque vous voyez le bras de fer sur le budget, on va y revenir, on a vu le président de la commission des finances, Éric Coquerel, qui lui évidemment était LFI, mais avec Charles de Courson qui est Eliott, aller à Matignon demander les fameuses lettres plafond. Et puis peut-être les confidences de Michel Barnier en disant qu'il y aura peut-être une hausse de la fiscalité sur les riches, sur les entreprises. Vous vous sentez dans le gouvernement, dans le futur gouvernement ou en dehors ?

2:46
Sylvain Maillard

Trois questions. Donc la première, c'est de l'esbrouf, ce que fait Éric Coquerel et Charles de Courson. Ils vont réclamer des lettres plafond faites par l'ancien Premier ministre, Gabriel Attal, pour des ministres démissionnaires. Donc on voit bien que ça n'a aucun intérêt. C'est à Michel Barnier de refaire une lettre plafond et de réorganiser son gouvernement. Il a demandé encore quelques jours, dont acte. Donc nous attendons sa déclaration de politique générale et les ministres qu'il va nommer. Mais sur la deuxième partie... Alors juste sur ce point, pardon.

3:18
Présentateur

Donc c'est un droit constitutionnel ou pas de la part ? Parce que normalement, c'est ce que disent Éric Coquerel et Charles de Courson, puisqu'ils sont les représentants de la Commission des Finances. C'est un droit constitutionnel ? D'autres disent que non. Vous savez ça ?

3:28
Sylvain Maillard

Non, ce n'est pas un droit constitutionnel, c'est un usage. D'ailleurs, l'ensemble des documents qui ont été fournis à la Commission des Finances, dont on a pu prendre possession, c'est plutôt beaucoup plus que ce qu'on avait les années précédentes, qui a une vraie base de travail. Mais Michel Barnier vient d'arriver, il n'a pas encore nommé un gouvernement. Et c'est lui qui fera des nouvelles lettres plafond que nous pourrons discuter. Et il a demandé un report, puisque le budget devait commencer au 1er octobre, il a demandé un report de quelques jours.

3:52
Présentateur

Oui, de 9 octobre, oui. Ça ne vous paraît pas tenable ? Vu qu'on n'a toujours pas de gouvernement ?

3:57
Sylvain Maillard

Oui, c'est tenable. En tout cas, il faut nommer un gouvernement relativement rapidement pour qu'on puisse se mettre au travail.

4:03
Présentateur

Oui. Juste sur la question de la fiscalité, on va revenir là-dessus. Ce budget, est-ce que c'est en fait pour ça que ça traîne tant ? C'est que ça va être décisif pour savoir où se situe justement le gouvernement Barnier et le Premier ministre ? Est-ce que c'est à droite ou c'est à gauche ?

4:23
Sylvain Maillard

C'est surtout trouver un budget à l'équilibre. On a besoin d'un budget. Oui, bien sûr. Des premiers travaux que nous avions faits, l'ancienne majorité avec Bruno Le Maire, avec Jean-René Cazeneuve, l'ancien rapporteur général, il nous faut entre 17 et 25 milliards d'économies. On avait déjà gelé 10 milliards sur le budget au début de l'année parce qu'on voyait un ralentissement des recettes. Et donc, il faudra trouver un budget qui nous permette de garder cette trajectoire d'être en 2027 à 3% de déficit. Pourquoi on l'est ? Ce n'est pas un dogme.

4:56
Présentateur

Oui, si c'est un dogme.

4:57
Sylvain Maillard

L'endettement, il y a du bon endettement et du mauvais endettement. Quand il y a trop d'endettement, on risque tout simplement d'avoir un dérapage et qu'à la fin, on ne trouve plus de créanciers pour payer notre dette et puis surtout, un taux d'intérêt qui augmente. Et le taux d'intérêt qui augmente, ça augmente pour l'État, évidemment, qui emprunte. Et ça augmente pour vous, pour moi, pour les entreprises.

5:17
Présentateur

On sait que la France, la signature de la France reste quand même toujours très bonne.

5:22
Sylvain Maillard

Edwige Chevron, moi j'entends, on peut toujours dire ça et au fond, faisons aucun effort. Moi, je vous dis qu'à un moment, il y a une réalité qui nous rattrapera et donc faire en sorte d'être raisonnable avec l'argent public. L'argent public, c'est votre argent, c'est notre argent à tous. Il faut y faire attention et donc, il faut être économe et faire en sorte d'être efficace. Chaque argent, chaque euro dépensé d'argent public doit être un euro efficace. C'est ça le défi de ce budget.

5:45
Présentateur

Vous savez que ce n'est pas forcément la musique où on a envie d'attendre les Français. Du reste, c'est intéressant de voir qu'il y a même Giorgio Meloni qui a dit que l'Italie serait en 2027 sous les 3%. Ça fait bizarre quand on est Français. On veut dire que même l'Italie fera sans doute mieux que nous.

6:00
Sylvain Maillard

D'abord, c'est une alerte parce qu'on est probablement là-dessus un des plus mauvais élèves en Europe. Donc, il faut faire cet effort. C'est ce que nous avons dit. Et moi, ce que m'ont dit nos concitoyens, on était en élection encore il n'y a pas très longtemps, c'est de faire en sorte que le travail paie plus. Ils ne demandent pas à vivre les subsistes de l'État. Ils demandent à ce que le travail et que le brut soient plus proches du net. Ce qu'ils demandent, c'est plus de justice fiscale.

6:25
Présentateur

En tout cas, c'est ce que demandent les Français quand on regarde des sondages. Et c'est ce qu'a dit Michel Barnier dans son interview à TF1. Maintenant, ça fait une dizaine de jours. Plus de justice fiscale, il y a dit deux fois. Là, on dit qu'il aurait dit qu'il y aurait peut-être une hausse des salaires pour les plus aisés et puis une forme de retour sur l'ISF et une taxe sur les super profits. Est-ce que c'est une ligne rouge pour la Macronie, pour Ensemble la République, pour vous Sylvain Maillard ?

6:54
Sylvain Maillard

Nous, on est prêts à rentrer dans une coalition avec Michel Barnier, avec les LR, avec l'IOT, avec Horizon, avec le Modem, pour construire une majorité relative. Dans une coalition, il y a les lignes forces. C'est ce que nous avons défendu dans un pacte d'action qu'a porté Gabriel Attal à Michel Barnier, que nous avons rédigé tous ensemble, les députés d'Ensemble pour la République. Et dedans, nous avons des lignes forces sur l'écologie, sur la justice sociale, c'est vrai, sur le fait de travailler, grâce au travail, nous devons gagner plus d'argent et que ça, c'est une vraie attente.

Mais de rappeler une chose, nous sommes la majorité, nous avons été la majorité pendant 7 ans qui baissaient les impôts. Baisser les impôts, ce n'est pas un dogme. Plus on baisse les impôts, plus il y a de l'activité économique, moins il y a de chômage, plus il y a des rentrées fiscales. Jamais il n'y a eu autant de rentrées fiscales quand on a baissé les impôts. Donc nous, disons, attention, ne pas casser la dynamique efficace que nous avons mis en place. Nous ne sommes pas si loin du plein emploi. Attention de ne pas briser cette dynamique.

7:52
Présentateur

Ok, sauf que vous voyez l'état des finances publiques. C'est ce qu'on pourrait vous rétorquer. Est-ce que c'est une ligne rouge pour vous ? C'est-à-dire que si jamais il y a une forme de retour, on touche à la flat tax, on retouche à l'impôt sur le revenu, si jamais il y a quelque chose sur l'impôt sur les successions, est-ce que c'est une ligne rouge ou pas ?

8:09
Sylvain Maillard

Ce n'est pas notre choix. Je le dis, il y aura des discussions. Ce n'est pas notre choix. Notre choix, nous, c'est de faire en sorte qu'il y ait plus de recettes, qu'il y ait plus d'activités pour qu'il y ait plus de rentrées fiscales. On est déjà les champions du monde dans l'OCDE. Michel Barnier aura sa stratégie. On va en discuter ensemble. Il y aura évidemment des discussions. Nous sommes dans une coalition. Nous, notre position d'ensemble pour la République, c'est ne pas d'augmenter les impôts.

8:33
Présentateur

Encore une fois, je repose ma question. Est-ce que c'est une ligne rouge ? Laurent Wauquiez a dit que c'est une ligne rouge. Moi, c'est clair. Est-ce que c'est la même chose pour vous ?

8:41
Sylvain Maillard

En tout cas, il y aura une discussion dessus. Nous, on le redit. Edwige Chevrillon, ça fera une discussion collective qu'on aura à l'ensemble des députés. Nous, nous ne souhaitons pas augmenter les impôts. Pour une raison très claire, ce n'est pas dogmatique. Vous savez, on peut toujours envoyer un signal de dire au fond, on veut punir les riches, les sociétés. Pourquoi ? J'entends le signal politique. On dit une seule chose. Notre objectif, c'est le plein emploi. Si on n'a pas le plein emploi, nous n'arrivons pas à financer nos services publics.

Et donc, nous, nous ne voulons pas casser la dynamique qui s'est installée depuis 7 ans, qui fait que depuis 5 ans, on est le territoire, on est la France, c'est le pays le plus attractif d'Europe. Nous voulons garder ça. Nous voulons réindustrialiser. On a besoin de garder cette dynamique. Donc, pour nous, augmenter les impôts n'est pas le chemin que nous voulons. Et je le dis, par contre, on peut travailler sur certaines niches fiscales. On a déjà là-dessus...

9:27
Présentateur

Par exemple, l'assurance-vie, sur quoi ?

9:29
Sylvain Maillard

Par exemple, je l'ai toujours porté. Sur le crédit impôt recherche, je pense qu'il y a dessus des voies de passage sur lesquelles on peut faire des économies et être plus efficaces. Il y a sur l'apprentissage. Vous avez raison. Moi, j'y suis très attaché. J'avais porté avec Muriel Pénicaud la réforme de l'apprentissage. On peut regarder... Ça marche très bien. Là aussi, on peut se demander pourquoi... Ça marche très bien. Est-ce que sur le supérieur supérieur, sur les grosses entreprises, il ne peut pas y avoir aussi une aide des uns des autres et ne pas financer tout le temps par le budget ? Je crois que là-dessus, ça se regarde.

10:01
Présentateur

Et sinon, où est-ce qu'on peut trouver les économies ?

10:04
Sylvain Maillard

On peut continuer à regarder en se disant est-ce que chaque euro dépensé est un euro efficace ? Il faut aussi une réforme de l'État. Il faut qu'on continue la réforme de l'État. La réforme de l'hôpital. Il y a là-dessus...

10:18
Présentateur

La personne ne l'a fait, donc on ne va pas le faire tout de suite. Vous êtes clair ?

10:20
Sylvain Maillard

Oui, mais je crois que là-dessus, on a déjà commencé un travail sur lequel il va falloir aller beaucoup plus loin. Il y a du travail, parfois qui se voit moins, mais très certainement, nous ne pourrons pas continuer à dépenser autant s'il n'y a pas des recettes. Oui, mais pourquoi vous ne l'avez pas fait ?

10:40
Présentateur

Pardonnez-moi, j'ai l'impression d'entendre ça comme si vous aviez été dans l'opposition depuis toujours. Pourquoi vous ne l'avez pas fait ? Vous voyez ce que je veux dire ? Moi, je suis un auditeur, un téléspectateur, il me dit, mais disons, Sylvain Maillard, pourquoi vous n'avez pas fait la réforme de l'État ? Tout le monde disait, appelez ça de ses voeux, ça fait quand même très longtemps que vous êtes au pouvoir.

10:54
Sylvain Maillard

La stratégie dans laquelle nous étions pendant 7 ans, c'est de faire en sorte de faire grossir les recettes et donc il y a plus d'activités et plein emploi. Mais il n'y a pas eu

11:01
Présentateur

une réforme de l'État ?

11:02
Sylvain Maillard

La réforme de l'État, on l'a commencé, je pense qu'il faut aller plus loin, beaucoup plus loin.

11:06
Présentateur

Mais où ? Dans l'hôpital, les hôpitaux, nulle part. C'est l'endroit, il y a une réforme de l'État, mais ce n'est pas vous qui l'avez initié, c'est à Bercy.

11:13
Sylvain Maillard

On a aussi, vous nous en ferez crédit, on a vécu deux crises extrêmement fortes de booster l'activité plutôt probablement que de réformer suffisamment l'État. Il faut aller plus loin dans la réforme de l'État. Mais ça veut dire qu'il va falloir trouver des majorités pour ça. Vous savez, tout le monde veut dire oui, on veut faire des économies. Dès qu'on arrive au budget, tout le monde ne veut faire que des dépenses.

11:38
Présentateur

Donc il faut être raisonnable.

11:40
Sylvain Maillard

C'est impopulaire de faire des réformes qui demandent des efforts. C'est impopulaire. Quand on a fait la réforme des retraites, regardez, on a été seul à porter une réforme difficile en disant il faut travailler plus parce que tout le monde travaille plus. On a une société qui vieillit pour pouvoir garder notre niveau de pension. Vous avez vu à quel point cette réforme était impopulaire. Et au fond, on sait très bien que si on veut garantir des pensions, il n'y a pas d'autre choix. Porter des réformes impopulaires, c'est très difficile.

12:07
Présentateur

Pardonnez-moi. 14 milliards sur la... supprimer la taxe d'habitation. Vous avez augmenté les recettes, un petit point, les retraites, les petites retraites. C'était bien. 14 milliards. Mais on n'a pas les moyens. Suppression de la... suppression de la taxe sur le lieu visuel, la redevance.

12:24
Sylvain Maillard

C'est un choix qu'on a fait de donner plus de pouvoir d'achat aux Français. Non, mais c'est un... Nous sommes déjà le pays qui taxe le plus. Oui. Et donc, nous avons rendu du pouvoir d'achat aux Français. Et là-dessus, pourquoi ? Pour qu'ils consomment et évidemment faire en sorte qu'il y ait une imposition... Dans les caisses,

12:38
Présentateur

il n'y avait plus rien dans les caisses.

12:40
Sylvain Maillard

Ce n'est pas vrai. On a juste une baisse des recettes parce qu'il y a un ralentissement assez fort de l'économie. Vous le savez bien, on est sur BFM Business. Vous le dites suffisamment, c'est le ralentissement de l'économie qui a commencé à la fin de l'année dernière. Donc, vous n'avez aucun regret

12:51
Présentateur

par rapport à ce qui a été fait.

12:52
Sylvain Maillard

À la fin de l'année dernière, évidemment, nous impacte. Et donc, il faut qu'on fasse comme dans n'importe quelle entreprise, dans n'importe quel ménage, quand il y a une baisse des recettes, qu'on puisse adapter notre voilure.

13:00
Présentateur

Et vous êtes chef d'entreprise. Aucun regret sur ce qui a été fait, donc, Sylvain Maillard.

13:03
Sylvain Maillard

Si on avait tout bien fait, Edwige Chevrillon, nous n'aurions pas perdu les élections. Oui, non, non, évidemment qu'il y a des choses qui n'ont pas été bien faites, en tout cas, les Français estiment que nous n'avons pas bien réussi, évidemment. Mais je crois que le schéma dans lequel nous sommes inscrits de faire en sorte que la baisse d'impôts, qu'il y ait moins de chômeurs, qu'on arrive au plein emploi, que le travail paye plus, je crois que ce sont les bonnes... Et la réindustrialisation du pays, je crois que ce sont des points importants et qui se font à mettre au crédit d'Emmanuel Macron depuis 7 ans.

13:35
Présentateur

Vous avez vu quand même sur le rapport Oxfam qui montre que les super héritiers, les Français sont particulièrement dans le communautaire de l'ONG, 0,1% des héritiers reçoivent aujourd'hui environ 13 millions d'euros en moyenne, soit 180 fois l'héritage médian. Il n'y a pas quand même un peu de justice fiscale à faire, là ?

13:58
Sylvain Maillard

C'est une vraie discussion sur l'héritage. D'ailleurs, c'est tout à fait surprenant parce que quand vous faites des sondages, quel que soit le niveau d'héritage qu'un Français peut avoir, il est contre l'impôt sur l'héritage qui peut être une discussion philosophique d'ailleurs. Au fond, est-ce qu'on ne devrait pas tout remettre à zéro et on peut l'entendre ? Moi, ce que j'entends, c'est surtout sur le fait qu'on a protégé certains héritages en disant, par exemple, pour moi, qui est très efficace, le pacte du treil qui permet de transmettre des PME.

14:25
Présentateur

en disant que ça coûte très cher. Mais pour les entreprises, c'est essentiel.

14:28
Sylvain Maillard

Que l'on soit très clair, dans l'application du pacte du treil, il y a forcément des points sur lesquels il faut que nous revenions. Par exemple, sur la construction de l'immobilier à l'intérieur du pacte du treil peut poser question sur ce que nous mettons à l'intérieur du pacte du treil puisque l'idée, c'était de préserver les entreprises. Ce n'était pas forcément de préserver l'immobilier des entreprises. Et donc là, il y a sûrement des discussions et des voies, je pense, assez simples de consensus de faire en sorte qu'on protège les entreprises. La transmission des entreprises, elle reste bien française. Mais à côté de ça, ça ne doit pas être une niche fiscale pour le patrimoine.

15:00
Présentateur

L'immobilier, maintenant, fait partie souvent des usines. Tout ça, ça fait partie aussi du business d'une entreprise.

15:08
Sylvain Maillard

Oui, dans une entreprise, il y a deux choses. Il y a évidemment l'outil de travail et puis l'immobilier qui est autour de l'outil de travail. Quand l'immobilier est lui-même exonéré d'exonération de droits de succession, ça peut poser question.

15:22
Présentateur

Est-ce que vous avez compris ce qui s'est passé à Bruxelles, Sylvain Maillard ? Lorsque vous êtes en Thierry Breton qui claque la porte en disant que de toute manière il ne peut pas travailler avec Ursula von der Leyen, Ursula von der Leyen qui dit de toute manière je ne peux pas travailler avec lui, qui dit à la France c'est simple, soit vous, enfin, donc c'est du chantage, soit c'est Thierry Breton qui reste à ce moment-là vous aurez un périmètre petit, soit il s'en va vous aurez un périmètre plus large. Là, on se retrouve avec Stéphane Séjourné qui fait la prospérité et la stratégie industrielle il n'a même pas la défense. On a tout perdu sur les deux tableaux, non ?

15:54
Sylvain Maillard

Moi, je pense que Stéphane Séjourné sera un très bon commissaire européen. Pourquoi ? Il a été président du groupe Renew, groupe stratégique pendant 5 ans. Il a permis de trouver des majorités et imprimer une vraie marque au Parlement européen avec un vrai esprit de négociation européenne. Donc, je pense que ce sera un très bon commissaire. Sur la deuxième, sur les rapports entre Thierry Breton qui a été un très bon commissaire. Ça, je suis tout à fait d'accord. qui a porté sur la souveraineté des programmes. Je trouve qu'il a été extrêmement efficace et vraiment, je veux saluer son travail.

Il y a une vraie inimitié, vous l'avez dit, entre Ursula von der Leyen qui est la chef de l'équipe et Thierry Breton. Il faut l'entendre. Je peux regretter. C'est une erreur de Thierry Breton ? Non, je ne vais pas juger. Je ne connais pas le détail des uns des autres. En tout cas, ce qui est certain, c'est que Stéphane Séjourné sera un très bon candidat. Il a un très beau périmètre. Il a un très beau périmètre. Non,

16:48
Présentateur

il n'y a même pas la défense.

16:50
Sylvain Maillard

Oui, quand de la stratégie on est vraiment au cœur de ce que nous nous voulons porter ici en France. Donc, c'est un beau périmètre et il a le titre de vice-président. Je suis assez confiant là-dessus.

17:04
Présentateur

Oui, parce que quand vous dites que c'est collectif, lorsqu'on voit que c'est un sujet inflammable, c'est l'Italien Raffaele Fito qui est membre du gouvernement d'extrême droite de Giordia Melloni qui a obtenu aussi le titre de vice-président. Ça ne va pas forcément être collectif. au sein de la Commission européenne.

17:20
Sylvain Maillard

Ursula von der Leyen sont porte-parole. Il faut trouver un collectif qui fonctionne. Mais là, ce n'est pas un collectif entre l'extrême droite. Je pense dessus. En tout cas, je sais que la voix de la France sera parfaitement portée avec ses foyers.

17:35
Présentateur

Bon, d'accord. La fois qu'on n'obtiendra rien d'autre.

17:38
Sylvain Maillard

Je crois que c'est clair.

17:40
Présentateur

Merci beaucoup, Sylvain Maillard d'avoir été avec nous. Donc, pour l'instant, pas d'augmentation d'impôt, mais ce n'est pas encore une ligne rouge. En tous les cas, vous ne l'avez pas encore franchi. d'avoir été avec nous.