Face à Face : Bruno Retailleau - 01/10
Audio original de l'émission.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 55 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:33OuverteRéponse partielle
Le budget annoncé aujourd'hui avec des coupes énormes est-ce suffisant à vos yeux ?
- 0:38RelanceÉludée
Vous y étiez hier pour le procès Robert Ménard, vous avez plaidé en sa faveur. Est-ce que ça veut dire que Robert Ménard a convaincu ?
- 1:11RelanceRéponse directe
Est-ce que ça veut dire que les juges ne seront pas obligés de suivre le réquisitoire du parquet ?
- 3:09OuverteRéponse directe
Des lycées bloqués à nouveau ce matin, avec de nombreux débordements. Est-ce que vous appelez au calme ?
- 3:22RelanceRéponse directe
Il y a eu 625 personnes interpellées et 83 policiers blessés. Est-ce que vous appelez au calme ?
- 3:40RelanceRéponse directe
Vous évoquez la loi anti-casseurs. Pouvez-vous préciser son application ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:06PrésentateurChiffre
« 75 000 euros d'amende et une peine d'illégibilité »
- 2:49Invité politiquePromesse
« Pour se marier, il faut être en situation régulière. »
- 3:33Invité politiqueFait
« C'est inédit. Le ministre l'a dit lui-même hier plus d'une trentaine de personnes ont été blessées. »
- 5:27Invité politiqueFait
« Vous avez M. Mélenchon qui déclare l'autre jour qu'il faut s'interposer entre les forces de l'ordre pour protéger les lycéens. »
- 6:43Invité politiqueFait
« Il y a un cadre juridique qui existe dans le code de la sécurité intérieure. »
- 12:31PrésentateurChiffre
« 54 milliards d'euros d'économies, 5,5 milliards d'efforts demandés aux retraités. »
- 13:31Invité politiqueChiffre
« 4,85% à 10 ans c'est 3600% de plus qu'il y a 5 ans. »
- 17:43PrésentateurChiffre
« 3 français sur 10 sont dans le rouge pour leur compte bancaire le 17 du mois. »
- 19:15Invité politiquePromesse
« Plafonner à 70% du SMIC la totalité qu'un individu peut recevoir en aide sociale. »
Temps de parole
- Bruno Retailleau62 %
- Présentateur32 %
- ?6 %
≈ 20,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous
écoutez
RMC Face
à Face
Apolline de Malherbe
Il
est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV Bonjour Bruno Retailleau
Bonjour
Apolline de Malherbe
Merci de répondre à mes questions ce matin Vous êtes candidat à
l
'élection présidentielle Vous êtes président Les Républicains On va revenir évidemment dans un instant sur les blocages De nombreux lycées à nouveau ce matin Pour un acte 2 Les étudiants d'ailleurs qui sont invités à suivre le mouvement Le budget qui est annoncé aujourd'hui Avec des coupes énormes Est-ce suffisant à vos yeux ? Mais je voudrais d'abord vous interroger sur le procès Robert Ménard Vous y étiez hier Vous êtes rentré tard hier soir de Montpellier Vous y étiez et vous avez plaidé En faveur de Robert Ménard Vous avez dit peut-on sanctionner un maire Sur la base d'un texte qui va être amené à évoluer ?
C
'était évidemment sur la question de L'obligation de marier Versus l'obligation de quitter le territoire Le parquet de Montpellier A requis une amende de 7500 euros C'est en réalité très peu Par rapport à ce qui l'encourt 75 000 euros d'amende Et une peine d'illégibilité
Oui
surtout l'illégibilité C'était là le risque
Est-ce que ça veut dire que Alors les juges ne seront pas obligés De suivre le réquisitoire du parquet Mais est-ce que ça veut dire que Finalement Robert Ménard a convaincu
?
Écoutez en tout cas Il n'a pas le marqué Le procureur n'a pas demandé Son inégibilité Et ça c'est fondamental Parce qu'on marche sur la tête On a un système qui est plus dur Avec le maire Un maire qui se dévoue quotidien Qu'avec un clandestin Et le fait de célébrer le mariage C'est ce que j'ai expliqué hier devant le tribunal Aurait eu pour conséquence De neutraliser l'obligation De quitter le territoire Que l'état avait lui-même pris Donc on marche sur la tête Et les français du reste Ne le comprennent pas
Pour
vous les français ne le comprennent pas Mais le président du tribunal Vous a répondu à vous Ici c'est le droit qui prime Et le droit au moment Où Robert Ménard était censé célébrer ce mariage Le lui imposait normalement
Oui mais le droit Ça n'est certainement pas de faire échec Aux décisions du droit de l'état Voilà de l'état de droit Il y avait un individu clandestin Il y avait une obligation de quitter le territoire français Et le fait de célébrer le mariage Revenait à ruiner la décision de l'état Il y avait ce conflit Et c'est ce que j'ai expliqué C'est que Robert Ménard s'est trouvé Pris dans une injonction contradictoire Dans un conflit de normes juridiques Voilà Alors le droit effectivement A l'état en état actuel des choses Est ce que vous dites qu'il est Mais il va évoluer Et de toute façon
Il
va évoluer vous en êtes sûr
? Il
trouvera une majorité pour évoluer ?
Il faut plus qu'une majorité Il faut une révision des constitutions C'est la raison pour laquelle Dans ma révision constitutionnelle Dans le référendum que je soumettrai Au peuple français J'ai inscrit textuellement Noir sur blanc Que pour se marier Il faut être en situation régulière Attendez mais c'est le bon sens Il faut remettre la France à l'endroit Et pour remettre la France à l'endroit Il faut simplement un peu de bon sens C'est ce que pensent les trois quarts Des françaises et des françaises
Bruno Retailleau Des lycées bloqués à nouveau ce matin Et ça fait plus d'une semaine désormais Que ça dure Avec de nombreux débordements Hier ce sont 119 personnes Qui ont été blessées 34 dans le personnel enseignant Il y a eu 625 personnes interpellées 83 policiers blessés Est-ce que vous appelez au calme
? Évidemment
j'appelle au calme D'abord total soutien aux forces de l'ordre Policiers, gendarmes Mais aussi au personnel de l'éducation nationale C'est inédit Le ministre l'a dit lui-même Hier plus d'une trentaine de personnes Ont été blessées Il y
a
une fabrique de la violence Ce que je veux dire c'est deux choses D'abord je pense qu'il faut qu'on en revienne A la loi anti-casseurs Lorsque des individus sont pris dans un attroupement Qui a fait des violences, des dégradations Ils doivent être tenus solidairement comme responsables Pas question que ce soit le contribuable qui paye Et je rends hommage à Valérie Pécresse Qui a eu le culot d'envoyer la facture De 100 000 euros à monsieur
Elle a dit je vais envoyer la facture Notamment du remplacement du portail Du lycée Paul-Éluard 100 000 euros au maire de Saint-Denis Bali Bagayoko Ainsi que les frais de gardiennage et de nettoyage
Voilà
donc ce sont les casseurs qui doivent payer Il faut là aussi faire une modification Enfin
Bali Bagayoko n'est pas le casseur
Non
mais d'un point de vue général Je vous dis la loi anti-casseurs Concernent ces attroupements Parce qu'il est très difficile ensuite De voir individuellement Qui a commis justement le délit
Première
chose On reprécise d'ailleurs que cette loi Elle existait Elle avait été Par la gauche Aboli Par la
gauche L'idée c'est que
vous pouvez participer à un attroupement Si vous n'avez pas vous-même physiquement cassé le portail Par exemple Vous allez quand même participer à le rembourser
Exactement Si vous êtes solidaire d'un attroupement Voilà Deuxième chose
Elle
est fille
On
a clairement désormais un parti sédicieux Sédicieux ? On a un parti absolument sédicieux Qui a une fascination pour la violence Résumons-nous Le maire de Saint-Denis Toujours lui Déclare que la violence Il est maire Officier de police judiciaire Pourtant On en parlait il y a quelques instants Il déclare que la violence est légitime Peut-être légitime Vous avez Oui peut-être Oui Ça si vous voulez Ça ne trompe que les nigauds Voilà Deuxième chose Vous avez M. Mélenchon Qui déclare l'autre jour Qu'il faut s'interposer Entre les forces de l'ordre Pour protéger les lycéens Bien sûr Je me souviens que M.
Mélenchon Lorsque j'avais dissous La jeune garde C'était solidarisé Il a vu ses mots Je leur donne raison Bravo Continuez La jeune garde est De près ou de loin Impliquée Dans le meurtre A Lyon Du jeune de Ranque Il s'est aussi solidarisé Quentin de Ranque Il s'est aussi solidarisé On a un parti Qui est fasciné par la violence On a un parti Qui appelle à la sédition Et même On a un parti Qui essaie d'organiser L'insurrection Ce qui se passe là Écoutez-moi bien
Ce
qui se passe Aujourd'hui devant les lycées
C
'est la répétition générale De ce qui pourrait se passer En 2027 Si Mme Le Pen Gagnait Ils organiseraient Une insurrection Dans le pays Je pense aujourd'hui Qu'il
y a
une question Qui se pose
Laquelle ? C
'est la question De l'interdiction
De
LFI Je sais que c'est Très difficile endroit Mais je la pose Je la lance Dans le débat public Parce qu'on ne peut plus faire Comme si de rien n'était
Ça n'est plus possible L
'interdiction du parti LFI Au motif d'un appel à la violence ?
Il y a un cadre juridique Qui existe dans le code De la sécurité intérieure Je le connais bien Comme ministre de l'intérieur Il faut un certain nombre De conditions Ces conditions sont-elles réunies ?
En tout cas La violence Se solidariser avec la jeune garde Appeler à l'insurrection Remettre en cause Nos institutions Mettre une cible dans le dos De nos gendarmes De nos policiers Ça dessine un parti Qui, alors C'est clair N'est plus du tout républicain J'appelle la gauche d'ailleurs Dans ce qu'elle a De plus républicaine D'ailleurs Des gens comme Monsieur Glucksmann Ce sont des gens courageux Mais je les appelle Vraiment à se désolidariser De la façon La plus nette Est-ce que ça veut dire Que
vous au pouvoir Vous interdirriez Ou vous lanceriez Une procédure Pour interdire LFI
? En
tout cas Je ferai étudier Par mes services Ce cas-là
Parce
qu'on ne peut plus On ne peut pas s'habituer Vous-même BFM Vous en avez été d'ailleurs Les victimes Récemment Il y a quelques jours Il
faut
préciser Effectivement Et nous l'avons Tous ensemble condamné Et je remercie d'ailleurs La solidarité D'un certain nombre De journalistes D'autres D'autres médias Nos équipes Ont été Violemment Éjectées Notamment devant Le lycée Paul-Éluard Et il est vrai Qu'il l'a retiré depuis Mais le maire De Saint-Denis Bali Bagayoko A retweeté Ces vidéos Dans lesquelles On entendait Des injures Et des insultes
A l
'endroit De nos journalistes Sur le terrain Qui donnaient la parole
Aux étudiants Le fondateur
De la milice D'extrême-gauche Proche de LFI Proche de LFI C'est M. Mélenchon D'ailleurs Qui l'a avoué Qu'ils étaient proches Qu'ils étaient Dans la continuité De LFI La jeune garde Ça n'est autre Que Raphaël Arnaud Qui ici Là Aujourd'hui Siège tranquillement Sur les
bancs
De l'Assemblée nationale
Député qui siège Sur les bancs De l'Assemblée nationale Le préfet De la région Île-de-France A décidé De poursuivre D'ailleurs Le
préfet
de police Le préfet de police Tout à fait De poursuivre Bali Bagayoko En vertu De l'article 40 Et le ministre De l'intérieur Votre successeur Laurent Nunez A dit Chaque fois que des élus Tiendront des propos Qui sont des incitations A la violence Il y aura Des poursuites pénales
Oui
C'est l'article 40 Ils l'ont fait Sur un objet Très précis C'est provocation Au délit Donc tout ça dessine Un arrière-plan Extrêmement préoccupant Que si ça n'était pas Un parti d'extrême-gauche Je pense qu'on ne passerait A aucun autre parti
Fut
-il de droite Ce genre d'exaction Donc je pense que Cette question En tout cas je la pose J'en connais les difficultés J'en connais les difficultés Mais je pense qu'aujourd'hui On ne peut plus banaliser On est en train de banaliser Un parti qui est anti-républicain Y compris anti-démocratique Vous
demandez donc Effectivement A ce que l'on suspende L'existence de LFI Ou qu'on engage Des procédures Bruno Retailleau Sur la question De la sauvagerie policière Jean-Luc Mélenchon Parle de sauvagerie policière On a vu On a vu Effectivement Des échanges très violents La police Des polices C'est d'ailleurs Ouvert D'ailleurs ouvert Une enquête Notamment Lorsque un jeune Frappé de très près Par un policier A perdu ses dents Et a dû être hospitalisé Cette sauvagerie policière Est-ce que vous reconnaissez Qu'elle existe ?
Qu'il y ait des dérives De dérapages Il peut toujours y en avoir Parce que le niveau De la violence A tellement augmenté Qu'il y a une forme de peur Parfois Qui peut amener A des dérapages Il faut les sanctionner Mais En réalité La technique De LFI C'est l'amalgame C'est la généralisation C'est de passer D'un cas individuel En disant Les policiers Voilà Ce sont tous des fascistes Ce sont tous des violents Mais ils veulent délégitimer D'ailleurs Nos institutions L'institution Des forces de l'ordre Je rappelle qu'en démocratie L'État a le monopole De la force De la violence légitime Ils veulent aussi Là encore délégitimer Les urnes Puisqu'ils nous ont déjà prévenu Qu'ils n'accepteraient pas Le verdict démocratique Des
urnes
Si jamais
Demain Madame Le Pen Les pressions
exactes Utilisées C
'est aussi l'appel A
la désobéissance
Civile
Si Marine Le Pen Était élue
Mais
c'est quoi La désobéissance civile
?
C'est quoi La désobéissance
civile ?
Dans
le sens de l'Inde Et de Gandhi C'est une désobéissance Tout à fait pacifique
Mais vous voyez Gandhi La grande différence Avec Jean-Luc Mélenchon Ce n'est pas la chevelure Ce n'est pas l'atoge L'habillement C'est le fait Que M. Mélenchon A conçu Une matrice idéologique Qui est fascinée Par la violence Voilà
Bruno Retailleau Lorsque vous entendez Les propos Qui sont attribués A Jordan Bardella Par le journal Mediapart Comment vous réagissez
?
Ecoutez d'abord Je hurle jamais Avec la meute Si ces propos Étaient exacts Ils sont accablants Affligeants
Mais
attendons Pour en savoir plus
Le
fait que Emmanuel Macron lui-même Hier Aie condamné Ses propos Je
ne ferai
pas De commentaires Sur les commentaires J'attends D'en savoir plus Tout simplement
Lorsque l'on retrouve Des propos Échangés à l'époque Sur des boucles WhatsApp Pas forcément encore La preuve Qu'ils sont attribués A Jordan Bardella Mais une fascination Pour quelqu'un Comme Soral Pour quelqu'un Comme Dieu donné En êtes-vous surpris
?
En tout cas Croyez-moi Je n
'ai
jamais été Moi fasciné Par ces individus-là Voilà Qui ont été sanctionnés A juste titre Vous voyez La sanction De la violence Pour moi Elle doit être A l'extrême droite Comme à l'extrême gauche Je ne fais pas Deux poids deux mesures Simplement Ce que je veux dire C'est que Ces propos sont tellement Accablants Sont tellement Lamentables Qu'il faut attendre Ce que la justice Va nous dire
Et
alors On prendra position Évidemment Que
la
position Sera très dure Si ces propos Devaient être justifiés
Bruno Retailleau C'est aujourd'hui Que le gouvernement Va dévoiler le détail De son budget 54 milliards d'euros D'économies 5,5 milliards d'efforts Demandés aux retraités Voilà les grandes lignes Est-ce que ça vous paraît suffisant ?
Un Ce n
'est
pas 54 milliards D'économies Vous le savez très bien On a documenté Pour l'instant A peine la moitié Donc on va voir Simplement Ce que je veux dire Pour les retraités Un mot C'est absolument Injuste
Que
tout le monde Soit appelé A faire des efforts Très bien Mais On ne peut appeler Les retraités A faire des efforts
Qu
'à la condition De remettre Sur la table La suspension De la suspension De la réforme des retraites La
suspension De la suspension En effet on en est
là
C
'est-à-dire
qu'on en est là Bien sûr C'est-à-dire qu'il faut A ce moment-là Que pour justifier Un tel effort Ça sera plus de 5 milliards Alors il faut que le gouvernement Arrête Et remette sur la table La réforme Qui
a été votée Mais il ne faut
pas quand même Qu'à un moment Les retraités actuels Fassent des efforts
On n'en est même pas là On est aujourd'hui Ce matin J'ai regardé les taux Les emprunts Le taux d'intérêt
On n'a
jamais emprunté Aussi cher
depuis 2008
4,85% A 10 ans C'est 3600% De plus Qu'il y a 5 ans Le mécanisme
Qui
est enclenché Le mécanisme Qui va aboutir Possiblement A la crise Est déjà là Moi ce que je propose
Un
Pour le budget C'est l'article 47 Le budget C'est-à-dire Des ordonnances Le budget Peut-être Le moins mauvais possible
Article
47 Sinon Aucune autre voie N'est possible Deuxième chose
Donc on ne tente
même pas De le faire voter On
l
'applique par ordonnance
On travaille bien sûr Au Parlement Mais la constitution dit que Si Slasenbourg Au-delà de 70 jours Le gouvernement peut prendre des ordonnances Je lui demande de prendre ces ordonnances Même s'il
y
a une censure Au moins on aura un budget Et le gouvernement pourra toujours expédier les affaires courantes Jusqu'à l'élection Première chose
Mais
je pense que ça ne suffira pas Si on veut éviter
Avant
l'élection présidentielle
Une
crise financière qui sera absolument terrible Et encore une fois On y va tout droit
Je
demande au président de la République D'organiser avant la fin de l'année
Un
référendum
Il
y a des années Qui cherchent à organiser un référendum Un
référendum Un
référendum
Sur la règle d'or Puisqu'on a voté Il y a plusieurs années Au Sénat Et à l'Assemblée nationale On a voté Une règle d'or Donc avec un vote Qui est un vote Exactement identique Par conséquent Il suffit simplement Que le président de la République Dise Je vais convoquer Les électeurs Pour un référendum Pour que La constitution Soit
réformée Mais vous
pensez vraiment Qu'au moment où l'on se parle C'est-à-dire dans cette fin de règne Où Emmanuel Macron Est au plus bas Dans les opinions des Français Les Français répondraient à cette question ?
Il est au plus bas dans les
opinions Sans qu'elles soient l'insé
Et notre dette est Au plus haut de notre histoire Il est responsable D'avoir ruiné la France 1400 milliards d'euros C'est quand même inédit Sous la Ve République Simplement Ce que je dis C'est que si on veut calmer Les marchés Le seul bouclier Le seul bouclier Alors qu'il n
'y a
pas la majorité Assemblée nationale Le seul bouclier C'est le référendum Une règle d'or Dans la
constitution Et vous
croyez au peuple Vous croyez A la légitimité Dans ce cas-là Du peuple français Je vous repose la question Parce que lorsque vous disiez En ce début d'entretien Qu'il fallait penser A aller jusqu'à interdire LFI Parce que Anti-républicain Dites-vous Et incitant
à la violence Je suis fasciné par la violence Vous posez
cette question Est-ce qu'au fond Vous dites d'un côté Je crois au peuple français Et c'est à lui De répondre à cette question Du référendum Mais de l'autre côté Est-ce que ce n'est pas Une manière De censurer le peuple français Que d'empêcher le parti même Pour lequel Une partie des français Au moment où on se parle On
a des règles
On se retrouve à 16% Dans les sondages
Mais je n'ignore pas Cette difficulté Simplement on a des règles Tous les partis Dans une démocratie Dans une république On doit se plier aux règles Et ça n'est pas possible La violence Notamment Quand on instrumentalise Des mineurs Vous vous rendez compte De cette gravité Aucun père Mère de famille Ne peut le tolérer Simplement Ce que je demande Moi Président de la république C'est De porter devant le peuple français La règle d'or C'est fondamental Et croyez-moi Ce sera important Pour aujourd'hui Pour éviter la crise Mais aussi pour demain Pour rétablir enfin Précisément L'état de nos finances publiques
Bruno Mataillot Vous dites Il faut cette règle d'or Si elle n'était pas adoptée Maintenant J'imagine que vous L'appliqueriez vous Ou même vous feriez Ce référendum également Si vous étiez élu Pourquoi pas La tronçonneuse Alors je dis ça De manière provoquante Mais Ravier Milei Est en France aujourd'hui Ce n'était pas Des petits bouts Par-ci par-là Il a refait Toutes les finances De l'Argentine Il y a été À la tronçonneuse Littéralement Est-ce que Vous vous posez Parfois la question D'une vraie remise en cause De renverser la table
?
Ah non mais Renverser la table C'est le sens Justement De ma candidature Je veux une rupture Le système Le
système est
en train De mourir sous nos yeux Mais il nous entraîne Vous vous rendez compte Que c'est la troisième fois Seulement depuis 1960 Les français En deux ans Ont perdu 1200 euros De pouvoir d'achat Ça c'est concret Voyez Il y a 3 français sur
10 1200 euros
De perte de pouvoir d'achat Par foyer En moyenne
Exactement 3 français sur 10 Sont dans le rouge Pour leur compte bancaire Le 17 du mois Simplement Donc moi je veux Renverser la table Et bien entendu La
tronçonneuse
Vous couperiez quoi Avec la tronçonneuse
? La tronçonneuse C'est d'abord les normes Je pense qu'il y
a
Un impôt caché Qui est énorme Et qui est encore supérieur D'ailleurs Je le pense Aux impôts Au sens habituel du terme Je pense qu'il faudra Retirer de la constitution Par exemple Le principe de précaution Qui est devenu Un principe de blocage D'interdiction Je pense qu'il faudra Interdire par une loi organique Toute transposition Sur transposition Des règles européennes Parce que L'Europe Règlemente beaucoup Et nous On en rajoute une couche Je pense qu'il faudra Aussi Par ordonnance Supprimer des normes Notamment les seuils Pour les relever Pour les entreprises Là oui J'aurai la tronçonneuse En main Et par ailleurs J'aurai su tirer 40 milliards d'euros D'impôts Et de charges sociales A
nos entreprises Bruno
Retailleau Entre les deux extrêmes Il y a vous
Il
y a Gabriel Attal Il y a Édouard Philippe Édouard Philippe Qui hier propose Une retraite d'ailleurs A 65 ans Et 45 ans D'annuité Qu'est-ce qui fait Qu'à un moment Ou à un autre Il n'y
en
aura plus qu'un
?
Ce qui fait C'est que je porte
Un
projet singulier Vous avez d'un côté Mais
chacun me dit ça Vous avez Marine
Le Pen Elle veut prolonger L'assistanat Elle n
'a
pas voté La réforme des retraites Elle n
'a
pas voté Par exemple Les 15 heures De contrepartie D'activité Au RSA Elle veut poursuivre Le système d'assistanat Moi je veux Par exemple Plafonner à 70% Du SMIC La totalité Qu'un individu Peut recevoir En aide sociale Je ne veux pas Que l'assistanat Paye plus Que le salaire Le travail Et de l'autre côté Vous avez les anciens Premier ministre D'Emmanuel Macron
Ils
sont co-responsables Des 1400 milliards de dettes Ils ne parviendront pas Ils ne parviendront
pas Pour l'instant Ils n'ont pas envie De décrocher Bien
sûr Mais le peuple
français Comment allez-vous Les
convaincre
? Je pose cette question A chacun de vous trois
Ce n'est pas moi Qui les convaincre Le peuple français
Ne
voudra pas Leur donner sa confiance Je pense qu'à un moment Ou à un autre Ils décrocheront Parce que le peuple français Ne veut pas d'une saison 3 Du
Macronisme Mais sur
quels critères Pardonnez-moi de vous le dire Mais je veux dire Si on regarde les sondages Vous êtes le dernier des trois Si on regarde les partis Vous avez l'onction De votre parti Mais chacun dit Je suis légitime A aller jusqu'au bout
Mais
la légitimité Bien sûr Que chacun pense Qu'il est légitime Simplement J'essaie de raisonner Objectivement Pensez-vous Un seul moment Que le bilan désastreux On vient d'en parler D'Emmanuel Macron Absolument désastreux L'appauvrissement des français Le déclassement D'un grand pays D'une grande nation Comme la France C'est lui Eh bien Ce bilan-là Ils y ont pris part Les français le savent Les français sont un grand peuple politique Et au moment Où ils commenceront A s'intéresser à
la campagne Ce qui n'est pas le cas Mais justement C'est un grand peuple
politique Justement C'est un grand peuple politique Et je vous repose quand même la question Parce que vous dites interdiction de LFI Vous posez cette question Vous dites juridiquement Il y a une voix Vous faites quoi des élus
?
Les élus peuvent se présenter Ils peuvent se présenter Mais ils
renoncent
Ils renoncent à cette violence Ils renoncent à la stratégie séditieuse Factieuse Une stratégie clairement d'insurrection Je ne parle même pas d'antisémitisme Souvenez-vous Ils avaient attaqué M. Raphaël Antoven Qui les avait traités De passionnément antisémites Et le tribunal Les a déboutés
Le
tribunal les a
déboutés
En effet Votre annonce Ça
fait beaucoup En effet Posez la question De l'intervention Je pose cette question
En tout cas J'en ai marre De
la
routine De cette habitude Ils sont en train De créer dans l'esprit Du petit monde Politico-médiatique Une sorte D'ambiance Vous voyez Il y a une forme De brumisation De la violence Bien sûr Dans les lycées Bien sûr Mais aussi dans toute la société Et c'est inacceptable Donc je veux une réaction forte Je ne veux plus Qu'on s'habitue Justement A cette matrice Idéologique Qui nous conduit Tout droit Dans le mur de la violence
Merci Bruno Et d'avoir répondu A mes questions ce matin Candidat à l'élection présidentielle Et président Les Républicains Il est 8h51 Sur RMC Et BFM TV
Bruno Retailleau