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Audition parlementaireSénat (sur YouTube)· 12 juin 2026 44 minContradictoireActualité / polémiqueNumériqueInstitutions & électionsEurope & internationalSécurité

Audition de Laurent Buanec, directeur France du réseau social X

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 42 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse partielle

    Combien d'utilisateurs en France, de postes publiés et quel est le chiffre d'affaires d'X en France ?

  • 6:00OuverteRéponse partielle

    Quelles sont les garanties des badges premium pour les utilisateurs et les médias ?

  • 9:00OuverteRéponse partielle

    Les médias ont quitté X en 2024-2025. Avez-vous évalué l'impact sur le pluralisme ?

  • 12:00RelanceRéponse partielle

    Comment expliquez-vous la forte prévalence de désinformation sur X selon des études récentes ?

  • 15:00OuverteÉludée

    Combien de modérateurs francophones sont employés par X en Europe ?

  • 18:00RelanceRéponse partielle

    Comment fonctionnent les community notes et comment évitez-vous leur instrumentalisation ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

juste avant ce qui explique un peu les retardes mais mais comme vous étiez à l'heure, on va ne pas vous faire attendre et et débuter notre audition euh dans le cadre donc de la mission d'information, c'est les zones grises de de l'audition de de l'information. Voilà, il a SVen qui rejoint. Euh donc, nous recevons cet après-midi monsieur Laurent Buanek qui est directeur France de la plateforme X.

Euh je dois rappeler au au préalable pour que que notre champ d'investigation est limité du fait de l'existence d'une procédure judiciaire ouverte en France contre la plateforme X. Par réquisitoire en effet introductif du 6 mai 2026, le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire concernant le fonctionnement de la plateforme X des chefs de Je vais les citer comme ça ça permettra euh de bien les connaître. complicité de détention de l'image d'un mineur présentant un caractère pédopornographique ainsi que de diffusion off ou mis à disposition en bande organisée d'images de mineur présentant un caractère pornographique collecte de données à caractère personnel par un moyen frauduleux déloyal ou illicite traitement de données à caractère personnel sans mesure assurant la sécurité de données.

Extraction frauduleuse de données d'un système de traitement automatisé de données en bande organisée. Violation du secret des correspondances émises, transmises ou reçu par voie électronique. Falsification du fonctionnement d'un système de traitement automatisé de données en bande organisée.

Diffusion par service de communication au public en ligne d'un montage ou contenu généré par traitement algorithmique à caractère sexuel reproduisant l'image ou les paroles d'une personne non consentante. Administration d'une plateforme en ligne pour permettre des transactions illicites en bande organisée et contestation de crimes contre l'humanité. facilité par l'intelligence artificielle Grock.

Or, l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 interdit que notre commission use des pouvoirs d'enquête qui lui ont été octroyé pour s'intéresser à des faits ayant donné lieu à des poursuites judiciaires aussi longtemps que ces poursuites sont en cours. Euh et bien entendu, nous allons complètement respecter cette cette ordonnance et donc Agnès et moi-même ne ne poseront pas de questions dont l'objet pourrait entrer dans dans le cadre de cette procédure. Néanmoins, on a quand même quelques questions qui sont bien entendu hors cadre de la procédure.

J'indique par ailleurs que vous avez apporté des réponses écrites aux questions que nous vous avons posé et bien sûr nous vous en remercions. Si nous avons décidé de maintenir cette audition dépit des des limites que nous impose la procédure judiciaire en course, c'est en raison de l'importance particulière de de X au regard de la problématique de notre mission d'information. En effet, selon l'ARCOM, 10 % des Français utilisent chaque jour X pour s'informer, mais surtout plus des 2 tiers des utilisateurs de la plateforme l'utilise spécifiquement pour s'informer, ce qui en fait un média d'information à part entière au côté des journaux et de chaînes d'information continue.

Ce qu'on appelle l'information politique et générale est ainsi particulièrement présente sur X avec de nombreuses femmes et hommes politiques qui disposent d'un compte et qui l'alimente quotidiennement, y communiquant régulièrement des informations que l'on ne trouve nulle part ailleurs. Il faut également souligner que de nombreux journalistes employés par de grands médias ont un compte sur X dont ils peuvent se servir pour diffuser de l'information ou commenter l'actualité en général avec l'approbation de leur employeur. ces caractéristiques qu'fèrent un rôle important à votre plateforme dans certaines circonstances, par exemple en période d'élection et nous allons rentrer dans quelques mois dans une période en France d'élection.

Nous souhaiterions ainsi approfondir cette relax particulière qui existe entre votre plateforme et l'information. Tout d'abord, avez-vous une connaissance précise de la prévalence des contenus d'information sur votre plateforme ? en particulier en terme de de présence de contenu mis en ligne par des médias d'information, par des journalistes professionnels mais aussi par des agrégateurs de de de news tels que Serfia ou Média à venir pour ne citer que ces deuxlà.

Nous aimerions ensuite savoir si dans votre gestion de la plateforme vous tenez compte de la dimension particulière de cette activité d'information qui constitue une forme de bien public. Traitez-vous les contenus journalistiques différemment des autres ? par exemple en les mettant davantage en avant, en labellisant une façon quelconque ou encore en leur accordant une modération plus souple comme le prévoit d'ailleurs le règlement européen sur la liberté des médias.

Ensuite, comment organisez-vous la lutte contre la désinformation et quels sont les principaux instruments. Vous pourrez en particulier revenir sur sur le rôle important que vous avez choisi de donner au aux communautés notes très développé sur sur X en France. En tout cas, disposez-vous d'évaluations indépendantes sur l'efficacité de de cette politique de lutte contre la désinformation.

Bien entendu, nous serons aussi amenés à évoquer le rôle de l'intelligence artificielle sur votre plateforme. De plus en plus de contenus sont générés automatiquement par ce moyen et souvent difficile à distinguer des contenus authentiques. Vous pourrez nous décrire l'ampleur de ce phénomène sur X et nous expliquer comment la plateforme lutte contre l'envahissement par ce type de contenu.

Avant de vous donner la parole pour un propos liminaire d'environ 5 minutes, je vous rappelle comme nous sommes en mission d'information avec doté des pouvoirs de commission d'enquête qu'un faux témoignage est passible des peines prévues aux articles 434- 13 14 et 15 du code pénal. Je vais vous inviter à à prêter serment de dire toute la vérité, rien que la vérité, en levant la main droite et en disant je le jure monsieur BC. Je le jure maître.

Si si vous êtes amené à prendre la parole, je vous demanderai la même chose mais vous n'êtes pas amené à prendre la parole. D'accord. Je vous remercie par ailleurs de nous faire part de vos éventuels liens d'intérêt avec l'objet de notre mission d'information.

S'il y en a bien entendu. Non pas à ma connaissance. Non.

Et enfin, je rappelle que cette audition est diffusée en direct sur le site internet du Sénat. Et donc, je vais vous laisser la parole pour un propos mineur et puis après Agn et moi avons quelques questions complémentaires par rapport à celles qui vous vous ont été posées. Très bien.

Merci. Avant d'entamer, merci pour le rappel effectivement du contexte particulier dans dans lequel nous trouvons. Merci monsieur le président.

Monsieur le président, mesdames les rapporteurs, mesdames et messieurs les sénateurs, je me présente aujourd'hui devant vous dans le cadre de votre mission d'information sur les zones grises de l'information et vous remercie de me permettre de faire ce court propos introductif. Il me semble en effet important de formuler quelques remarques préliminaires. La première porte sur mes rôles et fonctions.

Je suis senior director client solutions de Xfance, société dont l'activité est exclusivement dédiée à la vente et au marketing en France. J'ai travaillé dans la grande consommation, la mode, j'ai dirigé ma propre entreprise de service marketing puis j'ai évolué en agence média avant de rejoindre Twitter. Chez Twitter puis X, j'ai occupé plusieurs fonctions qui étaient toutes centrées autour de mission commerciale.

Je n'exerce et n'ai exercé aucune fonction d'ingénieur et ne dispose pas d'une telle formation. Je ne serai donc pas nécessairement en mesure d'apporter les réponses techniques à certaines de votre questions. Je ne suis pas non plus impliqué dans les décisions relatives à la modération de contenu sur la plateforme X.

Je sais que des réponses écrites ont d'ors et déjà été communiquées à votre commission et que les équipes de X se sont efforcées dans un esprit d'ouverture et de dialogue de répondre le plus précisément possible à l'ensemble de vos questions. Dans son activité quotidienne, XFance entretient régulièrement avec les autorités françaises compétentes qu'il s'agisse de l'ARCOM, de l'ACNIL, entre autres d'autres également autorités. De même, les équipes de X à l'échelle mondiale sont également sollicitées par des autorités françaises ou étrangères et dialoguent avec celle-ci de manière régulière.

X a toujours été et reste disponible pour échanger avec ses autorités. Notre présence devant votre commission s'inscrit dans cette même démarche de disponibilité et de coopération. En ce qui concerne les services proposés par X, notre engagement est de permettre à l'ensemble de nos utilisateurs de bénéficier d'une plateforme d'échange avec les communautés qui les intéressent sur les sujets qui les intéressent.

Ces sujets sont particulièrement variés et sont d'ailleurs souvent éloignés des tropismes que l'on prête à à X. Par exemple, et contrairement à une idée reçue, la politique n'est jamais et de très loin le principal sujet d'échange sur X. Elle n'arrive en moyenne qu'en 5e position parmi les thématiques les plus sollicitées.

Derrière le sport, de très loin, le premier sujet d'intérêt pour nos utilisateurs dans le monde comme en France. les films, les séries, les jeux vidéos et tout un tas d'autres sujets comme la mode. Pour vous donner un exemple très concret, le hashtag le plus populaire sur X en France en 2025, c'était Secret Story.

X est également une plateforme construite autour de ses utilisateurs. Elle est un lieu d'échange ouvert à tous les sujets où chacun peut librement s'exprimer et constituer sa propre communauté. Le cœur de notre mission est de soutenir la liberté d'expression à travers des idées et des points de vues différents.

Contrairement à certaines allégations formulées à notre rencontre, X n'impose pas de contenu à ses utilisateurs sur la base d'un biais politique de la plateforme. Le contenu que vous êtes amené à voir est sélectionné sur la base de ce que vous trouvez le plus intéressant et le plus pertinent. Si vous le souhaitez, vous pouvez également choisir de ne consulter que le contenu des comptes que vous avez décidé de suivre.

Nous avons naturellement conscience que les informations trompeuses, les manipulations coordonnées constituent des risques réels que nous ne saurions ni ignorer, ni sous-estimer, ni à forcerie toléré. Ces phénomènes touchent l'ensemble de l'écosystème numérique et X comme d'autres plateformes luttent avec détermination contre ces dérives, notamment grâce à sa fonctionnalité innovante des community notes. Ainsi qu'à des outils automatisés qui détectent et bloquités de manipulation sur la plateforme.

C'est dans cet esprit que X a bâti son action autour de principes de fonctionnement fondamentaux. En premier lieu, la neutralité de notre algorithme. Notre algorithme de recommandation n'est pas conçu pour favoriser un quelconque courant d'opinion, acteur politique ou candidat.

Publié en open source sur Github, il est accessible à quiconque souhaitant vérifier le fonctionnement, autorité, chercheur, expert. Il classe les contenus selon des critères objectifs et des données comportementales sans jamais porter de jugement politique. En second lieu, un engagement en faveur d'une modération active et attentive en matière de lutte contre les informations trompeuses.

Nous sommes ainsi engagés dans la lutte contre les contenus manipulés ou les deep fake générés par l'intelligence artificielle, la protection contre l'usurpation d'identité, l'interdiction des comportements coordonnés inauthentiques et la défense de l'intégrité civique notamment en période électorale. Ces engagements se traduisent en acte concret. Les community notes permettent à nos utilisateurs d'aborder un contexte rectificatif au contenu trompeur.

Plus de 176 millions de comptes inauthentiques ont été suspendus entre 2023 et 2025. Et notre coopération avec Virginum ainsi qu'avec les autorités françaises a permis de démanteler plusieurs réseaux d'influence étranger hostile. Enfin, je souhaiterais évoquer le contexte que vous avez cité dans lequel cette audition intervient et sur lequel il me semblait important de m'arrêter quelques instants également.

Comme vous le savez certainement, X a fait l'objet dès le début de l'année 2025 d'un signalement effectué par un membre du Parlement auprès du parquet de Paris. Un communiqué du parquet du 11 juillet 2025 a confirmé l'ouverture une préliminaire visant deux infractions à savoir l'altération du fonctionnement d'un système de traitement automatisé de données en bande organisé ainsi que l'extraction frauduleuse de données d'un système de traitement automatisé de données en bande organisé ce qui vise très directement le fonctionnement de notre algorithme. Cette enquête a été progressivement étendue.

Nous avons appris le 3 février 2026 à l'occasion d'un communiqué du parquet évoquant une perquisition intervenue le même jour qu'elle visait désormais de nouvelles infractions et tout ceci a été largement relayé dans la presse. D'autres démarches judiciaires ont ensuite été initiées visant des dirigeants et ancien dirigeants de X résidents aux États-Unis. À l'occasion d'un nouveau communiqué du parquet de Paris en date du 7 mai, nous avons appris qu'un réquisitoire avait été émis sollicitant la désignation d'un ou plusieurs juges d'instruction et mentionnant de nouvelles infractions.

Cette information judiciaire couvre maintenant neuf infractions qui visent de fait et de manière indiscriminée l'ensemble des fonctionnalités de notre plateforme ainsi qu'un champ étendu de situation factuelle mettant en cause X comme complice ou co-auteur d'infraction particulièrement infamante. Ces allégations sont fondamentalement incompatibles avec nos valeurs et notre mission en tant qu'entreprise. X exerce ses activités en France dans le respect de la loi et de manière responsable et reste déterminé à servir ses utilisateurs et clients français avec avec intégrité.

Nous rejetons ces allégations avec la plus grande fermeté et les déons sans équivoque. Certaines de ces qualifications sont précises, d'autres sont formulé de manière très large. Faute d'avoir accès au dossier, ni vous ni pouvons savoir avec certitude quels sont les faits précisément visés.

Et il nous est donc impossible de délimiter précisément les sujets sur lesquels nous pourrions apporter une réponse plus complète. Il n'est par ailleurs pas exclu que le périmètre de l'information judiciaire soit encore élargi comme il n'a cessé de l'être. Quant au titre tenu par votre commission pour désigner ses travaux, les zones grises de l'information, il touche directement, comme les questions posées ici même lors d'autres auditions en attest la question de la circulation de l'information, de sa viralité, de sa modération et des algorithmes qui en gèrent les flux. autant de thèmes et de sujets qui sont au cœur des questions juridiques, voire des infractions qui visent notre entreprise.

C'est la raison pour laquelle, tout en rappelant notre volonté de contribuer à vos travaux, nous avons immédiatement relevé les difficultés que notre audition pouvait soulever compte tenu de l'asymétrie des droits entre une audition publique et sous dans le cadre de vos travaux et les droits conférés dans le cadre d'une enquête pénale soumise au secret. Ce sont précisément ces situations que l'ordonnance de 1958 vient préempter et prévenir. Je ne prétends en rien que votre commission chercherait à mécre ces principes.

Je soulligne simplement que la frontière entre ce qui relève de vos travaux et ce qui touche à la procédure judiciaire en cours est en l'état impossible à tracer avec certitude. C'est pour cette raison que je souhaite respectueusement préciser à votre commission que si je viens avec la volonté de contribuer du mieux que je le pourrais à vos travaux, il se peut que je soit dans l'impossibilité de répondre à certaines de votre questions. Je vous remercie pour votre attention et demeure persuadé que comme nous l'avons fait dans le cadre de nos réponses écrites, nous pourrons apporter une contribution utile.

Merci. Première question Daniel Sevren. Je vous remercie monsieur le directeur.

Alors je vais vous poser d'abord quelques questions sur la présence de X en France. Combien d'utilisateurs en France d'abord ? Combien de postes sont publiés chaque année et enfin quel est le chiffre d'affaires d'X en France ?

Je vous remercie. Merci pour la question. Donc sur le nombre d'utilisateurs en France, on estime à environ 12 millions le nombre d'utilisateurs régulier en France.

Ensuite, sur l'autre le deuxième point qui était le nombre de postes publiés, je n'ai pas l'information concernant la France. Je sais qu'au niveau global, on est os entre 500 millions et 550 millions de postes par jour. 500 et 55 millions de publication par jour mais au niveau global, je n'ai pas le chiffre pour la France.

D'accord. Le chiffre d'affaires en France. Alors, je n'ai pas le chiffre d'affaires que qui est généré en France dans son entièreté pour la la simple et bonne raison que en fait moi mon mes attributions concernent une partie des revenus générés en France avec un nombre assez limité de grands comptes euh dont certains qu'à 40 ou des grandes marques internationales.

Ça se limite à une soixantaine, on va dire, de grands comptes. Ça génère une partie de revenus mais vient viennent de s'ajouter tout un tas d'autres annonceurs plus individuels avec leur carte bleue. Vient s'ajouter également d'autres sources de revenus comme par exemple les abonnements.

Oui. Ce genre de chos mais dont j'ai pas la charge et dont j'ai pas la visibilité. D'accord.

J'avais une deuxième question qui concerne les fonctionnalités dites premium qui permettent donc à certains comptes de bénéficier de certains avantages et qui sont choisis par les médias d'information ou non. Et puis par ailleurs, quelles sont les garanties exactes euh que les badges donnent aux utilisateurs d'X en terme de garantie ? Ouais.

Alors, il y a différents effectivement types de badge. Juste petit préambule, je sais que ça concerne pas des encours en France. Néanmoins, c'est un sujet dans le cadre des enquêtes DSA concernant le badge qui est qui est un sujet en cours et de façon tout à fait publique.

D'ailleurs, on a procédé à des changements tout récents sur notamment la nomination de de ces badges bleus. [grognement] Et donc enfin, il y a différents, je pourrais pas m'exprimer trop dans le détail. Néanmoins, ce que je peux vous dire euh c'est que ces badges euh bleus donnent euh des avantages plus de type fonctionnalité.

Euh quel type de pardon, excusez-moi, est-ce que vous pouvez détailler un peu justement les fonctionnalités qui permettent par exemple justement à ceux qui ont ce badge ? Certains abonnements peuvent accéder de façon plus exhaustive à l'outil LLM Grock. C'est intégré dans dans l'abonnement et et d'autres vous pouvez par exemple aussi pouvoir publier des article.

Euh donc c'est c'est vraiment en fait une les comptes premium permettent une version plus aboutie, on va dire des possibilités qu'offre un compte normalement régulier qui n'est pas abonné. Et alors qui peut être premium en fait ? Il suffit tout simplement de payer.

Alors il y a différents cadres qui peuvent être attribués. Euh il y a à la fois effectivement euh dans le cadre premium, ce sont des abonnés, donc c'est sur abonnement. Euh et en revanche, il y a euh une autre section qui est euh le cadre des euh euh comment dire des labellisations euh de représentants officiels qui sont des batchs gris cette fois-ci euh et qui vont être les représentants de l'État pour le citer cela, les ministères, le compte de l'Élysée pour ce qui concerne la France euh et les différents élus.

Et est-ce que cette politique a changé récemment pour ces badges là ? J'ai l'impression qu'en fait n'importe qui qui le souhaite peut accéder au badge à condition de payer ce qui n'était pas le cas avant. C'est que c'est vous qui les choisissiez sur sur les les badges gris.

Non, ça c'est pas nous qui choisissons. Une fois de plus, il faut je rentrer dans ce cadre d'un d'une représentation officielle. Euh voilà, donc ça c'est assez limité et voilà.

Et en revanche, sur les autres euh badges auxquels vous faites référence, vous pouvez effectivement tout le monde peut s'abonner. D'accord. Très bien.

Je vous remercie. Est-ce qu'il y a une quelconque autre manière dont les contenus de journalistes professionnels sont mis en avant sur X et est-ce que vous seriez opposé à mettre en place ? Et ça c'est la question qu'on peut systématiquement mettre en fait une forme de labellisation pour ces médias. un label de qualité de l'information.

Non, alors c'est pas de aujourd'hui nous on on n'est pas éditeur, c'est pas nous qui décisons. Il n'y a pas de décision humaine dans le choix de pousser ou non tel type de contenu ou tel type de compte. Euh on a une plateforme qu'on met à disposition de chacun euh que ce soit des marques, des médias, des représentants de l'État ou des anonymes qui qui peuvent venir s'exprimer sur la plateforme.

Euh donc c'est un outil mis à la disposition de chacun et ensuite chacun l'utilise afin de pouvoir converser dans un cadre légal sur la plateforme. D'accord. Donc euh vous avez vous avez pas d'autres réponses à apporter parce que j'ai l'impression que c'est un peu court mais bon [grognement] j'ai pas d' sur le label c'est quand même un sujet essentiel mais bon à ce au moment où on se parle en tout cas il y a pas de labellisation des des médias c'est ça c'est c'est ça c'est c'est votre question non est-ce que vous vous souhaitez est-ce que vous pensez que ce serait une bonne idée dans l'absolu à titre personnel, je je vais pas m'exprimer sur le sur le sujet.

Mon opinion, je pense a pas beaucoup d' Ça m'aurait intéressé mais bon euh il y a eu en 2024 et 2025 de grandes publications telles que le monde ou Libération qui ont décidé de de de vous quitter, de quitter X. Est-ce que vous avez pu évaluer l'ampleur en fait de ce phénomène et leurs conséquences sur le pluralisme au sein euh au sein de votre réseau social ? H Non, la réponse est est non.

Euh on l'a évidemment constaté. Euh ce sont leur choix, leur liberté. Chacun est libre de rejoindre notre plateforme ou de ne pas y être.

Euh et après, je pense qu'il y a tout intérêt pour eux d'y être. D'ailleurs, la plupart de leurs journalistes y sont. Mais ensuite, c'est leur choix.

Donc c'est vraiment eux qu'il faudrait interroger sur le sujet, quoi. Et est-ce que vous avez des des idées, des raisons qui ont conduit ces publications, ces journaux à vous quitter, même si en effet, j'entends que certains des journalistes de ces publications sont restés et demeurent encore sur X. Euh très honnêtement, ce n'est pas très clair de mon point de vue.

Les motivations Oui, leurs motivations pour moi ne sont pas claires. Voilà, de toute façon très franche. Je ne sais pas pourquoi ils sont partis parce que ils ont avancé certains arguments qui ne semblaient pas très légitimes.

Comme lesquels par exemple par exemple, ils ont justement pour un sujet qui aujourd'hui nous nous rassemble, certains ont mis en avant que nous faisions pas assez d'efforts sur la lutte contre la désinformation. Euh, on a déployé ce qui je le crois profondément et aujourd'hui l'outil le plus puissant en terme de lutte contre la désinformation. Community note, c'est une innovation qui n'a pas d'équivalent afin de stopper la propagation à grande échelle et à haute célérité de la désinformation.

Donc après, c'est leur point de vue, mon avis est contraire, mais leur décision leur appartient. Très bien. Je remercie.

Si on va parler un petit peu maintenant de du règlement européen sur la liberté des des médias, dispositif assez récent, vous êtes en train de le mettre en œuvre. Est-ce que par rapport à sa mise en œuvre, vous trouvez ça aisé ou non ? Est-ce que vous êtes heurté à des difficultés éventuelles dans la mise en œuvre ?

Euh je suis désolé de de voir vous répondre que je maîtrise pas du tout ce ce sujet. Je suis pas la bonne personne à interroger là-dessus parce que vraiment je suis pas amené dans mon quotidien à à aborder ce sujet. D'accord.

Euh est-ce que vous savez quels sont les critères qui permettent ou permettront à des médias de s'identifier comme tel auprès de vous ? C'est un des dispositifs de l'Empf. Je suis sûr et certain que il y a des équipes euh au sein de mon entreprise qui sont au courant et qui traitent ces sujets, mais ce ne sont pas les miens.

Et nul doute que il y a un moment où je pourrais tir exposé, mais ça n'a pas été encore le cas. C'est-à-dire que euh ce que vous n dites, c'est que les c'est les équipes qui ne sont pas en France qui sont en train de de faire ce travail de mise en place de l'MFA. C'est ça.

Oui. Qu'on comprenne. Oui, absolument.

Mais quand vous nous dites que vous gérez les grands comptes, est-ce que dans les grands comptes vous avez des médias ? Euh oui, mais sur la partie euh Oui, tout à fait. J'imagine que vous êtes quand même en train de discuter avec vous avec eux, pardon, sur justement cette question de l'Emp et de la mise en œuvre.

Euh en fait la la les équipes, il y a peu de médias dans nos clients, les quelques médias qui sont dans nos clients, on travaille avec les équipes qui sont sur la marque et l'image euh et qui vont faire la promotion de leur série ou ce genre de choses mais pas avec la partie éditoriale. Donc je suis pas en contact avec eux et en toute honnêteté, je sais pas. C'est pour qu'on comprenne bien du coup quel est votre rôle et qu'on pose des questions adaptées.

C'estàd quand vous discutez avec des des médias actuellement en France, je parle pas des autres grands clients mais puisque vous me dites que vous avez quelques médias, c'est uniquement sur des questions publicitaires. Ouais, absolument. Et dans dans la discussion sur les les questions publicitaires, j'imagine qu'il y a quand même une des questions qui sont posées sur la visibilité des des médias en question.

Ben très honnêtement, j'ai jamais enfin ils m'ont jamais ils n'ont jamais abordé ce sujet-là avec moi. C'est uniquement sur la répartition des recettes publicitaires. Oui, entre autres.

Entre autres. Oui, entre autres parce que on a un programme sur effectivement on travaille ensemble et sur une répartition des recettes publicitaires, mais parfois eux aussi sont simplement annonceurs quoi. Ils vont une fois de plus faire de la publicité chez nous pour faire la promotion de leur nouvelle série ou de leur nouvelle offre d'abonnés ou ce genre de choses.

D'accord. Et sur les autres sujets, du coup, avec qui traite-il ? C'est avec la l'entité X dans quel pays ?

Il [raclement de gorge] est je prends beaucoup de réserves parce que je vais supposer qu'il doit s'agir peut-être de des personnes aux affaires publiques basé à Bruxelles par exemple, ça paraîtrait assez légitime qui elle-même va coordonner avec des équipes américaines sur les mises en place. L'information manifestement circule pas énormément entre les différentes entités de de X puisque vous n'avez pas l'air exactement au courant pour des mêmes interlocuteurs de de ce que peut dire de de ce que peut dire une autre entité de X aux personnes que vous voyez ici en France. Mais bon euh est-ce que vous savez dans quelle catégorie juridique vous êtes placé par la Commission européenne du point de vue justement de la mise en œuvre de l'MFA ? parce que non.

Alors, j'imagine que c'est avec vous. Est-ce que vous coopérez avec Viginum ? Absolument.

Oui. Euh avec est-ce que vous coopérez avec d'autres services de l'État ? Absolument.

Oui. Quel type de coopération ? Sans rentrer dans des détails précis, mais quel est sur quel type de coopération vous vous êtes avec eux ?

On travaille historiquement et encore aujourd'hui, on va dire que on travaille avec beaucoup d'autorités différentes qu'ils sont lié à l'État, mais on va dire que le plus gros de nos sujets sont liés avec les groupes par exemple GIC ou enfin l'ensemble des groupes de renseignement, de sécurité, euh Viginum, euh c'est ça constitue une des grosses parties de des collaborations, des coopérations qu'on effectue. Ouais. Oui.

J'imagine que c'est dans le cadre des missions classiques de Viginum par exemple sur des identifications de phénomène de de désinformation massive venant de l'étranger dans la partie avec Viginum. Oui, absolument. C'est le et c'est avec vous personnellement ?

Non. C'était avec quelle entité de d'X ? Alors avec notre équipe que qui s'appelle enfin je vais traduire par sécurité euh voilà qui est basé aux États-Unis directement.

Ouais, directement. Ouais. Il travaillent de façon régulière entre eux.

D'accord. Et dans cette cas-là, vous êtes quand même dans la boucle rarement. Est-ce que vous mettez une la société X met en place une surveillance particulière de de la désinformation en période électorale puisque nous allons rentrer, vous le savez évidemment, en 2027 dans une phase intense électoralement.

Est-ce que vous allez l'appréhender d'une manière particulière ou non ? toujours ça fait on a à cœur à chaque fois d'assurer justement la sérénité de la conversation et on sait que particulièrement pendant des moments sensibles comme des phases d'élection il faut avoir une vigilance accrue. C'est pour ça que on accroit également nos nos dispositifs notamment dans la coopération avec les différentes autorités en local afin de pouvoir s'assurer voilà de d'un maximum de de sécurité dans dans la conversation.

D'accord. J'ai j'ai oublié de vous demander et je crois pas demandé combien de personnes sont salariés de X France. On a 17 personnes au bureau. 17 seulement c'est ça en France. 17 qui sont euh dédiés euh quasi exclusivement euh de près ou de loin à la partie revenue.

D'accord. Euh selon une étude de 2025 de Science Feedback, TikTok présente la prévalence la plus élevée de mes informations des informations. Environ 20 % des publications pondérées par l'exposition suivent Facebook et et X. sur X.

Un un compte publiant de manière répétée des informations fausses ou trompeuses reçoit désormais environ 10 fois plus d'engagement par publication qu'une source crédible ayant un nombre d'abonnés comparable selon cette étude évidemment. Par ailleurs, selon une étude Trustlab commandée par la Commission européenne, X est la plateforme sur laquelle la prévalence de la désinformation est la plus forte. Comment expliquez-vous ces résultats et et du coup une relative inefficacité de votre lutte contre la désinformation ?

Euh si je vais me permettre, monsieur le président, je vais m'inscrire en en info là-dessus, mais merci de me donner l'occasion justement parce que je crois que c'est vraiment le le cœur du du sujet qui nous rassemble aujourd'hui et euh ça va me donner l'occasion de de vous de vous expliquer ce qu'on met en place euh et notamment euh des chiffres qu'on qu'on obtient. J'ai l'impression, je connais pas directement ces études, mais j'ai l'impression qu'elle ne regarde qu'une partie finalement de l'histoire. C'est comme si on ouvrait un roman et qu'on on allait pas jusqu'au bout.

Donc dans la nature de X, on est une plateforme qui est publique, qui est aussi en temps réel. Donc l'information circule très vite. La capacité à pouvoir justement instruire sur de la désinformation est également très rapide.

Contrairement à d'autres plateformes que je citerai pas, l'idée est pas de de se comparer. Euh mais on va dire qu'on a cette chance là quand même, c'est que dans la structure de notre plateforme, on est public. Si vous publiez un poste ou un tweet comme on disait, tout le monde peut y avoir accès et le voir.

Donc ce que nous on a déjà remarquer déjà depuis depuis fort longtemps, c'est que si quelqu'un est amené à dire quelque chose qui peut être erroné en bonne ou mauvaise foi, dans les commentaires, quelqu'un va y apporter du contexte ou va venir apporter des arguments afin de démontrer que ce qui a été avancé était faux. Ça c'est quelque chose qui existe qui existait déjà avant et de façon assez forte. Euh et en fait c'est ce qui a aussi régi la le développement de community note qui au lieu que ce soit uniquement dans les commentaires, ça permet d'apposer une note de contexte autour d'un tweet qui pourrait être erroné ou trompeur.

Là encore sans juger de l'intention de la personne. On peut aussi se tromper parfois mauvaise fois. Et ce ce faisant, ça permet de donner du contexte et de comprendre ce qui se passe.

Donc aujourd'hui, grâce à Community Note, quand quelqu'un va une fois de plus, quelle que soit sa motivation, publier quelque chose qui est légal, hein, si c'est illégal, c'est modéré et supprimé, c'est différent. Mais si c'est légal euh dans on a mesuré pas nous d'ailleurs tout un tas d'universités, il y a il y a eu beaucoup de d'études qui ont été faites sur le sujet à la fois aux États-Unis mais également en France par HC notamment et donc qui démontre que si une publication prend une community note, dans 80 % des cas, la personne va supprimer son sa publication. Forcément, ça réduit énormément sur celle qui reste en fonction des études qui sont menées.

Ça nous situe entre 40 et 60 % de diminution de le des retweets, de la republication. Donc c'est un frein qui est quand même assez important sur la propagation de de la désinformation. J'ajoute que depuis que le système a été mis en place, on a amélioré sa rapidité.

Aujourd'hui, dans le meilleur des cas, on est capable en moins de 20 minutes d'apporter une note de contexte de de communauté à une publication. C'est très rapide. Par ailleurs, si un média euh prend une un média au sens, pardon, je précise mon propos, un média au sens un contenu, c'estàd une photo, une vidéo, euh reçoit une community note, ce même contenu, s'il a été publié peu importe le nombre de fois ailleurs, prend en l'espace de 90 secondes.

La note va être publiée également sur l'ensemble du même contenu qui a reçu une note. Et enfin, pour parfaire le dispositif, si un moment j'ai interagi avec un contenu qui n'avait pas encore la note, mais en revanche, il va prendre une note peut-être au bout de 20 minutes, peut-être au bout de 5h, j'ai oublié. Je vais recevoir une notification en disant le contenu avec lequel vous avez interagi a reçu une note de contexte.

Et j'insiste sur le fait que nous ne sommes au même site que nous sommes pas éditeurs, nous ne sommes pas juges de la vérité. C'est pas nous qui décidons. Quand une note vient s'imposer, je vais avoir le contexte et ça va me permettre moi de me dire "Ah, attention, c'est pas ce que j'ai cru." Et d'autant plus, ça permettra de développer de la vigilance sur la prochaine fois où je vais échanger avec un contenu.

Comprenne bien parce que vous vous votre système est beaucoup basé sur ces notes de contexte communauté neu qui déclenche enfin plus exactement qu'est-ce qu'il y a derrière les notes de contexte ? Est-ce que c'est un traitement paria ? Est-ce que c'est un traitement humain ?

Est-ce que systématiquement quand un utilisateur fait appel à cette fonctionnalité community note, est-ce qu'il va y avoir une community note ? Quels sont les contrôles que vous effectuez pour déclencher ces communautés notes ? Absolument, merci pour la question.

C'est important effectivement de comprendre comment elle fonctionne et c'est aussi dans l'explication de leur structure qu'on comprend comment on aboutit à des résultats aussi probs pour rentrer pour comment dire rejoindre cette communauté des noteurs qui aujourd'hui représente à peu près 1 million de personnes dans le monde euh et la France fait partie des 10 plus gros pays en terme de contributeurs sur community not. Donc pour rentrer dans ce programme là, déjà il y a tout un tas de critères d'éligibilité. C'est-à-dire qu'il faut avoir un compte qui existe depuis suffisamment longtemps.

Euh je sais plus combien c'est de mois ou d'années, mais enfin il faut avoir un compte existant. En gros, je peux pas créer un compte là dans la minute et tout de suite essayer de de prétendre à rentrer au programme. Il faut pas avoir eu des soucis avec notre modération, donc pas avoir subi des signalements, bref, pasêtre bien comporté avec son compte et tout un tas d'autres critères que je n'ai plus en tête.

Mais bon, il y a tous ces gardes fous qui permettent de rentrer dans ce programme là. Quand on rentre dans le programme, dans un premier temps, on est limité. On ne peut que noter les notes, c'est-à-dire voir une note et juger si elle est utile ou non.

Et au bout d'un certain temps où nous le système va évaluer que vous avez contribué de façon positive justement au système, alors vous devez vous devenez un possible contributeur. C'est-à-dire que vous avez la possibilité, vous êtes pas obligé mais vous avez la possibilité de proposer des notes de contexte. Ensuite, quand vous proposez une note de contexte, celle-ci n'est pas publiée automatiquement.

Ce qui va déclencher le la publication de la note et l'affichage de la note sur la publication, c'est en fait un système et c'est là où la machine rentre rentre en jeu, elle va réussir à faire converger un consensus auprès de gens qui ont d'habitude des opinions divergentes. Quand vous rentrez dans le système community note, vous êtes anonymisé. OK ?

Donc moi par exemple, je suis depuis le départ dans Community Not m'a été attribué à titre personnel, j'imagine pas à titre personnel. Ouais, à titre personnel, j'ai suivi toute la jeunesse du C'est vraiment un produit que je trouve extraordinaire à titre personnel. Euh le donc j'ai un un pseudonyme qui m'est attribué de façon aléatoire.

OK ? Donc je suis anonyme, les gens savent pas qui je suis et je peux pas me concerter avec avec d'autres. Moi, je vais déclarer qu'une note, je la trouve utile.

D'autres vont trouver qu'elle ne l'est pas et cetera. Quand quelqu'un va dire "Je trouve qu'elle est utile" et il trouve que cette personne d'habitude elle trouve quand moi je trouve que quelque chose est utile, elle elle trouve toujours que c'est inutile. On n'est jamais d'accord mais on le sait pas, on se connaît pas.

Moi, je suis à Paris, lui est à Toulouse. Je je comprends assez bien. C'est de l'auto.

Les les les utilisateurs de X peuvent comme ça rentrer dans le système de notes. Ça veut dire que X lui-même, soit directement, soit indirectement avec des partenariats par exemple avec des médias traditionnels n'intervient pas dans les notes. Non, vous n'avez aucun partenariat.

Par exemple, je citais la FP mais je pourrais citer d'autres organismes de presse reconnus comme tel. n'a un partenariat avec X pour intervenir dans les notes et donner des éléments précis d'information. Pas de partenariat, en revanche, rien ne les empêche eux à titre individuel avec un compte personnel de rentrer dans le programme Community Note afin de d'y apporter aussi leur pierre à l'édifice.

Ils peuvent le faire mais il y a pas de c'est pas on n'est pas dans un principe effectivement comme d'autres avaient abordé en tout cas au départ un principe de fact checking individuel. On on a pu mesurer nous dans le cadre notamment de certaines situations où Community Note est intervenu au bout d'une heure, le premier fact checking est arrivé au bout de 5h et ça a été publié dans les médias au bout de 3 jours. La latence, elle est là.

C'est-à-dire que aujourd'hui, on fait face quand même à des volumes et à des vitesses qui sont très fortes. Le fact checking, c'est très bien mais de façon individuelle et isolée, c'est pas suffisant. Le modèle de community note, il est hybride, il est à la fois communauté, homme, c'est ce qui a le dernier mot, mais également technologie de pointe.

Et c'est cette cette combinaison hybride qui fait que elle est très efficace. Mais comment est-ce que vous pouvez vérifier que ces notes ne sont pas instrumentalisées par des trolls ou par des groupes malveillants ou des entités étatiques ou non étatiques ? Vous avez vous faites comment pour vérifier ça ? il va y avoir une première barrière à l'entrée, c'est-à-dire que ces comptes là probablement ne seront pas éligibles.

Donc il y aura déjà toute une partie de ces comptesl qui seront on travaille en permanence dessus et ils sont supprimés. Et comment vous pouvez qu'ils ne sont pas éligibles ? Même si j'ai bien entendu vos critères, mais à partir du moment où sont des utilisateurs malveillants, ils savent pertinemment rester là depuis des années et pouvoir avoir la crédibilité qui permet ensuite d'être Il y a deux éléments de réponse à vous apporter.

Il y a une un premier une première chose, c'est que sans aller et je reviendrai sur la partie manipulation euh concerté souvent par des pays ou autres. Je vais y revenir. En revanche, ce qu'on va communément appeler par exemple des trolls ou autres, ils ne vont passer les premiers fils d'éligibilité.

Ils auront eu des signalements, ce genre de choses, ils vont pas pouvoir rejoindre le programme. Maintenant, mettons que effectivement à l'intérieur du programme, il y a des gens qui soient pas si euh affreux que cela et qui rejoignent le programme. Ils ne peuvent pas se concerter.

Et une fois de plus, c'est euh le fait d'avoir un consensus parmi des gens qui ont des avis divergents. S'ils sont tous là et qu'ils ont d'habitude toujours le même avis, s'ils disent ça c'est vrai ou ça c'est pas vrai, en fait le système ne va pas publier la note. Et quand on post test justement avec l'efficacité que j'ai cité sur la la diminution, on voit que que ça fonctionne sur les entités.

C'est community note est un outil qui est évidemment au cœur de notre lutte contre la désinformation, mais il est pas le seul. On a aussi pour d'autres types de lutte contre la désinformation qui est celle que vous citez euh des à la fois des systèmes et des équipes dédiées qui sont celles notamment qui travaillent àinum qui eux utilisent d'autres méthodologies afin d'identifier justement ce type de de comportement afin de pouvoir les les supprimer. Ça ça renvoie à la question sur les modérateurs parce que ceux qui suppriment ce sont les modérateurs.

C'est ça. J'ai jamais été exposé à cette partie du travail donc mais oui enfin c'est le c'est le les équipes de modération qui vont être amené effectivement à suspendre supprimer les comptes. Ouais.

Combien y a-t-il de modérateurs de langue francophone ? Euh je n'ai pas le dernier euh même si c'est l'avant-dernier, ça ne suffira. Je sais plus.

On l'a on l'avait mis dans le dans les réponses ou pas ? Je ne sais plus. La question notamment de savoir où ils sont localisés.

Je ne sais pas. Ils sont dans une équipe qui est en dehors de la mienne. Je les connais pas.

Non non mais je veux dire ils sont en France, ils sont pas nécessairement mais en revanche ils sont francophones. Mais vous savez pas nous dire où ? Non, si j'étais en France, vous le seriez quand même.

Ben très honnêtement, peut-être pas nécessairement pour éviter justement toute tout problème de C'est vraiment des choses là pour le pour des raisons de sécurité, de respect de certaines lois RGPD et autres. Voilà, il y a c'est vraiment très compartimenté en fait de façon à ce que il ne puisse pas y avoir d'influence ou d'altération sur certaines situations. Donc c'est eux qui sont amenés à évaluer, décider et actionner sans que moi ou mes équipes, on puisse intervenir justement sur les sujets pour que il y ait pas d'ingérence.

Vous nous avez pas donné le chiffre dans les réponses écrites sur le nombre de modérateurs. D'accord. Est-ce qu'il y a moyen de revenir vers vous avec ce chiffre ou pas ?

Parce que je l'ai pas en tête. Je sais pas du tout. Bien sûr, vous nous l'envoyez. par écrit sur la sur la modération.

Euh est-ce qu'elle s'applique aussi sur les commentaires ? Lorsqu'un tweet est émis, il y a souvent des commentaires. Est-ce que la modération s'applique aussi sur les commentaires ?

Bien sûr, bien sûr. Ouais. Et les communautés notes, les notes de la communauté, c'est aussi sur les commentaires ?

Euh il me semble que oui. Il me semble que oui puisqu'on peut euh déclencher une community note euh sur une publication et un commentaire. Une publication qui est en Oui. en réponse mais ça reste une publication.

D'accord. Agnès, est-ce que tu as d'autres questions ? D'autres questions ?

Non. Ben écoutez, merci pour vos réponses et puis donc le le chiffre sur les modérateurs si vous pouvez modérateur de langue francophone intervenant, on va dire sur la communauté européenne, pas forcément dans d'autres continents. Merci monsieur B.

Merci à vous. Ok.

Audition de Laurent Buanec, directeur France du réseau social X — Agnès Evren · Pourquijevote