L'enjeu écologique avec Jérôme Yanez
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Bonjour Jérôme Yanez. Nous faisons un entretien aujourd'hui pour que les adhérents, les sympathisants de l'UPR vous connaissent mieux. Vous êtes depuis maintenant plusieurs mois le responsable national des questions d'environnement et d'écologie. Alors vous allez vous présenter. D'abord, vous êtes qui ? Quel âge avez-vous ? Que faites-vous dans la vie ?
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Avec des élèves de quel âge ?
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Donc vous êtes déjà un vieil adhérent, si j'ose dire. Depuis plus de 5 ans. Merci de votre fidélité. Qu'est-ce qui vous a donné envie de vous intéresser aux questions d'écologie et d'environnement, qui ne sont pas le cœur de votre métier professionnel ?
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Donc c'est en fait un peu un hobby, à l'origine, un passe-temps. Vous n'avez pas fait d'études particulières...
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D'accord. Donc ça fait combien de temps, maintenant, que vous vous y intéressez, à ces questions ?
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J'ai vu, j'ai eu l'occasion de voir que vous étiez quand même assez calé sur un certain nombre de sujets. On va y revenir. Mais alors pourquoi vous avez adhéré à l'UPR ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:01Jérôme YanezFait
« Je suis arrivé à l'écologie par mes études. J'ai fait des études scientifiques et une école d'ingénieur spécialisée dans la conception automobile. »
- 6:00Jérôme YanezChiffre
« Ça va faire une bonne dizaine d'années, une quinzaine d'années. »
- 8:00Jérôme YanezFait
« J'ai appelé l'UE une des organisations les plus marchandes, les plus mercantiles et les plus productivistes de l'histoire de l'humanité, en fait. »
- 13:00Jérôme YanezFait
« C'est ne pas renouveler un matériel informatique qui est encore fonctionnel, même s'il est ancien et qu'il pose quelques petits soucis. C'est ne pas avoir de voiture et d'utiliser le plus fréquemment possible la bicyclette. »
- 21:00Jérôme YanezFait
« L'éolien industriel, il y a certains pays qui l'ont beaucoup développé, comme le Danemark ou dans une moindre mesure l'Allemagne. Et en fait, ils en sont revenus. »
- 22:00Jérôme YanezFait
« On a tendance en fait à les surajouter, ce qui coûte très cher et ce qui finalement n'a pas un bilan très bon. »
- 23:00Jérôme YanezFait
« Par exemple l'isolation des bâtiments ou des changements au niveau de l'agriculture. »
- 29:00Jérôme YanezChiffre
« En France, il y a une dizaine de pour cent des Français qui sont climatosceptiques, c'est-à-dire qui ne croient pas du tout en la théorie du réchauffement climatique et au rôle humain. »
- 29:30Jérôme YanezChiffre
« Il y a eu des sondages, oui, qui ont été faits successivement. Et puis les gens qui trouvent ça louche, qui trouvent ça suspect sans être climatosceptiques, il y en a presque un tiers, en fait. »
- 35:00Jérôme YanezFait
« Les gens ont quand même conscience que l'UE, il a quelque chose qui va pas. »
- 40:00Jérôme YanezFait
« Le but de l'UE, c'est le marché, c'est étendre le marché. L'UE a été construite pour créer un marché intérieur. »
- 45:00Jérôme YanezFait
« La SNCF est démantelée par l'article 106 du TFUE. »
- 46:00Jérôme YanezPromesse
« On veut rétablir les services publics, renationaliser ou empêcher de privatiser la SNCF, EDF, etc. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
— Eh bien bonjour Jérôme Yanez. Nous faisons un entretien aujourd'hui pour que les adhérents, les sympathisants de l'UPR vous connaissent mieux. Vous êtes depuis maintenant plusieurs mois le responsable national des questions d'environnement et d'écologie.
Alors vous allez vous présenter. D'abord, vous êtes qui ? Quel âge avez-vous ?
Que faites-vous dans la vie ? — Bonjour. Bonjour à tous.
Je suis qui ? Alors je suis Jérôme Yanez. J'ai 34 ans.
Je suis professeur en collège, professeur de technologie dans un collège de banlieue parisienne. — Avec des élèves de quel âge ? — Avec des élèves de 10 à 15 ans, de la 6e à la 3e. — Ah oui, d'accord. — Et voilà.
Donc ça, c'est pour mon métier. Je suis marié. J'ai 2 enfants en bas âge, 2 garçons de 3 ans et 10 mois.
Et voilà. Et donc je suis à l'UPR depuis 2014. — Oui.
Donc vous êtes déjà un vieil adhérent, si j'ose dire. Depuis plus de 5 ans. Merci de votre fidélité.
Qu'est-ce qui vous a donné envie de vous intéresser aux questions d'écologie et d'environnement, qui ne sont pas le cœur de votre métier professionnel ? — Je suis arrivé à l'écologie par mes études. J'ai fait des études scientifiques et une école d'ingénieur spécialisée dans la conception automobile.
Et au cours de mes études, j'ai eu à étudier la « voiture propre », alors que je mets entre guillemets. On avait beaucoup de projets autour d'une voiture qui consomme moins, qui serait écologique. Et à mesure que je travaillais sur des projets de ce type-là, je me rendais compte que finalement, la voiture n'était pas en tant que telle un objet écologique.
Et à force de concevoir une voiture écologique, on finissait par retomber sur le vélo. Et de fil en aiguille, j'ai lu sur l'écologie. Je me suis intéressé à la question pétrolière, avec une perspective un peu d'ingénieur, puis l'écologie au sens plus large. — Donc c'est en fait un peu un hobby, à l'origine, un passe-temps.
Vous n'avez pas fait d'études particulières... — Je n'ai pas fait d'études en matière d'écologie.
Et j'ai aucune formation...
On appelle ça des écologues, les gens qui s'intéressent aux milieux vivants. J'ai pas de formation de ce type-là, non. — D'accord.
Donc ça fait combien de temps, maintenant, que vous vous y intéressez, à ces questions ? — Ça va faire une bonne dizaine d'années, une quinzaine d'années. — J'ai vu, j'ai eu l'occasion de voir que vous étiez quand même assez calé sur un certain nombre de sujets.
On va y revenir. Mais alors pourquoi vous avez adhéré à l'UPR ? — Par écologie. — Oui, mais pourquoi ?
Parce que ça témoigne d'une capacité d'analyse qui n'est pas si fréquente, finalement, parce que traditionnellement, les gens qui s'intéressent à l'écologie...
Parfois, ils ne s'investissent pas du tout en politique, d'abord : la majorité. Et ils s'y investissent, ils ont plutôt tendance à aller regarder du côté de EELV. — Oui.
En fait, je suis arrivé à l'UPR plutôt par – disons – des intellectuels de gauche, après des lectures comme Frédéric Lordon, Emmanuel Todd, François Ruffin, même, qui avait publié un livre sur le protectionnisme. Donc j'étais déjà prêt à l'idée de sortir de l'euro, à une critique très forte de l'UE. Et sur le plan de l'écologie, c'est surtout un auteur qui s'appelle Aurélien Bernier, qui a publié des livres sur l'écologie et l'UE, qui m'ont convaincu qu'il fallait sortir de l'UE, qu'il fallait nous en libérer.
Et donc j'ai fait votre rencontre un peu plus tard par des vidéos sur Internet, de façon assez classique. Et très rapidement, j'ai adhéré et j'ai milité pour l'UPR. — Vous êtes plutôt de gauche d'origine, à ce que je comprends. — Oui, je suis vraiment...
Moi, je me définis comme un écologiste de gauche. — D'accord, d'accord. — Tendance simplicité volontaire, décroissance. — Plutôt décroissance. — Un peu. — Est-ce que vous êtes d'accord avec le fait qu'il y a derrière le mot « écologie » des gens qui ont quand même des opinions diverses, y compris sur l'écologie, d'ailleurs, et sur les solutions à apporter ?
Vous en êtes parfaitement conscient ? — Très diverses, oui, oui. — Vous l'avez noté ?
Même au sein de l'UPR ? — Au sein de l'UPR, oui, bien sûr. Beaucoup de sensibilités sont représentées.
Et même au-delà de l'UPR, il y avait vraiment des philosophies d'écologie qui sont très différentes et opposées entre elles. — Après, on peut parler – je sais pas, moi – des véganes. On peut parler des décroissants.
On peut parler des adeptes de l'autonomie et plutôt du retrait, de l'autosuffisance et d'avoir un jardin, un potager en autonomie. Voilà. Il y a des manières d'aborder l'écologie très très variées. — Donc vous suivez tout ça avec le même intérêt ?
Vous-même, vous, vous êtes plutôt filière décroissance ? Un peu ça ? Vivre avec plus de parcimonie ? — Oui.
Oui, vraiment. J'ai essayé d'entamer une démarche de simplicité volontaire, avec plus ou moins de bonheur. C'est difficile, quand on n'est pas le seul à décider dans son foyer, quand on vit dans un milieu. — C'est quoi, par exemple, que vous avez fait comme simplicité volontaire ? — Oh, c'est des choses assez simples.
C'est ne pas renouveler un matériel informatique qui est encore fonctionnel, même s'il est ancien et qu'il pose quelques petits soucis. C'est ne pas avoir de voiture et d'utiliser le plus fréquemment possible la bicyclette, ce genre de choses. — Et c'est facile à tenir ou pas ? — Oui.
On trouve les habitudes. C'est très difficile de faire tout. Mais chacun d'entre nous a quelques facilités sur certains domaines. — Alors moi, je voulais dire...
J'en profite pour dire à toutes celles et tous ceux qui nous suivent que donc Jérôme anime une petite structure qui se développe, qu'il a d'ailleurs transmis des documents qu'on va bientôt publier sur notamment les pics pétroliers, un autre sur la question sur laquelle on va revenir des bouleversements climatiques, donc qui fait débat, y compris au sein de l'UPR. Donc ce que j'ai remarqué avec Jérôme...
Qui n'est pas seul. Vous avez combien de personnes, maintenant, qui travaillent dans la petite structure ? — On a une petite dizaine de personnes, qui ont un investissement plus ou moins régulier. — Voilà, une petite dizaine de personnes, d'adhérents UPR qui se sont investis dans les questions de réflexion écologiques, et donc qui vont déboucher dans les semaines qui viennent par la publication d'un certain nombre de documents, un peu comme le font notamment en matière d'éducation Anne Limoge et la structure sur les questions d'éducation, comme le fait aussi Sophie Husson sur les questions juridiques, etc., etc.
Moi, ce que je voulais dire, c'est que je l'ai félicité. Donc je le dis publiquement. J'ai trouvé que les documents qui étaient publiés, les articles...
Vous avez fait un article qui a été repris dans Les Alternatifs. Vous avez fait un article récemment aussi que nous avons publié sur le site au moment de l'affaire de la signature du Mercosur. Je trouve que les articles que Jérôme me fait sont très très bien écrits, d'abord.
C'est normal, il est professeur. Mais enfin il pourrait écrire plus ou moins bien. C'est très bien écrit.
C'est très très clair. C'est très concis et extrêmement structuré. Et ça, c'est quelque chose que j'apprécie particulièrement.
Puis en plus, c'est vraiment très UPR. En gros, est-ce que – vous l'avez dit vous-même – on peut résumer finalement toute la pensée sur le fait que – voilà – construction européenne et écologie, c'est antinomique ? Et construction européenne...
J'ai vu que vous avez écrit dans je ne sais plus quel document « cette structure commerciale ». — J'ai appelé l'UE une des organisations les plus marchandes, les plus mercantiles et les plus productivistes de l'histoire de l'humanité, en fait. — Ce qui est vrai.
C'est vrai. Ce que j'avais montré il y a plusieurs années en lisant les articles des traités. Dans (NDLR : l'article 39 du TFUE), qui fixe la PAC, l'objectif de la PAC, en premier point, c'est d'augmenter la productivité de l'agriculture.
Donc c'est incroyable. — C'est délirant. — On est d'accord. — Est-ce que les gens autour de vous que vous connaissez, qui...
Vous avez certainement des amis qui sont de nature écolo, etc. Est-ce qu'ils sont tous sensibles à ce discours qui est le nôtre, que vous défendez avec brio au sein de l'UPR, ou bien est-ce qu'ils y sont hostiles ? Quelles sont les réponses qu'ils font quand, par exemple, ils disent : « Non, il faut rester dans l'UE », etc. ? — Je pense qu'il y a des degrés de conséquence chez les écologistes.
Il y a des écologistes qui sont assez inconséquents et qui ont un vote assez léger et badin, qui vont par exemple voter pour Europe Écologie Les Verts sans trop savoir ce qu'il y a derrière, en fait, sans avoir lu aucun programme de façon superficielle, en fait. — Spontané, organisé par les médias, quoi. Voilà. « Ah bah si on est vert, on aime Jadot.
Donc je vote Jadot et je vote pour les Verts », voilà, sans aller plus loin. — Et ce que j'observe, c'est que le plus les écologistes sont politisés et le plus ils s'intéressent de près aux questions écologiques au niveau politique, le plus ils ont tendance à être critiques de l'UE. Alors rarement souhaiter le Frexit, mais être critique d'une façon très virulente, beaucoup, oui. — Et pourquoi ils franchissent pas le pas du Frexit ?
C'est quoi, le problème ? — Je dirais qu'il y a sans doute une dimension d'internationalisme, de cet internationalisme de gauche qui consiste à ne pas aimer la frontière et à vouloir une grande communauté humaine la plus large possible. Mais je vois souvent de l'irénisme, en fait, dans ce point de vue. — « De l'irénisme »...
Je sais pas si tout le monde connaît ce nom assez choisi. — Un manque de réalisme et une tendance à rêver. — Et les écologistes, en ce moment, sur l'affaire du nucléaire, ils sont tous contre ?
Ils sont tous pour les... — Non, c'est très clivé. — C'est clivé aussi. — Oui, oui.
C'est une question qui est très clivante, le nucléaire. Il y a autant d'avis que de personnes, sur les questions énergétiques. Chacun son point de vue. — Moi, dans ma campagne...
J'ai une maison de campagne dans la Nièvre. Dans un village qui n'est pas très loin, le maire, que j'avais d'ailleurs visité au moment de la recherche des parrainages, et qui d'ailleurs ne m'avait pas accordé son parrainage, en revanche, il a accordé son parrainage à la construction d'éoliennes, qui maintenant défigurent le paysage, qui – j'y ai été il y a quelques jours – ne tournent pas, d'ailleurs. C'est quoi, le bilan des éoliennes ?
Vous êtes convaincu par les éoliennes ? — C'est délicat. Quand on parle de l'éolien industriel, c'est pas la même chose que de parler du petit éolien.
Et l'éolien industriel, il y a certains pays qui l'ont beaucoup développé, comme le Danemark ou dans une moindre mesure l'Allemagne. Et en fait, ils en sont revenus. C'est-à-dire qu'on s'aperçoit que quand on investit dans ce type d'énergies renouvelables qui ne fonctionnent pas toujours, il y a un côté fatal.
C'est-à-dire qu'on ne peut pas décider quand est-ce qu'on veut produire. En fait, on ne peut pas retirer par ailleurs des capacités de production. Ça ne peut pas se substituer aux capacités existantes.
Donc on a tendance en fait à les surajouter, ce qui coûte très cher et ce qui finalement n'a pas un bilan très bon, d'autant plus qu'avec le même argent, on peut imaginer d'autres choses à faire beaucoup plus pertinentes. — Par exemple ? — Par exemple l'isolation des bâtiments ou des changements au niveau de l'agriculture. — Oui.
Moi, j'y connais beaucoup moins que vous, mais dans tout ce que j'ai lu, j'ai toujours lu que la première ressource d'énergie à trouver facilement, c'est la meilleure isolation des bâtiments. Je crois que c'est l'une des choses les plus efficaces en termes de rapport qualité/prix, non, pour faire des économies d'énergie ? Non ? — Oui.
Alors ça a la particularité d'être un investissement. C'est-à-dire qu'il faut d'abord faire des travaux. Mais sur la durée, ça peut être une solution très intéressante, oui. — Sur le climat...
Sur le climat, il y a des avis également très divergents, y compris à l'UPR, entre ceux qui sont convaincus, les climato... — Climato-convaincus. — ...convaincus, voilà, qui sont convaincus qu'il y a un réchauffement climatique terrible, etc., etc., et qu'il faut donc...
Enfin il y a deux questions, si je comprends bien le sujet. Premièrement, est-ce que, oui ou non, il y a un réchauffement climatique ? Il y a des gens qui le disent, que toutes les courbes sont...
D'autres, j'ai lu, qui disent le contraire, qui disent que le réchauffement s'est arrêté il y a 20 ans. Je ne sais pas. Et puis la deuxième chose, c'est : si réchauffement il y a, quelle en est la cause ?
Donc j'ai lu des gens qui disent ce qu'on lit dans la presse en général : c'est les activités humaines, c'est notamment l'émission des gaz à effet de serre, etc., etc., donc avec des conséquences politiques très concrètes sur la vie quotidienne des gens.
Et puis il y a d'autres personnes qui disent : « Il y a un réchauffement climatique. Mais ça n'a rien à voir avec l'activité humaine ». Alors c'est quoi les gaz de méthane émis par les vaches dans les prés, soit on est en train de traverser – je sais pas – un moment de l'univers où on a une espèce de petit réchauffement, comme il y a eu une petite ère glaciaire au début du XVIIIe siècle.
Les tenants de cette théorie font valoir que le Groenland s'appelle Groenland parce que ça veut dire « la terre verte », donc il n'y avait pas du tout de glace, alors qu'ensuite, il y a eu une petite ère glaciaire. Qu'est-ce que vous-même, vous en pensez, vous en tant que Jérôme Yanez ? Mais qu'est-ce que vous répondez à ceux avec qui vous n'êtes pas d'accord ? — Alors d'abord, la première chose à faire, c'est de dire que moi, je suis pas climatologue.
Donc j'ai pas d'autorité scientifique sur la question. — Donc ça, c'est déjà un point de prudence. Je le dis tout de suite à nos adhérents, parce que je sais que parmi les adhérents, il y a des tenants des deux thèses que je viens de présenter schématiquement.
Et je crois que nous...
Vous savez, notre objectif à nous, c'est de libérer la France de l'UE, de l'euro et de l'OTAN pour rendre aux Français leur démocratie. Là, on aborde des sujets qui sont des sujets très importants, mais qui sont quand même des sujets connexes et accessoires par rapport au sujet de recouvrer notre démocratie et nos choix, puisque les choix – on en a parlé – sont précontraints par l'UE. Néanmoins, on aborde un petit peu ce sujet.
Et ce qui est agréable avec Jérôme, c'est que je sais qu'il a lui-même des convictions, mais qu'il a cette éthique intellectuelle personnelle qui est de faire une espèce de suspension du jugement en disant : « Moi, je pense ça. Mais je reconnais qu'il y a d'autres personnes qui pensent autrement ». Bon, je crois que là, c'est un appel que je lance à tout le monde.
On doit tous faire preuve de cette prudence en reconnaissant que, finalement, on n'a pas toutes les cartes en main. Alors ce point étant dit... — Alors moi, pour ma part, je suis un climato-convaincu.
C'est-à-dire que j'ai lu quelques livres sur le climat qui me font dire que oui, les modèles informatiques qui décrivent le climat pour les décennies et les siècles à venir ont des bases scientifiques solides, et qu'il faut s'en inquiéter. Maintenant, je conçois tout à fait qu'on puisse penser le contraire et qu'on puisse avoir un parcours d'honnête homme, et puis en lisant ce qu'on trouve sur Internet ou même en faisant un gros effort intellectuel d'aller chercher des livres, qu'on puisse tomber sur des sources très différentes et avoir l'avis contraire. — Quand on regarde les scientifiques qui travaillent sur ces questions-là...
Je parle pas simplement du GIEC. Je parle de l'ensemble des scientifiques qui ont à traiter la question climatique. Alors déjà, c'est un sujet qui est assez pointu, qui aborde beaucoup de spécialités diverses et variées.
On parle de l'atmosphère. On parle des océans. Il y a beaucoup de choses qui sont pas très connues, en fait, sur le changement climatique, parce qu'il n'y a pas de débat approfondi sur la question.
Moi, je suis un partisan de la libre pensée. Je pense qu'on peut très bien être d'avis divergents sur le réchauffement climatique. Mais ce que je trouve tout à fait dommage, c'est que le débat a disparu.
Il y a une police de la pensée qui fait que les gens qui sont en désaccord avec moi et qui pensent qu'il n'y a pas de réchauffement climatique, ou qu'il n'est pas dû à l'homme, ne peuvent pas toujours exprimer librement cette opinion-là. Et c'est tout à fait dommage. — On l'avait vu avec ce présentateur de télé, qui avait... — Philippe Verdier, à l'époque. — Philippe Verdier, qui avait été en fait remercié, viré parce qu'il n'était pas dans le moule de la pensée obligatoire sur cette question. — Ça ressemblait à un licenciement pour pensée divergente, ce qui est assez inquiétant en soi. — Alors est-ce qu'on pourrait – nous – organiser un débat avec un climato-convaincu, un scientifique de haut niveau, et un climato-sceptique scientifique de haut niveau opposé ? — Eh ben écoutez, moi, je suis plutôt favorable à organiser ce type de débats.
Et j'aurais plaisir à y participer. — Vous connaissez des gens, de part et d'autre, là, qui pourraient... — Alors là, à l'UPR, toutes les sensibilités sont représentées. — C'est ça qui est bien. — Ce qu'on peut dire déjà, c'est qu'en France, il y a une dizaine de pour cent des Français qui sont climatosceptiques, c'est-à-dire qui ne croient pas du tout en la théorie du réchauffement climatique et au rôle humain. — Il y a un sondage qui a été fait. — Il y a eu des sondages, oui, qui ont été faits successivement.
Et puis les gens qui trouvent ça louche, qui trouvent ça suspect sans être climatosceptiques, il y en a presque un tiers, en fait. Il y en a un quart, un tiers. — Ah, quand même ! — Donc c'est tout à fait élevé.
Donc moi, j'ai pas d'hostilité à ce qu'on puisse...
Bah débattre, tout simplement. — Alors bah moi, je lance ici un appel. Si vous connaissez des scientifiques de haut niveau qui sont d'accord pour venir débattre, qu'ils soient des deux côtés : un ou deux climato-convaincus, mais des pointures, et puis un ou deux climato-sceptiques, eh bien ça serait bien d'organiser ça.
Revenons à l'UE, alors. Sur l'hyperconsommation, quand même. Quand vous dites autour de vous que la construction européenne favorise l'hyperconsommation, il n'y a pas quand même chez les gens, même chez les pro-européens, il n'y en a quand même pas qui se disent : « Quelque part, il a raison.
Ils sont tous sur le mythe : on va faire une autre Europe qui ci, qui ça. Et ils ne veulent pas admettre que le problème vient peut-être aussi de notre participation à la construction européenne » ? — Écoutez, c'est très difficile de parler de l'UE aux gens.
Tout simplement, ça les ennuie. — C'est vrai. — Et puis je crois que les gens ont quand même conscience que l'UE, il a quelque chose qui va pas.
Quand on voit le gigantisme agricole, quand on voit la présence des lobbys en UE, le fait qu'ils font en fait la loi et que ça va rarement dans le sens de l'écologie, il y a une critique qui est forte. Les gens s'en rendent compte. De là à militer politiquement contre l'UE, ça, c'est un combat qui n'attire pas les gens. — Pour l'instant. — Pour l'instant. — Nous, on a vu pendant les européennes quand même de plus en plus de gens, même qui n'ont pas voté pour nous, mais de plus en plus de gens sur les tables d'information qui prenaient de la documentation en hochant la tête, et en disant qu'ils allaient regarder, ce qui n'était pas du tout le cas au moment de la présidentielle en 2017.
Alors Jadot, il a été élu. Et puis c'est presque une gifle, d'ailleurs, pour toutes les personnes qui ont voté pour EELV. C'est qu'il avait dit qu'il s'opposerait à la signature de l'accord entre l'UE et le Mercosur.
Et puis ça a été fait. Et puis rien. Il montre en fait qu'il ne peut rien.
Vous êtes d'accord avec ça ? — Oui. Le but de l'UE, c'est le marché, c'est étendre le marché.
L'UE a été construite pour créer un marché intérieur. Et elle n'a de cesse depuis que d'étendre cette vision mercantile avec des accords dans le monde entier. — Mais les gens qui ont voté...
Vous connaissez certainement des gens qui ont voté Jadot. Vous pouvez leur mettre sous le nez, leur dire : « Vous avez voté Jadot. Il a dit qu'il s'opposerait à l'UE à un accord UE-Mercosur qui a des conséquences potentiellement cataclysmiques sur l'agriculture, en particulier sur l'élevage de bœufs et sur les volailles, et puis le sucre aussi... »...
J'ai fait un long article qui a été publié sur le site à ce sujet, que je conseille aux gens qui nous regardent d'aller voir. On leur conseille aussi d'aller lire l'article que vous avez fait le même jour, mais qui est sous un autre angle sur la position de l'UPR concernant ces questions. Donc ces deux articles sont très intéressants.
Je conseille plus particulièrement peut-être celui de Jérôme, qui cadre bien notre réflexion. Il n'en demeure pas moins que les gens qui ont voté Jadot et EELV ne peuvent que légitimement se dire que leur vote est une plaisanterie – ça n'a servi strictement à rien –, que la seule chose qui peut sauver aujourd'hui l'agriculture française, c'est bel et bien non pas des promesses comme ça : « On va changer d'Europe », qui n'aboutissent jamais à rien, mais c'est bel et bien de rompre avec cette mécanique infernale en en sortant. — Dans ce que vous venez de dire, vous présupposez que les gens qui ont voté EELV l'ont fait de manière très conséquente.
Or, il me semble que c'est un vote assez léger, en fait. Ce sont des gens qui ont voulu bien faire en votant écologie, un peu comme c'est dans l'ère du temps. Mais c'est un vote qui est pas un vote politique, qui est pas issu d'un raisonnement et d'un réel souci de comprendre la situation. — Je suis d'accord avec vous.
Les sondages qui sont sortis, les sondages politiques ont regardé de près, donné toujours à l'UPR un très fort taux, sinon le plus fort taux de conviction par rapport au vote. On a l'impression qu'il y a des partis pour lesquels les gens sont convaincus que vraiment, c'est ça qu'il faut faire. Ils partagent profondément les analyses et le programme.
Et puis il y en a d'autres dont l'électorat est beaucoup plus volage. Et c'est un peu comme ça, le nez de Cléopâtre, comme on dit, en fonction de ce qu'ils ont... — J'ai vu passer l'information selon laquelle une majorité des électeurs d'EELV se sont décidés la dernière semaine ou le jour même.
C'est un vote du dernier moment, en partie. — C'est quoi, maintenant, ce que vous allez faire, donc après, pour l'UPR ? Qu'est-ce que vous nous avez prévu ?
Donc vous allez tenter d'organiser ce débat sur le climat. — Oui. — On va essayer de faire ça.
Il y a quoi, cet été ? Donc on a des opérations sur le littoral. Vous nous en touchez un mot, peut-être. — Je vais peut-être faire une publication dans les jours ou les semaines qui viennent autour de ça. — D'accord. — Je trouve ça très intéressant, cette idée de faire une écologie de proximité, des choses qui se voient, parce qu'une des particularités...
On parlait beaucoup de climat. Une des particularités de la lutte pour le climat, c'est que si on se lance dans une lutte pour le climat, ça ne se verra pas avant des années et des années, les effets. Les effets sont impalpables et pas mesurables, en tout cas pas du tout concrets.
Là, ici, c'est une écologie qui est une écologie immédiate. On voit un cours d'eau avec des bouteilles d'eau sur le côté, des déchets plastiques, etc. On ramasse.
Et c'est une bonne action : tout ce qu'il y a de plus honnête et positif. — Donc je le souligne. On l'avait déjà annoncé par un journal de la semaine.
Nous allons lancer dans les prochains jours, pendant les mois de juillet-août, pendant les mois d'été des opérations, notamment dans certains départements du littoral, mais aussi des départements de l'intérieur, des opérations de bon citoyen qui vont consister à ce que des adhérents ou des sympathisants de l'UPR, avec un T-shirt UPR qu'on leur fournira, eh bien aillent sur une plage pour ramasser les ordures, les poubelles, les sacs en plastique, les bouteilles, etc. qui traînent, etc. D'abord pour nettoyer la plage, deuxièmement pour faire un acte citoyen pour montrer que c'est un peu l'affaire de tous.
Jérôme Gasior, notre responsable en Polynésie, avait fait ça. Ça s'appelait aussi « nettoyage des lagons », parce que malheureusement, en Polynésie, il y a aussi dans certaines îles des lagons qui sont pollués. Nous voudrions faire ça donc sur certaines plages.
Alors pas tous les jours, mais le faire quand même suffisamment pour intéresser la population. Et puis évidemment, au passage, distribuer aux gens qui seront intéressés, leur distribuer des tracts en leur demandant de ne pas les jeter : des tracts par exemple sur les analyses de l'UPR concernant les questions d'environnement et d'écologie. C'est-à-dire que l'environnement, on peut faire...
Voilà. On a beaucoup parlé d'un certain, fameux ministre de l'Écologie il n'y a pas très longtemps dont on apprenait qu'il avait des navires avec des gros moteurs qui polluaient énormément. Bon...
Donc nous, ce que l'on pense, c'est qu'il faut un peu mettre...
On essaye toujours d'être honnêtes, donc de mettre notre pensée en harmonie avec notre pratique. Voilà. Donc nous, on va pas être là à donner des leçons de morale à la planète entière et à dire : « L'écologie... », gnagni, gnagna, faire trembler les gens.
En revanche, ce que l'on voudrait, ce que l'on va faire, et je lance ici un appel à nos adhérents, à nos sympathisants, on va publier donc avec Jérôme la liste très prochaine des départements où il y aura des opérations. Qu'ils se fassent connaître. Donc ça sera le nettoyage de certaines plages sur l'Atlantique, la Méditerranée, la mer du Nord.
Également sur des cours d'eau, parce qu'il peut y avoir dans certains endroits des...
Et puis aussi pourquoi pas dans des zones touristiques. Il paraît que la montée au mont Blanc, c'est devenu...
Il y a énormément de déchets, aussi, qui sont laissés. Je sais pas si c'est vrai. Donc voilà, donner un petit côté concret, quotidien à ces questions. — On a dit au détour d'une phrase que la question du climat était secondaire relativement à la question de retrouver la souveraineté et de retrouver notre démocratie.
Et je crois que c'est vrai. Mais je crois que ça mérite d'être davantage expliqué. C'est-à-dire que supposons qu'aujourd'hui, on ait un gouvernement très écologiste qui soit élu en France.
Quelles seraient ses marges d'action ? Qu'est-ce qu'il pourrait faire ? Et ce dont on s'aperçoit, en regardant froidement les textes de lois, les traités européens, c'est qu'il serait pieds et poings liés et ne pourrait pas développer sa politique.
Il aurait du mal à se financer. Il aurait du mal à aller à l'encontre de la vision productiviste. Ce serait quelque chose de très difficile, sinon impossible.
Et on peut même établir un parallèle entre cette hypothèse d'un gouvernement écologiste très écologiste qui arriverait au pouvoir dans un des pays de l'UE avec ce qui s'est passé en Grèce, où c'était pas de l'écologie, mais c'était Alexis Tsipras, qui avait un programme de gauche, et qui s'est confronté tout simplement à la réalité froide et austère de l'UE, et qui a été défait assez rapidement. Ce serait sans doute similaire dans le cadre de l'élection en France d'un gouvernement écologiste. Et donc ce que je voudrais que les gens examinent, c'est les conditions nécessaires pour avoir un programme écologiste.
Et les conditions nécessaires sont le fait de retrouver notre souveraineté et de pouvoir décider par nous-mêmes sur l'ensemble des sujets qui sont concernés par l'écologie, qui sont très très nombreux, très très vastes, et qui sont aujourd'hui entièrement réglementés par des lois européennes très étroites. — Bon, ce que vous venez de dire est quand même vraiment effectivement très très important, très essentiel. Et là, je voudrais m'adresser à toutes les personnes qui nous regardent.
Certains sont des UPR convaincus, des adhérents ou des sympathisants convaincus. Mais il y a aussi...
Je le sais. On a des milliers, des dizaines de milliers de spectateurs : des gens qui nous regardent comme ça un petit peu de loin, en étant : « Moi, je suis pas d'accord ». Ce que vient de dire Jérôme est extrêmement important.
Je le répète. Il l'a très bien dit, mais je me permets de le répéter. Si demain, M.
Jadot était élu président de la République par exemple, il ne pourrait pas mettre en œuvre son programme, parce que la France appartient à l'UE, et que très rapidement, il se heurterait au mur de la réalité des contraintes européennes, des contraintes de l'euro, des contraintes des GOPÉ, des contraintes du marché unique, des contraintes des accords internationaux qui ont été signés en notre nom par l'UE. Et il serait obligé de plier, de mettre le genou à terre : exactement – comme le dit Jérôme très justement – ce qui est arrivé à Tsipras. On peut à la limite créditer peut-être – peut-être – Alexis Tsipras en Grèce, peut-être d'une certaine bonne volonté à l'origine.
Mais très rapidement, il s'est rendu compte qu'il ne pouvait pas – il ne pouvait pas ! – mettre en œuvre les promesses qu'il avait faites du fait des contraintes européennes. Il est là, le problème de fond.
Voilà, il est très bien résumé ainsi. De la même façon, d'ailleurs, que si Mme Le Pen était élue demain, elle ne pourrait pas mettre en œuvre les promesses qu'elle a faites – de je ne sais pas quoi d'ailleurs – sur les questions d'immigration. D'ailleurs, regardez Salvini !
Salvini, en Italie...
Alors il a fait preuve de fermeté sur la politique sur l'affaire de l'arrivée des migrants qui est illégale, selon les lois italiennes, mais en dépit des rodomontades, il n'a pas remis en cause l'euro, qui est en train de détruire l'Italie. Il n'a pas remis en cause la politique migratoire définie au niveau européen. Il y a eu des chamailleries, mais il ne l'a pas remise en cause.
Et donc on voit bien que le problème, il est fondamentalement là. Je pense que Jérôme l'a bien résumé. — J'aimerais qu'on aborde quand même un sujet. — Ah ! — C'est notre programme écologiste. — Oui. — On vient de parler des conditions nécessaires.
Et c'est très important que les conditions nécessaires soient toutes réunies pour que, une fois élus, on puisse mettre en œuvre notre programme. Mais j'aimerais insister sur le fait que nous avons un programme écologique. D'une part, il y a toute une série de sujets qui ne sont pas clivants qui, aujourd'hui, peuvent être bloqués par l'UE, sur lesquels on pourrait agir vite et fort.
Maintenant, il y a... — Quelques exemples. — Par exemple nationaliser la SNCF et relancer le train en ouvrant des lignes qui ont été fermées.
Alors ça prendrait du temps, parce qu'industriellement, voilà, ça prend du temps. Mais on pourrait initier ça très rapidement. Aujourd'hui, la SNCF est démantelée par l'article 106 du TFUE.
Donc aujourd'hui, il n'y a rien à attendre de ce côté-là. Il n'y aura jamais la possibilité de faire concurrence au système tout routier qu'on a aujourd'hui. — Merci de rappeler déjà ce point.
Encore une fois, Jérôme a raison. C'est notre programme depuis des années. Nous, on veut rétablir les services publics, renationaliser ou empêcher de privatiser la SNCF, EDF, etc.
Et il est vrai qu'actuellement, on est en train de démolir petit à petit la SNCF pour avoir des lignes hyper concurrentielles, des lignes que de TGV en gros. Et puis tout le trafic de trains à moyenne vitesse qui, en termes de bilan écologique, est le meilleur qui soit – je pense – est en train d'être démantelé. Et au même moment, on promeut les cars, les autocars Macron.
On promeut ce genre de situations. En même temps, d'ailleurs...
On en parlait il y a quelques jours. J'ai fait un article il y a quelques jours là-dessus. On a appris par le ministère de l'Éducation nationale que 400 écoles vont fermer en zone rurale à la rentrée, ce qui fait quand même 4 par département en moyenne, puisqu'il y a une centaine de départements.
Et lorsqu'on ferme des écoles en zone rurale, ça veut dire que les enfants, plutôt que d'être à quelques centaines de mètres de l'école, ils vont être obligés d'aller à une école qui sera à 10 km. Donc ça veut dire que : que ce soit un bus scolaire ou que ce soient les parents qui emmènent les enfants matin et soir, vont les chercher, eh bien ça veut dire que le bilan énergétique va...
Là aussi, on va vers plus de pollution environnementale. Donc on a une politique qui est en fait une politique sacrément hypocrite, puisque la démolition des services publics, de même que le tout marchand, va à l'encontre justement de cette parcimonie que vous appelez de vos vœux pour la préservation de l'environnement. — Oui.
Pour illustrer ce que vous venez de dire, je pense que la productivité fait disparaître la proximité dans le cadre des services publics. — C'est bien dit, c'est bien résumé. Autre chose ? — Non. — Merci Jérôme pour ce petit entretien.
Donc Jérôme anime maintenant une structure écologie et environnement. Si parmi vous, il y a des gens qui ont envie de participer à cette structure...
Mais quand je dis participer, c'est des bénévoles qui sont d'accord pour avoir un vrai travail et qui ont une activité professionnelle qui va dans le sens de ces questions. N'hésitez pas à vous faire connaître. On a besoin de tous les efforts.
J'ai dit également...
J'ai lancé ici plusieurs appels : un appel à tous les adhérents et sympathisants qui veulent nous donner un petit coup de main pour l'opération bon citoyen que nous allons faire en juillet et août pour aller de temps en temps...
À plusieurs, pas tout seul. Il y aura une petite escouade qui arrivera sur des plages pour aller ramasser et puis pour expliquer aux estivaliers, aux gens...
Leur parler un petit peu : pourquoi ils font ça et qu'est-ce qui se cache derrière. Je lance aussi un appel. Si vous avez des...
Parmi vous, des gens qui connaissez des vrais experts vraiment reconnus sur les questions de climatologie, est-ce qu'ils seraient d'accord pour venir débattre sur UPR TV ? Je dis bien « débattre », pas un monologue, parce qu'on a eu un ou deux grands experts du climat qui sont d'accord pour venir, mais à condition qu'ils ne puissent pas débattre avec les partisans de la thèse d'en face. Alors ça, ça nous paraît pas bien.
Il faut au contraire que le citoyen puisse se faire son jugement en fonction des arguments des uns et des autres. Sur des sujets pareils...
Alors ce sont des sujets extrêmement techniques et sur lesquels il n'est pas évident de se prononcer. Voilà. Et puis alors dans les semaines qui viennent, donc on va publier les premiers documents de cette structure sur l'environnement et l'écologie.
Et puis alors également, vous allez commencer aussi à faire une conférence, que l'on a enregistrée et que l'on va bientôt mettre en ligne : une conférence justement sur votre credo, votre conviction qui est la nôtre à tous. C'est qu'entre la participation à l'UE et la défense de l'environnement, il faut choisir. On peut pas avoir l'un et l'autre.
C'est impossible, puisque la construction européenne, par essence, par nature, par construction, justement, parce que c'est une structure hyperproductiviste qui ne vise qu'à l'augmentation de la rentabilité : toujours plus, toujours plus de rentabilité, qui ne tient aucun compte par exemple dans les traités sur l'agriculture de la nécessité de maintenir l'emploi en zone rurale, de maintenir les terroirs, de viser à la qualité des aliments, de viser à la protection des sols, au non-épuisement des sols, qui ne tient aucun compte de la nécessité de limiter l'usage par exemple des herbicides ou des engrais. Tout ça n'apparaît nulle part dans les traités européens. On a en revanche des traités qui ont été écrits par l'agrobusiness.
Et cet agrobusiness est en train de tuer l'agriculture traditionnelle française, notamment avec l'affaire du Mercosur. L'affaire est grave. L'affaire, elle est sérieuse.
Je m'adresse ici à toutes celles et à tous ceux qui ont à cœur de défendre pas seulement la France et notre démocratie, mais un certain art de vivre hérité des siècles. Et il faut que l'on se mobilise. Et il faut bien comprendre que ceux qui croient encore qu'on peut avoir une Europe respectueuse de l'agriculture traditionnelle se trompent.
La seule possibilité, c'est de sortir de l'UE. C'est ce que Jérôme a commencé à faire avec une conférence qui est très convaincante, dont j'ai entendu d'ailleurs les meilleurs échos. Merci Jérôme, et merci pour tout ce que vous faites. — Merci à vous.
François Asselineau