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InterviewLCP — Lundi, c'est politique (sur Podcast)· 24 mars 2025 58 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsAgriculture & alimentationSécuritéBudget & impôts

Sophie Primas, porte-parole du gouvernement : "Le risque de censure est permanent"

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 42 %Attaque 30 %Défensif 28 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:05OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez l'impression qu'il y a la menace qui monte d'une censure ?

  • 2:22RelanceRéponse directe

    Il n'y a pas plus de danger aujourd'hui qu'hier ?

  • 2:42OuverteRéponse directe

    Vous avez vu que c'est le Rassemblement national qui fait monter la pression ces derniers jours. C'est eux encore qui ont l'avenir du gouvernement entre leurs mains ?

  • 3:11RelanceRéponse directe

    Donc les propos récents du Rassemblement national en particulier, ça ne vous fait pas plus peur qu'il n'y a qu'un jour, trois semaines ?

  • 3:24OuverteRéponse partielle

    Pourquoi le RN voudrait faire tomber le gouvernement maintenant ?

  • 3:46RelanceRéponse directe

    Vous voulez dire que la vie du gouvernement dépend de la décision de justice ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:55Locuteur 1Fait
    « Pas de censure a priori, mais censure lorsqu'il y aura besoin. »
  • 2:10Invité politiqueFait
    « Il n'y a pas une menace qui monte, il y a une menace permanente. »
  • 2:24Invité politiqueFait
    « Il n'y a pas plus de danger aujourd'hui qu'hier. »
  • 2:34Invité politiqueFait
    « Le danger, entre guillemets, qui est celui de la non-stabilité d'un gouvernement au-delà de trois mois ou au-delà de quatre mois est permanent, puisqu'il n'y a qu'une majorité relative dans cette Assemblée nationale. »
  • 5:53PrésentateurChiffre
    « Il recueille 27% de bonnes intentions. »
  • 12:19Locuteur 5Chiffre
    « Pour l'année prochaine, c'est juste un mur, c'est 35 milliards. »
  • 15:26Invité politiqueFait
    « La moitié des dépenses de l'État, ce sont les dépenses sociales. »
  • 15:29Invité politiqueFait
    « Un quart, ce sont les retraites. »
  • 21:32Invité politiquePromesse
    « Éliminer le déficit à partir de 2030. »
  • 21:47Invité politiqueFait
    « Ce qui entre nous est un élément majeur de la pérennité de notre système de retraite. »
  • 23:14Invité politiqueFait
    « S'il n'y a pas de proposition de la part de ce conclave, il n'y aura pas de législation supplémentaire. »
  • 28:23Invité politiqueFait
    « c'est sous contrôle des magistrats »
  • 30:13Locuteur 4Fait
    « on a des ministres qui ont obtenu des arbitrages qui leur sont plutôt favorables »
  • 30:27Locuteur 4Fait
    « il faudra partir mais partir ne veut pas dire plonger le pays dans le chaos »
  • 30:30Locuteur 4Promesse
    « nous avons toujours dit que nous ne participerions pas à des votes de censure contre le gouvernement »
  • 33:25Invité politiqueFait
    « je n'ai pas voté la même chose que lui sur la PMA pour les femmes »
  • 33:30Invité politiqueFait
    « l'inscription de l'IVG dans la Constitution »
  • 50:30Invité politiqueFait
    « un président qui n'a pas d'élection derrière lui, enfin qui n'a pas d'échéance d'élection pendant son mandat »
  • 50:49Invité politiqueFait
    « c'est pas un débat de constitutionnalisme pour moi, c'est un débat de marketing »
  • 50:57Invité politiqueFait
    « la cinquième c'est quoi ? c'est une reprise de toutes les idées qu'on avait sous la quatrième pour rationaliser le régime »
  • 51:11Invité politiqueFait
    « le mode de scrutin, c'est même pas dans la constitution, c'est uniquement une loi ordinaire »
  • 52:36Invité politiqueFait
    « dans toutes les démocraties européennes vous avez des élections et lors de ces élections et bien on instaure un rapport de force »
  • 52:49Invité politiqueFait
    « il marche bien quand il y a une bipolarisation d'un côté et quand de l'autre côté on a ou quand dans l'autre côté on a des partis de notables »
  • 53:12Invité politiqueFait
    « on a fragilisé le parlement d'année en année, on a un parlement qui a beaucoup moins de moyens que ces hommes légalement »
  • 53:28Invité politiqueFait
    « le parlement était un organe sous-investi, c'était une caisse enregistreuse, c'était pas l'endroit où on décidait réellement »
  • 54:43Invité politiqueFait
    « le parlement est de toute façon aujourd'hui fragmenté beaucoup plus que par exemple le parlement allemand »
  • 55:17Invité politiqueFait
    « à tout moment on sait qu'une censure peut arriver d'un groupe politique, on le sait »
  • 55:44Invité politiqueFait
    « moi je suis une Chirakienne d'origine, je combats le racisme d'où qu'il vienne »
  • 56:19Invité politiqueFait
    « toutes les personnes qu'on attaque en les injuriant en les stigmatisant et en particulier sur la couleur de leur peau qu'elles soient noires qu'elles soient blanches c'est pour moi une forme de racisme »
  • 56:57Invité politiqueFait
    « il y a du racisme anti-blanc et qu'il n'y a pas des mauvais racismes et des bons racismes »

Temps de parole

  • Sophie Primas58 %
  • Présentateur12 %
  • Locuteur 39 %
  • Locuteur 96 %
  • Locuteur 55 %
  • Locuteur 64 %
  • Locuteur 83 %
  • Locuteur 22 %

3,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

– Porter la parole du gouvernement avec François Bayrou qui assume la polyphonie, ce n'est pas une mission facile. Sophie Prima en fait l'expérience depuis trois mois. Elle fait partie des ministres issus de la droite des Républicains, dont plusieurs ne sont pas toujours en ligne eux-mêmes avec le Premier ministre. Des tensions dont pourraient profiter les oppositions qui attendent le gouvernement au tournant de la censure. Sophie Prima, porte-parole du gouvernement, est l'invité de LCP, l'indice est politique. – Bonsoir et merci de votre fidélité à LCP. Bonsoir Sophie Prima. – Bonsoir.

– Parole du gouvernement donc, avec moi dans cette émission pour vous interroger ce soir, Gaëlle Mack de Chalange, bonsoir Gaëlle. – Bonsoir. – Bonsoir Clément Méric de LCP. – Bonsoir. – Bonsoir Sonia Gobry de France Info. – Bonsoir. – Et bonsoir Hugo Couturier, Hugo Auperchoir, que vous pouvez contacter directement sur la chaîne Twitch LCP Assemblée Nationale pour vos questions, vos commentaires, qu'il relaiera à Sophie Prima. J'ai l'impression que vous connaissez déjà. – Oui. – Oui. – Une habituée de Twitch. – Avec vous Sophie Prima, nous allons voir comment le gouvernement envisage les semaines à venir, quelles sont les lois à faire passer en priorité, notamment.

François Bayrou voudrait même en rajouter. Nous allons aussi parler de la bataille à droite pour la présidence des Républicains entre Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez. Ce sera réglé dans deux mois, à peu près. Et puis dans cette émission, vous qui avez été sénatrice, vous pourrez échanger avec Benjamin Morel. Il est spécialiste de la Constitution, il défend vraiment le rôle du Parlement. Il aimerait cependant que certaines choses changent et il vous le dira. Ça fait trois mois, aujourd'hui, que vous êtes porte-parole du gouvernement, nommé par François Bayrou, qui vient, lui, de passer le cap des 100 jours à Matignon. C'est déjà une prouesse sans majorité.

Et vu ce qui s'était passé avec son prédécesseur, est-ce que ça va durer des oppositions ? Et en premier lieu, le Rassemblement national agite de nouveau la menace de la censure.

1:55
Locuteur 1

Pas de censure a priori, mais censure lorsqu'il y aura besoin. Et moi, je ne sais pas quand il y aura besoin de faire censure. En revanche, j'utilise une formule, on s'en rapproche puisqu'on s'en éloigne.

2:05
Présentateur

Sophie Prima, est-ce que vous avez l'impression qu'il y a la menace qui monte d'une censure ?

2:10
Sophie Primas

Il n'y a pas une menace qui monte, il y a une menace permanente. Il y a effectivement la position de chaque groupe politique qui va dépendre des textes, qui va dépendre de l'opportunité du moment politique aussi pour chacun d'entre eux.

2:22
Présentateur

Il n'y a pas plus de danger aujourd'hui qu'hier ?

2:24
Sophie Primas

Il n'y a pas plus de danger aujourd'hui qu'hier. Le danger, entre guillemets, qui est celui de la non-stabilité d'un gouvernement au-delà de trois mois ou au-delà de quatre mois est permanent, puisqu'il n'y a qu'une majorité relative dans cette Assemblée nationale. Donc il faut vivre avec et il faut surtout continuer à travailler et à avancer.

2:42
Présentateur

Vous avez vu que c'est le Rassemblement national qui fait monter la pression ces derniers jours. C'est eux encore qui ont l'avenir du gouvernement entre leurs mains ?

2:49
Sophie Primas

C'est eux, c'est le Parti socialiste, c'est chacun des partis qui constituent le socle commun s'il devait y avoir des écarts de vue trop trop importantes. Chaque groupe politique a un pouvoir à l'Assemblée nationale qu'il peut exercer à n'importe quel moment, pour n'importe quelle raison, une raison sensée naturellement, mais qu'il peut exercer. On vit avec ça parce que c'est l'Assemblée nationale que nous ont envoyé les Français.

3:11
Présentateur

Donc les propos récents du Rassemblement national en particulier, ça ne vous fait pas plus peur qu'il n'y a qu'un jour, trois semaines ?

3:18
Sophie Primas

Je pense que c'est de même nature. On sait que cette instabilité politique, elle est possible.

3:24
Présentateur

Alors je vais vous dire autrement, pourquoi le RN voudrait faire tomber le gouvernement maintenant ?

3:27
Sophie Primas

Il y a peut-être un moment au Rassemblement national qui s'approche, qui est peut-être important pour eux, qui est le moment où on va avoir le jugement qui concerne Marine Le Pen. Je pense que déjà, il y a une réponse sur une QPC qui arrive cette semaine, qui va ou pas créer une jurisprudence sur la capacité à anticiper...

3:46
Présentateur

Vous voulez dire que la vie du gouvernement dépend de la décision de justice ?

3:49
Sophie Primas

En tout cas, elle ne dépend pas, mais je pense que ça a une influence en réalité sur la stratégie politique du Rassemblement national. Donc je n'exclus pas que c'est une influence directe ou indirecte sur la pérennité...

4:00
Présentateur

Si par exemple le 31 mars, Marine Le Pen est déclaré inéligible, vous pensez que le 1er avril, il peut y avoir une motion de censure ?

4:05
Sophie Primas

Je n'en fais rien. Ma boule de cristal est cassée depuis un petit moment et je n'arrive pas à aller dans l'avenir.

4:11
Présentateur

Il y a une stratégie du RN, vous dites, liée à ce calendrier ?

4:13
Sophie Primas

En tout cas, on peut l'imaginer, puisqu'en fait, la menace de la censure, il l'adresse aujourd'hui, alors qu'on a des échéances cette semaine et en début de semaine prochaine, qui les concernent directement politiquement. Je ne le lis pas directement, mais je pense que la coïncidence est à noter.

4:29
Présentateur

La méthode Bayrou, elle étonne parfois, parce que François Bayrou a eu des propos qui ont étonné tout le monde, qui vous ont surpris, vous aussi, parfois, vous qui êtes la porte-parole, vous vous êtes dit « Tiens, il va falloir que je défende ça », ce n'était pas prévu tellement.

4:40
Sophie Primas

Non, ce n'est pas ça. C'est que la méthode Bayrou, elle est unique et elle est très différente de tout ce qu'on a pu voir dans les gouvernements précédents. Moi, quand je suis arrivée au porte-parole-là, j'ai pris la peine de recevoir une grande partie, en tout cas un certain nombre de mes prédécesseurs. Ça allait de Jean-François Coupé à Benjamin Griveaux ou à mes prédécesseurs, pour essayer de comprendre quelle était cette mission,

5:02
Présentateur

comment on pouvait l'exercer.

5:05
Sophie Primas

Mais en fait, aucun d'entre eux, je m'en suis aperçue assez vite, n'était dans cette situation politique d'une relation différente avec un Premier ministre et puis surtout d'une majorité qui est relative à l'Assemblée nationale. Et d'un parti différent. Et d'un parti différent, ce qui fait encore une singularité supplémentaire.

5:22
Présentateur

Lui, il est dans la majorité présidentielle depuis toujours, pas vous.

5:24
Sophie Primas

Oui, oui, pas moi du tout, mais il l'a fait en connaissance de cause. Il l'a fait aussi en me laissant la totale liberté d'expression pour, évidemment, accompagner la parole du gouvernement. Et on a des relations qui sont des relations assez fluides.

5:41
Présentateur

Dans le sondage IFOP, journal du dimanche, qui est paru hier pour les 100 jours de François Bayrou à Matignon, il perd 11 points en un mois. C'est la plus grosse dégringolade, j'allais dire, d'un Premier ministre aussi peu de temps après son arrivée à Matignon. Il recueille 27% de bonnes intentions. Et l'IFOP analyse cela par l'une des conséquences de l'affaire Notre-Dame de Bétarame. Faites-vous la même analyse ?

6:01
Sophie Primas

Non, je ne fais pas tout à fait la même analyse. Je pense que ça a eu de l'influence naturellement, parce que le sujet est important, parce qu'on pense aux victimes, parce que moi, je fais plutôt l'analyse que depuis la dissolution, en réalité, les Français sont impatients que les choses bougent et sont impatients de voir des résultats sur le terrain. Et évidemment, un premier gouvernement, après la dissolution, qui a mis du temps à se mettre en place, qui fait l'objet d'une censure au bout de trois mois. Et puis un nouveau gouvernement qui prend les deux premiers mois de son arrivée pour voter un budget qui est extrêmement difficile.

Et puis aujourd'hui, des déclarations pour se projeter sur d'autres sujets qui sont des sujets de la vie quotidienne, pour rattraper le retard législatif. Tout ça, ça crée chez les Français, même si ce n'est pas de la faute de François Bayrou, ça crée un sentiment d'impatience et on aimerait bien, je pense que les Français aimeraient bien que ça aille plus vite.

6:56
Présentateur

Alors, que ça aille plus vite. Et puis François Bayrou, il a déjà pas mal de choses devant lui et puis il en rajoute encore, je le disais tout à l'heure, dans la tribune dimanche hier, il a ouvert les vannes pour d'autres chantiers, Sonia.

7:04
Locuteur 6

Oui, effectivement, donc plusieurs chantiers, éducation, budget, déserts médicaux, identité nationale, par exemple. Avant de faire ça, est-ce qu'il vous a concerté ou pas ? Est-ce qu'il vous a tenu au courant de tout ça ? Écoutez,

7:17
Sophie Primas

les sujets sur lesquels le Premier ministre lance, a écrit d'ailleurs à la présidente et au président du Sénat, sont des sujets qui lui tiennent à cœur depuis très longtemps. L'éducation nationale, par exemple, on sait très bien que c'est vraiment la mère des batailles pour lui. Il a été ministre de l'Éducation nationale. Il regarde avec une certaine anxiété et inquiétude les résultats de nos élèves, les classements qui sont les nôtres. Il regarde également la qualité de la formation des maîtres. Il s'inquiète et c'est donc pour lui un sujet de base. C'est d'accord.

7:52
Présentateur

Mais est-ce que ce qu'il a annoncé hier, c'est une initiative personnelle ou une initiative du chef du gouvernement dont il vous a tenu au courant ?

7:58
Sophie Primas

Non, c'est une initiative du chef du gouvernement et il a souhaité lui-même tracer la route.

8:03
Présentateur

Sans que ce soit vous qui soyez obligé de porter la parole après ?

8:06
Sophie Primas

Non, c'est normal qu'il se réserve les annonces de sa feuille de route à lui. Il a demandé des feuilles de route à chacun des ministres donc il annonce sa propre feuille de route et moi j'essaye de l'expliquer.

8:18
Locuteur 6

Eh bien justement, j'ai lu sa lettre adressée aux différents présidents de groupes parlementaires. Ça paraît quand même très flou, ça part un peu dans tous les sens. Est-ce qu'il ne donne pas raison un peu à ses détracteurs en restant justement trop flou ? Moi je pense que

8:32
Sophie Primas

ce qui est important dans la lettre que le Premier ministre a envoyée au président de groupe et au président de l'Assemblée c'est de dire que nous sommes au travail. Donc il y a un travail qui sera visible à l'Assemblée nationale et au Sénat qui sera le travail législatif et vous voyez on est sur des questions aujourd'hui très pratico-pratiques le narcotrafic la délinquance des mineurs etc. Donc on est sur ces sujets-là l'agriculture on oublie qu'on a passé le texte de loi agricole mais on a passé ce texte

8:59
Présentateur

En partie censurée ?

9:00
Sophie Primas

Pas tellement.

9:02
Présentateur

D'ailleurs les mesures censurées elles vont revenir ? Elles vont être représentées ?

9:05
Sophie Primas

Elles pourraient être représentées dans d'autres facteurs dans d'autres vecteurs législatifs pas pour l'instant et pas dans l'immédiat parce qu'il n'y a pas le véhicule comme l'on dit.

9:17
Locuteur 8

Oui Madame la ministre il y a plusieurs questions un peu je vais les mettre en une il y a Stéphane qui vous montre quel est le rôle d'une porte-parole du gouvernement est-ce que vous êtes la parole de tout le gouvernement ou que du Premier ministre ? Est-ce que vous avez votre liberté de parole ? Et il y avait quelqu'un qui demandait comment vous arrivez à gérer les désaccords internes qui sortent en public on pense au dernier avec Bruno Rotaillot Gérald Darmanin

9:37
Sophie Primas

Je vais redire ce que je dis à peu près tout le temps c'est que ce gouvernement il a été fait avec des femmes et des hommes en général de grandes expériences on a quand même deux premiers ministres dans le gouvernement aussi un premier ministre dans le gouvernement et puis des experts de chaque sujet et il a été fait en tenant compte de la diversité du socle commun et donc il est polyphonique c'est-à-dire que le Premier ministre a pour méthode de laisser parler les ministres si tant est qu'ils ne s'envoient pas des pics les uns aux autres c'est la raison pour laquelle la semaine dernière il aura représisé les règles du jeu et ensuite il y a un arbitrage qui est fait par le Premier ministre par le gouvernement dans son ensemble et mon rôle à moi c'est d'expliquer quel est l'arbitrage parmi des prises de parole qui peuvent être un peu différentes entre ministres

10:21
Locuteur 8

Il ne vous ennuie pas un peu ceux qui parlent un peu à tort et à travers de leur côté ?

10:25
Sophie Primas

Mais il ne m'ennuie pas parce que je trouve qu'il représente la richesse de notre diversité encore une fois cette diversité dans le gouvernement finalement elle a été voulue par les Français en votant pour une telle assemblée Sonia

10:36
Locuteur 6

François Bayrou annonce donc en avril une conférence nationale des finances publiques pour préparer le budget 2026 ça va se passer comment concrètement ? Alors je n'ai pas toutes les modalités

10:46
Sophie Primas

d'organisation de cette conférence ce qui est certain c'est qu'aujourd'hui toutes les directions centrales sont appelées à réfléchir sur la mission en fait de chaque ministère et la façon dont nous effectuons ces missions de services publics de se re-questionner ensuite il y aura un vrai travail sur les finances publiques qui sera d'ailleurs cette revue sera assortie d'un travail sur les finances publiques qui sera partagé avec les rapporteurs et les rapporteurs pour avis des budgets à l'Assemblée nationale et au Sénat pour un travail de fond pour regarder si ces missions elles sont bien elles sont bien faites par l'ensemble de l'État et ensuite il y aura un travail de construction du budget 2026 c'est la première fois qu'on associera autant les parlementaires dans la construction et donc la conférence des finances publiques

11:34
Locuteur 6

sera dans cet esprit là est-ce qu'il va imposer des contraintes une lettre de cadrage par exemple comme pour les retraites

11:40
Sophie Primas

il y aura une lettre de cadrage qui est la réduction de notre déficit public et la lettre de cadrage qui prendra aussi en considération la nécessité d'avoir un budget notamment de la défense qui aille dans le sens du réarmement qui nous est demandé par le président

11:54
Présentateur

alors ça c'est pour la méthode maintenant et Gaël Mack vous allez entrer dans le concret

11:57
Locuteur 5

non mais on voit qu'on va vraiment rentrer dans le dur il y avait une note confidentielle de Bercy qui est sortie dans l'opinion une note du 26 février qui avait l'air de dire qu'il allait déjà falloir demander 5 milliards rien que cette année 5 milliards supplémentaires de gel de crédit pour arriver à nos 5,4% de déficit prévu fin 2025 et pour l'année prochaine c'est juste un mur c'est 35 milliards sachant que contrairement à ce qui s'est passé cette année on ne va pas recourir à des hausses d'impôts qui étaient a priori faites pour être en une seule fois donc est-ce que anticiper je comprends l'idée de faire une conférence de finances publiques mais assez rapidement on va arriver à des nécessités d'énormes économies et là ça va être danger non ?

12:48
Sophie Primas

bien sûr ça va être danger mais quel que soit le gouvernement y a-t-il une autre voie en réalité donc la méthode là aussi de François Béroux en tout cas celle qu'il met sur la table aujourd'hui c'est premièrement de mettre des outils de contrôle sur l'exécution du budget 2025 vous l'avez dit il peut y avoir effectivement une croissance qui n'est pas exactement celle qu'on attend des recettes fiscales et sociales on l'a vu l'année dernière dans le décrochage qu'il y a eu il faut le piloter donc en fait il va y avoir des rendez-vous très précis avec Éric Lombard et le ministre de l'économie et Amélie Monchalin ministre du budget pour faire des points d'étape et faire les ajustements alors que vous citez ou d'autres ou pas déjà dans le budget 2025 et effectivement le budget 2026 il est extrêmement difficile mais on doit y arriver et donc pour y arriver il faut qu'on fasse des choix il faut qu'on fasse des paris il faut qu'on fasse un véritable travail de fond c'est tout le budget de la réforme c'est tout le travail qui est fait sur la réforme de l'État sur celui de la simplification parce que parallèlement on veut booster l'économie pour évidemment avoir des recettes donc sans impôts mais avoir des recettes supplémentaires qui sont liées à une amélioration de l'économie c'est ce qui nous importe

14:01
Locuteur 5

et est-ce qu'on a déjà un peu un cadrage c'est-à-dire est-ce qu'on se dit il y a des secteurs vous parliez de la défense tout à l'heure qui sont sanctuarisés l'éducation on les touchera pas la justice je n'en sais rien moi l'intérieur la défense voilà est-ce qu'il y a des budgets dont on se dit déjà ceux-là ils sont en fait on n'y touchera pas

14:20
Sophie Primas

ce dont on est à peu près sûr c'est que le budget de la défense d'abord va suivre la loi de programmation militaire qui était prévue à minima mais surtout probablement va avoir un coût d'accélérateur va augmenter voilà va augmenter mais après l'ensemble des ministères sont appelés à travailler sur leur efficacité sur leur efficience sur la façon dont elles exercent leur mission donc à baisser leurs dépenses à baisser leurs dépenses à améliorer leur efficacité voilà et donc véritablement non non mais c'est pas une plaisanterie il faut regarder la mission que l'on fait peut-être qu'il y aura des choix de mission peut-être qu'on se dira tous ensemble parlementaires gouvernement cette mission-là est-ce que c'est vraiment l'État qui doit l'exercer et est-ce qu'elle doit être exercée par quelqu'un d'autre est-ce que juste

15:06
Locuteur 5

sur la sécurité sociale on sait que c'est là les principales pistes d'économie donc on va réfléchir aux dépenses sociales

15:13
Sophie Primas

vous savez que le Premier ministre est très attaché à ce que notre modèle social soit pérennisé mais ça veut pas dire que l'organisation de notre modèle social ne doit pas être modifiée donc on réfléchit vous avez raison la moitié des dépenses de l'État ce sont les dépenses sociales et un quart ce sont les retraites et le déficit est sur les retraites donc vous voyez bien que tout est en réalité très enchevêtré et qu'il faut travailler

15:37
Présentateur

comme c'est enchevêtré on va parler de la sécu pardon

15:39
Locuteur 9

passer de la sécu aux déserts médicaux exactement c'est l'un des autres chantiers c'est l'un des autres chantiers que François Bayrou veut ouvrir dans les semaines qui viennent il se trouve qu'il y a une proposition de loi transpartisane qui est soutenue par plus de 250 députés et portée par Guillaume Garot qui arrive ce mercredi en commission des lois en commission à l'Assemblée elle prévoit notamment que dans les régions où il y a suffisamment de médecins aujourd'hui toute nouvelle installation de médecins soit conditionnée au départ à la retraite d'un autre médecin est-ce que le gouvernement va soutenir cette proposition de loi ?

16:10
Sophie Primas

Alors c'est encore à l'étude j'en ai discuté avec le ministre de la Santé monsieur Noder on va regarder effectivement s'il n'y a pas des effets pervers à cette proposition qui est intéressante parce que c'est une proposition d'aménagement du territoire en réalité c'est de répartition des moyens qui sont les nôtres donc séduisant sur l'objectif et peut-être sur les moyens il ne faut pas qu'il y ait d'effet pervers comme par exemple le choix d'un médecin qui ne pourrait pas s'installer dans une zone et qui dit tant pis je me déconventionne et dans ce cas-là on pourrait avoir des effets secondaires qui ne sont pas les bons en réalité

16:49
Locuteur 9

Sur le principe d'encadrer ce qu'on appelle la liberté d'installation des médecins le gouvernement n'est pas opposé

16:54
Sophie Primas

Sur le principe de réfléchir sur l'aménagement du territoire sur cette question des médecins et de l'installation des médecins je pense qu'il faut qu'avec les médecins avec la santé les ARS on réfléchisse à ça Donc ça veut dire quoi ? Moi je ne suis pas très pardon excusez-moi le gouvernement est toujours attentif à ce qu'il n'y ait pas des complications on est dans un phénomène de simplification aujourd'hui il ne faut pas maintenant qu'il y ait des études qui soient faites par l'ARS Donc c'est ça qu'il faut affiner Ça veut dire

17:23
Présentateur

c'est compliqué donc hop Non non

17:25
Sophie Primas

je n'ai pas dit c'était compliqué on le met à la poubelle ce n'est pas du tout ça je trouve que l'idée est intéressante On ne regarde peut-être pas exactement dans les termes qui sont présentés

17:33
Présentateur

Et donc pas pour maintenant de ce fait

17:34
Sophie Primas

Mais pourquoi pas Moi je laisserai évidemment le ministre de la Santé s'exprimer au banc Il réfléchit également sur les effets et puis on est au début de la discussion parlementaire donc il y a aujourd'hui une proposition il faut laisser le gouvernement proposer des amendements et l'Assemblée nationale et le Sénat en proposer d'autres

17:51
Locuteur 9

Il y a un autre chantier évoqué par François Bayrou l'éducation avec des annonces qui doivent être faites dès cette semaine Est-ce qu'on s'achemine vers un recrutement des enseignements des Bac plus 3 au lieu de Bac plus 5 ?

18:03
Sophie Primas

Alors ce qui est certain c'est que le cheval de bataille de la ministre d'État Elisabeth Borne ministre de l'Éducation nationale va être d'abord de travailler sur l'attractivité du métier d'enseignant et sur le recrutement et la formation des enseignants Donc ça c'est effectivement celle que vous mentionnez est une piste qui va être étudiée par Elisabeth Borne de se dire comment est-ce qu'on peut récupérer davantage en fait de formateurs les former pendant deux ans avoir une formation qui soit une formation rémunérée pour avoir une meilleure attractivité de ce métier Vous savez il y a des académies aujourd'hui sur lesquelles on n'arrive pas du tout à recruter et on est obligé de prendre beaucoup de contractuels

18:43
Locuteur 9

Il n'y a pas le risque que ça baisse un peu le niveau entre guillemets de recrutement des enseignants

18:47
Sophie Primas

Ce qui est très important c'est les deux ans en fait les deux ans En fait on n'aura je pense pas de problème de niveau parce qu'aujourd'hui le problème que l'on a c'est de recruter beaucoup beaucoup de contractuels dont le niveau parfois n'est pas égal au niveau d'un bac plus 3 formé ensuite deux ans Donc je pense qu'au contraire on améliorera la formation

19:09
Locuteur 9

François Bayrou a aussi évoqué récemment le besoin d'une reconquête de l'écrit par les élèves Il s'agit de relancer l'écriture à la main c'est une bonne idée selon vous ?

19:18
Sophie Primas

Oui je pense que c'est une bonne idée alors c'est selon moi parce que je n'ai pas discuté avec lui des modalités On vous demande votre avis vous pensez que ça se perd l'écriture à la main ? Oui je pense que oui oui ça se perd on tape tous sur nos téléphones on a mal au pouce peut-être que d'écrire c'est une forme d'art maintenant donc il ne faut pas le perdre

19:36
Locuteur 8

Oui concrètement sur la préparation de cette émission qu'est-ce que vous avez échangé avec le Premier ministre avec ses équipes concrètement qu'est-ce que vous avez bachoté avec le Premier ministre pour cette émission ?

19:47
Sophie Primas

J'ai repris en fait je n'ai rien bachoté directement avec le Premier ministre j'ai repris la lettre qu'il a envoyée la lettre qu'il a envoyée à l'ensemble des présidents et puis j'ai travaillé avec les ministères sur effectivement les pistes et les objectifs qu'il y avait derrière ces feuilles de route

20:02
Présentateur

Alors il y a cette lettre qui a été envoyée au groupe parlementaire au président des groupes mais en attendant il y a aussi des textes en cours avec des sujets qui intéressent les Français au Premier chef et par exemple les retraites Gaëlle

20:12
Locuteur 5

C'est ça Alors on ne sait pas trop où en est le conclave aujourd'hui Moi non plus A vous non plus

20:19
Sophie Primas

Le conclave est indépendant nous ne nous mêlons pas des discussions Mais ce n'est pas rassurant Mais si on leur a donné la main On leur laisse la main D'accord

20:26
Locuteur 5

On ne s'en mêle pas Globalement on peut se demander si finalement ne pas avoir fixé comme règle dès le début qu'on n'allait pas revenir sur cette question de l'âge légal On a l'impression que ça coince et que finalement on reste coincé et on tourne en rond autour de cette question Finalement François Bayrou a dit alors qu'au départ il leur avait dit il n'y a pas de tabou cet âge tout est possible même en termes d'âge délégal Maintenant il est revenu dessus Alors on est coincé Est-ce que c'était le bon moment de rouvrir ce débat qui avait déjà coûté un 49-3 Est-ce que c'était le bon moment ?

21:01
Sophie Primas

Alors je ne partage pas avec vous le fait qu'il a clôturé le débat parce qu'en réalité il a fait comme François Bayrou le fait c'est-à-dire qu'il a donné souvent donné son avis personnel à la lecture du rapport de la Cour des comptes qui chiffrait combien coûterait le retour à 63 ans ou à 62 ans et il s'est exprimé en disant je ne vois pas comment on peut y arriver Néanmoins il n'a pas changé les règles du jeu de ce conclave il laisse les partenaires sociaux travailler avec un seul objectif et une seule contrainte mais qui est de taille qui est d'éliminer le déficit à partir de 2030 ce qui est une contrainte de taille

21:36
Locuteur 5

Oui ce qui était une nouvelle règle du jeu parce qu'au début il disait il ne va pas falloir que ça empire par rapport à la réforme d'Elisabeth Borne

21:43
Sophie Primas

Sur la feuille de route qu'il leur a envoyé ce n'est pas de déficit à partir de 2030 ce qui entre nous est un élément majeur de la pérennité de notre système de retraite si nous n'adhérons pas au principe qu'il faut que notre système de retraite soit équilibré alors c'est la retraite de nos petits-enfants que nous mettons

22:02
Locuteur 5

Mais est-ce qu'on croit encore à ce conclave maintenant que la FO la CGT ont claqué la porte que l'UDEP ont claqué la porte est-ce qu'on croit encore qu'il peut aboutir quand même à un résultat ?

22:12
Sophie Primas

Moi je pense que ceux qui sont autour de la table et d'ailleurs ceux qui sont partis sont les bienvenus pour revenir ceux qui sont autour de la table ils travaillent ils vont faire des offres ils vont faire des propositions sur les modalités de la retraite ils vont faire ces propositions et c'est à eux que reviendra peut-être un jour la tâche de gérer en fait ces retraites privées et donc je pense qu'ils ont intérêt à travailler tous ensemble et à trouver des solutions et qui ne sont pas une question que d'âge c'est une question

22:39
Présentateur

de modalité avec quelqu'un en riez écoutez

22:41
Sophie Primas

le conclave en son l'état est prévu pour donner ses propositions à la fin du mois de juin

22:47
Présentateur

oui mais comme ils ont pris la main maintenant ils font bien ce qu'ils veulent par exemple la patronne de la CVT a dit on peut aller jusqu'en septembre

22:53
Sophie Primas

le cahier des charges c'est fin juin on verra s'ils ont besoin d'avantages

22:56
Présentateur

si on veut aller jusqu'en septembre on ira jusqu'en septembre et bien

22:58
Sophie Primas

je pense qu'on lui donnera

23:00
Présentateur

c'est plus le gouvernement qui a la main là-dessus

23:01
Sophie Primas

mais on leur a donné on leur a donné en même temps

23:04
Locuteur 5

si on arrive à une impasse le gouvernement va de nouveau se retrouver avec ce dossier et va de nouveau devoir rouvrir et se préoccuper

23:11
Sophie Primas

non mais il n'y a pas d'impasse s'il n'y a pas de proposition de la part de ce conclave il n'y aura pas de législation supplémentaire on ne changera pas la réforme des retraites donc voilà vous pensez que le pièce il y aura l'attention jusqu'en septembre et après jusqu'en septembre jusqu'en septembre on commencera l'examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale c'est à partir de ce moment-là

23:31
Présentateur

ça tomberait bien finalement en septembre c'est pas mal quoi

23:34
Sophie Primas

oui enfin il faut quand même laisser travailler il faut laisser travailler ceux qui écrivent le budget quand même

23:40
Locuteur 9

est-ce que la perspective d'un débat avec vote à l'Assemblée sur les retraites n'est pas en train de s'éloigner quand on voit tout ça quand on entend tout ça vous y croyez ?

23:47
Sophie Primas

ça dépend du conclave ça dépend de quelles sont leurs propositions

23:50
Locuteur 9

il n'y aura pas de débat sur les retraites à l'Assemblée sans accord

23:54
Sophie Primas

c'est la règle du jeu qu'a déposé le Premier ministre qu'a posé le Premier ministre

23:58
Locuteur 9

ce week-end le numéro 2 du PS Pierre Jouvet a qualifié François Bayrou de menteur et il a ajouté si le Premier ministre continue de mépriser le Parlement les partenaires sociaux et les Français ces jours à matin sont comptés la question de la censure est sur la table vous lui répondez quoi ? sur les retraites ?

24:11
Sophie Primas

je lui réponds la même chose que j'ai répondu pour le Rassemblement National tout à l'heure on sait que la question de la censure est une question latente

24:17
Locuteur 9

le gouvernement prendra une initiative sur les retraites malgré tout est-ce que ça pourrait prendre la forme d'un référendum par exemple ? écoutez

24:23
Sophie Primas

l'engagement du Premier ministre c'est les partenaires sociaux trouvent des solutions on les emmène au Parlement les partenaires sociaux qui sont vraiment au cœur de l'action n'ont pas de solution on garde la réforme d'Elisabeth Borne

24:37
Locuteur 6

Sonia alors le calendrier parlementaire s'annonce très chargé demain il va y avoir une réunion avec les présidents de groupes parlementaires pour trancher l'agenda avec le gouvernement quels sont les textes prioritaires pour le gouvernement qu'est-ce que vous voulez faire passer en priorité ?

24:52
Sophie Primas

alors il y a tous les textes qui concernent il y a plusieurs thématiques en fait qui sont concernées d'abord des textes on a beaucoup de propositions de loi d'origine parlementaire donc que le Parlement ne se sente pas méprisé on prend beaucoup de propositions de loi du Parlement à la fois de l'Assemblée Nationale et du Sénat d'ailleurs donc on veut finir effectivement l'épisode narcotrafique on veut finir l'épisode sécurité sur la délinquance des mineurs il y a aussi une proposition de loi sur la durée de rétention dans les centres de rétention administratifs donc il y a des textes sur la sécurité des Français il y a ensuite des textes sur la partie des aires médicaux proposition d'amélioration de nos systèmes de santé il y a un texte sur la fin de vie qui va

25:33
Locuteur 6

justement sur la fin de vie Patrick Mignola ici nous annonçait une date le 12 mai est-ce que vous confirmez que le texte sera bien débattu ? écoutez

25:41
Sophie Primas

c'est vraiment la date qui est ciblée donc je confirme que notre volonté c'est effectivement de faire passer ces deux textes en même temps sur cette semaine-là le 12 mai

25:51
Locuteur 9

il n'est pas question de faire une place au texte venu du Sénat pour réintroduire les néonicotinoïdes ?

25:57
Sophie Primas

alors il est aussi question de mettre bien sûr cette proposition de loi qui ne fait pas que ça et ça c'est juste l'article 1 d'une proposition de loi très large qui vise à réduire les entraves en fait à la production agricole qui est un texte très très attendu pour les agriculteurs et qui sera aussi à l'agenda

26:13
Locuteur 9

ce texte ne décalera pas la loi fin de vie enfin les lois fin de vie

26:16
Sophie Primas

non non non normalement ça devrait ça devrait tenir

26:19
Locuteur 6

et vous l'avez évoqué cette proposition oui cette proposition de loi ce projet de loi on va y arriver sur la lutte contre les narcotrafiques examinée en ce moment à l'Assemblée les députés ont rejeté une des mesures à savoir permettre aux forces de l'ordre d'accéder aux messages récryptés comme WhatsApp sous contrôle de magistrats sous contrôle de magistrats mais la partie s'annonce difficile

26:43
Sophie Primas

pour Bruno Retaille ou non ? alors écoutez moi je trouve que alors c'est une proposition de loi qui a été faite au Sénat de façon transpartisane je le rappelle parti socialiste LR voté à l'unanimité au Sénat au Sénat parce qu'à l'Assemblée

26:56
Présentateur

c'est plus la même chose

26:56
Sophie Primas

au Sénat non mais c'est normal c'est la vie parlementaire c'est les mêmes socialistes normalement et c'est le débat c'est le débat parlementaire moi je trouve que cet examen se passe plutôt bien il y a des échanges qui sont un peu virils parfois mais l'échange se passe plutôt bien la grande majorité des mesures sont passées il y a deux mesures qui étaient emblématiques une mesure sur les dossiers qui est passé sans difficulté pour protéger en fait ceux qui témoignent le dossier coffre voilà le dossier coffre je cherchais le terme merci beaucoup c'est mettre de côté je t'explique c'est mettre de côté

27:26
Présentateur

certains éléments de l'enquête pour dire bon ça va être secret

27:31
Sophie Primas

pour protéger un certain nombre ça s'est passé il y a la question des messageries cryptées qui fait débat et ça passera ou pas ? écoutez a priori ça n'a pas été retenu par l'Assemblée nationale dans une cacophonie d'ailleurs pour le coup de vote des conditions un peu bizarres de vote donc le texte va être voté 100 et ensuite il continue sa vie donc il va en commission mixte paritaire on verra la façon dont il sort est-ce que les ministres Bruno Retailleau

27:56
Locuteur 6

et Gérald Darmanin peuvent compter sur le socle commun sur ce texte justement ? il y a des avis différents

28:02
Sophie Primas

notamment un certain nombre d'avis qui sont poussés par les avocats et qui voient effectivement une atteinte à la liberté pas 100% du socle commun probablement mais une grande majorité du socle commun et moi je ne comprends pas qu'on ne puisse pas donner cette opportunité c'est sous contrôle des magistrats ça concerne quelques personnes quelques demandes et ça permet de se mettre à jour sur des techniques qui sont utilisées par les narcotrafiquants voilà le débat va continuer

28:34
Présentateur

justement sur les messages cryptés vous dites on verra ce que donnera la commission mixte paritaire entre députés et sénateurs si par hasard s'est rejetée cette mesure c'est pas grave ?

28:45
Sophie Primas

il y a tant d'autres mesures dans ce texte que c'est pas grave c'est pas grave c'est embêtant parce que ça ne met pas à niveau nos technologies de recherche et d'enquête au même niveau que celle des trafiquants mais il y a beaucoup d'autres mesures dans ce texte là qui seront adoptées et c'est une bonne chose

29:03
Locuteur 8

Hugo ? oui le syndicat Sudrail a déposé un préavis de grève pour les week-ends sur la période du 17 avril au 2 juin demandant une meilleure évolution de leur rémunération vous leur demandez d'être raisonnable pour les week-ends de vacances ou pas ?

29:17
Sophie Primas

écoutez cette information m'avait échappée donc merci elle vient d'arriver j'imagine elle vient d'arriver elle vient d'accord ouf je ne sais pas complètement déconnectée écoutez je laisserai le ministre des transports s'exprimer sur le sujet c'est toujours dans ces moments un peu stratégiques qu'on a ces préavis de grève donc je laisserai le ministre des transports Philippe Tabarro s'exprimer là-dessus

29:41
Présentateur

jusqu'à maintenant les républicains jouent le jeu et continuent de soutenir François Bayrou et le gouvernement mais cet équilibre peut-être est fragile est-ce qu'il va résister vous venez des républicains vous allez avoir l'occasion d'en parler on voit déjà des critiques poindre à droite sur l'immobilisme du gouvernement et ça vient même de l'intérieur du gouvernement et des ministres LR qui font moter la pression et puis par là-dessus il y a donc la campagne pour l'élection de la présidence des républicains entre Bruno Retailleau ministre Laurent Wauquiez qui n'est pas ministre et qui est soutenu par Florence Portelli

30:11
Locuteur 4

Là pour le moment on a des ministres qui ont obtenu des arbitrages qui leur sont plutôt favorables si au bout d'un certain temps et bien vous avez des choix qui sont totalement contraires à ce qui est pour nous ce qui relève de l'intérêt général et de l'intérêt du pays il faudra partir mais partir ne veut pas dire plonger le pays dans le chaos parce que nous avons toujours dit que nous ne participerions pas à des votes de censure contre le gouvernement

30:35
Locuteur 9

Alors moi j'avais une question sur l'élection à la présidence Ah oui Je voulais que je prenne la parole avant

30:41
Présentateur

parce que juste une chose LR est dans le gouvernement Oui Vous voyez bien qu'il y en a qui ne sont pas dans le gouvernement Florence Portelli a dit bon ok on est un peu on est solidaire

30:51
Sophie Primas

On est excellente vice-présidente de la région Île-de-France

30:53
Présentateur

D'accord On est solidaire mais enfin il ne faudrait pas non plus qu'on oublie qu'on peut être dans l'opposition Justement Une fois l'élection de la présidence des républicains passée Est-ce que la présence au gouvernement des LR pourrait être rediscutée ?

31:05
Sophie Primas

Non je ne pense pas Quel que soit le président Les ministres LR qui sont au gouvernement aujourd'hui sont rentrés au gouvernement en disant qu'ils ne renonçaient pas et moi la première au poste sensible où je suis on ne renonçait pas ni à nos convictions ni à ce qu'on éteint Ça c'est la ligne

31:21
Présentateur

Bruno Retaillon que vous soutenez Mais est-ce que vous pensez que Laurent Wauquiez pense la même chose ?

31:25
Sophie Primas

Je pense que Laurent Wauquiez pense la même chose parce qu'il pense lui aussi à l'intérêt du pays et donc je pense que l'intérêt du pays aujourd'hui c'est une stabilité de ce gouvernement et donc je pense qu'on a tout intérêt à travailler d'ailleurs je remercie Florence Portelli de dire qu'on travaille on travaille beaucoup on est très déterminé on fait avancer les choses les sujets de façon législative de façon réglementaire il y a beaucoup de plans qui sont annoncés contre la fraude contre le blanchiment etc.

31:52
Présentateur

Alors là vous avez raison parce que ça me rappelle quelque chose effectivement Laurent Wauquiez avait dit ce serait bien qu'on ait un pied dedans dans le gouvernement c'est Bruno Retaillon un pied dehors Laurent Wauquiez à la tête du parti ça serait un bon équilibre ?

32:04
Sophie Primas

Je ne vois pas pourquoi il y aurait un équilibre dans cette répartition des tâches C'est ce qu'il dit C'est ce qu'il dit c'est son avis

32:11
Présentateur

Et vous vous êtes Bruno Retaillon ?

32:13
Sophie Primas

Je soutiens Bruno Retaillon parce que j'ai une longue vie parlementaire avec lui il a été mon président de groupe au Sénat pendant presque 10 ans je connais ses qualités notamment de rassembleur et de capacité à assembler des gens qui pensent peut-être parfois pas tout à fait comme lui et ça permet d'avancer et d'avoir un groupe puissant donc je connais sa détermination

32:34
Locuteur 9

Est-ce que vous ne le soutenez pas par solidarité gouvernementale ?

32:38
Sophie Primas

Non je ne le soutiens pas par solidarité gouvernementale vous voyez Yannick par exemple Noder dont on parlait tout à l'heure et ministre de la santé je ne sais pas si c'est officiellement positionné mais il a une proximité j'allais dire régionale avec Laurent Wauquiez une amitié pour Laurent Wauquiez qui va... Je ne suis pas sûr qu'il soit positionné officiellement Je ne sais pas je ne sais pas non mais on n'est pas tous en fait positionnés et ce n'est pas grave

33:03
Locuteur 9

Est-ce que la ligne conservatrice sur les questions de société qui est portée par Bruno Retailleau c'est la vôtre ? Pas du tout

33:08
Sophie Primas

Pas sur les questions de société c'est en cela que je vous dis que Bruno Retailleau Mais non Bruno Retailleau il laisse vivre son groupe il laisse vivre son groupe avec des idées qui sont des idées qui peuvent être larges et différentes notamment sur les questions de société Il sait très bien Et lesquelles ? Sur quelles questions de société

33:23
Présentateur

vous n'êtes pas d'accord avec lui ?

33:24
Sophie Primas

Par exemple je n'ai pas voté la même chose que lui sur la PMA pour les femmes

33:28
Présentateur

Vous vous étiez favorable ?

33:29
Sophie Primas

Oui voilà L'inscription de l'IVG dans la Constitution Par exemple Par exemple Voilà Mais ça s'est fait toujours

33:35
Locuteur 9

Interdit sur des thérapies de conversion

33:36
Sophie Primas

Ça s'est fait toujours Je ne vous ai pas voté parce que je n'étais plus là Toujours en bonne entente avec lui en fait Toujours en bonne entente avec lui sur des questions qui cèdent des convictions qui ne sont pas des convictions politiques en réalité qui sont des convictions sociétales et donc il y a une grande liberté Et c'est ça qui est intéressant

33:55
Présentateur

C'est son efficacité sa détermination

33:59
Sophie Primas

je crois sa sincérité il ne cache pas qui il est par exemple sur ces questions sociétales il dit voilà moi je suis ça mais dans ma famille politique je sais qu'il y a des avis différents donc je les accepte

34:10
Locuteur 9

Vous défendez une forme de polyphonie dans le gouvernement Oui On a compris mais est-ce que ça veut dire qu'un ministre ça peut ouvrir sa gueule sans démissionner pour reprendre la phrase de Jean-Pierre Chevènement

34:21
Sophie Primas

Et bien la preuve Et bien la preuve

34:24
Locuteur 9

Vous savez qu'il n'y a pas de solidarité gouvernementale

34:26
Sophie Primas

Si il y a une solidarité gouvernementale à partir du moment où on a pris une position qui est la position du gouvernement partagée A partir de là

34:33
Locuteur 9

On se tait A partir de là On est d'accord On se tait

34:35
Sophie Primas

A partir de là on suit l'avis du gouvernement

34:37
Locuteur 6

Sonia Ce week-end Laurent Wauquiez et Bruno Retailleau étaient à Epinal pour assister au campus des jeunes républicains Ils ont pris soin de ne pas se croiser mais chacun a prononcé un discours et il a été question de la présidentielle de 2027 Ils sont d'accord sur un point Ils refusent une primaire pour désigner un candidat du centre et de la droite Vous, vous êtes pour mais pourquoi ?

35:00
Sophie Primas

Alors évidemment ce n'est pas la position je ne m'engage pas en disant ce que je vais dire pour Bruno Retailleau que je soutiens Je m'engage à mon nom propre J'ai la conviction que les primaires ouvertes de 2016 nous ont laissé un mauvais souvenir parce que ça s'est mal terminé mais ça s'est mal terminé parce qu'il y a des événements qui sont venus qui sont venus perturber la fin de cette élection En réalité la primaire était un moment absolument magnifique moi je l'ai vécu de l'intérieur magnifique d'un élan démocratique 4 millions de votants aux primaires des soirées des soirées politiques enragées où il y avait 8 candidats ça faisait une audience incroyable ça durait 3 heures les Français qui lui dit machine à division machine à perdre je ne crois pas moi je trouve que c'est une machine à apporter des programmes à porter des programmes à montrer sa différence et surtout quelque chose de très très important qui tient à coeur des Français on découvre les personnalités pendant ces débats les personnalités se sont découvertes se sont montrées aux Français et ça crée ce lien dont on parle si souvent entre les Français et des candidats

36:07
Présentateur

et c'est Valérie Pécresse qui gagna

36:09
Sophie Primas

non parce que Valérie Pécresse c'est une élection non ouverte c'est à dire c'est une primaire sur carte et ça il n'y a rien de pire que les primaires sur carte

36:20
Présentateur

mais vous serez bien seule peut-être vous risquez d'être seule

36:21
Sophie Primas

peut-être et bien tant pis

36:23
Locuteur 6

là je vais revenir à l'élection interne donc pour la présidence des LR pour vous celui qui sera élu à la tête du parti Bruno Retailleau ou Laurent Wauquiez sera le candidat naturel pour 2027

36:34
Sophie Primas

pas forcément puisque je suis pour une primaire je pense qu'il faut faire des primaires ouvertes qui soient élargies on aura dans un un programme qui aura chacun sa sa personnalité ses axes de programme je pense qu'on a tout intérêt à créer en fait des primaires ouvertes élargies

36:54
Présentateur

jusqu'où ? allez c'est quoi les bornes ?

36:57
Sophie Primas

c'est quoi les bornes ? moi je pense qu'on pourrait faire des primaires ouvertes de Gabriel Attal à Laurent Wauquiez enfin à Laurent Wauquiez ou au LR et vous mettez

37:05
Présentateur

Édouard Philippe là-dedans ?

37:06
Sophie Primas

et je mets Édouard Philippe naturellement bien sûr bon

37:08
Présentateur

il faudra leur demander leur avis quand même parce que

37:10
Sophie Primas

oui mais en même temps je pense que chacun doit bien réfléchir à la situation politique dans laquelle on est au résultat des élections présidentielles des deux dernières fois de regarder qui était au deuxième tour des deux dernières fois et de se dire que voilà on a frôlé la correctionnelle donc il faut être raisonnable

37:27
Présentateur

alors si c'est Gabriel Attal qui sortait vainqueur de cette primaire vous le soutenez sans problème

37:32
Sophie Primas

il faut avoir des règles du jeu voilà moi je pense

37:36
Présentateur

vous soutiendriez pas forcément Gabriel Attal d'aussi bon cœur

37:39
Sophie Primas

moi je voudrais qu'on fasse des primaires et que chacun règle ça me ferait pas voilà je serais un peu déçue pour mon candidat mais je respecterai les règles du jeu

37:49
Locuteur 8

oui madame Prima la dernière fois que vous étiez venue sur la chaîne Twitch de LCP je vous avais posé une question sur Agora qui était une application lancée par Olivier Véran où les citoyens pouvaient poser des questions aux ministres exporte-parole et ministre du Renouveau Démocratique intitulé qui a disparu et cette application vous nous aviez dit que vous aviez décidé d'arrêter que vous alliez faire sur Twitter une question à Sophie Prima et je suis allée voir un peu en mémoire de l'application et il y a encore des questions qui sont posées quasiment tous les jours et il y en a une qui dit comment expliquer l'arrêt d'utilisation de cette application c'est Tom qui pose cette question le 22 mars donc avant-hier qu'est-ce que vous pouvez répondre à Tom et est-ce que vous allez potentiellement reprendre cette application qui a coûté je crois un million d'euros dans son développement

38:32
Sophie Primas

on a regardé je vais vous faire la même réponse que je vous ai faite la dernière fois c'est-à-dire qu'on a on a regardé en fait la nature des gens qui posent des questions il y a un peu d'entre-soi on a du mal à élargir l'audience faire venir des gens sur une application répondre à des questions qui sont assez structurées etc c'est un petit peu lourd donc je ne dis pas qu'on abandonne je dis qu'on essaye d'autres solutions un petit peu plus flexibles un petit peu plus rapides et puis on reviendra ou ça serait autre chose non non je pense qu'un lien direct entre le porte-parole et puis au travers des réseaux sociaux c'est assez facile en réalité

39:06
Locuteur 8

du coup les centaines de questions qui ont été posées depuis la dernière qui a été répondue en juin par Fabien Katabi on en fait quoi

39:11
Sophie Primas

de ces gens ? on va essayer de leur répondre merci de me notifier sauf que les ministres ont changé entre temps les ministres ont changé entre temps les orientations des gouvernements ont changé entre temps mais les questions restent oui oui mais enfin c'est le bonheur de la non stabilité du gouvernement

39:26
Locuteur 5

alors parmi les chantiers à venir dans la lettre de cadrage de François Bayrou il y avait l'élection à la proportionnelle qui était un combat de longue date qu'il a mené et le modem a mené alors c'est une priorité c'est quelque chose qu'on veut inscrire et faire rapidement mettre au calendrier

39:43
Sophie Primas

alors je ne suis pas sûre que ça a été explicitement dit dans la lettre

39:48
Présentateur

non mais il tient ça François Bayrou depuis toujours

39:50
Sophie Primas

mais on ne peut pas c'est pas une surprise de dire que François Bayrou se bat depuis toujours sur la proportionnelle pour les législatives

39:58
Présentateur

or les républicains vous n'êtes pas

39:59
Sophie Primas

je pense qu'il n'y a pas un accord général du socle commun là dessus c'est sûr elle a toujours été contre et pas que

40:07
Locuteur 9

ce ne sera donc pas l'ordre du jour du parlement

40:09
Sophie Primas

écoutez on laissera les discussions avancer moi j'ai pas vu on n'a pas vu de propositions on n'a pas vu d'éléments contextuels on n'a pas vu ce qu'il entend par proportionnel donc je sais qu'il est très attaché nous savons tous qu'il est très attaché à cette élection à la proportionnelle je pense qu'au sein du socle commun il peut y avoir là un sujet

40:28
Locuteur 5

de discussion important donc si la question était aboutissée il y aurait peut-être potentiellement un divorce entre ça n'ira pas jusque là mais je pense qu'il y aura

40:36
Sophie Primas

des discussions il y aura des discussions qui seront importantes voilà il pourrait être tendu vous savez n'essayez pas de me faire dire qu'on va se discuter à cause de ça je dis juste je dis juste ça en disant il faut voir la nature de ce qui va être proposé et puis vous connaissez les réticences des républicains à aller vers un système à la proportionnelle donc voilà tout ça se discute parce qu'à l'Assemblée

41:01
Locuteur 5

il pourrait y avoir une majorité pour ce sujet pratiquement

41:03
Sophie Primas

oh oui je pense qu'il pourrait y avoir une majorité à l'Assemblée nationale

41:06
Présentateur

mais qui serait avec le RN alors là ça serait bizarre

41:08
Sophie Primas

voilà

41:09
Présentateur

Clément

41:10
Sophie Primas

peut-être sans l'ELR et avec le RN

41:12
Présentateur

ça vous ferait bizarre

41:13
Locuteur 9

quand même non ? oui on évoquait Bruno Retailleau il s'est beaucoup fait entendre sur le dossier algérien ces derniers temps la dernière semaine en annonçant une suspension de l'accord de 2007 dans le cadre de ce qu'il appelle une riposte graduée je voulais savoir si cette mesure elle est entrée en vigueur si aujourd'hui les Algériens qui ont un passeport diplomatique doivent forcément demander un visa pour pouvoir entrer sur le territoire français

41:36
Sophie Primas

nous sommes dans le cadre de l'exécution de cette riposte graduée donc effectivement il y a un certain nombre de passeports diplomatiques auxquels maintenant on demande davantage d'informations davantage des lettres de mission etc. et des visas cette riposte graduée elle se met en place elle est effective

41:54
Locuteur 9

ou elle n'est pas effective ?

41:56
Sophie Primas

écoutez je ne saurais vous dire exactement si elle est effective totalement sur la totalité des personnes qui ont aujourd'hui des passeports diplomatiques mais on est dans le cadre de cette riposte graduée il y a des consignes qui ont été données il y a des personnes qui ont été refoulées oui oui ça je peux vous dire auquel on a demandé d'autres papiers et d'autres précisions ce qui est important pour nous c'est à la fois de garder notre détermination par rapport à la résolution des soucis qu'on a aujourd'hui et des tensions qu'on a par rapport au gouvernement algérien et de continuer à trouver une voie de dialogue et surtout de résolution de ces tensions avec l'Algérie et vous avez entendu que le président Tebboune a ouvert un petit espace de discussion avec le président Macron c'est donc bien le rôle de chacun en disant en passage

42:43
Présentateur

que son interlocuteur n'était pas Bruno Retailleau mais le président de la République

42:46
Sophie Primas

mais c'est normal il discute de chef d'Etat à chef d'Etat

42:48
Présentateur

Bruno Retailleau il est pas allé un peu trop vite là quand même ?

42:51
Sophie Primas

Bruno Retailleau il fait le job pour lequel il a été désigné c'est à dire que lui son positionnement c'est la sécurité des Français dans la sécurité la régulation d'immigration il y a la question des OQTF une grande partie de ces OQTF dans les centres de rétention et en attente sont des Algériens ils voudraient pouvoir avancer sur ce sujet là

43:11
Présentateur

nous allons avancer aussi parce qu'on va recevoir bientôt l'invité qui va débattre face à vous Benjamin Morel spécialiste reconnu de la Constitution de la Ve République défenseur du Parlement avant de l'accueillir son portrait signé Marco Pommier

43:22
Locuteur 2

face à vous Sophie Prima l'as de la Constitution universitaire maître de conférences en droit public docteur en sciences politiques depuis la dissolution de l'Assemblée il est partout à la télé à la radio dans nos journaux pour nous expliquer les conséquences de la tripolarisation de la vie politique trois blocs distincts la gauche le camp présidentiel et le rassemblement national

43:48
Locuteur 9

il n'y a aucune majorité réellement possible ce qui dans tout régime politique induit de facto un blocage

43:54
Locuteur 2

une dissolution qui a fait de l'Assemblée nationale l'épicentre de la vie politique remettant en cause l'hyperprésidentialisme démocratisé sous Nicolas Sarkozy François Hollande ou Emmanuel Macron une pratique qui a affaibli le Parlement c'est le point de vue de notre invité l'équilibre des pouvoirs entre l'exécutif et le législatif il en est question justement dans son livre le nouveau régime ou l'impossible parlementarisme l'occasion d'alerter sur le risque d'une dérive illibérale face à une France ingouvernable avec la tentation de réinterpréter la Constitution

44:31
Locuteur 9

à terme un présidentialisme ne voulant pas mourir pourrait progressivement se transformer en présidentialisme

44:38
Locuteur 2

illibéral alors le temps est-il venu de changer de Constitution de passer à la 6ème République cela ne doit être ni un totem ni un tabou face à vous Benjamin Morel

44:50
Présentateur

et Benjamin Morel qui entre sur ce plateau merci bienvenue je vous laisse celle-là Madame la Ministre bonjour bonjour merci d'être sur le plateau de l'indicé politique asseyez-vous je vous en prie et vous avez quelques minutes pour débattre pas de votre vision de toute la Constitution et tout parce qu'on en aurait pour des heures mais peut-être sur déjà un état des lieux vous dites si la 5ème République est mal appliquée et devient le pouvoir d'un seul homme ça peut arriver vers des dérives illibérales

45:19
Locuteur 3

alors le danger c'est qu'on puisse éventuellement avoir des dérivés libérales pas parce que seulement on aurait tout d'un coup un caudillo ou quelqu'un qui voudrait user de ces dérivés libérales mais tout bêtement parce que la 5ème République on a l'impression que c'est un régime qui est un régime nécessairement gouvernable que le scrutin majoritaire a deux tours tout à l'heure vous avez répondu sur le sujet du mode de scrutin donne forcément des majorités or il n'en a pas donné dans ce pays avant 1962 et il en donne quand on est dans une période de bipolarisation de la vie politique bipolarisation qui aujourd'hui et bien d'un point de vue je dirais au moins conjoncturel voire structurel et bien semble s'être évanoui et donc il n'est pas tout à fait évident que si demain on a une dissolution on est une majorité il n'est pas tout à fait évident que demain même si on a une présidentielle puis ensuite une législative on est une majorité donc la première question que j'aimerais vous poser c'est comment fait-on demain pour parvenir à gouverner parvenir à mieux construire des coalitions alors qu'on voit qu'aujourd'hui c'est en partie bloqué si justement et bien notre mode de scrutin ne donne plus de majorité

46:17
Sophie Primas

alors ce qui est évident me semble-t-il depuis quelques temps c'est que le pouvoir en place c'est ce que le président Emmanuel Macron a apporté en 2017 cette espèce de en même temps en disant finalement je veux être et de droite et de gauche a fait disparaître les partis républicains de gauche et de droite et il faut bien dire qu'on n'a pas eu les forces pour se relever ni le parti socialiste ni les LR jusqu'à présent et qu'aujourd'hui on arrive donc à un régime où les extrêmes ont les groupes politiques extrêmement puissants et oblige à ce gouvernement qui finalement n'est ni de gauche ni de droite et qui conduit d'ailleurs parfois dans les commentaires à ce qu'on est de la polyphonie et des expressions assez différentes moi je pense que la rivière va revenir dans son cours c'est-à-dire qu'une partie aujourd'hui de ce bloc central va repartir naturellement plutôt vers une gauche modérée ou une gauche républicaine à gauche à gauche voilà et qu'un courant de droite polymorphe va probablement probablement le retour aux gauche-droites se reconstituer et offrir offrir la possibilité de revenir sur cette alors est-ce que ça donnera des majorités je n'en suis pas certaine pour être très très très juste et puis la deuxième chose que je voudrais dire en réaction à votre à votre à votre premier premier passage c'est de dire je pense que quelque chose a vraiment abîmé la cinquième république c'est le septennat devenu quinquennat parce que je pense que le président du septennat et pourtant j'ai voté pour quand il s'agit du quinquennat je reconnais c'est Jacques Chirac

48:06
Présentateur

vous ne pouviez pas voter

48:07
Sophie Primas

d'abord je ne pouvais pas voter mais je pense qu'on n'avait pas vu qu'un septennat le président est obligé parce qu'il a des élections législatives pendant son mandat est obligé d'être le président de tous les français pour le quinquennat on est le président de son camp et donc on travaille avec son camp on travaille avec sa majorité quand on en a l'une

48:26
Locuteur 3

alors ce que vous dites je l'entends mais en même temps si on regarde un petit peu tous nos voisins européens on voit que le retour au bipolarisme n'est pas revenu regardez c'est passé récemment en Allemagne il y a à peu près un mois en Allemagne on retrouve une très très forte tripolarisation la polarisation des opinions européennes et occidentales aujourd'hui elle existe elle est en cours et quand on regarde un peu notre sociologie électorale actuelle et bien force est de constater qu'en effet on a un pôle RN on a un pôle gauche quand même aujourd'hui de plus en plus polarisé notamment dans ses fiefs dans les centres-villes dans les banlieues avec une dominance de la FI les insoumis se sont payés le luxe de second tour insoumis contre insoumis dissidents donc on a quand même des forces structurelles et le danger de l'alliance au centre c'est que in fine la seule alternative devient les extrêmes c'est également ce que l'on voit en partie en Allemagne avec le phénomène des grandes coalitions sur le quinquennat j'ai un point d'accord avec vous en même temps je crois qu'on fait porter beaucoup de poids au quinquennat vous avez été sénatrice si je ne m'abuse à l'époque le Sénat accepte le quinquennat mais refuse la loi organique sur le télescopage des calendriers le vrai problème ce n'est pas tant la durée du mandat le vrai problème c'est qu'en fait on n'a plus d'élections législatives depuis le quinquennat les élections législatives sont devenues des élections croupions à part les dernières avec la dissolution

49:41
Présentateur

qui confirment la présidentielle qui confirment

49:43
Locuteur 3

et qui confirment de manière extrêmement je dirais pernicieuse parce qu'on dit beaucoup les français veulent donner une majorité au président de la république pour gouverner ce n'est pas ce que dit la sociologie électorale ce que dit la sociologie électorale c'est que l'électorat d'opposition est groggy il se démobilise et donc il laisse passer si vous regardez la majorité macroniste en 2017 c'est 60% des députés 32% des votants au premier tour 17% des inscrits autrement dit moins de 2 électeurs sur 10 ça donne de la légitimité institutionnelle ensuite derrière ça donne l'éligé des jeunes absolument d'accord

50:14
Sophie Primas

avec cette analyse je pense qu'en effet la question du septennat ne reviendra pas parce qu'on ne va pas revenir à un septennat en revanche la séparation des élections en tout cas est probablement quelque chose qu'il faudrait dépoussiérer parce qu'encore une fois un président qui n'a pas d'élection derrière lui enfin qui n'a pas d'échéance d'élection pendant son mandat est obligé de devenir le président de tous les français et de regarder de façon plus large comment il peut gouverner je partage cette analyse

50:42
Présentateur

et sur la sixième république parce que vous parlez aussi de la sixième république vous dites le débat ne doit pas être tabou

50:46
Locuteur 3

non le débat ne doit pas être tabou c'est pas un débat de constitutionnalisme pour moi c'est un débat de marketing la quatrième république c'est quoi ? la quatrième république c'est une troisième qu'on a codifiée la cinquième c'est quoi ?

c'est une reprise de toutes les idées qu'on avait sous la quatrième pour rationaliser le régime mais comme on veut essayer de donner un nouveau souffle il y a le général de Gaulle on met cinquième dessus la sixième république si c'est modifié ouvrir par exemple le champ du référendum on parlait du mode de scrutin le mode de scrutin c'est même pas dans la constitution c'est uniquement une loi ordinaire vous pouvez changer les fondements du régime sans en fait changer faire une tabou la rasa constitutionnelle si on appelle ça la cinquième république parce qu'on y tient parce que c'est un doudou très bien si on veut appeler ça la sixième république parce que ça permet de donner un nouveau souffle très bien aussi ça c'est du marketing du point de vue du droit constitutionnel on fait rarement des révolutions

51:31
Présentateur

alors j'entends j'entends mais la cinquième république vous vous y tenez

51:34
Sophie Primas

oui on y tient c'est un héritage gaulliste évidemment

51:37
Présentateur

parce que c'est votre doudou comme disait Benjamin Morel

51:39
Sophie Primas

oui c'est au-delà du doudou parce qu'elle nous a permis quand même de traverser des crises qui ont été des crises extrêmement difficiles je pense à mai 68 je pense à des périodes qui étaient des périodes un peu révolutionnaires un peu compliquées politiquement et la cinquième est passée au travers de tout ça et les gouvernements ont résisté enfin bon donc c'est pas rien la solidité d'une constitution donc à chaque fois qu'on la touche on dit est-ce qu'on l'affaiblit pas on se pose cette question de l'affaiblir ce qui veut pas dire qu'il faut pas la modifier parfois et essayer d'en gommer non pas les contraintes mais de s'adapter en fait peut-être à un paysage politique qui vous l'avez dit évolue beaucoup en ce moment

52:24
Présentateur

et quand vous dites Benjamin Morel l'impossible parlementarisme c'est le sous-titre de votre livre qu'est-ce que vous voulez dire exactement ?

52:30
Locuteur 3

le problème aujourd'hui

52:31
Présentateur

c'est le plus qu'un qui a été parlementaire

52:32
Locuteur 3

le problème aujourd'hui si vous voulez comment est-ce que ça se passe dans toutes les démocraties européennes vous avez des élections et lors de ces élections et bien on instaure un rapport de force à la suite de ce rapport de force on construit des coalitions aujourd'hui pour des raisons de force d'inertie liées à un mode de scrutin qui peut fonctionner c'est pas un procès contre le mode de scrutin majoritaire à deux tours seulement il marche bien quand il y a une bipolarisation d'un côté et quand de l'autre côté on a ou quand dans l'autre côté on a des partis de notables aujourd'hui c'est pas le cas et donc ce faisant on a une force d'inertie pourquoi les socialistes aujourd'hui ont eu la peine à vous tendre la main tout bêtement parce qu'ils ont été élus sur le fondement d'une alliance qui font que et bien s'ils rompent cette alliance ils sont sur un siège éjectable donc on a cet effet d'inertie là et de l'autre côté on a fragilisé le parlement d'année en année on a un parlement qui a beaucoup moins de moyens que ces hommes légalement de manière générale on a une classe politique qui a considéré que le vrai pouvoir il était à l'Elysée que le vrai pouvoir il devait être au gouvernement et que donc ce faisant le parlement était un organe sous-investi c'était une caisse enregistreuse c'était pas l'endroit où on décidait réellement aujourd'hui si on doit construire des coalitions il faut un s'en donner les moyens et deux il faut revaloriser le rôle du parlement c'est compliqué parce que j'aime pas la notion de culture politique on a pas ça dans les gènes mais on a en revanche négligé le parlement pendant des années c'est plus possible aujourd'hui

53:47
Présentateur

c'est plus possible aujourd'hui ça vous le pensez aussi

53:49
Sophie Primas

je le pense

53:49
Présentateur

surtout en ce moment

53:50
Sophie Primas

je suis plus parlementaire que ministre je n'ai plus longtemps été parlementaire que ministre évidemment je suis parlementaire depuis 2010 donc vous voyez je crois beaucoup à la force du parlement parce que il y a et je parle essentiellement pour le Sénat il est méprisé

54:04
Présentateur

dit Benjamin Morel

54:05
Sophie Primas

je ne parle pas pour l'Assemblée nationale dans lequel je suis restée peu de temps mais en tout cas je vois la quantité et la qualité des travaux qui sont menés au Sénat cet ancrage qui est un ancrage fort territorial et qui apporte dans la réflexion politique et d'ailleurs quand on regarde les travaux du Sénat ils sont souvent on a évidemment des sujets de désaccord sur les retraites ou sur un certain nombre de sujets mais sur les sujets d'aménagement du territoire sur les sujets de société sur les sujets d'accompagnement des modifications on est souvent d'accord

54:36
Présentateur

vous ce que vous craignez c'est un parlement fragmenté enfin craignez vous dites c'est un parlement fragmenté il faut apprendre à travailler avec

54:42
Locuteur 3

alors le parlement est de toute façon aujourd'hui fragmenté beaucoup plus que par exemple le parlement allemand vous avez 6 groupes au Bundestag on en a 11 aujourd'hui à l'Assemblée nationale le problème c'est qu'il est à la fois fragmenté et polarisé vous avez parlé tout à l'heure de la 5ème république ce qui stabilise la 5ème république c'est qu'on réintègre les gaullistes et les communistes dans le jeu or aujourd'hui on gouverne sur une partie réduite de l'hémicycle avec des alliances qui sont évidemment fragiles ça sous la 3ème sous la 4ème sous la 5ème en Allemagne comme en Italie c'est symbole d'instabilité

55:11
Présentateur

c'est l'instabilité qui menace

55:13
Sophie Primas

c'est ce que je vous disais en début de cette émission c'est à dire qu'à tout moment on sait qu'une censure peut arriver d'un groupe politique on le sait

55:22
Présentateur

merci Benjamin Morel on va terminer cette émission vous restez là jusqu'avec 2-3 petites questions rapides

55:28
Locuteur 9

Clément oui ce week-end sur Europe 1 vous avez expliqué que vous n'aviez aucune pudeur à reconnaître l'existence d'un racisme anti-blanc je voulais savoir si votre réponse correspondait vraiment au fond de votre pensée ou est-ce que peut-être ça vous a échappé sous le feu des questions qui vous étaient posées par les journalistes d'Europe 1 de CNews

55:44
Sophie Primas

moi je suis une Chirakienne d'origine je combats le racisme d'où qu'il vienne je combats ce racisme d'où qu'il vienne d'où qu'il soit émis et quelles que soient les personnes qui sont visées par ce racisme alors je ne sais pas si c'est du racisme je ne sais pas si c'est de la haine je ne veux pas me lancer dans un débat sémantique ce que je sais c'est que toutes les personnes qu'on attaque en les injuriant en les stigmatisant et en particulier sur la couleur de leur peau qu'elles soient noires qu'elles soient blanches c'est pour moi une forme de racisme et je le combats naturellement et donc est-ce qu'il y a des personnes dont la peau est blanche et qui sont attaquées et injuriées et traitées vraiment avec des éléments de haine qui ont la peau blanche oui évidemment j'en ai été témoin moi-même et je peux vous dire qu'à partir de ce propos qui vraiment pour moi a été pas naturel mais de dire mais oui j'ai été moi-même témoin de ces attaques j'ai mais c'est incroyable des dizaines de messages qui arrivent sur mon portable pour me montrer

56:50
Locuteur 9

vous n'en retirez pas une ligne de ce que vous avez dit

56:53
Sophie Primas

je dis que je combats tous les racismes et qu'il n'y a pas donc il y a du racisme anti-blanc et qu'il n'y a pas des mauvais racismes et des bons racismes mais le mot racisme

57:01
Locuteur 9

il vaut par exemple une insulte xénophobe de la haine je ne veux pas rentrer dans un débat

57:06
Sophie Primas

c'est pas ça qui est important ce qui est important c'est qu'on combatte toutes ces expressions qui sont des expressions de haine et qui ont trait à l'origine des gens

57:17
Présentateur

Merci Sophie Prima d'avoir été avec nous dans l'indicé politique sur LCP Bonne soirée sur la chaîne parlementaire Merci pour votre fidélité et à lundi prochain

Sophie Primas, porte-parole du gouvernement : "Le risque de censure est permanent" — Sophie Primas · Pourquijevote