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InterviewSophia Chikirou· 2 mars 2026 12 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleEnvironnement & énergieLogement

Sophia Chikirou invitée ICI Paris du 2 03 26

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Cette étiquette de la France insoumise classée à l'extrême gauche par le Conseil d'État est-ce qu'elle est difficile à porter aujourd'hui ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous êtes d'accord avec la qualification d'extrême gauche ?

  • 2:30OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça vous dérange d'être qualifié d'extrême gauche ?

  • 4:00OuverteRéponse partielle

    Comment vous comptez régler le problème des agressions sexuelles dans le périscolaire parisien si vous êtes élue ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Comment financez-vous toutes ces mesures avec une municipalité déjà endettée ?

  • 10:00OuverteRéponse partielle

    Vous promettez de ne plus bétonner du tout à Paris ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Locuteur 1Fait
    « La question n'est pas qu'elle soit difficile à porter ou pas. La question est-ce qu'elle correspond à une réalité politique ? »
  • 2:30Locuteur 1Fait
    « La radicalité de la France insoumise, elle est parfaitement assumée. Mais être radical et être extrême, c'est deux choses différentes. »
  • 7:00Locuteur 1Chiffre
    « Avec 2,5 points de taxe foncière qui représente 10 € par mois pour un propriétaire d'un 130 m² dans le 11e, vous pouvez tout financer. »
  • 7:00Locuteur 1Chiffre
    « L'investissement que nous proposons nous, c'est 760 millions d'euros supplémentaires par an. »
  • 10:00Locuteur 1Chiffre
    « On a des 1 million de mètres carrés de bureaux vides à Paris. »
  • 13:00Locuteur 1Chiffre
    « 50 % des foyers à Paris vivent avec moins de 2500 € par mois. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

À moins de 2 semaines du premier tour, nous recevons une nouvelle candidate à la mairie de Paris, celle de la France insoumise, Sopia Chikirou. Bonjour. Bonjour madame.

Cette étiquette justement de la France insoumise classée depuis vendredi à l'extrême gauche par le Conseil d'État pour ces élections, est-ce qu'elle est difficile à porter aujourd'hui ? La question n'est pas qu'elle soit difficile à porter ou pas. La question est-ce qu'elle correspond à une réalité politique ?

C'est-à-dire est-ce qu'elle a un sens aujourd'hui ou est-ce que c'est la décision d'un ministre de l'intérieur qui est confirmée certes par un Conseil d'État encore que les arguments du Conseil d'État sont pas du tout ceux du ministre et sont assez incroyables si je puis me permettre puisque le Conseil d'État dit la la France assoumise est d'extrême gauche contrairement aux précédentes élections parce qu'elle n'a pas d'alliance avec le Parti socialiste. Donc nous nous ne savions pas qu'il y avait une obligation à passer des accords avec le Parti socialiste pour être considéré comme de gauche. Le ministre de l'intérieur dit que ça témoigne d'une forme de radicalité de la France insoumise.

Est-ce que vous êtes d'accord ? Non, bien sûr que je ne suis pas d'accord. La la radicalité de la France insoumise, elle est parfaitement assumée.

Mais être radical et être extrême, c'est deux choses différentes. Il y a une histoire politique de l'extrême gauche dans notre pays et dans le monde d'ailleurs. Quand nous on choisit de faire la révolution citoyenne, c'est-à-dire de passer par les urnes pour changer le système, c'est pas la même chose que l'extrême gauche qui conteste en effet les institutions, qui refusent d'en faire partie, de siéger et cetera.

Ça vous dérange d'être qualifié d'extrême gauche ? Moi, je ne trouve pas insultant d'être d'extrême gauche. Je respecte beaucoup les partis et les électeurs de l'extrême gauche.

Je les respecte énormément. On se retrouve toujours dans les luttes sociales, les luttes écologistes. Il y a vraiment pas de problème là-dessus.

C'est juste que c'est pas vrai, c'est tout. Donc, les gens savent très bien que la France insoumise est un parti dont le programme ressemble beaucoup au programme du Parti socialiste lorsqu'il était de gauche dans les années 70, le programme commun de François Mitteran et cetera, c'est tout. Donc il y a pas enfin on va pas en passer des heures là-dessus.

Donc ça ne pénalise pas plus votre candidature selon. Ah non, ça ne pénalise pas du tout. Alors 2 semaines après la la mort de Quentin Dean militant identitaire, la France insoumise est accusée d'antisémitisme.

Jean-Luc Mélenchon s'en est encore défendu hier soir lors d'un meeting à Perpignan pour finalement jouer quelques minutes plus tard avec le nom de Raphaël Gluxman après l'avoir fait avec celui de Jeffrey Epstein. Est-ce qu'il met de l'huile sur le feu Jean-Luc Mélenchon ? Non non, je pense qu'il y a des gens qui n'ont que ça à faire, des polémiques.

Ça les ça doit être une un argument, une stratégie de campagne pour certains. Raphaël Gluxman le prend pas très bien, il le compare à Jean-Marie Le Pen ce matin. Oui, voilà.

C'est une stratégie de campagne. Il voit des antisémites partout et ce sont les mêmes qui voient des antisémites partout qui ne voent fasciste nulle part. Donc non, je pense que c'est pas vraiment pas l'intérêt de de du sujet en ce moment.

Je crois que les gens ont besoin de savoir que ils ont des dirigeants politiques qui ont l'intention, comme nous le faisons nous avec la France insoumise, de réclamer à Corséri une commission d'enquête parlementaire sur l'affaire Epstein par exemple. Il y a une affaire de pédocriminalité majeure dans ce pays et à chaque fois qu'on veut en parler, on nous sort une polémique en face. Donc ça commence à bien faire.

Il y a une affaire de pédocriminalité majeure. Il y a un homme milliardaire qui a passé une bonne partie de son temps à Paris en France et qui sur plusieurs années a été couvert. On a besoin de savoir ce qui s'est passé.

Nous sommes le seul pays où on nous refuse une commission d'enquête parlementaire. Aux États-Unis, il y en a une. En Grande-Bretagne, il y en a une.

On a besoin de comprendre les dysfonctionnements qu'il y a pu y avoir dans la justice, dans l'enquête policière. Pourquoi rien n'est sorti ? Pourquoi les victimes n'ont-elles pas été entendues ?

Pourquoi n'y a-t-il pas eu de poursuite ? Est-ce que justement il faut faire le ménage dans le périscolaire parisien après ces nombreux témoignages d'enfants qui se disent victimes d'agression sexuelle ? Comment vous comptez régler le progrè le problème si vous êtes élu à la mairie de Paris ?

L'affaire est très grave. D'abord euh vraiment nous parlons ici de tout un système qui a été mis en place par les socialistes qui dirigent la ville depuis des années, qui a permis à des personnes qui n'avaient rien à faire dans le périscolaire, qui n'avaient rien à faire au contact d'enfant de pouvoir se faire recruter et de pouvoir sévir je précise qu'il est possible de travailler dans des crèches de la ville de Paris sans diplôme d'État. Est-ce que vous comptez revenir ?

Le périscolaire et les crèches, ce sont deux choses différentes. Mais restons sur le périscolaire pour le moment. Sur le système de recrutement dans le périscolaire, nous avons 8000 vacataires dans le périscolaire. 4000 sont des vacataires permanents qui font bien leur travail pour la très large majorité d'entre eux.

Ce sont des gens qui sont extrêmement précarisés. Mais il y a aussi un système de recrutement qui fait que les gens n'étant pas très euh attirés par le métier, vu qu'il est fait dans des conditions où les salaires sont pas bons, les conditions de travail sont pas bonnes, on recrute un peu n'importe qui. Ce système qui a été mis en place, ça fait plus de 10 ans qu'il a été dénoncé par l'inspection de la ville, l'inspection générale de la ville de Paris avait prévenu que s'il ne mettait pas en place un certain nombre de recommandations, nous allions vers un système dangereux.

C'est ce qui s'est passé. Nous ce qu'on dit c'est d'abord on titularise les 4000 vacataires permanents, on leur donne des conditions de travail stables, fin de la précarité pour eux. Ensuite, on dit on crée une catégorie A, c'est-à-dire qu'on on crée des une filière avec une progressivité de carrière, on améliore les conditions salariales et surtout surtout on dit aucun animateur qui n'est pas au moins le BAFA, il faut les former au métier de l'animation.

Pourquoi ? L'éducation communale est essentielle. Vous savez, un enfant parisien, il y a 220000 enfants qui sont confiés à Paris, école et collège.

Un enfant parisien va passer 24 heures en moyenne dans le système scolaire et 28 he en moyenne dans le système périscolaire. C'est de l'éducation communale. Il faut y mettre les moyens.

Nous sommes les seuls à dire on augmente le budget de l'éducation communale. Alors, vous remettez à plat le périscolaire, vous voulez rendre gratuits les transports de Paris au moins de 25 ans alors que l'abonnement du navigo a encore augmenté. Vous voulez baisser le prix des loyers ?

Comment vous financez toutes ces mesures avec une municipalité déjà endettée à hauteur de 10 milliards d'euros ? Ou ce sont des arguments qui euh ne tiennent pas la route. Je vais vous le dire pourquoi.

D'abord, les coûts que cela représente sont pas si élevés et les gains sont beaucoup plus intéressants. Aujourd'hui, la gratuité des transports en commun pour les moins de 25 ans, c'est une nécessité. Nous sommes la ville de France où le forfait de transport en commun pour les jeunes est le plus cher.

Il y a un besoin d'aider non seulement les personnes étudiantes, les les personnes qui vont à l'école, qui sont scolarisées, mais aussi les jeunes travailleurs. 50 % des jeunes à Paris sont en contrat précaire. On a des taux de chômage chez les jeunes qui passent les 20 %.

Mais alors, comment vous financez toutes ces ? Nous, on a décidé de de mettre 240 millions d'euros supplémentaires dans ce qu'on appelle le budget de fonctionnement. D'accord ?

Pour cela, nous avons décidé d'augmenter la taxe foncière de 2,5 points. Je vous dis ce que cela représente. Si vous êtes propriétaire de d'un 130 m² dans le 11e arrondissement de Paris, 130 m² dans le 11e arrondissement de Paris, vous payerez 10 € de plus par mois de taxe foncière pour pouvoir financer des services publics, des centres de santé de proximité, de la gratuité pour la cantine pour les ca à 3, de la gratuité du périscolaire, de la gratuité des fournitures scolaires et du transport comme ça et plein d'autres choses, l'amélioration des conditions salariales pour les agents.

C'est-à-dire qu'avec 2,5 points de taxe foncière qui représente 10 € par mois pour un propriétaire d'un 130 m² dans le 11e, vous pouvez tout financer. Je suis la seule à dire les choses très clairement. Mon ambition, c'est répondre aux besoins et c'est réparer les dégâts et préparer l'avenir avec de l'investissement.

L'investissement que nous proposons nous, c'est 760 millions d'euros supplémentaires par an. C'est-à-dire porter l'investissement de 1,7 à 2,5 milliards par an. Pourquoi ?

On est en pleine urgence écologique. On doit préparer la la ville de Paris au changement climatique. C'est l'un des grands actes de votre programme.

Planifier la bifurcation écologique de Paris basé sur le principe du zéro béton inutile. Vous promettez comme maire de Paris de ne plus bétonner du tout ? Alors je dis zéro béton inutile c'est-à-dire par exemple je vous prends cinq grands projets immobiliers qui existent aujourd'hui qui sont des projets comme Bercy Charenton.

Des bureaux des bureaux des bureaux des bureaux. Hier, je me baladais entre le 17e et le 18e arrondissement. La gare des mines dont l'avenir c'est de faire encore des bureaux.

Il faut arrêter les bureaux à Paris. On a des 1 million de mètres carrés de bureaux vides à Paris. Le bureau participe de la spéculation immobilière.

Le bureau, c'est vraiment l'action qui consiste à créer du mètre carré pour créer de la valeur pour des entreprises. Et finalement, il y a pas d'activité derrière. Ça ne rapporte rien si ce n'est de la spéculation immobilière.

On dit stop moratoire sur la construction des bureaux à Paris. Il y a des bureaux vides. Donc vous créerez des logements, vousz un certain nombre de bureaux en logement et puis il y a des bureaux vides qui peuvent tout à fait servir de bureau plutôt que d'être vide et être mis en location.

On n pas besoin d'en construire de nouveau. Par contre Paris a besoin de nature parce que chaque habitant parisien devrait avoir 10 m² selon l'Organisation mondiale de la santé pour être en bonne santé. 10 m² de nature, c'est pas le cas.

Donc nous les cinq projets immobiliers qu'on veut stopper qui on dont l'avenir c'est de faire des bureaux, on dit on en fera des parcs comme le parc de Belle-eville, comme le parc des Butchumon et ça ce sera très utile aux Parisiens. On a besoin de beaucoup de nature à Paris. Il faut on propose nous d'aller jusqu'à 200 hectares sur la première mandature, c'està-dire jusqu'en 2032.

Donc ça veut dire de la végétalisation, de la construction de place, de ces grands parcs qu'on a dans notre projet. Il s'agit vraiment de se préoccuper des urgences, d'adapter la ville. Chaque fois qu'on fait un espace naturel dans Paris, on diminue de 8°gr la température en en pleine chaleur.

C'est alors avec votre programme Sopia Chikirou, vous êtes crédité pour l'instant d'environ 10 % d'intention de vote. Un peu plus le dernier sondage, il était un peu plus généreux. Alors un peu plus d'environ 10 % de vote, ce qui sera suffisant en tout cas pour aller au second différence entre 10 et 12 et demi.

Est-ce qu'il y aura entre le premer et le second tour une discussion avec la liste de gauche portée par Emmanuel Grégoire où c'est inenvisageable pour vous candidat de France insoumise ? Moi, j'ai toujours dit que la France insoumise et les verts populaires, puisque nous sommes alliés dans cette campagne avec les verts populaires et le comité vérité et justice pour Adama, j'ai toujours dit "Nous sommes en tête, nous tendons la main parce que le but c'est de gagner la ville pour faire ce programme de rupture et changer Paris." Mais malheureusement, Emmanuel Grégoire répète à chaque interview jamais d'alliance avec la France assoumise ni au 1er ou deè tour.

Je pense qu'il a tort de se comporter comme ça. Je crois qu'il est un peu prisonnier de certaines personnes particulièrement sectaires qui se trouvent sur sa liste. J'ai entendu Ariel Veille dire plutôt perdre que de s'allier avec la France insoumise.

C'est dommage qu'il pense comme ça. Mais moi, je dis aux électeurs, je dis aux Parisiens, votez au premier tour pour le programme qui vous convain celui qui vous donne l'impression que les choses vont s'améliorer à Paris, notamment pour toutes les catégories modestes. Mais vous savez, Paris 50 % des foyers attendez 50 % 50 % des foyers à Paris vivent avec moins de 2500 € par mois.

Notre programme il s'adresse en priorité à ces 50 % de la population parisienne. Donc Sopia Chikou vous êtes d'accord pour une alliance au second je pense qu'aujourd'hui nous sommes largement sous-estimés la France insoumise. Je crois que le soir du premier tour comme l'a dit mon collègue Manuel Bonpard, il peut y avoir des surprises.

Hier samedi, j'ai fait campagne sur le terrain et l'accueil est incroyable. Les gens nous disent "Tenez bon, on est avec vous et la participation va être élevée à Paris." J'incite vraiment les gens à aller voter et à faire le choix du nouveau Paris populaire.

On devra donc attendre le premier tour pour savoir si vous êtes prêt à une alliance avec avec la gauche. C'est une élection à deux tours. Moi, je vous le dis, je suis en tête jetend la main pour gagner.

Merci Sopia Chikirou, candidate la France insoumise à la mairie de Paris pour cette interview spéciale municipale sur ici Paris Île-de-Fance.