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InterviewRMC (sur YouTube)· 26 octobre 2026 27 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSécuritéEurope & internationalInstitutions & élections

Crise sociale, présidentielle, maintien de l’ordre... Bruno Retailleau face aux Grandes Gueules

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Votre campagne présidentielle c'est pas des vacances. Est-ce que vous envisagez de jeter l'éponge ?

  • 0:41OuverteRéponse partielle

    Comment expliquez-vous qu'une offre à droite, différente de la vôtre, puisse séduire des électeurs ?

  • 1:18RelanceRéponse partielle

    Vous êtes associé au bloc central. Est-ce que ce n'est pas ce qui vous plombent ?

  • 2:03OuverteRéponse directe

    Est-ce que ce n'est pas ceux qui ont incarné le pouvoir pendant 10 ans que les Français veulent rejeter ?

  • 2:43RelanceRéponse directe

    Vous êtes un peu associé à Macron car vous avez été ministre. Comment répondez-vous à cette critique ?

  • 3:23OuverteRéponse directe

    Vous avez été ministre de cohabitation. Est-ce que cela vous irradie politiquement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:41Fait
    « une Hérondel fait pas le printemps. »
  • 1:18Fait
    « Demain il peut y avoir une crise à la grec hein. »
  • 1:18Fait
    « Moudis n'a pas dégradé mais les marchés financiers nous ont dégradé. »
  • 3:23Fait
    « le bilan d'Emmanuel Macron est tellement cataclysmique que ceux qui l'ont approché de trop près, ces anciens premier ministres seront vraisembablement irradiés, si j'ose dire. »
  • 6:10Fait
    « on peut effectivement avoir un certain nombre de solutions sur la fermeté évidemment parce que c'est des solutions de bon sens mais quand j'entends Marine Le Pen sur la retraite sur son projet économique je me dis que ça ruinera la France »
  • 6:53Fait
    « la légitimité d'un candidat à la présidence de la République c'est d'avoir un projet très particulier très singulier »
  • 7:36Promesse
    « en travaillant un petit peu plus une demi-heure de plus par jour, on mette sur la table de l'équivalent de 2 mois nets supplémentaires »
  • 7:36Promesse
    « on plafonne à 70 % du SMIC la totalité des aides sociales »
  • 9:04Fait
    « depuis 1945, c'est la première fois, c'est la première génération où les jeunes vivront peut-être moins bien que leurs parents »
  • 10:31Chiffre
    « un jeune sur deux qui sort de l'université au bout de 5 ans sans aucun diplôme »
  • 11:15Fait
    « 80 % d'une classe d'âge au bac. Non, c'est 100 % d'une classe d'âge »
  • 13:52Chiffre
    « pour ceux qui viennent au resto du cœur, un sur de sont des jeunes de moins de 25 ans »
  • 20:01Fait
    « le pouvoir désormais malheureusement a peur »
  • 24:58Fait
    « Monsieur Mélenchon dit dans un meeting : écoutez, je leur donne raison. Bravo continuez. »
  • 25:42Fait
    « un parti qui a théorisé la violence et qui l'applique »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Bruno Rota bonjour. Bonjour Olivier Truchud. Votre campagne présidentielle c'est pas des vacances. Je regardais [rires] ce weekend, je regarde ce weekend, il y a il y a la puissance affichée par Marine Le Pen, archifavorite de de cette élection présidentielle. Et puis il y a David Lissenard, le maire de Cann qui est en train de vous doubler dans les sondages. Est-ce que vous envisagez de jeter l'éponge ? Pas dans les derniers sondages. Euh une Hérondel fait pas le printemps. Non non, moi j'ai un projet qui est singulier, que je veux porter jusqu'au bout. Mon projet n'est pas celui du Rassemblement national, c'est pas non plus celui des ex-premier ministres, notamment des deux ex-premier ministres. Donc c'est un projet qui va renverser la table mais qui est à la fois radical mais crédible.

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Voilà. Et je pense que aujourd'hui on est au bord du gouffre. Demain il peut y avoir une crise à la grec hein. C'est pas parce que vendredi Moudis n'a pas dégradé la note française que le problème il est pas là. Moudis n'a pas dégradé mais les marchés financiers nous ont dégradé. Alors on peut toujours se dire on s'en fiche des marchés financiers. Sauf que si on a des taux d'intérêt aussi élevés, notamment pour acheter la dette française, ça veut dire que les Français qui vont vouloir se loger par exemple, qui vont devoir aller trouver un prêt bancaire pour emprunter dans une banque, ça leur coûtera de plus en plus cher. C'est ça qui est très grave. Oui. Mais comment vous expliquez qu'une offre à droite, différente de la vôtre, plus libérale peut-être, celle

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qu'incarne David Lisnard est en train de de séduire, de convaincre des électeurs de droite qui devraient plutôt se porter sur vous ? Je pense que c'est un problème de moment. Euh simplement, on est aujourd'hui dans une France qui est euh totalement sidérée par la violence. Euh à la fois partagé entre la la colère et l'émotion. Partagé entre la colère et l'émotion. Vraiment l'élection présidentielle, la campagne elle va commencer en début d'année prochaine, pas avant. Souvenez-vous, c'est Pascal Perinot, un politologue qui avait démontré pour les municipales que les Français pour 40 % d'entre eux, ce qui est incroyablement important, 40 % des Français s'étaient fixés dans leur choix de vote dans les 3 jours auparavant. Donc aujourd'hui, ça ne veut rien dire.

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Tout peut-être, je pense que ça ne veut rien dire. Absolument, mais dans tous les sens, mais aussi bien pour moi que pour d'autres. Mais regardez et essayez de faire une sorte de flashback sur les dernières élections présidentielles. Vous voyez 6 mois avant et vous verrez que les surprises ont ont toujours été énormes. Elles le seront d'autant plus aujourd'hui qu'on est au bout d'un système et que tout peut advenir vraiment. Mais par exemple, vous quand on vous associe au bloc central, on dit même qu'il faudrait faire une primaire de rotaillot à Gabriel Atal. Bah est-ce que c'est pas ça qui vous plombe ? Parce que visiblement aujourd'hui ce que les Français veulent rejeter avant tout, ils ont peut-être pas encore choisi mais enfin ce qu'il semble vouloir rejeter,

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c'est ceux qui ont incarné le pouvoir pendant 10 ans. On voit aussi bien les codes de popularité de l'exécutif ou des difficultés que rencontre Édouard Philippe ou Gabriel Atal. Et vous-même, vous êtes un peu associé à ça parce que vous avez été ministre, même si vous étiez peut-être un ministre de cohabitation, vous avez été ministre de de de gouvernement macroniste. Non, mais ça c'est un vrai argument et c'est important que vous le mettiez sur la table et pour que je puisse y répondre. Moi je pense l'analyse que je fais c'est que le bilan d'Emmanuel Macron est tellement cataclysmique que ceux qui l'ont approché de trop près, ces anciens premier ministres seront vraisembablement irradiés, si j'ose dire. Ce que je veux simplement dire, c'est que vous et vous vous êtes irradié aussi.

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Je ne le crois pas. C'est comme si on reprochait à Charles Partois parce qu'il a été ministre de cohabitation de François Mitteran d'être devenu mitérandiste. La première chose que j'ai fait lorsque j'ai vu Michel Barnier qui voulait me nommerau, qui venait d'être nommé premier ministre, c'était avec Gérald Archer. La question que nous lui avons posée, c'est est-ce que tu respecteras la Constitution ? L'article 20 de la Constitution. L'article 20 de la Constitution, c'est le gouvernement gouverne, pas le président de la République. Et c'est à partir de là que je suis rentré au gouvernement. En clair, je n'étais pas nommé ministre, si j'ose dire, de monsieur Macron, mais j'étais ministre dans un gouvernement dirigé par Michel Barnier. Oui, vous l'avez dit, un ministre de cohabitation.

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Et souvenez-vous les désaccords que j'ai eu sur l'immigration, sur l'Algérie, sur la Corse, d'ailleurs on en parle encore aujourd'hui avec le président de la République. Je crois que très enfin il y a peu de ministres de l'intérieur qui ont eu cette liberté de parole y compris en conseiller ministre. Y compris en conseiller ministre autant que je l'ai eu. Flora Guali euh bonjour. Euhour je suis pas exactement de votre de votre famille politique. Moi, je viens plutôt de ce qu'on appelle la gauche réformiste. Peut-être il y a 10 ans le Parti socialiste. Sauf que aujourd'hui, je suis orpheline politique parce que depuis 10 ans, le Parti socialiste s'amuse à faire des alliances avec la France insoumise. Il y a eu la NUPES, il y a eu le Nouveau Front populaire, ce

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qui a conduit à vider totalement de son essence, de sa sève ce qu'incarnait cette gauche réformiste qui aujourd'hui peine à être présentée dans les chiquers. Ma question pour vous, c'est on voit la droite 10 ans plus tard, la droite républicaine que vous incarnez euh se diriger vers vers le même chemin qui est de concéder certaines alliances, de refuser le Front républicain, euh de faire des alliances circo par circo selon les sujets. Là, je je parlais avec des des députés de votre groupe à l'Assemblée qui me disaient "Non, mais le RN nous mettra pas de sortant, en tout cas, on est en train de négocier ça, nous mettra pas de c'est peut-être de la politique fiction pour l'instant, mais on espère que le RN ne nous mette pas de sortant face à nous, ce qui est en fait déjà la base d'un accord

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électoral. Cependant, moi je crois au même titre que je crois que il y a deux gauches irréconciliables, je crois qu'il y a deux droites irréconciliables et que le RN est en train de piller vos principes, vos valeurs et surtout votre héritage golis. Je sais pas si vous avez vu certains députés Renn se promener avec la croix du général sur leur vestes actuellement et se comporter quand même comme des des des charognards de l'héritage du général de Gaulle. Bref, est-ce que vous êtes pas en train de suivre la triste voix que nous avons emprunté nous la gauche réformiste il y a 10 ans ? Et est-ce que vous vous êtes pas en train de de quitter le le pouvoir républicain pour la décennie qui s'ouvre ? Alors parfaitement d'accord. On a besoin d'une gauche. Moi, je suis pour un

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rapport démocratique droite gauche. Que la droite s'assume. Que la gauche s'assume sans tomber justement sous la domination de monsieur Mélenchon. Donc 100 % d'accord avec vous. Euh pardon quand j'entendais Marine Le Pen hier dire qu'elle n'était ni de droite ni de gauche. C'est dû en même temps. Moi, j'ai pas envie d'un nouvel en même temps. J'ai lutté contre le en même temps [raclement de gorge] d'Emmael Macron pendant 10 ans. C'est pas pour retomber dans un autre en même temps. Très clairement en fait ce que je veux dire c'est que on peut effectivement avoir un certain nombre de solutions sur la fermeté évidemment parce que c'est des solutions de bon sens mais quand j'entends Marine Le Pen sur la retraite sur son projet économique je me dis que ça ruinera la France c'est pas le projet

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que je porte et comment dirais-je la légitimité d'un candidat à la présidence de la République c'est d'avoir un projet très particulier très singulier le projet que je porte voyez C'est un projet d'ordre public parce que je pense que sans ordre public, il peut pas y avoir de liberté et je suis plutôt libéral en économie mais on est au bord du gouffre. Donc moi je dis c'est possible pour les Français d'avoir plus de prospérité de niveau de vie mais à condition que le travail paye et à condition qu'on arrête l'assistana. C'est pour ça que j'ai fait la proposition. Quelle est votre proposition là-dessus ? La proposition c'est de faire en sorte que en travaillant un petit peu plus une demi-heure de plus par jour, on mette sur la table de l'équivalent de 2 mois nets supplémentaires et que

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parallèlement on tape l'assistana et que on plafonne à 70 % du SMIC la totalité des aides sociales. Vous demandez aux Français de travailler une demi-heure de plus mais en étant payant plus. Voilà. Voilà. C'est-à-dire que je, admettons, un français fait 35 he l'entreprise ne peut pas avoir plus d'heures parce que il contingente parce qu'il a pas de la carnet de commande. Déjà je je libère les charges, j'allège les charges et ça fait 500 € de plus. Mais si on va un peu plus un peu plus haut que les 35 heur alors là c'est vraiment quelque chose d'important et on arrive à payer beaucoup plus. Ce qui fait que les 500 premières les 500 premiers euros sur les 35 heures plus le reste sur les heures supplémentaires,

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c'est quasiment 2 mois de plus, de mois net de plus. Et en je décourage aussi l'assistana parce que c'est plus possible. J'ai rencontré, voyez, euh samedi euh ou vendredi un couple de gilets jaunes, c'était une famille recomposée, il y avait quatre enfants. Les deux travaillent, un des deux fait des heures sup. Et malgré ça, ils arrivent pas à boucler les fin. Mais c'est à cause de ceux qui sont assistés. Je pense que la dépense Je pense oui que l'État providence est aller trop loin. Je pense très franchement que il faut donner et c'est ce que je veux moi faire en sorte que le travail paye plus, donner plus à ceux qui travaillent et moins à ceux qui parfois profitent. Comment on sort de cette crise lycéenne étudiante enfin qui est mélangée

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d'ailleurs ? Parce que dans la rue, on a vu samedi à la fois des jeunes mais aussi ceux qui dénoncent la vie chère. Comment on sort de cette crise ? Sébastien Lecornus cet après-midi rencontre les les syndicats d'étudiants et va faire ensuite des réponses très concrètes. C'est ce qu'on annonce à Matignon. Quel quelle serait votre solution vous ? D'abord en disant la vérité, que nos jeunes soient profondément inquiets qui ne le seraient pas. Depuis 1945, c'est la première fois, c'est la première génération où les jeunes vivront peut-être moins bien que leurs parents. Et il faut voir les restos du cœur, quasiment un jeune sur deux. Vous rendez compte ? C'est-à-dire que pour ceux qui viennent au resto du cœur, un sur de sont des jeunes de moins de 25 ans. Donc il y a il y a un vrai

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problème. Jadis étudier, c'était l'assurance de bétonner son avenir. C'est plus le cas maintenant. Donc moi je pense qu'il y a des choses qu'il faut entendre. Je pense que parcours sup est dévalué. Il faut une nouvelle plateforme avec des critères qui soient des critères visible, lisible. Pas d'algorithme, pas de boîte noire, mais il faut des critères méritocratiques. Donc il faut une sélection quand même. Je suis pour une sélection. Je suis pour la sélection. Non mais est-ce que tout à l'heure on recevait Copelia Morau, c'est l'une des figures du mouvement qui dit bah non la bac le le bac c'est la sélection. Une fois qu'on a son bac, on peut pouvoir s'inscrire n'importe où. C'est mentir à ces jeunes de dire que le bac doit être un grade universitaire. Je pense que c'est faux.

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dans la mesure où là aujourd'hui la sélection c'est par l'échec, vous avez un jeune sur deux qui sort de l'université au bout de 5 ans sans aucun diplôme. Sans aucun diplôme. Et aujourd'hui, il est plus facile parfois de rentrer dans des filières longues universitaires que de rentrer dans un bac+ 2, un IUT, un Oui, parce que là, c'est sélectif. Ouais. Mais mais voilà. Donc je pense que on a gâché des générations avec ce mensonge. Le mensonge, c'est des mago en fait, c'est totalement des mago. Mais le grand mensonge, c'était de dire 80 % d'une classe d'âge au bac. Non, c'est 100 % d'une classe d'âge. Moi, ce que je veux, c'est arracher l'éducation nationale, toute la formation professionnelle pour

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la confier aux régions et mettre dans le coup les entreprises. Je veux qu'on ait une double filière un peu comme en Allemagne, une filière généraliste et une filière d'excellence professionnelle. J'en ai marre que des gamins, je vais vous dire, soient dévalorisés parce que ils ont l'intelligence de la main et que il faudrait faire des études longues. C'est comme ça qu'on fait des générations aussi qui sont frustrées parce que il il on leur donne un master et cetera et après ils ne trouvent pas de travail. Donc il faut une sélection. Oui, c'est ça la vie. Et de toute façon aujourd'hui la sélection, il faut le dire clairement elle existe. C'est la sélection par l'échec. Abel Boy, moi je suis un ancien électeur de droite dans une ancienne vie et aujourd'hui je suis un peu comme Flora.

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Je suis un orphelin politique. Je ne sais pas vers qui va se diriger mon vote. Quoi que je sais qu'il ne se dirigera pas vers le Rassemblement national. Ce qui m'embête c'est que la droite aujourd'hui lorsqu'elle n'est pas en responsabilité, elle est très forte pour dire ce qui ne va pas. Et quand elle accède aux responsabilités, elle est très forte pour expliquer pourquoi elle n'a pas faites les choses. Et quand je vous vois, je me dis "Elle est où cette droite qui qui était pleine d'énergie même quand les situations étaient compliquées, c'est-à-dire même je vous écoute depuis tout à l'heure, il y a beaucoup de terminologies assez négatives, assez assez violentes. Donc je comprends qu'on est face à une situation compliquée mais j'ai l'impression vous arrivez un petit peu

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comme un président de ma convention obsèque avec votre cercueil et vous annoncez que c'est la guerre mais on a besoin de rêver et c'est pour ça que le Rassemblement national et que LFI indépendamment de ce que l'on pense, il prévoit comment dire, il propose un programme d'espoir. qu'il soit applicable ou pas, c'est pas le sujet. Mais moi, j'ai envie de retrouver une droite un peu façon époque chirakienne qui me fait rêver [raclement de gorge] à nouveau, qui me dit mais tout comme j'ai envie de retrouver une gauche aussi, ces deux parties de gouvernement qui savaient donner un rêve d'espoir et ne pas que parler de ce qui ne va pas. Parce que quand je vous entends, je me dis mais en fait demain si vous êtes président, mais comment allez-vous faire pour relever la France réellement ? Mais

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on peut on peut pas mentir aux Français. Mais ça je ne serai, je vais vous dire pourquoi je suis pas un électeur du Rassemblement national. Parce que je ne suis pas démagogue voyez parce que je dis au français c'est possible moi je veux qu'il y ait une France prospère. Je veux que ceux qui bossent aujourd'hui arrivent à boucler leur fin de mois. Comment vous expliquez que trois français sur 10, y compris ceux qui travaillent se trouvent dans le rouge le 17 le 17 de chaque mois ? Il y en a un/ers dans le rouge qui travaille. Mais tout ça, on le sait en fait puisque les Français le vivent dans leur chair au quotidien. Le français qui qui a qui comment dire qui qui est dans le rouge le dit si il le sait. Est-ce qu'il a besoin qu'on vienne lui répéter euh tu ben non si en

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disant il y a un chemin d'espoir mais ou quel est votre chemin d'espoir justement ? 2 mois de salaire de plus, pardon, 2 mois de salaire de plus, vous croyez que c'est pas un espoir le fait que ceux qui profitent soient pas justement contraint parce que pardon, les prestations sociales, c'est nos impôts, nos cotisations. Mais ceux qui profitent qui ceux qui profitent c'est qui ? Et ben c'est des gens qui voilà touchent des aides, qui sont assez malins pour toucher des aides et qui restent ses œufs dans le canapé. Est-ce que vous supprimez l'AME, l'aide médicale d'État ? Bien sûr que je le supprime. On est un des seuls pays européens. Là encore question de justice. Moi je veux la justice. C'est ça l'espoir de la justice que celui qui travaille ça va lui profiter. Pareil pardon

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l'AME. Comment voulez-vous ? Un un clandestin vient il va avoir 100 % remboursé. Vous avez un français qui bosse qui travaille qui cotise qui va se faire soigner chez le chirurgien dentiste et lui il va avoir que 70 %. Mais attendez mais donc le premier exemple d'espoir que vous donnez c'est l'étranger qui prend les droits des Français. Mais par exemple, un jeune de 13 ans, un jeune de 13 ans, parce que moi je suis engagé sur la jeunesse, vous voulez taper sur les jeunes délinquants et vous avez raison. Mais que proposez-vous à un jeune pour qu'il ne bascule pas dans la délinquence ? Ce que je lui propose parce que votre programme est très punitif, mais où est le préventif ? Bah si, dans les mots, si. Bah si je lui propose non je lui propose un avenir réponse

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je lui propose un avenir. Je lui propose par exemple de casser le collège unique parce que c'est une idée folle en France que on demande à des enfants de 13 ans, de 11 ans, de 12 ans d'être dans le même moule. Les les enfants sont pas nos jeunes sont pas des produits standards et donc il faut des groupes de niveaux, des vrais groupes de niveaux pour que ceux qui visent l'excellence puissent se grimper et ceux qui ont des difficultés on puisse les rattraper. Je propose justement [grognement] le préapprentissage à 14 ans. Je propose que chaque enfant soit considéré en fonction de ses talents. Pourquoi est-ce que le talent de la main n'est pas autant reconnu que le talent ? Je suis d'accord. Mais parler plus de cet aspect positif en fait, le côté tout sécuritaire de la droite. On a besoin de

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ça. Oui, mais c'est vrai, c'est vrai. Bruno, je retiens je retiens conseil. Bruno Rot face aux grandes gueules, candidat à l'élection présidentielle, auteur de ce livre. On va en parler dans un instant de combat et d'espoir. Ce sont des lettres personnelles que vous avez écrit aux français, à certains français aux éditions de l'observatoire. Mais je voudrais que on dialogue et que vous dialoguez vous avec Audre qui est commerçante au 326 parce que les commerçants on ralbol de voir tous ces samedis euh finalement privatisés par des casseurs, des émettiers. Ils sont obligés de se barricader, de mettre des planches de bois et ils perdent à chaque fois une journée de commerce. Aud, bonjour. Bonjour. Vous êtes président de l'Union des commerçants du Coulomier et vous

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vouliez interpeller Bruno Rotailleux. Expliquez-nous. Oui. Oui. Parce que en fait on parle pas suffisamment je pense des petites villes comme les nôtres. Moi, je suis dans une ville qui est donc Coulomier, 15000 habitants et on n'est pas touché donc directement par les manifestations et par les casseurs, mais on est touché par un impact important, c'est-à-dire que les gens, les clients su les centres-villes. Euh voilà, nous pour un exemple ce samedi-là, on a fait moins moins 70 % de chiffre d'affaires et on en parle pas suffisamment mais nous aussi on est peur. Les gens ont peur de se retrouver face à des des manifestants violents. Donc ils s'en vont pas. Exactement. Il fuit les centre-villes et tous les centres-villes. Voilà, moi j'ai un commerce à Coulonie, j'en ai un autre

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sur la ville de Provin et ce samedi-là, enfin on va dire depuis mercredi dernier, il ne se passe plus rien. Les gens désertent les centres-villes. Donc c'est vrai qu'on en a un peu ralbol et qu'on aimerait que ces manifestations s'arrêtent parce que parce que clairement on va tous mourir. Voilà. Ce matin, Laurent Nunis disait "Bah, il y aura d'autres couvre-feu, d'autres journées de manifestation, l'acte 3, l'acte 4, l'acte 5." Donc c'est parti jusqu'à Noël. Bruno Rotag. Non mais elle a totalement raison. J'entendais Emma Macron la semaine dernière dire aux commerçants plein d'empathie rassurez-vous vous serez remboursé ou mais c'est pas Oui. Mais on sera pas remboursé nous. C'est d'abord ils seront pas tous remboursés complètement remboursés mais c'est pas

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ce qu'on demande à un chef de l'État de rembourser c'est de protéger. C'est de protéger. Et et moi ce que je pense parce que c'est vrai que en plus vous avez je crois une année qui est qui est pas terrible sur le plan du chiffre d'affaires. On arrive à Noël donc c'est ça va être capital. Moi je pense que un il faut la plus grande fermeté possible. Il faut aussi taper. Quand je vois en matière de justice, on me signalait euh un des un individu 23 ans et ça son prénom c'est Andy. [grognement] Euh il a participé à toutes ses exactions du 17 octobre et il a tiré avec un un tube artifice, voyez, un mortier. Et c'est très dangereux si les policiers y comparais passe une journée de prison ferme.

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Donc c'est tant qu'on aura pas ce n'est pas si ferme là. Bien mais bien entendu. Pourtant on a dit contraire, on a dit regardez comparition immédiate, il y a des gens en prison d'arman, monsie de la justice en félicite. Je suis favorable y compris pour l'inscrire dans une charte de l'ordre républicain que j'annexerai à la constitution. Je suis pour que dès lors queon agresse un policier, un gendarme euh voire même des sapeurs pompiers et bien c'est casse prison parce que sinon l'autorité on la dilue. Et je pense que euh pour répondre, il faut justement un un état qui soit très très ferme qui ne tolère rien. Tléance Nunz aurait dû démissionner. Non franchement il a présenté sa démission, elle a été refusée, il est resté. Voilà. Donc ça concerne Emmanuel Macron.

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Voilà, ça concerne Emmanuel Macron. Et mais c'est vrai qu'il y a eu un fiasco et ce fiasco, pardon, il venait après ce qu'avait dit le chef de l'État en disant en demandant aux policiers au gendarme de l'empathie. Pardon mais un gendarme ou un policier c'est pas un animateur socioculturel. Voilà, regardez le va vient sur les grenades assourdissantes. Un jour on suspend et le lendemain on rétablit. on en a besoin. Ça veut dire que le Non, mais je vais vous dire le fond du fond, c'est que le pouvoir désormais malheureusement a peur. Ces hésitations, c'est le symbole d'un pouvoir qui finalement refuse d'assumer euh le monopole de la force légitime. On a toujours peur. Ben non, il faut quand j'étais à Bovau, j'ai donné, je me

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souviens sur bloc en tout la doctrine que j'avais demandé à appliquer aux gendarmes et au policier, c'est d'aller au contact et de ne pas se laisser quand il y avait des violences, des dégradations pour pouvoir interpeller systématiquement. Mais comment expliquez-vous qu'en France on ait besoin de la grenade de désencerclement ? la seule police en Europe qui l'utilise. Non non, vous avez Non, non, vous avez des ce qu'on appelle des moyens intermédiaires euh entre l'arme létale parce que et c'est c'est-à-dire une arme qui peut tuer et puis euh la matraque ou d'autres d'autres moyens, vous avez ce qu'on appelle justement des des forces intermédiaires. Et si vous supprimez ces forces-là, compte tenu de l'hyperviolence, vous aurez des policiers, des gendarmes d'eau au mur

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qui n'auront plus pour se défendre. police vous, moi je je m'intéresse plus à votre candidature sur le plan politique. Il me semble que vous subissez un peu deux phénomènes. D'abord, l'héritage de Macron qui fait que chacun se dit que sans parti politique, il peut se lancer dans la dans la présidentielle. Et voilà ce qui fait qu'on a ce phénomène étrange où des candidats sont désignés par leur parti. C'est votre cas, c'est le cas de Raphaël Gluxman si c'est pas son parti, il a été désigné par le PS. Et vous en avez toujours à chaque fois un autre à côté qui dit "Coucou, je suis là." Alors, vous avez François Hollande pour la gauche, David Lissard vous concernant, d'autres qui la ramènent moins maintenant mais qui sont

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quand même un peu en embuscade. Bertrand et cetera. X Bertrand a prévu d'annoncer bientôt sa candidature. Le suspense sera bientôt rompu. Donc premier premier phénomène. Deuxièmement euh vous aviez un côté punk un peu à droite à une époque qui plaisait. Je sais que ça ça plaira pas aux rock mais à mon sens Raillot est punk. Voilà. N'est pas punk qui veut je pense qu'il est plus punk que Guillaume Mer compagnie que Nova et cetera. Et vous avez été aussi là un peu débordé sur votre droite par des gens encore plus radicaux avec le verbe encore plus tranché. Bon et en même temps, moi je me demande est-ce que vous vous dites pas

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que s'agissant de LR précisément tout le boulot qu'a fait Lissenard là sur le programme, les slogans, une certaine nouveauté, tout le boulot qu'on peut ne pas aimer du tout hein, mais la radicalité de Zmour et cetera, tout ça. Est-ce que vous vous vous êtes pas un peu reposé sur vos lauriers en vous disant je suis président du parti, j'étais ministre, roule, ça ça va aller tout seul et vous vous avez pas un peu voilà du tout. J'ai j'ai je n'ai rien vu d'ailleurs comme proposition originale parmi ceux que vous citez euh soit qui n'ait pas été parfois pillé dans notre propre programme et je pense avoir un projet un des plus aboutis. Ce que alors là où je vous donne le point, c'est sur cette idée que euh il y a une forme

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d'individualisation, c'est-à-dire que chacun après Macron se dit tiens, je peux être président de la République. En revanche, je suis sûr, côté punk par exemple, je suis certain que les Français vont demander au fur et à mesure de la dureté du moment à la fois une radicalité. Et je vais d'ailleurs je veux renforcer la table par exemple en changeant euh une partie de la Constitution pour que pour rendre au peuple le pouvoir de choisir le pouvoir de choisir son destin, de peser sur son destin, de la radicalité mais en même temps de la crédibilité. On est dans un moment tellement difficile qu'un qu'il faudra progressivement et les Français le sentiront parce que ce sera leur retraite, leur salaire, le pouvoir d'achat qui sera Il faut aussi du sérieux. Il faut la

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radicalité mais aussi le sérieux. Euh on va parler de ouais de des lettres mais vous vous m'avez répondu sur Marine Le Pen sur le volet français vous m'avez répondu sur Marine Le Pen sur le volet économique mais vous m'avez pas répondu sur le sujet des valeurs et notamment du cadre républicain et dans votre livre vous écrivez à Jean-Luc Mélenchon et vous terminez votre lettre par "Vous êtes Jean-Luc Mélenchon mon seul adversaire puisque vous êtes vous seul être une menace politique pour la République. Est-ce que poste révélation médiia part sur l'antisémitisme de de Bardella et l'étude qui a suivi qui montre que 57 % des parlementaires RN ont un sujet affiché avec le racisme et l'antisémitisme, vous écririez encore ce livre de la même manière ? un je ne suis

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pas au rassemblement national c'est bien parce qu'il y a des raisons seul Jeanl Mélenchon est une menace pour la République une menace pour la République. Je l' je vais vous dire pourquoi n'est pas une menace pour la République. Je l'assume. Je l'assume je l'assume quand j'ai dissou la jeune garde comme ministre de l'intérieur avec un dossier de violence très lourd et d'antisémitisme, il s'en était pris d'ailleurs à un jeune juif de de 15 ans, compatriote juif d'une quinzaine d'années. Je dis sous et très peu de temps après, monsieur Mélenchon dit dans un meeting écoutez, je leur donne raison. Bravo continuez. Voyez, je n'ai pas Monsieur Le Pen en 89 avait au moment d'un meeting joué avec la

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consonance juive d'un certain nombre de nom de journalistes exactement comme monsieur Mélenchon l'a fait. On en est rendu à un parti qui clairement joue avec l'antisémitisme, joue avec le racialisme, joue avec la la vi Oui. Bard répond les tweets de Bardella, ils sont moins graves que les blagues de Mélenchon. Mais pas du tout, pas du tout. simplement vous avez un parti qui a théorisé la violence et qui l'applique et qui l'applique. Le racialisme, l'antisémitisme, la violence, le côté antidémocratique, ils veulent mettre en prison les préfets. Le côté antidémocratique quand il dis quand ils disent quand ils disent par exemple, je écoutez, j'assume parfaitement que au point où on en est, ça n'est plus le rassemblement de

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Jean-Marie Le Pen. Il y a sans doute des racistes, il y a sans doute des antisémites et j'espère qu'ils feront un certain nombre de ménages plus de Mélon pour Oui, parce que jamais lui, voyez, regardez ce qui s'est passé avec Quentin Deoc, il y a eu ce qu'on appelle une inversion de la responsabilité, une inversion accusatoire. On en inter le le jeune type meurt et on nous fait comprendre que finalement il a bien cherché parce que c'était un militant euh identitaire. Je n'ai jamais entendu ça de madame Le Pen, je suis en profond désaccord avec elle. Encore une fois, mais très franchement, objectivement, objectivement les choses sont différentes. Merci Bruno Rota de combat et des sport français si vous voulez lire les lettres que Bruno Rota adresse à certains

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François Français dont Jean-Luc Mélenchon, il y a pas François Hollande [rires] mais il y a enfant l'ancien français vos petits enfants notamment. Voilà aux éditions de l'observatoire. Merci Brenota RMC les grandes gueules.