Entretien d'actualité n°71 - 30/09/2018
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Locuteur 1Chiffre
« La population du territoire a été multipliée par 2. »
- 4:00Locuteur 1Chiffre
« Nous sommes ici en Calédonie avec maintenant plus de 140 adhérents de l'UPR. »
- 9:00Locuteur 1Chiffre
« La France donnant 1,5 milliard d'euros à un budget qui représente 2,08, ça veut dire que la France donne au territoire de Nouvelle-Calédonie plus de 71% de ses revenus. »
- 12:00Locuteur 1Chiffre
« Le budget de la Nouvelle-Calédonie devenue indépendante perdrait 75 ou 80 % de ses recettes en l'espace de quelques mois ou en l'espace de 2 ou 3 ans. »
- 16:00Locuteur 1Fait
« Nous avons un euro qui est trop cher. Trop cher pour la métropole. Trop cher, a fortiori, pour les fragiles économies de l'outre-mer. »
- 17:00Locuteur 1Chiffre
« Une baisse du franc, redevenu une monnaie nationale, de l'ordre de 10% pourrait créer plus d'un million d'emplois en France. »
- 19:00Locuteur 1Fait
« Les États-Unis, la France et la Turquie n'ont pas le droit du point de vue international d'être présents en Syrie. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
— Bonjour et bienvenue à toutes et à tous pour ce nouvel entretien d'actualité numéro 71. Bonjour M.Asselineau.
Vous êtes au milieu de votre séjour en Nouvelle-Calédonie. Quel premier bilan en tirez-vous ? — Eh bien bonjour à toutes et à tous.
Effectivement cet entretien n°71 est un entretien exceptionnel puisque je l'enregistre depuis la Nouvelle-Calédonie dans le jardin de l'un de nos adhérents qui habite au Mont-Dore, c'est-à-dire non loin de Nouméa. Alors ça fait maintenant bientôt une semaine que je suis sur le territoire. Je partirai la semaine prochaine.
J'ai consacré deux semaines au total à la Nouvelle-Calédonie. Quels sont les enseignements que j'en retiens ? D'abord, c'est un territoire que je connais assez bien.
J'y avais passé quatre mois en 1987 pour une mission d'inspection des finances sur la situation foncière. Ce que je note, c'est d'abord que la population du territoire a été multipliée par 2. Nouméa est devenue une vraie grande ville maintenant.
C'est d'ailleurs la ville francophone la plus importante du Pacifique. Je note également qu'il y a une diminution réelle des tensions entre les communautés, du moins d'après ce que je perçois. Ça, ce sont les éléments positifs.
Autre élément positif : nous sommes ici en Calédonie avec maintenant plus de 140 adhérents de l'UPR, une équipe tout à fait dynamique dirigée par Michel Hanocque. Toute cette équipe m'a préparé à un voyage mené tambour battant avec de nombreux rendez-vous, de nombreux déplacements. Tout ceci fonctionne très bien.
Parmi les points positifs également à souligner, un accès assez facile aux médias du territoire. À la fin de mon séjour je pense que j'aurai été interrogé par à peu près toutes les télévisions, radios et journaux et magazines néo-calédoniens, à la seule exception peut-être — mais on n'a pas encore donné notre dernier mot — de la télévision publique de RFO. Alors nous avons un accès facile aux médias.
Nous avons une équipe très dynamique. C'est un territoire où j'avais fait un score qui était tout à fait significatif pour la présidentielle avec 2,41 % des suffrages, ce qui était notre meilleur score national. J'ai rencontré de nombreuses personnalités déjà.
Nous sommes en perspective du référendum, de la consultation référendaire qui aura lieu le 4 novembre, « Pour ou contre l'indépendance du territoire ? ». Et on voit également au-delà puisque je suis venu ici pour dynamiser les équipes qui, d'ailleurs, n'en avaient pas tellement besoin, mais enfin pour les conforter dans leur dynamisme et aussi pour commencer à poser les jalons des élections provinciales qui auront lieu l'année prochaine au printemps 2019.
Il y a trois provinces désormais en Calédonie : la province Sud avec Nouméa qui est une province à domination, avec une forte majorité de populations d'origine caldoche ou métropolitaine et puis les provinces du Nord et la province des îles Loyauté avec une forte majorité de populations kanakes. Nous essaierons d'être aux élections provinciales au moins dans la province du Sud. — Quel est votre sentiment au sujet du référendum du 4 novembre ? — Alors, j'ai eu l'occasion de m'exprimer dans plusieurs des médias où tous les médias m'ont posé cette question.
C'est non pas un référendum au sens strict. C'est ce qu'on appelle une consultation référendaire. Pourquoi ce distinguo ?
Parce qu'en réalité, depuis les accords qui ont eu lieu il y a maintenant un certain nombre d'années, les accords de Nouméa, les accords d'Oudinot, eh bien il a été décidé qu'on allait demander à la population de Nouvelle-Calédonie son point de vue sur si cette population voulait ou non rester dans la République française ou devenir indépendante. Et il a été défini à l'époque que seule une partie des personnes résidant en Nouvelle-Calédonie pourraient voter. En pratique, cela signifie qu'un avantage très important a été donné à la communauté kanake puisque tous les Kanaks peuvent voter alors que seuls les Français d'origine métropolitaine installés depuis avant 1987 peuvent voter.
Ca veut donc dire qu'il y a 30 000 personnes qui sont exclues de la consultation référendaire. 32 000, je crois, exactement, et 30000 des élections provinciales. Ce qui est perçu par un certain nombre de nos compatriotes d'origine métropolitaine comme un déni de démocratie puisque voir les personnes qui sont installées depuis 15 ans, depuis 17 ans, 18 ans, 20 ans, qui y ont fait souche, qui ont des enfants, de la famille et qui n'ont toujours pas le droit de vote.
À ce propos d'ailleurs, certains ont saisi le Conseil Constitutionnel et en allant au delà ont saisi la Cour européenne des droits de l'homme qui a malheureusement validé cette disparité. Mais tant que les accords de Matignon sont en cours. À la fin des accords de Matignon, il faudra revenir à ce qui est bon sens, c'est-à-dire que tout le monde puisse voter.
Donc on ne peut pas comprendre la consultation si on n'a pas déjà ça à l'esprit. Il y a maintenant à peu près 280 000 à 300 000 habitants en Nouvelle-Calédonie et on peut estimer qu'il y a à peu près 30 000, 32 000 personnes qui sont dépourvues du droit de vote. Alors comment les choses se passent ?
Au jour même, aujourd'hui même où je parle, je suis allé, j'ai rencontré déjà des responsables de la province sud à forte majorité caldoche ou métropolitaine où, là, le non à l'indépendance est ultra-majoritaire. Je suis allé dans la province des îles Loyauté, où là, le oui à l'indépendance est donné majoritaire mais peut-être pas de façon aussi écrasante que le refus l'est dans la province du Sud. Et puis dans quelques jours je vais me rendre dans la province du Nord.
Il semble, d'après les sondages qui circulent sur le territoire, et d'après les rendez-vous que j'ai eus, après une conversation que j'ai eue, y compris avec des indépendantistes que, normalement, si les choses se passent conformément aux intuitions, aux sondages, le non à l'indépendance devrait l'emporter. Tout le monde semble à peu près d'accord. Cela étant, comme dans toute consultation électorale, comme toute consultation sportive c'est évidemment une fois l'évènement passé qu'on aura le résultat définitif.
Le résultat, d'ailleurs, devrait être examiné à la loupe. Il sera examiné à la loupe parce que, il y a un premier élément. C'est de savoir quel sera le pourcentage d'abstention.
Il est évident que s'il y a un fort pourcentage d'abstention, ça viendra un peu atténuer le résultat du scrutin. Non pas l'invalider juridiquement, mais en atténuer la portée politique. Il est à noter d'ailleurs à ce propos que certains indépendantistes extrémistes refusent de participer au référendum.
Ils auraient voulu que seuls les Kanaks, en fait, puissent voter. Ce serait revenu à priver de droit de vote des personnes, les Caldoches comme on dit ici qui sont depuis quatre ou cinq générations sur le territoire. Donc le premier élément à avoir à l'esprit, ça sera l'abstention.
Le deuxième élément c'est le résultat lui-même. Il est évident que si on a un non à l'indépendance qui est de 52, 53 %, le problème restera quand même un petit peu sur le devant de la scène, moins en arrière-plan. Et il faut savoir que dans les accords de Matignon, il a été prévu qu'il y aurait trois consultations référendaires.
C'est-à-dire que si la première donne un refus de l'indépendance, il y en aura ensuite deux autres où on reposera toujours et encore la même question. On croirait les référendums sur l'entrée dans l'Union Européenne. Cette fois-ci, c'est sur la sortie de la République française.
Si l'abstention est importante, ça viendra atténuer le résultat du scrutin. Si l'abstention est faible, ici en revanche, le résultat est plus marqué en faveur du refus de l'indépendance. Ça aura une toute autre signification politique.
Il est évident que si on avait 60 % de non à l'indépendance et 40 % de oui, ça serait un échec cinglant pour le clan indépendantiste, a fortiori si c'était 65 / 35. Actuellement, les esprits envisagent plutôt une assez nette victoire du non, mais encore une fois, nul ne sait exactement ce qui va se passer. Moi, ce que je voudrais dire à ce propos, c'est qu'il va y avoir ce référendum — cette consultation référendaire va se tenir le quatre novembre.
Donc pendant les derniers jours, d'ailleurs, des personnes comme moi, des personnalités venues de métropole n'ont plus la voix au chapitre. C'est uniquement les responsables politiques représentés sur le territoire qui peuvent participer ultérieurement à la campagne pour le référendum. Il y aura le scrutin le 4 et puis il y aura le 5, et puis le jour d'après.
La question qui va se poser c'est imaginons que le non l'emporte largement, qu'est ce que l'on fait ? Et là ça sera évidemment un enjeu très important. Est-ce qu'on va recontinuer cette incertitude institutionnelle ?
Est-ce que la minorité kanake voudra refaire un référendum d'ici un an ou deux ou trois, relançant ainsi le processus d'incertitude qui nuit quand même à l'avenir du territoire. L'intelligence, me semble-t-il, serait dans un cas comme dans l'autre que l'on considère cette consultation comme définitive. Soit c'est le oui, soit c'est le non.
Et si c'est le non, à ce moment-là, eh bien, on essaie de fixer un statut définitif de la Nouvelle-Calédonie dans la République. S'agissant de nos arguments à nous, moi, je suis venu défendre ici le non à l'indépendance. En revanche, le oui à l'indépendance de la France de l'Union Européenne.
Un maire que j'ai rencontré, le maire de Wé qui est indépendantiste, qui est un Kanak qui vit dans les îles Loyauté, à Lifou. Il m'a dit : « Oui mais alors moi je suis d'accord avec vous. Je suis d'accord que la France doit prendre son indépendance de l'Union Européenne et je trouve que la Kanaky, qui serait le nom de la Nouvelle-Calédonie indépendante, Kanaky, Nouvelle-Calédonie, elle, devrait prendre son indépendance de la France. » À quoi j'ai quand même répondu que les deux situations étaient quand même fort différentes puisque, les auditeurs le savent, la France donne à peu près chaque année 9 milliards d'euros à l'Union Européenne de plus qu'elle n'en reçoit, et après le départ du Royaume-Uni nous donnerons 11 milliards d'euros de plus.
C'est donc que notre appartenance à l'Union Européenne nous coûte énormément d'argent. Et lorsque la France sera sortie de l'Union Européenne, la France récupérera son indépendance mais en plus elle récupérera de l'argent. Alors que la Calédonie, c'est le schéma inverse.
Ça n'est pas la Calédonie qui donne de l'argent à la France, la métropole. C'est l'inverse. Et pas rien !
Et c'est là que le bât blesse, parce que j'ai lu les professions de foi, les tracts, le programme du FLNKS, qui est la principale force qui appelle à l'indépendance. Il y a dedans d'ailleurs des thématiques qui sont assez sympathiques, qui envisagent d'avoir un pic avec plusieurs communautés qui regardent ensemble vers l'avenir. Un ton réellement apaisé par rapport à ce qu'il y avait en 1987 que j'ai connu, ce dont il faut se féliciter.
Mais en revanche, tous les textes que j'ai lus émanant du FLNKS et des indépendantistes jettent un voile total sur la question financière. C'est-à-dire sur le qui paye quoi. Or, c'est quand même bien là le problème.
Tout le problème, il est là et il n'est pas ailleurs. Il faut savoir qu'actuellement, la Calédonie, d'abord, c'est un territoire qui repose sur le nickel, qui est une grande ressource métallique. Mais, actuellement, le cours du nickel est très bas.
Le cours du nickel calédonien est assez élevé à cause du franc pacifique qui est corrélé à ce fichu euro. Donc les cours du nickel sont assez élevés et donc en fait, actuellement, il est concurrencé par le nickel de l'Indonésie, le nickel des Philippines et, bref, les usines de nickel de Calédonie, en fait, tournent à perte. Ça n'est pas le pactole que certains imaginent.
Ce qu'il faut savoir également, c'est que le budget du territoire (alors je ne vais pas vous le dire en francs pacifiques puisque je m'adresse principalement à des auditeurs de métropole. Enfin, je peux vous le dire en francs pacifiques mais aussi en euros). Il est de 250 milliards de francs pacifiques, le budget de l'ensemble du territoire, ce qui représente à peu près 2,08 milliards d'euros.
Et la France donne (alors ça dépend des sources, des estimations), on estime, entre 150 et 178 milliards de francs pacifiques. C'est-à-dire 1,4 à 1,5 milliard d'euros. La France donnant 1,5 milliard d'euros à un budget qui représente 2,08, ça veut dire que la France donne au territoire de Nouvelle-Calédonie plus de 71% de ses revenus.
Il est là, le problème fondamental des indépendantistes. Parce que comme j'ai eu l'occasion de le dire avec beaucoup de sympathie d'ailleurs, le dialogue a été vraiment très franc et très chaleureux même. C'est tout à fait sympathique.
J'ai même rencontré le maire adjoint de Ouvéa qui était un indépendantiste très déterminé avec lequel nous avons fait la coutume et c'était finalement très cordial et chaleureux. Mais j'ai bien insisté auprès de mes interlocuteurs sur le fait qu'il ne devaient avoir aucune illusion. Si d'aventure la Nouvelle-Calédonie devient indépendante, compte tenu des contraintes budgétaires en France que l'on connaît, qui sont considérables.
Puisque tous les ministères sont quasiment réduits à néant, il n'y a plus d'argent de nulle part. On supprime des postes de fonctionnaires par milliers voire par dizaines de milliers, comme c'est le cas à Bercy. Par milliers, comme c'est le cas au ministère des Sports, comme c'est le cas dans tous les ministères.
Il est bien évident que quelles que soient les promesses qui auront pu être tenues, si la Nouvelle-Calédonie devient indépendante, eh bien, Bercy, Matignon tailleront immédiatement dans le vif des subventions versées à Nouméa, à la Nouvelle-Calédonie. Et il ne faudra pas attendre à mon avis plus de un an ou deux ou trois maximum pour que les 1,5 milliard d'euros versés par le contribuable métropolitain à la Nouvelle-Calédonie se réduisent comme peau de chagrin pour arriver à peu près à zéro. Du moins à l'argent que l'on verse aux Nouvelles-Hébrides devenues le Vanuatu, lors de son indépendance en 1980.
Il faut ajouter à ce phénomène quand même de réduction, il faut quand même que toutes les communautés sur la Nouvelle-Calédonie comprennent ce que ça signifie qu'un budget qui perdrait 71 % de ses recettes. Il faudrait y ajouter autre chose. C'est que, bien entendu, tous les fonctionnaires d'Etat seraient rappelés.
Donc ça ferait des milliers de personnes avec les familles qui quitteraient le territoire de Nouvelle-Calédonie et donc ça ferait un effondrement de la consommation, donc des recettes fiscales tirées de la consommation, et un effondrement également de l'impôt sur le revenu payé en Nouvelle-Calédonie par ces mêmes fonctionnaires. On peut donc estimer que, peut-être, le budget de la Nouvelle-Calédonie devenue indépendante perdrait 75 ou 80 % de ses recettes en l'espace de quelques mois ou en l'espace de 2 ou 3 ans. Autrement dit, ce serait réellement — j'aime pas utiliser ce mot là — mais réellement une catastrophe.
Qu'est-ce qu'il pourrait se passer à ce moment-là ? Il y a deux solutions. Soit la Nouvelle-Calédonie essaie de vivre tant bien que mal avec un effondrement du budget, c'est-à-dire en fait une paupérisation accélérée, avec des risques d'affrontements violents entre les communautés.
Risques d'affrontements, d'ailleurs, d'autant plus violents que, de surcroît, il y a 30 000 personnes (je l'ai dit tout à l'heure) qui n'ont pas le droit de vote. Or, ces 30 000 personnes qui n'ont pas le droit de vote sont majoritairement, très majoritairement des métropolitains qui sont là depuis moins de 20 ans et qui, s'ils avaient le droit de vote, voteraient très probablement pour le refus de l'indépendance. On se retrouverait donc dans une situation où l'indépendance aurait été votée sans doute de façon très marginale.
Si on avait fait voter tout le monde, c'est le refus de l'indépendance qui aurait été voté et la situation économique et sociale s'effondrerait. Il y aurait vraiment, je pense, de très graves troubles à l'ordre public qui apparaîtraient. Et puis il y a une autre hypothèse.
C'est que la Nouvelle-Calédonie, ne pouvant pas accepter un effondrement brutal disons de 75%, trois quarts, ou quatre cinquièmes de ses recettes, eh bien la Nouvelle-Calédonie se mettrait à la remorque de quelqu'un du dehors qui aurait de l'argent. « Quelqu'un du dehors » : on pense aussitôt à deux puissances. L'Australie d'une part qui n'est pas très loin d'ici, qui est à peu près à 1 500 km, 3 000 km pour Canberra ou bien la République populaire de Chine qui est de plus en plus présente dans le Pacifique Sud.
Il suffit de voir au Vanuatu qui est devenu indépendant, cet ancien condominium franco-britannique. Eh bien maintenant les Chinois sont de plus en plus présents. Voilà un petit peu dans quelle situation tout ceci se présente.
Moi, ce qui me frappe, c'est que les esprits sont apaisés. J'ai rencontré des indépendantistes et l'intuition que j'ai, c'est que même les indépendantistes, il y en a qui se posent réellement des questions. D'ailleurs, d'après les gens que j'ai rencontrés, les spécialistes, les gens qui vivent sur place, certains de nos adhérents qui vivent sur place, nous avons deux adhérents dans l'île de Maré.
Nous en avons deux dans l'île de Lifou. Nous en avons un dans l'île d'Ouvéa. Nous avons de nombreux adhérents dans la province Sud.
Eh bien beaucoup m'ont dit, y compris d'ailleurs même des Kanaks, qu'il y avait même dans la communauté kanake un pourcentage très significatif de Kanaks qui voteront contre l'indépendance. Tout simplement parce que beaucoup de Kanaks se posent en fait la même question que cette question qui avait été celle évoquée de l'indépendance des Comores. Rappelez-vous qu'à Mayotte, la population mahoraise avait refusé l'indépendance justement parce qu'ils s'étaient dit : « Nous risquons en cas d'indépendance de devenir un pays en voie de sous-développement rapide alors que nous tenons à garder les atouts de la République française ».
Je conclurai par ceci d'ailleurs. C'est que la présence de la France ici, en fait la situation ici est très favorable à la population locale qui a un petit peu si j'ose dire le beurre et l'argent du beurre. Le beurre, parce que c'est une situation de très très large autonomie. l'État n'exerce finalement que certaines prérogatives régaliennes : surveillance de la zone économique exclusive par la Marine nationale, l'enseignement supérieur, la surveillance d'une certaine forme de démocratie dans l'audiovisuel et puis la justice, la sécurité générale des personnes et des biens ainsi que le code des communes, les communes qui sont gérées.
L'expérience a montré que c'était pas mal, parce que, par exemple, dans l'île de Maré, en 2011, les deux grandes chefferies traditionnelles se sont opposées. Il a fallu que des gardes mobiles français viennent interposer pendant près d'un an les deux communautés. Avoir donc un État lointain et relativement bonnasse qui surveille ça de loin et qui intervient pour faire respecter les grandes valeurs républicaines, finalement, c'est une grande chance.
Et tout le reste, ça fait partie de l'autonomie et avec un train de vie qui est assuré par la métropole. Je voudrais conclure à ce propos en soulignant que j'ai noté qu'il y avait — j'ai vu ça à Ouvéa — des liens entre les mouvements indépendantistes corses et certains mouvements indépendantistes kalaks. A Ouvéa, il y avait à la fois le drapeau de la Kanaky indépendante et le drapeau de la tête de Maure, le drapeau de la Corse.
J'ai vu d'ailleurs que le 21 septembre dernier, il y a eu une résolution qui a été passée par l'Assemblée territoriale de Corse de soutien au peuple kanak luttant pour son indépendance. Donc il est quand même assez notable de voir qu'il y a des forces qui agissent un petit peu partout pour essayer de démanteler la République française. Je n'ignore pas le passé de la France coloniale en Nouvelle-Calédonie, les horreurs, des crimes qui ont été commis, le mépris dans lequel nos compatriotes kanaks ont pu être tenus pendant des décennies, du vol des terres qui ont pu être effectués.
Tout ça c'est vrai. Ça appartient au passé. Il faut ne pas oblitérer ce passé.
Il faut le regarder en adulte mais personne n'y est pour rien à notre époque. En 2018, on n'en est plus en 1853 au moment où il y a eu la prise de possession sous Napoléon III de la Nouvelle-Calédonie. Moi, je pense qu'il faut que les communautés travaillent ensemble vers un meilleur avenir.
Oh, il fait quand même plutôt bon vivre en Nouvelle-Calédonie. Il y a un problème de disparité qui est revenu et qui est quand même excessif, très exagéré. Et il faut continuer à essayer de le refermer.
Mais moi qui ai connu la Nouvelle-Calédonie en 1987, je peux témoigner qu'il y a beaucoup d'efforts qui ont été effectués. Voilà, je ferai un bilan de ce voyage à l'issue de mon déplacement, quand je serai allé dans la province Nord, quand j'aurai rencontré le haut-commissaire qui va me recevoir demain, quand j'aurai fait et effectué également des conférences à la fois dans la province Nord en milieu indépendantiste et dans la province Sud sur l'avenir de la Nouvelle-Calédonie mais mon point de vue actuel, c'est quand même plutôt teinté d'un bon optimisme pour l'avenir de ce territoire, qui est un territoire par ailleurs absolument magnifique. Emmanuel Macron est en Guadeloupe en ce moment.
Qu'en pensez-vous ? On reste dans l'outre-mer. Monsieur Macron était déjà allé en Guadeloupe, je crois, au moment où il y avait eu le cyclone qui était passé sur Saint-Martin.
Il renouvelle l'expérience. Il a le droit, bien entendu. C'est son devoir, même, puisqu'il est Président de la République française.
Mais bon, il a fait encore un scandale puisqu'il s'est encore adressé à un chômeur aux Antilles en lui disant que finalement, il n'avait qu'à se décarcasser pour trouver un emploi. Donc ça fait de nouveau une polémique qui est ressortie. Il n'avait pourtant pas besoin de ça, M.
Macron, puisqu'il vient déjà il y a une quinzaine de jours ou trois semaines, il avait déjà indiqué à un chômeur qu'il lui suffisait de traverser la rue. Moi je pense que M. Macron a vraiment un problème avec la réalité.
Je me demande même s'il ne devrait pas peut-être, peut-être, consulter un spécialiste. Je ne sais pas, moi, une consultation psychiatrique. Parce que quand même, d'abord, ce qu'il dit est absolument stupide politiquement.
Il ne peut que continuer à s'enfoncer dans les sondages de popularité. On a d'ailleurs appris aujourd'hui même qu'il avait encore baissé dans les sondages de popularité. Non seulement c'est stupide politiquement, ça exaspère une partie importante de la population mais c'est également faux.
Parce qu'il faudrait quand même arrêter. Bien sûr qu'il y a des désajustements, comme on dit, dans l'emploi, il y a certaines filières qui ont du mal à trouver des employés et d'autres qui, en revanche, sont surchargées mais de façon globale, du point de vue macroéconomique, comme on dit, la France elle a pratiquement 10 % de chômeurs de catégorie A. Il faut arrêter de faire croire que les 10% de chômeurs de catégorie A sont des gens qui se tournent les pouces.
Il y a là-dedans énormément de gens qui cherchent des emplois et qui n'en trouvent pas. Il y a un 3e élément qu'il faut avoir à l'esprit. C'est lorsque M.
Macron dit : « Mais vous devez accepter n'importe quoi. » En gros, c'est ça. En fait, qu'est-ce qu'il dit ?
Il dit : «En fait, la formation ne sert à rien ». On ne peut pas avoir à la fois un État qui dit : « Dans le monde d'aujourd'hui il faut que vous soyez formés, que vous ne partiez pas dans un emploi comme ça. On va vous former à tel ou tel métier d'avenir.
Et puis une fois qu'il y a des cohortes de dizaines et de centaines de milliers de chômeurs, on leur dise : « Quelle que soit la formation, acceptez n'importe quoi ». C'est totalement contradictoire. Il faut arrêter avec les formations, alors.
Si des ingénieurs doivent accepter des emplois dans la restauration, si des horticulteurs doivent accepter des emplois dans la plomberie, ça veut dire qu'en fait, la formation ne sert à rien ou alors que le système scolaire est complètement défaillant, qu'il oriente des gens vers des filières qui n'ont aucun débouché. Il y a quand même un gros problème dans ce cas-là. Encore une fois, j'y reviens.
La réalité, c'est que nous avons une mauvaise politique macroéconomique. Nous avons un euro qui est trop cher. Trop cher pour la métropole.
Trop cher, a fortiori, pour les fragiles économies de l'outre-mer. Que ce soit la Guadeloupe où M.Macron vient de s'exprimer mais que ce soit la Nouvelle-Calédonie d'où je pars en ce moment.
Nous avons un euro qui est trop cher. Même si en Calédonie, c'est le franc pacifique, il y a un lien fixe avec l'euro. La première chose qu'il faudrait faire pour redonner de l'emploi en France, c'est sortir de l'euro, renouer avec le franc, avec une politique monétaire nationale, avec des taux d'intérêt qui ne soient pas dirimants, et avec un taux de change du franc vis-à-vis du dollar qui se déprécierait de 10 à 15 %.
Ça redonnerait un formidable oxygène à toutes nos exportations. Nos exportations bondiraient. Nos importations s'effondreraient.
Et nous aurions donc une création d'emplois très importante. Je me rappelle le rapport de Jacques Sapir fait pour la fondation Res Publica il y a déjà quelques années qui estimait qu'une baisse du franc, redevenu une monnaie nationale, de l'ordre de 10% pourrait créer plus d'un million d'emplois en France. C'est d'abord et avant tout ça qu'on attend du Président de la République.
C'est quelqu'un qui raisonne non pas de façon polémique, misérable au niveau microéconomique pour telle ou telle personne qui est la hauteur de vue nécessaire. Malheureusement, Macron vient de montrer encore une fois qu'il n'a pas la hauteur de vue. En fait, qu'il n'est pas capable de tenir le poste qu'il occupe. — Il y a du nouveau en Syrie.
Que pouvez-vous nous dire à ce sujet ? — On a appris à l'Organisation des Nations Unies (c'est actuellement l'Assemblée générale à l'automne) que le ministre syrien des Affaires étrangères a pris la parole et a exigé le départ des Etats-Unis, de la France et de la Turquie du sol national syrien. Il a raison.
C'est quand même bien joué de la part des Syriens de s'exprimer dans l'enceinte de l'Assemblée générale de l'Organisation des Nations unies et de dire : « Il faut que les États-Unis, la France et la Turquie qui sont présents sur le sol syrien dégagent. Parce qu'ils n'en ont pas le droit au regard du droit international. Un État, les forces armées d'un État, n'ont le droit d'aller intervenir sur le territoire d'un autre Etat membre des Nations unies que sous 2 conditions.
Soit c'est l'État en question qui appelle à l'aide un autre État. La Syrie n'a pas appelé à l'aide les Etats-Unis. La Syrie dont le gouvernement légitime est celui de Bachar el-Assad.
La Syrie n'a pas appelé à l'aide les forces armées des Etats-Unis. La Syrie n'a pas appelé à l'aide les forces armées de la France. La Syrie n'a pas appelé à l'aide les forces armées de la Turquie.
En revanche, Bachar el-Assad a appelé à l'aide les forces armées russes. Il a demandé à Vladimir Poutine de déléguer des troupes donc les forces russes sont présentes en Syrie conformément au droit international adopté par toutes les nations du monde alors que les forces des États-Unis, de la France et de la Turquie ne sont pas là à la demande du gouvernement syrien, donc sont là de façon illégale. Pour être précis, il y a une deuxième façon d'intervenir sur le sol national d'un autre État.
C'est si le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté en vertu du chapitre 7 de la charte des Nations unies, le principe d'une intervention militaire à l'étranger, soit sous la forme de Casques bleus, comme on dit, c'est-à-dire des forces mises à la disposition de l'ONU, soit sous la forme de contingents de différents États, d'une force de maintien de la paix, par exemple imposée par l'ONU. Mais il n'y a pas eu de consensus au Conseil de sécurité des Nations Unies. Donc les États-Unis, la France et la Turquie n'ont pas le droit du point de vue international d'être présents en Syrie et c'est la raison pour laquelle le ministre syrien a enfoncé le clou.
Il l'a fait d'ailleurs d'autant plus que la guerre en Syrie est pratiquement achevée et que la Russie triomphe. Elle a défendu le régime de Bachar el-Assad. Elle triomphe.
Elle est en train de renforcer considérablement son influence au Moyen-Orient alors que l'influence de la France s'effondre dans ce pays pourtant cher à la France, puisque le Liban et la Syrie ont été des pays proches des intérêts français depuis l'alliance entre François Ier et Soliman le magnifique, le grandiose Soliman II en 1526. Alors, je voudrais conclure ce propos sur l'Assemblée générale parce qu'on a vu cette chose extraordinaire. Des chefs d'État et de gouvernement ou des ministres des Affaires étrangères de tous les pays du monde se succèdent à l'Assemblée générale pour parler à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies et on a vu cette chose assez extraordinaire de notre inénarrable Macron qui est allé à la tribune des Nations unies et qui s'est mis à taper de façon quasiment hystérique sur un pupitre de l'Assemblée générale, alors que c'est normalement une assemblée faite de diplomates avec une certaine componction.
On parle lentement. On ne s'énerve jamais, etc. Macron, hystérique, qui a commencé à vociférer en tapant du poing sur la table.
C'est tout juste s'il n'a pas dit devant les 193 États membres des Nations unies un truc du style : « Pensez printemps, les États ! ». Il s'est donné en ridicule.
Il s'est donné en ridicule, parce qu'il a dit : « Il faut respecter le multilatéralisme, le droit international, » et ci et ça. Les analystes français toujours prêts à cirer les pompes de Macron ont dit : « Oui, c'était un message à destination de Donald Trump ». Mais à part nos médias asservis, dans le monde entier, les gens ont rigolé.
Les gens ont été gênés. Qu'est-ce que c'est encore que cette sortie délirante du président français ? Délirante dans la forme mais délirante aussi dans le fond.
Je viens de dire juste auparavant que le ministre syrien des Affaires étrangères a réclamé le départ de la France du territoire syrien, qui est contraire au droit international. Et c'est à la réponse du berger à la bergère puisque la veille ou l'avant-veille, Macron avait tapé de ses petits poings sur la tribune des Nations unies en se faisant le chantre du respect du droit international. Nom une pipe.
Que la France arrête de bafouer le droit international avant de donner des leçons de morale, au droit, à toute la planète. Tous, mais tous les pays du monde explosent de rire. Macron encore une fois à dévalorisé l'image de la France.
Macron s'est rendu ridicule avec ses petits poings et ses vociférations, qui sont contraires à sa politique même. Macron devrait réfléchir à ce beau proverbe chinois qui dit : « N'est point besoin d'élever la voix quand on a raison. » Quel est votre avis sur la non-réélection de Volker Kauder au côté d'Angela Merkel ?
Alors ça, ça vient de sortir c'est un peu technique. C'est une information que la grande majorité de nos compatriotes n'y fera pas attention. Pourtant, c'est une information importante.
Ca veut dire quoi ? La personnalité que vous venez de dire, effectivement, vient d'être remplacée, par une espèce de révolution de palais à l'intérieur du parti de Mme Merkel, de la CDU-CSU. La personnalité en question, c'était pour savoir qui allait occuper le poste de président du groupe CDU-CSU au Bundestag c'est à dire au parlement allemand, bien.
Eh bien normalement c'était effectivement un fidèle de Mme Merkel qui était élu depuis des années à ce poste qui est un poste très important. C'est déjà en France un poste assez important, le poste de président de groupe du parti au pouvoir. Il était occupé par Richard Ferrand qui maintenant est devenu le président de l'Assemblée nationale en France.
Mais en Allemagne, c'est encore plus important. Le président du groupe au Bundestag du parti au pouvoir a véritablement un rôle très important, au moins aussi important qu'un ministre. Il assure la majorité et le soutien parlementaire à la politique menée par la chancelière Mme Merkel.
Or là, ce qui vient de se passer c'est qu'effectivement, le candidat sortant vient d'être remplacé par un nouveau, et que le nouveau en question qui a 38 ans est connu pour être assez ferme sur un certain nombre de questions, notamment sur les migrants. Il veut une position beaucoup plus ferme que celle de Mme Merkel et deuxièmement sur les questions financières et en particulier toujours, toujours toujours toujours sur ce problème de l'euro. Vous vous rappelez, pour les gens qui suivent l'UPR de près que voici à peu près un mois, je crois un peu plus, Vincent Brousseau nous avait fait une analyse qui était extrêmement intéressante pour apprendre aux Français qui nous suivent que le Wirtschaftsrat, c'est-à-dire le Conseil économique du parti CDU-CSU, c'est-à-dire le parti de Mme Merkel avait appelé officiellement à ce que le gouvernement exige des collatéraux sur les dettes Target 2.
Alors c'est un peu compliqué, c'est très technique. Ca veut dire en gros que les conseillers économiques du parti au pouvoir de Mme Merkel exigent maintenant que l'Allemagne arrête d'accepter l'arrivée en masse de créances sur les banques centrales des pays du Sud et désormais exige d'avoir des garanties réelles, des sûretés réelles. Ce qui (je vous renvoie à l'article de Vincent Brousseau) revient, si c'était adopté, à mettre les jalons d'une sortie rapide de l'Italie de l'euro et en fait d'une explosion de l'euro.
Alignez l'article de Vincent pour bien comprendre ce mécanisme. Alors, ce qui est très important, c'est que l'arrivée maintenant d'un nouveau président de groupe au Bundestag qui est très probablement sur cette longueur d'onde fragilise énormément Mme Merkel et en particulier constitue une gifle à la volonté de Macron de faire un budget de la zone euro d'avoir, etc. Parce que les Allemands vont d'abord et avant tout défendre leurs intérêts nationaux.
D'autant plus que ce nouveau président nous dit-on est assez sévère avec une fermeté sur l'affaire des migrants. Ce qui vise à couper un peu et même sous le pied sur le parti Alternative für Deutschland qui est le parti qualifié d'extrême droite qui veut justement sortir de l'euro et qui veut justement mettre un coup d'arrêt au phénomène des migrants. Alors tout ça pour dire quoi ?
Tout ça pour dire que Mme Merkel, qui est un peu en fin de règne, elle a failli, d'ailleurs, assister à la désintégration de sa fragile coalition d'il y a une quinzaine de jours avec le chef des services de renseignement qui avait pris des positions totalement contraires au gouvernement. Mme Merkel qui a déjà des gros soucis à se faire avec le ministre de l'Intérieur, M. Seehofer, qui est membre de la CSU.
Mme Merkel a maintenant un nouveau un nouveau gros caillou dans sa chaussure, dans son escarpin. C'est que maintenant la voici avec un président nouveau qui n'est pas celui qu'elle souhaitait. Donc Mme Merkel va être obligée d'avoir une politique plus ferme, et sur l'immigration et sur la sphère de l'euro, et c'est une nouvelle gifle pour ce pauvre Macron qui décidément aura eu tout faux depuis le début de son quinquennat. — Actuellement, en Angleterre, quels sont les enjeux du congrès des tories ? — Alors c'est en ce moment même donc effectivement au Royaume-Uni il y a le congrès des tories, c'est-à-dire le parti conservateur avec donc Mme Theresa May qui joue sa vie, enfin sa vie politique.
Puisque je rappelle qu'au Royaume-Uni, lors d'un congrès d'un parti au pouvoir, si d'aventure le chef du parti est victime d'une espèce de révolution de palais — c'est comme ça qu'avait été la fin de Margaret Thatcher au Congrès de Bristol — hé bien s'il y a une révolution de palais et si Mme Theresa May perd le titre de chef du parti des conservateurs, c'est le nouveau chef qui deviendra, ipso facto, le nouveau Premier ministre à Downing Street pour mener la dernière ligne droite sur le Brexit. C'est dire à quel point il faut regarder ce congrès de près. D'après les informations dont on dispose il semble que Mme Theresa May a réussi à faire cohabiter la chèvre et le chou sachant que dans le Parti conservateur, il y a une majorité du parti conservateur qui était contre le Brexit mais que, les Britanniques ayant voté pour le Brexit, pour la sortie de l'Union Européenne, Mme Theresa May conduit cette politique.
Elle est dans une situation qui n'est pas facile, mais Mme Theresa May a tenu la barque à peu près à distance égale des différents écueils. On va voir la suite, mais probablement qu'elle va être confortée dans son poste de chef du Parti conservateur britannique, et donc de poursuivre son action au 10 Downing Street pour faire sortir le Royaume-Uni de l'Union Européenne. Si d'aventure, elle était remplacée, ce serait probablement — mais c'est très peu probable — par quelqu'un qui est beaucoup plus dur sur le Brexit, et donc en réalité la situation sur le Brexit probablement aurait tendance à se tendre vis-à-vis des partenaires européens.
A priori ça ne sera pas le schéma, aujourd'hui, en tout cas, qui va apparaître. — Un mot pour conclure ? — Un mot pour conclure, oui.
D'abord, pour dire qu'après mon voyage en Nouvelle-Calédonie, je vais me rendre sur le chemin du retour pour Paris, je vais m'arrêter au Japon et j'ai des activités trépidantes. Je vais commencer une conférence à l'université Waseda de Tokyo. J'irai également à Kyoto où je prononcerai une conférence à l'université de Kyoto.
Je ferai également des réunions publiques avec les Français expatriés dans la capitale japonaise et je referai également une réunion avec les adhérents de l'UPR au Japon qui sont une bonne cinquantaine et que j'aurai plaisir à voir. J'essaierai également d'avoir des contacts avec les responsables politiques et puis aussi bien entendu je vais essayer d'avoir une couverture médiatique, sans doute un petit peu moins favorable que ce que j'ai obtenu en Nouvelle-Calédonie, grâce au dynamisme de notre équipe calédonienne. J'espère quand même pouvoir avoir quelques retombées presse, quelques retombées média au Japon.
Ensuite je reviendrai à Paris pour préparer, finir à la préparation de la dernière ligne droite pour notre université d'automne donc — je rappelle — qui se tiendra donc à Vallères près d'Azay-le-Rideau le dernier week-end d'octobre : 26 et 27 octobre. Il faut absolument que tout le monde se mobilise pour cette université. Nous allons avoir quelques surprises parmi les participants.
Je vous y donne rendez-vous. Mobilisons-nous tous sur cette opération qui devrait à mon avis donner le coup d'envoi de façon propice à la suite des évènements, c'est-à-dire à la préparation des élections européennes. Merci de m'avoir écouté.
Un grand merci encore à nos équipes en Nouvelle-Calédonie et puis bien entendu, et je le dis d'autant plus ici en Nouvelle-Calédonie : « Vive la République et vive la France ! ».
François Asselineau