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interviewRadio J — L'interview politique· 9 septembre 2025 15 min

François Patriat - L'interview Politique du 09/09/25

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:07
Présentateur

Et donc place à l'invité politique du jour, François Patria, sénateur de la Côte d'Or, président du groupe macroniste au Sénat, est au micro de David Rovodalone. Bonjour messieurs. Bonjour. Bonjour François Patria, vous êtes un proche, parmi les proches d'Emmanuel Macron. Alors première question, le vote d'hier il est net, sans bavure, il est même cruel. 364 voix contre la confiance au gouvernement, 194 pour. Première question, c'est précisément sur le président. Non, est-ce que ce n'est pas lui la première victime de la chute de François Bayrou ? Est-ce que ce matin, il n'est pas complètement coincé et englué dans la crise politique ?

0:42
François Patriat

C'est mal de connaître Emmanuel Macron. Quand on dit que je suis un des plus proches d'Emmanuel Macron, proximité est réelle, mais relative malgré tout. Ce que je suis, c'est un soutien d'Emmanuel Macron. Parce que figurez-vous que j'entre dans ma cinquantième année de vie politique. J'ai connu Cyprès dans la République.

0:57
Présentateur

Bon anniversaire.

0:58
François Patriat

Merci. Et je pense, je continue à penser que mon soutien à Emmanuel Macron, jusqu'à la fin de son mandat, sera total. D'abord, en intérêt du pays. Et ensuite, parce que je me demande, dans les crises que nous avons traversées, qui aurait pu mieux faire que lui ? Et même aujourd'hui, qui ferait mieux que lui ?

1:15
Présentateur

On a parlé tout à l'heure d'une opération kamikaze. Lui, François Bayrou, il parlait d'une épreuve de vérité. Il a joué, il a perdu, mais c'était un peu son affaire. Jouer à la roulette russe avec six balles dans le chargeur. Non, c'était perdu d'avance. Pourquoi cette folie ?

1:30
François Patriat

Mais écoutez, je pense que démonstration devait être faite qu'en grande majorité, les parlementaires dans ce pays refusent totalement de la voir la vérité et de faire quelque part en avant pour faire en sorte que nous retrouvions le chemin de l'équilibre budgétaire et que le sujet, la situation des Français s'améliore. Alors, on a vu hier que pour des raisons différentes, d'ailleurs, des partis antagonistes se sont retrouvés. C'est la République de Weimar qu'on l'a retrouvée. Souvenez-vous, quand les socialistes et les communistes, quand les nazis et les communistes votaient contre le gouvernement.

2:03
Présentateur

La République de Weimar, vous venez jusqu'à là.

2:04
François Patriat

La République de Weimar, c'est exactement, c'était comme ça. Et en plus, on s'est aperçu qu'il y a des députés de groupe à côté, je pense à Lyot, je pense aux Républicains, dont ils disaient hier qu'ils ne pouvaient pas rentrer chez eux. C'est-à-dire que les électeurs, sous mandat obligatoire, parce qu'ils ont peur de retrouver dans leurs électeurs pour prendre des mesures courageuses, pour assurer leur réélection, c'est la faiblesse, à mon avis, c'est des parlementaires et je la déploie.

2:27
Présentateur

Une grande partie des Républicains s'est abstenue ou a voté contre la confiance. Qu'est-ce que ça vous inspire ? Ils ont quand même des ministres au gouvernement et pas des moindres. Bruno Retailleau, pour le premier d'entre eux.

2:35
François Patriat

Je viens de vous apporter la réponse. Je ne pourrais pas retourner en disant que j'ai soutenu Bayrou. Mais le problème n'était pas de soutenir Bayrou. Démonstration a été faite hier que dans cette Assemblée, aujourd'hui, personne n'est décidé à accepter de faire des efforts, alors que le point sur lequel je pense Bayrou aurait pu réussir mieux, il n'a pas réussi, mais il a réussi à faire comprendre aux Français que la situation était difficile, même risque d'être dramatique, sans exagérer trop, mais très difficile, et qu'il fallait redresser la barre.

Mais par contre, on n'a pas réussi, moi je me mets avec, on n'a pas réussi dans la majorité aujourd'hui à faire comprendre aux Français que les efforts qu'on leur demande aujourd'hui, certes, ne sont pas nîmes, mais qu'ils sont beaucoup plus importants demain si on ne fait rien aujourd'hui.

3:22
Présentateur

Alors il a été effectivement très grave, très dramatique, le Premier ministre. Je le cite, le pronostic vital du pays est engagé, l'inexorable marée de dettes qui submerge la France. Alors, il n'a pas convaincu, vous l'avez dit, il n'a pas convaincu les Français, mais surtout il vous a amené dans une sacrée impasse avec cette opération-là. C'est une voie sans issue, comment on peut s'en sortir maintenant ?

3:43
François Patriat

Non, bien sûr qu'il y a une issue. Je pense que la situation est grave. Si on ne fait rien, ce n'est pas la Troïka qui va venir. Demain, ce sont les prêteurs, les marchés. Vous allez voir la note de la France après-demain. Tout cela va se traduire par contre.

3:55
Présentateur

Parce que Fitch, l'agence de notation Fitch, doit donner son appréciation sur l'état de l'économie française.

4:00
François Patriat

On va voir tout de suite, on bienveu. Le moral, tous les investisseurs, moi depuis hier soir, j'ai tous les chefs d'entreprise qui m'appellent. Attention, c'est la cata, c'est le manque de confiance, c'est l'instabilité, on nous le dit tous les jours. Et demain, c'est vrai que si on ne fait rien aujourd'hui, si on n'arrive pas à faire mieux dans le budget, à baisser notre dette demain, c'est vrai que le risque pour les Français dans un an, deux ans, c'est devoir baisser les salaires, baisser les pensions, augmenter les taux d'intérêt. Tout cela, c'est bien plus grave que ce qu'on propose aujourd'hui.

4:31
Présentateur

Alors ce matin, le Président, il doit commencer à choisir, on imagine qu'il a déjà commencé à réfléchir, choisir son cinquième Premier ministre depuis 2022, son troisième depuis juin 2024, c'était il y a 15 mois, on l'oublie. Qui faut-il nommer à Matignon ? Est-ce que vous avez des infos, François Patria ? Puisque vous êtes proche du Président, vous devez avoir des confidences.

4:49
François Patriat

Un, je n'ai pas d'infos. Deux, si j'en avais, je ne vous le donnerai pas, bien entendu. Ah bah c'est dommage ! Non mais non, écoutez, d'abord je n'en ai pas, je n'en ai pas. Je n'ai comme vous que des souhaits et je ne vais pas vous donner, je ne vais pas vous donner une suite de noms. Je vais vous donner la méthode que je propose, enfin celle que je pense la bonne. Je pense que pour avoir un budget, il faut la non-censure. Pour avoir la non-censure, il faut élargir le socle commun tel que nous sommes aujourd'hui. Et pour obtenir la non-censure, il faut une abstention des socialistes.

J'élimine immédiatement tout geste envers le Rassemblement National qui serait inutile, dangereux pour l'avenir. Donc ne leur faisons pas la courte échelle et surtout, refusons de dialoguer avec eux.

Donc pour cela, il faut que le Président de la République, je souhaite, nomme dans les jours qui viennent, il l'a dit hier soir, un Premier ministre à qui il donne un large mandat de négociation pour pouvoir aller discuter avec la partie de la gauche qui est dans l'arc républicain et voir avec eux sur les points qu'ils évoquent, sur la fiscalité, sur les retraites, par exemple sur la pénibilité, sur l'hôpital, sur l'environnement, quels sont les points qui tiennent à cœur aux socialistes pour pouvoir négocier avec eux et obtenir une abstention.

5:56
Présentateur

On va revenir aux concessions, mais ça veut dire pas de socialiste à Matignon, ça veut dire que c'est toujours un macroniste bontain qui essaye d'avoir un compromis avec le PS.

6:03
François Patriat

Vous avez compris qu'un socialiste à Matignon, je ne crois pas ni à un socialiste à Macron, ni à un républicain de la droite dure, ce n'est pas possible. Mais pourquoi pas un socialiste justement ? Parce que vous avez vu qu'à ce moment-là, le socle commun tombe. Les républicains quittent le gouvernement, ne soutiennent plus la majorité, il n'y a pas moyen d'avoir un budget demain.

6:23
Présentateur

C'est compliqué cette affaire, parce que si on donne à la gauche, on perd à la droite. Mais il faut quelqu'un qui parle à la gauche et à la droite. Donc ça veut dire qu'il va falloir faire des concessions. Est-ce que c'est sur la fiscalité, puisque c'est quand même le sacro-saint point du président, le totem et le tabou, si je cite Freud pour Emmanuel Macron, on ne touche pas à la fiscalité, est-ce qu'il va falloir lâcher sur la fiscalité des hauts revenus ?

6:43
François Patriat

Alors ce que je pense, c'est que si on demande des efforts aux Français, et on leur demande, c'est vrai, on demande sur ce que vous avez évoqué tout à l'heure, si on demande des efforts aux Français, il faudra en demander aussi à ceux qui ont les plus hauts revenus dans ce pays, les plus hauts patrimoines.

Il s'agit, je ne suis pas totalement hostile à l'attaque Zuckmann, qui est une hérésie anti-économique et anti-constitutionnelle, mais par contre, faire participer les gens qui gagnent plus de 250 000 euros par an, peut-être de façon momentanée à un effort supérieur, qui permettrait de donner pour partie satisfaction aux socialistes, serait peut-être la voie, à mon avis, d'obtenir une abstention. Vous avez compris quand même que j'ai le sentiment que les socialistes vont payer très cher leur censure dans leur électorat.

7:29
Présentateur

Vous voulez dire ?

7:30
François Patriat

Oui, parce que je pense qu'aujourd'hui, les républicains, tout le monde perdra s'il y avait des élections, tout le monde perdrait, le RN gagnerait, enfin gagnerait des voix. Je ne dis pas qu'il aurait la majorité absolue, ce qui rajouterait du chaos au chaos. Mais je pense que ni les socialistes, ni les républicains à un an et demi de la présidentielle, à deux ans de la présidentielle, n'ont qu'un intérêt à ce que soit dissolution, qu'est dissolution.

Donc, il faut à la fois aller dans le sens de ce qu'ils demandent pour partie, aller trouver un accord sur les points essentiels, et dans le même temps, bien leur montrer que s'il n'y avait plus de gouvernement, demain, ce serait une dissolution qui interviendrait, et qu'ils en paieraient les pots cassés.

8:07
Présentateur

Donc, vous n'êtes pas d'accord avec le président Nicolas Sarkozy, qui lui, s'est dit la semaine dernière, persuadé qu'il n'y aura pas d'autre solution que la dissolution, fin de citation, pour résoudre cette crise politique ?

8:17
François Patriat

Bien sûr, j'avais dit déjà depuis le mois de juin, une interview que j'avais faite, que personne ne veut la dissolution, mais qu'elle est indéluctable au bout, si, qu'elle est l'autre bout, s'il n'y a aucun accord de non-censure. Je ne demande pas une coalition, ni un gouvernement. Je demande demain qu'il y ait un accord de non-censure pour que la France ait un budget, parce que personne n'imagine ce que veut dire pas de budget.

S'il y avait une dissolution aujourd'hui, le budget passe à l'eau, parce que si 8 ou 10 semaines pour faire les élections, après ça renvoie le budget plus tard, imaginez, pour toutes les mesures qui doivent être prises, pour les urgences, pour les économies, tombe à l'eau immédiatement, et c'est encore un endettement supérieur, et de facto, demain, des conséquences plus graves pour les Français.

8:55
Présentateur

Alors, il se murmure que le Président devrait aller vite pour la nomination du prochain Premier ministre, le problème c'est que, on s'en souvient, pour Michel Barnier, il avait pris deux mois, il a un peu tendance à procrastiner Emmanuel Macron, qu'est-ce qu'il va faire ? Est-ce que vous l'avez eu au téléphone récemment, vous l'avez vu ?

9:11
François Patriat

Je l'ai vu, je l'ai rencontré vendredi soir.

9:14
Présentateur

Alors, il est dans quel état d'esprit ? Racontez-nous un peu.

9:16
François Patriat

Je l'ai trouvé lucide, je l'ai trouvé combattif, je l'ai trouvé ouvert sur les possibilités de négociation, il a dit, mais pas remettre en cause la politique de l'offre, que ce soit clair. Moi, je pense que j'ai connu la politique en 80, la politique de la demande. On a été là, sur la politique de la demande, on a vu ce que ça nous a amené en un an et demi, la sortie du SME. Bon, donc je pense, je crois que la politique de l'offre en matière économique est la politique qu'il faut mener aujourd'hui. Je l'ai trouvé, je vous l'ai dit, lucide, concentré, combattif et pas pessimiste. Donc, il va aller vite ? Oui, il va aller vite. Il peut aller vite ? Il a des moyens ? Il va aller vite, oui.

Moi, je pense que le Premier ministre sera nommé avant la fin de la semaine. On verra ce qu'il y aura demain, comment ça va se passer, le 10. Casse-pas-case, moi, je ne crois pas que ce mouvement...

10:05
Présentateur

Oui, alors demain, le 10 septembre, le mouvement Bloquons Tout, comment vous sentez, vous, ça, sur le terrain, chez vous, en Bourgogne ? Est-ce que ça peut donner lieu à un nouveau mouvement de colère du type des Gilets jaunes ?

10:15
François Patriat

Je vois bien qu'on... On essaie toujours de refaire l'histoire telle qu'elle a été... C'est passé. Moi, je ne le sens pas sur le terrain. Je n'ai pas senti autour de moi, c'est week-end, et tous ces jours que j'ai passés dans le territoire Côte-de-Réen. Ce mouvement est pris. Je crois que c'est un mouvement qui sera essentiellement urbain. Peut-être y aura-t-il des tentatives de reconstitution des Gilets jaunes ? J'en ai vu quelques-unes, mais elles ont été urbaines. Qu'il risque d'y avoir de la violence ? Oui, c'est vrai. Le ministre a raison de prendre des précautions demain. Le ministre de l'Intérieur,

10:45
Présentateur

Bruno Retailleau, a annoncé 80 000 policiers et gendarmes sur le terrain. C'est encore plus que le 14 juillet. Ça veut bien dire que la place Beauvau craint des violences.

10:53
François Patriat

Bien sûr. Mais il y aura sans doute des violences, il y aura sans doute des excès, il y aura des débordements. Mais pour l'instant, on me parle de 100 000 personnes. Voilà.

11:01
Présentateur

Est-ce que vous sentez, au-delà de ce mouvement, et en attendant le mouvement des syndicats le 18 septembre, est-ce que vous sentez que le pays est à cran ? Est-ce que le pays est en colère ? Vous sentez une colère, notamment sur le terrain, chez vous, en Bourgogne, sur vos tiers d'élection ?

11:14
François Patriat

Je sens cette colère. Je comprends la situation et la colère des gens qui aujourd'hui ont du mal à finir les fins de mois, ont du mal à assurer l'essentiel de leur vie pour leur temps. Je reprends parfaitement ça. Je ne suis pas veuilleux dans la matière. Mais ce que je ne comprends pas, c'est que les Français ne réfléchissent pas. Et au lieu d'accuser aujourd'hui Emmanuel Macron, le gouvernement, etc., je ne dis pas qu'on n'a pas fait d'erreur, mais combien ils ont été protégés au cours d'une période sans précédent ? Je vous dis, ça fait quand même cinq décennies que je suis élu, je n'ai jamais connu une période avec de telles crises.

Cré des gilets jaunes, le Covid, la crise de l'énergie, l'inflation, la guerre, jamais. Et pendant tout ce temps, les Français ont été protégés. Et ils pensent, et aujourd'hui, entendre les gens qui en demandaient plus. J'entendais hier le Parlement, j'étais stupéfait de dire, vous savez, le Mozart de la finance, vous avez mis à mi-mille. Mais enfin, tous ceux qui nous demandaient, hier, avant-hier, il y a deux ans, plus d'argent pour tout, plus de dépenses pour tout, plus de chèques pour l'essence, plus de chèques pour l'énergie, c'est tout. Aujourd'hui, vous avez dit d'y lapiser l'argent.

Je pense que ce qu'a voulu le président de la République, c'est que l'économie ne s'effondre pas et que les Français soient protégés. Et aujourd'hui, et c'est pour ça que je dis que parfois, dans ce pays, l'ingratitude est le vice qui coûte le moins cher.

12:28
Présentateur

Alors, vous le disiez, vous avez 50 ans de vie politique, 5 décennies derrière vous.

12:32
François Patriat

J'ai le gênant de le dire, on va me dire qu'il est temps que je dégage.

12:35
Présentateur

C'est parce que je voulais dire, loin de moi cette pensée, mais quel regard vous portez sur cette crise politique inédite ? On a l'impression où la situation était bloquée, où les gouvernements tombaient au bout de 7 mois en moyenne. Là, on est en train de battre le record. Un gouvernement ne peut pas tenir même 7 mois. Qu'est-ce que ça vous inspire ? Ça veut bien dire qu'il y a quelque chose qui est bloqué dans le système.

12:59
François Patriat

Je vois la violence partout. La violence dans l'hémicycle, par les termes, le niveau. Quand je regarde les insoumis ou certaines personnes exprimées dans l'hémicycle, je me disais qu'il y a un siècle, il y avait Victor Hugo, qui était au Sénat. Il y avait quand même des gens d'un niveau différent et que je pense que la violence partout, la violence dans la musique, la violence dans les images, la violence au cinéma, la violence dans les chaînes, la violence dans les séries, la violence partout, c'est en train de la violence, y compris chez les jeunes aujourd'hui. Vous avez vu les dégâts. Donc, je vois que cette violence aujourd'hui se libère.

Contrairement à ce que je pense et moi, je fais mon autocritique. Je pense que les 50 ans de vie facile dans lesquels j'ai participé parce que je n'ai pas connu la guerre était...

13:43
Présentateur

Vous êtes un de ces boomers, un de ces fameux boomers qu'a cité le Premier ministre François Bayrou ?

13:47
François Patriat

Et il n'a pas totalement tort dans ce qu'il a dit. Il ne faut jamais stigmatiser les gens et ne pas faire de boucs émissaires et dire comme tel. Mais moi, je n'oublie pas que je suis la première génération de l'histoire de France qui n'a pas connu la guerre.

13:58
Présentateur

Très rapidement et pour conclure, en quelques secondes, vous avez cité spontanément dans la violence de l'Assemblée nationale les insoumis. Vous pensez que Jean-Luc Mélenchon et ses troupes ont une responsabilité dans la situation actuelle ?

14:07
François Patriat

Je déteste le Front National mais on ne dira jamais assez le mal que Jean-Luc Mélenchon a fait à ce pays.

14:11
Présentateur

Mais le principal risque en termes électorales c'est bien sûr le RN.

14:14
François Patriat

Mais ce que fait... Oui, bien entendu, aujourd'hui, bien entendu. Et je pense que si Jean-Luc Mélenchon veut une élection mais s'il y avait eu... Et je ne le souhaite pas. Je défendrais, je pense, que seul un candidat du Bloc Central est en mesure demain prisonné de faire une élection contre l'extrême droite. S'il y avait demain un duel bardel à Mélenchon sur les 65-35. Mais aujourd'hui, M. Mélenchon théorise le chaos, théorise la révolution et c'est à l'heure.

14:41
Présentateur

Merci François Patria et à très bientôt sur Radio-J. Merci à vous. Merci à tous les deux. Demain à 7h45, David, vous recevrez Philippe Vigier, le député modem d'Heure-et-Loire et ancien ministre. Dans un instant sur Radio-J, un nouveau journal. Bon réveil !

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