Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewBFM TV (sur YouTube)· 19 octobre 2026 27 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJusticeInstitutions & électionsImmigration & asile

Violences urbaines: Bruno Retailleau propose une "majorité pénale à 15 ans"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00FerméeRéponse partielle

    Ces couvre-feux partiels sont-ils à la hauteur de la gravité de la situation ?

  • 0:42RelanceRéponse directe

    Pourquoi attendre pour décréter l'état d'urgence ?

  • 1:25OuverteRéponse directe

    Pourquoi cette gradation dans les mesures ?

  • 2:03OuverteRéponse directe

    Le président de la République n'assume pas l'ordre public ?

  • 4:03OuverteRéponse directe

    Est-ce que les consignes de maintien de l'ordre étaient adaptées ?

  • 4:47OuverteRéponse directe

    Pourquoi l'État a-t-il peur d'assumer la force ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:42Fait
    « Le problème quand la situation commence à échapper à l'autorité publique, c'est que si on ne tape pas fort tout de suite, on est en retard et quand on est en retard, on devra sans doute taper encore plus fort pour rattraper le retard. »
  • 1:25Fait
    « Je pense que en France, notamment avec le président de la République, il n'assume pas l'ordre public. »
  • 4:03Fait
    « J'avais donné une consigne d'agilité, de mobilité, d'aller au contact et il savait que comme ministre de l'intérieur, je prenais mes responsabilités. »
  • 4:47Fait
    « au plus haut sommet de l'État, il y a une trouille. »
  • 5:28Fait
    « pardon quand j'entends pas seulement les filles d'ailleurs des gens de gauche y compris de gauche des écologistes dira "Oui mais quand même cette violence et cetera." »
  • 6:12Fait
    « Ce sont des barbares. Ce sont des barbares, bien sûr. Ils sont totalement décivilisés et pour eux une vie ne compte pas. »
  • 7:41Fait
    « personne n'a laissé faire n'a voulu laisser faire les dégâts. »
  • 9:49Promesse
    « Moi, je propose que la majorité pénale soit abaissée à 15 ans parce que pardon, à 15 ans, on peut comprendre, on doit comprendre que lorsqu'on cherche à tuer quelqu'un, lorsque on va piller ou pire, on doit le comprendre. »
  • 10:33Fait
    « La réponse pénale, le gouvernement espère une réponse à la hauteur. Le ministre de la justice, ça vous fait sourire ? »
  • 11:59Chiffre
    « Avant le 17, il y a eu 10000 interpellations. 10000 8000 gardes à vue. Ça veut dire que pour garder à vue, faut déjà commencer à constituer un dossier. 2700 poursuites et sur les 2700 poursuites, il n'y a eu que 26 individus qui ont fait de la prison de la détention provisoire. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Bonsoir Bruno Rotaillot, bonsoir Sonier Mamrou. Merci d'être avec nous ce soir. Candidat à l'élection présidentielle, ancien ministre de l'intérieur, président des des républicains. Votre toute première réaction, c'est que vos feux partiels localisés, nous savons et vous le demandez depuis longtemps, à l'état d'urgence, je vous poserai la question sur le fait qu'il n'ait pas été décrété encore, mais ces couvre-feu partiels, monsieur le candidat, est-ce qu'ils sont de nature à répondre un temps soit pas à la gravité de la situation ? Non, c'est trop faible. C'est trop faible. Le problème quand la situation commence à échapper à l'autorité publique, c'est que si on ne tape pas fort tout de suite, on est en retard et quand on est en retard, on devra sans doute taper encore plus fort pour

0:42

rattraper le retard. Donc j'ai proposé depuis hier l'état d'urgence. Pourquoi ? Parce que j'ai vu que dès hier après-midi, les troubles, les pillages continuaient. Nous savons qu'il y aura un acte 2 samedi prochain et nous savons qu'il y a aussi le samedi 5 à l'initiative des syndicats, c'est l'Or le plus strict, euh une nouvelle manifestation. Donc on sait que l'état d'urgence ne peut pas servir ponctuellement mais en réalité quand vous avez une situation dangereuse qui vous échappe, il donne des outils au préfet et et au gouvernement mais surtout au préfet de reprendre les choses en main en matière de perquisition administrative en matière d'assignation pour des individus qui peuvent représenter une menace à l'ordre public en matière de restriction de la

1:25

circulation et cetera et cetera. d'ors et déjà vous dites que ces premières mesures de couvre-feu ne sont pas on va voir sur le terrain, on voit bien déjà à place de la République que ça se passe. Il y a quelques personnes et on va voir que c'est des difficultés pour le force de l'ordre. Ce n'est pas à la hauteur. Mais pourquoi alors Bruno Rotaillot ? Pourquoi cette gradation ? Pourquoi attendre ? Le premier ministre a dit aujourd'hui que ça pouvait être envisagé. Pourquoi alors qu'on a connu quand même une journée de chaos attendre ? Vous avez dans votre question, je pense, l'explication de ce qui s'est passé ces dernières heures. Je pense que en France, notamment avec le président de la République, il n'assume pas l'ordre public. Je vais être très précis. Quand vous avez un président de

2:03

la République qui indique Orb Tourbi que il faut faire preuve d'empathie, c'était avec le mouvement des lycéens mais on savait parfaitement qu'il [raclement de gorge] y avait déjà des casseurs, voilà, des délinquants, je suis désolé, un jeune qui est un délinquent, c'est pour moi c'est pas un lycéen, c'est pas un jeune, c'est d'abord un délinquent. Bon, mais quand vous envoyez ce message à la police, à la gendarmerie, vous les désarmez et idem sur la décision du ministre de l'intérieur euh de suspendre l'usage euh des grenades assourdissantes et quelques jours après de la rétablir. Vous ne pouvez pas piloter euh l'ordre public par l'émotion. Une main coupée, c'est vrai, c'est grave. Et ensuite, la panique vous fait que et bien vous

2:46

revenez sur la décision. Donc d'un côté, vous interdisez, vous suspendez. et ensuite tout de suite vous rétablissez. On peut pas demander la fermeté et la retenu en même temps à nos forces de l'ordre. Vous ne l'avez jamais demandé comme ministre de l'intérieur. Je ne l'ai jamais fait. Et je vais vous dire une chose, j'entends est-ce que les consignes de maintien de l'ordre, là on était d'ailleurs au-delà du maintien de l'ordre, là c'était plutôt de l'émeut urbaine et on a un schéma que j'avais d'ailleurs préparé quand j'étais ministre de l'intérieur. On est beaucoup plus sur l'hypothèse, non pas l'hypothèse, la certitude d'ailleurs d'une question démeut urbaine plutôt que d'un simple maintien d'ordre où on essaie de faire en sorte qu'une manifestation se passe bien. Ce que je

3:23

veux dire, c'est que quand vous êtes ministre de l'intérieur, président de la République, c'est pas seulement une directive ponctuellement à 48 he ou à 24 heures avant d'une manifestation qui est importante. Pour que les policiers, les forces de l'ordre qui risquent gros parce que on a eu des centaines et même plus de 1000 blessés, c'est énorme, ils ont été frappés avec des marteaux et cetera. Mais eux vous écoutent tout au long de l'année, voyez. Et si en permanence lorsque vous vous exprimez, si votre parole est flottante, si vous n'avez pas le courage de l'autorité, le courage de l'ordre public, l'ordre public, Sonier Mabrou, pardon, c'est un rapport de force. À quel prix monsieur Rota ici même là il y a quelques instants avec Thibau de Montbriel on a

4:03

évoqué le fameux syndrome et cit ce fut un drame évidemment Malik Husekin soyons clair c'est-à-dire un drame et tout dérape vraiment même si beaucoup de Français sent que ça a dérapé samedi. Est-ce que vous au pouvoir vous prenez ce risque s'il y a une telle situation ? J'ai j'ai été ministre de l'intérieur. J'ai connu des situations difficiles. Euh bloquons tout. J'avais donné une consigne très stricte. J'avais donné une consigne d'agilité, de mobilité, d'aller au contact et il savait que comme ministre de l'intérieur, je prenais mes responsabilités et que je n'irais pas chercher la responsabilité des forces de l'ordre, des policiers ou des gendarmes, mais que ce serait ma responsabilité politique. Il le savait.

4:47

Il savait quel ministre de l'intérieur j'étais. Voilà. Et de ce côté-là, croyez-moi, ça a été efficace. Non seulement on n'avait pas 60000 mais à l'époque 89000 policiers gendarmes mobilisés. Je n'avais pas caché les blindés de la gendarmerie. Je les avais montrés. Je voulais qu'ils soient visible. Visible pour dire à la voyouie euh à ses casseurs euh on vous attend de pied ferme. Voilà. Bah oui, c'est le rapport de force. Aujourd'hui, on est malheureuse. Pourquoi l'État l'assume pas ? Où est-ce que ça ? Parce qu'il y a une trouille. Parce qu'il y a une trouille. Donc au plus haut sommet de l'État, il y a une trouille au plus haut sommet de l'État. Donc, est-ce qu'on préfère et je pose la question, je l'ai posé tout à l'heure au risque de mais c'est important de savoir, c'est-à-dire est-ce

5:28

qu'aujourd'hui l'État préfère dans une situation extrêmement tendue à laquelle personne ne veut qu'on arrive et bien un policier à terre qu'un casseur à terre aujourd'hui concrètement c'est le cas souvent regardez la balance entre le nombre de policiers de gendarmes blessés et de l'autre côté les pilleurs et cetera très peu en réalité quand on a vu les images Tous les Français le savent maintenant. Ils ont vu les boules de pétan qui volaient à la tête des policiers. Ils ont vu les pavés. Ils ont vu les barre de fer. Donc pardon quand j'entends pas seulement les filles d'ailleurs des gens de gauche y compris de gauche des écologistes dira "Oui mais quand même cette violence et cetera." J'appelle

6:12

madame Rousseau, j'appelle au calme la police. Mais mais de quoi se moque-ton ? On devrait la mettre en première ligne. Elle verrait ce qui se passe en première ligne. Ce sont des barbares. Ce sont des barbares, bien sûr. Ils sont totalement décivilisés et pour eux une vie ne compte pas. Voyez, je je voyais, vous avez vu cette image d'un de ces casseurs, de de ses pilleurs, un commerçant tentait de protéger lui-même sa boutique parce que sans doute qu'il lui avait investi toute sa vie, toutes ses économies. et il se retourne et le type euh lui donne un énorme coup de pied euh dans la colonne vertébrale. Mais mais ces gens-là, il faut la force. C'est le rapport de force. Le rapport de force, dites-vous. On va

6:57

parler aussi de la réponse pénale puisque les premières sanctions sont en train de tomber. Mais il y a une question majeure. Bruno Riller. On a vu des mairies attaquées. On a vu les symboles du cœur battant de la démocratie à terre. Est-ce que vous imaginez aujourd'hui vous qui avez été au cœur de cette machine qu'on ait pu laisser faire ? Non mais qu'on a pu laisser faire. On n pas laissé faire pardon. Autant je peux émettre un certain nombre de critiques sur tel propos, sur telle attitude mais personne n'a laissé faire n'a voulu laisser faire les dégâts. Donc ça a failli ou à quel niveau ? Quand le ministre de la justice dit les renseignements, vous imaginez que nos renseignements n'ont pas suffisamment avertis sur une telle situation ? Prenons les renseignements. Tant que

7:41

vous n'autoriserez pas les renseignements à aller chercher ces voyou, notamment sur les messageries cryptées. Personne aujourd'hui ne s'étonne que on puisse faire des écoutes téléphoniques, y compris sur le téléphone satellitaire. Mais je me souviens pour le narcotrafic pardon sur des narcotraafiquants, j'avais tenté moi de faire passer une disposition à l'Assemblée nationale qui avait été rejetée y compris par le Rassemblement national d'ailleurs. Mais tant que on ne fournira pas nos les moyens d'aller chercher l'information, où est la formation, on aura un vrai problème. Mais vous entendez ce qui est dit par une partie de la classe politique. C'est liberticide, monsieur Rota. On ne serait plus en démocratie, ce ne serait plus la France. Ben voilà, on a vous touchez là

8:24

le problème majeur. On est dans une société du chacun pour soi, des droits individuels poussés à l'extrême et il s'est produit progressivement d'année en année un glissement un glissement que auquel les Français n'ont pas consenti. D'ailleurs, ils ils n'ont jamais voté pour ce glissement. Le glissement, c'est que on veut protéger beaucoup plus les droits individuels, y compris délinquants, plutôt que des droits collectifs de la société pour se protéger. On en est là. C'est la raison pour laquelle dans les propositions que je fais, je veux une loi anticasseur qui permette de condamner solidairement, collectivement, pénalement aussi et au civil des individus qui se trouvent dans un attroutement collectivement. Ben oui, qui va contre le principe de l'individualisation des

9:08

peines, mais vous dites aujourd'hui qu'il faut dépasser ce cas. Mais bien sûr, ça existait en France d'ailleurs, ça existait dans notre état de droit puisque ça existait avant que la gauche ne prenne le pouvoir en 81. Et aujourd'hui, pardon, on en est là. Donc je préfère quand même les les gens qui se trouvent dans un regroupement et qui ne peuvent pas porter la preuve que ils s'en sont désolidarisés, ça veut bien dire qu'ils étaient solidaires. Vous savez très bien qu'il y a des avocats spécialisés et très spécialisés et qui font très bien leur travail et qui protègent aujourd'hui parfois certains certains de certains des individus qui se retrouvent dans des groupes et qui ensuite sortent et ressortent tout simplement parce qu'on narrivera jamais à prouver avec le évidemment le visage

9:49

masqué que c'était bien qu'ils ont participé. Je suis le seul à mettre une proposition de rupture sur la table par la révision de la constitution en annexant, vous savez qu'il y a une charte de l'environnement dans la constitution. Bien, moi je propose d'annexer une charte de l'ordre républicain où il y aura par exemple ce genre de mesure. Il y aura par exemple une mesure pour des peines minimales. Regardez le jeune bulgare 15 ans à Bfort, il tabasse à Belfort avec des coups de pieds sur la tête d'un policier qui est à terre et il va faire quelques jours et de détention provisoire et il va ressortir libre libre par parce que mineur. Moi, je propose que la majorité pénale soit abaissée à 15 ans parce que

10:33

pardon, à 15 ans, on peut comprendre, on doit comprendre que lorsqu'on cherche à tuer quelqu'un, lorsque on va piller ou pire, on doit le comprendre. En tout cas, on a l'esprit suffisamment formé et on est suffisamment mature pour pouvoir le comprendre. Donc, on est responsable. Euh Bruno Rota, je vais vous interroger sur la réponse pénale. On commence à avoir des informations par le ministère de la justice, mais je vous entends depuis tout à l'heure fermeté sanction parfois peut-être même force, répression. Je ne sais pas si vous utilisez assum la force légitime. Aujourd'hui, le problème de l'état régalien, c'est que l'État régalien a peur peur d'assumer la force. France apaisé Marine Le Pen met en avant qu'elle rassemble l'affiche d'une France apaisée. Est-ce qu'avec vous la force,

11:18

la répression, l'autorité, l'ordre, c'est la France apaisé malgré tout. Mais bien sûr, parce que je vais vous dire l'ordre républicain, c'est ce qui permet la liberté. Quand il y a pas d'ordre, le désordre c'est l'asservissement. Vous ne pouvez pas circuler librement. Il ne peut pas y avoir de d'égalité non plus parce que ce sera la loi de la jungle. On l'a vu, les rues de Paris étaient livrées au plus fort. Il n'y a pas non plus de fraternité. La fraternité justement c'est c'est l'apaisement, c'est la concorde civile. Donc la devise républicaine, liberté, égalité et fraternité n'est possible qu'à travers l'ordre républicain. Et la réponse pénale, le gouvernement espère une réponse à la hauteur. Le ministre de la justice, ça vous fait sourire ? Oui. Ah oui oui, ça me fait sourire.

11:59

Vous n'y croyez absolument pas. Non non. Voyez, avant le 17, il y a eu 10000 interpellations. 10000 8000 gardes à vue. Ça veut dire que pour garder à vue, faut déjà commencer à constituer un dossier. 2700 poursuites et sur les 2700 poursuites, il n'y a eu que 26 individus qui ont fait de la prison de la détention provisoire. Donc, on va nous endormir encore en disant voilà, on app Gérald Armanin dit à l'instant avec des peines de prison ferme qui sont effectives et annoncées. On fera le compte. Moi, je demande je demande à ce que le Parlement je demande à ce que le gardien des saut renseigne les Français très précisément avec une comptabilité très précise, pas seulement vague sur les poursuites. Vous pouvez

12:43

avoir des poursuites annoncé monsieur Darmanain. Il y a il y a eu jusqu'à 50 prisons prononcées en mandat de dépôt. Oui. Euh je pensais que vous j'alliz déclencher une interview. Euh qu'est-ce que ça veut dire ? Je vous ai donné des chiffres. J'ai donné un cas ce Bulgare 15 ans qui tabasse un policier, il y a rien. Donc c'est de l'affichage, c'est de la communication. C'est une manière de se protéger aujourd'hui. Pour la première fois depuis des années des années, un syndicat de police Alliance a déposé une plainte contre l'État. Vous la soutenez cette plainte ? Écoutez, je soutiens les policiers, je soutiens les forts de l'ordre et je les connais bien. Je les connais bien, je les ai pratiqué et croyez-moi, souvent je redisais que au milieu du pire, ils

13:27

étaient pour moi le meilleur. Mais monsieur, c'est inédit quand une plainte contre l'État. Oui, mais c'est que et sans doute que des commerçants pour même porter plainte pas si on ne Oui, si on absolum pour défaut de de de protection. C'est vrai. Mais si on ne protège pas ceux qui nous protègent, si ils sont poussés à cela, ça veut dire qu'ils étaient démunis. [grognement] Quand vous n'assumez pas le courage de l'ordre public, vous désarmez. Je pense que le propos, les propos du président de République ont désarmé nos forces de l'ordre. Il est le premier ingénieur du chaos à vous entendre. [toux] Je n'irais pas jusque-là. J'essaie d'être nuancé. En tout cas, il a une responsabilité. Malheureusement, c'est pas l'allocution, la courte allocution d'hier soir qui apporté aux français euh

14:11

des preuves de rassérinement, d'apaisement. Laurent Nunes, le ministre de l'intérieur, c'est une information BFM TV en ce moment en déplacement à Marseille. Nous avons eu hier en direct le maire de Marseille, Benoît Paillant. Lui, il demande monsieur Rotaillot des comptes. Il veut savoir il veut savoir pourquoi il y avait si peu d'effectifs à Marseille. Il veut savoir pourquoi on est rentré des casseurs, des pilleurs des émitiers sont rentrés dans sa mairie et ses images. Elles font mal au cœur. Tous les Français d'ailleurs tous les Français étaient si je puis dire marseillais quand ils ont vu ce bis de Marianne et quand ils ont vu ces mairies comme à Limol. Vous avez raison ce sont des symboles les symboles de la France, les symboles de la République, une mairie des

14:50

mairies, une résidence préfectorale mariale. Mais qu'est-ce qu'on répond au maire de de Marseille ? Est-ce que vous avez compris ? Est-ce que vous comprenez son interrogation est derrière même moi je je la comprends sous-entendu qu'il je la comprends cette interrogation je je pense que à l'avenir malheureusement on devra Dieu sait si je pense qu'il faudra faire des économies mais là où il faut surtout pas en faire sans doute dans la santé en matière comment dirais-je de personnel de soins à l'hôpital mais aussi pour les forces de l'ordre bien sûr que là du coup on les envoie vraiment au front simplement j'observe quand même que tous ces gens de gauche que j'entends aujourd'hui, je les ai parfois aussi entendu hein. Il y a eu des Jean-Pierre chevainement, il y

15:33

a eu des Bernards Casneu qui avait ce courage, je le dis et pourtant ils sont de gauche d'assumer, voyez, cet ordre républicain. Mais bien souvent, bien souvent notre tradition dans notre pays, la gauche n'a pas souvent soutenu un certain nombre d'initiatives que nous voulions prendre précisément. Moi, j'ai posé la question à monsieur Paur. Il m'a dit "Moi, jamais, j'ai toujours dit que je voulais des forces de l'ordre, mais il y a une discussion sur l'armement. Ensuite mais ces images monsieur l'armement quand vous comment elles sont possibles ? Vous avez été ministre de l'intérieur. Comment des symboles des mairies ? Comment on peut rentrer dans une mairie comme on rentre dans un espace ouvert ? Ce qui est terrible aujourd'hui, ce que ce qui a choqué les Français, c'est pour ça

16:10

qu'ils sont en colère, ils ont vu que l'État était défaillant, qui ne les protégeait pas et ils sont d'autant plus en colère que ils ont jamais payé autant d'impôts. Et ils se disent "Mais le premier boulot de l'État, là où on attend l'État, c'est au moins qu'il nous protège". Et ce que je crains moi, et c'est la raison pour laquelle j'ai demandé, par exemple l'état d'urgence, pourquoi est-ce que je veux être très ferme ? Pourquoi est-ce que cette autorité on doit l'imposer ? Parce que si on ne l'impose pas, demain il y aura des milices. Demain, vous allez voir, vous aurez des commerçants, on les a vu à main nu, essayer de protéger leur boutique, ils y sont pas parvenus. Qui vous dit que demain, si des individus rentraient dans des maisons, dans des logements, dans des immeubles, certains

16:51

ne seraient pas tentés devant la défaillance de l'État de prendre des armes ? C'est ça que je crains. Il faut pas en arriver là. Surtout pas, surtout pas. Et pour cela, justement, Force doit rester à l'État et l'État doit l'employer. Qui sont les casseurs ? Qui sont les émettiers ? Qui sont ces destructeurs et ces fauteurs de troubles ? Euh ultra gauche, c'est ce que vous dites. Extrême gauche, je dis extrême gauche. Oui. Oui. Oh, je sais, je connais je connais ou la la nuance des la sétime. Pourquoi monsieur le corn utilise cette nuance selon vous ? que ultra gauche, c'est pour faire en sorte que on dédouine un petit peu l'extrême gauche. Vous voyez, voilà l'extrême gauche, le Conseil d'État il y a quelques mois, personne s'en souvient, a classé les

17:35

insoumis. Voilà, avec ce cette qualification d'extrême gauche. Moi, je dis l'extrême gauche. Donc, vous pensez que le gouvernement veut épargner la France insoumise pas jusque là, mais il y a des précautions de vocabulaires. Moi, j'en suis plus là. Voilà. J'essaie, je vais vous dire, j'essaie d'appeler un chat, un chat. D'ailleurs entre nous euh c'est quand on dit la vérité sur ce que l'on voit qu'on est crédible et l'ordre public ça commence aussi par ne pas biaiser. Il y a tellement d'hommes et de femmes politiques qui trichent avec la réalité qui essaient de la masquer, de l'euphémiser, de la minimiser. Quand il s'agit de parler de de quoi ? Parce que certains ont évoqué et les informations sont confirmées de certains individus venant des quartiers, des

18:15

banlieux. Est-ce que vous dites là faillite de décennies de la politique migratoire ? Bien sûr, mais bien sûr. Mais je sais que le cœur le cœur des pardon pardon j'ai était le premier parfois à pointer les insuffisances de la droite. Quand je j'entends encore les crit d'orfrais sur la politique de Nicolas Sarkozy qui avait créé un ministère d'identité d'immigration. J'entends, je connais les déclarations qui avaient été faites. Il faut être très clair. Ce mouvement, ça a été la convergence, la rencontre à la fois de ces mouvements d'extrême gauche très organisés, très organisés qui veulent détruire la République, qui ont eu en réalité un agenda révolutionnaire

18:58

insurrectionnel et d'un autre côté la racaille, les barbares des quartiers. Voilà. Et ça n'est pas, je veux dire euh comment dirais-je, un amalgame de dire que malheureusement euh la machine à intégré, la machine à assimilé, elle est en panne et vous voyez, je connais beaucoup d'immigrés d'ailleurs, il y avait il y avait un reportage, il y avait euh tenait un magasin, un français sans doute issu de l'immigration mais il était écœuré. Mais il faut se battre pour cela. Mais on en est là aujourd'hui, monsieur, à dire qu'il y a des Français issus de l'immigration qui n'étaient pas avec ses payeurs et ses casseurs. Oui, mais bien mais heureusement mais franchement et et n'a pas fait n'a pas fait cette

19:43

Non mais je sais mais c'est un idéologue. Moi je suis pas un idéologue. J'essaie de j'essaie d'être juste mais de dire les choses et dire les choses aujourd'hui c'est que vous avez malheureusement une partie. J'étais dans une famille franco-algérienne il y a il y a quelques jours et je voyais j'entendais la grand-mère qui s'exprimait mais il y a pas plus française qu'elle. Mais c'est savoureux que vous vous ayez été dans une famille franco-lgérienne quand on sait tout ce que vous avez dit sur l'Algérie. Ça serait intéressant de savoir dans quelles conditions vous êtes allé. Vous verrez les conditions dans lesquelles j'ai pouz pas nous en dire un peu plus ce soir ? C'est un cadre je suppose politique. C'était un cadre politique et médiatique. Bon mais chapeau. Je tire

20:21

mon chapeau. Voilà. Euh elle elle a pas mes idées. Elle trouve sans doute que je suis trop dur avec le régime algérien. Peu importe, mais croyez-moi, elle aime la France. Le problème, c'est que vous avez des générations qui sont pas les premières générations d'immigration. Donc ça rien à voir avec la couleur de peau, ça rien à voir avec la religion. C'est simplement que vous avez ce qu'on appelle une désaffiliation. C'est-à-dire que il y a une coupure, on n'aime pas la France, euh on on veut brûler le drapeau français, on va prendre un drapeau étranger, et cetera et cetera. Vous souvenez euh c'était Thierry Henri qui était le le capitaine de l'équipe de France euh au moment de de l'équipe de du match France-Algérie où la la Marseillaise avait été sifflée.

21:03

Souvenez-vous, au dépois le le verre était des gens dans le fruit à cette époque là. Il avait dit ce soir c'était c'était en France en Île-de-France dans le stade de Il avait dit ce soir on a joué à l'extérieur voyez. Mais alors vous dites donc ce sont des décennies de l'acheter. Oui. Des décennies de de l'acheter et auquel vous dites moi je n'ai pas participé au contraire dites-vous. Mais alors là euh s'il fallait rétablir l'ordre, on va conclure Bruno Rota. On a compris état d'urgence, plus largement certaines politiques, donc autorité, politique euh migratoire et pardonnez-moi pour bien faire comprendre l'état d'urgence et l'immédiat. Ensuite, pour péréniser, il faut une loi anticasseur qui soit beaucoup plus robuste. Mais l'écosystème politique, expliquez-nous cette décision

21:47

d'interdiction, cette décision, cette volonté, cette proposition d'interdiction de la France insoumise, personne ne la comprend. Non. Personne ne comprend. C'est dommage. Vous avez un parti qui propage l'antisémitisme. Monsieur Mélenchon a fait des jeunes mots douteux sur des noms à consonance juive comme monsieur Le Pen avait fait en 89. Vous avez monsieur Raphaël Arnaud, député France insoumise qui a fondé la jeune garde garde que j'ai disso sous voilà et euh Jeun Garde qui est impliqué notamment dans le meurtre de parti politique avec des millions quoi qu' vous le souhaitiez de de de militant de sympathisants et et dont un leader pourrait être pourrait être au second tour d'élection présidentielle. Vous rendez compte ? Ils sont en train ils sont en train

22:31

d'encourager la violence. Ils sont en train de brumiser la violence partout partout. Ils sont en train de vouloir là c'est la répétition générale de ce qui se passera au 3è tour de l'élection présidentielle. Un galè si Marine Le Pen Bien sûr bien sûr que c'est un galot dessè il y a cela aussi le mouvement avec les étudiants. Mais vous avez un parti politique qui revendique la brutalisation la conflictualisation et même la violence. Quand j'ai dis sous la jeune garde je me souviens les propos de monsieur Mélenchon. Allez-y, bravo, continuez, continuez les jeunes. Voilà, c'est lui. Mais monsieur monsieur dissoudre la jeune garde est une chose, la France insoumise Non, mais je dis je dis au politique dans un pays démocratique, je dis à la classe politique,

23:14

réveillez-vous, regardez ce qu'ils sont en train de faire. Bien sûr, monsieur Mélenchon, qui a les yeux fermés, monsieur Mélenchon, mais le microcosme, jamais on ne tire écoutez si un autre parti de l'autre côté de l'échit 1 % de déclarations ou des actes de ce que les insoumis font aujourd'hui et ce serait dans les rues mais des millions à juste titre. Vous dites quoi ? Qu' a une complaisance politique médiatique d'un écosystème pour la France. Il y a un privilège rouge. Quand vous êtes à gauche ou à l'extrême gauche, vous êtes excusé d'avance. Voilà, vous êtes excusé dans le milieu politique, vous êtes excusé, vous bénéficiez de circonstances athénantes. C'est ce que je dis. Et remarquez bien que j'avais indiqué les monttin sens que je mettais cette question sur la table. Je

23:57

connaissais parfaitement les difficultés. Mais il faut réveiller le pays là-dessus. Croyez-moi, les Français, ils savent ce que c'est. Bien sûr, monsieur Mélenchon, c'est un peu un docteur Jackill. Vous avez une face un peu pâelin, un peu sympathique, souriant à souhait. Et puis de l'autre côté, vous avez ces déclarations, vous avez un parti. Mais regardez même monsieur Ruffin qui l'a approché de très près, François Ruffin, il a fait un livre. Oui. Et bien, il a indiqué que dans son livre, il y avait un comportement qui étenait par exemple qui géographiquement avait une approche qui était ethnique. Voilà. Monsieur Rota mais c'est le le combat politique restera quand même c'est la primauté dans une démocratie. D'ailleurs, en parlant de démocratie,

24:42

est-ce qu'il y a un risque sur l'élection ? Il y a eu ces propos de du premier ministre Sébastien Lecornu euh qui parle d'une sécurisation des candidats euh et des meetings. De quoi parle-t-il ? de menaces particulières sur vos. Je vais lui renvoyer la politesse. On a été convoqué il y a quelques semaines, c'est mon directeur de campagne qui est allé pour savoir quelles étaient les dates de l'élection présidentielle notamment pour le second tour et la très grande majorité disait surtout pas le 2 mai, on va pas faire le 1er mai, on va prendre prendre le risque de manifestation et de trouble à l'ordre public et et le lendemain aller aux urnes. Comme par hasard, le gouvernement, le président de la République ont choisi d'organiser le 2 mai, c'est-à-dire après le 1er mai, le

25:26

second tour de l'élection présidentielle. Mais si on voulait bordelliser le second tour, mais on s'y prendrait pas différemment. Avec ce qu'on a vécu, est-ce que avec ce qu'on a vécu, ça peut remettre en cause les dates ? Je les remets en cause vous et j'aimerais que le président de la République et le premier ministre sur à 6 mois de on est à bien sûr. Et alors ? Et alors ma brook ? Non non, je pose la question. Est-ce que tous les Français les Françaises qui ont vu ce triste spectacle honteux d'une France humiliée, d'une France pillée saccagée, voit bien le risque qu'il y a à faire une organisation du second tour alors qu'on va être sur une élection présidentielle qui va déterminer du destin de la France. Vraiment pour moi c'est une

26:11

élection la dernière chance. Je pense qu'on peut encore, c'est pour ça que je me présente. Donc la date choisie est une date de bordélisation. C'est c'est une date qui est une mauvaise date pour l'expression de la démocratie. Il serait encore l'pression de la démocratie mérite du calme, mérite de la sérénité. Vous pensez bien que si la veille vous avez et jusque tôt le matin, vous avez des exactions ce que l'on a connu, vous vous rendez compte. Mais mais c'est totalement contraire à l'idée que on se fait dans les démocraties des organisations, des votations notamment des scrutins. Franchement, vous vous imaginez des mairies et qui sont des bureaux de vote par ailleurs. Pourquoi ? Je je pose la question ce soir, je suis encore stupéfait. Pourquoi a-t-on

26:54

choisiamment alors que la majorité des partis politiques à cette réunion avait déconseillé cette date-là ? Pourquoi c'est curieusement cette date-là qui a été choisie ? En un mot et pour conclure Bruno Rota si vous deviez qualifier la fin de règne d'Emmanuel Macron, que diriez-vous ? C'est triste.