Bonjour chez vous ! du 23 février 2026
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Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Tous très heureuses de vous retrouver en ce lundi 23 février. Pour faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous, on regarde ensemble le programme. Dans une demi-heure, nous recevons la députée européenne Marion Maréchal après le meurtre de Quentin. Emmanuel Macron appelle les extrêmes à faire leur ménage. Que lui répond-elle ? On voit ça dans 30 minutes. Plus que trois semaines avant le premier tour des municipales. Et Rachida Dati, candidate à Paris et toujours au gouvernement, le remaniement annoncé n'a pas eu lieu.
Débat dans une heure entre Yves Tréhard et Pablo Pio Vivien. Le salon de l'agriculture sans vache s'est ouvert ce week-end alors que les crises se multiplient. Pour les agriculteurs, Dermato, SPAC, Mercosur, inondations, comment répondre à leurs préoccupations ? Le sénateur et agriculteur Vincent Lowe est notre invité dans quelques instants. Bonjour. Et puis on sera dans les allées du salon de l'agriculture tout au long de cette émission avec vous Stéphane Duguay. Bonjour Stéphane. On vous retrouve dans quelques instants. Vous nous ferez entendre la voix des agriculteurs.
À la une de nos régions, c'est jour de fête à Albertville qui va célébrer les médaillés français et accueillir le drapeau olympique qui revient tout juste de Milan. Le passage de relais a eu lieu hier soir. Les JO 2026 ont clôturé place aux Alpes 2030. Mais dans quelles conditions alors que de vives tensions se font jour au sein du comité d'organisation ? On sera avec le sénateur de la Haute-Savoie, Cyril Pellevin. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. Et on commence avec les repères de l'actualité. Bonjour Alexandre Poussard. Bonjour Ariane. À la ligne de ce lundi 23 février, c'est donc fini pour les JO 2000 en Cortina.
Place aux Alpes françaises. Place aux Alpes françaises. Albertville accueille aujourd'hui les athlètes français de retour des JO d'hiver de Milan-Cortina avec une cérémonie populaire en guise de passage de relais vers les JO d'hiver 2030 qui auront lieu dans les Alpes françaises. Le Premier ministre Sébastien Lecornu sera sur place. Dans l'actualité politique, la France insoumise toujours sous pression politique après le meurtre de Quentin de Ranque. C'est la question des alliances électorales avec la France insoumise qui se pose désormais dans le débat politique.
La France insoumise continue d'être interrogée sur sa responsabilité dans le climat de violence qui a mené à la mort du militant identitaire Quentin de Ranque. Avec la mise en examen d'un collaborateur du député LFI, Raphaël Arnaud, l'étau se resserre.
Nous n'avons absolument aucune responsabilité dans ce drame, ni une responsabilité judiciaire, ni une responsabilité morale, ni une responsabilité politique.
LFI va-t-il devenir un parti paria de la politique française ? Laurent Wauquiez parle d'une formation politique toxique pour notre vie démocratique qui doit être isolée et ostracisée politiquement. A gauche, sans aller jusqu'à de telles déclarations, des responsables appellent à rompre nettement avec le parti de Jean-Luc Mélenchon. Plus aucune relation électorale, programmatique, politique avec la France insoumise. Une position tranchée qui n'est pas encore celle de la direction du parti socialiste, une contradiction soulignée par le chef du parti Renaissance.
J'appelle le parti socialiste à clarifier cette situation. Ils ne peuvent pas d'un côté dire qu'on se sépare de la France insoumise et en même temps, en catimini, préparer des accords avec la France insoumise sur les municipales.
À trois semaines du premier tour des municipales, cette prudence à l'égard de LFI est partagée par les écologistes et les communistes, les anciens partenaires électoraux de la France insoumise.
Amélie de Montchalin arrive aujourd'hui à la Cour des comptes. Oui, Amélie de Montchalin quitte Bercy pour devenir la première femme à présider la Cour des comptes. Elle sera remplacée au ministère des comptes publics par David Amiel, 33 ans, actuel ministre de la fonction publique et fidèle de la Macronie. Et puis le Salon de l'agriculture, on le disait, a été inauguré ce week-end par Emmanuel Macron. Stéphane Duguay, vous êtes au cœur de ce Salon de l'agriculture tout au long de cette émission. Stéphane, un salon qui se tient dans un contexte particulier.
Oui, Emmanuel Macron s'est d'abord entretenu samedi avec les syndicats agricoles qui voulaient bien le rencontrer, la FNSEA, et les jeunes agriculteurs, interlocuteurs réguliers du gouvernement. Il a aussi rencontré la coordination rurale qui avait pourtant dans un premier temps refusé tout échange avec le président de la République. Le troisième syndicat agricole, la Confédération paysanne a en revanche bien boycotté les échanges avec le président. De ces discussions, il est sorti une seule promesse du chef de l'État, une future réunion à l'Élysée avec les syndicats et les filières agricoles.
Ensuite, la déambulation d'Emmanuel Macron dans les allées que vous voyez derrière moi s'est déroulée sans heure particulière, très loin des scènes de violence qu'on avait pu observer lors de l'édition 2024 avec un dispositif de sécurité autour de lui important. En symbole des crises rencontrées par le secteur agricole ces dernières années, Emmanuel Macron a salué l'hologramme de la vache égérie, la vache big in, puisqu'il n'y a pas de bovins pour ce salon. C'est une première à cause de la dermatose nodulaire contagieuse. Les visites politiques vont se poursuivre tout au long de la semaine.
Demain, c'est le Premier ministre Sébastien Lecornu qui est attendu pour rencontrer les agriculteurs afin de peaufiner son projet de loi d'urgence agricole, un projet de loi qui sera examiné en juin au Sénat. – Merci beaucoup Stéphane Duguay, tout à l'heure, tout de suite avec des agriculteurs à votre micro. Et on va en parler avec vous Vincent Loup, bonjour, merci d'être notre invité. Vous êtes sénateur les indépendants d'André Loire, c'est le groupe des sénateurs horizon. Vous êtes vous-même agriculteur, on va évidemment longuement revenir sur tous les sujets qui concernent l'agriculture et les multiples crises. Mais d'abord on va regarder ensemble les unes de la presse régionale.
On a sélectionné trois titres, d'abord la une du Dauphiné, ciao, 2026, bonjour, 2030. Le compte à rebours qui est donc officiellement lancé après des JO historiques pour les Bleus. Milan-Cortina a passé hier soir le drapeau olympique aux Alpes françaises qui sera de retour ce drapeau aujourd'hui à Albertville, 34 ans après l'Olympiade de 1992. Mais il y a quand même encore de nombreuses étapes à franchir pour les Alpes 2030. La deuxième une, c'est celle de la dépêche, 4 ans de guerre en Ukraine, 4 ans après le début de l'invasion russe, l'Ukraine qui est aussi entre espoir de paix et crainte de l'enlisement.
Et puis la dernière une, c'est celle de Corse Matin sur les municipales, une campagne qui coûte, confrontée à des règles strictes, à des impératifs budgétaires, les candidats aux municipales mènent une campagne régie par la nécessité de faire continuellement des choix, une contrainte que certains vivent comme une forme d'atteinte à la démocratie locale. De quelle une avez-vous envie de nous parler, Vincent Lourdes ? Écoutez, la campagne qui coûte, parce que la démocratie est importante dans ces temps électoraux. L'élection municipale, c'est l'élection préférée avec la présidentielle pour les Français.
On a eu tout un débat au Sénat sur justement le fait du changement de scrutin pour les petites communes, mise en application et on voit toujours la différence entre un législateur qui paramètre une volonté et une administration qui refait un peu le jeu avec une complexité qui est quand même un peu là et dont certaines choses comme le financement embêtent un peu les candidats. Donc il faut faire attention à ne pas tout complexifier et à professionnaliser tellement l'élection que dans les petites communes, nos habitants qui y allaient avec leur petit cœur aient des difficultés pour s'investir.
On va, avant de parler longuement du Salon de l'agriculture, un mot sur l'actualité de politique de ce week-end. On l'a vu dans le journal, c'est la France insoumise qui est toujours sous pression après le meurtre de Quentin Deran qui a eu une marche samedi à Lyon. Comment vous la qualifiez cette marche ? – Bon écoutez, c'est une marche qui a eu lieu, qui s'est à peu près bien passée, qui a été encadrée. Donc on voit bien quand on encadre les choses, c'est quand même mieux que de les interdire et c'est toujours un choix, un équilibre à trouver pour le gouvernement entre l'interdiction qui va créer des choses interdites.
J'ai envie de dire aujourd'hui, le débat se déplace sur le côté politique des choses où les insoumis doivent prendre un peu leur responsabilité dans aussi les élections municipales. On a tous des cas locaux où on ne comprend pas très bien ce parti socialiste coincé entre des alliances de second tour qui doivent se clarifier entre un double discours qui commence à être un peu dérangeant, que nous on connaît bien au Sénat, où en fait on s'aperçoit qu'il se passe beaucoup de choses et à la fin on se réunit quand même.
– Vous dites que ça pourrait bien passer, il y a eu des saluts nazis, il y a eu des chambophobes également qui ont été entendus, la préfecture du Rhône qui a dit qu'elle allait saisir la justice, mais vous dites que Laurent Nunez a eu raison de ne pas l'interdire. – Clairement, clairement, si vous interdisez, automatiquement vous ouvrez la porte à tous les dérapages.
Donc non, il a eu clairement raison d'accompagner et quant à tout ce qui peut se passer en marge ou au sein des manifestations, quand vous faites des choses qui doivent être condamnées et qui sont répréhensibles, écoutez, la justice va faire son travail et les sanctions seront données parce qu'aujourd'hui on ne peut plus rien tolérer de tous ces excès, en fait, qui viennent parasiter le débat politique qui mérite un peu mieux. – Il y avait peu de politique dans cette marche, Jordan Bardella avait notamment demandé à ses troupes de ne pas y aller, il y avait un sénateur néanmoins, le sénateur LR, Étienne Blanc, vous comprenez sa présence ?
– Écoutez, chacun fait toujours comme il veut, après, il ne faut pas oublier le local, votre implication locale, votre implication sur le territoire peut faire que vous avez besoin d'aller… – Et les finateurs du Rhône. – Voilà, vous avez besoin de vous déplacer, la population ne l'aurait pas forcément compris et on peut faire les choses discrètement, ce qui a été le cas. – On va parler du salon de l'agriculture qui a donc été inauguré samedi par Emmanuel Macron, est-ce que c'est un salon de crise ? – Oula, très bonne question parce que la crise, les crises, parce que l'agriculture est multiple, donc on n'a jamais un salon où on peut dire les planètes s'alignent complètement.
Vous savez, quand vous êtes agriculteur, vous faites du blé, vous prenez une bonne année sur du blé, mais le colza ou le tournesol ou le naïs, ça ne va pas bien. Donc c'est toujours un peu… Donc les années où toutes les planètes s'alignent, de veaux, vaches, cochons en passant par les céréales et toutes les cultures, n'existent que très peu en fait. Il y a toujours quelque chose en crise, on a toujours… nous avons les aléas climatiques qui en permanence nous rappellent que la nature est plus forte que nous. Le changement climatique qui est réellement là et qu'on subit déjà depuis une vingtaine d'années, une trentaine d'années, parce qu'on a vu l'évolution du climat durement.
Donc un salon en crise, surtout une crise non résolue, j'ai envie de dire. Aujourd'hui, les agriculteurs, vous les voyez plus calmes d'apparence parce qu'ils sont résignés en fait. Ils se disent non mais, ils n'arrivent pas à faire la simplification, ils n'arrivent pas à faire augmenter un peu les prix, on n'arrive pas à trouver des solutions structurelles ni conjoncturelles, même si par exemple pour la dermatose, on a été au rendez-vous, le gouvernement a été au rendez-vous. – Oui, et on va en parler, mais vous êtes aussi agriculteur, vous Vincent Louau, comment vous vivez ce qui se passe en ce moment ? Est-ce que vous dites c'est plus dur que jamais ?
Ou est-ce qu'effectivement il y a toujours des crises pour l'agriculture et c'est une crise parmi d'autres ? – Non, là c'est plus dur. On a la politique agricole commune qui est à bout de souffle, mise en place en 1992, vous avez une politique agricole commune qui clairement n'est plus adaptée aux enjeux. On ne peut pas avoir une politique agricole commune qui gère pour toute l'Europe le même montant de la politique agricole commune. Vous avez des distorsions déjà entre pays, on en parle souvent au Sénat, au sein de l'Union européenne.
Et puis après vous avez les zonages au sein de la France où vous ne pouvez pas traiter le nord de la France avec le sud de la France, le centre et les zones intermédiaires où là on voit bien qu'il y a des différences entre les schémas d'agriculture. – Juste un mot sur cette politique agricole commune qui est en cours de renégociation à Bruxelles. Est-ce qu'Emmanuel Macron va réussir à peser pour qu'elle soit favorable à la France ? – Vous savez, c'est toujours la même histoire. La Commission fait une proposition assez trash qu'elle voudrait, mais ce qu'elle ne voudrait même pas, c'est plus une question budgétaire, c'est toujours réduire l'impact budgétaire de la politique agricole commune.
Pourquoi ? Parce qu'on a d'autres ambitions au niveau européen, notamment sur la défense et sur tout un tas de sujets. Donc on a ce jeu de démarrage où on met très fort, moins 23% de volonté de baisse du budget de la politique agricole commune qui n'a jamais été revalorisée depuis 1992, ce qui fait une perte de 53-56% des aides pour les agriculteurs, ce qui aujourd'hui pose la difficulté économique de nos fermes. – Mais il va réussir Emmanuel Macron ? Il a échoué sur le Mercosur, vous pensez que sur la PAC il peut peser ? – Oui, bien sûr qu'il peut peser, pourquoi ?
Parce que personne n'a intérêt à révolutionner la PAC, en ce moment la PAC est à bout de souffle, donc on sait très bien que le jeu est dans plutôt 5, 6, 7 ans. Donc aujourd'hui, vous savez, vous êtes sur une reconduction, on va chicoiner sur 2-3 ajustements, on dira, ah, on a eu une victoire. Bon, aujourd'hui, les agriculteurs demandent un peu plus que ces petits ajustements de fin de négociation. Vous savez, la politique agricole commune, c'est un consensus entre les pays, ce qui fait que ce n'est pas la grande révolution, vous êtes sur un paquebot où vous infléchissez de quelques degrés la direction, mais ce n'est pas le grand soir de la politique agricole commune.
– Ils sont rompus aujourd'hui les liens entre Emmanuel Macron et les agriculteurs ? Est-ce que vous, en tant qu'agriculteur, vous attendez encore des choses d'Emmanuel Macron ? – Moi, je soupire, parce qu'en fait, la problématique n'est pas forcément du président de la République. Il y a eu des erreurs qui ont été faites, c'est-à-dire que sur les mers Cossures, ça a quand même flanché entre un non-franc, qui aujourd'hui est un non-franc, à un moment où, quand on se déplace, on ne dit pas tout à fait la même chose. Les agriculteurs le sentent. Vous savez, quand vous avez…
On a un côté très animal, et quand on sent que, de façon très animale, l'obstacle n'est pas clair, bon, il n'a pas été clair. Sur le reste, il a toujours été à peu près là. Les agriculteurs, en fait, attendent de l'exécutif aussi beaucoup plus d'actions. Et les premiers ministres… – Mais est-ce que vous avez été déçu ? Parce qu'en 2017, Emmanuel Macron, il a assez vite fait de l'agriculture sa priorité. Il y a eu les états généraux de l'alimentation, il s'est adressé à vous. Est-ce que vous dites, il y a eu des mots, mais ça n'a pas été suivi des faits ? – Oui, mais c'est comme toujours, en fait, la difficulté, et je connais bien le sujet, c'est entre…
Il faut faire très attention avec les mots et l'ambition qu'on veut mettre sur l'agriculture, sur des difficultés à gérer, à mettre en place, cette ambition. Donc les politiques devraient faire très attention à ce qu'ils disent. Moi, les agriculteurs, ce qu'ils me disent aujourd'hui, on n'attend plus rien de vous, en fait. On est un peu beaucoup grillés, et les agriculteurs nous disent, la simplification, on l'attend toujours. Oui, vous êtes là comme la dermatose, vous avez été là, même si certains couinent un peu, mais la réalité, c'est que l'État était là, et la ministre de l'Agriculture a été, même avec deux-trois cafouillages, a été à la hauteur.
Donc aujourd'hui, c'est une défiance des agriculteurs envers le pouvoir politique, mais j'ai envie de dire, comme tous les Français. – Et un salon marqué par l'absence de bovin, ça n'était jamais arrivé en 60 ans d'édition, en 132 ans de concours général. Alors, comment les agriculteurs vivent cette situation inédite ? On va retourner dans les allées du salon.
Stéphane Duguay, vous êtes en compagnie d'Emmanuel Bernard, éleveur de Charolaise dans la Nièvre, président de la section bovine de la filière Interbev.
– Bonjour Emmanuel Bernard. – Bonjour. – On le disait, c'est une première pour ce salon. Derrière nous, il n'y a que des moutons, il n'y a pas de vaches cette année, pas de bovins. Ça fait deux jours que le salon est ouvert. Quel regard vous portez sur ce salon, sans vaches, sans bœufs, sans veau cette année ? – C'est un regard vraiment particulier. D'abord, il n'y a pas de bovins, mais les éleveurs, évidemment, sont dans leur ferme aussi, de bovins. Donc, effectivement, on est dans un contexte très particulier, mais qu'il faut assumer, puisqu'on connaît les raisons pour lesquelles ils ne sont pas là.
Donc, on doit s'adapter, on doit conserver le lien avec les visiteurs, surtout, et ça nous laisse plus de temps pour échanger avec les visiteurs, en tout cas. – Justement, vous le disiez, cette raison, c'est la dermatose nodulaire contagieuse qui a conduit l'organisation du salon à dire pas de bovins cette année. Le gouvernement, justement, lui dit, pas de cas depuis le 2 janvier, ça veut dire que le protocole a été le bon. Le protocole, on le rappelle, c'était le vaccination et abattage des troupeaux qui étaient contaminés. Est-ce que vous partagez cet avis ? Le gouvernement a eu raison, c'était le bon protocole ?
– Alors, d'abord, ce sont les éleveurs qui ont fait l'effort, évidemment, de sacrifier une partie de leurs animaux quand ils étaient touchés. Donc, déjà, une pensée pour eux, parce que c'est quand même grâce à ça qu'on a protégé le reste du troupeau français. Parce qu'aujourd'hui, s'il n'y a plus de cas, c'est parce que, évidemment, que le protocole a fonctionné, mais c'est un protocole qui était basé aussi sur l'absence de mouvements. Et c'est ça qui fait qu'on n'a pas regroupé d'animaux ici. Vous avez besoin d'une préparation sanitaire longue pour amener des animaux, pour les mélanger. Et ensuite, il faut les ramener chez soi.
Donc, le risque était trop grand au moment où on devait prendre la décision. Et effectivement, on peut refaire le match. Mais le protocole a marché jusqu'à maintenant. – Une autre des crises que les éleveurs comme vous connaissez encore, on en parle encore au présent, c'est le traité de libre-échange avec le Mercosur qui permet en tout cas l'importation de volailles d'Amérique du Sud, de bœufs d'Amérique du Sud, de bovins. Quelles conséquences ça va avoir pour la profession et pour vous en tant qu'éleveur de charoles dans l'année ? – Alors d'abord, c'est un accord nocif parce qu'ils ne respectent aucune des règles équitables du commerce. La façon de produire n'est pas du tout la même.
Après, ils assument leur mode de production. C'est leur choix. Mais en tout cas, cette viande-là n'a rien à faire dans les assiettes des consommateurs français. Ensuite, on a gagné une bataille puisque les députés européens ont saisi la Cour de justice et le président de la République a dit lui-même sur ce stand samedi qu'en gros, c'était une jurisprudence. C'est-à-dire qu'on a à la fois cet accord nocif mais aussi on a la façon d'amener cet accord un peu en force et dans lequel on ne demande pas l'avis au Parlement français. Et donc ça, c'est assez grave. Donc nous, pour l'instant, nous restons contre cela.
Et ensuite, là aussi, le président de la République a dit on contrôle plus les agriculteurs français que ceux qui rentrent en Europe. Et là, il faut aussi qu'on revoie, qu'on rebatte les cartes. – Vous lui faites confiance en un mot ? – Je fais d'abord confiance à la Cour de justice pour traiter le sujet et ensuite, on fait confiance aux pouvoirs publics dans leur ensemble parce que le président de la République, il va passer simplement derrière l'accord. Lui, c'est accord nocif. Il faudra de toute façon qu'on le repousse par tous les moyens. – Merci beaucoup, Emmanuel Bernard.
– Merci.
– Merci beaucoup, merci Stéphane. Et on vous retrouve bien sûr dans quelques instants avec de nouveaux agriculteurs à votre micro. Un mot sur la dermatose, Vincent Louau. Plus de cas depuis le 2 janvier. Est-ce que vous dites que le gouvernement a bien géré ? – Le gouvernement a appliqué les règles européennes de gestion. Un peu de mal au démarrage et un peu de sanctions un peu fortes pour les agriculteurs qui étaient dépistés positifs avec l'envoyé des chars et puis d'autant de gendarmes. Mais hormis ce cafouillage, en fait, ça a été bien géré.
Et aujourd'hui, il faut reconnaître que aussi le climat, parce que quand ça gèle, automatiquement, il y a moins de vecteurs que sont les mouches qui piquent les vaches. Donc un espoir aussi pour les agriculteurs de se dire, j'espère que cette page est tournée. Il va falloir être très, très, très vigilant. Et bien sûr, une pensée pour tous les éleveurs qui ont perdu leurs vaches et par solidarité pour le reste de l'agriculture bovine française. Donc ça, c'est une réalité aussi. Vous tuez des animaux, beaucoup d'animaux, parce qu'enlever tous les animaux d'une ferme, ce n'est pas une chose facile. Et aujourd'hui, c'est grâce à eux qu'on en est sortis.
Sébastien Lecornu sera présent demain et jeudi au Salon. Deux visites pour échanger, notamment, afin de construire la loi d'urgence agricole. Qu'est-ce que vous attendez, vous, de cette loi ? Écoutez, on a été reçus par la ministre de l'Agriculture, les sénateurs impliqués, et les députés impliqués sur l'agriculture. Déjà, je voulais la remercier, parce que ce n'est pas chose habituelle qui nous consulte avant. Déjà, premier point. Deuxième point, par contre, c'est le manque d'ambition. Clairement, on a un gouvernement qui a peur de son ombre, qui dit, ah oui, mais si on parle de la loi Duplon 2, ah ben non, on ne peut pas.
Si on parle de l'eau, on veut bien parler stockage, mais on ne veut pas parler de certains sujets de l'eau. On ne veut pas parler des zones humides. On ne veut pas parler de la qualification des cours d'eau. Donc tout ce qui gratte, on l'oublie. Donc moi, j'ai envie de vous dire, laissez les parlementaires parlementés, foutez-nous la paix, on est capable d'enlever des articles dans un projet de loi. Par contre, on ne peut pas facilement en rajouter. Et il ne faut pas nous faire croire que nous, les parlementaires, on peut rajouter des articles qui manquent. Ça s'appelle l'article 45, qui sont un cavalier. On nous a déjà fait le coup.
Donc laissez-nous parlementer, et on va faire le job pour une vraie loi d'ambition d'urgence. Et en attendant la loi d'urgence agricole, vous le disiez, la majorité sénatoriale a déposé une proposition de loi Duplon 2 sur les pesticides, après la première loi Duplon, qui avait fait beaucoup de bruit l'an dernier, Alexandre. Oui, souvenez-vous, la loi Duplon 1, votée l'an dernier par le Parlement, autorisait l'utilisation de l'acétamipride, un pesticide néonicotinoïde interdit en France, autorisation pour certaines cultures seulement, qui n'auraient pas d'autres alternatives, comme la betterave. Cette loi Duplon, elle avait suscité un vive débat dans l'opinion publique.
Une pétition contre ce texte a récolté plus de 2 millions de signatures l'été dernier. Et puis en août dernier, le Conseil constitutionnel a retoqué partiellement cette loi Duplon, et précisément l'autorisation de l'acétamipride, considérant, je cite, qu'elle portait atteinte à la charte de l'environnement. Mais malgré cette censure, les sénateurs de droite et du centre ont persévéré et déposé en février une deuxième proposition de loi autorisant certains néonicotinoïdes. Et concrètement, Alexandre, que prévoit cette loi Duplon 2 ? Eh bien, cette proposition de loi Duplon 2 autorise deux substances néonicotinoïdes, l'acétamipride et le flux pyradifurone.
Alors, dans plusieurs cas de figure... C'est bon, je l'ai dit, j'ai réussi. Le flux pyradifurone. Alors, dans certains cas de figure seulement, d'abord pour l'enrobage des semences de betterave et puis pour la pulvérisation de certains arbres fruitiers et notamment les cerisiers et les noisetiers. Un retour de la loi Duplon qui met forcément en colère les sénateurs écologistes.
Mais la loi Duplon 2, pour moi, c'est un crachat à la figure des 2,1 millions de personnes qui ont signé cette pétition. C'est un crachat à la figure du Conseil constitutionnel qui lui a dit que la réautorisation des néonicotinoïdes concernés était contraire à la charte de l'environnement. Les néonicotinoïdes sont des neurotoxiques, ils passent la barrière placentaire et on a des études qui s'accumulent pour démontrer le lien entre les néonicotinoïdes et toute une série de maladies, la maladie de Parkinson, etc.,
Alors, le gouvernement ne souhaite pas intégrer les mesures de cette loi Duplon 2 dans le projet de loi d'urgence agricole, mais les défenseurs de ces mesures pro-pesticides espèrent le faire en votant des amendements à ce projet de loi. Vincent Louot, 2 millions de personnes contre la loi Duplon, une censure du Conseil constitutionnel. Pourquoi persister et redéposer une nouvelle loi Duplon ? Écoutez, déjà 2 millions de personnes qui signent une pétition, est-ce que c'est plus fort que les parlements ? Est-ce qu'on gère notre pays à coup de pétition et à coup d'effervescence médiatique ?
Créer toute pièce, quand même, par des gens qui transforment la science et je voulais remercier enfin les oncologues et les médecins qui viennent à notre secours pour dire la vérité sur, justement, les assertions et les mensonges qui sont dits comme à l'instant par la sénatrice où on réécrit l'histoire sur le fait que ces molécules portent atteinte à la santé humaine et donneraient le cancer à tout le monde. Juste déjà, sur la pétition, 2 millions de personnes qui signent pour s'opposer à ce texte, ce n'est pas significatif. Ce n'est pas que ce n'est pas significatif, ça fait partie des éléments et des paramètres qu'on prend en compte.
Vous croyez que nous, on est les gros lourds de sénateurs et on dit 2 millions de personnes, on s'en fiche. Vous croyez que mes collègues qui passent aux élections dans quelques mois s'en fichent ? Non, on ne s'en fiche pas. Par contre, la réalité, il faut être parfaitement clair, soit on écoute les scientifiques, les vrais scientifiques et le consensus scientifique de l'EFSA et tout un tas de scientifiques, soit on écoute... L'EFSA, c'est l'Agence sanitaire européenne. Voilà. Soit on écoute le docteur Raoult du cancer qui trouve des cancers partout, des cancers pour les enfants dans certaines parties de la France et l'ANSESC nous a dit que c'est totalement faux.
Donc, soit on se focalise sur la réalité des choses et nous, on essaie d'avoir une action bonne dans le Parlement. Aujourd'hui, les agriculteurs, vous pouvez leur dire ce que vous voulez, ils ne peuvent pas comprendre comme le restant des Français et des industriels qu'en France, on n'applique pas ce qui est autorisé partout en Europe. Je ne vous parle même pas du restant du monde. Personne ne peut conceptuellement comprendre pourquoi l'acétamépride est autorisé partout en Europe, sauf en France. Vous m'excusez, moi je ne sais plus faire de la politique, on pousse les gens vers le populisme et la révolte parce qu'ils se disent c'est injuste.
Quand on fait de la politique, le plus important pour un homme politique c'est d'être juste dans les décisions qu'il prend. Donc aujourd'hui, elle est où la justice pour les agriculteurs ? Il n'y en a aucune. Donc on a un brouhaha médiatique, mainstream, qui organise le fait de mettre en avant des fake news sur l'eau, sur les inondations, sur tout ce qu'on entend à longueur de journée sur les plateaux et encore une fois, je remercie les vrais, les oncologues, les médecins, les chercheurs qui nous expliquent les choses qui sont vraies du faux.
Vous dites effectivement que l'acétamépride est autorisé dans les autres pays de l'Union Européenne, ça a été autorisé par l'Agence Sanitaire Européenne, mais avec, quand on lit les rapports, il y a aussi cette question de faute de preuve, sans parler des études scientifiques qui disent que l'acétamépride est un neurotoxique, est-ce que vous pouvez dire qu'on est sûr que ce n'est pas un neurotoxique ? Est-ce qu'on est sûr ? Est-ce qu'il n'y a pas un principe de précaution à utiliser ?
Rien que dans vos mots utilisés, vous n'utilisez pas les bons mots, vous nous embourbez dans quelque chose qui fait peur, donc aujourd'hui, encore une fois, le consensus sur l'EFSA est parfaitement clair, ils ont fait une vingtaine d'études, ils ont refait les études, Marc Fénaud avait demandé la réévaluation de l'acétamépride, chose qui a été faite, dans le rapport de l'EFSA, ils disent écoutez les Français vous êtes gentils, vous avez surtransposé et vous voulez qu'on surtranspose aussi, et on vous dit non. Donc soit on continue l'excellence française... Ce n'est pas un neurotoxique ?
Non, c'est aujourd'hui, aujourd'hui, soit on continue à se comporter comme une île et à faire que de la surtransposition en France, on va tous se faire virer pour ça. Et après, vous serez les premiers à faire oin oin, il y a les populistes qui sont arrivés. Donc moi, je vous dis aujourd'hui, on se met au travail, on déssurtranspose, on améliore la vie des Français et on sauvegarde aussi nos entreprises et on va à la vitesse... Donc on déssurtranspose, ça veut dire qu'on arrête de faire des règles plus contraignantes que l'Union Européenne ? Des règles, purement franco-françaises qui ne sont pas adaptées. Nos entreprises sont en train de fermer, nos agricultures sont en train de la perdre.
On l'a dit matin, midi et soir, on est passé de 12 milliards à 200 millions de balances commerciales positives et au même moment, l'Europe qui était à zéro est passée à plus de 50 milliards. Les idiots utiles qui veulent tout interdire en France pour tout importer à côté, moi je vous dis c'est quoi l'histoire, c'est quoi la belle histoire ? Vincent Louau. Vous m'avez mis en forme dès le matin. J'ai mon fond. Autre difficulté des agriculteurs, les aléas climatiques qui est l'ouest de la France qui est sous l'eau. C'est notamment le cas du Maine-et-Loire où on va se rendre. Bonjour Thierry Lardeux, merci beaucoup d'être avec nous.
Vous êtes journaliste à Angers-Télé, le Maine-et-Loire qui reste ce matin en vigilance rouge, crue. Alors le pic est passé à Angers dans le département. Est-ce qu'on peut parler d'une lueur d'espoir ? Oui, bien sûr qu'on peut parler d'une lueur d'espoir. Le pic atteint à 6,39 mètres, quasiment au plus haut jamais connu. 6,66 mètres, c'était la cote de la crue du siècle en 1995. Donc oui, la décrue est amorcée depuis hier. Ça va aller lentement, très lentement, une dizaine, vingtaine de centimètres par jour en espérant qu'il n'y ait pas d'autres précipitations cette semaine, en espérant également que la Vienne soit également en décrue, que la Loire aussi puisse faire sauter ce fameux bouchon.
Mais vous le voyez sur les images, il y a 5 à 6 000 angevins quand même qui continuent à avoir les pieds dans l'eau depuis plusieurs jours avec des difficultés de circulation, une résidence autonomie qui a dû être évacuée et puis d'autres perturbations en dehors d'Angers à proximité. On pense notamment à la commune de Cheffes-sur-Sarthe qui a dû être totalement évacuée puisqu'elle aussi, elle a connu une crue centenale. Donc l'espoir est là, la décrue a commencé mais voilà, tout le monde reste prudent. Il y a des vigilances notamment sur des dix de Loire qui ont souffert mais qui tiennent le coup pour le moment mais l'espoir de la décrue enfin arrive après une semaine de tension.
Thierry, vous le dites, la décrue elle est là mais elle est lente, du coup il est encore un peu tôt pour faire le bilan mais quelles sont les perspectives pour les indemnisations ? Alors les indemnisations, on peut parler, le sénateur évidemment a parlé des agriculteurs, beaucoup d'agriculteurs sont touchés, des maraîchers également qui vont perdre beaucoup de leur production notamment de Poirot, de Salade et puis des particuliers des communes. Françoise Gattel, la ministre de l'aménagement du territoire est venue s'est déplacée à Angers jeudi dernier.
Elle a assuré le maire d'Angers mais également les maires des différentes communes touchées que l'état de catastrophe naturelle serait déclenché rapidement pour que les assurances puissent prendre en charge les communes mais également tous les particuliers qui vont devoir constater des dégâts. On pense aux commerçants, on pense aux particuliers qui ont des maisons envahies encore aujourd'hui par l'eau avec un état de catastrophe naturelle qui devrait être déclenché selon la ministre dès le début du mois de mars pour que tout ça puisse aller vite.
Donc l'or est à la décrue, encore à l'inquiétude et avec l'espoir enfin de retrouver des conditions normales mais ça sera lent évidemment une décrue, c'est toujours très lent. Merci beaucoup, merci Thierry Lardeux, journaliste à Angers Télé d'avoir été avec nous pour nous parler de ces inondations. Un mot Vincent Lowe, comment ça se passe vous dans votre département ? Est-ce que vous arrivez déjà à mesurer les conséquences pour les agriculteurs ? Les conséquences, vous savez, quand vous avez 1 mètre ou voire 1 mètre 50 d'eau sur des cultures pendant 15 jours, 3 semaines, c'est réglé, c'est réglé.
Il faut vraiment imaginer, en fait, on a beaucoup construit n'importe où avec la hausse de la population en France, donc déjà la population et bien sûr toutes les activités économiques qui en découlent, les agriculteurs en premier. L'état de catastrophe naturelle, c'est le point de départ qui doit être fait rapidement. L'État a déjà prouvé qu'ils n'étaient pas capables de le faire rapidement, donc là, aujourd'hui, on attend beaucoup de ce classement en catastrophe naturelle que ça soit fait rapidement. Merci Vincent Louot, merci beaucoup d'avoir été avec nous. On va retourner évidemment au Salon de l'agriculture tout au long de cette émission et Alexandre, on vous retrouve dans 20 minutes.
Oui, on parlera du loup puisque l'État assouplit le nombre de loups à abattre pour lutter contre l'augmentation des animaux d'élevage qui sont tués par les canidés. Et on voit ça dans 20 minutes, mais d'abord, place à notre entretien, c'est Marion Maréchal qui nous rejoint. Bonjour Marion Maréchal, merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation. Merci à vous. Vous êtes députée européenne ECR, présidente de Identité et Liberté. Votre dernier livre, Si tu te sens le peine, c'est chez Fayah. On va bien évidemment en parler, on est ensemble pendant 20 minutes pour un entretien en partenariat avec la presse régionale représentée par Stéphane Vernet de Ouest France. Bonjour Stéphane.
Bonjour Ariane, Marion Maréchal, On va commencer Marion Maréchal avec ce qui s'est passé samedi à Lyon et cette marche après le meurtre de Quentin. Manuel Bompard, le leader de la France Insoumise, l'a qualifié hier sur notre antenne de parade fasciste.
Il a raison ? Écoutez, moi je suis assez étonnée pour ne pas dire indignée du narratif qui s'installe depuis maintenant près d'une semaine puisqu'il y a une semaine de cela.
Rappelons-le quand même, il y a un jeune homme de 23 ans qui est mort avec le crâne fracassé par terre à coups de pieds et de poings par une milice d'extrême-gauche et une semaine après, à part la France Insoumise évidemment parce qu'elle est directement mouillée mais ce qui est vrai c'est qu'une semaine après on a le sentiment que ça n'est plus le sujet central que la mort de Quentin finalement est secondaire et qu'il faudrait instiller dans l'esprit des Français le fait qu'il y aurait aujourd'hui une grande menace, une menace principale existentielle pour la France qui c'est celle du retour du fascisme et du nazisme.
Je trouve ça à la fois grotesque et ridicule et j'en veux pour preuve d'ailleurs le fait que depuis maintenant quelques jours on a un certain nombre d'experts ou de journalistes qui ont été dans une logique de diabolisation systématique je vous donne quelques exemples qui m'ont frappé j'ai entendu dire par exemple que le chant de la Ligue Noire qui avait été entamé notamment par les manifestants était un chant nationaliste alors que je ne vais pas vous l'apprendre la Ligue Noire c'est le chant des Lyonnais qui ont été massacrés par la terreur de 93 j'ai entendu dire qu'il y avait un signe fasciste sur la banderole c'était un signe chrétien en l'occurrence un chrisme j'ai entendu dire que le slogan lancé en avant, en avant Lyon le met l'or était là encore un cri de ralliement de l'extrême droite c'est juste la devise de Lyon qui est sur le fronton de la mairie pour vous donner un peu la tonalité si vous voulez qui consistait en fait à par principe diaboliser tous ces gens qui ont voulu rendre hommage légitimement Mais il y a aussi
des chants homophobes qui ont été entendus par des journalistes
la préfecture du Rhône saisit la justice pour des saluts nazis est-ce que vous les condamnez ?
Non mais évidemment mais ce que je veux quand même relever c'est qu'il y avait plus de 3000 personnes présentes et que la préfète en effet a signalé 3 personnes voilà donc ça ne veut pas dire que ce n'est pas condamnable mais c'est résiduel et on ne peut pas diaboliser l'ensemble d'une manifestation qui s'est tenue dans le calme je rappelle que l'hommage à Naël ça a été plus de 3000 interpellations plus de 2000 condamnations plus de 1000 blessés là c'est zéro casse zéro violence zéro agression donc oui c'est quand même disons-le une manifestation qui s'est tenue dans la dignité et c'est insupportable évidemment à la gauche parce qu'ils espéraient là avoir le levier pour pouvoir justement alimenter leur narratif du grand retour du fascisme pour ne pas avoir évidemment à se justifier sur leur complicité moral et peut-être même pénal on y reviendra peut-être dans cette affaire Pourquoi pénal ?
Ah bah pénal parce que si l'enquête s'étend à un sujet d'association de malfaiteurs et qu'il est avéré par l'enquête que ce qu'ont déjà d'ailleurs révélé vos confrères du Canard Enchaîné il y a un an de cela en fait la jeune garde est utilisée comme service d'ordre informel par la France Insoumise alors en effet Rima Hassan et les dirigeants de la France Insoumise devront répondre de ce qui s'est passé à Lyon
Sauf que le LFI la France Insoumise dit la jeune garde a été dissoute et Rima Hassan dit que son serviseur n'était pas celui de la jeune garde
Il y a manifestement une association de fait puisqu'on dit qu'elle a été dissoute je rappelle d'ailleurs qu'ils se sont tous très largement opposés à cette dissolution pas que d'ailleurs la France Insoumise rappelons-le quand même puisque les écologistes les communistes et même certains socialistes d'ailleurs se sont opposés de fait cette association continuait d'être active on le voit bien ils avaient encore des stands ils avaient encore des comptes et puis ils avaient encore manifestement des opérations donc oui en effet s'il y a eu des donneurs d'ordre s'il y a eu des consignes qui ont été passées d'heures, de lieux pour que la jeune garde soit présente à l'occasion de cet événement il y aura alors potentiellement une responsabilité pénale
Le meurtre de Quentin de Ranck a légitimement choqué la France qui est un pays qui rejette la violence politique les violences politiques quelles qu'elles soient en fait on voit bien qu'il y a une tolérance zéro par rapport à la violence dans la société c'est aussi ce que nous dit tous les débats autour de ce drame vous avez déclaré sur BFM que la violence d'extrême droite est dérisoire par rapport à celle d'extrême gauche statistiquement la violence d'extrême droite est dérisoire par rapport à la violence d'extrême gauche est-ce que vous regrettez ce commentaire ?
Ah non je ne regrette pas du tout et je vous suis d'ailleurs sur le fait que évidemment la violence politique d'où qu'elle vienne est absolument capable qu'elle vienne de l'extrême droite contre l'extrême gauche c'est pareil
il y a un rejet total
maintenant ce que j'essaye une fois que ceci est dit et je pense qu'il est très largement partagé sauf peut-être par l'extrême gauche dans ce pays il faut quand même dire une vérité c'est-à-dire qu'aujourd'hui la violence qui est systématique massive dans notre pays c'est d'abord et avant tout celle de l'extrême gauche sauf que si on regarde
le nombre de personnes qui ont été tuées par des militants d'extrême droite et des militants d'extrême gauche sur les 40 dernières années
sauf que je suis désolée de vous dire que
c'est 10 fois plus
sauf que les chiffres que vous prenez sont ceux qui sont inventés par la France insoumise depuis maintenant une dizaine de jours qui tiennent sur deux études qui sont d'ailleurs disons-le des universitaires qui sont proches de la gauche et que je conteste absolument pour une raison simple C'est l'historien de Nicolas Lebon qui dit qu'il y a eu 59 morts liées à l'ultra droite
et 6 à l'ultra gauche
Il a été un militant d'extrême gauche auprès de Ralfron dans sa jeunesse donc ce ne sont pas des universitaires qui sortent de là Ces chiffres ne sont pas objectifs Ce n'est pas factuel Ah c'est son bidon Je vais aller plus loin que ça son bidon Quand vous regardez d'ailleurs en détail souvent les affaires qui sont citées on se rend compte que ce sont des affaires qui ne sont pas liées à des groupuscules d'extrême droite dont les motivations ne sont pas nécessairement politiques C'est souvent d'ailleurs ou des bagarres on va dire de barres ou des règlements de comptes individuels ou des gens qui sont considérés comme irresponsables sur le plan pénal et je note d'ailleurs pour vous démontrer la malhonnêteté de ces chiffres qu'il commence en 86 Est-ce que vous vous êtes posé la question de savoir pourquoi 86 ?
Parce que 86 c'est la fin des opérations d'action directe Action directe c'est vous savez cette milice d'extrême gauche qui a commis un certain nombre d'attentats
Non dans les 6 les 6 morts attribués à l'ultra gauche il en compte 4 Et pas 12
parce qu'en l'occurrence il y en a 12 et il y a beaucoup d'affaires d'ailleurs on pourrait parler également de ce militant écologique je ne sais pas si vous vous souvenez il y a quelques années qui avait tué un certain nombre de personnes du conseil municipal pas moins de 8 qui n'est pas comptabilisé par exemple Je ne vais pas rentrer dans une bataille de chiffres parce qu'en fait j'ai envie de vous dire un mort est un mort moi je ne suis pas là pour relativiser les morts mais quand même regardons en face la réalité aujourd'hui de cette violence et si je devais comment dire même attester sur des chiffres qui m'apparaissent plus neutres prenons les chiffres d'Europol on ne pourra pas soupçonner évidemment qu'ils viennent de tel ou tel parti les chiffres d'Europol ils sont très clairs entre 2022 et 2024 il y a eu 44 attentats djihadistes il y en a eu 71 de l'extrême gauche il y en a eu 7 de l'extrême droite et j'ai envie de vous dire il suffit de regarder aujourd'hui la presse régionale et locale dont vous faites partie pour constater que très régulièrement il y a de la part de l'extrême gauche jusque dans nos facultés des agressions des lynchages qui prospèrent disons-le sur une forme de complaisance malgré tout médiatique et judiciaire
Moi j'ai une autre question je vous laisserai voir qu'est-ce qui se passe à Lyon de votre point de vue c'est une ville que vous connaissez sur le bout des doigts vous y avez créé l'Institut des sciences sociales, économiques et politiques l'ICEP vous avez démontré que vous connaissez par cœur cette ville pourquoi est-ce qu'il y a autant de tensions des violences entre extrême gauche et extrême droite pourquoi est-ce que dans cette ville-là elles sont plus fréquentes qu'ailleurs et plus dures qu'ailleurs
Écoutez la violence en l'occurrence l'ultime et la dernière c'est quand même le meurtre par l'extrême gauche voilà nous n'avons pas d'équivalent de la part d'autres groupuscules Vous savez bien
qu'il y a un fond de violence à Lyon entre les groupes politiques qui est exacerbé en fait et qu'on ne trouve pas dans d'autres villes à ce même niveau
Moi j'en ai été moi-même victime puisque mon école à de nombreuses reprises en effet a été attaquée dégradée même incendiée par des militants d'extrême gauche sans que jamais malgré nos plaintes il n'y ait eu comment dire d'interpellation ou de condamnation je note qu'il y a en effet on va dire des viviers de développement de ces milices d'ultra-gauche jusque dans les facultés Lyon 2 la direction de Lyon 2 de l'université Lyon 2 est complice elle laisse ses groupes y compris la jeune garde d'ailleurs avoir des stands de prospérer faire du militantisme donc il y a oui une forme de complaisance on apprend je ne sais pas si vous l'avez vu d'ailleurs que le responsable chargé de la sécurité à Lyon donc je crois que c'est Mohamed Chih de son prénom qui a dit publiquement qu'il s'appuyait sur la jeune garde pour lutter contre le fascisme à Lyon donc on apprend qu'il y a une mairie écologiste qui officiellement travaille avec ces groupuscules violents et on apprend même ça ce sera donc il y a une enquête qui va s'ouvrir de ce point de vue là qui leur est mis à disposition la vidéosurveillance de la ville pour permettre à ces groupuscules d'aller chasser ce qu'ils appellent les fascistes de Lyon pour pouvoir aller les lyncher dans la rue donc si vous voulez il y a quand même oui disons-le une ambiance extrêmement lourde et qui pèse très durement sur les militants on va dire y compris les plus inoffensifs puisque jusqu'aux militants de la cocarde et de l'Uni dans ces facultés lyonnaises sont très régulièrement agressifs
il y a aussi des groupes il y a aussi des groupes d'extrême droite qui sont constitués à Lyon qui sont très actifs et qui sont violents eux aussi
sauf que ce que je note une fois de plus c'est que nous parlons là d'un meurtre qui a été commis par l'extrême gauche et que la plupart de temps je suis désolée de vous le dire les agressions qui remontent de l'actualité lyonnaise viennent bien souvent et bien plus souvent de l'extrême gauche
Emmanuel Macron a annoncé la tenue d'une réunion pour faire le point complet sur l'ensemble des groupes d'action violente qui sévissent et qui ont des liens avec les partis politiques quels qu'ils soient qu'est-ce que vous en attendez de la part d'Emmanuel Macron du gouvernement ?
Écoutez moi je n'attends plus grand chose à vrai dire d'Emmanuel Macron mais j'ai envie de vous dire que la dialectique déjà me dérange parce qu'il y a aujourd'hui un seul camp politique qui a des liens structurels avec des milices violentes c'est l'extrême gauche il n'y a pas d'équivalent pas l'extrême droite Non il n'y a pas d'équivalent excusez-moi du côté du corps national à quel moment peut-on aujourd'hui reprocher des liens structurels entre par exemple le rassemblement national et des groupuscules violents il n'y en a pas les seuls aujourd'hui le seul plus exactement qui a dit nous sommes liés et alliés à la jeune garde il l'a dit dans un meeting c'est Jean-Luc Mélenchon le seul qui aujourd'hui sans ambiguïté appelle à la violence dans ces meetings Jean-Luc Mélenchon là encore à Marseille en parlant de méthode impactante je cite c'est Jean-Luc Mélenchon les seuls qui aujourd'hui acceptent qu'il y ait dans leur groupe le chef fondateur de la jeune garde Raphaël Arnaud qui lui-même a été condamné pour violence en amont de son investiture c'est aujourd'hui la France insoumise et qui n'en démord pas puisque à l'heure où je vous parle Mathilde Panot et tout l'état-major continuent de défendre cette jeune garde mais j'ai envie de vous dire excusez-moi je tire un peu le fil je ne voudrais pas non plus laisser entendre que la défense de la violence d'escrème gauche ne vient que de la France insoumise parce que je rappelle que l'EPS dans son accord électoral en 2024 lui aussi a été soutenu par la jeune garde et que je n'oublie pas moi que durant les années de plomb 70-80 dont nous parlions tout à l'heure la doctrine Bitterrand a permis que nous accueillions en France protégions en France un certain nombre de terroristes d'extrême gauche notamment des brigades rouges tout à fait
ce qu'a reproché Jordi Méloni à Emmanuel Macron exactement
que la France a refusé d'extrader et je n'oublie pas non plus qu'un certain François Hollande était allé en prison et bien visiter Cesare Battisti qui là encore était un terroriste d'extrême gauche qui avait tué 4 personnes
puisqu'on parle de Georgia Méloni votre alliée elle a qualifié ce meurtre de blessure pour toute l'Europe est-ce qu'Emmanuel Macron a eu raison de lui répondre que chacun reste chez soi les moutons seront bien gardés ?
D'ailleurs les moutons c'est nous du coup excusez-moi je trouve l'expression quand même très malheureuse il a eu totalement tort pour une raison simple c'est que Georgia Méloni elle a fait un mot de compassion voilà je trouve que c'était un mot de compassion bienvenue d'apaisement d'ailleurs je trouve Mais il n'a pas raison de dire que chacun s'occupe de ce genre Je trouve qu'Emmanuel Macron est assez mal placé on va dire en plus pour faire ce genre de leçon lui qui est quand même toujours si enclin à donner des leçons à la terre entière et en premier lieu à Georgia Méloni puisqu'à peine avait-elle été élue souvenez-vous qu'il avait déclaré qu'il veillerait à ce que l'état de droit soit bien respecté en Italie je pense en termes d'ingérence voilà maintenant une fois de plus j'y reviens ça résonne de manière particulière en Italie de très graves périodes avec plusieurs centaines de morts d'affrontements justement entre l'extrême gauche et justement l'extrême droite et que de ce point de vue-là quand elle sait la mensuétude que la France a eue vis-à-vis de ses terroristes d'extrême gauche pour elle bien sûr ça résonne de manière
Donc là-dessus vous donnez tort à Emmanuel Macron ?
Evidemment je donne tort à Emmanuel Macron quand je vois même qu'aujourd'hui il convoque l'ambassadeur américain qui lui aussi a fait un mot de compassion alors qu'il est à genoux devant le gouvernement algérien qui nous insulte matin, midi et soir qui a encore un otage français en détention sur ses terres j'ai pas vu la même intransigeance de la part de notre gouvernement Donc la France a tort de convoquer l'ambassadeur américain ?
Je pense que c'est totalement excessif et je pense qu'aujourd'hui Emmanuel Macron en fait instrumentalise la mort de Quentin pour pouvoir régler des comptes sur le plan international il parle d'international réactionnaire et donc j'imagine qu'à travers cela il essaye de se positionner en chef du camp progressiste je note d'ailleurs qu'il ouvre une crise diplomatique très inquiétante avec l'Italie puisque sachez qu'il ne s'était pas rendu c'était l'un des rares chefs d'État à ne pas s'être rendu à l'ouverture des JO d'hiver Monsieur Lecornu Premier ministre a annulé sa présence à la cérémonie de fermeture de clôture des JO d'hiver et on apprend que le sommet franco-italien initialement prévu en avril a été décalé fallait-il vraiment objectivement ouvrir cette crise alors qu'on sait qu'aujourd'hui l'Italie se rapproche de l'Allemagne au détriment d'une alliance avec la France c'est très regrettable pour l'influence française en Europe
On va parler de votre livre vous le publiez Si tu te sens le peine c'est aux éditions Fallard Si tu te sens le peine ce sont les mots de Jean-Marie Le Pen pour vous convaincre d'aller aux législatives en 2012 c'est un livre où s'entremêle votre histoire personnelle familiale, politique est-ce qu'aujourd'hui vous regrettez la rupture politique avec le Rassemblement national vous la qualifiez de douloureuse
Alors moi j'ai arrêté la politique en 2017 je le raconte dans le livre donc j'arrête totalement la politique et à ce moment-là en effet je m'éloigne du Rassemblement national j'ai des désaccords stratégiques, idéologiques sur lesquels je reviens ce qui ne m'empêche pas aujourd'hui d'ailleurs d'être leur alliée mais c'est vrai que je n'ai pas de regrets en ce sens que ma position aujourd'hui me permet de défendre pleinement la ligne à laquelle je crois qui est une ligne que certains qualifieront de peut-être plus libérale par exemple sur les questions économiques et que moi je trouve au contraire utile que nous avancions vers 2027 dans une logique d'équipe voilà avec différents alliés différentes sensibilités qui chacun apportent une forme de complémentarité et qui permettent de rassembler un maximum de Français puisqu'aucun parti politique l'histoire nous le démonte ne peut gagner seul
Mais ce n'est pas anodin si vous reparlez du nom Le Pen et vous parlez beaucoup dans ce livre de votre nom des conséquences que ça a eu sur votre vie c'est toujours un Le Pen qui a été candidat à la présidentielle
il peut vraiment en être ottoman 2027 ? Écoutez je ne sais pas ce qu'il adviendra de la décision judiciaire j'espère évidemment je continue d'espérer que Marine Le Pen pourra se présenter mais si par malheur la décision confirmait l'inégibilité le candidat naturel on va dire du camp national serait évidemment Jordan Bardella Et pas vous ?
Non parce que de fait aujourd'hui le RN est la force motrice et principale du camp national les Français en ont décidé ainsi donc il faut évidemment de ce point de vue là et bien respecter on va dire ce rapport de force et le tout étant que Jordan Bardella évidemment construise l'équipe la plus large possible et j'espère que nous trouverons même un chemin pour travailler avec une partie des Républicains parce que je crois que justement on parlait de Giorgia Meloni l'exemple du succès italien c'est d'abord l'exemple d'une méthode de gouvernement qui est celui d'un rassemblement des droits le plus large possible Dans ce livre juste pour faire le lien peut-être
avec Jordan Bardella vous allez nous dire vous parlez du fait qu'au moment où vous vous engagez en politique vous étiez très jeune que le jeunisme c'est pas votre truc qu'il faut avoir été au contact de la vie j'avais été si peu expérimentée qu'il me semblait ne rien avoir vécu du tout et vous dites qu'il faut réserver l'accès à certaines fonctions aux personnes ayant un âge raisonnable pardon mais c'est quand même l'une des principales critiques qui est faite à Jordan Bardella
on peut être président de la République quand on a 30 ans oui je le crois si on se donne justement les moyens d'être entouré des personnes expérimentées qui viennent compléter peut-être les lacunes que nous pouvons avoir et que nous avons tous cette remarque d'ailleurs que je fais ne s'adresse pas du tout à Jordan Bardella elle s'adresse aussi à moi c'était une remarque plus générale sur le rajeunissement de la vie politique et qui d'ailleurs était surtout une mode au moment où Emmanuel Macron est arrivé aux affaires et dont on a vu les limites pas tant d'ailleurs parce qu'Emmanuel Macron était jeune mais parce qu'Emmanuel Macron a eu une pratique du pouvoir qui était une pratique très solitaire voilà et très narcissique disons-le et qu'il n'a pas justement su s'entourer d'une équipe capable complétante et complémentaire je pense que Jordan Bardella a parfaitement conscience justement de la responsabilité qu'il a sur les épaules et le fait qu'aujourd'hui je travaille avec lui aux côtés d'Éric Ciotti et aux côtés d'autres personnalités est la démonstration qu'il est dans cet état d'esprit de rassemblement
et vous n'avez pas vous remettez le nom Le Pen vous l'avez abandonné là dans ce livre
vous le remettez il n'y a aucun signal politique non écoutez en fait comme vous l'avez dit ce titre c'est simplement la dernière phrase de la lettre que m'adresse mon grand-père en 2012 bon moi de toute façon mon nom civil vous le savez est Marion Maréchal mais je n'ai jamais eu de problème à ce qu'on puisse m'appeler Marion Maréchal Le Pen enfin je veux dire ça fait partie de moi je reviens sur l'histoire d'ailleurs de ce nom et c'est même comme ça que vous avez commencé la politique et c'est comme ça que je commence la politique je reviens sur l'histoire singulière de ce nom
ce nom il est plus qu'un patronyme il est aussi un signal de votre histoire politique et de votre trajectoire politique
mais de toute façon de fait je veux dire ça les français le savent bien et c'est ce que je raconte aussi dans le livre moi je m'inscris quand même dans une histoire qui est une histoire à la fois familiale et politique ce serait ridicule de le nier avec toute d'ailleurs sa complexité parfois ses ruptures parfois c'est j'y reviens d'ailleurs et en même temps disons-le son fil directeur parce que le fil directeur finalement ce que je veux dire à travers Situde sans Le Pen et c'est ce que vous l'avez dit d'ailleurs mon grand-père c'était une forme d'attitude et cette attitude qui continue personnellement moi de m'animer qui était l'idée évidemment de refuser les modes et les conventions du moment de toujours regarder loin dans l'histoire de ne pas être terrifié par le politiquement correct et puis surtout toujours avoir à cœur la défense des intérêts de la France et des Français
et on sent aussi dans ce livre et vous le racontez que vous avez beaucoup d'affection pour votre tante et que c'est la politique finalement qui vous a éloigné Marine et moi qui étions si proches avant la politique avons vu notre relation se figer dans la distance et l'incompréhension
oui je reviens à ce moment-là sur l'épisode on va dire pré-2017 où j'ai un certain nombre de différents en effet politiques qui deviennent des différents humains puisque c'est vrai que notre famille est une famille publique donc dès que tout devient public tout s'embrase de manière plus rapide et je raconte d'ailleurs y compris la réconciliation que j'ai eue avec Marine Le Pen et aujourd'hui d'ailleurs une relation qui est apaisée qui est complémentaire qui est constructive et avec d'ailleurs le fait d'assumer totalement que nous ne soyons pas d'accord sur toutes les propositions mais finalement que nous sommes d'accord sur l'essentiel l'essentiel étant bien sûr d'abord et avant tout la défense de la souveraineté et de l'identité française et c'est pour ça que moi j'essaye en tout cas je me donne pour mission c'est ce que j'explique dans ce livre j'essaye aussi d'être le trait d'union avec toute cette droite qui pour l'instant n'a pas encore choisi les alliances avec le corps national mais dont je ne désespère pas que d'ici 2027 je pense notamment évidemment aux républicains et bien ils revoient leurs alliances pour ne plus se fondre dans la macronyme et se tourner vers des partis qui sont plus proches – Ça n'a pas commencé au municipal ?
– On verra au second tour peut-être aurons-nous des surprises au second tour sur les complications – Vous pourriez être
la candidate qui incarne cette union des droites en 2027, dès 2027 ?
– Non, écoutez comme je vous l'ai dit ce n'est pas un livre de candidature et là-dessus il n'y a pas d'ambiguïté puisque
– Non mais ça ne vous travaille pas un peu quand même ?
– Ça ne me travaille pas pour une raison simple c'est que tout ça je ne le fais pas par ambition personnelle ou par recherche d'impôt ce que j'explique dans ce livre c'est que je défends une vision qui est globalement la même depuis 15 ans et que tout mon objectif c'est que cette vision pèse, compte, influe dans la grande coalition qui demain je l'espère arrivera au pouvoir pour changer les choses parce que c'est ça en fait l'enjeu principal après pas moins de deux mandats d'Emmanuel Macron
– Et sur les municipales donc l'identité, liberté votre parti est-ce qu'ils présentent des candidats municipaux est-ce que vous avez des listes complètes dans certaines villes ? – Alors nous sommes
systématiquement dans des listes de rassemblement
précisément avec
le rassemblement national et l'UDR partout où ça a été possible donc soit des colistiers soit des têtes de liste et donc nous sommes toujours dans une logique de rassemblement avec bon espoir d'ailleurs dans un certain nombre d'endroits de pouvoir l'emporter ou en tout cas à minima d'avoir des conseillers municipaux et peut-être de futurs adjoints
– Et vous soutenez des candidats du RN ou des listes RN dans différentes villes c'est le cas à Ajaccio par exemple où vous soutenez la liste de François Filoni
– Exactement
– C'est les soutiens à un sens unique ou il y a une équivalence ? Est-ce que le RN soutient vos candidats aussi et soutient votre parti ?
– Bien sûr, bien sûr c'est le cas si je devais vous donner un exemple à Cambrai par exemple à Cambrai nous avons un candidat qui est identité-liberté qui est soutenu par le rassemblement national nous avons une liste par exemple commune IDL RN à Vannes et nous avons beaucoup de nos candidats qui sont placés sur des listes RN et qui donc seront élus aux côtés du RN – Donc il y a un vrai rapprochement aujourd'hui – Tout à fait – Un dernier mot
Mario Maréchal puisqu'on va retourner au salon de l'agriculture qui s'est ouvert samedi le Mercosur a été signé par l'Union Européenne malgré l'opposition de la France le Parlement européen dont vous faites partie a voté pour saisir la justice européenne est-ce que comme la ministre de l'agriculture vous craignez que ce Mercosur entre en vigueur malgré ce vote du Parlement ?
– Je fais plus que le craindre puisque la déclaration du commissaire européen au commerce extérieur est sans ambiguïté puisqu'il a l'air de dire que de toute façon il n'attendrait pas la décision de la Cour de justice de l'Union Européenne pour appliquer de manière provisoire donc c'est un véritable passage en force ça dit beaucoup d'ailleurs du recul de l'influence française quand on sait qu'on est la première puissance agricole d'Europe le fait qu'on puisse ainsi outrepasser la voie de la France doit nous interpeller dans les années à venir sur la capacité justement à reprendre du pouvoir et à reconstituer des alliances et c'est pour ça que j'appelle de mes voeux et j'espère qu'on sera en capacité de le faire demain un couple franco-italien qui permettra je l'espère là précisément de défendre nos intérêts agricoles notamment qui doit être le nouveau couple franco-allemand je pense oui je pense que ce sera un moteur plus cohérent plus efficace et plus respectueux des intérêts français
merci Marion Maréchal merci beaucoup d'avoir été notre invitée je rappelle le titre de votre livre si tu te sens le peine c'est aux éditions Fayard et Stéphane la Une de Ouest France ce sont les JO d'hiver et la France qui a donc brillé rendez-vous dans 4 ans dans les Alpes françaises on va en parler tout de suite ça fait la une de nos régions avant de parler des Alpes 2030 retour dans les allées du salon de l'agriculture Stéphane vous êtes en compagnie d'Olivier Allemand c'est le commissaire général du concours général agricole Olivier Allemand bonjour bonjour c'est donc le commissaire général du concours agricole qui se tient cette année dans un salon de l'agriculture un peu particulier il n'y a pas de bovins cette année quel est le rôle du concours agricole dans ce contexte ?
le rôle du concours général agricole il continue à valoriser effectivement toutes les filières les filières d'élevage de produits et de vins et elle vise évidemment à médailler les meilleurs et l'excellence française autour effectivement de ces différents concours on est sur le ring il n'y aura pas de bovins donc sur ce ring cette année mais par contre dans la catégorie produits et vins on va pouvoir déguster des produits laitiers des produits issus de bovins comment ça se passe ce concours produits et vins c'est la petite médaille qu'on voit sur les produits dans les rayons de supermarchés c'est ça ?
oui c'est exactement ça cette médaille en feuille de chêne en 2026 il y a plus de 20 703 producteurs et viticulteurs qui ont déposé leur candidature on a été prélever les échantillons dans chacune des exploitations et maintenant durant cette dégustation aujourd'hui ils vont se départager et c'est plus de 7700 jurés qui vont juger et départager les lauréats 2026 qui sont ces juges sur quels critères ils se basent pour juger ces produits ?
alors sur une table de dégustation il y a moitié de professionnels de la catégorie donc moitié d'experts des produits laitiers aujourd'hui et moitié de consommateurs comme vous et moi comme les téléspectateurs de public sénat à qui on a payé une journée de formation pour les décomplexer par rapport aux critères de dégustation donc c'est vraiment l'alliance entre les professionnels et les consommateurs et donc cette petite médaille dans feuilles de chêne que vous décriviez quand est-ce qu'on pourra l'avoir sur les produits qui vont être médaillés tout au long du salon ?
alors le palmarès est connu tous les soirs à 20h donc dès le lendemain ici au salon de l'agriculture les produits et les producteurs qui vendent vont médailler dès demain matin mais dans vos rayons et dans les rayons des supermarchés il faut encore une quinzaine de jours pour retrouver la médaille 2026 du concours général agricole merci beaucoup Olivier Allemand et le concours général agricole se poursuit toute la semaine et merci Stéphane et on vous retrouve un peu plus tard je crois que vous allez déguster de bons produits ce sera à suivre dans une demi-heure Alexandre regarde ce qu'elle a une de nos quotidiens régionaux et évidemment elle a une de beaucoup de nos quotidiens régionaux ce matin ce sont les JO oui alors que les Jeux Olympiques d'hiver de Milan-Cortina ont pris fin hier c'est l'occasion de faire le bilan pour le journal de l'Union le bilan des médailles des athlètes français un bilan très positif avec 23 médailles pour la France un record historique dans ces Jeux Olympiques d'hiver et puis hier lors de la cérémonie de clôture des Jeux de Milan c'était le moment de lancer le compte à rebours des Jeux Olympiques d'hiver des Alpes françaises qui auront lieu en 2030 les Italiens ont transmis le drapeau olympique aux Français un drapeau qui est de retour ce lundi à Albertville comme un symbole 34 ans après les Jeux Olympiques d'hiver de 1992 à Albertville et les athlètes français de Milan seront sur place et également le Premier ministre Sébastien Lecornu et justement on va aller dans les Alpes bonjour Céline Pelleva merci beaucoup d'être avec nous vous êtes sénateur les indépendants de la Haute-Savoie c'est jour de fête aujourd'hui à Albertville qui va donc honorer l'équipe de France Olympique qui revient avec un record de médailles on imagine que vous êtes super satisfaits oui bien évidemment très satisfaits ça a été rappelé c'est un record historique avec 23 médailles 8 médailles d'or et on voit aussi de par ces Jeux qu'on est une jeune génération qui est poussée sur ces Jeux Olympiques et Paralympiques italiens et qui auront plus de chances de victoire sur les prochains en 2030 chez nous il y a eu le passage de relais hier soir on a vu Renaud Muselier et Fabrice Pencouc récupérer les présidents de la région Verne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes Côte d'Azur récupérer le drapeau est-ce que les JO de Milan-Cortina qui sont comme les JO des Alpes françaises sur un concept éclaté avec beaucoup de sites pour vous c'est un exemple à suivre écoutez oui c'est un exemple à suivre je pense qu'il y a eu également énormément de personnes du comité d'organisation qui sont remplies il y a des éléments à prendre en compte justement sur cette spécificité d'avoir des sites éclatés et derrière de voir également avec cette particularité comment on peut améliorer notamment les cérémonies de remise de médailles comment on peut améliorer aussi la gouvernance et d'une manière générale comment on peut faire vivre ces jeux dans ces deux belles régions que sont Auvergne-Rhône-Alpes et la région PACA Sébastien Lecornu on l'a dit sera présent aujourd'hui toute la journée dans les Alpes il sera notamment à Albertville alors que le comité d'organisation des JO pour les Alpes 2030 connaît de fortes tensions est-ce que le gouvernement doit se montrer plus ferme ?
Écoutez je pense que d'une manière générale et ça a été redit hier il y a une réunion d'urgence qui s'est tenue avec justement une mission d'inspection qui a été diligentée par le gouvernement on voit que ça fait suite à finalement la crise enfin en tout cas les difficultés de gouvernance qu'on peut avoir en ce moment donc je pense que le gouvernement a aujourd'hui son rôle à jouer par le biais parce qu'il faut rappeler qu'autour de la table on a quand même le gouvernement enfin l'État les deux régions et les diverses comités olympiques et paralympiques et derrière le gouvernement est dans son rôle de demander finalement éclaircissement et après de regarder comment on peut travailler sur une gouvernance qui soit y adaptée également en donnant plus de responsabilités sur les différents sites et de préparer la presse Cyril Linette La presse Cyril Linette qui effectivement a quitté ses fonctions est-ce que Edgar Gros-Piron pardon qui sera auditionné mercredi ici au Sénat vous attendez quoi de cette audition ?
Qu'est-ce que vous attendez de la part d'Edgar Gros-Piron ?
Je pense que d'une manière générale on voit que Edgar Gros-Piron garde la confiance d'une façon générale des régions et de l'État ça a été rappelé à la suite des réunions qui ont eu lieu cette semaine finalement et la volonté je pense qu'on peut avoir d'Edgar Gros-Piron c'est de regarder quelle est aujourd'hui sa vision en termes de gouvernance en termes de suivi en termes de succession des trois gros directions qui ont démissionné ces derniers mois et dernières semaines et après d'avoir une vision pour pouvoir avancer parce que maintenant on est à moins de 4 ans de l'événement à ici dans les Alpes dans les Alpes 2030 et donc on attend vraiment tous ces éléments-là
Il peut rester à la tête de ce comité d'organisation ?
Oui je pense qu'aujourd'hui il peut rester à la tête de l'organisation je crois que c'est Renaud Muselier qui le disait hier aujourd'hui il a l'expertise il est des champions olympiques il a aussi travaillé nous à l'époque sur le dossier de candidature des JO 2018 il reste un acteur qui est incontournable je pense qu'il prend ses responsabilités après on a eu cette phase je pense que ça a été rappelé on n'est pas dans le secret des Ezoars mais ça reste des conflits de personnes maintenant on a à peu près des grandes étapes qui sont passées ces dernières semaines avec le texte sur les Olympiques qui a été voté au Sénat et à l'Assemblée nationale maintenant on a besoin d'avoir justement toutes les prochaines étapes sur l'identité sur le visuel sur les sites qui sont en attente de la part de l'intégralité des acteurs et y compris des régions qui sont aussi financières Merci beaucoup merci Cyril Pelleva et place aujourd'hui à la fête avec le retour de l'équipe de France Olympique et l'arrivée du drapeau Olympique en France ce sera aujourd'hui à Albertville merci beaucoup Cyril Pelleva d'avoir été avec nous regarde ce qu'il y a la une du reste
de la presse régionale Alex c'est le loup qui fait la une du midi libre
Oui l'État met en place de nouvelles règles d'abattage du loup alors que le nombre d'animaux d'élevage tués par les canidés augmente concrètement le gouvernement va rehausser de 19% à 21% le taux maximal de loups que les éleveurs pourront abattre sur leur territoire en Occitanie par exemple sur les 1000 loups du territoire 248 pourront être abattus contre 190 l'an dernier le nombre d'animaux d'élevage tués par le loup s'élevait à 13 000 en 2025 un chiffre en hausse Allez c'est l'heure d'ouvrir notre page consacrée aux municipales les dernières infos de la campagne on commence avec un nouveau sondage sur les municipales à Paris Sondage IFOP pour le journal L'Opinion et Sud Radio au premier tour le candidat de la gauche Emmanuel Grégoire arrive en tête avec 32% des voix devant Rachida Dati 30% des voix mais au second tour c'est Rachida Dati qui l'emporte dans plusieurs scénarios d'abord en cas de duel avec Emmanuel Grégoire ou dans l'hypothèse d'une triangulaire avec Pierre-Yves Bournazel ou l'insoumise Sophia Chikirou c'est là encore Rachida Dati qui l'emporte face à Emmanuel Grégoire le candidat de l'union de la gauche qui lui est donné vainqueur de justesse en cas de quinquangulaire c'est-à-dire s'il y a 5 candidats qualifiés au second tour Et on va écouter Alex avec vous l'une des candidates à Paris c'est Sarah Knafo Sarah Knafo la candidate reconquête qui continue de prôner l'union des différents candidats de droite dans ses municipales à Paris
On voit aujourd'hui qu'on peut gagner Paris ça c'est la première nouvelle maintenant la deuxième vous le dites il y a des scénarios qui sont différents moi ce que je prône depuis le premier jour de l'annonce de ma candidature c'est une alliance pour gagner Paris il va falloir qu'on soit unis si elle a envie de gagner autant que j'ai envie de gagner alors nous ferons alliance en revanche ceux qui refuseront ma main tendue porteront une responsabilité
Et on va revenir sur cette déclaration avec nos éditorialistes dans quelques instants un dernier mot puisqu'elle a une de la presse régionale il y a cette question comment financer sa campagne municipale c'est ce que demande Corse Matin une campagne qui coûte titre le journal Corse les dépenses sont plafonnées pour chaque candidat en fonction de la taille de leur commune et puis certains candidats manquent aussi de moyens pour faire campagne donc ils doivent faire des choix exemple à Ajaccio la candidate de gauche Charlotte Cesari bénéficie d'un budget de 30 000 euros qui est financé par les partis qui la soutiennent alors elle n'atteint pas du tout le plafond qui est à 90 000 euros et il est hors de question pour elle de faire un prêt bancaire pour augmenter ses dépenses de campagne je la cite il faudrait avancer les frais jusqu'au mois de septembre et être sûr de faire plus de 5% des voix pour pouvoir être remboursé d'une partie explique-t-elle conséquence la candidate fait des économies où elle peut je la cite nous avons dû synthétiser notre programme sur 4 pages à cause du coût d'impression on réfléchit au mot près sur le programme pour faire tenir un texte d'une page et demie en 4 lignes par exemple c'est très frustrant explique la candidate merci beaucoup Alexandre pour cette revue de presse et on vous donne toutes les clés pour comprendre le scrutin on vous rappelle le premier tour c'est le 15 mars prochain dans 3 semaines et une élection on peut en cacher une autre sachez qu'une partie des élus municipaux que vous allez choisir seront aussi ceux qui vont élire les sénateurs en septembre prochain on appelle ça les grands électeurs Emma Bador vous explique tout
élire un maire c'est élire un sénateur enfin pas exactement mais presque je vous explique ce ne sont pas les citoyens comme vous et moi qui élisent les sénateurs mais les grands électeurs au suffrage universel indirect ces grands électeurs ce sont les parlementaires les conseillers régionaux et départementaux et surtout les délégués des conseils municipaux élus aux municipales ils représentent plus de 90% de l'ensemble des grands électeurs au total ce collège électoral des sénateurs rassemble 162 000 personnes et assure le lien entre la démocratie nationale et locale avec un objectif que tous les territoires soient représentés c'est pour ça que les municipales sont stratégiques pour les partis politiques même à l'échelle locale elles déterminent notamment leur poids dans le futur hémicycle du Sénat les élections sénatoriales elles ont lieu tous les 3 ans à chaque renouvellement on élit la moitié des sénateurs répartis en deux séries et le vote des grands électeurs est obligatoire donc en élisant un maire vous influencez indirectement sur la composition du Sénat et sachez que les prochaines élections sénatoriales auront lieu en septembre prochain
et voilà pour ces explications on va en parler avec vous bonjour Yves Tréard merci d'être là directeur adjoint de la rédaction du Figaro bonjour Pablo Pignot-Vivin merci également d'être avec nous rédacteur en chef de la revue Regards on a vu un petit mot sur les grands électeurs parce que les municipales c'est une élection à double enjeu politique il y a évidemment l'élection des maires et puis après ça va entraîner la composition du Sénat il y a un double enjeu du coup Yves et évidemment ça compte pour les partis politiques ah bah oui c'est très important et c'est très important qu'effectivement cette année parce qu'on sait que et le Rassemblement National et la France Insoumise espèrent bien faire une entrée au Sénat justement comme ils sont en position de force alors c'est ça qui est assez étonnant c'est qu'ils sont en position de force nationalement et l'un et l'autre et localement ils sont très très peu implantés le Rassemblement National depuis 40 ans n'a pas vraiment réussi à s'implanter localement la France Insoumise qui est un parti nouveau pour le coup enfin un mouvement puisque c'est ainsi que veulent l'appeler Jean-Luc Mélenchon c'est un mouvement qui est très très peu implanté également donc ça c'est pour eux des élections à gros enjeux et c'est pour ça qu'ils présentent et l'un et l'autre énormément de candidats aux municipales parce que évidemment plus ils auront d'élus aux élections municipales plus ils auront de chance eh bien d'obtenir des sénateurs à la rentrée au mois de septembre enfin pour l'instant quand on regarde les projections c'est pas tout à fait les mêmes augures pour le Rassemblement National c'est vrai pour la France Insoumise la France Insoumise pour l'instant ne gagnerait que quelques mairies on pense à Roubaix et on pense à quelques autres y compris dans les plus petites villes les villes de moins de 10 000 habitants pour le Rassemblement National eux ils ont des endroits je pense notamment au sud-ouest au sud-est pardon où ils pourraient faire des scores très importants on est au conditionnel on est au conditionnel encore on est au conditionnel on est au conditionnel mais sur les projections voilà on parle pas de la même chose et donc l'entrée derrière au Sénat dans l'idée dans les projections le Rassemblement National pourrait même avoir jusqu'à un groupe ça c'est dans les dans les projections les plus optimistes pour le Rassemblement National un groupe au Rassemblement National au Sénat ce qui serait une grande nouveauté dans la haute chambre sachant que on a parlé de ces deux groupes mais il y a aussi le parti socialiste et les LR qui eux sont déjà très implantés au Sénat et eux ils ne voient pas d'un très bon oeil l'entrée de ces autres forces parce que ça voudrait dire qu'ils perdraient nécessairement des sièges et la France insoumise qui voit dans ses municipales notamment Jean-Luc Mélenchon le début d'un affrontement avec le Rassemblement National chaque commune gagnée par LFI sera un bastion antifasciste en cas d'arriver au pouvoir du RN en 2027 c'est ce qu'il dit c'est de la logorée mélenchonienne comme si on était à la veille d'un rambarré fasciste enfin bon vous savez je crois que c'est Pasolini qui disait que le fascisme reviendra par l'antifascisme les fascistes à mon avis ils sont à gauche aujourd'hui bien davantage qu'à l'extrême droite donc c'est vraiment c'est n'importe quoi c'est même pas la peine de commenter des propos aussi vides de sens toute sa vie Pasolini a combattu le fascisme y compris dans les années 70 la phrase est lui peut-être mais je ne sais pas dans quel contexte elle était insérée et vraiment il parlait au présent du fascisme y compris dans les années 70 dans un moment où on aurait pu imaginer qu'en Italie le fascisme avait disparu d'ailleurs beaucoup de contemporains de l'époque disaient non mais pourquoi on ne parle encore de fascisme en Italie ça n'existe plus il lui disait si si ça existe encore et je le combats pour revenir à Jean-Luc Mélenchon et à la France insoumise le positionnement et d'ailleurs ça vaut aussi pour le Rassemblement national il y a des tests en fait qui sont faits qui sont faits dans les villes on voit ce qui est fait par exemple à Paris et Marseille en ce qui concerne la France insoumise à la fois Sophia Chikirou et Sébastien Delogu sont dans des dans des postures très agressives vis-à-vis notamment des partenaires des ex-partenaires du nouveau front populaire le parti socialiste et Europe écologie les verts et je pense que Jean-Luc Mélenchon il va regarder après et la France insoumise ils vont regarder après voir ce qui s'est passé ils vont voir si Sophia Chikirou et Sébastien Delogu les scores qu'ils ont fait et ensuite ils diront bon bah en fait cette stratégie de la castagne à gauche ça marche moyen ou alors ça marche très bien et tiens refaisons la même chose pour la présidentielle il en va de même pour le Rassemblement national vous voyez il y a des candidats moi je regarde beaucoup la municipale de Toulon où c'est Laure Lavalette qui se présente Laure Lavalette c'est extraordinaire elle est députée RN c'est une historique du Rassemblement national c'est même une figure genre très présente dans les médias une porte-parole du Rassemblement national elle se présente elle ne met le logo de nulle part et puis moi j'ai appelé des amis de Toulonnais elle dit non mais c'est extraordinaire elle ne veut pas qu'on parle du Rassemblement national elle est une candidate on dirait comme ça sortie d'un chapeau et puis genre elle fait ses propositions pour la ville de Toulon bon il y a le passif qui a un peu marqué la ville de Toulon où le Front national avait pris la ville et ça ne s'était pas très bien passé et les Toulon c'est Jean-Marie Lechevalier en 2015 et ils ont encore en fait cette plaie là et donc du coup peut-être qu'elle veut s'éloigner de ça mais cette stratégie je la trouve originale et je me dis est-ce que ça préfigure aussi la présidentielle du Rassemblement national qui voudra peut-être se décoller de son étiquette j'entendais encore sur votre plateau tout à l'heure Marion Maréchal Le Pen qui disait bah moi je veux me décoller enfin allons voir les LR elle l'a dit à deux reprises genre moi je pense que c'est là-bas en fait qu'il faut qu'il faut développer le Rassemblement national voilà je vois en fait qu'il y a des tests qui sont faits dans ces municipales pour la France insoumise et le Rassemblement national à Toulon elle a affaire justement à des candidats à des candidats LR qui ne veulent absolument pas faire cause commune avec Mme Le Valet et qui sont divisés ils sont divisés en plus il y a effectivement deux listes de droite juste puisqu'on parlait Pablo parlait de ces possibles alliances on a entendu Sarah Knafo il n'y a pas de possibles alliances Sarah Knafo ce matin elle dit si on veut gagner c'est-à-dire la droite à Paris il faut qu'on soit unis sous-entendu c'est une alliance de toute manière je vais vous dire une chose que ça soit à gauche ou à droite c'est pas les appareils de partis qui vont décider les alliances enfin les alliances les unions elles se feront par la base c'est vrai on peut dire ce qu'on veut du parti socialiste et de la France insoumise c'est les électeurs qui décideront s'ils votent la France insoumise pour ce qui est des socialistes et c'est pareil à droite si les électeurs de droite décident de voter Rassemblement national ils voteront Rassemblement national mais vous avez énormément de têtes d'affiches par exemple de droite pour qui il est insupportable et impossible de parler d'alliance avec le Rassemblement national et on aimerait bien que ça soit pareil pour le PS avec le LFI mais bon voilà c'est comme ça mais c'est pas les appareils qui décideront les partis aujourd'hui ont vraiment une force de frappe qui est très limitée par rapport Mais est-ce que localement on va pas avoir un début d'union des droites avec ces municipalistes ?
Peut-être ici ou là c'est possible mais ça m'étonnerait que ça soit très flagrant Alors je suis complètement d'accord avec le camarade Tréhard je pense effectivement que c'est le peuple de gauche et le peuple de droite en fait qui décident qui sont ces candidats et que derrière les appareils s'alignent on l'a vu pour le nouveau Front Populaire franchement avant les élections avant la dissolution personne n'aurait parié un copec sur le fait que toute la gauche allait s'allier parce qu'entre la France insoumise et le parti socialiste genre ça tapait sévère mais au bout d'un moment les gens de gauche ils ont dit vous faites alliance là et vous allez tous vous mettre ensemble et en trois jours c'était fait il en va de même pour la droite je pense avec attention il faut quand même regarder parce que là il y a des études qui sortent des études d'opinion qui commencent à sortir et on voit que par exemple la possibilité de l'alliance avec le Rassemblement National est de plus en plus acceptée voire plébiscité par une partie en fait des électeurs LR et alors on voit qu'il y a une cassure nette entre d'ailleurs à ce niveau là entre les macronistes le groupe Ensemble pour la République etc et les LR les macronistes ils sont toujours 75% à dire jamais on veut une alliance avec le RN jamais on ne votera RN en revanche chez les LR ils sont c'était un sondage IFOP qui date d'il y a juste quelques semaines ils sont à peu près entre 60 et 70% à dire nous on voudrait on veut bien au cas par cas des alliances avec le RN en fonction de l'élection donc là on voit qu'il y a un basculement en fait de cet électorat ce qui va dans le sens plutôt à mon avis d'une alliance des droites aussi poussée par la base face au péril que constitue pour ces électeurs la gauche que ce soit au niveau municipal ou au niveau de la présidentielle ou des législatives on va écouter ce qu'en dit l'ancien président de la république député François Hollande alors lorsqu'il y a une menace d'extrême droite j'ai évoqué ce qui s'est produit en 2024 c'est normal qu'il y ait un parage qui se fasse qui t'a voté LFI mais voter LFI pour une élection préhensée ça ne sera pas possible puisqu'il ne sera pas oui mais moi je vous parle des législatives des municipales pour les législatives pour les municipales pour les municipales par exemple je ne vois pas de situation où la menace de l'extrême droite justifierait de faire quelque alliance avec LFI
qu'est-ce que vous en dites
il faut qu'il tienne la rampe c'est-à-dire qu'il tienne sa promesse s'il veut effectivement ne pas faire d'alliance avec LFI et bien il ne faut pas seulement qu'il le dise moi ce que j'ai retenu c'est Jérôme Gage Jérôme Gage qui d'ailleurs s'est fait élit la dernière fois sans l'étiquette justement du nouveau front populaire et Jérôme Gage qui dit que néanmoins entre le RN et LFI il n'est pas dans le nini il votera LFI donc est-ce que François Hollande est dans cette même disposition je ne sais pas mais il faut bien comprendre je trouve qu'il y a souvent un mélange le fait de faire des alliances et qu'est-ce que vous qu'est-ce que in fine vous diriez voter François Hollande Jérôme Gage Aurore Laluc Raphaël Gluck tous ces gens-là ils ne veulent pas faire d'alliance avec la France insoumise on l'a bien compris en revanche ils ne pensent pas en fait que la France insoumise et le Rassemblement national sont des dangers du même ordre et donc ils considèrent que oui Aurore Laluc l'a dit très clairement elle a dit si on met Jordan Bardella et quelqu'un de la France insoumise je voterai la personne de la France insoumise parce que je ne voterai jamais pour le Rassemblement national et je pense qu'il en va de même pour François Hollande ou pour Jérôme Gage etc c'est-à-dire que par contre ils ne veulent pas d'alliance alliance ça veut dire au bout d'un moment tu te retrouves dans un bureau et tu décides genre qu'est-ce qu'on fait de la circo comment on crée la nouvelle liste d'union etc ça ils ne le feront pas mais vous savez ça a existé à d'autres endroits moi je me souviens des élections régionales les dernières élections régionales où pour faire front contre le Rassemblement national et l'extrême droite la gauche s'était retirée elle avait fait un espèce de c'est pas un soutien sans participation c'est juste elle avait décidé de ne pas aller au deuxième tour pour permettre en fait à la liste de Xavier Bertrand en l'occurrence de l'emporter largement mais elle n'avait pas fait d'alliance avec Xavier Bertrand il n'y avait pas eu d'alliance du parti socialiste ils n'avaient pas mélangé leur liste voilà ce dont on parle lorsque l'on parle de François Hollande Jérôme Gage et Raphaël Glucksmann et d'autant que la France insoumise est toujours sous pression politique après le meurtre de Quentin Derang on voit les réactions de ce week-end résumées par Aurélien Romano
La France insoumise continue d'être interrogée sur sa responsabilité dans le climat de violence qui a mené à la mort du militant identitaire Quentin Derang avec la mise en examen d'un collaborateur du député LFI Raphaël Arnaud les taux se resserrent
Nous n'avons absolument aucune responsabilité dans ce drame ni une responsabilité judiciaire ni une responsabilité morale ni une responsabilité politique
LFI va-t-il devenir un parti paria de la politique française ? Laurent Wauquiez parle d'une formation politique toxique pour notre vie démocratique qui doit être isolée et ostracisée politiquement A gauche sans aller jusqu'à de telles déclarations des responsables appellent à rompre nettement avec le parti de Jean-Luc Mélenchon Plus aucune relation électorale programmatique politique avec la France insoumise Une position tranchée qui n'est pas encore celle de la direction du parti socialiste une contradiction soulignée par le chef du parti Renaissance
J'appelle le parti socialiste à clarifier cette situation Ils ne peuvent pas d'un côté dire on se sépare de la France insoumise et en même temps en catimini préparer des accords avec la France insoumise sur les municipales
A trois semaines du premier tour des municipales cette prudence à l'égard de LFI est partagée par les écologistes et les communistes les anciens partenaires électoraux de la France insoumise
Est-ce que ce qui s'est passé à Lyon Yves ça va avoir des effets politiques durables sur la France insoumise ?
Ce n'est pas évident Ce n'est pas évident du tout Ce qui s'est passé à Lyon Jean-Luc Mélenchon ne l'avait évidemment pas programmé imaginé souhaité mais il y a une responsabilité politique évidente de la part du président du LFI et si vous voulez il a théorisé la posture qui est celle d'une violence d'une révolution civique comme il dit mais qui est protéiforme d'une certaine façon donc vous savez il a une règle d'or c'est celle de Roy Cohn il ressemble beaucoup à Trump Mélenchon c'est le même style d'autocrate et d'un dictateur au petit pied c'est-à-dire qu'il faut d'abord attaquer attaquer attaquer ensuite il faut nier nier nier mentir et troisièmement il faut s'arroger la victoire c'est exactement ce qu'il fait dans tous les cas et c'est ce que depuis une semaine on entend sur tous les plateaux c'est extraordinaire de voir tous les élus de la France insoumise répéter comme des perroquets exactement cette technique cette technique-là ils sont pour ça ils sont extraordinaires mais est-ce que en faisant ça il ne s'assure pas aussi d'un socle électoral mais bien sûr peut-être que c'est parce que c'est le pari qu'a fait Jean-Luc Mélenchon Jean-Luc Mélenchon a fait ce pari-là c'est-à-dire bordélisé c'est-à-dire conflictualisé c'est le pari de sa politique je pense je suis partiellement en accord avec ce que vient de dire Yves sur le pari de Jean-Luc Mélenchon il y a un pari qui est fait parce que à gauche d'ailleurs comme dans une partie de la droite je pense qu'il y a un problème de constat et le constat de Jean-Luc Mélenchon le pari qu'il fait c'est de dire il y a des dynamiques fascistes qui sont à l'oeuvre dans le monde et en France et donc il nous faut un antifascisme fort et là il y a débat sur les voies et moyens pour lutter contre ce péril fasciste qui menace la société française et je le vois à gauche tout le monde est là bon est-ce que l'autodéfense populaire comme elle est proposée par la jeune garde est-ce que c'est la bonne manière de lutter contre le fascisme et là il y en a qui disent ouais ouais c'est super il faut reprendre la position dans la rue etc et donc finalement la bataille de rue dans une certaine mesure elle est validée elle est avalisée elle est presque promue et puis vous en avez une autre partie de la gauche qui dit non non non attention la violence enferme y compris ce qu'ils appellent ce que la jeune garde appelle l'autodéfense populaire c'est pas la bonne manière ce qu'il nous faut c'est un projet alternatif pour triompher par les urnes et c'est vrai que Jean-Luc Mélenchon et la France Insoumise ils ont toujours ces deux pieds ils ont ce pied mouvementiste où en gros ils veulent faire ils parlent d'insurrection ils sont là avec les gilets jaunes ils crient à l'Assemblée parce qu'ils veulent être homogènes de la colère du peuple enfin ils ont ils voient la colère du peuple et puis ils disent bah tiens nous en tant que représentants politiques on va aussi être en colère c'est une façon de voir les choses et puis il avait aussi ce côté révolution citoyenne c'est-à-dire on prend le pouvoir par les urnes c'est Jean-Luc Mélenchon c'est Papy Mélenchon qui va nous expliquer la politique depuis 1870 mais qui veut gagner l'élection présidentielle et il dansait toujours entre l'institution et le mouvement l'institution et le mouvement moi je pensais que là à l'approche de la présidentielle 2027 Jean-Luc Mélenchon il allait redevenir le Jean-Luc Mélenchon qui rassemble les français et les françaises qui rassemble la gauche qui apaise etc force est de constater depuis une semaine que c'est pas l'option qui a été choisie l'option qui a été choisie c'est de dire la jeune garde c'est nous l'antifascisme par l'autodéfense populaire dans la rue c'est nous et on ne cède pas un pouce en fait de on ne remet pas en question du tout ce qu'il s'est passé vendredi et vendredi dernier cette bataille de rue comme il l'a appelé dans un échange avec un journaliste de la tribune du dimanche j'avoue que je ne comprends pas trop ce positionnement je pense que ça vient en partie de ce qu'a dit Yves c'est à dire c'est aussi quelque chose qui est très important à la France insoumise c'est il ne baisse pas les yeux c'est Sofia Chikirou qui l'a théorisé plusieurs fois et depuis des années il ne baisse pas les yeux lorsqu'ils sont attaqués peu importe les raisons qu'elles soient valables pas valables est-ce que c'est une petite attaque une grosse attaque ils ne baissent pas les yeux et ils assument genre l'entièreté de ce qu'ils sont ils ne veulent pas reculer et ensuite le problème c'est que moi en tant que personne de gauche j'aimerais bien qu'un débat s'ouvre qu'est-ce que c'est que l'antifascisme comment est-ce qu'on se bat c'est quoi le constat le problème c'est que les espaces de débat autour de la France insoumise les espaces de débat à gauche du fait en partie de la France insoumise n'existe pas c'est-à-dire que quand tu commences à poser une question à oser dire mais écoutez est-ce que vous ne croyez pas que là vous avez tous les insoumis qui vous défoncent et genre non non centralisme démocratique je ne sais pas quoi on n'a pas le droit de parler et genre circuler il n'y a rien à voir et donc ça c'est un problème et on me dit toujours oui mais t'as qu'à c'était pareil pour La République c'est moi l'affaire Quatennens le féminisme de la France insoumise etc.
et là à nouveau on me dit non non mais là il faut serrer les coudes il faut faire bloc etc.
je dis j'entends qu'il faut faire bloc contre le fascisme contre tout ce que vous voulez mais enfin quand est-ce qu'on en parle et en fait on n'en parle jamais on n'a jamais l'occasion de débattre de ces stratégies-là à gauche ce que je pense être un peu un problème Pour terminer on va retourner dans les allées du salon on y était tout au long de cette émission et Stéphane je crois que vous êtes en bonne compagnie avec des producteurs vous allez nous faire une petite dégustation Tout à fait Auriane je suis au stand dans un stand où on vend des produits issus de vaches salaires parce qu'il n'y a pas de bovins physiquement ici mais il y a quand même les produits qui sont issus de ces bovins et je suis avec Alexis Piccaroun qui élève des vaches salaires dans le Cantal
Alexis quelles sont les spécificités des vaches salaires ?
Donc les spécificités des vaches salaires c'est de faire majoritairement pour la plupart d'entre elles de la viande de produire de la viande on en a aussi quelques-unes qui sont traites pour faire après du lait et donc faire du fromage avec ici on est avec donc la maison La Bourie qui est un acteur dans notre filière au niveau de l'association de la belle rouge salaire et là on peut voir qu'il nous présente donc du saucisson de bœuf donc c'est pas du saucisson de porc tout ce qu'on voit c'est que du bœuf c'est que du bœuf voilà donc ici il a même intégré dans ce saucisson un petit peu de fromage c'est vraiment délicieux c'est fin en bouche et c'est moins gras que le saucisson de cochon habituellement allez goûtons-le on peut le goûter celui-là donc il y a du fromage celui-là il y a du fromage vous voyez et là vous avez du bœuf séché c'est vraiment très bon très fin en bouche voilà donc c'était pour vous dire qu'en plus de vendre de la viande comme d'habitude sous forme d'entrecôte de rhum sec on pouvait trouver donc du bœuf sous forme de saucisson c'est vrai qu'aujourd'hui c'est très important au niveau de nos habitudes de consommation de pouvoir trouver de la viande salaire sous cette forme-là juste un petit mot pour la filière nous sommes à peu près 500 éleveurs à être engagés dans cette filière et nous avons à peu près 1000 animaux qui rentrent dans cette démarche chaque année et nous avons environ sur le territoire 25 points de vente voilà donc ce que je voulais vous montrer la grande spécificité de notre race c'est qu'on a une viande qui est très persillée c'est ce petit bout de blanc que vous voyez au milieu du muscle c'est ce qui donne le goût tendre de la viande et ensuite on a une viande qui est vraiment rouge vif ce qu'on retrouve rarement dans les autres races
et donc ça c'est pour ça c'est pour la viande mais il y a aussi vous le disiez du fromage issu des vaches salaires avec Nathalie Cambon bonjour Nathalie vous vous faites du fromage ce fromage qu'on voit là depuis 11 ans
oui c'est ça je fabrique la cajou la tome fermière au lait cru de vaches salaires depuis maintenant 11 ans la famille de mon mari exploite une ferme et traite des salaires depuis 5 générations
donc là c'est un fromage qui est assez petit c'est de la forme que vous voulez obtenir pour ce fromage quel goût ça a alors ce fromage issu des vaches salaires
alors déjà le lait de la vache salaire c'est un lait qui va être racé donc on va retrouver tout ceci dans les fromages au lait de la vache salaire notamment dans la cajou avec des goûts de noisette des goûts d'herbage de notre terroir du Cantal
et bien goûtons-le alors si je me permets je vous en prie et donc ce fromage là vous le faites c'est un fromage qui est spécial qui est Cantal ou quoi il n'y a que dans le Cantal qu'on trouve ?
alors oui il est fabriqué sur notre exploitation c'est nous qui avons déposé la marque mais aujourd'hui la cajou nous le retrouvons un peu partout en France chez des crémiers chez des épiceries locales tout ça et un peu partout aussi en Europe
merci beaucoup Nathalie Cambon tous ces produits vous les retrouvez toute la semaine sur le salon de l'agriculture merci Stéphane vous avez donné faim Yves Pablo ça y est on a envie on espère que vous allez nous en ramener Stéphane merci beaucoup on vous retrouve toute la journée dans les allées du salon merci Yves merci Pablo merci à tous de nous avoir suivis et on se retrouve demain très bonne journée Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour Chez Vous l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat Sous-titrage Société Radio-Canada
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Marion Maréchal