Point sur l'actualité des Gilets Jaunes
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« D'après le ministère de l'Intérieur, il y aurait eu hier 67 000 à 70 000 manifestants, des gilets jaunes. »
- 2:07Invité politiqueFait
« C'est un mouvement qui s'est enraciné. C'est un mouvement qui est fait pour durer. »
- 3:35Invité politiqueChiffre
« Moi, je comparais avec la manifestation que nous avons organisée, nous l'UPR tout seuls le 1er mai dernier. Nous, nous avions compté les manifestants. On avait 3 500 personnes. »
- 5:37Invité politiqueChiffre
« il y avait – allez – quelques milliers de personnes. J'ai regardé ça au début de l'après-midi. Au début, il y avait quelques centaines de personnes place de la Bastille. »
- 6:22Invité politiqueFait
« Macron est un homme qui piétine – je l'ai montré dans notre dossier – les unes après les autres toutes les grandes dispositions prévues par la Constitution. »
- 7:02Invité politiqueChiffre
« Je rappelle qu'En marche avait annoncé fin 2017 disposer de 386 000 adhérents gratuits. »
- 18:02Invité politiqueFait
« Marc Doyer, ça, c'est trois étoiles dans le Michelin, c'est vaut le voyage. Marc Doyer, c'est un monsieur qui a 51 ans, qui a été au bureau national de En marche dans le département de l'Oise. »
- 26:03Invité politiqueFait
« la France n'est pas maîtresse de fixer les taux de TVA. C'est la Commission européenne qui impose une fusion, un rapprochement des taux de TVA entre les pays de l'UE. »
- 26:46Invité politiqueFait
« la Commission européenne exige de la France la suppression de l'ISF. La Commission européenne exige de la France la baisse de l'impôt sur les sociétés, comme elle l'exige aussi dans tous les autres pays d'Europe. »
- 27:29Invité politiqueFait
« Le pouvoir est donné à la Commission européenne d'imposer aux pays d'Europe les GOPÉ qu'elles décident de fixer à tous les États. »
Temps de parole
- François Asselineau100 %
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Eh bien bonjour à toutes et à tous. Nous sommes aujourd'hui le 27 janvier 2019. Et je crois qu'il est utile de faire un point sur la situation en France eu égard au mouvement des Gilets jaunes, et puis ce que l'on a vu arriver en ce dimanche : le mouvement des Foulards rouges et puis toute cette activité un petit peu vibrionnaire où l'on apprend qu'il y a des listes aux européennes, créations de parti politique, etc. Alors on va essayer d'y voir clair. Alors où est-ce que l'on en est ? Hier, 26 janvier 2019, – c'était un samedi – il y a eu le 11e acte des Gilets jaunes.
C'est-à-dire pour la 11e fois consécutive, le 11e samedi consécutif – on va bientôt arriver aux 3 mois –, il y a eu des gilets jaunes qui se sont manifestés et qui ont manifesté à travers toute la France, et pas seulement à Paris. On pourrait presque dire, d'ailleurs, qu'il y a maintenant des villes où il y a au moins autant, sinon davantage de manifestants qu'à Paris. Je pense Toulouse, Marseille, Lyon, Nantes, Bordeaux, etc., etc. D'après le ministère de l'Intérieur, il y aurait eu hier 67 000 à 70 000 manifestants, des gilets jaunes.
Selon les Gilets jaunes eux-mêmes qui ont bâti un système qu'ils appellent le Nombre Jaune, où ils vérifient par un système informatique qui participe, eux, ils ont annoncé 123 000 participants. J'aurais tendance à penser qu'on est plus près des 123 000 que des 67 000. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que ça n'est plus aussi élevé qu'on a pu connaître il y a 3 ou 4 samedis. Mais ça reste quand même un mouvement très important, qui s'est enraciné.
C'est surtout ça qui est important : qui s'est enraciné dans toute la France et qui est présent tous les samedis sur les ronds-points, dans les centres-villes et éventuellement dans des villes de province, même des villes qui ne sont pas très grandes comme à Évreux, par exemple, où il y a eu des incidents hier. C'est un mouvement qui s'est enraciné. C'est un mouvement qui est fait pour durer. Et c'était d'autant plus notable qu'hier, à Paris par exemple, il faisait très froid, il y avait une petite bruine glaçante qui tombait sur les gens. Donc il fallait vraiment ne pas avoir froid et en vouloir pour aller manifester.
Aujourd'hui dimanche 27 janvier 2019, on a eu le mouvement des Foulards rouges qui s'est manifesté à Paris. Alors il s'agit d'un mouvement qui se veut républicain, citoyen, pour les libertés, et ci, et ça. En fait, il s'agit d'un mouvement qui se veut la réplique au mouvement des Gilets jaunes, en réalité pour soutenir Macron. Alors ça avait été annoncé à grands sons de trompe il y a 3 semaines, qu'on allait voir ce que l'on allait voir avec ce mouvement des Foulards rouges.
Et puis comme, sans doute, les renseignements généraux ont dû faire valoir au président de la République et à l'Élysée, à Matignon qu'en fait, semble-t-il, il n'allait pas y avoir grand monde, eh bien les ministres qui devaient descendre dans la rue se sont abstenus d'y descendre, également les parlementaires. Et on a plutôt mis un petit peu ça sous le poisson. On n'en a pas trop parlé. Le résultat, c'est que le mouvement des Foulards rouges... Il y a eu des manifestations aujourd'hui dimanche 27 janvier à Paris.
Et quand on voit les photos qui ont été prises ou les reportages en direct qui ont été pris, notamment par la chaîne de télévision RT France, qui décidément fait son travail, que ce soit avec les Gilets jaunes ou avec les Foulards rouges, on s'aperçoit qu'il y avait – allez – quelques milliers de personnes. J'ai regardé ça au début de l'après-midi. Au début, il y avait quelques centaines de personnes place de la Bastille. Après, il y a eu des manifestants qui ont défilé boulevard Diderot, etc. Moi, je comparais avec la manifestation que nous avons organisée, nous l'UPR tout seuls le 1er mai dernier. Nous, nous avions compté les manifestants. On avait 3 500 personnes.
Moi, ce que j'ai vu, c'est que vers 15h30, 16h, il y avait plutôt moins de manifestants que notre manifestation, à mon avis. D'ailleurs, j'ai vu que RT France, aux alentours de 17h, annonçait aux alentours de 2 000 manifestants, ce que je crois crédible. On apprend ce soir en écoutant France Info, en écoutant RTL, en lisant Le Figaro qu'il y avait au moins 10 000 personnes, au moins 10 500 personnes. Ça me paraît exagéré par rapport à ce que j'ai vu et par rapport à la comparaison que j'ai pu en faire avec ce que nous, nous avions fait. Alors il y a peut-être d'autres vidéos que j'ai pas vues. Je doute qu'il y ait eu plus de 2 500 à 3 000 personnes.
De toute façon, même s'il y avait 10 000 personnes, ça reste très très très très très inférieur au 11e samedi consécutif des Gilets jaunes d'une part, et ça reste sans commune mesure avec les centaines de milliers de manifestants qui avaient défilé aux Champs-Élysées le 30 mai 1968 pour soutenir Charles de Gaulle, puisque dans les débuts où l'on avait entendu parler de ce mouvement des Foulards rouges, certains n'avaient pas hésité à dresser un parallèle entre ces foulards rouges et les manifestants qui étaient descendus le 30 mai 1968 pour soutenir l'action de De Gaulle. Donc en réalité, il s'agit un fiasco, un fiasco pour Macron.
D'ailleurs, dans cette manifestation des Foulards rouges, on avait un processus incroyable qui était que les manifestants défilaient contre la violence : stop aux violences, comme si les violences avaient émané d'origine des Gilets jaunes, alors qu... Il y a eu des violences de part et d'autre. Mais enfin, les violences policières et les blessures inouïes qui ont été infligées à la population sans défense ne sont pas du fait des Gilets jaunes mais majoritairement du fait des décisions de Macron et de Castaner.
Et puis les mêmes foulards rouges défilaient en exigeant le respect des institutions, alors que Macron est un homme qui piétine – je l'ai montré dans notre dossier – les unes après les autres toutes les grandes dispositions prévues par la Constitution. On a donc affaire dans ces Foulards rouges... Encore une fois très peu nombreux, compte tenu des soutiens, normalement, qu'ils devraient avoir. Je rappelle qu'En marche avait annoncé fin 2017 disposer de 386 000 adhérents gratuits. Je rappelle qu'il y a quelques semaines, il me semble qu'il y a trois semaines, un mois, En marche avait fait savoir qu'il voyait arriver des quantités d'adhérents à En marche.
Donc normalement, s'ils ont des centaines de milliers d'adhérents et de sympathisants, sans compter toutes les mairies qui sont détenues par des maires qui ont rallié En marche et qui peuvent demander – comme c'est souvent le cas chez ce genre de politicards – à des employés municipaux d'aller faire des manifestations pour faire du nombre, quand on voit le très petit nombre qu'il y a eu, avec d'ailleurs beaucoup de surreprésentation – m'a-t-il semblé – de personnes âgées, eh bien on peut dire que c'est un véritable fiasco pour Macron et pour Castaner. Alors qu'est-ce qu'on peut dire maintenant de tout ceci ?
Alors on arrive dans une situation qui ressemble au Grand-Guignol, parce que depuis hier, c'est-à-dire 26, 27 janvier, on voit des annonces un petit peu tous azimuts sur des gens qui essayent de tirer la couverture à eux en vue des européennes. On va faire un petit retour en arrière. Je rappelle que le mouvement des Gilets jaunes a fait sa première manifestation le 17 novembre 2018. 15 jours après, un petit peu plus de 15 jours après, début décembre, le chanteur Francis Lalanne, qui n'est plus vraiment coté au box-office... Mais enfin le chanteur Francis Lalanne avait lancé l'idée qu'il allait constituer une liste gilets jaunes pour les élections européennes.
Cette annonce avait d'ailleurs fait scandale, puisque l'un des leitmotivs permanents des Gilets jaunes et de ceux qui s'expriment en leur nom, c'est justement de rester un mouvement, une espèce de soulèvement populaire spontané, avec des revendications, mais un mouvement qui se refuse à être récupéré de façon politique, puisque c'est un mouvement qui, d'ailleurs, a des prises de position et des revendications qui sont tous azimuts et qui sont d'ailleurs parfois contradictoires, puisque j'ai déjà eu plusieurs fois l'occasion de le signaler : tout le monde peut mettre un gilet jaune.
C'est-à-dire que derrière les gilets jaunes, il y a des Français de gauche, il y a des Français de droite, il y a des Français du centre, il y a des Français d'extrême-gauche, il y a des Français d'extrême-droite. Derrière les gilets jaunes, il y a des gens qui remettent en cause des questions sociétales comme l'IVG ou comme le mariage pour tous, ou comme la PMA. Et puis il y a des gens qui remettent en cause une organisation économique et sociale, comme ceux qui demandent la réintroduction de l'ISF, l'augmentation de l'impôt sur les sociétés. Certains demandent la renationalisation des banques.
Et puis vous avez aussi d'autres gilets jaunes qui – eux – demandent des réformes constitutionnelles, notamment la création d'un référendum d'initiative populaire ou d'initiative citoyenne qui permet de modifier les institutions. Donc en fait, il y a énormément d'écoles parmi ces gilets jaunes, ce qui est normal, puisque c'est la population française dans son ensemble. Il était donc assez logique qu'en définitive, les Gilets jaunes ne veuillent pas se constituer en liste, puisque s'ils se constituent en liste, ils risquent d'avoir un programme qui est contradictoire dans les termes, puisque encore une fois, ces revendications émanent de toute la société française.
Or, la société française ne vote pas comme un seul homme pour un seul et même parti. Elle a des partis politiques différents qui représentent cette société. Alors on a donc eu l'épisode Francis Lalanne que l'on avait un petit peu oublié. C'était début décembre. Et puis début janvier, ou aux alentours du 5 janvier, on a appris d'un seul coup qu'il y avait une dame qui s'appelle Ingrid Levavasseur... Levavasseur, c'est un nom d'origine normande. Une dame, qui s'appelle Mme Ingrid Levavasseur, qui – paraît-il – était un gilet jaune et qui avait été approchée pour être chroniqueuse sur BFM TV. Évidemment, les gilets jaunes et beaucoup de Français qui sont en train de perdre leur naïveté...
Semaine après semaine, de plus en plus de Français comprennent quand même comment fonctionnent les grands médias du pays, notamment BFM TV, qui a été le média qui a soutenu Macron vers sa marche à l'Élysée. Un certain nombre de gens se sont dit : « C'est quand même bizarre, une gilet jaune comme ça... Tiens, d'un seul coup d'un seul, elle sort du lot. Voilà qu'elle est catapultée à BFM TV ».
Je crois savoir que cette dame a reçu un certain nombre de lettres de protestation, peut-être même de menaces, qui ont fait qu'elle a compris qu'elle ne pouvait pas, qu'elle n'avait pas le droit politique et moral d'être une chroniqueuse sur BFM TV en portant un gilet jaune et en s'exprimant au nom de personnes qu'elle ne connaissait pas, qui ne la connaissaient pas et à l'issue d'aucun processus de quelque nature que ce soit électif. Elle s'autoproclamait. Donc Mme Levavasseur était repartie dans l'anonymat. Et puis quelques jours après, on apprenait que Mme Jacline Mouraud... Jacline, ça s'écrit J-A-C-Q-U-E-L-I-N-E normalement.
Mais cette dame se fait appeler Jacline J-A-C-L-I-N-E, sans doute pour faire un peu américain. Jacline, ça doit faire chic. Cette dame, qui est, je crois... Je ne sais plus. Elle est accordéoniste. Et puis je sais plus si elle est ergothérapeute ou autre. Cette dame est bretonne, dans le Morbihan. Et c'est elle qui avait été au début des Gilets jaunes, qui s'était fait remarquer pour avoir fait une vidéo virale où elle protestait contre les taxations sur les automobilistes. On a dit que cette vidéo avait fait 6 millions de vues sur Facebook. Bon, je ne sais pas. Je ne sais pas. Je trouve en tout cas qu'on a beaucoup beaucoup parlé de cette dame Jacline Mouraud.
Donc début janvier, peut-être faisant la course à l'échalote avec Mme Ingrid Levavasseur, on a appris que cette Jacline Mouraud avait décidé de lancer un nouveau parti politique s'appelant Les Émergents. Pas Les Détergents, Les Émergents. Et naturellement, elle a eu droit à toute une couverture médiatique extraordinaire alors que l'UPR, elle, n'a strictement rien, alors même que nous sommes le parti politique le plus suivi sur Internet.
Et puis tout ceci était retombé à son tour dans un certain anonymat, dans une certaine indifférence, vu qu'à chaque fois, grâce à Internet et grâce aux réseaux sociaux, les Gilets jaunes, qui ont un certain nombre d'autres figures qui sont au moins aussi connues que Jacline Mouraud ou que Mme Levavasseur... Je pense par exemple à Éric Drouet, que M. Mélenchon a contribué à faire connaître. Je pense aussi à M. Maxime Nicolle. Je pense aussi à M. Jérôme Rodriguez, qui... Le pauvre. Ayant une pensée pour lui, hier, il participait à la manifestation des Gilets jaunes. Et dans des conditions incroyables, il a reçu un projectile dans un œil. Il semble qu'il ait perdu un œil. Il semble...
Alors je crois qu'il y a une enquête de l'Inspection générale de la police donc qui est en cours. Il a – semble-t-il – perdu un œil. Il est possible que ce soit un éclat d'une grenade tombée au sol qui ait rebondi et qui lui soit rentré dans l'œil et qui l'ait gravement blessé. En tout cas, il a notre sympathie, comme ont notre sympathie tous les estropiés, les blessés, certains ayant été blessés à vie, que l'on compte maintenant par dizaines, victimes de la répression policière contre l'affaire des Gilets jaunes. Donc il y a d'autres participants, d'autres gilets jaunes. Il y a aussi un avocat en Seine-Maritime François Boulo, qui est le porte-parole des gilets jaunes de Seine-Maritime.
On voit apparaître ainsi un petit peu partout, dans un certain nombre de départements, des porte-parole. D'ailleurs, l'UPR a ouvert ses studios et ses antennes à des porte-parole des Gilets jaunes. On a caché notre logo UPR. Nous, on met simplement à la disposition des Gilets jaunes qui veulent s'exprimer un endroit où ils ont notre studio à disposition gratuitement pour s'exprimer et faire passer leurs messages. On avait eu – je crois – le porte-parole du département de l'Isère qui est venu il n'y a pas très longtemps.
Alors là où il y a un rebondissement, c'est depuis hier, puisqu'on a appris que Mme Ingrid Levavasseur, celle-là même qui devait être chroniqueuse à BFM TV, qui avait disparu, d'un seul coup, la voilà qui réapparaît et qui nous annonce comme ça tout à trac qu'elle va présenter une liste aux élections européennes, dont elle sera tête de liste. Il s'agit d'une véritable escroquerie politique et morale, puisque personne ne l'a élue. Il n'y a eu aucune élection, aucune assemblée qui permette d'élire cette dame comme représentant les Gilets jaunes. Elle ne représente en fait qu'elle-même.
Pas tout à fait, semble-t-il, puisqu'un certain nombre de commentateurs politiques, d'ailleurs confirmés en cela par M. Dupont-Aignan, qui est allé dans le même sens, ont annoncé qu'en réalité, eh bien Mme Levavasseur aurait été sélectionnée par l'inénarrable Bernard Tapie avec son journal La Provence, que Bernard Tapie aurait été mis en contact avec Emmanuel Macron, et qu'en fait, il s'agirait d'une opération Macron-Tapie, M. Bernard Tapie étant d'ailleurs un grand familier de ce genre d'opérations, puisqu'il l'avait déjà fait plusieurs fois dans l'Histoire, notamment avec Mitterrand.
Et Bernard Tapie, donc aurait lancé, peut-être contribuerait à l'organisation voire au financement peut-être de cette liste gilets jaunes de Mme Levavasseur sortie d'un chapeau. L'affaire, évidemment, fait scandale chez les Gilets jaunes, qui ne se sentent absolument pas représentés par Mme Levavasseur, d'autant plus qu'ils découvrent que Mme Levavasseur se répand sur les réseaux sociaux en expliquant qu'elle ne regrette pas d'avoir voté Macron à la présidentielle. Alors bien entendu, elle explique que face à Mme Le Pen, il fallait faire barrage au FN, et ci, et ça. D'accord. Mais rien ne l'empêchait de voter blanc ou d'aller s'abstenir au deuxième tour de l'élection présidentielle.
Et quand bien même aurait-elle voté Macron, rien ne l'empêchait de dire aujourd'hui : « Eh bien j'ai voté Macron au deuxième tour. Je le regrette amèrement. Si j'avais su, je me serais abstenue. Je ne pouvais pas voter pour le FN ». Imaginons que c'est ce qu'elle pense. Je n'en sais rien. Mais elle n'était pas censée confirmer qu'elle ne regrettait pas d'avoir voté Macron. Là où la puce vient à l'oreille, c'est lorsque l'on découvre que dans cette liste, elle a par ailleurs prévu, ou les gens qui ont organisé cette liste avec elle, elle a prévu qu'il y ait parmi les colistiers un monsieur qui s'appelle Marc Doyer.
Alors Marc Doyer, ça, c'est trois étoiles dans le Michelin, c'est vaut le voyage. Marc Doyer, c'est un monsieur qui a 51 ans, qui a été au bureau national de En marche dans le département de l'Oise. Il circule sur Internet d'ailleurs des saisies d'écran où on le voit en train de remettre – je crois que c'était le 1er mai 2017 – un brin de muguet à Brigitte Macron en lui faisant la bise. Et Marc Doyer était un ultra ultra pro-Macron. Il a d'ailleurs essayé d'être candidat aux élections législatives pour Macron. Et il a essayé également il y a encore quelques semaines d'être candidat aux élections européennes sur la liste de En marche.
Et comme il a vu que ça ne marchait pas, qu'on ne lui avait pas prévu de place, eh bien d'un seul coup, il a enfilé un gilet jaune. On voit cette photo absolument... À vrai dire, c'est assez cocasse. Où on le voit avec un T-shirt de soutien « Emmanuel Macron président » et mettant un gilet jaune. Voilà. Et ce M. Doyer, qui donc figure sur la liste de Mme Levavasseur, il explique qu'il a cru en Macron, qu'il a été déçu, et que maintenant, il croit dans les Gilets jaunes, et ci, et ça. Tout ça n'est pas sérieux. Et je vais vous dire ce que je pense de tout ça quand j'aurai encore apporté deux autres précisions sur les événements.
Les deux autres précisions, c'est qu'aujourd'hui même, dimanche 27 janvier, on a appris en lisant la presse que Mme Jacline Mouraud ressort également de l'anonymat, sans doute piquée au vif par le fait que Mme Levavasseur ait lancé une liste. Elle, elle vient d'organiser la réunion de son comité directeur de son parti politique Les Détergents... Les Émergents. Et donc ça se passe à Orléans. Et Le Figaro explique – eh bien – qu'il y a une petite dizaine de participants. Elle a quand même droit à tous les médias, au Figaro, pour une petite dizaine de participants.
Je rappelle quand même que lors de l'université d'automne de l'UPR, où nous avions 1 300 personnes, avec des personnes très connues comme Emmanuel Todd, Édouard Husson, Coralie Delaume, David Cayla, etc., on a eu 1 300 personnes, eh bien la plupart des grands médias n'en ont pas dit un traître mot. Il n'y a pas eu la moindre dépêche dans Le Figaro.
Pourquoi monsieur le rédacteur en chef du Figaro, est-ce que vous consacrez un article à Mme Jacline Mouraud, qui réunit 10 personnes pour lancer un parti politique à Orléans, et que vous ne parlez pas du parti politique qui a réuni la plus grande université d'automne, avec sans doute la FI, à la fin de l'année dernière, le parti politique qui s'appelle l'UPR, qui se classe maintenant au 900e rang... Je dis bien 900e, parce que depuis un dossier que j'ai fait il y a quelques jours, la position de l'UPR a encore grimpé. Nous sommes le 900e site le plus consulté sur Internet français, le deuxième étant FI, qui est au 4700e rang. Hum, hum. Et puis on a appris également que M.
Francis Lalanne s'est remanifesté aussi. Puisque lui, on l'avait laissé... Rappelez-vous, début décembre, il lançait sa liste. Et puis d'un seul coup, il dit : « Comment, comment ? Mme Levavasseur lance une liste ? Mais je suis le premier à avoir lancé une liste ». Donc il dit : « C'est moi qui ai lancé la liste ». D'ailleurs, il annonce qu'il a déjà 800 000 € pour cette liste. Il manquerait plus là-dessus que M. Philippot, dont je rappelle qu'il avait été le 25e – je crois – à déposer le nom, la marque Gilets jaunes à l'Inpi, à l'Institut national de la propriété industrielle... On s'attend à ce que M.
Philippot fasse un procès en disant : « Mais non, c'est moi qui ai déposé le nom à l'Inpi ». Tout ça n'est pas sérieux. Tout ça donne un peu envie de vomir, en définitive. Et avant d'en arriver à la conclusion, je dirai un mot sur l'émission qui a eu lieu : « Balance ton post », avec M. Hanouna, Cyril Hanouna, qui recevait Marlène Schiappa, la secrétaire d'État à l'égalité femmes-hommes. Et dans cette émission, qui a été moins grand-guignolesque que ce que l'on aurait pu imaginer... D'ailleurs, au passage, j'y avais été invité. J'avais dit oui. Puis après, on m'a fait savoir deux jours après, finalement, que non, je n'étais plus invité. Je ne sais pas ce qui s'est passé.
En attendant, eh bien il n'y avait que Mme Schiappa qui était là. Et Mme Schiappa a pris, a écouté ce que le public disait. Et puis elle a écrit comme ça comme sur un tableau : « Alors voilà les idées qu'on peut avoir. On va supprimer la TVA sur les biens de première nécessité. On va augmenter la TVA sur les produits de luxe », etc., etc. Et puis elle a fait ça en disant : « Voilà. On recueille des idées. C'est important d'avoir des idées ». Alors moi, je voudrais conclure ça en attirant l'attention de toutes les personnes qui m'écoutent sur plusieurs points fondamentaux. La première chose, c'est que tous ces gens qui se présentent devant vous se moquent de vous.
Ou alors s'ils ne se moquent pas de vous, ils sont d'une naïveté et d'une crétinerie qui dépasse l'imagination. Je trouve d'ailleurs que lorsque M. Marc Doyer dit : « J'ai cru en Macron. Je me suis trompé », normalement, ça devrait faire de lui quelqu'un qui se cache et qui, en tout cas, arrête de faire de la politique. S'il s'est à ce point trompé sur Macron, qu'il ne vienne pas nous expliquer ce qu'il faut faire maintenant. Pour les personnes qui s'intéressent vraiment à la politique, qui ont à cœur le salut de la France, la résurrection de notre pays qui est en train d'être détruit, ces personnes-là doivent quand même faire preuve d'un minimum de réflexion.
Ne donnez pas les manettes du pays à des gens qui se sont trompés, qui vous disent : « Je me suis trompé ». Ne donnez pas les manettes du pays à des gens qui sont députés européens depuis des décennies. Ils vont rien changer. Ils sont députés européens déjà depuis des décennies. Ne donnez pas non plus... Ne votez pas pour des mouvements qui se créent à l'instant même et qui n'ont aucune analyse de fond sur la situation. En règle générale... D'ailleurs, c'est même pas en règle générale. C'est tout le temps. Que disent les personnes que l'on voit, que ce soit Jacline Mouraud, Ingrid Levavasseur, Marc Doyer, etc. ? Qu'est-ce qu'ils disent ? Ils disent : « Voilà. En fait, nous, on a des idées.
Voilà les idées. On en a assez des technocrates qui gouvernent la France ». Mais ils se trompent sur le diagnostic. Ils se trompent complètement. Tout le monde connaît parfaitement leurs idées.
Si les gens qui ont participé à l'émission avec Hanouna et Mme Schiappa, si les gens croient qu'il a fallu attendre cette émission pour savoir qu'il y a des gens qui ont déjà eu l'idée de mettre un taux de TVA à 0% sur les produits de première nécessité, ou qui ont eu l'idée d'avoir l'idée de mettre de la TVA très importante sur les produits de luxe, eh bien ils se trompent, parce qu'il y a déjà des différences de TVA, il y a déjà une TVA sur les produits de luxe, il y a déjà une TVA très basse sur les produits de première nécessité. Sauf que ce que Mme Schiappa n'a pas dit, parce que sans doute, elle ne le sait pas, c'est que la France n'est pas maîtresse de fixer les taux de TVA.
C'est la Commission européenne qui impose une fusion, un rapprochement des taux de TVA entre les pays de l'UE. Pendant des années, d'ailleurs, dans la restauration française, il y avait une demande d'avoir un taux de TVA pour la restauration assise qui était le même que la restauration à emporter, justement parce que les restaurateurs considéraient que c'était une mauvaise concurrence, une concurrence déloyale. Et s'il était si difficile de le faire, c'est parce que, justement, il fallait en référer à Bruxelles, de la même façon que la suppression de l'ISF, ça n'est pas M. Macron qui l'a décidé. Je l'ai dit. Je le redis. Je le rereredis. Je le rerereredis.
Allez voir, allez regarder nos analyses. Allez regarder les copies que nous montrons des décisions prises par la Commission européenne, par les GOPÉ. C'est depuis plusieurs années que la Commission européenne exige de la France la suppression de l'ISF. La Commission européenne exige de la France la baisse de l'impôt sur les sociétés, comme elle l'exige aussi dans tous les autres pays d'Europe. Et la Commission européenne a le droit de le demander à la France parce que c'est l'application de l'article 121 du TFUE qui donne le pouvoir. Le pouvoir est donné à la Commission européenne d'imposer aux pays d'Europe les GOPÉ qu'elles décident de fixer à tous les États.
En fait, j'ai confiance dans les Français et dans les Gilets jaunes. Je sais que les gens ne vont pas tomber dans ce panneau. Il suffit d'ailleurs d'aller sur les réseaux sociaux, où l'on voit que toutes ces tentatives, en fait, sont quasiment mortes sitôt qu'elles étaient nées. Rappelez-vous le lancement de la liste Lalanne. Elle avait fait pschitt. L'embauche de Mme Levavasseur à BFM, ça a fait pschitt. L'annonce du mouvement Les Émergents de Mme Mouraud, ça a fait pschitt. L'annonce de la liste de Mme Levavasseur, la liste de Lalanne, le lancement officiel de... Tout ça, ça a fait pschitt. Il suffit d'aller sur les réseaux sociaux.
Or, le mouvement des Gilets jaunes, justement, est né sur les réseaux sociaux. Donc en fait, je suis finalement assez convaincu que la suite des événements va être du plus haut intérêt. Internet agit comme une espèce de sérum de vérité. C'est ce que n'ont pas compris les gens qui appartiennent à l'ancien monde, comme M. Bernard Tapie, qui était habitué de ces manipulations politiques. Il en avait fait du temps de Mitterrand, de Chirac, de Sarkozy. Mais voilà, M. Tapie appartient à l'ancien monde. M. Macron aussi. Dans le nouveau monde, on ne se laisse plus enfumer par ces manœuvres-là.
Dans le nouveau monde, on a affaire à des citoyens conscients qui réfléchissent, et qui réfléchissent aux origines des problèmes auxquels ils sont confrontés. Moi, je me réjouis de voir que dans de plus en plus de manifestations de gilets jaunes, il est question du RIC de mon ami Étienne Chouard, il est question du RIP, du référendum d'initiative populaire que nous-mêmes, nous proposons depuis plus de 7 ans. Et de plus en plus, il est question d'un référendum ou d'une sortie de l'UE. C'est là la voie de l'avenir.
Et je me réjouis de constater qu'il y a de plus en plus de personnes, qu'elles soient gilets jaunes ou pas gilets jaunes, qui s'adressent à notre mouvement politique, et qui disent : « Grâce à tout ce qui se passe depuis quelques semaines, je viens de vous découvrir. Je ne connaissais pas M. Asselineau »... Ce qui est un comble, quand on pense que j'ai été candidat à l'élection présidentielle. Ça prouve bien que tous les médias avaient tout fait pour me cacher. Eh bien le peuple français s'est réveillé. Le peuple français va continuer de se réveiller.
Et j'espère que nous allons avoir de très bonnes surprises lors des élections européennes du (NDLR : 26 mai 2019), où l'UPR sera là et bien là pour proposer aux Français le RIP, la sortie de l'UE et de l'euro, ainsi que toute une série de mesures allant dans le sens de ce que souhaite le peuple français. Vive la République, vive la France, et soyons confiants dans l'avenir. Retrouvez nos analyses, nos propositions, adhérez ou faites un don sur « upr.fr ». Retrouvez-nous aussi sur Facebook pour partager des idées et participer aux directs, Twitter pour suivre les réactions de François Asselineau au jour le jour, Youtube pour ne rater aucune de nos vidéos.
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François Asselineau