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Discours / meetingyoutube.com· 20 février 2026 19 minAutoproduitFond programmatiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleÉconomie & entreprisesSécurité

Intervention de Selma Labib au meeting des listes ouvrières et révolutionnaires à Paris.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Selma LabibFait
    « on ne voit littéralement aucune ligne, aucune frontière. »
  • 3:30Selma LabibFait
    « Les frontières, elles existent bel et bien que parce qu'elles ont été créées de toutes pièces par la bourgeoisie. »
  • 5:00Selma LabibChiffre
    « les milliardaires, ils ont doublé leur fortune et c'est des sommes en fait qu'on est même pas capable d'imaginer. »
  • 5:30Selma LabibFait
    « En fait ça a un nom, ça s'appelle l'exploitation. »
  • 7:00Selma LabibChiffre
    « 413 milliards d'objectifs de budget militaire d'ici 2030 et les 50 milliards rien qu'en 2025. »
  • 9:00Selma LabibChiffre
    « 4 ans de guerre de la Russie en Ukraine et en 4 ans plus de victimes militaires qu'aucune des grandes puissances n'a connu en fait depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. »
  • 9:30Selma LabibChiffre
    « C'est près de 2 millions de victimes morts ou blessées. »
  • 9:45Selma LabibChiffre
    « C'est entre 500000 et 600000 morts ou blessés parmi les troupes ukrainiennes. »
  • 10:00Selma LabibChiffre
    « C'est 1,2 million parmi les troupes russes dont au moins 325000 morts. »
  • 10:15Selma LabibChiffre
    « En Ukraine, c'est 15000 morts et 40000 blessés selon les chiffres de l'ONU. »
  • 12:30Selma LabibFait
    « Le 24 novembre dernier, Poutine, il a abaissé l'âge de la responsabilité pénale de 16 à 14 ans. »
  • 12:45Selma LabibChiffre
    « c'est 159 adoss qui ont été poursuivis pour trahison depuis le début de la guerre. »
  • 13:00Selma LabibFait
    « Arsénie Turbain, 14 ans, qui a été condamné à 5 ans de prison pour des vidéos antirrémelin et anti-guerre sur les réseaux sociaux. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Salut à tous et à toutes. Bah, merci d'être venu à ce meeting du NPA révolutionnaire à l'occasion des élections municipales. Vous avez bien fait de venir et rien que ce meeting en fait à l'échelle de la région parisienne, il dit un peu quelque chose de notre campagne parce que ce soit à Paris, à Jeuneviller, à Nanterre, à Bagnolet, à Ivri, mais même à Toulouse, à Marseille, à Lyon, dans toutes les villes où on se présente, on a la même chose à y dire.

Il faut que les travailleurs et les travailleuses, ils prennent leurs affaires en main. C'est nous qui travaillons. Donc c'est à nous de décider.

Et comme les problèmes qui se posent aujourd'hui et qui concernent notre classe, ils vont légèrement au-delà de l'horizon borné des élections municipales et des autres élections aussi. D'ailleurs, on va se permettre de faire un petit pas en arrière pour regarder la situation à une autre échelle et pour prendre directement beaucoup de hauteur. J'ai envie de dire.

Je sais pas si vous avez l'occasion de suivre ce qui se passe à 400 km de la Terre. Il y a des astronautes qui collaborent au projet de recherche de leur gouvernement respectif et dans l'eau, il y a une française qui s'appelle Sophie Adna qui est présentée par la presse évidemment comme le symbole de la méritocratie. Et en fait, elle elle a dit quand elle est arrivée dans l'espace qu'en regardant la Terre, je cite, on ne voit littéralement aucune ligne, aucune frontière.

Bon, les plus ventards dans la salle dirait que nous les révolutionnaires, on n pas eu besoin d'aller jusque dans l'espace pour s'en rendre compte. Mais évidemment que les frontières, c'est une une aberration. Les frontières, elles existent bel et bien que parce qu'elles ont été créées de toutes pièces par la bourgeoisie.

Les frontières, c'est une arme. C'est un arsenal idéologique et militaire contre les peuples. Et ces frontières, elles ont aucun sens pour les travailleurs et les travailleuses.

Et c'est pour ça qu'il faut les détruire. Les frontières, c'est l'arme des patrons à liberté de circulation. [applaudissements] [acclamation] Liberté [acclamation] de circulation. [applaudissements] Alors, les grands capitalistes, les bourgeoisies nationales, elles quand ça les arrange, elles ont pas de problème à pratiquer la libre circulation, du moins la leure et celle de leurs capitaux quand elles y voi leurs intérêts, mais quand elles pensent que leur porte-monnaie, il est menacé là, elles savent reprendre leur propagande nationaliste pour mieux garantir leur profit.

Et en fait, c'est ça le grand match entre le protectionnisme et le libre échange qui est aussi vieux que le capitalisme lui-même et qu'on nous présente partout à l'école, à la télé, dans la presse comme les deux grandes oppositions économiques comme les seules alternatives, mais en réalité là-dedans, il y a zéro alternatives. C'est même pas des alternatives, c'est des formes de gestion économique pour la bourgeoisie qui coexiste entre elles. Il y a pas de système libre échangiste ou de système protectionniste.

Il y a encore moins de pays libre échangistes ou protectionnistes. En fait, il y a que un système aujourd'hui et partout dans le monde, c'est l'impérialisme, stade suprême du capitalisme comme l'avait dit Lenine. Et il y a qu'un mode de gouvernance, c'est celui de la dictature des patrons contre les travailleurs et les peuples.

Et c'est précisément ça qu'on doit combattre. Alors, [applaudissements] tout le monde a vu ici les derniers chiffres du rapport Oxfam sur l'augmentation des inégalités. De plus en plus de milliardaires dans le monde et de plus en plus de riches.

Rien qu'en France depuis Macron, les milliardaires, ils ont doublé leur fortune et c'est des sommes en fait qu'on est même pas capable d'imaginer. Et en face, la pauvreté, elle continue de s'étendre et de s'intensifier. Et ça, c'est pas le fruit du hasard.

C'est pas euh juste une corrélation, c'est exactement relié et en fait ça a un nom, ça s'appelle l'exploitation. Une exploitation qui s'accentue par l'intensification du travail, par le gel des salaires quand les prises augmentent et que la productivité euh elle augmente et par les licenciements aussi. Et cette politique, parce que c'est bien une politique dont on parle, elle est menée par nos patrons mais ils ont toujours l'État et les gouvernements à leur service pour garantir les conditions d'exploitation idéales à la bourgeoisie et les assister à coup de subvention pour aggraver les conditions de vie des chômeurs, pour mener exactement les mêmes politiques dans les services publics, pour fabriquer des lois et des politiques toujours plus racistes qui nous divisent.

Bref, tout pour aggraver nos conditions de vie, tout pour que les pressions en fait du patron, elles puissent peser le plus fort possible sur nous. Mais on compte pas rester de la chair à patron et ni de la chair à canon d'ailleurs parce que parmi les pressions qui sont mises sur les travailleurs, une plus encore que les autres, c'est bien la montée du militarisme, la propagande guerrière et les menaces en fait bien réelles qu'elle signifie dans un contexte de montée des tensions interimpérialistes exacerbées. l'heure est allé à la sécurité, à la défense nationale, au réarmement et en fait c'était sans surprise les thèmes de la dernière conférence de Munich qui vient de réunir les chefs d'état des grandes puissances mondiales, Europe et États-Unis.

Et cette année, c'est le secrétaire d'État américain Rubio qui a pris le flambeau du vice-président Van Suspense. Et si bon donc je disais c'est Rubio qui a pris la place de van, c'est si 14 février et Saint-Valentin oblige le ton et la forme, c'était plus ambiance couple amoureux que couple en crise mais en fait sur le fond il y a rien qui a changé. C'était bien le fantasme idéologique climatceptique, le délire anti-immigration massive et en Europe et le mythe dont ne sait quelle civilisation occidentale en danger qui puait dans l'air.

Et tous les grands dirigeants européens, les MS, les Macrons, ils se sont dit évidemment satisfaits et prêt à continuer le travail avec la première puissance impérialiste mondiale. Pour cause, si les États-Unis cherchent à renforcer et à réaffirmer leur place de première puissance mondiale, l'Europe elle elle doit bien s'incliner en fait devant les exigences des premiers pour se maintenir dans la course. Et ça, comment ça s'appelle ?

Ben tout simplement le rapport de force. Trump en fait c'en est le pire ou le meilleur exemple peut-être parce que c'est le bourgeois affériste à l'état brut. le renforcement des budgets militaires, les menaces et en fait déjà les agressions militaires, elles servent à assurer aux patrons américains leur paradis économique.

Démonstration. Quand le président des États-Unis enlève Maduro, président du Venezuela, qu'est-ce qu'il fait ? Une semaine plus tard, Trump et ben il convoque une réunion avec les patrons du pétrole, les Exon Mobile pour discuter investissement au Venezuela.

Mais les patrons du pétrole, les mobile les conoc Philips, ils sont pas super super chauds à réinvestir là où il s'était justement retiré pour estimation de non rentabilité. Mais Trump en bon ami, en bon gestionnaire des affaires des pétroliers et ben il leur garantit le fric de l'État américain et les pression nécessaire sur le Venezuela et que c'est 100 % safe for sure comme dirait Macron son plus grand admirateur et le règne par la terreur les menaces et les mises en œuvre de ces menaces même quand c'est nécessaire au profit des patrons. Ça c'est pas la méthode de Trump, c'est la caractéristique d'un durcissement politique national dont Trump c'est le produit.

Et dans cette situation, il y a aucun gouvernement, aucun état qui sera de notre côté et les peuples, ils payeront toujours le prix fort si on les laisse faire. Et nous, notre solidarité, elle passe pas par des institutions. Elle va directement aux travailleurs et aux jeunes vénézuéliens, aux travailleurs et aux jeunes cubains qui survivent avant tout à cause du blocus américain, aux travailleurs et aux jeunes de toute l'Amérique latine et aux travailleurs et à la jeunesse américaine évidemment qui subissent les politiques de la pire enflure d'extrême droite.

Oui, prolétaire de tous les pays. Unissons-nous. [applaudissements] Alors ici en Europe, Mires et Macron, ils continuent leur course à l'armement.

Ce que je vais vous dire, on pourrait croire que c'est une blague après les 413 milliards d'objectifs de budget militaire d'ici 2030 et les 50 milliards rien qu'en 2025. Mais là, le chancelier allemand, il a quand même conseillé à Macron de tailler un peu plus, si c'était possible, dans le social pour pouvoir renforcer sa politique de défense. Mais ça va s'en dire que Macron, il y pensait déjà.

Mais en réalité, c'est quoi ? Mais ça c'est une déclaration de guerre ouverte à la classe ouvrière. leur politique, c'est de nous laisser crever la gueule ouverte pendant qu'il discutent de renforcer le nucléaire français dans les mains d'un Macron, d'un Bardelin ou d'un autre azimuté du cerveau.

Mais si ça c'est pas le signe d'une société malade, d'une société pourrie de l'intérieur. Mais je sais pas ce que c'est. Et quand on voit ça, quand on voit tout ça, mais quand on subit dans nos vies, on peut pas se limiter à espérer des changements cosmétiques.

On peut pas se limiter à rêver de réforme par-ci par là. C'est pas un système à transformer auquel on fait face. C'est un système à combattre.

C'est un système à renverser. Et oui, [applaudissements] oui, le capitalisme c'est un système à renverser parce que il menace littéralement nos vies, d'autant plus dans ce qui porte de pire en lui la guerre. 4 ans de guerre de la Russie en Ukraine et en 4 ans plus de victimes militaires qu'aucune des grandes puissances n'a connu en fait depuis la fin de la deuxième guerre mondiale.

C'est près de 2 millions de victimes morts ou blessées. C'est entre 500000 et 600000 morts ou blessés parmi les troupes ukrainiennes. C'est 1,2 million parmi les troupes russes dont au moins 325000 morts.

Et c'est pas tout parce que en plus des travailleurs morts au front, il faut compter ce qu'ils appellent les civils, vous savez, les travailleurs et les travailleuses qui sont contraint à l'effort de guerre par l'exploitation intensive et la jeunesse aussi. Et en Ukraine, c'est 15000 morts et 40000 blessés selon les chiffres de l'ONU. Et pour ceux qui arrivent à survivre à cette catastrophe guerrière, bah c'est en étant contraint de fuir ou de subir toutes les conséquences des destructions matériel, des logements sans électricité, sans chauffage depuis que l'armée russe, elle cible les infrastructures énergétiques du pays en hiver sous - 10 ou - 20°.

C'est ça les guerres et c'est ça les conséquences concrètes réelles de leur sécurité et de leur défense nationale. Et qu'on soit très très clair, Macron il en a rien à de la paix en Ukraine. Macron ce qui l'intéresse, lui comme tous les autres de son espèce, bah c'est les marchés et les profits à tirés de la reconstruction d'après-gerre et dès maintenant aussi des marchés de l'armement que les fiertés capitalistes françaises, elles se taillent les fabricants d'engin de mort à la d'assauto, exploiteur de la classe ouvrière.

La guerre, c'est les morts, les blessés, les infrastructures détruites, mais c'est aussi le maintien de l'ordre absolu en fait dans les pays en guerre par une propagande nationaliste guerrière et par la répression aussi quand ça suffit plus. Et là en Russie, c'est la jeunesse qui est en première ligne de cette répression. Le 24 novembre dernier, Poutine, il a abaissé l'âge de la responsabilité pénale de 16 à 14 ans.

Selon les chiffres officiels du ministère de l'intérieur russe, c'est 159 adoss qui ont été poursuivis pour trahison depuis le début de la guerre. C'est le cas d'Arsénie Turbain, 14 ans, qui a été condamné à 5 ans de prison pour des vidéos antirrémelin et anti-guerre sur les réseaux sociaux. Ce qui est sûr, c'est que Arsenit Turbin, il a pas trahi ses idées antimilitaristes et contre la guerre.

Et de ces idées-là, nous, on en est 100 % solidaire. [applaudissements] [applaudissements] à la veille de la Première Guerre mondiale alors que tous les gouvernements y renforcé leur propagande guerrière et nationaliste et qu'une partie du mouvement ouvrier se couché devant les bourgeoisies nationales pour rejoindre l'effort de guerre. Carl Lipknest, militant socialiste révolutionnaire en Allemagne, il refusait de voter les crédits de guerre et il disait dans son discours : "L'ennemi principal est dans notre propre pays." Aujourd'hui, en France, le gouvernement et le patronat, ils attendent pas que la guerre, elle soit imminente et à nos portes pour s'y préparer et pour nous y préparer nous aussi.

Parce que oui, l'ennemi, il est vraiment dans notre propre pays. Et en réalité, Macron, il est déjà responsable de guerre. Il est responsable entre autres par son soutien au génocide des Palestiniens menés par Netaniaahu à Gaza et en 6-jordanie.

Il est responsable en envoyant des armes mais responsable aussi par la politique humaine ici. [applaudissements] Il est responsable quand les manifestations en solidarité aux Palestiniens, elles sont interdites ou elles sont réprimées et qu'un groupe sioniste d'extrême droite comme Néis s'est escorté dans les manifestations du 8 mars pendant que les minitantes féministes elles se font matraquer. Et Macron, il est responsable quand il diabolise la France insoumise en l'accusant d'antisémitisme parce qu'un des symboles de la solidarité à la Palestine, Rima Hassan élu député à milite au sein de leur mouvement et on est solidaire de Rima Hassan, de son combat et de tous les militants de la France insoumise face à cette campagne de diffamation dégueulasse. [applaudissements] [applaudissements] les Macron et son gouvernement les racistes parce que c'est eux qui rangent tous les juifs derrière Netaniaou et sa politique en associant l'antisémisme.

L'antisionisme a de l'antisémitisme. C'est Macron et son gouvernement qui sont racistes quand ils choisissent quelle mort il décident de placer en martyre et lesquels oui ils choisissent d'ignorer. Qui a pleuré les 70000 morts palestiniens ?

Qui pleure quand la police tue ? Oui. Qui quand à la Saara noir d'un foyer du 20e, il trouve la mort dans le commissariat il y a un mois ? certainement pas le gouvernement mais on en veut pas de leur larmes.

On a les nôtres et on a surtout notre colère contre toutes ces politiques racistes [applaudissements][acclamation] [applaudissements] et cette colère, ils nous empêcheront pas de l'exprimer. C'est un crime qu'on peut pas passer sous silence et il faut qu'on l'exprime jusque dans les entreprises aussi parce que le racisme c'est pas que l'arme de l'extrême droite, c'est pas que l'arme de la police et du gouvernement, c'est celle de tous les patrons dans la lutte des classes. Et on le dit, on l'assume, les politiques racistes, elles sont pas inexistantes à gauche non plus parce que des travailleurs comme Bruno et Ibrahima qui sont suspendus et menacés de licenciement pour avoir affiché le racisme de leur chef, c'est à la mairie de Paris socialiste que ça se passe.

Douline qui est radié de la fonction publique fut réintégré mais dont l'acharnement de sa direction il s'arrête pas pour avoir porté un calos. C'est à la PHP que ça se passe. Et des flics qui débarquent dans un service pour contrôler les papiers d'une aide soignante à Avisen.

Ça aussi c'est à la PHP que ça se passe. Et la note là cité neutralité qui fait la chasse aux bouteilles d'eau dans les toilettes et qui pointe du doigt les salariés prestataires du nettoyage. Ça c'est dans ma boîte à la RATP que ça se passe.

Alors que ce soit public ou privé, c'est la même offensive raciste à laquelle on fait face. Et pour y répondre, il y a qu'une seule chose à faire. Il suffit de regarder du du de l'autre côté de l'Atlantique et de prendre exemple pas sur Trump évidemment, mais prendre exemple sur notre classe à Minéapolis qui n'ont attendu après aucune promesse et qui se sont organisés par eux-mêmes d'abord pour répondre à l'urgence et se protéger contre les RALF de l'ICE, la police de l'immigration de Trump, mais aussi et surtout qui se sont mobilisés en apportant une réponse politique, celle d'une grève générale et qui ont manifesté massivement à 70000 sous moins 20° mais c'est une leçon [applaudissements] c'est une leçon de solidarité et plus que ça c'est une leçon d'unité de notre classe comme réponse contre les divisions racistes qui nous affaiblissent tous et toutes en ciblant une partie de notre classe.

La seule réponse, elle est là. Vive les travailleurs et les travailleuses de Minéapolis qui ont repris le chemin des luttes et qui ont fait dégager une partie des chiens de garde de Trump. [applaudissements] [applaudissements] Bon et pour conclure, c'est la dernière semaine avant les vacances scolaires à Paris et je voudrais dire un petit mot au profit un peu pendant les vacances parce que je pense que une des pires conneries qu'on apprend à l'école aux enfants de prolo, he priorité bien sûr, c'est quand on nous dit qu'il faut pas se faire justice par soi-même.

Et en fait, c'est ce qu'on nous répète partout. Ensuite, faut s'en remettre aux instances du dialogue social et aux représentants du personnel quand on a un problème au boulot. Il faut s'en remettre aux institutions quand on a un problème dans nos vies.

Bah, les élections, c'est ça en fait, c'est le grand moment où on te fait croire que tu as le droit de t'exprimer. Mais si vraiment c'était ça, est-ce qu'on aurait le sentiment à chaque élection de devoir choisir pour le moindre mal ? Vous en avez croisé beaucoup vous, des travailleurs et des travailleuses, des jeunes, des milieux populaires qui ont voté en étant fier ?

Ben, je crois qu'avec tout ce qu'on s'est dit ici, j'ai pas besoin de vous préciser que si le NPA révolutionnaire, on se présente, c'est pas pour changer nos vies, mais c'est pour pouvoir donner la possibilité de ce vote par conviction et pas celui du moins pire. En fait, c'est un vote de classe. Et si on se présente aux élections, c'est aussi pour attraper ceux, vous savez, pour qui on vote jamais, mais c'est toujours eux qui décident.

Les patrons, eux, ils ont le droit de licencier, ils ont le droit de te proposer 0,08 % d'augmentation de salaire comme dans ma boîte à la RATP. Ils ont le droit de te harceler, ils ont le droit de t'humilier, ils ont le droit de t'imposer des conditions de travail parce que tu es pas content, mais quand même tu l'as signé ton contrat de soumission à ton patron. Donc qu'est-ce que tu le voulais ?

Eux, c'est jamais le sujet des élections, ni des municipales, ni des législatives, ni des européennes, même pas des présidentielles. et ben nous la guerre de classe qui nous mène et la nécessité d'y répondre par nous-même et collectivement en tant que travailleur et travailleuse pour imposer ce dont on a besoin pour vivre et pas survivre, on va le mettre à l'ordre du jour de chaque élection où on sera [applaudissements] et comme les élections ça suffit pas, bah évidemment on milite toute l'année pour nos luttes et nos idées communistes révolutionnaires parce que l'exploitation, les oppressions, les inégalités, elles sont constamment dans nos vies et c'est au quotidien qu'il faut les combattre. Et c'est pour ça qu'on vous invite à nous rejoindre parce que ce qui nous rend fort au quotidien, c'est quand on s'organise et qu'on se fait bel et bien justice par nous-mêmes collectivement et par nos luttes. [applaudissements]