Crues record : la France en alerte | Chaque voix compte - 18/02/2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 26 %Attaque 44 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:04OuverteRéponse directe
Comment adapter nos villes à ce risque devenu majeur ? Faut-il revoir de fond en comble l'urbanisme des zones touchées ?
- 1:43OuverteRéponse directe
Quelle est la zone la plus à risque ce soir ?
- 2:27OuverteRéponse partielle
La position des insoumis est-elle tenable après la mort de Quentin Desanché ?
- 44:13RelanceÉludée
Est-ce que vous avez eu des nouvelles de Raphaël Arnaud ces dernières heures ?
- 46:19FerméeRéponse partielle
Est-ce que Raphaël Arnaud doit démissionner ?
- 47:43OuverteRéponse directe
Est-ce que la gauche doit couper les ponts avec LFI ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 27:05Gael MusquetChiffre
« 1 mis dans la prévention il y a 10 15 20 ans, ça nous aurait évité 5 € 10 15. »
- 27:48Fanny GuinochetChiffre
« Depuis le début de l'année 2026, entre 2 et 3 milliards d'euros, le coût des inondations. »
- 28:32Fanny GuinochetChiffre
« selon le la caisse centrale de réassurance, 250000 sinistrés, 1 milliard d'euros d'indemnisation rien que pour cette tempête. »
- 35:43Olivier RavanelloChiffre
« 20 accords commerciaux ont été signés. Une promesse de vente de 114 rafales qui viendrait s'ajouter au 62 déjà signés. »
- 39:14Olivier RavanelloFait
« C'est un pays où il y a une violence endémique envers les femmes qui est absolument colossal. »
- 40:36Clément PerouFait
« 11 personnes sont ce soir en garde à vue dans l'enquête sur le meurtre de Quentin Desanché à Lyon jeudi dernier. »
- 51:15François Cormier BouligeonFait
« Monaouzouf disait l'ensauvagement des mots entraîne l'ensauvagement des actes. »
- 53:20Fait
« toute personne encourageant et étant condamné par la justice pour ça bien évidemment à la violence, à la violence physique en raison des idées, en raison d'une déthnie, en raison d'une religion »
- 55:20Fait
« la jeune garde a été dissoute, que ce soit bien clair et la jeune garde avec laquelle nous avons travaillé n'a absolument rien à voir avec les actes effroyables qui ont eu lieu à Lyon »
- 56:40Fait
« il y a eu tout un climat de macartisme à ce moment-là contre les associations, contre les universités, contre toute la gauche sociale et politique menée par Donald Trump »
- 59:21Fait
« À force d'outrance de chercher à conflictualiser tout et son contraire, LFI finit par laver par contraste l'extrême droite de sa violence intrinsèque »
- 1:00:40Fait
« il y a des Républicains qui considèrent que la lex de violence dans la vie politique doivent s'arrêter »
- 1:03:10Fait
« Radio France a choisi le mot de Rix pour parler de ce meurtre. France interre, un militant identitaire grièvement blessé dans une rix »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Bonsoir à tous. Très heureuse de vous retrouver pour chaque voix compte sur LCP. Nous sommes ensemble pour une heure de décryptage de l'actualité et de débat en direct de l'Assemblée nationale avec pour m'accompagner ce soir Fanny Guinochet, journaliste à France Info. Bonsoir Fanny. Bonsoir. Et j'ai le plaisir de vous présenter un nouveau camarade de jeu Olivier Ravanello. Bonsoir. Bonsoirine. Bienvenue au sein de l'équipe de chaque voix compte. Vous serez avec nous toute la semaine. C'est parti pour le sommaire de ce soir avec à la une. Un record. La France a enregistré 35 jours de pluie consécutif depuis le 14 janvier. Les tempêtes et les vigilances crues s'enchaînent. Jamais le pays n'avait en fait connu autant d'inondations simultanées et les services météo ne
voient pas de retour à la normale avant des jours et après. Question ce soir : comment adapter nos villes à ce risque devenu majeur ? Faut-il revoir de font en comble l'urbanisme des zones touchées ? Où en sont les politiques publiques ? Et bien, nous en parlons ce soir avec vous Gael Musquet. Bonsoir, vous êtes météorologue et spécialiste de la prévention des risques majeurs. Merci d'être là au côté du lieutenant colonel David Anotel. Bonsoir, de la Fédération nationale des sapeurs pompiers de France. Merci d'être ce soir dans chaque voie compte et bonsoir Jean-Claude Rot. Bonsoir député écologiste de Loire Atlantique. Vous nous raconterez notamment notamment votre expérience des inondations dans votre dans votre circonscription. Et puis nous sommes également ce soir en
direct de Montpellier avec vous Clément Gaillard. Bonsoir. Vous êtes urbaniste et spécialiste du design climatique. On a plein de questions à vous poser sur ce qu'il faut ne plus faire ou ce qu'il faut maintenant faire pour échapper à ces inondations catastrophiques. Fan, votre chiffre du jour entre 2 et 3 milliards d'euros. C'est ce sont les premières estimations du coût de ces crues et inondation selon les assureurs. Olivier, quelle première histoire allez-vous nous raconter ce soir ? Les dessous de l'histoire du voyage d'Emmanuel Macron en Inde ou plutôt le revers de la médaille. Dans la deuxième partie de chaque voix compte place à la question qui fâche Aro sur la France insoumise après la mort de Quentin des rankes. Le gouvernement somme Lfi
dans ses rangs et dans ses idées et demande notamment la suspension du député insoumis Raphaël Arnaud dont deux attachés parlementaires sont ce soir en garde à vue. Jean-Luc Mélenchon accuse Sébastien Lecornu d'avoir pété un câble. La position des insoumis est-elle tenable ? Et bien, nous en parlons tout à l'heure avec Aurélie Trouvé, députée insoumise de SC Saint-Denis, Sandrine Runel, député socialiste du Rône et François Cormier Bouligeon, député ensemble pour la République du cher. Vous pouvez vous aussi interroger nos invités ou nous faire part de vos réflexions. Il vous suffit de flasher le QR code qui apparaît ici. Il sera là pendant toute l'émission. Et devinez quoi ? C'est Olivier Avanello qui a désormais la tablette magique. C'est lui qui récupère vos messages et les
transmet évidemment à nos invités. D'accord Olivier ? Promis. We have a deal. C'est parti. Dans un instant, il y aura aussi le journal de l'Assemblée nationale. C'est Bourbon Express et c'est Marco Pomier tout à l'heure. Voilà pour le menu de ce soir. Installez-vous bien, c'est parti pour chaque voix compte.
Après la pluie vient le beau temps. Sur toute la moitié ouest. Plus personne ne croit à cet adage. Après la pluie vient une nouvelle tempête dans le Mené Loir, en Charante Maritime, en Gironde, dans le Lotégaron, des rivières en cru, des quartiers entiers sous l'eau et une situation qui risque de s'aggraver dans les prochaines heures avec l'arrivée de cette tempête Pedro cumulée à de forts coefficients de de maré. D'abord les toutes dernières infos, les dernières images rassemblées et commentées par Baptiste Gargartier.
En Gironde à l'aréole, pas de décru en prévision pour le moment. Vue du ciel, la commune est méconnaissable. Des rues littéralement transformées par la montée des eaux, plus d'un m à certains endroits. Ce couple vit dans cette maison depuis 5 ans. Il constate l'ampleur des dégâts. Le bas côté, les murs, tout est attaqué. Ça fait mal. Surtout qu'il y a pas l'autre d ça c'était pour lui. On revient juste un peu sortir la tête de l'eau. Oh là là. Oh mais c'est pas grave. Il y a plus le parquet. Oui, le parquet il est parti foutu. Elle a peu 5 ans en plus elle est pas vieille. Ah oui, tout à refire.
L'ouest de la France est particulièrement touché par les crues. Quatre départements toujours en vigilance rouge dont la Gironde, le Lotte et Garon, la Charante Maritime ou encore le Menéloir où un homme est porté disparu. Dans ce département, les dégâts sont colossaux. Une vingtaine de routes ont été coupées inondées par les crues. Les communes doivent alors s'adapter comme à Chalon sur Loir où les résidents utilise les grands moyens pour se déplacer. On est parti la journée sur la ville et là on rentre chez nous, on reprend le bateau. Donc on essaie de repartir juste avant la nuit. C'est la première fois en 21 ans qu'on a la route de couper. Des départements sont hautees surveillance car l'arrivée de la tempête Pedro ce soir pourrait aggraver la situation.
Les habitants de Quimperl où sont déjà tombés plus de 500 mm d'eau depuis début janvier sont inquiets comme à Maletroit, commune touchée depuis des semaines. 35 jours de pluie consécutif pour la France, un record depuis 1959. À Bordeaux, la Garonne pourrait déborder demain matin et face au risque, le maire a activé le plan communal de sauvegarde, une première depuis 26 ans. Ga Musquet à Bordeaux, le plan de sauvegarde, la dernière fois, c'était pour la tempête de 1999. Les prochaines heures sont critiques. Oui, tout à fait. On a cette tempête qui ramène en plus de la de la pluie malheureusement du vent des coup de maré qui vont empêcher malheureusement à cette eau de s'écouler librement et de permettre enfin d'espérer une décrue.
Donc la vigilance reste de mise. On doit rester vraiment à l'écoute des autorités. Ça peut être compliqué. On a encore des foyers coupés d'électricité. Alors parce que les sousstations électriques et et le réseau électrique est endommagé ou sous l'eau, parce que c'est aussi ça malheureusement euh c'est que ces inondations impactent aussi des sous-stations électriques qui sont inondées. Euh donc c'est parfois compliqué aussi pour les habitants de se tenir informés. J'aimerais je je c'est vrai qu'on parle pas assez beaucoup de solidarité. Euh j'aimerais juste avoir une toute petite intervention là-dessus. Euh beaucoup de personnes arrivent à tenir le coup là depuis plusieurs jours, voir plusieurs semaines parce qu'il y a énormément de manifestations de solidarité même s'il y
a pas de grand appel à Exactement des collectivités qui ont mis à disposition euh et des ONG aussi hein, la Croix-Rouge, les services la protection civile qui sont vraiment sur le terrain. Il y a l'enjeu de l'inondation qui est très importante mais l'enjeu aussi mental, la santé mentale, morale de ces populations est très importante à prendre en compte. Vous avez raison de le souligner, mais comment vous qualifieriez la la situation actuelle ? Vous êtes monsieur inondation des crues. Vous vous voulez commenter maintenant tout tout ans tous les mois. Aujourd'hui, qu'est-ce qui est exceptionnel dans ce qu'on est en train de vivre ? La quantité de notre territoire qui a été impacté. C'est vrai que on a connu en 2023 dans le nord et le Pas de Calais ces inondations mais qui étaient localisé,
c'est déjà beaucoup mais dans dans cette zone là, on a pratiquement tout le territoire national qui est impacté par ces dépressions à répétition. Donc là effectivement, c'est quelque chose euh euh de d'exceptionnel. On a on voit pas le bout euh c'est-à-dire que on a chaque semaine ben son lot ramène son à la fois de dépression, de pluie et de cours d'eau en cru. Euh et donc là on est vraiment sur la la saturation même des sols euh sur quelque chose qu'on avait pas connu depuis que l'on mesure avec en plus et là Climamur l'a confirmé euh une aggravation de ces phénomènes qui est directement imputable. sur Nilson la semaine dernière plus 10 % de plusométrie à cause du réchauffement
climatique, plus 5 % de vitesse de vent à cause du réchauffement climatique. Donc effectivement, j'ai l'impression, vous l'avez raison, vous avez raison de de me répéter mais une partie de mon métier quand je suis pas en plateau, c'est de travailler sur la prévention. Je pense qu'on aura l'occasion de l'aborder, mais c'est ce qui me permet de me lever le matin et de garder un peu d'espoir. On parlait d'Anger, on parlait de Bordeaux. Quelle est la zone la plus à risque ce soir ? Quelle est la situation que vous redoutez le plus ? Alors là compte tenu de la tempête Pedro vraiment les départements breton finit on a là c'est vraiment la zone qui va être le plus impacté parce que et ça m'inquiète aussi parce que ce sont des zones qui ont été impactées au début du mois donc
là on est au début du mois de janvier donc donc les sols sont déjà gorgés d'eau sont gorgés d'eau. On est partout pratiquement sur le territoire. Chaque goutte d'eau qui va tomber va ruisseler. On va pas avoir de pénétration dans les nappes fréatiques. Et donc c'est plutôt sur la Bretagne, le finissaire là que mon inquiétude porte parce que les populations encore une fois sont fatiguées. Il y a en plus de l'alléa la fatigue. Je peux aussi donner une quelque chose de positif aussi, c'est que et et le temps colonel me corrigera peut-être mais on a des victimes. Chaque victime est une victime de trop, mais beaucoup moins qu'on aurait pu en connaître des années précédentes sur des événements de cette nature. Donc c'est que la prévention fonctionne, que les alertes sont bien diffusées, que la
population tient compte, que les collectivités sont aussi de mieux en mieux organisées. Et ça, on en fera le bilan à la fin de cette crise. Bien évidemment, il y a eu des victimes, hein. Justement, lieutenant colonel àel le bilan humain ce soir. Alors, il est très limité parce que si on remonte au début de la crise, il y avait eu deux victimes suite à intoxication au CO et une personne disparue dans le ménéoire suite à au charage de son embarcation et quelques blessés mais on est de l'ordre d'une petite dizaine. Donc c'est un bilan humain qui est très très limité et Gaë effectivement le faisait remarquer. On sent une amélioration dans les comportements, même s'il y a encore beaucoup à faire, mais on sent cette évolution progressive. Alors, un peu à quoi vous la sentez cette évolution ?
Ah, mais la succession des événements tout simplement, c'est que Mais qu'est-ce que vous voyez dans les comportements qui a changé ? Un plus grand respect des informations, des autorités, des collectivités locales, un meilleur respect des indications lorsqu'il y a des routes tout simplement fermées, on évite de les emprunter, même si on a encore vu quelques vidéos récemment, mais en tout cas, on sent cette amélioration. nos Français, nos concitoyens étant de plus en plus confrontés à ces événements. C'est pas tant les messages qu'on peut passer tout au long de l'année, mais c'est aussi le fait d'être confronté à ces événements et de d'en prendre conscience progressivement et de se rendre compte de l'importance de ces messages de prévention. Et vous les pompiers, d'abord combien
combien d'hommes sont mobilisés là ce soir sur toutes ces inondations ? Alors la différence des phénomènes que l'on peut connaître à d'autres occasions tels un aprèsempête ou des inondations dans le sud-est de la France qui sont très subites, là on est sur un phénomène à cinétique très très lente. Donc à l'heure actuelle on a peu de moyens engagé entre guillemets à l'échelle de l'ensemble de la zone concernée. On est sur quelques centaines de savon-pied parce que là on est juste sur une phase un peu de préservation d'assistance aux populations. On va faire des reconnaissances pour constater la présence ou nom des personnes. On leur apporte de l'alimentation, on participe à des sauvetage d'animaux. On est dans une phase d'attente. On attend le passage du pic de la crue pour là opérer une
deuxième phase qui sera le pompage des habitations, des éventuelles libérations d'axes de circulation. Voilà, c'est à ce moment-là que les choses se mettront vraiment en place. Mais on vous voit beaucoup euh sur dans les reportages dans les zones inondées. On vous voit avec vos barques, on vous voit avec vos tuyaux qui normalement servent à arroser pour éteindre des incendies. Vous êtes en train de devenir des soldats de l'eau plutôt que des soldats du feu. Est-ce que vous-même vous avez dû vous former à à cette à ces exceptions qui sont en train de devenir une norme ? Alors, on aime le répéter effectivement, on est passé par les soldats du feu, les soldats de la vie à travers les interventions secours d'urgence à personne et on devient les soldats du
climat petit à petit. Donc on s'adapte. Les interventions liées au risque inondation, ce sont des interventions classiques pour nous. Par contre, se pose un problème sur le moyen terme d'équipement. On a un besoin de renforcer nos capacités de pompage à l'échelle des départements et à l'échelle des moyens nationaux. Les capacités de pompage de grande de grand volume tel qu'on a pu les voir en action dans le nord de la France et on avait pu bénéficier à ce moment-là du renfort des moyens européens. Donc c'est toutes ces tous ces éléments qu'on doit euh faire progresser tout au long des années, renforcer nos capacités humaines à travers euh un plus grand nombre de sarompiers volontaires et puis on est rien également, c'est à souligner, gel, sans la participation des associations
agrées de sécurité civile et des collectivités des mairies. On participe énormément et on travaille énormément avec les mairies. La Fédération a lancé récemment un label ma commune qui sauve qui permet de de mettre en avant les actions des maires à travers le renforcement des équipes avpiers volontaires, le plan communal de sauvegarde, enfin plein de choses. Jean-Claudre, vous en savez quelque chose. Alors, vous êtes député de Loire Atlantique, mais vous avez aussi été maire de Safré. C'est une commune qui est concernée d'ailleurs ce soir he par la par la vigilance inondation. C'est une ville qui est régulièrement inondée, qui a connu multiples épisodes de cru. Euh ce soir, j'imagine que vous allez retourner assez vite dans votre circonscription. Il a beaucoup été
question des inondations hier et aujourd'hui au aux questions au gouvernement. Vous ce soir dans les questions justement qui sont posées au ministres, notamment au ministre de la transition écologique, quelle est l'urgence pour vous en tant que député ? Euh d'abord euh redire que en matière d'inondation, l'exceptionnel tend à devenir euh habituel et euh même si on ne s'habitue jamais au traumatisme que représentent les inondations, euh moi j'ai déjà connu trois épisodes majeurs 2001, 2013, 2025 et puis que ce qui étit les crues autrefois décennales ont tendance à se reproduire tous les ans et parfois plusieurs fois par an. Donc évidemment, on s on s'adapte mais euh euh j'ai entendu effectivement des propos durant les questions au
gouvernement euh qui en qui étaient des propos certes de de compassion mais qui se limitaient à demander des indemnisations et puis des reconstructions. Je pense qu'il faut voir un petit peu plus loin qu'effectivement on doit arriver à analyser les causes. On a raté sans doute l'atténuation en ce qui concerne le dérèglement climatique. Aujourd'hui, il faut vraiment axer les choses sur l'adaptation. Or, les moyens euh sont plutôt en baisse puisqu'il y a un certain nombre de dispositifs qui euh qui qui existent et c'est aussi une architecture assez assez complexe. Mais ce qu'on peut observer, c'est que euh vous avez euh les dispositifs comme le fond vert par exemple qui a fondu comme
comme neige au soleil et c'est tout à fait regrettable. Ça pouvait être un des outils mais mais pas le seul manifestement. Et puis euh une sorte de contradiction aussi avec des élus qui effectivement bah se en voyant ces images ne peuvent que s'émouvoir mais qui peut-être dans 2 mois seront encore en train de voter des lois pour revenir sur le le le zéro artificialisation nette ou négliger les zones humides et cetera. À un moment, il va falloir qu'on apprenne des erreurs du passé. Moi, j'ai longtemps travaill. Justement, puisque vous en parlez, euh c'est vrai qu'il faut penser maintenant aussi à la presse, c'est-à-dire là, on est dans l'attente de la décrue qui paraît interminable pour les les sinistrés. L'eau finira par mais ensuite les sinistrés eux, est-ce qu'ils finiront
aussi par partir ou est-ce qu'ils subiront ? Est-ce qu'ils s'adapteront ? L'une des équipes de LCP a choisi de retourner à Arc. C'est une commune du Pas de Calais qui avait été inondée trois fois en 6 semaines il y a 2 ans. Qu'est-ce qui a été entrepris depuis ? Reportage de Dario Borgogn avec Eva Billon.
L'année prochaine, les 32 maisons de cette rue auront disparu. Objectif de la commune crée ici une zone naturelle pour absorber l'eau en cas de crue. Entre novembre 2023 et janvier 2024, la ville a essuyé trois inondations successives en 6 semaines avec des dégâts considérables, particulièrement dans cette rue. Les derniers locataires vont donc quitter les lieux à la fin de la trêve hiverale car pour mener à bien ce projet, tous les propriétaires ont accepté de se faire racheter leur maison par l'État. Tous pas vraiment. Regardez ça. C'était la cuisine. C'est affreux. Christian Dirx a eu 1 m40 d'eau dans son salon mais il refuse toujours de vendre la demeure familiale. J'ai 80 ans. Bah qu'on me laisse finir
ma vie tranquille ici. La zone naturelle existe déjà. Toutes les maisons ont un jardin. Alors, ils vont gagner quoi ? Allez, ils vont gagner 10 m sur toute la longueur. On a fait un bassin de rétention la sortie d'arc pour éviter les inondations. Les pompiers, ils ont acheté des nouvelles pompes pour disons prévenir en cas d'inondation. Donc tout est prévu. Des décisions difficiles mais la commune préfère désormais anticiper. Elle a aussi créé une équipe de 15 bénévoles qui forment les citoyens à réagir en cas de nouvelles crues et on pour mieux euh coordonner les différents a qu'on pour apporter à la ville. Mais surtout les travaux d'aménagement se multiplient. Réparation de dig renforcement de berges ou encore ceux des versoirs géants chargés de guider
l'eau lorsqu'elle déborde du fleuve vers un autre canal. On s'est quand même eu fortes inondations. C'est à cet endroit-ci qu'on a trouvé la faille et c'est pour ça queon a construit c cette partie-ci de dé versoir pour éviter d'aller inonder plus l'intérieur des terres. 6 mois de travaux pour un coût d' 1,2 million d'euros. Un montant important pour cette agglomération mais indispensable. La nature est tellement pas évidente qu'on peut pas gérer et c'est elle qui a le dernier pouvoir. Donc nous, on est obligé de subir et c'est là où on peut apporter des solutions. Pour d'autres, c'est encore loin d'être suffisant. Pour moi, c'est une compensation de ce qui aurait dû être déjà prévu depuis longtemps qui a que les travaux structurants ont été faits en partie,
mais il arrivera un moment où ça suffira pas. Mais c'est la méthode qu'il faut changer et nous on pense franchement que c'est le devoir de chaque commune de ralentir un peu d'eau chez lui pour éviter de l'envoyer chez le voisin. Et oui, reportage à Arc donc dans le Pas de Calais. Bonsoir Clément Gaillard et merci d'être avec nous. On se pose la question de savoir si nos villes sont construites pour résister à ces crues à répétition. Je voulais vous montrer une image ce soir parce que des inondations, on en a toujours connu et on se rappelle à Paris de la crue du siècle, la crue de la scène en 1910. Je voulais vous montrer l'image de l'Assemblée nationale où à l'époque en 1910, on est fin janvier, les députés viennent siéger, embarquent. Clément Gaillard, est-ce que
depuis on a aggravé notre exposition au risque de cru ? Qu'est-ce qui a rendu nos villes imperméables ? En fait euh en fait si vous voulez, on a eu une approche de l'urbanisme qui était essentiellement fonctionnelle et qui en fait a un peu négligé la place de l'environnement et des facteurs climatiques dans la dans l'aménagement. Et on hérite en fait d'une vision de l'eau qui est aussi très ingénieuriale d'une certaine manière. Et si vous voulez depuis le 19e siècle, on considère que l'eau c'est une forme de déchet et qu'on peut le gérer comme on gérait un déchet. donc avec des gros tuyaux et les canalisations. Donc il y a une approche qui est très technicienne
de ce problème-là et qui fait que ben on se trouve aujourd'hui sous l'effet du changement climatique à à avoir un système qui n'est plus adapté au aux événements qui arrivent. En fait, vous parlez du réseau des eaux pluviales et le réseau d'assainissement. C'est ça qu'est-ce qu'on a mal fait. plus globalement la philosophie, c'est la philosophie qui est derrière, c'est qu'en fait vous quand on commence à travailler sur le les cours d'eau, on a on a beaucoup canalisé à une certaine époque, on a beaucoup fait en sorte de de bétonner des berges parce que en fait l'idée c'était justement de dire bah finalement on peut contrôler ça et contrôler le flux de manière relativement régulière. Ce qui se passe, c'est que quand on a un épisode de cru, on se retrouve à avoir des des quantités
d'eau qui sont plus forcément gérables, mais on peut quand même continuer à se dire "Bah, finalement, on va avoir des ouvrages encore plus gros pour gérer cette cruel-là." Sauf que sous l'effet du changement climatique, on a maintenant des épisodes pluvieux tels que vous avez beau imaginer dimensionner un ouvrage pour une pluie exceptionnelle, cette pluie exceptionnelle, elle deviendra normale dans quelques années et et c'est là en fait on se retrouve face à une forme de de limite dans notre raisonnement quoi. Donc l'enjeu c'est de désimperméabiliser nos villes. Oui, effectivement, c'est-à-dire en fait, on doit restaurer, si vous voulez les zones tampons qui peuvent exister entre les villes, les aménagements là où vive la population et les zones, les espaces naturels. Et il faut aussi
concevoir justement de telle sorte à ce qu'on puisse laisser la place à l'eau, laisser la place au cours d'eau. Dans les reportages que vous avez montré, il y a beaucoup de rez-dechaussée inondés. En fait, dans une zone qui est potentiellement inondable, il faut concevoir de telle sorte à ce que le rez-chaussée soit inondable. Donc, on va essayer de faire en sorte d'avoir des rez-de-chaussées plus poreux avec par exemple des pilotis. On va essayer de faire passer le réseau électrique sur le plafond euh pour éviter en fait d'avoir des des problèmes de coupure de d'électricité, des choses comme ça. Mais donc on peut concevoir de manière à intégrer l'eau, mais faut vraiment se dire que l'eau va prendre place pendant un moment dans ces re-de-chaussées. Donc
ça implique de reconcevoir totalement notre manière de voir ce que c'est qu'une maison, ce que c'est qu'un appartement et ça c'est pas simple parce que c'est une chose qui est relativement nouvelle. Il faut pas non plus se dire que il y a beaucoup de de villes et beaucoup de sociétés qui habitent dans des zones inondables, des fleuves, dans dans des des bordures de lac et cetera. Simplement, ils ont une architecture, un urbanisme qui est adapté notamment en utilisant des piloties, en surélevant les constructions et cetera. On a vu des initiatives euh fleurir dans toute la France. Euh, je pense notamment au concept de ville éponge qui avait été imaginé par un par un architecte chinois et qu'on a essayé de transposer dans certaines villes notamment à Lyon.
Est-ce que vous pouvez nous dire quel est l'esprit de ce concept de ville éponge ? Oui, en fait une ville si vous voulez, elle se comporte paradoxalement un peu comme un désert. C'est-à-dire que quand il pleut sur un désert, vous avez l'ensemble de l'eau qui va ruisseler euh qui va être évacué très rapidement. Et ça ben ça va créer potentiellement des cru sur les les villages, sur les villes qui vont se retrouver vraiment en en aval, quoi. Euh et en fait l'idée de la ville éponge, c'est justement de faire en sorte que la quantité de d'eau qui tombe sur une surface donnée soit le plus possible stockée, ralenti et infiltré sur place si vous voulez. C'est l'idée que justement on va pas contribuer à augmenter le ruissellement chez le voisin. C'est ce qui était
évoqué dans votre portage en fait. C'est ce qui est important, c'est aussi de raisonner à l'échelle du bassin versant. C'està-dire que quand une ville va commencer à canaliser un cours d'eau, c'est elle va l'accélérer et en fait générer des problèmes qui vont être plutôt en aval. Donc ça c'est aussi une vision mutualiste d'une certaine manière. Mais comment on fait dans des villes qui sont construites sur des par exemple en dessous de Paris, il y a il y a de la il y a de la cré il me semble. Donc ça risque d'affaiblir les sols, non ? Ouais, vous avez raison. À chaque fois, il faut intégrer les les questions lié au sous-sol. C'est vrai que quand on parle d'exemple effectivement de on parle d'Allemagne ou de la Chine comme des exemples de ville épéponge, on a pas
tout à fait le même urbanisme. Nous, on a des villes beaucoup plus denses, beaucoup plus compacte. Donc la philosophie, elle est en fait de considérer toujours qu'on va essayer de traiter l'eau sur place plutôt à l'air libre, éviter de la canaliser tout de suite et de la ralentir. Donc on va plutôt raisonner en fait en terme de ralentissement, dire on va essayer de gérer, de de tamponner le plus possible l'évacuation de l'omée. Vous avez raison que dans beaucoup de villes françaises qui sont plus compactes que celles qu'on peut connaître dans d'autres pays, c'est un problème qui est qui est beaucoup plus complexe parce que voilà, il y a de la densité dans nos villes qui qui qui voilà qui complexifie le problème. Oui. Jean-Claudre, est-ce que certaines
villes doivent accepter aussi de reculer face à l'eau ? C'est c'est déjà le cas ça déjà notamment sur les zones côtières. Mais effectivement, on a on peut se demander si on n pas été confrontié à des formes d'amnésie entre deux crues ou d'irresponsabilité. C'està-dire que voilà, des constructions se sont développées dans des zones où manifestement il n'aurait jamais fallu fallu le faire. J'ai vu par exemple à Redon qu'on retrouve souvent dans dans les reportages des zones commerciales, des zones industrielles qui ont été construites sur des zones de marée et qui ont été confronté à des épisodes récurrents d'inondation. Donc aujourd'hui effectivement, il y a il faut s'adapter, c'est-à-dire que
il y a des dispositifs qui permettent de d'adapter les les maisons ou même les les entreprises, les équipements publics aux inondations faire en sorte que le leur impact soit amoindri. Mais aussi sans doute dans dans certains cas, même si c'est pas le cas dans ma commune, se se demander si des zones peuvent encore décemment être habité puisque se pose la question qu'on a évoqué tout à l'heure des assurances. Combien de temps les assurances seront-elles au côté des des gens si le phénomène se reproduit deux fois, trois fois ? On va mais Olivier, je crois qu'il y a des questions téléspect une des personnes qui nous regardent s'appelle Valentin qui a été marqué par la tempête Xintia. Alors, c'est une tempête, c'est pas des crues mais et qui repose la question de est-ce que l'État,
les collectivités prennent suffisamment en compte le fait qu'il faudrait peut-être augmenter le nombre de zones non constructibles, de zones inonda et euh et encore l'air à ce qu'on a entendu aussi. Peut-être est-ce que peut-être vous qui êtes spécialiste de la prévention des risques majeurs. Alors effectivement, on a on a des collectivités qui prennent des mesures hein pour à la fois accompagner évidemment l'activité économique. Et là, vous savez ce sont les documents qui sont produits et qui sont obligatoires. Les documents d'information communaut risques majeurs, les papis, les plans d'action de prévention, inondation, vous avez les plans communautés de sauvegarde. On va devoir rajouter les plans intercommunaux de sauvegarde au niveau des agglomérations qui ont la gestion de l'eau,
la GMAPI, la gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations. Exactement. Oui. Qui est confié aux intercommunalités depuis 2018. Exactement. Donc ça reste à l'échelle locale quand même locale. Et donc on a énormément de documents, on a beaucoup théorisé, on sait ce qu'il y a à faire. Maintenant effectivement parfois ce qui manque c'est l'ingénierie, c'est les budgets. Le fond Barnier, il était censé servir à ça. C'est aider, accompagner, financer. L'argent euh il est remis dans les discussions budgétaires souvent au budget de l'État et donc on n' pas utilisé ou dépensé cet argent. Et je rappelle 1, mis dans la prévention il y a 10 15 20 ans, ça nous aurait évité 5 € 10 15. Euh et je rajoute ces ces valeursl parce que c'est 5 € si on
compte juste les dégâts matériels. Mais si on pense aux dégâts sur la santé mentale, sur les arrêts de travail, sur les suicides, sur toutes les troubles psychosociaux induits par ces catastrophes, c'est énorme. Et on n' pas que ces crises là. Là, on est à l'émotion pour pour des inondations, mais la réol par exemple c'est la moitié des des arrêtés de catastrophe naturell, c'est de la sécheresse et l'autre moitié c'est les inondations. Vous voyez queon a plein de de crises à gérer. On tourne autour de l'éléphant dans la pièce là, le coût de ces inondations. On a déjà un chiffre Fanny. Alors, c'est une estimation. C'est une estimation. Depuis le début de l'année 2026, entre 2 et 3 milliards d'euros, le coût des inondations. Exactement. C'est un chiffre très
important puisque par exemple à titre de comparaison 2024 le coût des inondation et des crus par les assureurs pour les assureurs, ça avait été 1 milliard d'euros. Donc vous voyez et c'était sur l'année déjà trois fois plus là. Voilà. Et là vous voyez 5 milliards d'euros c'était le le coût en 2024, on n pas encore les chiffres de 2025 de tous les événements climatiques qui ont pesé sur les assurances. Voilà, on y ajoutait la sécheresse, d'autres d'autres événements, mais vous voyez que c'est énorme. Pour vous donner un ordre d'idée, on parlait tout à l'heure de la tempête Nils la semaine dernière et bien selon le la caisse centrale de réassurance, 250000 sinistrés, 1 milliard d'euros d'indemnisation rien
que pour cette tempête. Donc vous imaginez euh avec les les événements comme vous le disiez qui sont en en plus vraiment très très larges et multiples, ça va être très élevé. Et ça c'est le coût direct. Mais on commençait un peu à en parler avec Gael Musquet. Il y a un coût indirect aussi. Bah oui, parce que ça pèse sur l'activité. Pendant ce temps-là, les gens ne travaillent pas, les usines sont fermées, les boutiques sont également fermées, les agriculteurs peuvent pas cultiver. Donc c'est de l'activité en moins, sans compter effectivement tous les indemnisations des collectivités, des réseaux électriques, des routes, euh du mobilier euh urbain et puis euh vous le disiez euh il y a aussi euh le coût
pour euh notre modèle social puisque quand vous ne travaillez pas, vous mettez vos salariés en chômage partiel quand il y a une inondation et vous l'évoquez toutes les toutes les problématiques de santé que ça peut poser. Ce sont des petits points de croissance 01 02 qui vont disparaître dans l'eau. Et la difficulté c'est qu'en France on est très exposé à ce risque, vous le savez mieux que moi, mais entre notre littoral côtier qui est très étendu et puis tous nos cours d'eau, 47 % des communes sont exposées ont des zones inondables. Donc vous voyez, ça fait près de 17 millions de Français qui sont directement concernés. Alors la question magique, qui va payer ? Et bien écoutez tout le monde les entreprises déjà parce que elles payent
des contrats d'assurance qui ne cessent d'augmenter 9 milliards d'euros quand même elles estiment l'an dernier. Les collectivités vont également payer et puis les tarifs des assurances habitation qui ne cessent d'augmenter. on est sur une progression de quasiment 10 % par an et ça n'est pas terminé puisque étant donné la sinistralité que l'on observe ça va progresser et ça ne va pas s'arranger du tout dans les années à venir parce que selon les projections de France assurance le coût cumulé du péril inondation seul le péril inondation entre 2020 et 2050 milliards d'euros en cumulé he mais ça
fait 80 % de plus qu'entre 1989 et 2019. Est-ce qu'il faut redouter Jean-Claude Rot que des zones deviennent inassurables ? sans doute vu les vu les enjeux financiers parce que tout nous voyons tout à l'heure dans le reportage un exemple où l'État avait racheté euh l'intégralité de la rue quand il s'agira de des des maisons de la presquille de Kibron du golfe du Morbiance l'addition sera autrement lourde et euh et effectivement les assurances déjà pour les particuliers ça a été évoqué aussi pour les collectivités deviennent exorbitantes avec des des franchises qui dépassent parfois l'entendement. C'est c'est un vrai enjeu et chaque moment que nous perdons ou à force de repousser
l'échéance nous nous confrontera une réalité qui sera absolument brutale. Ce que je dirais que la prévention contre les inondations c'est à la fois un travail de fourmis pour reméandrer les cours d'eau, pour trouver des zones d'expansion et un travail de titan tant l'ampleur de de la tâche est immense. C'est les travaux d'Hercule Gael Musquet l'éducation on parle peu des enfants, on les voit peu d'ailleurs dans ces reportages. Évidemment, on peut comprendre un droit à l'image du parents et cetera, mais c'est ce qui me rend optimiste. Alors, j'étais avec mes étudiants cet après-midi. C'est important qu'on puisse former des ingénieurs, qu'on puisse des techniciens qui puissent relever ses défis, qui puissent s'engager aussi hein pour faire évoluer les politiques publiques, les
les outils financiers. La caisse centrale de réassurance, c'est 1946 pour protéger les Français contre les calamités naturelles. Donc nos anciens avaient aussi ce génie financier. On est encore dans le top 30 des caisses de réassurance mondial hein. Donc c'est dire à quel point on a été innovant en 46. Il y a aucune raison qu'on le soit pas. Mais pour ça, il faut former nos enfants, il faut leur donner de l'espoir parce que ils sont confrontés évidemment à tout ça et c'est important. Là, c'est pour ça que je pars avec eux et que je les amène régulièrement avec moi en mission parce que je suis un enfant dont on a pris soin. Je suis un enfant qui a été sensibilisé à ces questions pour avoir été victime moi-même d'un ouragan. Donc, c'est important qu'on puisse leur
transmettre aussi cet espoir en la en l'émettant au travail hein, sur des problématiques que nous n'avons pas su résoudre nous-même. Lieutenant colonel à hôtel, comment les pompiers et ce sera le dernier mot pour vous, comment les pompiers accompagnent cette adaptation au risque ? Alors, on est confronté effectivement à au besoin de d'améliorer euh cette culture du risque auprès de nos concitoyens. Euh toujours un travail d'anticipation et de prévention. Et on est également confronté à cet effet ciseau entre les masses financières qui doivent être désormais dédiées à la prévention, à l'aménagement du territoire, mais également pour un besoin immédiat auprès de de nos concitoyens au financement des services d'incendie de secours. On rencontre de plus en plus de
difficultés. financeurs qui que sont les collectivités territoriales, les départements, les mairies en particulier sont, pardonnez-moi l'expression, au bout du rouleau. Et lorsque le sujet est mis sur la table, il l'a été récemment à l'Assemblée nationale puisque il était question de d'augmenter légèrement la taxe sur les contrats d'assurance. Elle a été balayée d'un revers de main au final par un amendement porté par le Rassemblée nationale et confirmé par un avis conforme du gouvernement. Mais ben au final au au à la pour une raison toute simple, c'était d'éviter une augmentation du montant des contrats d'assurance, mais au final le montant des contrats d'assurance, il va augmenter tout seul et on aura pas réglé pour autant la question du financement.
Les assureurs ne nous demanderont pas notre avis. Merci en tout cas et j'entendais cet après-midi lors des questions au gouvernement un député Horizon demandait une un grenel de la protection des des population. On parlait de l'adaptation au niveau local mais peut-être aussi euh réfléchir à l'échelle du pays vu la situation que l'on connaît ce soir. Et je me permettrai juste un dernier mot. parlé des inondations mais il y a un gros sujet à l'heure actuelle en montagne on est en pleine période de vacances scolaires donc vraiment un message de plus grande vigilance la plus grande vigilance la plus grande prudence possible pour tous ceux qui ski en ce moment le message est passé merci à tous les trois d'être venus ce soir sur le plateau de chaque voaconte je remercie
également Clément Gaillard qui était en direct avec nous depuis Montpellier on a évidemment une énorme pensée ce soir pour les sinistrés de toutes ces zones sous l'eau. Ce soir dans un instant toute autre chose. Pression maximale sur la France insoumise après la mort du militant nationaliste Quentin Desan. On en parle avec nos trois prochains invités. Mais avant cela, c'est quelle histoire ? Et c'est Olivier Avanello.
Et Olivier, ce soir, vous vouliez nous parler d'Emmanuel Macron qui est en Inde pour une visite d'État accueillie en très grande pombe pour une relation qu'il qualifie de partenariat sans limite. On est à deux doigts d'une idal franco-indienne. Mais ce que vous nous dites ce soir, c'est attention qui trop embrasse malin. Exactement. Les Indiens ont sorti tous les fastes possibles pour accueillir Emmanuel Macron. Aucun des 1ARD4 millions d'indiens n'étaient censé ignorer la présence du président français. C'est le pays le plus peuplé au monde. Vous me voyez venir ? Cela veut dire un marché potentiel absolument colossal. Avec le président 110 patrons on était là, 20 accords commerciaux ont été signés. Une promesse de vente de 114
rafales qui viendrait s'ajouter au 62 déjà signés. Donc tout ça est absolument colossal. Mais si vous regardez bien, ce qui a intéressé le premier ministre Maudit, c'était surtout les hélicoptères et ce partenariat avec Airbus qui a été révélé façon un peu Bollywood avec sur l'affiche à la fois le président Emmanuel Macron et puis les deux entreprises Airbus et Tata pour l'Inde. L'hélicoptère, c'est stratégique pour l'Inde parce que c'est un pays qui évidemment à cette chaîne Himalayenne qu'il convient de survoler, de pouvoir apporter des secours, des vivres éventuellement des hommes en cas de conflit mais surtout ce qui intéressé le président Maudit et on le voit sur cette vidéo qui l'a diffusé durant la conférence de presse. Vous allez voir le
dernier mot, il résume tout et il résume surtout la politique de ce président, politique nationaliste qui veut mettre en avant son pays. À partir de maintenant, c'est fait chez nous. Et c'est ça qu'il vaut pas perdre de vue. Ce que lui cherche, c'est du transfert de compétences. Madein India. En fait, Maudit pense à lui, il pense à l'Inde et il pense aux intérêts de son pays. D'abord, c'est India first. Exactement. Et là où le président Macron est arrivé et en expliquant que ce partenariat allait peut-être rééquilibrer les déséquilibres stratégiques créés par Donald Trump. En fin de compte, vous avez un président indien qui pense à lui et qui est un peu comme Shiva avec ses euh ses six bras embrasse, il embrasse Emmanuel Macron mais en même temps il embrasse Donald
Trump et en même temps il embrasse Poutine parce que il a passé aussi des accords stratégiques avec les États-Unis et avec la Russie. Maudit cherche l'intérêt de son pays immédiat le plus rapide possible. Il y a que ça qui le guide. Et il y a une une allion dans son discours qui est passé un peu inaperçu parce qu'on est relativement inculte sur l'Inde et moi le premier fallu que je travaille cet après-midi pour comprendre ce qu'il avait voulu dire. Il a fait une allusion à un homme euh qui était lié à Marseille. Vous souvenez l'an dernier, il était à Marseille et puis il a dit dans son discours "Mais à Marseille, il y a un homme que tous les Indiens connaissent qui a fait quelque chose de grand pour son pays. Écoutez-le. Le grand combattant pour la liberté, ville savarcar
a sauté dans l'océan pour échapper aux anglais. Cet acte de sa part a symbolisé sa détermination inébranlable d'assurer l'indépendance de l'Inde. Virarcar, c'est son nom qui alors qu'il était transporté de Londres en Inde dans un bateau qui fait escale à Marseille passe par-dessus bord pour pouvoir s'échapper. un nationaliste et il a marqué le pays puisqu'il a développé une théorie extrêmement nationaliste et s'appuyant sur la centralité de l'hindouisme. C'est l'Inde pour les hindous. C'est cette vision là que continue à prener le président et le
premier ministre indien Maudit et son parti. C'est une vision euh d'une nation très belliciste euh avec une priorité aux hindus par rapport aux autres minorités religieuse. Et ce qui est étonnant c'est que euh lorsque dans le passé on voyait des présidents français partir en Chine euh avec beaucoup de patrons aussi en permanence on lui opposé euh bien les droits de l'homme, la démocratie de ce régime. Quand on part en Inde, on a l'impression que tout ça est oublié. Il y a une forme de bienveillance naturelle envers l'Inde comme si c'était naturellement et encore aujourd'hui un pays en recherche d'harmonie, de stabilité, de paix intérieure. C'est pas du tout ça euh l'Inde de Maudit. C'est au contraire un régime qui est extrêmement dur. C'est un régime euh qui euh envers les minorités
religieuses, musulmanes et chrétiennes laisse faire beaucoup d'agression et où les autorités regardent un petit peu ailleurs. C'est un pays où il y a une violence endémique envers les femmes qui est absolument colossal. Euh tant si bien que l'une des euh grandes écrivaines indiennes euh qui écrit en anglais, qui était l'invité de France Interre la semaine dernière, elle s'appelle Arun Tirroy, euh a mis les points sur les en disant "Mon gouvernement est un gouvernement fasciste" et ça on l'oublie souvent. Merci Olivier. On passe à la question qui fâche
et j'accueille sur le plateau de chaque voix compte Aurélie Trouvé député la France insoumise de Sinten Bonsoir. Bonsoir et merci d'être là au côté de François Carmier Bouligeon député ensemble pour la République du cher. Bonsoir bonsoir et bonsoir Sandrine Runel député socialiste du Rô. Merci à tous les trois d'être là ce soir. 11 personnes sont ce soir en garde à vue dans l'enquête sur le meurtre de Quentin Desanché à Lyon jeudi dernier. Les gardes à vue viennent d'être prolongé pour 24 heures. Parmi les interpellés figurent deux des assistants parlementaires du député insoumis Raphaël Arnaud. La pression sur la France insoumise n'a cessé de s'accentuer. Le gouvernement appelle le parti de Jean-Luc Mélenchon à exclure Raphaël Arnaud de son groupe parlementaire. La gauche, elle
s'interroge sur la conduite à tenir envers les insoumis avant les prochaines échéances électorales. C'est Clément Perou qui vous pose ce soir la question qui il est temps que vous fassiez le ménage madame la présidente Panot. Le ménage dans vos propos, le ménage dans vos idées et surtout le ménage dans vos rangs. Ce ménage évoqué par le Premier ministre cible en premier lieu Raphaël Arnaud, député LFI, cfondateur de la jeune garde d'une organisation antifaisout en juin 2025. Plusieurs de ses anciens membres ont été interpellés hier et aujourd'hui dans le cadre de l'enquête sur la mort de Quentin de Rank. Parmi eux, Jacquellie Favreot, collaborateur parlementaire de Raphaël Arnaud. Le
député a annoncé avoir mis fin à ses fonctions hier. Pas sûr que cela suffise à éteindre l'incendie, plusieurs responsables politiques appelle désormais à la démission de Raphaël Arnaud. l'honneur, laissence, le respect à l'égard de la famille de ce jeune militant nationaliste incombré à monsieur Arnaud de quitter ses fonctions. Moi, j'appelle la présidente Mathilde Panot à exclure Raphaël Arnaud de son groupe ou tu du moins à l'exclure temporairement pour marquer cette clarification pour dire non à la violence. La France insoumise a toujours assumé de compter dans ses rangs Raphaël Arnaud. Fich s en raison de ses actions militantes, son profil est depuis
longtemps pointé du doigt. Viens là toi. On a dit dans un meeting qu'on était fier d'avoir uniché. Ça fait gagner l'élection du coup. Bah oui. Voilà comment Jean-Luc Mélenchon l'accueillait à l'assemblée après son élection. Ce matin encore, le coordinateur de la France insoumise, Manuel Bonpard, lui a réitéré son soutien. Cet après-midi, le quotidien Le Parisien a révélé qu'un deuxième collaborateur de Raphaël Arnaud, fich lui aussi, se trouve également en garde à vue dans le cadre de la même enquête. Mais le ménage évoqué par Sébastien Lecornu dépasse le cas de Raphaël Arnaud. La France insoumise et son
groupe à l'Assemblée sont accusés de conflictualiser la vie politique. La présidente de l'assemblée Yëelle Brun Pivet l'a à nouveau martelé ce matin. Soir même Jean-Luc Mélenchon en meeting fait huer la présidente de l'Assemblée nationale. Mais dans quel monde on vit ? Vous le jugez responsable de ce climat ? Mais en tout cas ce qui est sûr c'est qu'il ne prononce pas des mots d'apaisement et ça c'est grave. Face aux attaques, Jean-Luc Mélenchon reste droit dans ses bottes et défend la stratégie de sa formation politique. Mathil Panu n'est pas la personne qui fait le ménage chez les insoumis. Elle est la présidente du groupe parlementaire dont nous sommes fiers. Signe sans doute d'un climat qui ne cesse de se tendre, le siège de la France insoumise a dû être évacué ce
matin suite à une alerte à la bombe. Notre question qui fâche ce soir, la France insoumise doit-elle effectivement faire le ménage ? Et avant cela, une première question à vous Aurélie Trouvé. Est-ce que d'abord vous avez eu ces dernières heures des nouvelles de Raphaël Arnaud ? Alors ce que je sais c'est que Raphaël Arnaud et on va en reparler du fait de la cabale actuelle qui est menée par toute une partie de la classe politique et en premier lieu par l'extrême droite mais aussi par le gouvernement. Raphaël Arnaud est menacé de mort et en l'occurrence voilà actuellement il n'est pas à l'Assemblée nationale tout simplement parce que il se sent en danger. Voilà. Euh ensuite, justement, moi je voudrais revenir dessus et sur ce
que sur votre reportage parce que je crois que le drame terrible qui s'est passé d'abord évidemment nous le condamnons toutes les tous les violences qui ont amené euh à à ce décès d'un jeune homme, personne ne devrait mourir euh pour ses idées et je le dis, personne personne ne devrait ainsi s'acharner sur un jeune homme pour ses idées et c'est effroyable ce qui s'est passé. Maintenant, je veux dire aussi que tout le monde devrait réagir avec dignité retenue euh et avec respect aussi de l'indépendance euh de la justice. Il y a une enquête judiciaire en cours et elle établira les responsabilités individuelles. Moi, je suis choquée et vous en parlez pas ici, par exemple des propos qui ont été tenus
par le Premier ministre euh justement dans l'hémicycle, mais aussi par le ministre de la justice qui a dit "Elle, la France insoumise devrait être condamnée." Depuis quand un ministre de la justice franchit ce cap ? euh et piétine en fait un pilier républicain qui est l'indépendance de la justice. Et puis j'entends dire la la porte-parole du gouvernement, plus jamais un député de la France insoumise au sein de la l'Assemblée nationale. Voilà à quoi elle appelle. Alors est-ce que c'est le but de ce qui est en train d'être réalisé ? parce que je rappelle que mon mouvement de la France insouise n'a aucune responsabilité dans ce qui ce drame terrible et que moi je trouve ça ignoble d'instrumentaliser un drame comme celui-ci contre une force d'opposition ce soir
deux des assistants parlementaires de Raphaël Arnaud sont en garde à vue ainsi qu'un de ses anciens stagiaires. Est-ce que dans un peut-être dans une volonté d'apaisement, est-ce que lui-même ne formule pas le le le vœu de dire "Je me mets en retrait de l'Assemblée nationale ?" Est-ce que c'est une chose que lui envisage ou est-ce que c'est une chose que vous vous avez envisagé au bureau de la France insoumise à l'Assemblée nationale ? Raphaël Arnaud n'était pas présent à Lyon, il était à l'Assemblée nationale. Mais justement, que faisaient ces deux assistants parlement à Lyon ? il est élu de la République française, il est employeur de salariés et j'ai envie de vous dire si tous les employeurs de France et bien on leur mettait sur le dos dès lors qu'il y a un soupçon sur
leur salarié, je vais vous dire nous voilà, il y aura un certain nombre d'employeurs dans ce pays qui sera en difficulté. Donc vous voyez bien qu'il y a un problème parce qu'en fait il y a des amalgames et des raccourcis très dangereux qui sont en train d'être employés contre une force de l'opposition au gouvernement. Je le dis, en gros, c'est euh l'amalgame, c'est Quentin Deran qui a été tué par des antifascistes. Les antifascistes, c'est l'extrême gauche. L'extrême gauche, c'est LFI. Donc LFI est responsable. Et ça, vous voyez, c'est extrêmement dangereux. Et je le dis, tout le monde devrait être conscient de cela, au moins parmi euh la classe politique qui s'attache à des piliers républicains et je le dis encore, l'indépendance de la justice, la dignité et la retenue dans
une telle situation. Et ce n'est pas le cas aujourd'hui d'une grande partie de la classe politique et je le regrette. Sandrine Runelle, est-ce que Raphaël Arnaud doit démissionner ? Alors, ce n'est pas à ni à moi par ailleurs en tant que parlementaire, ni à aucun autre parlementaire de le dire aujourd'hui. Il y a une enquête en cours, il y a effectivement des interpellations. On va savoir, je pense, dans les prochaines heures, dans les prochains jours les suites de de ces interpellations. Garde à vue a été prolongé. Donc il y a une implication certaine bien sûr et puis de toute manière il y aura encore une fois la poursuite de de l'enquête. Donc on verra la responsabilité de de chacun et moi j'appelle surtout chacun à mesurer à la fois ses propos, les incantations aussi
sur des des missions, sur des ménages qui doivent être faits. Je pense qu'il est quand même nécessaire de laisser la justice faire son travail et après il appartient à chacun de prendre ses responsabilités. Et je pense que très clairement aujourd'hui, le climat qui est le nôtre dans euh notre démocratie quand même euh en France, dans la classe politique, mais aussi dans la société parce que la violence qu'on a retrouvé dans les rues de Lyon euh elle est malheureusement pas nouvelle et euh personne finalement ne connaît ce contexte lyonnais euh de l'ultradroite. Des rix comme celle-là, il y en a tous les mois, tous les mois dans Lyon et dans le vieux Lyon notamment. Là, on est arrivé à une extrême gravité parce que
ce jeûne identitaire est mort et évidemment que c'est dramatique et que c'est allé beaucoup trop loin. C'est véritablement en fait dramatique pour notre pays et pour le débat des idées et pour le débat démocratique. Mais je crois qu'il faut laisser d'un côté la justice faire son travail et après par contre me semble-t-il je pense que quand on est un élu, un parlementaire et qu'il peut y avoir des difficultés par rapport justement à l'indépendance du travail de la justice, il faut savoir se mettre en retrait mais en aucun cas pour l'instant il doit démissionner. Mais est-ce que vous êtes sur la même ligne que François Holland qui lui estime qu'il ne peut plus y avoir d'alliance avec LFI y compris au second tour des municipales dans un mois ? Mais c'est deux choses totalement
différentes. Et puis euh par ailleurs, on sent que vous prenez moins vos distances avec les insoumis que ces personnes. Je rappelle, moi je rappelle des faits, il n'y a pas d'alliance avec LFI euh au premier tour des élections municipales. Euh reprenez tous les François Holland parlait du second tour. Moi oui mais moi je suis élue de Lyon et quand vous regardez un certain nombre de villes d'ailleurs je je vous mets moi-même je serai incapable de vous le dire au défi de me trouver des villes dans lesquelles il y a une alliance entre le PS et LFI au premier tour des élections municipales. Il n'y en a pas. Donc il y a de toute manière des chemins qui sont différents. Il y a euh mais par ailleurs depuis aussi euh les exercices budgétaires de l'automne des chemins
différents qui ont été pris. Et donc il y a euh le chemin du Parti socialiste qui nous a été par ailleurs beaucoup reproché ces dernières semaines et ces derniers mois par LFI. Et il y a le chemin d'FI. Ce qui n'empêche pas qu'effectivement nous avons eu sur ces bancs à l'Assemblée nationale des positions communes et que je n'en doute pas, nous en aurons d'autres aussi quand il s'agira et nous le sommes à ce moment sur fin de vie ou à mourir à avoir des des positions communes. Mais là nous sommes dans une élection municipale, il y a un premier tour, il n'y a pas d'alliance entre LFI et le Parti socialiste et le deuxième tour c'est enjamber le premier. Donc pour l'instant chaque chose en son temps. François Cormier Boulon, je vous voyais les sourire en écoutant tout à l'heure
madame Trouvée. Est-ce que vous faites partie de ceux qui disent qu'il est temps que la gauche coupe les ponts avec et les filles ? Rien de drôle. Sourire n'est pas vraiment le terme parce que cette affaire là ne me fait pas sourire. Et je voudrais quand même dire la première des choses, c'est que nous devons avoir une pensée pour ce jeune euh Quentin Deroire, c'est lui. Euh moi, c'est la première chose que je voudrais dire. La deuxième, c'est que je voudrais quand même rétablir euh quand même un peu la réalité. Euh on ma collègue insoumise aurait les trouvé dit "Raphaël Arnaud est menacé de mort." Non, le seul qui est mort, c'est Quentin Derinc. Ma collègue dit euh euh c'est le gouvernement qui est responsable, euh les propos du premier ministre, du
ministre de la justice euh et monsieur Mélenchon d'ailleurs mettait en cause la police dans cette histoire. Non, euh ceux qui créent de la violence politique dans ce pays, ce sont les extrêmes. Monaouzouf disait l'ensauvagement des mots entraîne l'ensauvagement des actes. Et la violence politique, la violence dans la société, elle ne vient pas de nulle part. Elle vient de la volonté des extrêmes de conflictualiser tous les sujets depuis des années. Et ça commence par la France insoumise euh qui le fait de façon virulente. Le RN le fait à mot plus feutré mais aujourd'hui tout est conflictualisé. On vote une loi sur l'environnement. On dit que les députés sont responsables des cancers. On a le
massacre du 7 octobre euh euh à dans en Israël et les insoumis disent "C'est un mouvement de résistance, le ramasse qui est légitime dans son action." Voyez, tout ça légitime la violence. Et moi, j'ai lancé un appel. Nous devons absolument arrêter tout ça parce que ça finit par faire quoi ? par confisquer le débat par l'extrême gauche et l'extrême droite. L'extrême gauche nourrissant, étant le plus puissant carburant de l'extrême droite dans ce pays. Moi, je suis un républicain de progrès, un républicain modéré et je pense que ceux qui pensent au bien commun, les vrais républicains sont au centre des partis de gouvernement, des partis responsables. Et oui, la question se
pose. La question se pose aujourd'hui. C'est pas est-ce que on doit faire le ménage à la France insoumise ? Je pense que le cas de la France insoumise est désespéré. Ils ont quitté les rives de la République depuis maintenant plusieurs années. Monsieur Mélenchon l'incarnait il y a quelques années et par ses propos, par ses actes, par ses attitudes, par le fait qu'il envoie au Parlement pour le discréditer des drogués, des dealers et des gens violents comme Raphaël Arnaud qui l'a fait élire créateur de de la jeune garde. Justement à ce propos, je voudrais vous faire écouter ce que disait Gérald Darmanin cet après-midi devant le Sénat. Proposition de loi qu'il veut soumettre au parlement. Écoutez, je souhaite que dans le débat parlementaire, que nous ayons ensemble,
nous puissions réfléchir également à ce que toute personne encourageant et étant condamné par la justice pour ça bien évidemment à la violence, à la violence physique en raison des idées, en raison d'une déthnie, en raison d'une religion et je pense notamment aux attaques contre nos compatriotes juifs puissent également avoir une peine d'inéibilité pour que jamais des gens d'ultra gauche ou d'ultra droite puissent être naïvement, si j'ose dire, accepté dans des rangs de formation politique et que plus jamais en effet ni dans nos délibérations locales, ni à l'Assemblée nationale, ni au Sénat, nous ayons des gens qui jouent contre la République à l'intérieur de la République. Aurel trouvé des gens qui jouent contre la République à l'intérieur de la République ? proposition de loi dont par
le gérermanin consisterait à rendre inéligible des personnes qui auraient été condamnées pour violence volontaire ou pour violence ou pour propos Oui. Qui ça ciblera en premier lieu. Enfin pas nous parce que nous n'avons jamais été condamnés. Oui. Non mais nous n'avons jamais été condamnés pour par exemple des propos racistes. Je rappelle je rappelle par exemple que dans les rangs de l'extrême droite, il y a un député monsieur Baletti qui a été condamné qui par ailleurs tenait une librairie négationniste. Voilà. Donc maintenant, je vais aussi je vais je vais rétablir je vais je vais par ailleurs répondre à à mon collègue parce que on parle de principe républicains, je le redit. Quand il y a une remise en cause de l'indépendance de la justice, c'est piétiner un principe républicain.
Et la pente que la pente la pente que vous prenez la pente que vous prenez est dangereuse parce qu'en plus vous faites un amalgame depuis quelques jours entre le débat d'idées fusil véhément et les violences physiques, les violences effroyables notamment qui ont votre collègue est-ce que votre collègue est fichi ou non. collaborateurs chers collègues, est-ce que vous respectez aussi le débat répuber ce qui nous regardement c'est vous qui ne respectez pas le débat républicain. Vous n'êtes pas capable de me laisser parler jusqu'à la fin. Mais au bout d'un moment faut quand mme chacun chacun juge d'ailleurs qui est capable. Vous êtes fich vous ? Moi je ne suis pas fichiesse. Monsieur Arnaud est fichè c'est la moitié de son équipe parlementaire est concerné dans les
faits qui ont conduit à la mort de de chacun son pas tous nous y som moi je m'exprime tenu et dignité monsieur et je vous laisse parler donc si vous voulez bien me laisser parler jusqu'à la fin serable surtout que ce sont souvent je je vois des collègues masculins qui s'amusent à couper la parole des collègues. Alors on coupe pas la parole des femmes sur ce plateau. Exactement. Merci. Oui. Est-ce que Aurélie trouvé est-ce que comme Jean-Luc Mélenchon, vous vous continuez ce soir d'assumer votre proximité avec la jeune garde ? Est-ce que vous dites comme lui que c'est votre famille ? Bien. Alors, la jeune garde a été dissoute, que ce soit bien clair et la jeune garde avec laquelle nous avons travaillé n'a absolument rien à voir avec les actes effroyables qui ont eu
lieu à Lyon. Par ailleurs, la jeune garde a travaillé avec les écologistes, avec la CGT, avec la LDH, même avec Carole Delga qui avait invité la jeune garde. Et ce que je veux dire, ce qui est en train de se passer et j'en appelle à toute la gauche sociale et politique, ce qui est en train de se passer, il faut bien le voir, c'est en réalité tout un arc politique mené par l'extrême droite, une cabale contre la gauche sociale et politique. Et puisque j'ai un peu de temps parce que c'est une émission qui s'intéresse au fond et c'est pour ça que j'aime d'ailleurs venir sur ce plateau et que j'y viens souvent, moi ça me fait penser à un événement qui s'est passé aux États-Unis sous Trump. C'est au moment où il y a eu euh l'assassinat de monsieur Kirk qui est un influenceur d'extrême droite. Et
bien, il y a eu tout un climat de macartisme à ce moment-là contre les associations, contre les universités, contre toute la gauche sociale et politique menée par Donald Trump et son extrême droite. Donc ils se sont saisis d'un drame comme c'est le cas aujourd'hui pour et bien avancer les idées de l'extrême droite et je suis aurie moi de la vitesse fulgurante à laquelle avec laquelle l'extrême droite est en train d'imposer son récit. Et quand je vois que le ministre de l'enseignement supérieur et le Premier ministre aujourd'hui décide maintenant que dans les universités et bien on va demander à ce que dès lors qu'il y a un risque de de trouble à l'ordre public, il n'y ait plus de débat intellectuel comme et de et de conférence, je pense que c'est dangereux. Voilà et je le dis
parce que j'ai j'étais une universitaire jusqu'à il y a 4 ans et que vraiment d'ailleurs j'en appelle à toute la communauté scientifique universitaire ce qui est en train de se passer dépasse la France insoumise. Sandrine Runel, moi je voudrais réagir quand même sur les propos du ministre de l'intérieur. En fait les peines d'inibilité elles existent déjà et vous pouvez être de Gérald Amana pardon. Oui, garde des saut mais enfin on sait jamais finalement entre Retaillot d'armin enfin c'est mais peu importe ces peines d'égligibilité elles existe déjà. Il y a toujours des peines complémentaires quand vous êtes euh auteur et condamné pour un délit. Alors pour un crime, je vous en parle pas, mais pour un délit. Et donc il y a une peine complémentaire d'inibilité qui
peut être prononcée. Donc tout cela existe déjà. Et bien sûr que moi je suis favorable à ce que des personnes qui sont condamnées pour violence, violence conjugale, violence physique, violence verbale aussi, menace euh puisse évidemment ne pas être élu, ne pas exercer une fonction qui représente la la communauté et évidemment la représentation nationale. Mais tout ça existe déjà. Et je voudrais par contre qu'on ait un débat qui soit alors apaisé. Évidemment, les tensions sont extrême dans la société. Elles le sont évidemment à Lyon et elles le sont finalement à l'Assemblée nationale. Mais je crois que là politiquement nous avons une responsabilité et moi j'en appelle à ce que chacun, chaque groupe politique, chaque organisation politique d'une part prenne ses responsabilités. Et donc oui
euh il faut que dans chacun de nos mouvements euh on puisse avoir aujourd'hui une clarification, une ligne politique qui soit nette sur ce que nous voulons et le message politique que nous voulons porter. Mais à l'inverse, il ne faut pas attiser, il ne faut pas récupérer euh des événements aussi dramatiques que celui-là que celui-là. Moi, je ne trouve pas ça digne. Je trouve ça tout à fait indigne en fait et notamment l'extrême droite qui le fait très très bien, de récupérer euh la mort de ce jeune homme et peu importe ses idées parce qu'évidemment je ne les partage pas. Je suis à l'opposé de tout ce que il pouvait défendre et pr Je sais pas si vous avez eu le temps de la lire mais Olivier Fort a publié il y a quelques minutes une note de blog dans laquelle il dit "À force d'outrance
de chercher à conflictualiser tout et son contraire, LFI finit par laver par contraste l'extrême droite de sa violence intrinsèque et l'exonérer des turpitudes de ses propres satellites identitaires. L'incapacité de Lfi à reconnaître qu'elle a fait fausse route en se liant à un groupe dont certains de ses membres ont été condamnés pour violence volontaire abouti à cette insupportable inversion. l'antifascisme serait le nouveau fascisme. Alors, d'abord je redis mon appel à toute la gauche sociale et politique. Faites attention parce que ça n'est pas seulement la France insoumise qui est actuellement visée par des amalgames et des raccourcis dangereux par le non respect de l'enquête judiciaire. D'accord ? et que voilà, c'est l'entièreté de cette gauche et donc je
m'adresse aussi aux collègues socialistes qui feraient bien attention et là je demande effectivement un soutien sur des bases républicaines. Voilà, je crois que et et je crois que moi je regrette en fait voilà et heureusement et je le sais il y a aujourd'hui beaucoup de soutiens. J'ai entendu Sandrine Rousseau, j'ai entendu le président du groupe communiste Stéphane Peu, j'ai entendu Elsa Faussillon. Heureusement, nous avons beaucoup de collègues aujourd'hui qui justement sur ces principes républicains-là euh et bien tout simplement disent la vérité. Il y a une enquête en cours. Elle et la France insoumise qui a toujours prené la non violence. Il y a aucun appel à la violence jamais. La François Cor dernier mot parce que vous avez moins parlé mais je vous en conjure, vous avez 30 secondes.
Non mais d'abord la thèse la thèse de l'extrême droitisation du débat public ne tient pas. Olivier Fort n'est pas d'extrême droite. Je ne suis pas d'extrême droite, je combat d'extrême droite depuis que j'ai l'âge de 15 ans, j'en ai 53. Pas d'extrême droitation. Non, il y a des Républicains qui considèrent que la lex de violence dans la vie politique doivent s'arrêter et donc il y a une responsabilité des partis à désigner des candidats qui ne font pas appel à la violence et il y a une responsabilité des citoyens à ne pas voter pour des candidats qui vont entretenir un climat de violence dans l'hémicycle et ailleurs. Mais je me permets juste en fait juste de réagir dans les 30 secondes peut-être qui restent mais sur les propos notamment euh en fait ce n'est pas nouveau et ce n'est pas la
première fois en fait que nous disons stop en fait à la violence et à la violence verbale. Nous l'avons toujours dit. Donc en fait, nous le redisons parce que là nous sommes en plein cœur de ce conflit là mais nous redisons en fait stop à la violence. Stop à la violence sur les réseaux sociaux, sur les visuel, sur l'ensemble. Moi je vous dis stop tout cour parce que c'est l'heure du Bourbon Express. Il ne faut pas s'allier avec les partis politiques violents. C'est le journal de l'Assemblée nationale. C'est tout de suite et c'est Marco Pomier.
Réserve votre temps de parole. Cher Marteau. Bonsoir. Bourbon Express. Ce soir, on commence avec les auditions annuelles parce que c'est une tradition de début d'année, figurez-vous l'audition annuelle des patrones de l'audiovisuel public. Oui, c'était ce matin en commission des affaires culturelles Delphine Ernot pour France Télévision et Sibilveille pour Radio France face aux députés. Alors rien à voir hein avec la fameuse commission d'enquête sur l'audiovisuel public qui fait tant parler c'est autre chose mais cette audition être entendu assé nation mais cette audition elle était très politique quand même. La preuve avec ce moment de tension deux députés ont mis en cause le traitement médiatique de la mort de Quentin de par le service public. Est-ce que vous n'avez pas honte
Delphine Ernote du traitement médiatique révulsant avec lequel France Télévision a présenter la mort de Quentin laissant entendre qu'il était un peu pour quelque chose quand même dans le linchage à mort par des milices d'extrême gauche dont il a été victime. Mais Radio France a choisi le mot de Rix pour parler de ce meurtre. France interre, un militant identitaire grièvement blessé dans une rix. France Culture, une rix avec des militants antifascistes de la jeune garde. Madame Veille, savez-vous ce que signifie ce mot ? J'ai refusé les vois. Et face aux accusations d'elphine sibiles ont défendu le travail de leurs journalistes. Contrairement aux réseaux sociaux qui peuvent se permettre de faire des commentaires sans vérifier, jamais nous n'énonçons des faits ou des
qualifications sans avoir l'ensemble des informations. On peut toujours faire mieux mais en tout cas on a pris ce sujet et ce drame extrêmement au sérieux je peux vous le dire et on a essayé de le traiter avec les informations qui étaient à notre disposition. Voilà pour ce moment de tension en commission des affaires culturelles. Donc oui parce qu'il y a aussi la commission d'enquête sur l'audiovisel public. Alors là c'était pas une histoire d'audition, c'est une question de de paper la commission met la pression sur Rachidati. La ministre de la culture a une semaine pas plus pour fournir des preuves après ses accusations contre l'émission complément d'enquête. Lors de son audition, elle avait affirmé que le magazine de France I aurait proposé de l'argent à l'un de ses proches en
échange d'information. Accusation fermement démentie par le présentateur de l'émission Tristan Walex. Alors Rachid Adati va-t-elle apporter des preuves lundi d'ici lundi ? Écoutez, il demande le document lundi. Je m'adresserai à la commission. Vous n'êtes pas la commission d'enquête si vous êtes journaliste à RTL et on fait une matinale. Est-ce que sous serrement devant cette commission vous avez dit la vérité ? C'est une blague là ? Non. Voilà pour l'instant ça reste un peu flou. Qui de Rachid Adati ou de complément d'enquête dit la vérité ? On aura peut-être bientôt la réponse. Mais attention, un petit rappel hein. Mentir devant une commission d'enquête peut coûter jusqu'à 5 ans de prison et 75000 € d'amende. Et on finit avec la présidente de l'assemblée Yel Brun PV qui a acté la
suspension d'un chantier, celui du pavillon d'accueil de l'Assemblée. Oui, vous allez le voir hein, ce pavillon d'accueil à l'assemblée, voilà à quoi il ressemble aujourd'hui et voilà à quoi il pourrait ressembler, vous allez le voir demain. Alors le projet il est contesté, trop cher. Voilà, le projet il est contesté. Je le disais trop cher, trop contemporain pour le RN. Le projet il est surtout totalement à l'arrêt. La raison selon le canard enchaîné, personne n'a déposer de permis de construire. C'est cocass. Mais vous avez enquêté ? Oui, en réalité c'est un peu plus complexe que ça. On a contacté le cabinet de Yel Brun Piv. La question aussi qui gère les finances de l'assemblée, les investissements et selon Christine Piresbone, il y a eu un un problème technique.
Ce permis de construire, donc il n'a pas été refusé. Nous en avions bien déposé un. Nous l'avons retiré tout simplement parce que entre-temps euh nous avons été alertés sur le fait qu'il fallait une modification du plan de sauvegarde et de mise en valeur de du 7e arrondissement enfin de la zone en tout cas où est le palais Bourbon si nous voulions avoir une chance de voir le permis accepté. Or une modification de ce plan de sauvegarde ça demande des mois donc nous avons préféré retirer le permis de construire. Résultat chantier repoussé ce pavillon d'accueil, ce projet, il s'appelle l'avenir hein, mais pour l'instant l'avenir de ce pavillon, c'est pas pour demain. Merci Marco, merci à tous les trois d'être venus ce soir dans chaque voix compte. Merci Fanier et
Olivier. On se retrouve demain, même jour même canal 8 pour chaque voix compte dans un instant. CD Badoc avec Jean-Pierre Grenz une très belle soirée à demain. que c'est trop