Aulas, loi intégrale et présidentielles : Anaïs Belouassa Cherifi invitée de BFM Lyon
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique]
Bonsoir à tous, soyez les bienvenus pour votre rendez-vous politique du jeudi sur BFM Lyon Lyon politique. Cette semaine, je reçois Anaïs Bélo Chérifie. Bonsoir, merci d'avoir accepté notre invitation. Vous êtes la députée la France insoumise du Rône de la première circonscription mais aussi conseillère municipale à la ville de Lyon. Justement aujourd'hui, c'était le conseil de rentrée en présence de Jean-Michel Holas. On se souvient, vous aviez demandé sa démission de son poste de vice-président à la métropole au moment des révélations sur l'affaire à Breux. Véronique Sarcelli, la présidente, lui a rendu sa délégation début septembre. Que pensez-vous de cette décision Anaïs Béois Chérifie ?
Ben, je crois que c'est une décision euh indigne qui dit aux victimes "On ne vous croit pas et on ne tolère pas votre parole." Et c'est le sens aussi de l'intervention de monsieur Hollas la semaine dernière lors de la commission générale sur les violences sexistes et sexuelles qui sont tenues à la ville où il a fait un discours d'amende honorable. Tout ça pour se réhabiliter sans avoir aucun mot ni pour les victimes ni pour ce qu'il a fait tout en ayant un discours sur la présemption d'innocence.
Mais je crois que à l'heure où nous sommes traversés par énormément de difficultés sur les violences sexistes et sexuelles, où les femmes ont du mal à parler, où les enfants ont du mal à parler, où on a du mal à reconnaître les violences sexistes et sexuelles, on a des hommes qui se permettent d'invisibiliser la parole des victimes et ça je trouve ça inacceptable. Vous avez d'ailleurs quitté la salle la semaine dernière au moment de la prise de parole de Jean-Michel Holas. Ça a été le cas aussi de Nina Bouffé, conseillère municipal du 8e qui est proche, on le sait, de la de la victime présumée de de Roman Abreu.
Pour vous, la présence de Jean-Michel Holas à cette commission la semaine dernière était déplacée ? Bah je pense que comme c'est lui qui a pris en premier la parole après les intervenantes, je crois qu'il est venu faire amende d'honorable et sortir de cette commission comme une blanche colombe qui n'est absolument pas puisqu'il ne s'est jamais excusé pour la manière dont a été gérée cette affaire, dont la manière dont l'appareil de la victime a été accueilli entendu et je crois que un peu d'essence aurait été la norme notamment dans la prise de parole qui était très bien préparée et écrite pour lui mais ce n'était pas ses mots. Et je pense que c'était pas sa volonté d'être là.
Je pense qu'il faisait juste un coup de communication et je trouve ça indigne. L'affaire a bousculé le monde politique lyonnais la semaine dernière justement pendant cette commission générale sur les violences sexistes et sexuelles initié par Grégory Doussé en en juin dernier. Grégory Dousset a dit "Il est temps que le monde politique se regarde en face. Les violences sexistes et sexuelles ne se combattent ni dans l'entreois, ni dans le hclos, ni dans le silence. Ce sont ces mots au maire de Lyon. Mais est-ce que les politiques franchement sont prêts aujourd'hui à se regarder en face ?
Ben, je crois que ce qu'on a fait à l'Assemblée nationale sur la commission loi intégrale est en bonne voie. Je le dis parce que nous avons réussi à améliorer euh cette proposition de loi euh puisque dans un premier temps, c'était les collectifs euh féministe et enfantiste qui demandaient des mesures de prise en charge des victimes, que ce soit des enfants, des femmes ou d'autres personnes victimes de violence sexistes et sexuelles.
Et je crois que le travail que nous avons réussi à faire, c'est-à-dire entendre les les associations, entendre les revendications, mettre au cœur le parcours de soins, mettre au cœur toutes les femmes parce que dans le projet initial, il y avait notamment les femmes en situation d'handicap qui étaient exclu totalement absente en fait de ce projet de loi alors qu'elles sont doublement victimes de violence sexistes et sexuelles. C'était pour nous l'occasion d'essayer d'aller vers du mieux. Maintenant, la balle est dans le camp du gouvernement. Vous savez les associations demandent 3 milliards et 3 milliards il l'ornue en propose 1,5.
Alors je vous dis ça c'est de la poudre de Perlin Pimpin parce que il a annoncé chez vos confrères du Figaro me semble-t-il qu'il mettait 1,6 milliards d'euros sur la table sauf que cela concernait le projet de finance de l'année dernière. Donc les 300 magistrats qu'il a promis en plus c'est faux. C'est déjà le cas et nous demandons à ce qu'il y ait 3 milliards sur la table, que ce soit sur le projet de loi de finances, mais aussi sur le projet de loi de finances de la sécurité sociale notamment pour prendre en compte les parcours de soins et rembourser les parcours de soins pour les femmes victimes de violence sexistes et sexuelles mais aussi les enfants.
sur ce projet de de loi intégrale euh qui euh s'est terminé hier, l'examen du texte s'est terminé hier, la rapporteur générale a saluer un esprit de consensus euh je crois une volonté d'avancer ensemble mais euh les débats ont été vifs. Euh vous l'avez évoqué, il y a eu des dispositions qui ont été quand même profondément modifiées. Malgré tout, vous êtes satisfaite du texte qui va arriver jeudi prochain en débat à l'Assemblée nationale. Vous savez, les rapports de force en commission pas tout à fait les mêmes qu'en hémicycle. Donc c'est là on verra vraiment euh à la fin de cette première lecture où nous en serons. Mais moi, mon inquiétude première, c'est la première lecture au Sénat.
euh qu'en sera-t-il des sénateurs et de leur vision des fois archaïque en ce qui concerne les violences sexistes et sexuelles. Donc bien évidemment que nous travaillerons en hémicycle à faire en sorte euh qu'il y ait les moyens en face des propositions d'améliorer la loi, de faire en sorte qu'elle n'oublie personne puisque une des choses qui était aussi importante pour nous c'est de n'oublier aucun enfant et par exemple tout ce qui était considéré autour de l'aide sociale à l'enfance et les violences subies dans l'aide sociale à l'enfance étaient totalement mis sous le tapis.
Donc bien évidemment, nous ces lois intégrales, elle ne doit pas en avoir que le mot, elle doit en avoir aussi le contenu. Et c'est ce pourquoi on se bat sur Revenons à Lyon et sur cette commission initiée par Grégory Doussé, un plan municipal de lutte contre les violences sexistes et sexuelles doit être soumis au vote d'ici l'été prochain. Il a parlé également d'un fond d'aide d'urgence qui doit aussi être créé. Concrètement euh que pouvez-vous mettre en place au niveau local pour protéger et pour aider les victimes qu'il y ait un vrai changement rapidement ?
Déjà, moi au cours de mon intervention lors de cette commission générale, j'ai pu rappeler que notamment lorsque on mettait en place des centres municipaux de santé, il fallait penser à la santé des femmes et au fait de pouvoir accueillir les victimes dans ces centres municipaux de santé. Bien évidemment, il y a la question du fond d'aide qui est aussi un fond qui pourra permettre aux femmes de pouvoir être logé et c'est une des proposition que notamment j'avais fait pendant la campagne municipale sur comment on utilise la réquisition des logements vacants.
C'était une idée que j'avais, c'est-à-dire lorsqu'une femme est victime de violence conjugale, qu'elle n'a nulle part où aller avec ses enfants ou seul, la ville peut loger dans ses réquisitions de logement par exemple. Vous êtes également, vous l'évoquez, très engagé sur les questions du droit au logement. Il en a été question notamment pendant la campagne des des municipales. Le Tribunal Judiciaire de Lyon saisi par la métropole, vous le savez, a ordonné l'expulsion du bâtiment de la place de Milan occupé, on le rappelle, par 280 femmes et enfants.
La métropole compte également fermer les stations Milan et Rockfeller qui ont été créés par l'exécutif écologiste en 2022 et qui dispose au total d'une centaine de places d'hébergement d'urgence. Ça vous inquiète aujourd'hui de voir les décisions qui sont prises par le nouvel exécutif métropolitain ? Moi ce qui m'inquiète c'est que madame Sarcellie, présidente de la métropole de Lyon n'a depuis qu'elle est élu rien mis sur la table en terme de politique publique et ça fritte plutôt à détricoter toutes les politiques qui ont été mises en place pour garantir une dignité humaine pour les plus vulnérables.
Bien évidemment, je suis totalement opposée à sa politique d'expulsion que ce pardon que ce soit pour place Milan mais que ce soit aussi pour les station, c'est des personnes qui ont besoin de cet abri, qui ont besoin à quelques semaines du début de la trève hivernale de pouvoir être dans de bonnes conditions. Et je crois que madame Sarcellie depuis le début de son mandat déroule un agenda réactionnaire de droite qui va vers le tout voiture, qui réduit les subventions aux associations alimentaires ou même de mobilité douce, qui fait que des coups de communication revenu de solidarité jeune aussi. Tout à fait, j'allais y venir. Le revenu de solidarité jeune, c'est quoi ?
C'était un dispositif qui a été créé en 2021 pour des jeunes qui notamment sortent de l'aide sociale à l'enfance, qui n'ont pas d'appui familiaux, c'est 420 € par mois pour faire en sorte que ces jeunes vivent dignement tout simplement. Et ça concerne 4000 jeunes depuis que le dispositif est mis en place. Donc en fait, on va retirer 400 € à ces jeunes qui sont déjà dans une grande précarité. [grognement] De l'autre côté, on veut absolument remettre en cause l'encadrement des loyers. Enfin, là, ça commence à faire beaucoup. Donc moi, j'aimerais bien savoir ce que veut faire madame Sarcellie.
Bon, en tout cas, on a à peu près deviné euh quel était son agenda politique, c'est-à-dire de droite et réactionnaire et donc pas en défense des plus vulnérables. Mais sachez que nous, nous nous battrons à tous les niveaux pour faire en sorte que ces femmes et ses enfants puissent rester là où ils sont et qu'on puisse trouver des solutions de relogement. Sur la place euh Milan, plus particulièrement, la métropole, elle répond sécurité, bâtiment pas aux normes. C'est dangereux de laisser ses femmes et ses enfants dans ce bâtiment. Alors ce qui est troublant, c'est que l'argument de sécurité, il est il est aussi inversé. Quelle est la sécurité pour ces femmes et ses enfants dans la rue ?
Je demande à madame Sarcellie. Est-ce que cela ne constitue pas un trouble à l'ordre public par ailleurs ? Et donc je comprends pas comment on peut se dire décemment alors qu'il n'y a, c'est un faux argument, alors qu'il n'y a aucun projet sur ce bâtiment, qu'il n'y a aucun projet de démolition par ailleurs, c'est juste purement et simplement de l'expulsion. Et je veux dire aussi à madame Sarcellie une chose, c'est que le public qui est dans cette dans ce bâtiment, c'est le public de la métropole. C'est des enfants qui sont âgés de moins de 3 ans. C'est des femmes isolées et donc c'est ses prérogatives en tant que présidente de la métropole.
Donc elle ne respecte pas et elle n'assume pas ses préoratives. Respecte pas loi. Elle ne respecte pas la loi ni ses prérogatives. Les campements se multiplient à Lyon, vous le savez à Aï Bello Shérifie. ces fermetures, que ce soit euh les expulsions euh Place Milan, les fermetures des stations, vont-elles empirer la situation euh à Lyon comme le redoute d'ailleurs les associations, elles l'expriment depuis euh quelques jours de voir des campements se multiplier encore plus euh dans Lyon ? Bien sûr, on a une situation du logement qui est dramatique dans notre pays. Depuis la loi Casse Barrian en berger, on a une augmentation des expulsions locatives de 20 %.
Tous les ans, c'est 350000 30000 pardon ménages qui sont expulsés de leur logement. On a des expulsions de bâtiments et de station comme vous l'avez évoqué et donc on a systématiquement aucun relogement, aucune mise à l'abri qui est faite. Et donc forcément, où vont les gens ? Bah dans la rue ? Et ben on se retrouve comme dans le parc de Gerland avec des tentes avec des abris de fortune. On se retrouve sous des ponts avec des tentes avec des abris de fortune. Est-ce que c'est ça la métropole de Lyon ? Est-ce que c'est ça la France ? Moi je le crois pas. Il y a un principe, c'est le droit au logement inconditionnel, c'est-à-dire de mettre à l'abri les gens qui en ont le plus besoin.
Il y a un problème d'offre malgré tout de logement. Euh je vais me faire l'avocate du diable ce soir euh pour qu'il ne une contradiction quand même mais euh Lyon, la métropole euh comme certains disent ne peut pas accueillir toute la misère du monde non plus et on le sait, c'est difficile de se loger à Lyon et il y a le problème de l'offre et de la demande. Alors, ça c'est évidemment un problème qu'il faut que madame Sarcellie aille questionner ses alliés euh au Parlement, c'est-à-dire la droite et les Macronises qui depuis euh 2017 ont ont eu une politique du logement désastreuse qui a causé une baisse de 30 % euh des constructions. Donc ça c'est la première des choses.
Ensuite, euh donc aucune construction dans le parc social. Et puis la troisième des choses, c'est que lorsque on veut une ville abordable et accessible pour toutes et tous, et ben on maintient des dispositifs qui marchent. L'encadrement des loyers, ça marche. Ça permet à des gens de pouvoir se loger dignement à Lyon dans des prix encadrés et accessibles. Vous êtes également député de la première circonscription du Rône dans laquelle se trouve le le quartier de Gerland. On l'évoquait effectivement, il y a énormément de campements depuis le démantellement du campement de Jean Massé. On a vu des campements apparaître un peu partout euh sur l'arrondissement, l'insécurité, le trafic de drogue.
La cité jardin, vous l'avez vu, surnommé par ses habitants Zomband aujourd'hui avec de la drogue dure. Maintenant, on voit des personnes en pleine rue en train de prendre du craque. Que répondez-vous aujourd'hui à ces habitants qui sont à beau ? Déjà, je veux exprimer euh ma solidarité pour ces habitants qui évidemment vivent dans dans un climat qui n'est pas un climat bon euh ni pour eux, ni pour leurs familles, ni pour leurs enfants.
Et évidemment, je crois que la politique autour de du cité jardin, elle doit se mener sur plusieurs plans, c'est-à-dire déjà avoir une présence de la police, que ce soit pas police municipale, j'entends police nationale et aujourd'hui forcé de constater que ceux qui ont dit aujourd'hui au conseil municipal que l'exécutif faisait rien en matière de cité jardin sont ceux de la famille politique qui a supprimé la police de proximité et qui a supprimé aussi des effectifs de police. à Lyon, il manque un peu près 500 effectifs de police nationale. Ça c'est un état de fait.
Donc comment on veut durablement lutter contre le crime organisé puisque c'est ça dont on parle, c'est évidemment réinvestir des effectifs de police sur le terrain et pas que de la municipale puisque c'est pas assez prérogativ. Ça c'est la première des choses. La deuxième, il y a tout un volet prévention qu'on doit avoir notamment via les centres sociaux, via les MJC qui peuvent prendre en charge à la fois des des des jeunes qui sont en oisivité, je je peux le dire. Et puis dans un 2e temps, 3è, c'est d'avoir aussi euh ces centres municipaux qui permettent d'avoir des parcours à dictologie. C'est ce que je proposais pendant les municipales.
C'est-à-dire, il y a un volet prévention, il y a une un volet prise en charge pour faire en sorte de sortir de ces ces personnes de de la drogue en fait. Et évidemment, c'est un fléo. La métropole de Lyon a proposé son aide à la ville de Lyon, notamment une aide financière pour la sécurité notamment sur ce quartier de Gerland. La solution euh aussi c'est plus de caméras. Vous l'avez pas évoqué ? Non, mais je pense que la présence sur site, elle est bien plus efficace que une vidéosurveillance. Je l'ai dit moins et moins de fois pendant la pendant la municipale.
Je pense que rétablir une police de proximité, rétablir le lien avec la population, notamment les enfin les citoyens qui vivent à citer jardin, je pense qu'ils ont besoin aussi de parler à des personnes, mettre davantage de médiateurs sociaux aussi pour faire en sorte bah voilà de pouvoir aller discuter avec ces jeunes, pouvoir aller discuter avec ses familles qui craignent en réalité. Donc je crois que c'est une politique qui doit se mener sur plusieurs plans et pas simplement le plan sécuritaire puisqu'on a vu que ça marchait pas.
Est-ce qu'on est malgré tout selon vous à un point de bascule aujourd'hui à Lyon et dans la métropole comme beaucoup de policiers le disent aujourd'hui face au trafic de drogue, à ces règlements de compte, à ces faits de violence qui se multiplient, qui deviennent fréquents aujourd'hui et cette hausse de la violence. Est-ce qu'on est arrivé à un point de bascule ? Alors, je dirais qu'on a devenu un moment critique euh critique puisque depuis des années notamment nous alertons sur le manque de moyens dans la police et dans la justice, dans les moyens d'enquête, dans tout ce qui est fait par exemple les places netes. Je considère que ça ne marche pas.
Vous faites une opération place nette, ben 2h après, une journée après, ils reviennent. Bah, ça ne sert à rien. Il faut aller taper dans celui qui dirige. Donc pour ça, il faut des moyens d'enquête. Et on a beau le dire, que ce soit au Parlement ou peut-être nos interlocuteurs à la métropole de Lyon, si on en a, euh si on n'a pas cette politique de prévention de police de proximité, à la fois aussi euh de police nationale qui puissent opérer sur le terrain, ça ne marchera pas. Il faut aussi, pardon, [raclement de gorge] je m'étouffe, il faut aussi aller taper le consommateur. Je Ça c'est un vieux débat je pense qu'il y a dans la société et qui est là depuis très longtemps.
Mais je pense pas que aller, comme vous dites taper le consommateur, c'est ce qu'il faudrait faire. Euh je crois que ceux qui euh font du trafic de drogue euh ceux qui sont en haut euh de de enfin en tout cas en haut de l'échelle euh s'en mettent plein les poches et donc gère un business et donc exploite d'autres personnes euh qui euh sont par exemple en bas et dans la rue pour vendre la drogue. Et je pense que ça c'est pas la bonne solution. Je pense que la solution c'est d'aller chercher ces personnes avec des moyens d'enquête de police judiciaire pour faire en sorte que ils arrêtent tout simplement leur méfet.
Parlons de la France insoumise dans la métropole de Lyon également ce soir à Naï Belloa Sheriffi à Lesfi pourrait perdre deux des principales huiles remportées au municipal en mars dernier. Je parle bien sûr de Vavelin et de Vénitieux. Abdel Kader Lamar élu à Vau et Idir Bouertit à Vénitieux. La rapporteur public a recommandé l'annulation des deux scrutins pour irrégularité. Jean-Luc Mélenchon dénonce des manipulations politiques. Vous aussi ? Moi ce que je dis, je suis assez d'accord avec Jean-Luc Mélenchon, c'est que on a des recours qui ont été faits pour des méfets qui ne concernent ni Abdel Kader Lamar, ni dire Bouertit.
Moi en tout cas ce que je ce que je regarde c'est ce qu'ils ont mis en place depuis qu'ils sont élus. Fourniture gratuite à l'école, goûter gratuit, piscine gratuite lors des pics de de chaleur. Voilà, ce sont des maires qui font leur travail. Et là, on a donc une décision du tribunal administratif qui vient nous dire potentiellement on annule l'élection pas à cause de ceux qui ont gagné. Mais ceux qui ont perdu Oui, mais s'il y a eu irrégularité sur le scrutin. Mais pardon madame Poyad, ce qui ça va provoquer quoi tout ça ? Une jurisprudence.
C'est-à-dire que quelqu'un qui pense qu'il peut perdre cette élection et qui a un intérêt à ce qu'il y ait un recours qui soit en annulation et ben peut-être de manière délibérée fera des fautes dans le bulletin de vote ou fera en sorte de ne pas stipuler une nationalité comme ça a été le cas justement à Vau Envelin. Et donc ça crée une jurisprudence. Nous ce qu'on veut c'est bien évidemment de faire en sorte que ce ne soit pas annulé. Et puis je vous dis très tranquillement, si c'est annulé, il y a pas de souci. On n' pas peur des électeurs, on n pas peur des citoyens et des citoyennes. On regagnera ces villes.
La recommandation de la rapporteur publique, c'est parce que ce sont des maires insoumis. Non, mais je pense que je vais même pas rentrer dans ce débat là, mais je pense que effectivement il y a des vérifications qui n'ont pas été faites du côté des services de la préfecture et peut-être que c'est pas leur faute, peut-être que ils sont sous effectif, peut-être que c'est ils sont soumis à des coûts budgétaires, enfin vous avez été comme moi peut-être à la préfecture lors du dépôt des listes. Enfin, c'est une c'est une usine.
Donc je crois queil faut prendre du recul vis-à-vis de tout ça, mais en tout cas de considérer que peut-être l'erreur a été fait du côté des personnes qui ont déposé la liste de manière de manière délibérée et ceux qui ont reçu cette liste et qui n'ont pas vu l'erreur qu'elle comprenait. Dimanche, ce sont les élections sénatoriales. Euh Gabriel Amar est le candidat insoumis euh dans le Rô. Une victoire serait historique, on va pas se mentir, pour la France insoumise, mais au vu des grands électeurs, euh ça paraît quand même compliqué une victoire dimanche de Gabriel Amar. On le rappelle, il y a 3800 à peu près grands électeurs dans le rôe. Il faut 350 voix.
Les voix et les filles représentent à peu près 200 250 voix. Voilà, 250. Ça paraît compliqué d'envoyer Gabriel Amar au Sénat quand même. Bah je dirais que déjà ce serait déjà une bonne chose que Gabriel Amar soit le premier sénateur de la France insoumise. Ce serait historique pour nous et par ailleurs, je pense qu'il fera un excellent sénateur. La deuxième des choses, c'est évidemment nous avons des grands électeurs, mais il y a d'autres grands électeurs qui ont déjà manifesté auprès de nous leur volonté de voter pour nous. Donc ça c'est la deuxè chose.
La troisème que j'ai envie de dire de manière un peu cynique euh peut-être que nous aurions plus eu de chance s'il n'y avait pas une deuxième liste écolo euh et que là moi ce que j'opère enfin ce que j'observe en explique peut-être aux gens qui nous regardent parce que les sénatoriales c'est quand même assez obscur pour le grand public vu que c'est une élection suffrage universel indirect. Il y a la liste de la gauche unie sans LFI avec Thomas Dous le sénateur écologiste sortant où dessus il y a le PS et le PC et il y a quelques semaines Bruno Bernard l'ancien président de la métropole a décidé de présenter une liste dissidente donc pour les écologistes. Oui.
Donc du coup en fait ceux qui pouvaient voter pour nous parce qu'il n'étaient pas d'accord avec la présence notamment d'Hlène Jaufroid en 2è position sur la liste des écologistes bah en fait on va revenir à l'essentiel c'est qu'une des raisons pour lesquelles monsieur Bernard a perdu la métropole de Lyon et et clairement madame Picard et madame Jafrois qui n'ont pas voulu faire accord avec les insoumis. Bon là, on constate que madame Jais est deuxè de liste sur la liste des écologistes. Bon, je peux comprendre de Bruno Bernard, je peux comprendre que c'est plus l'énervé.
Par ailleurs, ce que je déplore, c'est que avec cette ces agissements, il ne sonore pas parce que il empêche peut-être à la France insoumise d'avoir un sénateur dans la grande chambre. Et la présidentielle dans tout ça, Anaïs Béois sa chérifie, ce sera au mois d'avril. Est-ce qu'on se dirige vers un duel Marine Le Pen Jean-Luc Mélenchon ? Bah, j'ai envie de vous dire, on se dirige vers une victoire. Premièrement, je crois que les sondages, ce qu'on peut voir sur le terrain, vous savez que les sondages à 7 mois peuvent se tromper. Madame Poyade, les sondages peut aussi être la temporalité et ce que nous disent les gens sur le terrain.
Moi, je vois beaucoup de nouveaux arrivés, beaucoup de jeunes, beaucoup de gens qui étaient engagés dans des associations avant dans des syndicats qui nous disent "On a plus le temps d'attendre, on vous rejoint parce qu'on veut mener cette bataille avec vous." [grognement] Il y a 380000 personnes qui ont signé sur mélancon 2027.fr et je vous invite encore à signer, vous avez la possibilité de le faire, de soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Ensuite, nous arrivons dans des grands temps où nous allons pouvoir développer notre programme.
Notre programme sort le 6 novembre prochain, l'avenir en commun 2027 actualisé et nous avons un grand meeting à Clermontferrand le 11 octobre prochain à 16h au zénit de Clairmontferrand. Donc vous voyez, on est en dynamique et surtout on essaie de développer euh toutes des mesures tout au long de cette campagne qui répondent à des réalités concrètes sur le carburant, sur le pouvoir d'achat, euh sur énormément de choses, sur tout ce qui est écologie, sur les técaniculaires que nous avons vécu. Nous opposons des réponses très simplement. Le carburant justement, c'est la préoccupation de tout le monde aujourd'hui. Plus de 2,40 € le livre de de Gasoil.
Jean-Luc Mélenchon, président euh en mai prochain, quelle mesure vous prenez tout de suite pour que ça n'arrive plus des prix comme ça ? Blocage des prix. Blocage des prix, c'est prévu dans le code du commerce. C'est des choses qui sont opérées dans les outresemers. Par exemple, à la Réunion, le litre de gasoile est bloqué à 1,70 €. Et ben c'est notre proposition en France hexagonale. Pourquoi aujourd'hui nous devons faire reposer l'effort sur les automobilistes alors que Total a généré des profits extraordinaires qui s'en est mis plein les poches depuis le Total qui plafonne hein le prix de son carburant.
Total qui plafonne mais excusez-moi de dire que depuis que il y a cette crise du canal d'Ormous, il y a un peu près 7 milliards de bénéfices qui a été fait par total. Bon, je pense qu'on peut redistribuer et pas et pas faire reposer l'effort sur les Français et les françaises. Voilà notre proposition. On voit effectivement cette dynamique. Vous évoquer le sondage sorti aujourd'hui, sondage cluster 17 ou Jean-Luc Mélenchon et en intention de vote au premier tour à 19 % si Édouard Philippe est le candidat du centre droit. Si c'est Gabriel Tal, il atteint les 20 %.
Évidemment, il y a cette dynamique mais pour arriver à la victoire, il va falloir faire l'union à gauche, un seul candidat à gauche. C'est réellement possible quand on voit tout ce qui se passe euh à gauche depuis déjà plusieurs mois et plusieurs années. Je crois que où est-ce qu'on va encore avoir une union de façade comme on a pu la voir sur les légelligents lorsque vous avez un candidat par exemple, je vais je vais même pas je vais prendre 2022. Jean-Luc Mélenchon a fait 2000 22 % à la présidentielle.
Bon, lorsque vous avez un candidat qui fait autant au premier tour de la présidentielle, bon bah naturellement vous avez un appel au vote lorsqu'en plus les autres ne sont pas qualifiés pour ce candidat. Donc là, c'est pas une question d'union, c'est une question d'apporter son soutien. Et donc bien évidemment, j'espère que les forces de gauche et les forces républicaines de notre pays apporteront leur soutien face à Marine Le Pen qui est un qui est la patronne d'un d'un parti politique qui n'est pas un parti politique anodin, qui est un parti politique avec des relans xénophobes, racistes et qui continue à mener une politique réactionnaire et proposer des choses réactionnaires.
Madame Le Pen n'est pas pour l'augmentation du SMIC. Madame Le Pen n'est pas pour le blocage des prix du carburant. Donc moi, j'invite toutes celles et tous ceux à écouter les débats euh pendant cette présidentielle, à lire les programmes et bien sûr si vous êtes en accord à nous rejoindre. Merci Annaï Belloisa Shérifi d'avoir été notre invité cette semaine dans Lyon politique. Euh député la France insoumise de la première circonscription du rôle Lyon politique revient jeudi prochain 18h30 sur BFM Lyon. Très bonne soirée à tous.
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