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Discours / meetingLes Écologistes (sur YouTube)· 10 novembre 2025 17 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéJusticeEnvironnement & énergieInstitutions & élections

"Sainte-Soline : Gérald Darmanin doit s’expliquer ou démissionner" Marine Tondelier

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 85 %Défensif 15 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:18Invité politiqueFait
    « aucune arme de guerre n'a été utilisée par les forces de l'ordre à Sainte Soline »
  • 6:23Invité politiqueChiffre
    « 33 grenades par minute, ça veut dire plus d'une grenade par seconde pendant toute la durée de l'opération »

Temps de parole

  • Marine Tondelier100 %

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Marine Tondelier

Le 25 mars 2023, j'ai été comme plusieurs parlementaires, élus et militants écologistes présente à Sainte Soline dans cette manifestation dont on a beaucoup entendu parler depuis. Nous y étons bien sûr présents de manière pacifiste. Voilà, nous avons ce que nous pouvions pour aider sur place à documenter ce qu'il s'était passé, à venir en secours au blessés et nous avons pris connaissance comme vous il y a quelques jours de ces vidéos. Voilà, publié par Mediapart et par Libération qui proviennent en fait des caméras piéton des forces de l'ordre.

Ce sont donc des vidéos complètement inédite où on apprend de manière assez incontestable voilà la manière dont ça s'est passé côté force de l'ordre ce jour-là. Allez les gars, tire de GM2. Objectif les manifestants une GM2 dans la gueule. Je compte plus les mecs comme les born. J'espère bien les born vrai kiffe. Une Genl dans les couilles, ça fait dégager du monde hein. Bah on va aller manger hein. Bah oui, faut qu'on les tue. Je vous cache pas que j'ai été vraiment heée par ces vidéos tout comme je suis encore aujourd'hui heuré parce que nous avons vécu ce jour-là et dont je pense que c'est pareil un peu pour toutes les personnes qui étaient présentes. Nous ne l'oublierons jamais.

Et si j'ai pas fait de vidéo tout de suite, je reparlerai plus loin du contenu hein des révélations de libération et médiia part. Mais j'ai pas fait cette vidéo tout de suite parce que je me disais Gérald Armanin, ministre de l'intérieur à l'époque, va être obligé de répondre. Et pour tout vous dire, j'attendais vraiment voilà sa réaction. Euh je me disais euh il va devoir expliquer quand même les choses, ce qu'il savait, ce qu'il savait pas. Enfin, je sais pas, il va devoir dire quelque chose. Et ça fait plusieurs jours maintenant qu'il ne dit rien. Alors, le ministre de l'intérieur actuel, Laurent Nunes, a lui dit qu'il ouvrait une enquête administrative.

Bon, il y a déjà eu plusieurs enquêtes administratives. Moi-même, j'ai été auditionné par l'IGGGN, l'inspection générale de la gendarmerie nationale. On a apporté beaucoup d'éléments. Je n'étais pas la seule, mais moi j'ai voilà, c'est pas moi qui suis allée au devant d'eux.

Ils m'ont convoqué parce que j'avais passé plusieurs heures avec d'autres écolos à aider une jeune fille blessée qui s'était pris un flux tendu, voilà, de grenade en pleine tête, ce qui a été interdit d'ailleurs de la part des forces de l'ordre et qui avait passé voilà des heures au sol à pleurer, à avoir froid sans aucune aide qui venait la chercher et on était en contact avec la préfecture pour que quelqu'un finisse par venir la chercher. Tout ça a été extrêmement choquant. Euh et pour l'instant les enquêtes administratives n'ont n'ont rien donné.

En réalité, même avant que ces révélations soient faites par Média Part et par Libération, on en savait suffisamment pour que monsieur Darmanin doive démissionner au moins s'expliquer. Moi, j'ai énormément de questions auxquelles il n'a jamais répondu. Premièrement, faut savoir que quand on est rentré de cette manifestation, euh tout le monde était vraiment sous le choc de ce qu'on avait vécu. Il y a même il y a eu beaucoup de cellules de crise psychologique où des militants par exemple qui avaient été militaires qui disaient "Mais franchement ce qu'on a vu là je on l'avait jamais vécu nous en tant que militaire.

C'est c'est enfin il y a eu un truc vraiment post-traumatique chez beaucoup de monde et on a cherché à comprendre. Moi par exemple, je sais que quand je rentre, je je j'assiste sur sur mon écran de téléphone he une conférence de presse de monsieur d'Armanan qui dit qu'il y a pas eu de tir voilà de lacrimau sur les blessés, qui a pas eu de tir sur les élus, qui a pas eu d'armes de guerre voilà à Sainte Soline. Non, aucune arme de guerre n'a été utilisée par les forces de l'ordre à Sainte Soline. Et non, les forces de l'ordre n'ont pas utilisé de la crymogène contre les individus blessés qui étaient en retrait.

Et quand tu rentres que tu es traumatisé, que tu as vécu ça et que tu regardes cette vidéo de J la main où tu sais qu'il ment, il y a un truc vraiment déroutant. Alors peut-être que je suis naïve, mais je sais pas, pour moi quand on est ministre, voilà, on se doit dire la vérité. On peut pas mentir comme ça outrageusement. Ou alors si on comprend après qu'on avait pas les bonnes infos et qu'on a menti, bah on s'excuse là. Voilà, rien de tel n'a été fait. Donc sur la partie, il y a pas eu d'armes de guerre à Saint-soline. Je rappelle quand même que qu'on en a appris après qu'il y avait bien des grenades de type GM2L.

qui sont donc des armes qui sont classées catégorie 1 dans le droit dans la législation française et donc qui sont reconnus dans le droit français comme des armes de guerre. Il y en a pas eu une, il y en a pas eu deux. Il y en a eu selon les les rapports qui sont sortis à prix 1375 de tiré. Donc quand monsieur d'Armanin dit n'y a pas eu d'armes de guerre à Saint-Soline, il ment. Quand monsieur Darmanin dit aussi qu'il n'y a pas eu de lacrime tiré sur les blessés, là aussi il m Je vais vous montrer ces deux photos qui montrent d'ailleurs aussi que les élus ont été pris à partie. La première photo, elle a été prise à 13h53. Qu'est-ce que vous y voyez ?

Nous sommes très à l'écart des affrontements dans lesquels d'ailleurs tous les élus qui sont là n'ont pas été du tout. En fait, on était à l'opposé du champ. Quand on est arrivé, on a vu directement des voitures de police en train de brûler, des des blessés qui étaient porté, voilà, pas à bout de bras parce qu'évidemment, il y avait pas de civaire, il y tout ça. Et donc s'improvise une forme d'hôpital de guerre à l'arrière sur un talu pour qu'il soit bien identifié et en hauteur où on entrepose les blessés qui peuvent plus marcher, certains dans des états bien plus graves que d'autres. Enfin bref, tout ça dans une panique générale et on nous annonce en fait que des quads vont arriver.

Les quads, c'est un peu comme la brave M mais version ruralité quoi. Donc ils sont sur des quads et tout le monde a l'air traumatisé par ces quads. Alors il se trouve que ceux qui étaient en avant de cortège les avait déjà eu affaire à eux. Nous on venait d'arriver, on était en fin de cortège d qu'on nous annonce les quads, les quads, faut protéger les blessés. Donc on se met tout au fond avec moi j'ai pas d'écharpe parce que je suis pas parlementaire mais les élus on leur écharpe. Vous voyez sur la photo bien apparente.

Donc ceux qui arrivent en quad même très vite se rendent bien compte de cette allée de de de de d'élu en fait en écharpe et donc c'est pas en fait le champ est comme ça les violences se passent là et nous nous sommes ici à plusieurs centaines de mètres he des violences. Plusieurs voilà vont vers nous s'approchent à juste quelques mètres et nous tirent des grenades lacrimeaux. aussi vous croyez pas, vous pouvez voir cette photo qu'on va incruster là de David Cormand donc qui est député européen et coloso. Donc vous voyez qu'il est en train de prendre des des photos et on voit une grenade juste au-dessus de sa tête. Ça c'est quelques secondes avant avant l'impact.

Et puis vous voyez sur la seconde photo que je mets maintenant là c'est une photo juste après. Donc c'est par rapport à la photo de 13h53 qu'on vous a présenté tout à l'heure avec cette chaîne humaine pour protéger les blessés qui sont par terre. Là, c'est une photo 3 minutes après où vous voyez bien que bon ben, il y a eu des des lacrémau sur les élus, des tirs vers les élus et c'était voilà par des par par des par ses quads et que les blessés, je rappelle qu'ils étaient allongés au sol pour certains avec déjà beaucoup d'éclats dans les jambes et donc ils se reprennent les éclats dans les jambes.

J'étais avec un journaliste de l'humanité à ce moment-là qui suivait les opérations et qui on a une grenade qui tombe entre nos deux pieds de laquelle j'ai gardé des aquophèes pendant plusieurs semaines. Donc ça par exemple, c'est la preuve que monsieur Darmanin a menti. puisquil a mentiamment estce qu'il avait pas toutes les informations. Peu importe, il aurait dû s'excuser en disant "Oui, bon ben ils avaient raison.

Euh ce qu'ils ont dit était vrai et dans ma conférence de presse initial, je n'ai pas donné les bons éléments." Je rappelle aussi que ce jour-là, ça c'est des choses qu'on savait avant les déclarations de libération et de médiia part, il y a eu en tout grenades tirées en moins de 2 heures. Ça, ces chiffres là, c'est les chiffres du ministère de l'intérieur. Et bien, j'ai fait une rapide opération. Ça veut dire 33 grenades par minute, ça veut dire plus d'une grenade par seconde pendant toute la durée de l'opération.

Et on a su après, c'est un rapport de la Ligue des droits de l'homme euh que il y avait eu, je cite, euh une volonté assumée d'empêcher l'accès à la bâine quel qu'en soit le coût humain. C'est ça la doctrine qui a été mis ce jour-là. Je me rappelle même d'avoir été aché fâché à l'époque contre François Hollande qui avait dit il faut en tout prix empêcher les militants de d'aller détruire cette bassine. Il y avait pas de bassine à l'époque. Il y avait le trou qui était creusé, c'était un trou. Je sais pas si vous avez déjà essayé de détruire un trou, ce n'est pas possible.

Et donc au pire du pire du pire selon ces ces cette doctrine, si des gens avaient réussi à passer et à entrer dans la bassine, qu'est-ce qu'ils auraient fait quoi ? Ils auraient été dans la bassine, ils auraient fait un selfie, ils seraient partis. C'est c'est déjà arrivé dans une préc manif. il n'y avait euh euh pas euh voilà pas de choses à détruire. Et donc on se retrouve, vous voyez, quelques mois, quelques années après cette manifestation. On va être beaucoup de questions.

Je vous l'ai dit, j'ai été interrogé par l'IGGN à qui j'ai donné tous les éléments qui nous avait dit "Bon bah, on vous tiendra au courant de nos conclusions, de toute façon, il y aura une conférence de presse de rendu et on a plus jamais entendu parler de tout ça." Alors, vous voyez, avant que les vidéos de Médiia part et de libération ne sortent, on se posait déjà beaucoup de questions sur le maintien de l'ordre en France. Et je rappelle que la doctrine de maintien de l'ordre en France, elle est déjà contestée par beaucoup de monde.

Elle est contestée par des associations internationale comme Amnestie Internationale ou par la Ligue des droits de l'homme qui regarde ce qui se passe partout dans le monde et qui est particulièrement choqué de la manière dont le maintien de l'ordre s'organise en France. Voilà. Il y a aussi les Nations- Unies qui ont un rapporteur spécial sur la protection des défenseurs de l'environnement qui s'appelle Michel Forst qui a eu des mots très très durs, s'inquiétant, condamnons de ce qui était s'était passé à Saint-Soline. Et puis il y a aussi le Conseil de l'Europe dont l'assemblée générale en octobre 2023 s'est inquiété voilà du déroulement des manifestations en France.

Tout ça pour vous dire que oui, il y a un sujet avec la manière dont le maintien de l'ordre est organisé dans ce pays et on doit y réfléchir parce que ce qu'il se joue là, c'est la confiance entre une population et ses forces de l'ordre. Et si cette relation de confiance, elle se distend trop, à un moment ça peut plus fonctionner. Donc nous euh nous souhaitons voilà euh que que qu'on puisse travailler là-dessus et on peut pas travailler là-dessus si le ministère de l'intérieur si le gouvernement refuse de reconnaître le problème, ne dit pas la vérité sur voilà les les fois où ils ont menti, euh sur les fois où il y a pas eu de des résultats qui sont bons.

et je suis désolé, une manifestation qui se termine par 200 à 300 blessés du côté des manifestants qui se termine par un nombre de grenades tirées 10 fois supérieur à la nuit à Syvince 10 ans avant où Réy Fres avait perdu la vie. Ça ne peut pas ne pas interroger. On ne peut pas après revaquer à notre occupation en disant ça ne s'est pas passé. Et je j'en appelle du coup à toutes les personnes qui tiennent à l'état de droit dans ce pays. On ne peut pas juste laisser faire ça et ne pas bouger. Et là de surcroix tombe ces révélations du coup de médiapart et de libération. C'est plus de 80 heures de vidéos de de gendarme.

Donc vous savez c'est les caméras piétons qu'ils ont sur la poitrine qui sont normalement obligés d'activer quand ils sont voilà sur le terrain. D'ailleurs, on voit dans les vidéos hein qui les active, qui les désactive. Quelqu'un dit "C'est bon, tout le monde a désactivé." Ah non, merde, moi ça filmait. Euh attention, caméra activée, surveillez vos éléments de langage. éléments de langage. Donc on voit bien euh voilà quel jeu se fait aussi avec ces caméras piéton qui en fait, contrairement à ce que demande la réglementation, ne sont pas toujours allumées et où on comprend aussi bien évidemment que certains ne se comportent pas pareil quand elle est allumée ou quand elle est éteinte.

On voit dans ces vidéos énormément de choses qui posent problèmes, qui sont choquantes et qui ne peuvent pas rester sans suite. On voit par exemple des grenades qui sont lancées en flux tendu comme ça alors que normalement euh elles doivent être lancées en cloche conformément à la réglementation. On voit aussi des consignes euh qui sont euh données voilà par la hiérarchie qui montre bien une intention volontaire de mettre les personnes en danger. On entend des propos tels que tirer leur gueule, balancer entendu qui sont des propos graves et illégaux.

On entend aussi des propos injurieux, parfois violents des on va les tuer d ça fait 10 ans que j'entends ça et ces propos sont manifestement à l'attention de manifestants mais aussi de journalisticien. Et puis on voit une une réjouissance manifeste de certains voilà parmi les forces de l'ordre quand il touche quelqu'un à des endroits où ça fait mal. Quand on dit "Ah celui-là on l'a séché, regarde il bouge plus. Ah là là, il va s'en rappeler euh quand il est toujours dans les parties génitales, quand il est enfin, il y a il y a un côté jouissance qui est extrêmement grave aussi et problématique. Et donc euh voilà, je vous parlais de la confiance entre une population et ses forces de l'ordre.

Cette vidéo-là, de ce point de vue-là, elle est terrible et surtout ce qui est terrible c'est qu'elle sort parce que manifestement quelqu'un de la gendarmerie les a sorti ou alors c'est du dossier, je disais que je ne sais pas comment elles sont sorties, je ne le saurai probablement jamais puisque le secret et la protection des sources est un droit, voilà dans le journalisme. Et c'est comme ça qu'une démocratie fonctionne. Mais je remercie celles et ceux qui fassent qu'on prenne connaissance aussi de ces vidéos, sinon on ne l'aurait jamais su. Donc une instruction a été réouverte.

Je vous dis aussi que sep parlementaires nationaux écologistes et un parlementaire européen écologiste ont saisi le procureur, voilà, pour que on puisse avoir des suutes judiciaires aussi données à cette affaire. Et donc voilà, le procureur de Rennes a bien accusé réception de leur sésine et a dit qu'il ferait savoir dans prochainement, c'est le terme exact du communiqué de presse, prochainement ce qu'il en ferait. Et moi, je vais vous dire une chose, c'est que je pense que Gérald Arrmanin devrait soit s'exprimer très clairement, soit démissionner. Pourquoi je vous dis ça ? Parce qu'il était à l'époque ministre de l'intérieur. Je vous ai montré qu'il a menti.

Je pourrais aussi revenir bien plus longuement sur les les la manière dont il a fait monter en fait la tension avant la manifestation comme s'il donnait rendez-vous aux gens. Il rajoutait des dromes et des hélicoptères et des forces de l'ordre en le disant très très manifestement en promettant des images de guerre aux Français en qualifiant aussi de terroristes les manifestants. Et moi, je je suis bien je je prends le sujet du terrorisme bien trop au sérieux pour comparer des vrais actes terroristes. On commémorera le 13 novembre cette semaine avec ce qui peut se passer dans certaines manifestations voilà de défense de l'environnement ou autres.

Je pense que ce mélange des des genres et des termes pose un vrai problème aussi. euh dans notre démocratie et surtout ce qui a été montré dans d'autres reportages compléments d'enquête notamment, c'est que le fait de considérer les magnifiant contre les terroristes euh avait aussi pour conséquence que euh les forces d'ordre euh avaient quelque part feu vert, voilà, feu à volonté parce que c'était pas des manifestants à protéger dans une manif, c'était des ennemis, on disait ennemis à 1 km.

a des il y a des scènes très fortes aussi qui ont été qui qui sont sorties avant et qui montrent à quel point le fait de criminaliser les manifestants fait aussi que on les met en danger en mélangeant d'ailleurs tous les manifestants et notamment en considérant comme des terroristes, y compris la très grande majorité des manifestants ce jour-là qui étaient non violents, qui étaient des ornitologues qui comptaient les manifestants comme ils comptent des oiseaux, qui étaient des gens du club de marche, qui étaient des défenseurs de l'environnement, des maréchés ou comme moi des élus écolos.

Et donc euh monsieur Darmanin, c'est très simple, il était ministre de l'intérieur à l'époque, il est aujourd'hui ministre de la justice. C'est-à-dire que le procureur de Rennes, celui qui doit décider de donner suite ou pas euh euh à ce signalement 40 qui vise monsieur Darmanin qui à l'époque était ministre de l'intérieur, bah aujourd'hui ce procureur, il est sous l'autoriété hiérarchique du même Gérard Armanin parce que Gérard d'Armanin aujourd'hui est ministre de la justice et ceci crée un grand mélange des genres, une grande confusion. Donc je le dis à Gérald Lamalin, soit il a des éléments pour se disculper, il nous les donne tout de suite, soit il n'en a pas.

Et je considère que pour euh que l'enquête puisse se passer sereinement et cette enquête est importante pour notre démocratie, moi je suis prête publiquement, en on, en off, devant la justice, devant les enquêtes euh et les inspections internes de où vous voulez à répondre de tout ce que j'ai vu, de tout ce que j'ai su, de tout ce que j'ai entendu. Je n'ai rien à me reprocher et aucun problème à le faire. Par contre, je considère qu'un ministre de l'intérieur ne peut pas faire comme si rien ne s'était passé. Et donc je le dis, si monsieur Darmanin n'est pas capable de dire les choses comme je viens de les dire, alors il doit démissionner. Ocz