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Discours / meetingAnaïs Belouassa-Cherifi· 12 juillet 2025 13 minAutoproduitFond programmatiqueLogementSolidarités & familleEnvironnement & énergieInstitutions & élections

La solidarité comme choix politique ! - Fête des Solidarités à Lyon

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 25 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:30Locuteur 1Chiffre
    « 2043 enfants dorment à la rue chaque nuit. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonsoir à toutes et tous. Je sais pas si tout le monde m'entend bien distinctement. Déjà pour vous dire, ça a été un vrai plaisir d'être parmi vous cet après-midi, d'avoir fait cette belle fête des solidarités, d'avoir été dans le 7e arrondissement sur cette place des pavillons pour redonner de la vie, pour redonner de l'espoir, pour redonner de la dignité à ceux qui n'en ont plus, pour discuter de sujets d'actualité qui nous touchent et remettre du cœur en politique, du cœur dans nos échanges et de la convivialité.

Avant de dire quelques mots sur l'année que nous venons de vivre, qui vient de s'écouler, je voulais avoir une pensée particulière à toutes celles et ceux qui ont participé à l'organisation de cet événement pour en faire une réussite au service d'ordre aux militants, aux collectifs, aux associations, à toutes celles et ceux qui ont fait en sorte que cette belle journée puisse se tenir. Et je peux vous dire un peu avec une pensée émue à tous les militants que vous m'avez jamais lâché et que pour ça je vous remercie du fond du cœur. Je remercie aussi mon équipe Danis, Eloïse, Thbo, Constant qui depuis le début m'ont suivi, qui m'ont supporté, qui m'ont aidé à m'améliorer et merci du fond du cœur.

Merci à vous tous. Vous savez la solidarité c'est la base de notre humanité commune. C'est la base de nos relations entre individus.

Aujourd'hui, plus que jamais, la solidarité et la lutte pour la défense de nos droits sont essentiels. Alors que nous sommes confrontés aux crises sociales, environnementales, à la massification de la pauvreté, aux inégalités, à l'incertitude grandissante, c'est ensemble que nous trouverons la force de résister. La solidarité, c'est pas simplement et seulement un mot, c'est un choix politique.

C'est un choix politique de celui de l'humanisme contre celui de l'individualisme. Notre victoire en juillet dernier en est la preuve. Notre force collective peut faire la différence.

Notre force collective a fait la différence. [Musique] Vous m'avez fait l'honneur de m'élire député et vous m'avez élu sur un engagement, sur un programme de rupture, sur un programme politique qui promet dès la première phrase la rupture avec la politique d'Emmanuel Macron. Depuis un an, je m'attache à faire de mon mandat un mandat utile, combatif, actif, proche de vous.

Avec plus de 35 permanences parlementaires populaires, j'ai pu rencontrer des centaines d'habitants, des membres d'association, de collectifs, de syndicats. J'ai eu le plaisir d'échanger avec vous et même quelquefois de débattre. Et durant toute cette année, ma priorité n'a jamais varié, celle de faire que mon mandat ne soit jamais coupé de la réalité.

Ces échanges pardon m'ont nourri ont guidé mon action à l'Assemblée nationale et vous connaissez on en a parler tout à l'heure lors de la table ronde mais mon engagement sur le droit au logement et je vais vous raconter une petite chose parce que celui-ci je crois que on est tous engagés pour le droit au logement mais celui-ci l'a pris racine lorsque je suis allée rencontrer les enfants et les femmes dans le squat qui dar loin dans le 9e arrondissement Et lorsque j'ai c enfants de 6 ans, 7 ans maintenant qui doit avoir qui m'a regardé, qui m'a dit "Madame, j'adore l'école, j'adore l'école mais quand je suis à l'école, je dors parce que quand je suis dehors, j'ai froid et j'ai peur." Est-ce que c'est ça la France ? Est-ce que c'est ça la 7e puissance mondiale ?

Est-ce que c'est ça la dignité humaine ? Je ne crois pas. Et c'est la raison pour laquelle durant mon mandat d'un an, je me suis attelé à travailler sur cette question du droit au logement qui est un droit fondamental.

Qu'on soit clair et intransigent sur ce thème, un toit, c'est un droit. L'histoire du quartier dans lequel nous sommes en est la parfaite illustration. Tant les baraques de la mousse gerand ont marqué ce quartier par le façonnage d'une histoire singulière industriel qui a d'un côté permis de donner sa grandeur à notre ville et de l'autre entraver une dignité de tant d'ouvriers y compris immigrés.

La question du logement évital constitutive de la dignité humaine. L'accès au logement, c'est la condition préalable à l'ensemble des autres droits. Le droit à l'emploi, le droit à l'éducation, le droit à la culture, le droit à disposer de son corps.

Aujourd'hui, encore des milliers de personnes sont sans abri. Une situation qui s'aggrave de jour en jour. le tout dans une inaction totale.

Je vais vous dire, j'ai été profondément choquée par des chiffres, mais en fait il faut arrêter de parler de chiffres parce que ce sont des vies. C'est 855 personnes qui sont mortes dans la rue l'année dernière. Parmi elles 19 enfants de moins de 4 ans.

C'est le nombre de personnes qui sont mortes dans la rue en France en 2024. Voilà où nous en sommes. Comment notre pays continue d'accepter que 2043 enfants dorment à la rue chaque nuit ?

Comment est-ce possible que personne ne réagisse ? Comment se fait-il que ces vies ne soulèvent pas un semblant d'indignation ? Mais nombreuses alertes et sollicitations auprès de la ministre du logement sont restées lettre morte.

Mais nous continuons la bataille sur cette question parce que nous avons des propositions. Il y a des solutions. Réquisitionner les logements vacants, construire des logements, mettre fin au contournement de la loi et ses rues, abroer la réforme casbarian berger les exculsions locatives sans relogement.

Une véritable politique ambitieuse pouvant garantir le droit au logement est possible et nous l'amènerons. À Lyon comme ailleurs, le logement est le premier poste de dépense dans un ménage. Avec plusieurs autres députés de la France insoumise, nous travaillons à une réelle proposition de loi sur l'encadrement des loyers.

Si la question de l'accès au logement, elle est primordiale, on l'a vu dans la table ronde tout à l'heure, la question du mal logement et du logement inadapté en est une aussi fondamentale. Aujourd'hui, comme les jours précédents, il a fait chaud. On était en canicule et vraisemblablement ce sont des événements qui vont arriver de plus en plus vu que Macron n'a rien fait pour opérer une bifurcation écologique.

Nous avons donc déposé avec la fondation pour le logement une proposition de loi pour lutter contre les bouilloirs thermiques, pour reconnaître la précarité énergétique d'été pour faire en sorte qu'on vive dignement dans son logement. Je vous l'ai dit tout à l'heure, mais la manière dont on a mené le mandat, c'est-à-dire vous rencontrer, discuter avec vous, ça m'a permis moi de porter des choses à l'Assemblée nationale, de porter des sujets et à Lyon particulièrement, j'ai rencontré et je me souviens très bien, j'ai rencontré une dame devant une permanence populaire, rue du Rô dans le 7e arrondissement qui m'a décrit les difficultés qu'elle a avec sa petite fille qui est handicapée, les la difficulté qu'elle a pour la faire scolariser, pour la faire reconnaître en situation de handicap et c'est la raison pour laquelle j'ai voulu prendre ce problème à bras le corps celui de l'inégalité des droits, celui de de la fin de l'universalisme des droits en ce qui concerne la question du handicap. Et donc une de mes premières batailles a été sur la question du logement et du handicap pour faire en sorte que tous les logements soient accessibles pour les personnes qui sont en situation d'handicap.

Aujourd'hui, c'est 1 million de personnes qui ne peuvent pas sortir de chez elles parce que leur logement est inadapté. C'est ça aujourd'hui la réalité. Le handicap est donc au cœur de mon mandat et pendant des mois à l'Assemblée nationale, je me suis battue contre la droite qui souhaitait encore plus détruire l'accueil des élèves en situation d'handicap dans les écoles.

Et la semaine dernière, nous avons eu une victoire en commission mix paritaire. Nous avons fait échouer cette loi. L'école inclusive demeure une promesse et non une réalité.

Il faut changer ça. On va changer ça [Applaudissements] dans les transports en commun, dans les établissements publics, la culture, la santé, l'éducation, le logement ou encore le travail, nous devons engager des chantiers massifs pour permettre une accessibilité universelle. Trop longtemps, les personnes en situation d'handicap ont été considérées comme des objets de soins et non des objets de droits.

Ce sont des personnes avec des droits et doivent pouvoir en disposer librement. Vous savez donc il y a un an, le nouveau Front populaire a gagné ces élections législatives. C'est arrivé la première force de l'Assemblée nationale et pourtant Macron et ses sbirs n'ont reculé devant aucune bassesse pour empêcher d'appliquer notre programme de rupture.

Les dénis démocratiques se sont multipliés. refus de nommer un premier ministre de gauche, vote des anciens ministres des missionnaires pour la présidence de l'Assemblée nationale, nomination de Michel Barnier et de François Bairou. Mais en réalité, le gouvernement en place, il survit que parce que l'extrême droite est sa béquille et il ne pense qu'à travers des chiffres déshumanisants et il souhaitent la division du peuple et il compte sur la division du peuple pour faire adopter leur loi liberticide.

Macron s'est entouré d'hommes et de femmes qui sont payés en réalité pour marteler la haine. Retaillot, Darmanin, Born, Vals, Dati. Et je voulais vous dire aussi qu'il y a une chose qui m'a profondément marqué, c'est s'est passé il y a 2 semaines, c'était le 18 juin.

La chasse aux étrangers qu'a organisé monsieur Retaillot, c'est l'intimité de la République, celui qui renit l'état de droit. C'est ça qui a mis en place Macron et c'est ça que fait en réalité le gouvernement. et l'extrême droite, c'est faire infuser ces thèmes dans un gouvernement déjà très libéral.

Mais il ne s'arrête pas là. Les Macronistes et le Rassemblement national détruisent main dans la main le droit à l'environnement. Et on l'a vu ces trois dernières semaines à l'Assemblée nationale sur le projet écoyd de la 69 sur la loi du plomb qui réintroduit les néonicotinoïdes.

Vous savez les pesticides tueurs d'abeilles et les pesticides qui provoquent des cancers infantiles. La loi grémierit avec la construction et l'ouverture de nouvelles centrales nucléaires et on l'a vu pendant ces canicules comment on refroidit une centrale nucléaire lorsque l'eau est chaude. Voilà pour vous dire tout ça.

On a des défis devant nous. Le gouvernement de monsieur Macron se sont révélés incapables de répondre aux attentes des Français. Se sont révélés incapables de répondre aux crises qu'on traverse aujourd'hui et surtout ils se sont révélés incapables de faire entendre la voix de la France pour le respect du droit international. incapable de dénoncer et d'arrêter le génocide en cours à Gaza.

Combien de personnes devront mourir avant que la France réagisse ? Je porte avec mes collègues et avec le mouvement insoumis un projet d'espoir, d'harmonie, de justice et de paix. Notre belle ville de Lyon a prouvé l'été dernier qu'elle était en capacité de résister à l'extrême droite et de s'engager sur la voie du progrès et de la justice.

Nous avons toutes les capacités pour mener à nouveau de grandes batailles ensemble. j'en suis certaine pour tourner la page du macronisme, je sais pouvoir compter sur vous, sur votre mobilisation pour enfin changer la vie de millions de gens dans notre pays. En tout cas, sachez que vous pouvez compter sur moi, je vous remercie.

Merci merci à tous. [Applaudissements]