THOMAS MÉNAGÉ : « Les casseurs doivent payer ! » (FRANCE INFO)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:19OuverteRéponse directe
Qui a cassé précisément, Thomas Ménager ? Qui sont, pour vous, ceux que l'on voit peut-être encore sur ces images, qui ont pillé, cassé hier ?
- 3:57RelanceRéponse partielle
Quelles informations ?
- 5:18OuverteRéponse directe
Vous nous dites qu'il y a une jonction entre mouvances d'ultra-gauche et jeunes de banlieue.
- 6:17FerméeRéponse directe
Là, il se mêle de politique intérieure, vous approuvez, ça vous gêne ou pas, vous, député souverainiste ?
- 8:29OuverteRéponse directe
Alors est-ce qu'on doit absolument choisir un camp après ce qui s'est passé ?
- 9:20RelanceRéponse directe
Vous êtes d'accord avec le Premier ministre qui dit qu'il y a un lien direct entre ces groupes-là d'ultra-gauche ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:44PrésentateurFait
« clairement, quand on regarde les images et quand on parle, avec les différents corps préfectoraux, c'est à la fois une mouvance d'ultra-gauche qui, c'est de plus en plus organisée, qui est de plus en plus violente, qui vient de différentes métropoles, des différentes agglomérations, qui parfois vient peut-être aussi, on va regarder, d'autres pays européens, et aussi des délinquants, des racailles. »
- 4:01PrésentateurFait
« Le corps préfectoire a parlé avec les policiers, ils vous disent, ce sont des jeunes qui viennent de quartiers dits difficiles, de banlieues, qui viennent dans les centres urbains, casser, piller, voler des portables. »
- 4:26PrésentateurFait
« ce sont des délinquants professionnels, des casseurs professionnels, des pilleurs professionnels, parfois les mêmes qui sont quand il y a des matchs de foot, quand il y a d'autres manifestations, mais qui là sont en masse, qui sont de plus en plus nombreux. »
- 5:03PrésentateurFait
« Majoritairement, et des mouvances d'ultra-gauche, dits antifa, les mêmes que l'on voyait dans sûrement la jeune garde, ceux qui prétendent défendre des valeurs, mais qui au final bafouent toutes les valeurs de la République. »
- 6:04PrésentateurFait
« la France brûle, l'immigration en provenance d'un monde complètement différent, je cite, avec des personnes « Au cœur rempli de haine, à ravager ce pays autrefois si grand, la France, fermez vos frontières et reprenez le contrôle avant qu'il ne soit trop tard ». »
- 7:18PrésentateurFait
« il y a un problème d'assimilation en matière d'immigration d'une partie de jeunes issus de l'immigration, ou dont les familles ont été issus de l'immigration, qui parfois, en plus, ces familles des générations présentes, eux, ont aimé la France, ont travaillé, ont épousé pleinement les valeurs de République, eux, sont perdus, et sont en haine vis-à-vis de nos institutions, vis-à-vis de la France »
- 9:52PrésentateurFait
« on a aujourd'hui — et j'en ai malheureusement une liste assez longue — et même M. Mélenchon qui a eu des propos qui n'appellent pas au calme. »
- 10:26InvitéChiffre
« Les 30 000 pillages, il y a eu 30 000 casseurs, c'est vraiment des chiffres assez vertigineux. On l'a appris il y a quelques minutes à Marseille. »
- 12:19InvitéChiffre
« 5 000 forces de l'ordre déployées à Paris, 10 000 sur l'ensemble du territoire. »
- 13:34PrésentateurFait
« quand on regarde un petit peu d'un point de vue matériel, en France, par exemple, on a 90 centaures. Vous savez, ces blindés qui permettent d'assurer la sécurité, de protéger. On en a sorti deux. Deux, à Marseille, en milieu d'après-midi, quand on a senti que ça partait en vrille. »
- 14:47PrésentateurFait
« il y avait des unités mobiles qui avaient été demandées par le maire de Marseille, et qui n'est pas de mon obédience politique, par le préfet, par des préfets, et on ne leur a pas donné. Alors qu'elles étaient disponibles dans la zone sud, il en restait. »
- 25:45PrésentateurPromesse
« tous ceux qui ont commis ces exactions et qu'on les fasse payer toute leur vie s'ils sont majeurs, 10 euros, 20 euros, mais jusqu'à leur dernier jour. »
- 26:06PrésentateurPromesse
« pour les mineurs, c'est aux parents. Aux parents, soit de payer directement, soit aux parents de faire des économies à l'État, en ne touchant plus les aides sociales pour les parents, notamment de mineurs délinquants récidivistes »
- 27:10InvitéPromesse
« tous les auteurs de ces infractions paieront grâce à une nouvelle loi, la loi casseur-payeur. »
- 31:15PrésentateurChiffre
« il y avait eu 25 interpellations sur mon territoire. J'ai la preuve par l'exemple. Il y en a eu six qui ont été condamnés à 12 à 24 mois avec des aménagements de peine déjà sortis. »
- 30:59InvitéFait
« il a à nouveau dit à tous les procureurs généraux la plus grande fermeté dans tous les réquisitoires »
- 31:20PrésentateurChiffre
« Il y avait eu 25 interpellations sur mon territoire. J'ai la preuve par l'exemple. »
- 31:41InvitéChiffre
« 63 000 »
- 31:44PrésentateurPromesse
« construction des places de prison, 30 000, c'est ce que nous proposons »
- 32:03PrésentateurPromesse
« À la fin, dès qu'ils ont purgé leur peine, ils retournent automatiquement dans leur pays. »
- 32:35PrésentateurPromesse
« Nous, ce qu'on souhaite remettre en place, ce sont des peines planchées »
- 33:10PrésentateurFait
« Dès que vous avez commis les premiers faits de délinquance, vous êtes quelques jours, quelques semaines en prison. »
- 36:24InvitéChiffre
« 1,5 milliard d'euros par an pendant le quinquennat. 1,5 milliard pour la sécurité. »
- 43:37PrésentateurPromesse
« 5,5% sur la TVA sur les hydrocarbures, sur les carburants. »
- 43:44PrésentateurChiffre
« 17 milliards d'euros, c'est ça ? »
Temps de parole
- Présentateur71 %
- ?9 %
- Invité7 %
- Invité 25 %
- Invité 33 %
≈ 30,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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prudent longues. Quand
vous voyez que ça ne s'arrête pas, Thomas Ménager, on va revenir dans le détail sur tout ce qui s'est passé et ce que vous proposez, mais pour réagir, pour commencer à cette image en direct, qu
'est
-ce qu'elle vous inspire
? Je
suis comme tous les Français, millions de Français, j'étais dans ma circonscription ce matin, qui sont devant leur télévision, à la radio, et qui sont sidérés face aux images, en colère, choqués de voir cette situation totalement hors de contrôle, peinés aussi à la fois pour les forces de l'ordre, pour lesquelles on a tous une pensée, qui travaille dans des conditions abominables. On a vu des images sur les réseaux sociaux, on voit des morceaux de cheminées balancés d'immeubles sur des CRS, et on sait très bien qu'à la hauteur, ça pourrait être des morts, des policiers, des forces de l'ordre qui ont été des gendarmes blessés, et puis des commerçants ont pleuré.
Moi, je suis d'un territoire qui a connu fortement les émeutes, à Montargis, où on a vu une pharmacie s'écrouler sous les flammes, sans commerce pillé, et
donc ce matin, mort
du jeune Naël. Après, donc, en fait, malheureusement, on ne s'habitue pas, on ne doit pas s'habituer, mais ça
nous a tous ramenés... Est
-ce
qu
'on
a franchi un cap ?
On a franchi un cap avec cette nuit de violence ou pas ?
À chaque, malheureusement, à chaque manifestation, à chaque manifestation de violence, d'ébordement de violence, de haine, de casse, de pillage...
De mille
interprétations, c'est plus qu'au pic des gilets jaunes avec l'arc de triomphe
en 2018. Donc, il y a
progressivement un ensouvagement, une violence de plus en plus importante de la société, avec en plus des pulsions de mort. C'est-à
-dire
que
ce
n
'est
pas ce qu'on a pu connaître parfois, où il y a, en fin de manifestation, une tension qui peut se mettre en place. Là, c'est dès le début des manifestations, donc des gens qui viennent pour en découdre,
qui viennent pour... Donc, c'est quoi
ce qu'on voit là ? C'est des émeutes ?
C'est des violences urbaines ? Là, on
n'est plus sur des manifestations. Il y avait derrière, et on pourra y revenir, des manifestations et des gens, des Français qui souffrent, qui sont dans la peine, des lycéens qui peuvent avoir des revendications légitimes. On peut les entendre, et il ne faut pas les oublier, mais ils sont les premières victimes, pour ceux qui sont sincères de cette situation. Mais là, nous avons des spécialistes du chaos, de l'insurrection, qui ne veulent qu'une chose, une France qui s'oppose, des policiers tués, des policiers blessés, et qui veulent aussi détruire l'outil de production des Français qui travaillent. Donc, c
'est
la France qui protège, la France qui travaille, qui se prend en pleine face d'une société de plus en plus violente.
Alors, justement, qui a cassé précisément, Thomas Ménager ? Qui sont, pour vous, ceux que, on voit peut-être encore sur ces images, qui ont pillé, cassé hier ?
On attendra de voir précisément les profils, mais d'après les informations, quand on parle avec les forces de l'ordre, les renseignements territoriaux, alors nous, vous savez, on n'est pas encore aux manettes, mais clairement, quand on regarde les images et quand on parle, avec les différents corps préfectoraux, c'est à la fois une mouvance d'ultra-gauche qui, c'est de plus en plus organisée, qui est de plus en plus violente, qui vient de différentes métropoles, des différentes agglomérations, qui parfois vient peut-être aussi, on va regarder, d'autres pays européens, et aussi des délinquants, des racailles.
Alors, les racailles, c'est
vaste
comme
terme. C'est pour tout. Vous avez vu ce qu'a dit Marion Maréchal
?
Marion Maréchal, qui s'est à nouveau vraiment rapproché du RN, a vu la Nouvelle France, je la cite, la Nouvelle France de
Jean-Luc Mélenchon dans les rues de Paris hier. Qu'est
-ce
que ça veut dire, la Nouvelle France
?
Je pense qu'il y a toute une partie de la société qui est en haine
contre
nos institutions, contre la France, contre tout ce qui représente l'autorité. Il faut voir ce qui a été ciblé. Ce sont des policiers, ce sont des bâtiments publics, ce sont des mairies, c
'est-à-dire ce sont
des personnes qui sont, d'une manière, directement ou indirectement, quand c'est un bâtiment, quand c'est une personne, dépositaires de ce qu'est la France, du drapeau, de nos valeurs républicaines.
Mais
si
on revient au qui, Thomas Ménager ? On a vu Marion Maréchal, la Nouvelle France de Jean-Luc Mélenchon, pour elle c'est elle qui en est responsable. Bruno Rotailleux, il dit aussi des
groupes
venus de banlieues.
D
'après les informations qu'on peut avoir, je vous dis, on attendra d'avoir les profils.
– Quelles informations
?
– Le corps préfectoire a parlé avec les policiers, ils vous disent, ce sont des jeunes qui viennent de quartiers dits difficiles, de banlieues, qui viennent dans les centres urbains, casser, piller, voler des portables.
– Dans les demi
-personnes interpellées
?
– Je vous dis, je n'ai pas les tenants, les aboutissants.
– Mais il n'y a pas eu de comparaison, mais aujourd'hui,
dans les renseignements territoriaux, ils savaient très bien que sur les réseaux sociaux, ceux qui se mobilisaient, c'était des jeunes souvent parfois aussi connus des services de police ou qui participent à des trafics, ce sont des délinquants professionnels, des casseurs professionnels, des pilleurs professionnels, parfois les mêmes qui sont quand il y a des matchs de foot, quand il y a d'autres manifestations, mais qui là sont en masse, qui sont de plus en plus nombreux.
Et ça pose la question, on a laissé croître en fait une délinquance, qu'on n'a pas sanctionné, on y viendra peut-être dans quelques instants, qu'on n'a pas incarcéré, qu'on n'a pas traité aussi des problèmes en amont, c'est-à
-dire
de jeunes, notamment, qui ne croient plus en la société, qui ne croient plus en la France, qui ne croient plus en l'État et qui ont une haine, je vous le dis, de tout ce qui est représenté. –
Des jeunes de banlieue pour vous
?
–
Majoritairement, et des mouvances d'ultra-gauche, dits antifa, les mêmes que l'on voyait dans sûrement la jeune garde, ceux qui prétendent défendre des valeurs, mais qui au final bafouent toutes les valeurs de la République.
– Qui ont fait
la jonction quelque part, vous nous dites. –
Oui, oui, je pense qu'il
y a
une jonction, une jonction de personnes haineuses, de deux horizons différents, des mouvances d'ultra-gauche, antifa, soi-disant, mais qui sont des pratiques plus que fascistes, plus que, qui dérivent, et des jeunes de banlieue, où globalement, il ne
faut
pas stigmatiser tous les jeunes de banlieue, c'est pour ça que je préfère parler de délinquants issus de la banlieue, parce qu'il y
a
aussi énormément de personnes
en banlieue, il ne faut pas les stigmatiser. – Principalement des majeurs, nous
donnerons les éléments sur le profil. –
Et la question du kit aux méménagers, elle interpelle jusqu'à l'étranger, parce qu'on nous regarde à l'étranger, on regarde la France, les unes de journaux sont assez terribles d'ailleurs pour nous. Aux Etats-Unis, le président américain Donald Trump commande ce qui se passe chez nous, c'était cet après-midi sur son réseau True Social, il dit ceci, la France brûle, l'immigration en provenance d'un monde complètement différent, je cite, avec des personnes « Au cœur rempli de haine, à ravager ce pays autrefois si grand, la France, fermez vos frontières et reprenez le contrôle avant qu'il ne soit trop tard ». Fin de citation.
Là, il se mêle de politique intérieure, vous approuvez, ça vous gêne ou pas, vous, député souverainiste ? –
Non, mais moi, je n'ai
aucune leçon à recevoir d'aucun dirigeant étranger, et encore moins, excusez-moi de le dire, de Donald Trump, je pense que les Etats-Unis sont un pays divisé, communautarisé, privé, violent, donc, vous savez, vous l'avez dit, en tant que souverainiste, on ne veut aucune ingérence et aucune prise de position sur ce
qui se passe dans notre pays. – Ça, c'est de l'ingérence ?
– Et ça, quand un dirigeant étranger critique la France,
dans
tous les cas, moi, je défendrai toujours
la France. – Donald Trump, là, c
'est
de l'ingérence, ce
qu'il fait en disant, c
'est
l'immigration,
fermez vos frontières, c'est ce qu'il dit. – Il prend
une position, donc indirectement, il cherche à influer, à chauffer dans
notre pays, alors qu'il doit s'occuper de son pays. –
Donc,
ce
n
'est
pas un problème d'immigration ?
– Par contre, sur
le fond, il y
a
deux choses, sur la forme que Donald Trump s'occupe de la violence de son pays, premier point. Par contre, sur le fond, il y a aussi, ce n
'est
pas le seul sujet, mais il y a un problème d'assimilation en matière d'immigration d'une partie de jeunes issus de l'immigration, ou dont les familles ont été issus de l'immigration, qui parfois, en plus, ces familles des générations présentes, eux, ont aimé la France, ont travaillé, ont épousé pleinement les valeurs de République, eux, sont perdus, et sont en haine vis-à-vis de nos institutions, vis-à-vis de la France, et ça, il y aura un travail de reprise en main, d'avoir un État qui est fort, qui est ferme, et qui envoie un signal très clair à ces jeunes, quand on est en France, on aime la France, et on respecte ces institutions. —
Donc
il
n
'y
a
plus d'allégeance à Donald Trump, comme dans
une certaine
époque, quand Marine Le Pen allait à la Trump Tower, quand Jordan Bardella allait au
congrès du CIPAC des conservateurs américains ? — Il n'y a pas d
'allégeance. On échange avec tous les dirigeants étrangers. Il faut le faire. Et alors que, bien entendu, je veux dire, c'est un pays démocratique. Les États-Unis, on peut être en accord ou en désaccord avec certaines positions de Donald Trump. Jamais pris de position, je veux dire, parce que ça serait contradictoire aussi avec notre ligne souverainiste.
Il y avait certaines bonnes choses, certaines choses que fait Donald Trump, sur lesquelles on avait dit « Nous, Français, on pourrait se poser la question de faire la même chose dans notre pays », mais énormément de prises de position de Donald Trump qui sont tellement contraires à ce que l'on souhaite faire et contraires à nos intérêts qu'on n
'est
absolument pas sur la ligne ». Mais par contre,
soyons clairs, aucun dérangeant
étranger ne peut juger ce qu'on fait.
— Alors est-ce qu
'on doit absolument choisir un camp après ce qui s'est passé ? On a l'impression vraiment qu'on n'a jamais été aussi polarisés. Violence inouïe, ce sont les termes de Gérald Darmanin. Sébastien Lecornu a eu une forme de duel à
distance
avec Jean-Luc Mélenchon sur X hier. Et il s'est rendu dans la nuit auprès des forces de l'ordre en leur disant « Au fond, c'est le moment de choisir la République ou les casseurs ». Écoutez.
— C
'est désormais le moment aussi de choisir son camp. Soit on est dans le camp de la République et donc des forces de l'ordre
et
celles et ceux qui protègent les biens et les personnes et qui appliquent les lois. Soit on est du côté des casseurs. Soit on est du côté de c'est-à
-dire
ceux qui ont un projet violent pour la République et contre la République. — Voilà. Très clairement, responsabilité politique pour le Premier ministre de la
France
insoumise. Vous êtes d'accord ? Il y
a
un lien direct entre ces groupes-là d'ultra-gauche ? Vous expliquiez les modes opératoires qui sont connus, ce
qu
'on appelle les autonomes. Et Jean-Luc Mélenchon
? —
Avant votre émission, je reprenais des propos. Mais que ce soit les propos de Mme Hassan qui dit qu'il
n'y a
qu'une solution,
c
'est la désobéissance. Les propos de M. Balibagayoko qui dit que la violence peut être légitime. M. David Guiraud, maire de Roubaix, qui dit qu'il faut pas marcher dans les quartiers, mais qu'il faut marcher sur l'Elysée. En fait, on a aujourd'hui — et j'en ai malheureusement une liste assez longue — et même M. Mélenchon qui a eu des propos qui n'appellent pas au calme. —
Pour vous, les propos et les
actes, c'est pareil.
— À
un moment,
quand
vous chauffez des jeunes, quand vous êtes avec vos écharpes tricolores, ça pose question — sur des scènes de violence, comme il y en a eu dans les jours précédents, avec ce qu'on a appelé les manifs lycéennes, mais qui, malheureusement, sont, eux, elles aussi, petit à petit, étaient transformées en revendications lycéennes, en guérillas urbaines, en violence, avec de la casse. Et donc quand vous faites ce «
travail
» à mettre de l'huile sur le feu, parce qu'en fait, d'une situation qui est déjà explosive,
vous êtes responsable. — Donc par exemple, les
30 000 pillages, il y a eu 30 000 casseurs, c'est vraiment des chiffres assez vertigineux. On l'a appris il y a quelques minutes à Marseille. Il y
a
un lien avec la France insoumise ?
Non mais
j'essaye
de comprendre que rien n'est établi factuellement, ce n'est pas documenté. — Je le dis clairement, mais
même plus largement. J'ai écouté Mme Rousseau, qui est Europe Écologie Les Verts, qui disait que globalement, oui, c'est pas bien de casser, mais le vrai problème, c'est les policiers qui ont été méchants, qui ont mal réagi, et ils créent un climat en partant du principe qu'il y a un racisme systémique, il y a une haine des policiers envers les jeunes. C'est-à
-dire
que quand vous mettez en cause une institution qui est la police, il peut y avoir
des
erreurs de policiers qui doivent être condamnés, on est dans un état de
droit. — Une vingtaine d'enquêtes
IGPN
contre des violences sur des lycéens.
—
Mais oui.
Et ça, la justice fera son travail. Vous savez, comme dans n'importe quelle profession, chez les journalistes,
chez
les politiques, il peut y avoir des bons, des mauvais, il peut y avoir des erreurs. Mais de jeter l'eau propre sur la totalité d'une profession, et sur une profession qui représente
la
nation française, qui représente notre République, vous alimentez.
C
'est-à
-dire
qu'au moment où vous dites « vous continuez à chauffer ces jeunes », c'est-à
-dire
qu'à aucun moment je n'entends des personnalités de gauche ou d'extrême-gauche, de LFI Europe Écologie Les Verts, alors un peu moins le Parti Socialiste, encore heureux, dire « on appelle au calme, on respecte les forces de l'ordre ». Voilà.
Aujourd'hui, ce n
'est pas le cas. Et il y a une alimentation
progressive.
Ils étaient présents sur les... Moi, je l
'ai
vu sur mon territoire. Ils étaient présents très tôt sur chacun des mobilisations lycéennes. Et ils ont, petit à petit, créé cet effet boule de neige qui mène à cette situation qui est, malheureusement, semble-t-il, hors de contrôle. –
Alors, les forces de l'ordre en question, justement, la doctrine du maintien de l'ordre et la capacité à faire face, Virginie, sont plus qu'interrogées ce soir. – Oui, parce que, Thomas Aménagé, il y a beaucoup de questions qui se posent ce soir sur le dispositif de sécurité, sur le nombre et sur la stratégie. 5 000 forces de l'ordre déployées à Paris, 10 000 sur l'ensemble du territoire. Alors, ces forces de l'ordre ont-elles été débordées ? On voit bien que la question, elle se pose partout aujourd'hui. Et il y en a une qui la pose très directement, c'est Benoît Payan, le maire de Marseille, dont la mairie a été forcée, la ville en partie
saccagée. Il demande des comptes. On l'écoute.
– Demain,
j'aurai l'occasion de m'entretenir avec le ministre de l'Intérieur qui vient me voir à Marseille, qui vient à Marseille. Et on aura l'occasion de revenir exactement sur ce qui s'est passé, parce que je veux savoir
ce
qui s'est passé dans ma ville. Et je demande évidemment
à
ce que la lumière soit faite
de
manière totale et complète sur ce qui s'est passé. Demain, je veux des explications et je veux des moyens pour que ça ne se reproduise plus dans ma ville ni partout en France.
– La
colère froide de Benoît Payan à le maire de Marseille qui dit aussi « Je n'ai jamais vu une telle manière de maintenir l'ordre ». Est-ce que ça veut dire que le
gouvernement
n'a pas pris du tout la mesure, n'a pas anticipé, n'a pas mené correctement cette opération et déminé ce qui pouvait
se passer ? En
tout cas, vu venir l'ordre. – Je pense que M.
Miné, ce soir, a démontré, fiasco total, le manque d'anticipation.
C
'est-à-dire que quand on regarde un petit peu d'un point de vue matériel, en France, par exemple, on a 90 centaures. Vous savez, ces blindés qui permettent d'assurer la sécurité, de protéger. On en a sorti deux. Deux, à Marseille, en milieu d'après-midi, quand on a senti que ça partait en vrille. Deux, quand il y avait des agriculteurs dans les rues, on les a sortis. Quand ils étaient en mobilisation, aucun, enfin deux seuls. Sur 90, il y en a 60 en métropole, on ne les a pas sortis.
– Alors,
il va
falloir attendre pour comprendre exactement ce qui s'est
passé, mais vous avez des relais maintenant, des hauts fonctionnaires, qui vous donnent un certain nombre d'informations. Quelle peut être l
'explication, selon vous ? Il y
a
un sous-dimensionnement ? Il y a des renseignements territoriaux qui ont failli ? Qu'est-ce qui s'est
passé, selon vous ? – Non, non, non, moi je
pense que, en force de l'ordre, déjà, on réussit à faire leur maximum, et je leur rends hommage, dans des conditions très difficiles. La vidéo, je ne
sais
pas si vous l'avez vue, à Limoges, dans la mairie. –
On en parle de bien dans un
instant.
– On entend des policiers se dire, on n'a plus de munitions, on va être rendus à utiliser les pavés qu'on nous envoie pour essayer de se protéger.
– Une grenade de
désencerclement. Il y
a aussi ces critiques envers
les forces de l'ordre d'avoir laissé faire, à certains endroits, de regarder les pillards rentrer dans des magasins, sans intervenir.
– Alors, moi, c'est des cas particuliers. Moi, je ne
suis
pas un spécialiste en matière de maintien de l'ordre. Je vois qu'il y avait des unités mobiles qui avaient été demandées par le maire de Marseille,
et
qui n'est pas de mon obédience politique, par le préfet, par des préfets, et on ne leur a pas donné. Alors qu'elles étaient disponibles dans la zone sud, il en restait. Donc,
je
veux dire, après, sur des cas particuliers, c'est toujours difficile en fonction de la situation, parce qu'il y a la nécessité d'assurer la sécurité, enfin, la protection des bâtiments, mais en même temps, de ne
pas
créer aussi une situation qui pourrait être mauvaise pour les manifestants. Ce qui veut dire, on a un maintien de l'ordre, où, globalement, excepté ceux qui ont mal agi,
qui
ont récupéré les grenades, où il y a eu, et c'est abominable, on ne
peut
pas s'en satisfaire, un jeune qui perd sa main, malgré la violence que se prennent en pleine figure les forces de l'ordre, il n'y a pas eu de mort.
Dans des situations comme ça, dans d'autres pays, on arrive à des morts, donc il faut quand même rendre hommage à nos policiers. Des prudents,
malgré tout, ce soir, d'autres ont moins de prudence à exiger le départ de Laurent Nunez. Vous vous dites quoi ? Attention, attendons, on n'a pas encore tous les éléments ?
Non, non,
mais
attendez...
Est-ce qu'il doit partir, le ministre de l'Intérieur ? Sur l'échec de M.
Nunez, en fait,
c
'est tout ce qu'il a fait, en fait, c'est
qu'il part. Donc, il doit retirer les conséquences, M. Nunez, alors
? Oui, mais pour mettre qui
? Pour
nous en ressortir un autre. Enfin, je veux
dire,
à un moment,
il
faut aussi avoir un discours de vérité auprès des Français. On va nous ressortir un autre macroniste qui appliquera les mêmes règles, qui ne voudra pas changer un certain nombre d'engagement, de soutien à nos forces de l'ordre. Il y
a
des choses qui peuvent être faites.
Marine Tondelier demande la démission.
LFI
demande la démission. Pour des raisons assez différentes, d'ailleurs, peut-être qu'un manque de fermeté, c'est plutôt d'avoir choisi la stratégie de l'affrontement avec ces jeunes délinquants pour partie. C'est une évidence. C'est ce que dit très clairement Jean-Luc Mélenchon. Il doit partir. Le RN ne demande pas sa tête ce soir. Que ce soit clair.
Mais non,
mais
oui, ce soit clair.
Je
veux dire, il devrait se regarder dans une glace et se dire, j'ai échoué, j'ai failli. Il y
a
des commerçants qui pleurent leur outil de travail, des policiers qui ont été blessés, une situation qui
est
hors de contrôle. Je devrais, s'il avait un minimum d'unité, mais je n'attends rien, on n
'attend rien de lui, déposer sa démission. Elle ne l'a pas demandé, Marine Le Pen, tout à l'heure, sauf erreur de ma part. Le demander,
je vous dis, pour remettre quelqu'un qui répond à M. Lecornu, qui est quand même celui qui est au-dessus, qui répond au macroniste, à Emmanuel Macron, parce qu'on
n'est
pas
en
cohabitation.
Donc à un moment, ça n
'apporterait rien de plus.
Et le changement, il
sera, excusez-moi,
le
changement, il sera dans quelques mois, au
moment de l'élection présidentielle.
Vous dites à tous ceux qui nous regardent, et qui peuvent être choqués, et qui seraient tentés par le vote RN, attendez six mois et demi,
jusqu'au premier tour. On
fera notre travail en tant que parlementaire la semaine prochaine. Il
y a
le contrôle de
l
'action du gouvernement, donc il y
a
des questions au gouvernement. Il y a peut-être une commission d'enquête, je crois que même la présidente de l'Assemblée nationale, elle souhaite le lancer, et ça permettra de mettre des responsabilités. Vous êtes député. En tant que député, nous, on souhaite d'avoir les moyens de porter la parole et d'avoir les réponses pour les Français. Donc à aucun moment, on ne peut s'opposer à un moment
où on peut contrôler l
'action du gouvernement et savoir quelles sont les responsabilités. Mais je veux dire, nous, on ne va pas attendre l'élection présidentielle pour agir,
mais il faut aussi avoir un
discours de vérité avec
les Français, ça ne changera
rien tant qu'Emmanuel Macron est là, tant que M. Lecornu est là, et ça changera réellement
pour la présidence. Vous avez
pris l'habitude depuis le début de la semaine de demander la tête d'à peu près tout le monde. Le gouverneur de la Banque de France, Emmanuel Moulin, vous voulez qu'il parte. Richard Ferrand, c'était dans la vidéo de Marine Le Pen à 18h, président du Conseil constitutionnel, doit démissionner parce qu'il aurait
outrepassé son devoir de réserve au sein de cette institution. Mais là, Laurent Nouniès, pas grave. Non,
mais
je veux dire, par rapport à M. Ferrand, il a outrepassé, il est en contradiction avec des règles. C
'est
-à
-dire
que nous avons même fait un recours. C
'est
-à
-dire
que nous n'avons pas simplement demandé sa démission. C'est-à
-dire
que nous avons fait un recours parce qu'il contrevient aux règles qu'il doit s'appliquer. C'est-à-dire qu'à un moment, quand vous faites quelque chose qui est illégal, contraire à nos textes, il faut qu'il y ait une décision qui soit prise. Il ne va pas démissionner lui-même. Même lui, on lui demande, mais avec peu d'espoir. Donc on a fait valoir, dans le cadre de l'État de droit, ce recours.
Je
veux dire, si M. Nunez part demain, il serait très heureux. Ce que je veux juste dire, c'est que ça ne changera rien.
On a l'impression que vous cherchez un peu
la respectabilité. Vous ne voulez pas demander la
tête du ministre ? Non, mais c'est juste qu'à un
moment, on ne peut pas avoir des politiques sur les plateaux qui font croire aux Français, parce qu'on leur a fait croire. Madame Tondelier, M. Mélenchon, ils ont demandé quasiment la démission de tous les ministres de l'intérieur.
Qu
'est-ce qui s'est passé ? On est passé de M. Darmanin à M. Nunez, on les a enchaînés. On en a
oublié un. Il y en a
oublié un. Il faudrait souvenir de ses propos quand il est parti. Malheureusement, il nous a quittés. C'est M. Collomb qui avait dit que si on continuait comme ça quand il est parti, on aurait une France qui serait face à face.
On y est ? C'est-à
-dire,
malheureusement, aujourd'hui,
quand on voit les affrontements entre les forces de l'ordre, et c'est violent parce que ce ne sont pas des manifestants. Quand on voit des commerçants être devant leur commerce à essayer de se protéger par eux-mêmes,
oui, on a malheureusement de France
qui se pose. Et vous croyez que ces commerçants, ils veulent attendre six mois avant de s'exprimer dans les urnes ? Vous trouvez que ça va être long ? Encore six mois ? Comme ça ? Oui,
ça
va être très très long. Ça va être très très long. Donc on va essayer de tout faire, tant au moment du budget qu'au moment de toutes les actions qu'on peut mener en contrôlant l'action du gouvernement au Parlement, tant à l'Assemblée nationale qu'au Sénat. Mais après, nous,
on
n'est pas la France insoumise. On n
'est
pas l'extrême-gauche. Le changement, il se fait dans les urnes. Il se fait par le vote. On est dans une démocratie. Donc ça va être très long. Voilà, il faut que les Français se disent qu'on essaiera de tout mettre en œuvre pour limiter la casse jusqu'à l'année prochaine. Et après, il y aura
un changement. Donc quand Jordan
Bardella, on va parler des élus locaux, on va parler des bâtiments publics pris pour cible, les mairies notamment, et du cas particulier de Limoges parce qu'il est édifiant. Mais juste pour être bien clair, quand Jordan Bardella, c
'était
un peu plus tôt dans la journée devant un commissariat à Paris, qui dit qu'il demande pardon et qu'il s'en aille en parlant d'Emmanuel Macron.
Ça
veut dire qu'il s'en aille, mais au terme de son mandat ?
Non,
mais
alors si Emmanuel Macron a lui aussi un peu de dignité, un peu de hauteur, mais n'est pas le général de Gaulle, qui veut ? Et qu'il se dit que je pense que tant la totalité de ces deux quinquennats que la situation de ce soir, d'hier, nécessiterait en fait, s'il voulait se regarder le matin dans une glace, de démissionner et de partir, nous,
nous
l'avons toujours dit, une élection présidentielle
anticipée... Mais ça doit venir de lui, c'est ça ?
Vous n'exigez pas qu'il parte, le
président de la
République ? Parce que dans tous les cas, ce n'est pas parce que Marine Le Pen, Jordan Bardella, aujourd'hui sur votre plateau, on lui demande qu'il le fera. Et donc il ne
faut
pas faire croire aux Français
qui
vont
nous
écouter.
Mais ce n'est pas clair, Thomas Mélench. Non, si, c'est clair. Vous dites en ce mot, il faut qu'il parte, mais en même
temps ?
Mais
Edouard Philippe avait fait cette appel.
Maintenant, on
est à quelques mois de l'élection présidentielle. C'est-à
-dire
que ça pourrait aussi sacrifier le débat.
Il
faut aussi se poser la question. C'est-à
-dire
qu'il y a des enjeux majeurs. La sécurité, le pouvoir d'achat, l'environnement, la santé. Il faut qu'on ait aussi... On a déjà eu l'élection présidentielle la dernière fois. Du fait de ce qui s'est passé, notamment avec la guerre en Ukraine, qui a été un peu confisqué, où tous les sujets n'ont pas été traités, je pense qu'il faut qu'il y ait un débat. Après, ce soir, ce qu'il faut, c'est le retour de l'ordre, le retour de l'ordre républicain dans nos rues, que chaque Français puisse être protégé, chaque commerçant, chaque force de l'ordre. Mais voilà, si
Emmanuel Macron partait,
je ne pleurerai pas demain matin.
Intérêt
politique, bien compris, vous auriez intérêt à ce que le calendrier politique s'accélère, les élections a lieu plus tôt ? Je pense qu'on n'a pas intérêt à ce qu'un débat soit sacrifié. Parce que nous,
ce
qu'on veut, c'est que les Français nous choisissent en connaissant notre programme, après qu'on leur ait expliqué, on ne souhaite pas une élection à la valide. Vous savez, quand vous gagnez, il faut avoir cette légitimité totale, avoir les Français derrière vous, ils veulent l'alternance. On va leur expliquer pendant tous les mois qui vont venir ce qu'on leur propose, quel est le chemin, le chemin de l'apaisement, le chemin de la renaissance de notre pays qui malheureusement souffre énormément sur l'ensemble des domaines. Et ça, il faut qu
'on
ait le temps de pouvoir l'expliquer et qu
'il
y
ait
un vrai débat.
Vous
êtes le chemin de l'apaisement. On voit les images de ce qui se passe en ce moment dans le quartier de République.
Vous
serez le chemin de l'apaisement ?
Je pense que le retour de l'ordre républicain, de la fermeté judiciaire, on y viendra avec toutes les mesures que l'on propose. Parce qu'aujourd'hui, il y
a
une aversion totale des valeurs. Moi, je l'avais vu quand il y avait eu les émeutes. J'étais voir même des jeunes de 12, 13, 14, 15 ans qui étaient en garde à vue. Ils étaient morts de rire en garde à vue. C
'est
-à
-dire
qu
'ils
n'ont plus peur. Ils n'ont plus peur de la justice. Ils savent très bien parce que les plus grands leur ont dit « Avant que tu sois incarcéré, tu peux multiplier les faits de délinquance. » Ces gens-là n'ont pas peur.
Aujourd'hui, on a une aversion totale des
valeurs. Ce
n
'est pas un avant-goût pour vous de ce qui pourrait se passer avec Marine Le Pen au pouvoir où il y aura forcément une énorme mobilisation
?
Je
ne pense
pas parce que déjà, de base, ces mobilisations sont liées à un sujet majeur. On n'en parle plus. C'est la question du pouvoir d'achat. C'est la question des lycées mais c'est aussi là, surtout les 500 000. Il n
'y a
pas tous les lycéens. Ce n
'est
pas que des lycéens. On voit bien que c'est
moins
de lycéens. Malheureusement, je pense aux lycéens qui sont mobilisés
et qui ont des problèmes de parcours sup. Personnes hier dans
des cortèges qui se sont déroulés dans le calme selon les chiffres des autorités publiques. On va parler de vos propositions sur la vie chère parce que c'est vrai que c'est la revendication et la priorité des Français. Je voudrais quand même qu
'on
revoie quelques images
en s'extrayant du direct un instant. Elles ont fait le tour du monde déjà. Ce sont les cibles qui ont été bien choisies.
Les
bâtiments publics et surtout les
mairies symboles de la République en flamme. Regardez, on est à Marseille.
On est à Lyon,
on
est à Lille, à Limoges. Limoges, dont la mairie n'a pas résisté à l'incendie, elle est complètement détruite. Réaction
de ses habitants. Au micro d'ici Limoges. Écoutez.
J
'ai envie de pleurer, de voir un bâtiment comme ça, attaqué. Effectivement, c'est une attaque à la République et tout. J'ai le cœur fendu.
c
'est une partie de Limoges qui s'en va. Oui, après la République, d'accord, mais c'est vraiment le cœur de Limoges. C'est triste, c'est émouvant. J'ai du mal à mettre des mots ce matin, c'est vraiment très difficile.
C'est apocalyptique. Je travaille à côté, j'ai un attachement très fort pour ce bâtiment. J'y vais de temps en temps faire des réunions, c'est mon enfance, c'est des photos Instagram, c'est plein de choses qui s'envolent. je n
'ai
pas de mots.
Alors,
l'association des maires de France appelle à un rassemblement devant toutes les mairies demain à midi. Est
-ce que vous dites que l'État doit prendre en charge systématiquement toute la réparation des dégâts dans les mairies et particulièrement, déjà, l'engagement est pris par le Premier ministre à Limoges
? C
'est qui l'État
? C
'est nous.
C
'est nous tous. Donc, Marine Le Pen, que vous diffusiez à l'instant, non, ce n
'est
pas l'État. C'est-à-dire qu'il va falloir aller rechercher grâce aux vidéos de surveillance, grâce à ceux qui ont été arrêtés, tous ceux qui ont commis ces exactions et qu'on les fasse payer toute leur vie s'ils sont majeurs, 10 euros, 20 euros, mais jusqu'à leur dernier jour. Soyons clairs, ce n
'est
pas aux Français qui bossent et qui, en plus, sont les premiers à souffrir qui ont été dans la rue parce qu'ils n'arrivent plus à s'en sortir, de voir globalement soit leur contrat d'assurance continuer d'augmenter, soit les impôts continuer à augmenter. Et pour les mineurs,
pour
les mineurs, c'est aux parents. Aux parents, soit de payer directement, soit aux parents de faire des économies à l'État, en ne touchant plus les aides sociales pour les parents, notamment de mineurs délinquants récidivistes, parce qu'il y en a qui sont des spécialistes du genre et qui doivent, à un moment, comprendre. Quand on fait des enfants, parce qu'il n'y a pas que des mineurs ces fois-ci, il y
a
quand même un certain nombre, je crois qu'à Bordeaux,
il
y a une majorité, la préfète l'a dit, de mineurs. Quand on fait des enfants,
on
s'en occupe. C
'est
-à
-dire,
quand on sait qu'il
y a
une mobilisation comme ça, il doit rester à la maison. C'est-à
-dire
qu'à un moment, il faut aussi responsabiliser toute
une société. qu'ils aient les
moyens de payer les parents, c'est pas toujours
le cas. Non, mais
à un moment, il faudra, je veux dire, 10 euros, 20 euros, 40
euros, 50
euros, toute leur vie, parce que les Français n'en peuvent plus, de voir cette situation où, on l'a vu au moment des émeutes,
je
veux dire, moi, vraiment encore, Montargis, je veux dire, les Français n
'en peuvent plus.
Ils
n'en peuvent plus de payer pour des délinquants. Le
gouvernement, puisque dès hier, Laurent Nunez a promis qu'effectivement, tous les auteurs de ces infractions paieront grâce à une nouvelle loi, la loi
casseur
-payeur.
Le 27 octobre au Sénat.
Alors, de quoi s'agit-il, peut-être, avant de
demander
si vous
la voterez ? Une responsabilité civile solidaire, appelons-la comme ça, c'est-à-dire que si vous commettez, si vous êtes dans un attroupement où il y a de la casse, et que vous étiez dans ce groupe, on peut considérer que vous êtes co-responsable et donc engager votre responsabilité civile. Ça se heurte quand même à un avis défavorable du Conseil d'État parce que ce n'est plus l'individualisation de la peine.
Vous
en comptez, ton aménager, c
'est
-à-dire que vous étiez là, vous n
'avez
pas forcément agi, commis le méfait, vous êtes considéré comme responsable. Alors, ça, il
faut
que ça soit circonstancié. Il y avait deux choses dans la loi de 2019. Il faut quand même se rappeler qu'on avait voté une loi, une partie a été censurée en disant que ça n'était pas assez circonstancié. Il y avait deux choses. Il y avait le fait de pouvoir interdire de manifester certaines personnes en amont. Ça avait été sur une trop longue période et le Conseil constitutionnel avait dit qu'il faudrait le cadrer un petit peu plus. Finalement, les macronistes n
'ont
rien redéposé, on est passé à autre chose. Et il y a une deuxième chose, c'est aussi de faire en sorte qu'il y
ait
un délit d'attroupement caractérisé.
C
'est-à
-dire,
dès lors qu'il y a plusieurs sommations, que vous êtes... C'est-à-dire qu'on ne va pas tout de suite vous mettre en situation délictuelle si vous êtes au mauvais endroit au mauvais moment. Mais quand les forces de l'ordre
sont
-à
-dire
première sommation, deuxième sommation, je ne
sais
pas si vous avez été, vous êtes journaliste, déjà sur des manifestations et que vous vous maintenez, vous actez, le fait que vous soutenez et que derrière, vous êtes complice, complice de cette situation. Il faudra bien entendu l'encadrer, il y a des débats juridiques, on verra comment c'est bien entendu écrit.
Qu'est-ce que fera le groupe RN au Sénat ?
Vous avez un groupe
au Sénat, qu'est-ce qu'il dira ? Cette loi du casseur-payeur,
c'est l'idée du Rassemblement National. Donc tant mieux, on ne demandera même pas les droits d'auteur au gouvernement. On est très heureux de voir que ce qu'on disait il
y
a quelques années, moi j'ai pris la parole au lendemain des émeutes de Montargis en défendant ce principe à l'Assemblée Nationale lors des questions gouvernement du casseur-payeur. On verra comment c'est rédigé, ça ne veut rien dire. Mais l'attention, on la soutient, on y est favorable, c'est notre idée,
on la défend toujours. Et si le Conseil
Constitutionnel la casse,
si
elle était votée en
bout de course ? Aujourd'hui, les spécialistes s'exprimant, mais il y a la possibilité, il faut le cadrer.
Un
principe général, comme la question de
l
'interdiction de manifester, ça a été mis en place et c'est possible par exemple pour les hooligans dans les stades et ça a permis de faire baisser un certain nombre des violences qu'il y
a
dans les stades. Il faut la circonstancier à une période, à une durée. Pour la question d'être sur un acte-mortement autorisé, il faudra peut-être, bien entendu, cadrer le nombre de sommations.
Vous faites confiance à
Richard Ferrand et au Conseil Constitutionnel ? Non mais, je veux dire, malheureusement, on
n
'est dans cette situation où il y a un passage au Conseil Constitutionnel et donc nous verrons. Il ne sera peut-être plus là d'ici là. On verra la suite de notre recours.
Les casseurs doivent payer. On
a compris le message. Reste à le mettre en œuvre. La justice également, Virginie. La justice parce que vous au pouvoir,
en
mai 2027, si Marine Le Pen est élue, qu'est-ce qui changerait par rapport aux images qu'on voit dans le maintien de l'ordre, dans la justice ?
Vous
l'avez dit, un arsenal judiciaire qui devrait évoluer, un arsenal législatif. Mais qu'est-ce qui changerait ?
Qu
'est-ce qui aurait pu changer par rapport à hier ?
Sur le maintien de l'ordre, il y
aurait
déjà, je vous dis, du matériel supplémentaire, les centaures, des évolutions sur le maintien de l'ordre. Par exemple, ce que fait l'Allemagne,
c
'est-à
-dire
dans les canons à eau, ils n'ont pas tous été sortis non plus. Il
y
en a certains qui sont au garage à la préfecture de police. Il
y
en a six. On n'en a sorti que quatre. Donc,
les blâmer dans
toutes les rues dès qu
'il
y
a
une manifestation ?
Non,
mais
pas quand il y a toute manifestation. Il y a plein de manifestations dans notre pays, et heureusement, et la
liberté de manifester
est un principe qui a une valeur constitutionnelle. Mais dès lors qu'on sait qu'il
y a
un risque, oui, préventivement, on les sort. On ne laisse pas les centaures et on ne les sort pas pour les agriculteurs.
Alors qu'on ne les sort pas quand il y a des situations comme celle-ci. Les moyens matériels des
forces de l 'ordre. Sur la justice, vous avez entendu, Gérald Darmanin, il a à nouveau dit à tous les procureurs généraux la plus grande fermeté dans tous les réquisitoires seront pris dans toutes les comparutions immédiates.
Ceux qui s
'en
sont pris aux agents publics et aux bâtiments seront placés en détention provisoire. Est-ce que vous faites confiance
à la justice de notre
pays ?
On
a eu le même discours au lendemain des émeutes. Et moi, j'ai regardé, il y avait eu 25 interpellations sur mon territoire. J'ai la preuve par l'exemple. Il y
en
a eu six qui ont été condamnés à 12 à 24 mois avec des aménagements de peine déjà sortis. Il y en a un qui a brûlé toute une pharmacie,
un
immeuble qui est tombé. Il y avait des gens dedans. Il a foutu le feu alors qu
'il
y avait des gens dedans. Il est déjà sorti. Mais
vous connaissez l'état des prisons pour l'aménager. Vous connaissez aussi l'état des prisons. Non, mais c'est pour ça
qu'il y
a
un plan global que nous avons présenté. Qu
'est-ce que vous ferez si vous gouvernez ? Record 90 000 décus pour
63 000
places. Et ça pose
un
vrai problème. Déjà, construction des places de prison, 30 000, c'est ce que nous proposons et il faudra s'y mettre très, très rapidement.
On en a fait 5 000 en 10 ans. Oui, mais déjà, on
peut récupérer en quelques semaines 25 % en quelques mois 25 % avec les places qui sont aujourd'hui occupées par des étrangers et qui doivent retourner. C'est le concept de la double peine.
À
la fin, dès qu'ils ont purgé leur peine, ils retournent automatiquement dans leur pays. Si
le pays
d'origine l'accepte, ils font laisser passer consulaire. Donc ça, c'est une
négociation. Ça ouvre la question
des négociations, des bras de fer, autour des visas, autour des versements d'argent de la diaspora qui envoient l'argent dans le pays d'origine, autour de l'aide publique au développement avec ces pays, en disant à un moment, il faut que tout le monde s'y retrouve. Donc ça, il y
a
cette question des places de prison. Après, il y a aussi, parce que les réquisitions pourront être très fermes peut-être de la part des procureurs, mais derrière, il y a le jugement au fond. Nous, ce qu'on souhaite remettre en place,
ce
sont des peines planchées, des peines planchées notamment pour les récidivistes, notamment quand on atteint à la dignité physique, à l'intégrité, excusez-moi, physique de la personne. Quand on attaque des forces de l'ordre ou des personnes dépositaires de l'autorité,
Vous avez vu qu'il y a déjà été mis en place des
peines planchées. Nicolas Sarkozy les avait fait beauté.
Oui. Les
juges ne s'en sont pas
saisis.
On est revenu dessus avant même de pouvoir réellement l'appliquer. Mais ce que je veux dire,
c
'est qu'aujourd'hui, il faut qu'il y ait des minimums de peines. Il faut qu'il y ait aussi, ce que nous proposons, des peines courtes. C'est-à-dire que dès les premiers, c'est ce qui existe dans les pays scandinaves et ça marche très, très bien. Dès que vous avez commis les premiers faits de délinquance, vous êtes quelques jours, quelques semaines en prison. Bien entendu,
l'idée, c'est pas... Donc la prison plutôt
que les travaux d'intérêt généraux, c'est ça ? Un
carreau
cassé, les barreaux. Mais non,
mais c
'est pas un carreau...
Non, je plaisante, mais il ne faut pas être caricatural. Vous souhaitez rendre les peines de prison
fortes, même quand l'infraction est minime, pour qu'elles deviennent dissuasives. C'est ce qui existe dans les pays scandinaves.
Je
pense qu
'ils n'ont pas les mêmes
problèmes de prison
que nous. Ce sont les
deuxièmes
pays les plus mal classés en Europe. Il faut régler ce
problème-là, en construire très rapidement et vider ceux qui sont occupés par des délinquants étrangers. On a même déjà dit qu'il y aurait possibilité aussi peut-être d'avoir des échanges avec des pays étrangers pour que les personnes purgent
dès
le début dans leur pays d'origine leur peine de prison et soient directement déjà sur le sol où ils
doivent avoir une résidence
de peine à
l
'étranger. Quand vous êtes
originaire
d'un pays, on ne sous-traite pas la totalité.
C
'est juste que comme la personne va être expulsée dans son pays d'origine après, l'expulsion se fait en amont et la peine se fait dans le pays d'origine. Ça se fait, ça peut se faire, ça demande des conventions et des échanges
avec ces pays. Le
pays qui l'accueillera ?
Oui, mais vous
savez, entre une place de prison au Mali ou dans n'importe quel pays du Maghreb ou n'importe quel pays d'Afrique, je n
'ai
pas envie de donner un pays parce que je ne
veux
pas stigmatiser quelques autres pays, ça coûte toujours moins cher que de construire une place de prison dans notre pays. Donc, il faut revoir la totalité de notre arsenal juridique. Il faut aussi mettre en place, en amont, pour éviter cette situation, et on parlera, on verra, parce que là, il
y a
la question de la responsabilité du principe du casseur-payeur, mais aussi de donner la possibilité de l'interdiction, je le dis, de manifester, parce que ce sont toujours les mêmes. Ce sont des black blocs, on les connaît.
Donc, plus de
contrôle aux abords des manifestations, comme on a pu le voir au
moment des Gilets jaunes.
C'est ça. Et en amont, de faire en sorte qu'ils aillent pointer, c'est-à
-dire
que quand on les connaît, ils doivent pointer avant, pendant et après la manifestation, dans leur gendarmerie, dans leur commissariat.
Mais comment vous vous
faites appliquer ça ? Vous avez vu que les itinéraires n'ont pas été déclarés, comment vous faites pour que
un membre de l'ultra-gauche aille
pointer ?
Vous êtes ciblé, vous êtes connu.
On
sait que le jour J... Vous
êtes
fiché.
Mais ça,
c'est déjà le cas. Alors, ils sont
déjà fichés. On en connaît déjà une partie, pas tous. Et il y en a certains qui, malheureusement, se radicalisent et s'entraînent. Et on voit qu'ils sont de plus en plus nombreux. Quand vous habitez, je ne
sais
rien, à Tulle, vous ne montez pas à Paris, vous devez pointer avant, pendant et après. C'est-à
-dire
une heure avant la manifestation, pendant la manifestation. Si vous ne le faites pas,
vous
êtes automatiquement en situation délictuelle. Et donc, vous serez condamné,
traduit devant la justice. On a les moyens, ça aujourd'hui,
d'arriver à mettre en œuvre tous les dispositifs pour obliger à pointer,
pour vérifier que ça a bien été fait. Il faudra vous poser
une vraie question, Madame Ankawa. Il faudra qu'on mette les moyens. Parce qu'en fait, là, les centaines de millions d'euros, je pense qu'il vaut mieux les mettre, quelques dizaines de millions, quelques centaines de millions d'euros en amont, pour avoir les forces de l'ordre, les moyens en termes de magistrats, de greffiers, de forces de l'ordre, partout
en France, pour éviter... Le
budget sécurité, le budget justice
?
Là, il sera donné dans... Enfin, il a été donné, mais je n
'ai
pas le chiffre.
Vous me posez une question précise. 1,5
milliard d'euros par an pendant le quinquennat. 1,5
milliard pour la sécurité. Oui, c'est le chiffre.
Oui,
mais parce qu'en fait, on
fait des économies sur les sujets qui sont aujourd'hui inutiles ou du moins secondaires ou qui coûtent. C'est-à-dire, on fait des économies structurelles. Vous savez, supprimer des strates, supprimer des agences pour au final embaucher des policiers, des gendarmes, des magistrats,
des
greffiers, je pense que c'est ce que les Français attendent. On voit bien qu'il y a aujourd'hui un problème de dépense publique dans notre pays qui est mal dépensé et il doit être réorienté au bon endroit. Et je pense que la sécurité, je pense que les Français et tous ceux qui nous écoutent ce soir attendent un investissement majeur en la matière.
Et le mouvement social, lui, on va en parler, doit-il continuer après ce qui s'est passé dans les rues de plusieurs des grandes villes de notre pays, contre la vie chère, les lycéens ? Virginie
?
Alors, parce qu'effectivement, on va regarder d'autres images que celles qui se déroulent actuellement à Paris.
C
'était hier. Avant, ou parfois en parallèle, des épisodes de casse et de grandes dégradations qu'on a pu connaître, il y a eu aussi, on en a parlé, des cortèges qui se sont déployés dans le calme pour protester cette fois contre la vie chère. Des lycéens, des étudiants, des enseignants, des gilets jaunes, des agriculteurs, notamment dans ce sujet d'ici Amiens. Regardez.
Comme
une évidence, les représentants des lycéens lancent la mobilisation. Autour d'eux, des milliers de personnes participent à la manifestation déclarée dans les rues d'Amiens. Chacun est venu faire entendre ses revendications autour d'un même constat.
Là,
c'est vraiment une génération, que ce soit la jeunesse ou les anciens, qui revendiquent vraiment à ce que la vie soit
meilleure,
surtout.
Il y a vraiment un cap qui est passé, ça devient compliqué au quotidien de subvenir à ses besoins et c'est juste un ras-le-bol général de tout le monde qui sort dans les rues et ça fait du bien. Service public en souffrance, baisse du pouvoir d'achat et sentiment de ne pas être écouté par le gouvernement. Autant de raisons qui réunissent toutes les organisations syndicales et une majorité des corps de métier. Côte à côte dans le cortège, des lycéens et des retraités, symbole d'une lutte générale.
Ça fait un peu cliché de le dire mais ça fait penser un petit peu à mai 68 où c'est les étudiants qui avaient amorcé le mouvement et là on voit que ça prend de la même manière et j'espère que ça va changer les choses. Amorcés depuis deux semaines avec les blocus des lycées, l'appel à la mobilisation semble avoir été suivi à Amiens. 6 000 manifestants selon la préfecture, 15 000 selon les syndicats.
Et
si on élargit la focale, c'était 550 000 partout en France qui n'étaient donc pas des casseurs, on les a entendus, c'était des manifestants qui revendiquaient. On vous a très peu vu, vous, des représentants du Rassemblement national. Est-ce que vous partagez les mots d'ordre de ces personnes qu'on a pu entendre à Amiens ou ailleurs
?
Il y a différents mots d'ordre, mais la souffrance des Français, de ceux qui manifestent pour leur pouvoir d'achat, des jeunes qui manifestent parce qu'il n'y a pas de professeur, parce que Parcoursup n'est absolument pas adapté et une machine à broyer, qu'il y a la réforme de M. Blanquer que j'ai battue et qui malheureusement a fait beaucoup de mal aussi par rapport au planning, par
rapport aux journées. Pourquoi ne pas être dans la rue à
leur
côté ? Depuis
un mois ? On l
'a dit, mais parce que notre boulot n
'est
pas d'être dans la rue. Je ne suis pas payé pour être dans la rue. Je ne
suis
pas manifestant.
Je ne suis pas
là
pour aller
avec...
Je soutiens, moi, Thomas Bézé, je soutiens. Les moments où on manifeste, c'est
quand il y a des manifestations de cohésion nationale qui sont celles, par exemple, après le 7 octobre. Là, c'est logique, mais au quotidien, notre rôle, c'est à l'Assemblée nationale de faire en sorte de dire qu'il faut des moyens supplémentaires et des professeurs, qu'il faut réformer Parcoursup, qu'il faut réformer les plannings et qu'il faut
des mesures sur le pouvoir d'achat. Il y a beaucoup
de vos électeurs dans ces cortèges. Bien sûr. Parce que vous avez, parmi ceux qui votent Rassemblement national, beaucoup de Français qui souffrent, qui n'arrivent
plus
à finir les fins de mois, qui voient leur vie rétrécir. Et d'une certaine façon, vous laissez ces cortèges aux élus LFI. Vous avez vu les images en tête de cortège de Mélenchon avec ses lieutenants, Mathilde Panot, M.
Antoine Léomant. Cette absence, elle peut être incomprise.
Non ? Non, je pense que nos électeurs comprennent très bien. Je pense que l'ensemble des études d'opinion le montrent. Ils n'attendent pas des élus d'être sur les manifestations. Je veux dire,
le temps qu'on
donne en manifestation. Nous, aujourd'hui, le Rassemblement national prépare l'alternance, se bat au Sénat, à l'Assemblée nationale, au Parlement européen avec ses élus, se bat au quotidien à construire le meilleur projet pour donner des réponses. Et on en a, notamment en matière de pouvoir d'achat avec la baisse de
la TVA sur le carburant
qui fait énormément souffrir tous les Français.
Et
on va y venir dans quelque chose. le budget. Vous laissez l'opposition frontale à
la France insoumise puisque vous voulez un budget même imparfait avec Sébastien Le
Corneur.
On assume totalement de ne pas être la France insoumise, de ne pas vouloir passer notre vie à aller dans la rue bordéliser le pays, à dire que l'on bloque tout le pays, que l'on ne veut pas débattre. Ce n
'est
pas ça, la démocratie.
Ce n'est pas ça, le Parlement.
Nous, aujourd'hui, s'opposer, ça ne
veut
pas dire bloquer. Ça ne
veut
pas dire appeler à l'insurrection. Ça ne
veut
pas dire qu'on ne veut pas de budget, on veut mettre notre pays dans une situation financière
encore pire
qu
'avec un autre pays. Mais est-ce que ça veut dire que le mouvement
lycéen doit s'arrêter, par exemple
?
Pour vous ? Alors, les blocages. Ce
que vous dites, on n'est pas dans la rue, notre travail est à l'Assemblée, mais le
mouvement
lycéen et les
violences doivent s'arrêter. C'est-à-dire que moi, j'ai des jeunes, des lycéens qui me disent je suis en galère, je n'arrive déjà pas, je ne sais pas si je vais réussir à avoir mon bac et là, je n
'ai
pas pu
pendant 4 jours et je n'ai pas renoncé.
Les revendications, elles doivent
durer ? Le
mouvement lycéen ? Mais il faut
surtout que le gouvernement apporte des réponses. Il faut surtout que le gouvernement ait pas des effets d'annonce sur des professeurs qui bizarrement tombent du ciel
du jour au lendemain. Juste pour être très
concret, vous les
avez rencontrés les
lycéens
?
Est
-ce que
vous les avez rencontrés ? Moi, je ne
suis
pas allé sur les manifestations.
Non, mais vous auriez
pu
vouloir les
rencontrer pas forcément dans un cortège.
Je
n
'ai
pas besoin d'aller dans un cortège pour voir des lycéens régulièrement sur le terrain
dans ma situation. Ceux qui veulent
continuer, vous leur dites quoi
?
Arrêtez ou allez-y.
Je leur dis déjà, vous ne pouvez pas vous plaindre que ça va être très compliqué pour vos études si vous n'étudiez pas. Donc après,
si le week-end... Reprenez les cours.
Oui, reprenez les cours.
Oui,
reprenez les cours. Après, si le week-end, c'est en dehors des... Voilà, vous voulez manifester, c'est la liberté de manifester. Et moi, j'appelle le gouvernement à apporter des réponses et qu
'il
y
a
un débat au Parlement. On n'a jamais... On n
'a
pas eu de grande loi. On n'a pas eu de loi sur l'éducation nationale. On voit bien qu
'on dégringole dans les classes en disant
qu'il y a une situation qui est très
compliquée. Il n'y en aura pas d'ici
le mois d'avril. Juste, et le gilet jaune qui pourrait
voter à Rennes, vous lui dites quoi ? À celui qui dit « J'aimerais bien continuer samedi prochain », vous lui dites quoi ? Je lui dis qu'il y
a
encore une fois...
On a vu des appels à se réunir sur les ronds points. En France, on peut
manifester, mais nous, on n'appellera jamais à la violence. On n'appellera jamais à les détruire, à attaquer les forces de l'ordre ou à détruire l'outil de travail des artisans, des chefs d'entreprise,
à
tomber dans
l'abstention. Il
faudra aller voter.
Sur Internet, vous êtes
bien organisé. Dernier petit mot sur le fond.
On
connaît bien votre proposition. 5,5% sur la TVA, sur les hydrocarbures, sur les carburants. 17 milliards d'euros, c'est ça
?
12 milliards, ça dépendra en fonction de
la période. Ça dépend aussi des experts.
C'est beaucoup. En
tout cas, 12 par an.
C'est le gouvernement lui-même qui avait dit que si on baissait la TVA, ça coûtait 1 milliard. Il y a quelques mois, ça avait été chiffré par le gouvernement. Mais quand vous avez un pays qui souffre, qui
ne
peut
plus...
1 milliard par mois,
12 milliards par an... Oui, mais il faut mesurer le
montant. Oui, mais il faut mesurer...
Où est
-ce que vous trouvez l'argent
? Parce que
là, si ça se trouve, l'élection sera
anticipée. Les Français
comprennent bien une chose. C'est qu'à un moment, quand vous faites souffrir un peuple qui ne peut plus se déplacer, qui ne peut plus travailler, qui parfois n'a même pas intérêt à aller travailler, et moi j'en connais, ça j'en ai vu dans ma circonscription, qui me disent, moi je ne prends plus la voiture, je me suis mis en arrêt maladie, ou je n
'ai
pas renouvelé, je n
'ai
pas cherché à travailler.
Personne
ne revient sur cette
réalité. Oui, mais c'est... Mais il faut bien la rendre concrète. Comment vous arrivez à financer cette mesure ? Oui, mais la rendre concrète, c'est aussi d'expliquer
que quand vous êtes un dirigeant politique, vous investissez sur votre peuple. C'est-à
-dire
que des fois, perdre 1 milliard d'euros, c'est une meilleure dépense, entre guillemets, que de perdre des dizaines de milliards d'euros avec une croissance qui se stoppe, qui se stagne, avec des coûts sur le modèle social qui augmentent, avec des gens qui ne vont pas travailler, avec des chefs d'entreprise qui coulent, des entreprises qui font faillite.
Vous assumez
cette dépense et elle sera
financée.
Et elle financera par d'autres économies, des économies sur la trajectoire qu'a présentée poste par poste Marine Le Pen, Jordan Bardella la semaine passée. Et si les autres pays européens l'ont fait
?
Vous croyez que... Alors on va dire, la situation économique est différente. Mais il
n
'y
a
aucun pays qui a des excédents énormes au point de se dire on va donner l'argent et on va baisser la TVA. S'ils ont baissé la TVA ou d'autres taxes sur le carburant, c'est parce qu'ils savent très bien que le calcul global est positif.
Parce que vous investissez,
vous leur donnez la possibilité de travailler,
d'investir tant aux entreprises qu'en
particulier. D'un mot, piller c'est très mal, vous l'avez dit, les pilleurs c'est grave, mais par son nom de
la
nationale, Marine Le Pen a été condamnée pour avoir détourné plus de 3 millions d'euros au Parlement européen. Alors ça, c'est les arguments de la France Insoumise et de
quelques
militants qu'on a vus qui veulent faire leur show. Ce qui est certain,
c'est que si on défend
l'État de droit, Marine Le Pen s'est pourvue en cassation et donc aujourd'hui, à l'heure actuelle, elle est toujours présumée innocente, elle n'est pas condamnée de manière définitive. Première instance, appelle. Oui, c'est le concept d'avoir, sauf si on supprime totalement la juridiction suprême et le court de cassation. L
'État de droit
aujourd'hui, on ne
peut
pas supprimer l'accord de cassation, l'État de droit aujourd'hui, on ne peut pas le remettre en cause en disant qu'elle est condamnée. Aujourd'hui, elle est présumée innocente et je trouve que c'est un petit peu simple de faire ce genre de raccourci. Merci beaucoup. Merci à vous. Merci à vous, Thomas Ménager, d'avoir été l
'invité du Grand Enjeu
ici, France Info.
Merci Virginie
Charbonneau, et Algo.
Merci à
vous.
Thomas Ménagé