"C'est indispensable, vraiment de la médiation" : le maire de Valdoie Michel Zumkeller réinstalle une police municipale
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- 0:00OuverteRéponse directe
La nouvelle policière municipale à Val-d'Oie aujourd'hui, c'était une promesse de campagne des élections municipales de Michel Zumkeller.
- 0:12OuverteRéponse directe
C'est indispensable une police municipale à Val-d'Oie, 5000 habitants ?
- 0:44OuverteRéponse directe
On a recueilli les réactions d'habitants à l'arrivée de la police municipale.
- 1:05OuverteRéponse directe
Mais est-ce que c'est pour combler un sentiment d'insécurité ou il y a une vraie insécurité à Val-d'Oie ?
- 1:22OuverteRéponse directe
Des caméras de vidéoprotection ne seraient-elles pas plus utiles ?
- 2:54OuverteRéponse directe
3% de votre budget, mais 120 000 euros. Donc, 120 000 euros pour faire venir ces policiers.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:12Invité politiqueFait
« C'est indispensable une police municipale à Val-d'Oie, 5000 habitants ? »
- 0:26PrésentateurFait
« Ça l'était avant, ça existait jusqu'en 2023. »
- 0:49AuditeurFait
« Je crois qu'on a vraiment besoin de la police partout en France. »
- 1:17PrésentateurChiffre
« Cet été, il y a eu cinq cambriolages en plein jour. »
- 2:26Invité politiqueChiffre
« Un budget bien géré, mais au total, ça va quand même coûter 150 000 euros. »
- 2:36PrésentateurChiffre
« On a, à Val-d'Oise, 6 millions de budget. »
- 3:03Invité politiqueChiffre
« Mais par contre, vous n'avez pas pu consacrer 30 000 euros pour maintenir l'agence postale au sein de l'Amérique. »
- 3:37PrésentateurFait
« Madame Séphys a fait le choix de fermer cette poste. »
- 3:41Invité politiqueChiffre
« 30 000 euros, comparé aux 150... »
- 4:01PrésentateurFait
« L'agence postale, elle n'était pas mairie, elle était CCAS. »
- 4:32Invité politiqueFait
« il va falloir aller plus loin pour aller à la poste, il n'y a plus de service bancaire à Val-d'Oie disponible. »
- 5:24Invité politiqueFait
« vos deux policiers municipaux, début d'année prochaine, ne seront pas armés. »
Temps de parole
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- ?6 %
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La nouvelle policière municipale à Val-d'Oie aujourd'hui, c'était une promesse de campagne des élections municipales de Michel Zoumkeller. Réinstaller la police municipale, le maire centriste élu et l'invité de la rédaction l'Isaguinique.
Bonjour Michel Zoumkeller.
Bonjour.
C'est indispensable une police municipale à Val-d'Oie, 5000 habitants ?
Justement, 5000 habitants. Et à partir de 5000 habitants, ça commence à être une commune qui nécessite... Alors c'est une police de proximité,
hein.
Attention, la police est là, la police nationale fait son travail, les gardes champêtres font leur travail. Mais oui, c'est indispensable. Ça l'était avant, ça existait jusqu'en 2023. Tous les jours, tous les jours, moi je suis à Val-d'Oie, évidemment, tous les jours. Tous les jours, il y
a
des petites choses qui font qu'une policière serait très utile. Il
y
a un côté vraiment médiation, on ne sera pas dans la répression. Mais par contre, oui, c'est très très utile.
D
'ailleurs, les habitants le disent, dans leur quotidien, ça serait important.
Justement, on a recueilli justement les réactions d'habitants à l'arrivée de la police municipale. Je voudrais vous faire écouter cet extrait.
Je crois qu'on a vraiment besoin de la police partout en France. Ça devient très important, tout ce qui se passe comme événement actuellement.
C
'est quoi les problèmes ? Les problèmes, c'est les groupes. Mais c'est vrai que ça nous rassure.
On sent qu'ils ont envie d'avoir cette police municipale. Mais est-ce que c'est pour combler un sentiment d'insécurité ou il
y
a une vraie insécurité à Val-d'Oie
?
Je ne
sais
pas. Je ne crois pas à cette histoire de sentiment. Bien sûr qu'on est à Val-d'Oie et qu'il n
'y a
pas des choses très très graves. Mais dans le quotidien,
c
'est important. Cet été, il y
a
eu cinq cambriolages en plein jour. C'est des choses comme ça. Est
-ce que des caméras
de vidéoprotection ne seraient pas plus utiles
? On en a déjà un petit peu. Alors moi, j'ai un côté où je préfère l'humain toujours. C'est très étonnant parce qu'on vit mieux avec l'humain. Les caméras,
il
y en a. Mais une personne, et c'est une personne de contact et de médiation qui va vraiment faire un travail formidable, j'en suis sûr. Elle va être là, elle va échanger. Il y a juger ce qui se passe et il y
a
aussi éviter des choses qui se passent. Pour les commerçants, ça va être agréable d'avoir une policière qui passe les voir de temps en temps. C'est rassurant. Pour les citoyens aussi. Et puis, il y
a
aussi le quotidien. Vous savez, il y
a
aussi, par exemple, ce qu'on appelle la police de l'urbanisme. Quand pendant quatre ans, vous n'avez pas de policier, des fois, on a une vraie renda à construire, on oublie de faire la déclaration. Et puis, ça passe parce que personne ne vient contrôler. C'est toutes ces petites choses-là. De la proximité. C'est de la proximité.
Le
mot policier est presque même inadapté. C'est vraiment de la médiation. On
peut d
'ailleurs rappeler peut-être qu'il y
aura
un deuxième agent qui va
arriver.
Ah oui,
on reconstitue un service de police avec deux agents. D'ailleurs, on pensait le faire qu'en janvier de 2027, et puis on n'a pas trop mal géré en six mois. On a dégagé une petite marge de manœuvre, ce qui nous permet déjà d'avoir, elle sera la responsable de la police. Et le suivant sera là début l'année prochaine, peut-être janvier, peut-être février. Ça va dépendre des recrutements.
Un budget bien géré, mais au total, ça va quand même coûter 150 000 euros. C'est
à peu près ça.
Alors,
grosso modo, 120 000 pour le personnel. Puis là, au départ, il y aura un véhicule, il y aura un petit peu de matériel. On a, à Val-d'Oise, 6 millions de budget. 150 000 euros, c'est 3% du budget quand même. Il faut relativer les choses. On consacra 800 à 900 000 euros pour les écoles. Et on va consacrer 120 000 euros pour une policière. Il faut aussi remettre les choses en perspective. Donc, c'est une possibilité que nous avons et qui, au final, ne va pas trop impacter le budget.
Que
3% de votre budget, mais 120 000 euros. Donc, 120 000 euros pour faire venir ces policiers. Mais par contre, vous n'avez pas pu consacrer 30 000 euros pour maintenir l'agence postale au sein de l'Amérique. Un service public très demandé par les habitants.
Alors déjà, l'agence postale, c'est la poste. On ne peut pas tous les ans, dans les communes, nous dire l'État, nous réduit les dotations, nous assèche tous les jours, et nous demander après, en parallèle, d'exercer des missions de l'État. Mais
comment vous avez fait cet arbitrage entre
choisir la police municipale plutôt que
la poste ? Quand j
'étais maire, on avait une poste de plein exercice. La poste nous payait un loyer et gérait le personnel. Madame Séphys a fait le choix de fermer cette poste. Et c'est elle qui a fait le choix. Pour remplacer par une agence postale, où la poste nous dédommage de 1 200 euros, et après, on gérait tout le personnel. C'est un coût très important.
30 000 euros, comparé aux 150...
30 000 euros de plus, par rapport à ce que nous donne la poste. Par contre, je sais que Madame Séphys dit, 30 000 euros, c'est rien. Et puis surtout, avec
ce trouble... Par
rapport aux 150 000 de la police municipale, on est sur un tiers.
On est un tiers, déjà un tiers. Donc, ce n
'est
pas non plus la fermeture de l'agence qu'a financé la police. Oui,
la police municipale, bien sûr.
En plus, c'est doublement faux, parce que l'agence postale, elle n'était pas mairie, elle était CCAS.
C
'est-à-dire, les 30 000 euros qu'on économise, c'est pour le budget social de la mairie. C'est-à-dire, pour plus d'aide aux gens, pour plus de soutien aux personnes âgées, etc. Ce n
'est
pas souvent dit, mais c'est une réalité. Ce qu'on économise là, ce n
'est
pas pour faire de la police, c'est pour redonner les moyens au CCAS de la commune de Val-d'Oie. Est-ce que ça ne valait pas le coup ? Est-ce que ça ne valait pas le coup ?
C'est aussi un service
public qui est éloigné, ce que disent les habitants.
C
'est qu'il
va falloir aller
plus loin pour aller
à la poste, il n'y a
plus de service bancaire à Val-d'Oie disponible.
Les
habitants, je ne sais pas où vous les avez trouvés, parce que quand ils ont fait une manif, ils étaient 20. Donc, il y en a 20 que ça dit.
Avant la
manifestation, on en a interrogé à l'annonce de
la fermeture cet été. Et puis, la plupart n
'étaient pas des Val-d'Oie. Est-ce que l'impôt des Val-d'Oie doit assurer un service public qui concerne les gens de Sermamani, d'Eveth, etc. ? J'ai fait une proposition.
Si
Mme Cephis, puisque c'est de là que ça vient quand même, veut maintenir une agence postale, c'est très simple. Qui est donc votre prédécesseuse
à la tête de l'omène. Qu'elle crée une agence postale cantonale,
elle est conseillère départementale.
Une
grande source de financement, tout le monde le sait, ne crée pas une agence postale cantonale. Puisque ça concerne les gens d'Eveth, puisque ça concerne les gens de Sermamani, les gens d'Eloi et les gens de Val-d'Oie. C'est très simple. C'est facile de crier au loup et dire pourquoi l'autre y fait ça sans mettre un euro.
Pour revenir à la police municipale et terminer, peut-être rappeler que vous disiez bien que c'est un service de proximité. Et rappelez que vos deux policiers municipaux, début d'année prochaine, ne seront pas armés.
Ils ne
sont
pas armés avec des armes létales, effectivement, parce que ce n
'est
pas le souhait. Ils seront en capacité de se défendre, je voudrais bien préciser. Mais effectivement, ce
n
'est pas l'idée d'armer des policiers. Ils n'ont jamais été à Val-d'Oie. Je le redis, c'est vraiment de la proximité. Et c'est très utile et c'est très demandé par
la population. Un service de proximité avec
le premier jour aujourd'hui de votre policière municipal à Val-d'Oie. Merci beaucoup
Michel
Zoumkeller.
C'était en effet
votre promesse de campagne. Merci beaucoup Michel Zoumkeller
d'avoir été avec nous. Merci à vous. Bonne journée.
Michel Zumkeller