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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 18 octobre 2026 22 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéSolidarités & familleTravail & emploiInstitutions & élections

"Des comptes doivent être rendus après les événements d'hier" (Lamia El Aaraje)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 50 %Défensif 40 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Comment décririez-vous l'état de Paris ce matin après les violences ?

  • 0:41OuverteRéponse directe

    Quel sentiment domine chez vous ce matin après ces événements ?

  • 2:04FerméeRéponse directe

    Parlez-vous de 'meutes urbaines' pour décrire ces scènes ?

  • 2:46OuverteRéponse directe

    Comment la ville compte-t-elle se remettre de ces dégâts ?

  • 3:26OuverteRéponse partielle

    Le ministre de l'Intérieur évoque l'ultra-gauche parmi les casseurs. Partagez-vous cette analyse ?

  • 4:11OuverteRéponse directe

    Ces bâtiments publics étaient-ils ciblés de manière méthodique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:23Fait
    « Nous avons la mairie du 10e arrondissement qui a été attaqué avec des gens qui voulaient rentrer dedans »
  • 2:04Fait
    « On a besoin d'avoir une comptabilisation précise de ce qui s'est passé. »
  • 3:26Chiffre
    « 855 personnes interpellées sur la seule journée d'hier. Certains 90 % de majeurs, 95 % même de majeurs. »
  • 4:11Chiffre
    « 60 forces de sécurité intérieure, 60 membres qui sont blessés dont deux qui ont été transportés inconscients à l'hôpital. »
  • 6:09Chiffre
    « Près de 150 policiers blessés, deux qui ont été transportés inconscients. »
  • 13:13Chiffre
    « Ils ont dit, le ministre de l'éducation nationale a dit 3000 enseignants remplaçants qui seront mobilisés. »
  • 19:22Chiffre
    « 3000 postes par exemple qui ont été avancés pour pouvoir rapidement les profs qui ne sont pas présents. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Bonjour Camille, bonjour Benjamin et bonjour l'ami à la rage. Première adjointe au maire de Paris, la capitale hier a donc été comme d'autres ville en France, théâtre de scène de violence très intense et de pillage. Le bilan tout d'abord, vous qui avez passé une grande partie de la nuit mobilisé, s'il fallait décrire Paris ce matin, dans quel état se trouve la capitale ? Écoutez euh je crois que tout le monde a vu ces images qui ont circulé notamment sur les réseaux sociaux que nous avons pu suivre depuis la cellule de crise de la ville de Paris que nous avons ouverte dès hier après-midi avec le maire. C'est nous avons assisté à des scènes de pillage méthodiques qui n'ont rien à voir avec les revendications sociales, rien à voir avec les milliers de manifestants qui ont défilé

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pacifiquement tout au long de l'après-midi. Nous avons une ville aujourd'hui qui est dans des situations de délabrement total avec un grand nombre de scènes de chaos. Je crois qu'on peut le dire de cette façon-là. C'est absolument dramatique et un niveau de violence que nous n'avons, je crois jamais vu. On vous senté aussi par ce qui s'est passé euh hier jusqu'à tard dans la soirée à Paris. C'est quoi le sentiment qui domine chez vous ce matin ? Écoutez, moi je vous avoue que j'étais effaré hier après-midi parce qu'il y a une différence fondamentale entre le droit de manifester qui est une liberté à laquelle nous sommes extrêmement attachés avec euh un mouvement d'ordre qui a été euh effectivement porté par les jeunes, par les lycéens, par les étudiants avec des revendications

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extrêmement légitimes et d'un autre côté des scènes de chaos organisées par des gens venus spécifiquement pour piller, pour saccager la ville, pour s'attaquer aux institutions. Nous avons la mairie du 10e arrondissement qui a été attaqué avec des gens qui voulaient rentrer dedans a priori dans le même mouvement que celui qu'on a pu voir à Marseille ou à Limoge. Et j'ai une pensée pour les collègues de ces villes qui ont subi des scènes d'une rare violence et qui sont absolument inadmissibles. Et puis évidemment quand on voit nos bâtiments, quand on voit les équipements municipaux, quand on voit des outils de travail avec des commerçants qui ont vu leur outil de travail détruit méthodiquement dans la nuit, évidemment que ça nous touche. Ça veut dire que c'est des salariés qui lundi matin ne

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pourront pas travailler. Ils seront au chômage technique. C'est parfois toute une vie d'économie qui se retrouve détruite en un instant et c'est l'appropriation de biens qui appartiennent à autrui et qui sont d'abord, je le redis, des outils de travail. Vous parleriez des meutes urbaines en plein cœur de la capitale hier ? Je ne parlerai pas à ce stade des meutes urbaines. Je parlerai de scènes de pillage. Je parlerai de scène de casse. Je parlerai d'attaque délibéré contre les institutions, contre des outils de travail. Et je voudrais notamment m'adresser à auprès de 1000 boueurs qui dès cette nuit, dès minuit euh ont essayé de remettre la ville en l'état. On les voit je crois aujourd'hui dans la rue essayer de nettoyer ce qui pouvait l'être avec la protection de la police

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nationale puisqu'ils ne pouvaient pas intervenir sans cela. Et c'est à eux que je voudrais adresser à la fois mes pensées, les remercier aussi de leur mobilisation. Ça va prendre du temps de remettre la ville en étage justement vu l'ampleur des dégâts que vous décriviez à la fois sur des commerces mais aussi sur des bâtiment public. Oui, tout à fait. On a besoin d'avoir une comptabilisation précise de ce qui s'est passé. C'est un travail qui est en cours du côté de la préfecture de police. Ensuite, répertorier ce qui a été dégradé, ce qui va devoir être réparé et puis derrière voir commerce par commerce comment est-ce que les gens ont été impactés et puis derrière voir comment est-ce que le gouvernement va répondre à cela et comment est-ce qu'il va accompagner les commerçants qui ont

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vu leur outil de travail détruit. Et du côté de la ville, nous allons effectivement répertorier tout ce qui a été détruit et procéder à la remise en l'état progressivement. Pour ce qui est du profil des émeters, c'est la question aussi qui se pose ce matin. Le ministre de l'intérieur, Laurent Nigèz, a ciblé hier soir l'ultra gauche. On l'écoute. Nous avons assisté à une mobilisation importante de la mouvance d'ultra gauche ou d'extrême gauche radicale qui ont fait dégénérer une grande partie de ces actions en s'en prenant violemment aux forces de l'ordre, en s'en prenant au commerce et surtout en essayant d'atteindre les bâtiments publics. Donc 60 forces de sécurité intérieure, 60 membres qui sont blessés dont deux qui

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ont été transportés inconscients à l'hôpital. Donc je veux le dire, c'est dire la violence des assaillants. Alors le bilan côté force de l'ordre a depuis été revu à la hausse. On est désormais à 150 policiers et gendarmes blessés selon l'exécutif. Il y a ce point aussi que vous soulignez déjà dans ce début d'interview, c'est ces bâtiments publics visés de de manière méthodique. C'est ce que vous avez pu voir et constater à Paris aussi. Oui, tout à fait. Il y avait une volonté délibérée alors dans une autre proportion évidemment que ce qui s'est passé par exemple à Marseille ou à Limog. Mais effectivement ce que nous avons vu, c'était une volonté délibérée, d'essayer de porter atteinte à un certain nombre d'équipements publics et notamment les bâtiment institutionnel

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que il y avait une volonté délibérée, de piller, de saccager, de détruire. Donc un objectif politique très clairement, je ne sais pas le dire à ce stade. Je ne sais pas ce qu'il en est concrètement. Est-ce qu'il y a une revendication politique derrière cela ? Je ne crois pas. Ce que j'ai entendu, c'est des manifestants qui eux portent des revendications tout à fait légitimes. Et typiquement ce qu'on a vu du côté des lycéens des étudiants, c'est qu'il ne manifestaient pas contre l'école mais il défend il manifestaient pour défendre l'école publique, l'école de la République et ça c'est honorable, c'est légitime et je les soutiens et d'un autre côté. Oui, il y a deux aspects sur cette journée de mobilisation hier ce matin, on se concentre en effet sur les dégâts

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et les conséquences. des casseurs qui je ne crois pas qu'il portaiit la moindre revendication politique. En tout cas, je ne peux pas accepter et nous ne pouvons pas tolérer que la République soit attaquer de cette façonlà car c'est ça qui s'est passé hier notamment à Paris. Justement, en tant qu'élu, vous êtes marqué par le niveau de violence qui a pu être atteint. Oui, tout à fait, tout à fait. Le niveau de violence, le fait de cibler délibérément des personnes et je pense notamment aux forces de l'ordre qui ont été prises à partie avec un niveau de violence rarement égalé. Vous l'avez dit, près de 150 policiers blessés, deux qui ont été transportés inconscients. C'est inadmissible, c'est inacceptable dans notre République. Et au-delà de ça, je le redis, vous avez des commerçants,

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vous avez des particuliers qui demain ne pourront pas se rendre sur leur lieu de travail parce qu'il a été détruit. Et je crois que quel que soit leur revendication portée, c'est absolument inacceptable dans notre République. Laurent Nouz, le ministre de l'intérieur évoquer des profils d'ultra gauche parmi euh les personnes qui ont commis des violences mais beaucoup d'observateurs soullignent qu'il n'y avait sans doute pas que cela dans les casseurs, les pieurs. Il y avait aussi des délinquants d'opportunités euh disent certains qui ont profité de tout cela. C'est votre analyse aussi ? C'est ce que vous avez pu sentir dans les rues de la capitale ? Je pense que c'est un peu tôt pour m'exprimer sur ce point. Il faut attendre que les profils soient analysés

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et que derrière on puisse en tirer des conclusions. Mais il n'y a rien de gauche quand on détruit, quand on pique, quand on saccage. Et je refuse que ce terme-là puisse être utilisé concernant le profil de ces personnes. Je pense surtout qu'il y avait, je le redis, une volonté délibérée de saccager, de piller. Donc je ne pense pas que ce soit des revendications politiques quand le seul objectif qu'on poursuit en se mobilisant, c'est la destruction. Lamiage, est-ce que les forces de l'ordre ont été débordées hier ? La question qui se pose ce matin, ce sont les accusations que porte notamment le maire socialiste de Marseille, Benoît Paillant, après une série de de pillage dans le centreville de de Marseille et puis aussi une intrusion dans l'hôtel de ville. Il a pris la parole hier soir, on

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l'écoute. C'est la police municipale qui tient la ville. C'est-à-dire que je ne comprends pas ce qui se passe. J'ai déjà vécu des scènes difficiles. On a une armurerie qui a été attaquée, on le voit ici à partir du CSU puisque ce sont les seules images qui existent et qui sont disponibles pour la police nationale. En 3 minutes, la police nationale intervenait. Aujourd'hui, c'est en 27 minutes qu'elle est intervenue. Est-ce que vous imaginez si les pilleurs et les casseurs avaient réussi à pénétrer à l'intérieur de cette armurerie ? Est-ce que vous imaginez ce que ça aurait pu donner ? Donc, je suis très inquiet sur ce qui est en train de se passer. Est-ce que vous faites le même constat dans la capitale à Paris ? Les forces de l'ordre ont été débordées hier.

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Je pense que la situation qu'on a vécu à Paris est à peu près de la même nature que celle qui a été vécue à Marseille. D'ailleurs, Benoît Apaillan le maire de Marseille et Emmanuel Grégoire, le maire de Paris ont demandé à être reçu par le Premier ministre pour faire un bilan et un état et le maire de Lyon Grégory Douset un état des lieux de la situation. à l'évidence à l'évidence, non pas à ce stade, à l'évidence oui euh les forces de l'ordre hier ont été débordées, notamment à certains endroits, mais en même temps, je pense que la quantité de points de départ de de pillage, de sacage, d'incendies puisque les pompiers aussi ont été extrêmement mobilisés hier soir était extrêmement importante avec clairement une répartition sur l'ensemble du territoire parisien à la fois à l'ouest

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avec clairement des lieux emblématiques de l'État qu'il s'agissait de protéger. et je le comprends. Je pense par exemple à l'Élysée. Mais d'ailleurs, ça a été la priorité ça a été la priorité hier de de de sécuriser les lieux de pouvoir, l'Élysée, l'Assemblée nationale et donc ce qui pourrait expliquer des images de de pillage dans le reste de la ville parce qu'il n'y avait pas assez force de l'éience. C'est pas acceptable et c'est ce qui nous est remonté par ailleurs d'un grand nombre d'habitants qui nous appelaient désespérés ou de commerçants qui nous appelaient en nous interpellant. C'est que nous voyons méthodiquement et on les voyait à la caméra des gens s'attaquaient à des commerces les uns après les autres. Donc ils ont fait des rues entières en pillant, en sacageant

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et en nous disant mais où sont les forces de l'ordre ? Et pour le coup, il y a eu clairement une, je dirais un manque de moyen hier soir sur la capitale. En tout cas, ce n'est pas acceptable de voir à l'image des gens saccagés des commerces et s'en prendre physiquement un certain nombre de bâtiments et notamment y compris à un moment nous avons craint pour les bâtiments privés et pendant pour les habitants pour les Parisiens eux-mêmes, vous avez eu cette sur un certain nombre de lieux. Je pense notamment au bas du boulevard Magenta où effectivement nous avons à un moment appelé en disant attention il y a des tentatives d'intrusion dans des bâtiments privé mais globalement ce qu'on constate c'est que c'était les commerces qui étaient visés avec les grands boulevards, les grands magasins,

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mais aussi des petits commerces de proximité. Et ça, je crois qu'en République, on peut tous considérer que ce n'est pas acceptable. Avec un chiffre record d'interpellation à Paris. C'est ce que dit à l'instant la préfecture de police. 855 personnes interpellées sur la seule journée d'hier. Certains 90 % de majeurs, 95 % même de majeurs. Donc peu de lien avec le mouvement lycéen par exemple sur ce que rappel aus [raclement de gorge] jeunes étudiants lycéens. Tout à fait. Certains reprochent aux forces de l'ordre aussi certaines stratégies de provocation en ayant en étant intervenu très tôt, par exemple le Place de la République à Paris qui était le lieu de rassemblement du cortège avec des interventions au gaz lacrymogène avant même que le cortège ne démarre.

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Est-ce que selon vous ça a participé à aggraver ce climat de violence de tension justement dès le début de la journée ? Écoutez, je quand on voit les images qui circulaient dès le début de l'après-midi de la place de la République avec des personnes cagoulées qui clairement n'était pas là pour manifester, qui était plutôt là pour en découdre, qui ont dégondé un certain nombre de pavés sur la place de la République pour les jeter délibérément qui ont incendié le kiosque de la place de la République, qui s'en sont pris au socle de la statue qu'ils ont aussi démonté pièce par pièce. A priori, c'est pas des gens qui étaient là pour manifester. A priori, c'était des gens qui étaient là pour en découdre, pour être dans l'ultra viiolence parce que c'est ça qu'on a vu hier soir et je

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trouve ça normal que les forces de l'or soient intervenu à ce moment-là. Et par ailleurs, notre crainte, c'est que ils ont infiltré le mouvement pacifique lycéen et euh euh jeune qui était présents sur la place de la République. Et à partir de là, on pouvait craindre un embrasement total et notamment des jeunes qui étaient là pour manifester pacifiquement et qui se retrouvaient quelque part en ét d'un côté les forces de l'ordre qui devaient ramener du coup le calme et les pilleurs qui étaient là pour en découdre avec les forces de l'ordre. Lamiage, première adjointe au maire de Paris. Vous êtes notre invité du 830 France info ce matin. Après les scènes d'émeutes et de pillage jusque tard dans la nuit dans plusieurs villes de France, les questions politique se pose

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désormais. À qui la faute ? Comment ces scènes de chaos ont-elles été possibles ? Charge lourde hier soir de Sébastien Lecornu, le premier ministre contre la France insoumise, je le cite, il affirme, "On ne peut pas appeler à cesser les violences tout en fournissant des excuses à ceux qui les commettent. C'est votre responsabilité politique qui cible la France insoumise ? Est-ce que selon vous la France insoumise a des responsabilités dans ces violences hier soir ? Écoutez, franchement, je trouve que cette réponse est presque grossière en réalité dans la caricature qu'elle essaie de faire. Je ne vois pas bien le rapport entre la France insoumise qui n'est pas tout à fait un mouvement que je porte dans mon cœur et les scènes auxquelles nous avons insisté hier. Je

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pense que le gouvernement et le premier ministre en particulier ferait bien de se poser la question de pourquoi est-ce que on en arrive là, comment est-ce qu'on en arrive là ? Et là aussi, je mets de côté les scènes de pillage et de casse qui doivent faire l'objet d'investigation poussée pour bien comprendre où sont les responsabilités. Est-ce que les forces de l'ordre ont été débordées ? Est-ce que le dispositif était bien adapté ? Est-ce que la célérité d'intervention était euh correspondait à l'urgence de la situation ? Et ça, je le mets de côté. Ensuite, il y a les revendications politiques qui sont portées avec aujourd'hui des lycéens qui manifestent, avec une jeunesse qui se mobilise, avec un grand mouvement de mobilisation globale de l'ensemble notamment de la

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fonction publique. Pour dire quoi ? Pour dire en fait les prix flambent et nos salaires n'augmentent pas. La vie devient beaucoup trop cher et nous sommes dans l'incapacité de continuer à vivre dignement et le travail ne paye plus suffisamment. Nous avons des lycées qui sont délabrés, des conditions d'étude qui ne sont pas acceptables. Qu'a dit le gouvernement ? Je vais juste vous donner un exemple. Ils ont dit, le ministre de l'éducation nationale a dit 3000 enseignants remplaçants qui seront mobilisés. Ah dis donc, on découvre que par magie, on est en capacité de faire intervenir 3000 enseignants supplémentaires. D'où viennent-ils ? Ont-ils été formés ? Qui sont-ils ? Et sont-ils aujourd'hui devant nos enfants ? Et dans le même temps, dans le même temps, le budget qui est annoncé prévoit

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la suppression de 1588 post d'enseignement nationale. Mais enfin, de qui se moque-ton ? Prend-on nos enfants pour des imbéciles ? À l'évidence, oui, je crois. Le ministre de l'éducation dit que au vu de la chute de la baisse démographique, le nombre de suppressions d'enseignants pourrait être plus grave pour donner la réponse du du côté sûr. Et donc c'est normal que nos enfants soient à 36 par classe, 38 39 parfois dans certains lycées. Mais d'ailleurs les revendications, les manifestations hier ont plutôt un succès au-delà des scènes dont on vient de parler longuement entre 550000 manifestants et et 800000 manifestants. Mais la question se pose aujourd'hui comment continuer à porter ces revendications ? organiser de nouveau une manifestation dans les rues de Paris.

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Mais je comprends tout à fait cette interrogation et je vais même vous dire, je la partage. Moi pendant longtemps, j'ai été en manifestation et j'emmenais mes enfants avec moi. Vous étiez à l'UNEF, c'est le début de votre engagement politique est un syndicat et tout à fait. Et bien après, c'était maintenant il y a quelques années, bien après, on avait l'habitude de manifester en famille et aujourd'hui ce n'est plus possible. Et combien j'ai d'amis autour de moi, de citoyens qui me disent en fait, je n'ose pas aller en manif à cause du casuse la faute euh au ministre de l'intérieur qui n'organise pas les bonnes conditions pour manifester ou la faute à une partie des gens mobilisés autour des cortèges qui donneent ces scèes. Je pense que vous avez à la fois une

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déstructuration du mouvement social lié à un affaiblissement global de de du paysage politique en grande partie depuis l'élection de monsieur Macron. C'estàducune difficulté à tenir les cortèges. Tout à fait. Quand on joue le en même temps et quand délibérément il y a une destruction de ce qui tient la vie politique à savoir les partis, les syndicats, forcément on assiste à [raclement de gorge] une mauvaise organisation des cortèges puisque auparavant c'était en grande partie les syndicats les partis politiques qui les organisaient avec des services d'ordre avec une organisation qui permettait de tenir les cortèges et puis d'un autre côté vous avez aussi une radicalisation violente d'un certain nombre de personnes et on l'a vu hier des gens qui n'ont rien à voir avec le mouvement

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social qui n'ont rien à voir avec les organis organisation syndicale ou politique et qui sont là délibérément pour casser et derrière vous avez une responsabilité politique oui bien sûr du ministre de l'intérieur qui est censé garantir le droit fondamental hier la noè que c'était aussi grâce aux forces de l'ordre que les cortèges qui s'étaient bien passés avaient pu se passer parce que les forces de l'ordre étaient là aussi pour lesader en partie qui a prédominé le débat politique. Vous voyez bien que ce matin, nous avons commencé par nous attarder sur la violence, les dégradations, la casse, les pillages avant de parler des revendications social légitime qui sont Mais vous dites tout de même la mienche que vous vous interrogez sur la possibilité de d'organiser une nouvelle

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manifestation à Paris après ce qui s'est passé hier. Ça veut dire quoi ? que c'est un un risque désormais plus globalement en fait, vous voyez bien qu'à chaque fois qu'il y a des manifestations, il y a des scènes de violence et de dégradation qui sont corrélé. Celle d'hier a atteint quand même un niveau de violence qui était rarement égalé je crois dans mon ma mémoire et mon souvenir et évidemment que cela pose question pour la suite. Il y aura des leçons tirées de d'hier. Oui, je pense à l'évidence. Oui, ce serait quand même assez fou que je vous dise l'inverse. Lamia et la rage dans ces leçons à tirer. Ce que vous appelez à la démission du ministre de l'intérieur Laurent Nugèz, plusieurs voix ce matin se font entendre Alexis Corbière mais aussi de la part du Rassemblement

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national. Quelle est votre position ? Ce n'est pas ce que je porte. Ce que je porte c'est plutôt de s'interroger sur ce qui s'est passé hier. Il y a une analyse qui doit en être faite et des comptes qui doivent être rendus. Certains ont évoqué le fait qu'il puisse y avoir la convocation d'une commission d'enquête à l'Assemblée nationale. Je pense que ce serait une bonne chose que cela puisse se produire et que derrière on puisse en tirer les conséquences. J'ai jamais joué au pompier Pyoman. Je pense qu'aujourd'hui on doit avoir des comptes qui doivent être rendus à destination notamment des maires des villes qui ont été saccagées. Une analyse qui doit être faite afin que nous puissions savoir est-ce que le dispositif était adapté, est-ce qu'il a été suffisamment anticipé et pourquoi

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est-ce qu'on en est arrivé aux scènes auxquelles on a assisté hier. Et surtout, je pense qu'il faut qu'on soit en capacité de dire précisément que quand un commerce est pillé, ce n'est pas normal que les forces de l'ordre ne puissent pas intervenir, que quand une ville est saccagée, ce n'est pas normal qu'il y ait ce sentiment quelque part de laisser faire puisque c'est ça qui ressort quand bien même la mobilisation des forces de l'ordre était importante. Qu'est-ce que vous dites à tous ceux qui sont venus manifester hier et qui ont pu être choqués justement par ces images de violence ? vous-même vous disiez que c'est difficile de venir manifester avec ses enfants par exemple tous ceux qui pourraient se sentir découragés d'aller manifester. Qu'est-ce que vous pourriez

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leur dire ce matin ? qu'il faut s'organiser, qu'il faut rejoindre les cortèges syndicaux, les cortèges des partis politiques pour être protégés euh par les organisations, euh notamment les services d'ordre des différents partis, que les forces de l'ordre sont là aussi pour assurer la sécurité des cortèges et qu'il faut pas se décourager, que le mouvement il est légitime, que la colère elle est légitime. Je faisais un calcul ce matin en arrivant ici, un jeune aujourd'hui lycéen de 15 ans qui se mobilise, c'est un enfant qui avait 5 ans quand Emmanuel Macron a été élu président de la République. Donc ça en dit long aussi sur le sentiment qu'on nos jeunes aujourd'hui que nous ne sommes plus en capacité ni d'accompagner, ni d'entendre leur colère, ni même d'être pris au sérieux

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et donc de leur répondre précisément. En 1990, les lycéens au moment de la grande mobilisation de 90 avait été reçu par le président de la République. Aujourd'hui, ils ont quitté la table suite aux discussions proposées par le Premier ministre parce qu'en réalité, ils n'avaient rien à leur dire. Ils n'avaient pas envie de les entendre. Ils ont été reçus à trois reprises par le ministre de l'éducation Édouard Jeffy pour échanger les 3000 postes par exemple qui ont été avancés pour pouvoir rapidement les profs qui ne sont pas présents. Rapidement, le patron de votre parti Olivier Fort lui pointe du doigt la doctrine du maintien de l'ordre en disant qu'il faut qu'elle soit modifiée car il y a une sorte de confrontation des forces de l'ordre qui favorisent le

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jeu du chat et de la souris. Est-ce que vous êtes d'accord avec lui ? les les policiers qui par leur doctrine de mainre de l'ordre hier qui sont en partie responsables de ce qui se passe. D'abord, les policiers ne sont pas responsables en tant que tel, en tant qu'individu puisquis répondent à des ordres et à des consignes. Et à l' évidence, oui, ça fait maintenant quelques années que nous dénonçons la doctrine de maintien de l'ordre qui à mon sens aujourd'hui fait usage de force par moment de façon disproportionnée. Je crois que la scène de là dire que ça alimenté les violences n'est pas ce que je dirais pour ma part et notamment je crois qu'hier les forces de l'ordre ont été prises à partie ont été délibérément visées avec notamment des policiers qui ont été agressés deux

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qui sont partis inconscients donc c'est dire le niveau de violence et notamment je ne vous cache pas pour avoir vu certaines scènes avoir vu la taille de certains pavés qui étaient jetés à la tête des forces de l'ordre je pense que hier il faut plutôt regarder la situation de près, la question des effectifs, la question des moyens octroyés, pas forcément celle de la doctrine s'agissant de ce qui s'est passé à Paris hier soir. On évoquait les réactions politique la mienia et la rage. Il y en a eu beaucoup aussi du côté de l'extrême droite hier, le Rassemblement national qui a largement condamné ces images de violence et de cha. Est-ce que c'est le RN qui sort renforcé de cette journée d'hier d'un point de vue politique ? Ouais. Quand vous assistez à des scènes

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comme celles qu'on a vu hier, quand vous voyez des images comme celles qui circulent actuellement avec une forme de sentiment en fait de le laisser faire et quelque part on peut piller, on peut saccager, on peut il y avait une forme d'impunité hier dans les rues de la capitale et d'autres villes en France. Ça donne forcément ce sentiment-là et le RNe au pompier pyoman. La vraie problématique à laquelle nous sommes confrontés, c'est comment est-ce qu'on répond aux revendications portées ? Comment est-ce qu'on prend en compte le mouvement lycéen ? répondre avec un message d'ordre et au-udelà de ça, quelle est la réponse de la République face aux scènes de casse et de violence ? Et on ne peut pas s'en accommoder, on ne peut pas accepter que cela puisse se reproduire et oui, il

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doit y avoir des sanctions, il doit y avoir une judiciarisation importante des scènes que nous avons vu hier et je crois pouvoir dire qu'ils doivent être recherchés individuellement et sanctionnés individuellement parce que ce n'est pas possible et ça vient discréditer le mouvement social tel qu'il se tient. Et bien sûr que madame Le Pen, bonne pompier pyromane qu'elle est, ne peut que se réjouir de ce qu'elle a pu voir hier soir. Merci beaucoup Lamia Larage, première adjointe au maire de Paris, invité du 830 France info ce matin. Restez avec nous sur France Info en édition spéciale qui continue.