Bruno Retailleau accuse LFI d'être "un parti séditieux qui a une fascination pour la violence"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 50 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Sur les blocages de lycées et le budget annoncé aujourd'hui, est-ce suffisant à vos yeux ?
- 0:38OuverteRéponse directe
Sur le procès Robert Ménard, vous avez plaidé pour lui. Le parquet a requis 7500 € d'amende. Est-ce que ça veut dire que les juges ne suivront pas le réquisitoire ?
- 2:40OuverteRéponse directe
Le droit actuel vous semble-t-il adapté ? Va-t-il évoluer selon vous ?
- 3:25OuverteRéponse directe
Sur les lycées bloqués, vous appelez au calme. Que proposez-vous face à la violence ?
- 4:08RelanceRéponse directe
La loi anticasseur a été abolie sous François Hollande. Vous voulez la rétablir ?
- 4:52OuverteRéponse directe
Vous qualifiez LFI de parti séditieux. Pourquoi cette qualification ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Bruno RetailleauFait
« On marche sur la tête. On a un système qui est plus dur avec le maire, un maire qui se dévoue au quotidien que avec un clandestin. »
- 2:40Bruno RetailleauFait
« Il faut plus qu'une majorité, il faut une révision de la constitution. »
- 3:25Bruno RetailleauFait
« Hier, plus d'une trentaine de personnes ont été blessées. Il y a une fabrique de la violence. »
- 4:08Bruno RetailleauFait
« Il faut que on en revienne à la loi anticasseur. »
- 5:36Bruno RetailleauFait
« Ce qui se passe aujourd'hui devant les lycées, c'est la répétition générale de ce qui pourrait se passer en 2027 si madame Le Pen gagnait. »
- 7:04Bruno RetailleauFait
« La violence, se solidariser avec la jeune garde, appeler à l'insurrection, remettre en cause nos institutions. »
- 8:31Bruno RetailleauFait
« Chaque fois que des élus tiendront des propos qui sont des incitations à la violence, il y aura des poursuites pénales. »
- 11:26Bruno RetailleauFait
« Si ces propos étaient exacts, ils sont accablants, affligeants. »
- 12:10Bruno RetailleauChiffre
« 1, c'est pas 54 milliards d'économie, vous le savez très bien. On a documenté pour l'instant à peine la moitié. »
Temps de parole
- ?100 %
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Bonjour Bruno Retaillot. Bonjour à Pauline de B. Merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes candidat à l'élection présidentielle. Vous êtes président les républicains. On va revenir évidemment dans un instant sur les blocages de nombreux lycées à nouveau ce matin pour un acte 2. Les étudiants d'ailleurs qui sont invités à à suivre le mouvement. Le budget qui est annoncé aujourd'hui avec des coupes énormes. Est-ce suffisant à vos yeux ? Mais je voudrais d'abord vous interroger sur le procès Robert Ménard. Vous y étiez hier, vous êtes rentré tard hier soir de Montpellier. Vous y étiez et vous avez euh plaidé en faveur de Robert Ménard, vous avez dit "Peut-on sanctionner un maire sur la base d'un texte qui va être amené à évoluer ?" C'était évidemment sur la question de
l'obligation de marier versus l'obligation de quitter le territoire. Le parquet de Montpellier a requis une amende de 7500 €. C'est en réalité très peu par rapport à ce qui l'encourt. 75000 € d'amende et une peine d'illégibilité. Oui, surtout l'illégibilité. C'était là le risque. Est-ce que ça veut dire que alors le le les juges ne seront pas obligés de suivre le réquisitoire du Pquet, mais est-ce que ça veut dire que finalement Robert Ménard a a convaincu ? Écoutez, en tout cas, il n'a pas le marqué le procureur n'a pas demandé son inéligibilité et ça c'est fondamental parce que on marche sur la tête. On a un système qui est plus dur avec le maire, un maire qui se dévoue au quotidien que
avec un clandestin. Et le fait de célébrer le mariage, c'est ce que j'ai expliqué hier devant le tribunal, aurait eu pour conséquence de neutraliser l'obligation de quitter le territoire que l'État avait lui-même pris. Donc on marche sur la tête et les Français du reste ne le comprennent pas. Pour vous, les Français ne le comprennent pas, mais le président du tribunal vous a répondu à vous. Ici, c'est le droit qui prime et le droit au moment où Robert Menard était censé célébrer ce mariage de lui imposer normalement. Oui, mais le droit ça n'est certainement pas de faire échec aux décisions du droit de l'État. Voilà, de l'état de droit. Il y avait un individu clandestin, il y avait une obligation de quitter le territoire français et le fait de célébrer le mariage revenait à
ruiner la décision de l'État. Il y avait ce conflit et c'est ce que j'expliqué, c'est que Robert Ménard s'est trouvé pris dans une injonction contradictoire, dans un conflit de norme juridique. Voilà. Alors, le droit effectivement à l'état en état actuel des choses est ce que vous dites qu'il est, mais il va évoluer. Et de toute façon, il va évoluer, vous en êtes sûr ? En tout cas, il trouvera il trouvera une majorité pour évoluer. Il faut plus qu'une majorité, il faut une révision de la constitution. C'est la raison pour laquelle dans ma révision constitutionnelle, dans le référendum que je soumettrais au peuple français, j'ai inscrit textuellement noir sur blanc que pour se marier, il faut être en situation régulière. Attendez, mais c'est le bon sens. Il faut remettre la
France à l'endroit et pour remettre la France à l'endroit, il faut simplement un peu de bon sens. C'est ce que pensent les 3/4 des Françaises et des Françaises. Euh Bruno Retaillot, des lycées bloqués à nouveau ce matin et ça fait plus d'une semaine désormais que ça dure avec de nombreux débordements. Euh hier, ce sont 119 personnes qui ont été euh blessées, 34 dans le personnel enseignant. Il y a eu 625 personnes interpellées, 83 policiers blessés. Est-ce que vous appelez au calme ? Évidemment, j'appelle au calme. D'abord total total soutien aux forces de l'ordre, policiers, gendarmes, mais aussi au personnel de l'éducation nationale. C'est inédit. Le ministre l'a dit lui-même. Hier, plus d'une trentaine de personnes ont été blessées. Il y a
une fabrique de la violence. Ce que je veux dire, c'est deux choses. D'abord, je pense que il faut que on en revienne à la loi anticasseur. Lorsque des individus euh sont pris dans un attoupement qui a fait des violences, des dégradations, ils doivent être tenus solidairement comme responsable. Pas question que ce soit le contribuable qui paye et je rends hommage à Valérie PCè qui a eu le culot d'envoyer la facture de 100000 € à monsieur elle a dit elle a dit je vais envoyer la facture notamment de la de la du remplacement voilà du remplacement du portail du lycée Paul et 100000 € à au maire de Saint-Denis Bali Bagayoko ainsi que les frais de gardiennage et de nettoyage. Voilà donc ce sont les casseurs qui
doivent payer. Il faut là aussi faire une modification juridique. Bali Bagayoko n'est pas le casseur. Non mais d'un point de vue général, je je vous dis la loi anticasseur concerne ses attroupements parce qu'il est très difficile ensuite de voir individuellement qui a commis justement le délit. Première chose, on reprécise d'ailleurs que cette loi, elle existait, elle avait été abolie par sous sous François. L'idée c'était effectivement que vous pouvez participer à un attoupement. Si vous avez pas vous-même physiquement cassé le portail par exemple, vous allez quand même participer à le rembourser. Exactement. Si vous êtes solidaire d'un troupe. Voilà. Deuxième chose, elle filles, on a clairement désormais un parti sédicieux. Sédicieux. On a un parti absolument sédicieux qui a
une fascination pour la violence. Résumons-nous. Le maire de Saint-Denis, toujours lui, déclare que la violence, il est maire, hein, officier de police judiciaire. Pourtant, on en parlait il y a quelques instants. Il déclare que la violence est légitime. Peut-être légitime. Vous avez Oui, peut-être. Oui, ça si vous voulez, ça ne trompe que les Nigo. Voilà. Deuxième chose, vous avez monsieur Mélenchon qui déclare l'autre jour que il faut s'interposer entre les forces de l'ordre pour protéger les lycéens. Bien sûr, je me souviens que monsieur Mélenchon, lorsque j'avais dissous la jeune garde, c'était solidarisé. Il a vu ses mots. Je leur donne raison. Bravo, continuer. La jeune garde est de près ou de loin impliquée
dans le meurtre à Lyon du jeune de rank. Il s'est aussi solid Quentin Dean il s'est aussi solidarisé. On a un parti qui est fasciné par la violence, on a un parti qui appelle à la sédition et même on a un parti qui essaie d'organiser l'insurrection. Ce qui se passe là, écoutez-moi bien, ce qui se passe aujourd'hui devant les lycées, c'est la répétition générale de ce qui pourrait se passer en 2027 si madame Le Pen gagnait. Ils organiseraient une insurction dans le pays. Je pense aujourd'hui qu'il y a une question qui se pose. Laquelle ? C'est la question de l'interdiction de LFI. Je sais que c'est très difficile endroit mais je la pose, je la lance dans le débat public parce qu'on ne peut plus faire comme si de rien n'était.
Ça n'est plus possible. du parti LFI au motif d'un appel à la violence. Il y a un cadre juridique qui existe dans le code de la sécurité intérieure. Je le connais bien comme ministre de l'intérieur. Il faut un certain nombre de conditions. Ces conditions sont-elles réunies ? En tout cas, la violence, se solidariser avec la jeune garde, appeler à l'insurrection, remettre en cause nos institutions, mettre une cible dans le dos de nos gendarmes, de nos policiers. Ça dessine un parti qui alors c'est clair n'est plus du tout républicain. J'appelle la gauche d'ailleurs dans ce qui est là de plus républicaine. D'ailleurs, des gens comme monsieur Gluxman sont des gens courageux mais je les appelle vraiment à se désolidariser de la façon la plus nette. Est-ce que ça veut dire que vous au
pouvoir vous interdireriez ou vous lanceriez une procédure pour interdire à la fille ? En tout cas, je ferai étudier par mes services euh ce cas-là parce qu'on ne peut plus, on peut pas s'habituer. Vous-même, BFM, vous en avez été d'ailleurs les victimes récemment il y a quelques jours. Il faut préciser, il faut préciser euh effectivement et nous l'avons euh tous ensemble condamné et je remercie d'ailleurs la solidarité d'un certain nombre de journalistes d'autres d'autres médias. Nos équipes ont été violemment éjectées notamment devant le lycée Paulard et il est vrai que il l'a retiré depuis mais le maire de Saint-Denibali Bagayoko a retweeté ces vidéos dans lesquelles on entendait des injures et des insultes à
l'endroit de nos journalistes sur le terrain qui donnaient la parole au le fondateur de la milice d'extrême gauche proche de Lfi c'est monsieur Mélenchon d'ailleurs qui l'a avoué qu'ils étaient proches qu'ils étaient dans la continuité de Lfi. la jeune garde, ça n'est autre que Raphaël Arnaud qui ici là aujourd'hui siège tranquillement sur les bancs de l'Assemblée nationale. Député qui siège sur les bandes de l'Assemblée nationale. Le préfet de la région Île-de-Fance a décidé de poursuivre d'ailleurs de police le préfet de police. tout à fait de poursuivre Bali Bagayoko en vertu de l'article 40 et le ministre de l'intérieur, votre successeur Laurent Nugèz a dit "Chaque fois que des élus tiendront des propos qui sont des incitations à la violence, il y aura des poursuites pénales."
Oui, c'est l'article 40, ils l'ont fait sur un objet très précis, c'est provocation au délit. Donc tout ça dessine un arrière-plan extrêmement préoccupant que si ça n'était pas un parti d'extrême gauche, je pense qu'on ne passerait à aucun autre parti. fut-il de droite ce genre d'exaction ? Donc je pense que cette question en tout cas je la pose, j'en connais les difficultés. J'en connais les difficultés mais je pense qu'aujourd'hui on ne peut plus banaliser. On est en train de banaliser un parti qui est antirépublicain et compris antidémocratique. Vous demandez donc effectivement à ce que l'on suspende l'existence de LFI ou qu'on engage des des procédures Bruno Retaillot sur la question de la sauvagerie policière. Jean-Luc Mélenchon
parle de sauvagerie policière. Euh on a vu on a vu effectivement euh des échanges très violents. La police des polices s'est d'ailleurs euh ouvert d'ailleurs ouvert une enquête notamment lorsque l'un un jeune frappé de très près par un policier a perdu ses dents et a dû être hospitalisé. Cette sauvagerie policière, est-ce que vous reconnaissez qu'elle existe ? Qu'il y ait des des dérives de dérapage, il peut toujours rien avoir parce que le niveau de la violence a tellement augmenté que il y a une forme de peur parfois qui peut amener à des dérapages. Il faut les sanctionner. Mais euh en réalité la technique de LFI, c'est l'amalgame, c'est la généralisation, c'est de passer d'un cas individuel en disant les policiers, voilà, ce sont tous des fascistes, ce sont tous des
violents, mais ils veulent délégitimer d'ailleurs nos institutions, l'institution des forces de l'ordre. Je rappelle que en démocratie, l'État a le monopole de de la force de la violence légitime. Ils veulent aussi là encore délégitimer les urnes puisque ils nous ont déjà prévenus. Il n'accepterait pas le verdict démocratique des urnes si jamais demain madame l'pression exacte utilisé, c'est aussi l'appel à la désobéissance civile si Marine Le Pen était élu. Mais c'est quoi la désobéissance civile ? C'est quoi la désobéissance civile ? Si c'est la désobéissance civile au sens de l'un des de Gandy, c'est une désobéissance tout à fait pacifique. Oui. Mais voyez Gandy, la grande différence avec Jean-Luc Mélenchon, ça
n'est pas la chevelure, voyez. Ça n'est pas la toge, l'habillement. C'est le fait que monsieur Mélenchon a conçu une matrice idéologique qui est fascinée par la violence. Voilà. Bruno Retaillot, lorsque vous entendez les propos qui sont attribués à euh Jordan Bardella par le journal Média Part, comment vous réagissez ? Écoutez, d'abord, je hurle jamais avec la meute. Si ces propos étaient exacts, ils sont accablants, affligeants. Mais attendons pour en savoir plus. Le fait que Emmanuel Macron lui-même hier a condamné ses propos. Euh vous je ne ferai pas de commentaires sur les commentaires. J'attends d'en savoir plus tout simplement. Lorsque l'on retrouve des propos euh
échangé à l'époque sur des boucles WhatsApp, pas forcément encore euh la preuve qu'ils sont attribués à Jordan Bardella, mais une fascination euh pour quelqu'un comme Soral, pour quelqu'un comme Dieu donné. En êtes-vous surpris ? En tout cas, croyez-moi, je n'ai jamais été moi fasciné par ces individus-là, voilà, euh qui ont été sanctionnés à juste titre. Voyez, la sanction de la violence pour moi, elle doit être à l'extrême droite comme à l'extrême gauche. Je ne fais pas de poids de mesure. Simplement ce que je veux dire, c'est que ces propos sont tellement accablants, sont tellement lamentables que il faut attendre ce que la justice va nous dire et alors on prendra position. Évidemment que la position sera très dure si ces propos devaient
être justifiés. Bruno Retaillot, c'est aujourd'hui que le gouvernement va dévoiler le détail de son budget. 54 milliards d'euros d'économie, 5,5 milliards d'efforts demandés au retraités. Voilà les grandes lignes. Est-ce que ça vous paraît suffisant ? 1, c'est pas 54 milliards d'économie, vous le savez très bien. On a documenté pour l'instant à peine la moitié. Donc on va voir simplement ce que je veux dire pour les retraités. Un mot, c'est absolument injuste que tout le monde soit appelé à faire des efforts. Très bien. Mais on ne peut appeler les retraités à faire des efforts qu'à la condition. de remettre sur la table la suspension de la suspension de la réforme des retraites. La suspension de la suspension. En effet, on est là. C'està-dire que on en est là bien sûr.
C'est-à-dire que il faut à ce moment-là que pour justifier un tel effort, ça sera plus de 5 milliards. Alors, il faut que le gouvernement arrête et remette sur la table la réforme qui é voté. Mais il faut pas quand même qu'à un moment les retraités actuels fassent des efforts. Je On en est même pas là. On est aujourd'hui ce matin, j'ai regardé les taux euh les emprunts, le taux d'intérêt. On n jamais emprunté aussi cher à 4,85 % à 10 ans. C'est 3600 % de plus qu'il y a 5 ans. Le mécanisme qui est enclenché, le mécanisme qui va aboutir possiblement à la crise est déjà là. Moi ce que je propose 1 pour le budget, c'est l'article 47. Le budget, c'est-à-dire désordonnances. Le budget
doit être le moins mauvais possible. Article 47. Sinon, aucune autre voix n'est possible. 2è chose, je demandente même pas de le faire voter. On l'applique par ordonnance. On Non, on travaille bien sûr au Parlement, mais la Constitution dit que si euh Slasembour, au-delà de 70 jours, le gouvernement peut prendre des ordonnances. Je lui demande de prendre ses ordonnances. Même s'il y a une censure, au moins on aura un budget et le gouvernement pourra toujours euh euh expédier les affaires courantes jusqu'à l'élection, première chose. Mais je pense que ça ne suffira pas si on veut éviter avant l'élection présidentielle une crise financière qui sera absolument terrible. Et encore une fois, on y va tout droit. Je demande au président de la République d'organiser avant la fin
de l'année un référendum. Il y a des années qui cherchent à organiser un référendum. un référendum sur la règle d'or puisque on a voté il y a plusieurs années au Sénat et à l'Assemblée nationale, on a voté une règle d'or, donc avec un vote qui est un vote exactement identique. Par conséquent, il suffit simplement que le président de la République dise "Je vais convoquer les électeurs pour un référendum pour que la Constitution soit réformée." vraiment que au moment où l'on se parle, c'estàdire dans cette fin de règne où Emmanuel Macron est au plus bas dans les opinions des Français, les Français répondraient à cette question. Il est au plus bas dans les opinions et notre dette est au plus haut de notre
histoire. Il est responsable d'avoir ruiné la France 1400 milliards d'euros, c'est quand même inédit sous la 5e République. Simplement ce que je dis, c'est que si on veut calmer les marchés, le seul bouclier le seul bouclier alors qu'il y a pas la majorité à l'Assemblée nationale, le seul bouclier c'est le référendum, une règle d'or dans la constitution. Vous croyez au peuple, vous croyez à la légitimité dans ce cas-là du peuple français ? Je vous repose la question parce que lorsque vous disiez en ce début d'entretien qu'il fallait penser à aller jusqu'à interdire LFI parce que antirépublicain dites-vous et incitant à la violence ou fasciné par la violence posé cette question est-ce que au fond euh vous dites d'un côté je crois au peuple français et c'est à lui de
répondre à cette question du référendum mais de l'autre côté est-ce que ce n'est pas une manière de censurer le peuple français que de d'empêcher le parti même pour lequel une partie des Français au moment où l'on se parle On a des règles dans les mais j'ignore pas cette difficulté. Simplement on a des règles. Tous les partisez dans une démocratie, dans une République, on doit se plier aux règles. Et ça n'est pas possible la violence notamment quand on instrumentalise des mineurs. Vous vous rendez compte de cette gravité ? aucun père, mère de famille ne peut le tolérer. Simplement ce que je demande moi au président de la République, c'est de porter devant le peuple français la règle d'or. C'est fondamental et croyez-moi, ce sera important pour aujourd'hui pour éviter
la crise mais aussi pour demain pour rétablir enfin précisément l'état de nos finances publiques. Bruno Rataillot, vous dites voilà, il faut cette règle d'or. Si elle n'était pas adoptée, maintenant j'imagine que vous l'appliqueriez vous ou même vous feriez ce référendum également si vous étiez élu. Pourquoi pas la la tronçonneuse ? Alors, je je dis ça de manière provoquante, mais Ravir Miley est en France aujourd'hui. C'était pas des petits bouts par-ci parl, il a refait toutes les finances de l'Argentine. Il y a été à la tronçonneuse littéralement. Est-ce que vous vous posez parfois la question d'une vraie remise en cause de renverser la table ? Ah non, mais renverser la table, c'est le sens justement de ma candidature. Je veux une rupture. Le
système est en train de mourir sous nos yeux mais il nous entraîne. Vous vous rendez compte que euh c'est euh la troisème fois seulement depuis 1960, les Français en 2 ans ont perdu 1200 € de pouvoir d'achat. Ça c'est concret. Voyez, il y a 3 français sur 10 € de perte de pouvoir d'achat par foyer en moyenne. Exactement. 3 français sur 10 sont dans le rouge pour leur compte bancaire le 17 du mois simplement. Donc moi je veux renverser la table et bien entendu la tronçonneuse quoi vous couperiez quoi avec la tronneuse ? Attendez la tronçonneuse c'est d'abord les normes je pense que il y a un impôt caché qui est énorme et qui est encore supérieur d'ailleurs je le pense au aux impôts au sens habituel du terme. Je pense qu'il faudra retirer de la
Constitution par exemple le principe de précaution qui est devenu un principe de blocage d'interdiction. Je pense qu'il faudra interdire par une loi organique toute transposition sur transposition des règles européennes parce que l'Europe règlemente beaucoup et nous on en rajoute une couche. Je pense qu'il faudra aussi par ordonnance supprimer des normes, notamment les seuils pour les relever pour les entreprises. Là oui, j'aurai la tronçonneuse en main et par ailleurs, j'aurais su tirer 40 milliards d'euros d'impôts et de charge sociale. Bruno Rotaillot, entre les deux extrêmes, il y a, il y a Gabriel Atal, il y a Édouard Philippe. Édouard Philippe qui hier propose une retraite d'ailleurs à 65 ans et 45 ans euh d'animité. Euh qu'est-ce qui fait qu'à un moment ou à un autre, il y en auras
plus qu'un ? Ben ce qui fait c'est que je porte un projet singulier. Vous avez d'un côté Marine P, vous avez Marine Le Pen, elle veut prolonger l'assistana, elle a pas voté la réforme des retraites, elle a pas voté par exemple les 15 heures de contrepartie de l'activité au RSA, elle veut poursuivre le système d'assistanat. Moi, je veux par exemple plafonner à 70 % du SMIC la totalité que un individu peut recevoir en aide sociale. Je veux pas que l'assistanaat paye plus que le salaire, le travail. Voilà. Et de l'autre côté, vous avez les anciens premier ministres d'Emel Macron. Ils sont cresponsables des 1400 milliards de dettes. Ils ne parviendront pas. Ils ne parviendront pas décroché hein. Bien sûr. Mais le peuple français,
commentz vous les convaincre ? Je pose cette question. Moi, ce n'est pas moi qui les convaincrait. Le peuple français ne voudra pas leur donner sa confiance. Je pense que un moment ou à un autre, ils décrocheront parce que le peuple français ne veut pas d'une saison 3 du macronisme. Et sur quel critère ? Pardonnez-moi de vous le dire, mais je veux dire, si on regarde les sondages, vous êtes le dernier des trois. Si on regarde les partis, bah vous vous avez l'onction de votre parti. Mais chacun dit "Je suis légitime à aller jusqu'au bout." Mais la légitimité, bien sûr que chacun pense qu'il est légitime. Simplement, j'essaie de raisonner objectivement. Pensez-vous un seul moment que le bilan désastreux, on vient d'en parler d'Emmanuel Macron, absolument désastreux, l'appauvrissement des
Français, le déclassement d'un grand pays, d'une grande nation comme la France, c'est lui. Et bien ce bilan-là, ils y ont pris part. Les Français le savent. Les Français sont un grand peuple politique et au moment où ils commenceront à s' à s'intéresser à la campagne justement c'est un grand peuple politique. Justement, c'est un grand peuple politique et je vous repose quand même la question parce que vous dites interdiction de LFI. Vous posez cette question, vous dites juridiquement il y a euh une voix, vous faites quoi des élus ? Ah mais les élus peuvent se présenter, ils peuvent se présenter mais il renon il ils renoncent à cette violence. Il renonce à la stratégie sédicieuse, faxieuse, une stratégie clairement d'insurrection. Je ne parle même pas d'antisémitisme. Souvenez-vous, ils
avaient attaqué monsieur Raphaël Antoven qui les avait traité de passionnément antisémite et le tribunal les a débouté. Le tribunal les a débuté. Euh en effet, euh votre annonce ce matin, en effet, poser la poser la question de l'intervention. En tout cas, j'en ai marre de la routine, de cette habitude. Ils sont en train de créer dans l'esprit du petit monde politico-médiatique une sorte d'ambiance. Voyez, il y a une forme de brumisation de la de la violence bien sûr dans les lycées, bien sûr, mais aussi dans toute la société et c'est inacceptable. Donc je veux une réaction forte. Je ne veux plus qu'on s'habitue justement à cette matrice idéologique qui nous conduit tout droit dans le mur de la violence.
Bruno Retailleau