Mathilde Panot, présidente du groupe LFI | LCP, Lundi C'est Politique - 16/02/2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:36OuverteRéponse directe
Mathilde Panot est l'invitée de LCP-c'est politique. Bonsoir, merci d'être avec nous.
- 2:17OuverteRéponse directe
Mathilde Panot, voilà la première déclaration du procureur de la république, vous vous attendiez à plus d'éléments ?
- 3:42RelanceRéponse directe
Vous vous dissociez de ce qui s'est passé ?
- 4:32FerméeRéponse directe
Vous savez que depuis cette affaire, l'un des collaborateurs du parlementaire a été pointé du doigt. Yaël Braun-Pivet lui a interdit l'entrée à l'Assemblée nationale. C'était une bonne décision ?
- 5:17OuverteRéponse directe
Que s'est-il passé en 2022 ? Ca aurait pu conduire à un drame similaire.
- 6:03RelanceRéponse partielle
Concrètement, ça veut dire quoi ? Le ministère de l'Intérieur doit envoyer des policiers à tous les meetings ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:17Mathilde PanotFait
« Je me permets de commencer en adressant, comme l'a fait Jean-Luc Mélenchon hier, toutes nos pensées et notre compassion pour la famille et les proches de Quentin. »
- 3:00Mathilde PanotFait
« Avec une condamnation qui a été extrêmement claire de notre mouvement politique puisque vous n'aurez jamais entendu aucun dirigeant insoumis et aucun député insoumis a appelé à la violence. »
- 4:23Mathilde PanotChiffre
« Nous avons depuis 2022 11 personnes qui ont été tuées par l'extrême droite. »
- 5:17Mathilde PanotFait
« Les renseignements territoriaux étaient au courant, et même un communiqué de Sciences-po Lyon dit lui-même cela, les différents services de l'Etat ont été informés en amont de la théorie de cette conférence et à chaque étape de son organisation. »
- 6:46Mathilde PanotFait
« Dans la nuit de vendredi, 10 locaux de La France Insoumise et permanences parlementaires ont été dégradés. Nous apprenons que notre tête de liste candidate aux lilas, a eu sa maison personnelle dégradée et taguée. »
- 7:28Mathilde PanotFait
« On laisse des groupuscules d'extrême droite venir systématiquement à nos meetings ? On laisse des personnes venir cagoulées à nos conférences et avec des armes ? »
- 8:56Mathilde PanotFait
« Une décision sans objet. C'est une décision sans objet, lui-même a assuré qu'il se mettait en retrait de toute son activité. »
- 9:38Mathilde PanotChiffre
« Elle a donné le plus de sanctions de toute l'histoire de l'Assemblée nationale et de la Ve République cumulée en une seule présidence. »
- 10:30Mathilde PanotFait
« La Jeune Garde est un mouvement antifasciste qui a principalement contribué... Il est né à Lyon. Puisque Lyon détient le triste record de faits de violence de l'extrême droite. »
- 19:11Mathilde PanotFait
« Nous avons choisi d'avoir Raphaël Arnault dans notre groupe. Depuis, la Jeune Garde est dissoute. »
- 20:50Mathilde PanotFait
« Dans ce pays, ceux qui font sans cesse monter la violence c'est l'extrême droite et c'est la gauche qui en a payé le prix. »
- 22:57Mathilde PanotFait
« Nous demandons la dissolution de la brigade française patriote qui est responsable d'avoir assassiné un homme en l'écrasant trois fois devant sa fille. »
- 24:07Mathilde PanotPromesse
« Ce recours vise à contester notre classement à l'extrême gauche. »
- 26:55Mathilde PanotFait
« Cela vise à banaliser l'extrême droite et à banaliser LFI. »
- 29:06Mathilde PanotFait
« Le conseil constitutionnel, il y avait déjà cet article dedans. Il avait censuré cette mesure. »
- 29:49Mathilde PanotFait
« Elle veut criminaliser ceux qui veulent lutter contre l'Etat Israëlien. »
- 32:41Mathilde PanotFait
« Les tarifs de l'énergie vont commencer à augmenter par ceux qui ont accepté ce qui se passe au niveau du marché européen, où on accepte le prix de l'énergie indexée sur le gaz et non pas le prix de production de l'énergie. »
- 33:24Mathilde PanotFait
« C'est un scandale démocratique. Il n'y a pas eu de vote. »
- 35:55Mathilde PanotChiffre
« Ca nous a rapporté 5 milliards l'an dernier. »
- 39:18Mathilde PanotFait
« Le texte qui était sorti de l'Assemblée nationale était un texte qui avait une majorité, il était équilibré entre les différentes craintes exprimées... »
- 39:59Mathilde PanotFait
« Il permettait de garantir un nouveau droit auquel nous somme très attaché. Vous avez vu que c'est un texte qui est très attendu par les gens, je pense notamment aux personnes à la maladie de Charcot, qui attendent ce texte pour savoir qu'ils ont le droit de décider quand ils veulent partir. »
- 44:04Mathilde PanotFait
« Non. Pour une fois, je vais dire quelque chose de bien sur ce Gouvernement. »
- 44:46Mathilde PanotFait
« Il faut revenir à des relations diplomatiques, respectueuses. Il y a 4 millions de binationaux dans notre pays membre des nôtres, de notre peuple, avec des algériens et des algériennes. »
- 46:57Mathilde PanotFait
« Nous avons jeté la rancune à la rivière et nous avons fait la NUPES. »
- 48:20Mathilde PanotFait
« Nous avons des différents sur des choses mais nous avons des lâches. L'accord que nous proposons c'est d'avoir une candidature commune à la présidentielle et des candidatures à l'élection législative. »
- 50:45Mathilde PanotFait
« Nous sommes très fiers d'avoir fait ce colloque. Il se trouve que c'est justement un des responsables des syndicats des petits patrons qui nous a conseillé de travailler sur le changement de représentativité patronale. »
- 54:04Mathilde PanotFait
« Le titre de cette proposition de loi... Et petit à petit, les choses ont changé. Le titre, fin de vie, a été changé. Aujourd'hui, nous avons une proposition de loi qui est le droit de l'aide à mourir avec un pronostic dont le terme a été enlevé, avec un pronostic beaucoup plus large de la situation. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
La France Insoumise dans le collimateur de la droite, de l'extrême droite et du Gouvernement après la mort de Quentin Deranque à Lyon. Comme tous les dirigeants de LFI, Mathilde Panot, président du groupe à l'Assemblée nationale, se retrouve au coeur de la polémique alors que le ministre de l'Intérieur place désormais LFI à l'extrême gauche. Le climat politique se tend à un mois des municipales et à un peu plus d'un an des présidentielles,
Mathilde Panot est l'invitée de "LCP-c'est politique". Bonsoir, merci d'être avec nous comme tous les lundis soirs. Bonsoir Mathilde Panot.
Je salue la présence sur leur plateau pour vous interroger à mes côtés, Hervé Gattegno, Gaëlle Mack, Clément Méric, Hugo, Hugo au Perchoir qui relie cette émission en direct sur la chaîne Twitch LCP-Assemblée nationale et qui remontera toutes les questions, commentaires à votre attention. En fin d'émission, nous prendrons le temps de débattre sur le sujet de la fin de vie qui revient en débat cette semaine à l'Assemblée nationale. L'événement qui fait débat depuis quelques jours, la mort de Quentin Deranque, 23 ans, étudiant à Lyon. Il a été passé à tabac dans la rue jeudi soir au moment où se tenait une réunion à Sciences-po. Depuis la mort de cet étudiant,
le collectif d'extrême droite Némésis a accusé le mouvement antifa la Jeune Garde être responsable d'une opération de lynchage. Pour le ministre de l'Intérieur, aucun doute, c'est l'ultra gauche qui est laissée derrière ce drame. Cet après-midi, le procureur de Lyon a fait le point sur l'enquête. - Une enquête criminelle, des chefs d'homicide volontaire, et une enquête délictuelle pour violences aggravées par 3 circonstances : réunion, masqués et porteurs d'armes. Et du chef d'association de malfaiteurs en vue de commettre un délit puni à 5 ans d'emprisonnement a été confié aux services de police de Lyon
de la division criminelle territoriale. - Mathilde Panot, voilà la première déclaration du procureur de la république, vous vous attendiez à plus d'éléments ? - Non, je crois qu'il a essayé d'être factuel. Je me permets de commencer en adressant, comme l'a fait Jean-Luc Mélenchon hier, toutes nos pensées et notre compassion pour la famille et les proches de Quentin. Avec une condamnation qui a été extrêmement claire de notre mouvement politique puisque vous n'aurez jamais entendu aucun dirigeant insoumis et aucun député insoumis a appelé à la violence. Je suis très choquée de la manière dont on essaie de marginaliser
La France Insoumise en nous faisant peser la responsabilité. Je veux le rappeler car il est souvent dit que c'était en marge d'une conférence tenue par Rima Hassan. Ni La France Insoumise, ni Rima Hassan n'ont été en contact d'aucun problème lors de cette conférence qui se tenait à Sciences-po Lyon. - Vous vous dissociez de ce qui s'est passé ? - Tout à fait, vous remarquerez que le procureur ne fait pas de lien avec ce qui s'est passé. Je voulais dire très clairement, à ceux qui nous accuse d'avoir des responsabilités morales... Au départ nous avions des responsabilités directes, depuis,
c'est devenu moral. Je rappelle que garantir l'ordre public dans ce pays est uniquement la responsabilité du Gouvernement. Dans nos meetings, nos manifestations, nous sommes attaqués par des groupes d'extrêmes droites. Lorsque par exemple le rugbyman à qui a été tué en pleine rue par balle par des militants à 3 semaines des élections présidentielles, le président de la République ne s'était pas une fois exprimé sur ce meurtre. C'était un assassinat. Nous avons depuis 2022 11 personnes qui
ont été tuées par l'extrême droite.
Je le dis, il y une alerte dans ce pays. Ca va mal finir. - Une question, Hugo. - Selon nos confrères de Mediapart, les renseignements territoriaux ont été avertis depuis plusieurs jours de l'action de Némésis. Pour autant, aucune présence militaire ni policière n'a été présente. Le ministre doit s'expliquer de cette absence de sécurité ? - Oui. Je crois qu'il pose des questions très importants. A partir du moment où les renseignements territoriaux étaient au courant, et même un communiqué de Sciences-po Lyon dit lui-même cela, les différents services de l'Etat ont été informés en amont de la théorie de cette conférence et à chaque étape de son organisation. Les agents de sécurité étaient présents pour prévenir tout débordement. Il y a une question de savoir pourquoi la préfecture,
la police n'était pas là pour assurer... - Une question au ministre de l'Intérieur ? - Bien sûr. - Laurent Nunez doit rendre des comptes. - Que s'est-il passé en 2022 ? Ca aurait pu conduire à un drame similaire. Vous avez deux députés insoumis qui se trouvent à la faculté de Bordeaux et lorsqu'ils tiennent une conférence avec des étudiants dans un amphithéâtre, notre service d'ordre est attaqué par des personnes cagoulées, armés de barres de fer et fort heureusement notre service a réussi à les repousser.
Il y a une question qui est posée au Gouvernement. Nous sommes à un an d'une échéance importante. Et à un mois des municipales. - Concrètement, ça veut dire quoi ? Le ministère de l'Inter doit envoyer des policiers à tous les meetings ? - Rima Hassan est menacée par l'extrême droite. Dans la nuit de vendredi, 10 locaux de La France Insoumise et permanences parlementaires ont été dégradés. Nous apprenons que notre tête de liste candidate aux lilas,
a eu sa maison personnelle dégradée et taguée. Nous sommes des dizaines à être menacés de mort, nous, députés. On a dû déménager. J'estime que c'est au Gouvernement de prendre des mesures pour faire en sorte... - Quelle mesure ? - Faire en sorte que... C'est les questions que pose Mediapart. Pourquoi on laisse Nous, nous n'allons pas dans les meetings de l'extrême droite. Jamais. Pourquoi on laisse des groupuscules d'extrême droite venir systématiquement à nos meetings ?
On laisse des personnes venir cagoulées à nos conférences et avec des armes ? Pourquoi ? - Que voulez-vous de Laurent Nunez ? - Je vais reprendre... J'ai l'impression d'être très claire. Pas à chaque meeting mais dans les meetings, quand vous avez les renseignements territoriaux qui sont avertis... Il faut un dispositif visible et dissuasif. - Vous savez que depuis cette affaire,
l'un des collaborateurs du parlementaire a été pointé du doigt. Yaël Braun-Pivet lui a interdit l'entrée à l'Assemblée nationale. C'était une bonne décision ? - Une décision sans objet. C'est une décision sans objet, lui-même a assuré qu'il se mettait en retrait de toute son activité. - Il a prie la bonne décision ? - Ce n'est pas possible autrement, il est menacé de mort partout en France et en Europe. Raphaël Arnault...
A été mise en place une enquête C'est responsable. Il n'a pas pris les mêmes décisions vis-à-vis du collaborateur RN qui viennent de menacer de mort 4 insoumis, notamment Sophia Chikirou... - Il n'a pas été viré ? - Mis à pied par le RN mais n'a pas eu la décision de Yaël Braun-Pivet. Elle a donné le plus de sanctions de toute l'histoire de l'Assemblée nationale et de la Ve République cumulée en une seule présidence. - Revenons à La Jeune Garde.
Créé par Raphaël Arnault, député qui siège dans votre groupe. Il a toujours sa place dans vos rangs ? - Il siègeait à l'Assemblée nationale au moment où Rima Hassan tenait sa conférence et au moment où il y avait les affrontements. Il n'a rien à voir avec cela. Il était effectivement porte-parole de la Jeune Garde, le créateur... Aujourd'hui, elle est dissoute. Temps que le recours n'a pas lieu, elle est dissoute. Le recours devait avoir lieu et devait être examiné la semaine dernière. La date a été repoussée. Le conseil d'Etat statuera quand elle le voudra. Aujourd'hui, elle n'existe pas. - Raphaël Arnault a donc sa place parmi vous ?
- Oui. Il n'a rien à voir avec cela. La Jeune Garde est un mouvement antifasciste qui a principalement contribué... Il est né à Lyon. Puisque Lyon détient le triste record de faits de violence de l'extrême droite. Elle a été créée pour cela.
La Jeune Garde a fait fermer des locaux où l'extrême droite avait des faits violents. Les images qu'on a vu son terrifiantes. Ils tapent des personnes déjà à terre. - Demain, dans les questions au Gouvernement, Raphaël Arnault sera présent ? - Je ne sais pas. Je ne suis pas sûre. Je ne souhaite pas forcément qu'il soit là. Je ne vois pas pourquoi il s'infligeai une violence telle. Les questions au Gouvernement de demain, je pense qu'elles seront violentes. La manière dont ce drame est instrumentalisé est lamentable.
C'est pour restreindre des libertés publiques, voire nous interdire. C'est très grave d'instrumentaliser un fait aussi dramatique soit-il pour restreindre des libertés politiques et décrédibiliser un mouvement politique qui n'a rien à voir avec cela. Je crains ce qui est dit par toutes les antennes par l'extrême droite. Je pense qu'il y aura beaucoup de questions qui tourneront autour de nous. Il y a une obsession dans ce pays pour La France Insoumise. La semaine dernière,
les questions portaient sur la présidente pour une phrase qu'elle a soi-disant dit à propos de l'Iran. On est arrivé à un moment où... Ce que décrivaient les antifascistes... C'est très grave, il faut prendre la mesure du moment historique dans lequel nous sommes. - Demain, est-ce que vous allez interpeller le Premier ministre directement ? Sur quoi ? - Sur ce drame qui s'est produit. - Sur le maintien de l'ordre ? La sécurité ? Vous interpellerez le Premier ministre ? - C'est une décision que nous prendrons. - En réaction, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé les prises de parole. Tous les récits faits n'ont aucun rapport avec la réalité, vous soutenez ? - Je soutiens qu'effectivement, si on se base sur ce qu'a dit l'extrême droite au départ,
il y a de grandes chances qu'il y ait un récit truqué. Il confirme ... Vous ne savez pas quelles sont les conditions exactement dans lequel ça s'est produit. qu'il y avait un piège... - Se baser uniquement sur ce que dit l'extrême droite est un problème.
Je réinsiste, tout le monde à se poser la question de ceux qui entendent la gravité de la situation. Et de penser que chacun et chacune assiste... Il y a des gens qui ont été assassinés par l'extrême droite et personne n'a jamais oublié. Vous ne savez pas qui a été assassiné il y a un an et demi. On a retrouvé chez lui des obus, des grenades,
chez l'homme qui a tué un membre de d'un groupe supportant LFI. - On a cité le nom du collaborateur du député de votre groupe, Raphaël Arnault, cofondateur du mouvement de la Jeune Garde. Ce collaborateur se dit... Certains disent qu'il était sur les lieux au moment de cette séance de violence terrible qui a abouti à la mort de Quentin. Ce militant,
Manuel Bompard dit qu'il ignorait s'il était également sur place. Vous le savez ? - La seule chose que je peux vous dire est que son avocat a publié un communiqué dans lequel... - Ce n'est pas précisé. - Il nie toute responsabilité dans cette enquête. Ce sera à l'enquête de le déterminer. Mais je ne sais pas s'il était présent ou non. - L'avocat indique cette indisposition de la justice. Vous l'invitez à aller au-delà de cette mise à disposition ?
Il va collaborer avec l'enquête et, s'il était sur place, dénoncer les participants à ces violences ? - Lorsqu'un avocat se tient à la disposition de la justice, cela veut dire qu'il va collaborer. Afin que l'enquête puisse se faire dans les conditions qui permettent de savoir exactement ce qui s'est passé à ce moment-là. - Quelles sont les relations de LFI avec la Jeune Garde et son rôle dans les réunions publiques des LFI. Mélenchon a décrit la Jeune Garde que si c'était des jeunes gens qui se mettaient en rang pour protéger les cortèges de LFI lorsque les gens venaient taper dessus. - C'était une organisation. Je parle au passé car il aurait été dissous. Car ils ont été dissous. C'était une organisation propre. Nous avons notre propre service de garde. Il a parlé de manifestations. Dans les manifestations, il n'y a plusieurs services de garde
qui viennent nous aider sans être rémunérés. Dans les manifestations, ce sont nos cortèges qui sont défendus. Je salue notre propre service d'ordre qui le fait dans des conditions vraiment très difficiles et sans aucune coopération de personne. - La Jeune Garde intervient pas dans les réunions de LFI pour protéger... - Non. Ce sont nos propres camarades qui sont formés. Vous remarquerez qu'alors que depuis des années et encore plus depuis quelques mois, nos réunions sont systématiquement attaquées,
jamais personne n'a été ni blessée ni encore pire... Dans nos rassemblements. Pourtant, nous sommes fortement attaqués. Je remercie encore une fois nos camarades du service d'ordre qui luttent contre la montée de l'extrême droite de notre pays. - Dans ce même meeting, Jean-Luc Mélenchon a présenté la Jeune Garde comme une association liée à LFI. Quels sont les liens qui existent entre les deux ? - Comme un lien avec n'importe quelle association, que ce soit syndical ou associative. - Vous n'êtes pas alliés avec des syndicats ? - Si. Nous faisons beaucoup de choses ensemble.
Des rassemblements,... Je ne vais pas me cacher. Nous avons choisi d'avoir Raphaël Arnault dans notre groupe. Depuis, la Jeune Garde est dissoute. Mais je rappelle que c'était un mouvement d'autodéfense qui a fait fermer des locaux avec des organisations néonazies. La semaine dernière, deux personnes ont été dans la Meuse pour essayer de faire fermer un local tenu par des néonazis impliqués dans des meurtres. Voilà ce qu'a fait la Jeune Garde par exemple.
Nous ne cautionnons jamais qu'on frappe quelqu'un. C'est clair ? Cela n'a rien à voir avec nous. - Si l'enquête devait démontrer l'implication de membres de cette ancienne association dans la mort de ce militant identitaire, vous rompriez les liens avec toute personne qui a participé à cela ? - Oui. Nous n'avons rien à voir avec des gens qui frappent d'autres déjà à terre. Mais la Jeune Garde ne peut pas être impliquée en tant que telle car elle est dissoute. S'il y a des gens de l'ex jeune garde,
j'appelle à ce qu'ils soient punis. Dans ce pays, ceux qui font sans cesse monter la violence c'est l'extrême droite et c'est la gauche qui en a payé le prix. D'où la série concernant Lyon, proteste un drame comme ça allait arriver, c'était la question. Faudrait-il faire une commission d'enquête sur cette bataille entre l'extrême droite et l'extrême gauche au sein de Lyon et des villes... - C'est pas faute d'avoir alerté. Nous avions utilisé notre premier droit de commission d'enquête en 2018 sur les groupuscules d'extrême droite.
C'est pour dire, depuis 2018. A Paris, une projection de films antifascistes avait été attaquée et les gens criaient : "Paris est nazie et Lyon aussi." Des gens avaient été tabassés. Effectivement, il y avait tous les prémices pour qu'un tel drame se produise, malheureusement. Je rappelle qu'à cette époque-là, quelle a été la réponse du Gouvernement ? Pas un mot. - Sur Lyon, en face de la Jeune Garde, il y avait des Némésis. Demandez-vous la dissolution de Némésis ? - Nous ne demandons même pas sa dissolution, nous demandons à ce que cette association soit tenue en dehors de nos organisations, nos manifestations, nos meetings. Des associations du même genre également. Nous demandons la dissolution
de la brigade française patriote qui est responsable d'avoir assassiné un homme en l'écrasant trois fois devant sa fille. Nous demandons
ainsi que notre groupe puisse normalement s'adresser dans la démocratie et arrêter avec cette marginalisation qui est faite par un certain nombre de gens dans ce pays et qui vise à nous détruire et nous décrédibiliser. Vous l'avez très bien dit dans votre introduction, cela a commencé notamment avec le fait de nous classer à l'extrême gauche. -Le ministère de l'Intérieur a décidé de classer LFI à l'extrême gauche. Une définition reprise par Emmanuel Macron. - Je crois qu'il n'y a pas tellement de mystère pour dire que LFI est à l'extrême gauche. - Vous avez dit que vous feriez en appel devant le conseil d'Etat pour arrêter cette classification.
La démarche a été faite ? - Oui. Cela vient d'être déposé aujourd'hui. Ce recours vise à contester notre classement à l'extrême gauche. Dans tous les élections précédentes, nous avions été classés à gauche. Normalement, il faut des arguments juridiques. Je le dis avec beaucoup de sympathie pour l'extrême gauche qui existe déjà dans ce pays. Nous avons un différend stratégique. Nous avons décidé de rentrer dans les institutions, de faire la révolution par les urnes... - Juste une chose, le recours est déposé.
Vous espérez une décision avant les municipales ? - Oui. Je pense que ça va arriver très rapidement. Et même avant les municipales. J'espère que ça ira très vite. - Vous avez bon espoir d'être entendus ? - Oui.
Quand vous regardez les arguments en face, un ministre de l'Intérieur qui explique... Normalement c'est juridiques. On devrait se demander pourquoi c'est le ministère de l'Intérieur qui se permet de classer...
Enfin, quand vous entendez les ministre de l'Intérieur expliquer que parce que nous appelons à la censure du Gouvernement, alors nous sommes à l'extrême gauche, c'est un argument fort de café. Un des arguments donnés c'est que nous présentons contre des mairies socialistes. C'est quand même assez incroyable. Nous n'avons plus le droit de nous présenter dans une démocratie ? C'est risible. - Donc vous avez bon espoir. - Oui. - Toujours sur ce sujet, vous revendiquez une forme de radicalité, vous prenez l'insoumission. Qu'est-ce qui vous dérange d'être étiqueté extrême gauche ? - Nous ne sommes pas à l'extrême gauche.
Il y a une dans ce pays et ce n'est pas nous. A la fin, dans le cadre d'une élection présidentielle, ça explique qu'il y a d'un côté l'extrême droite il y a une décision délétère qui confirmait que le RN était bien l'extrême droite et que nous, nous étions la gauche. Nous avons toujours été classés à gauche. Je ne vois pas pourquoi, car notre programme ne change pas de manière substantielle, nous serions d'un coup l'extrême gauche. Cela vise à banaliser l'extrême droite
et à banaliser LFI. Il faut que nous gagnons ce recours. - Vous invoquez vous-même la décision du conseil d'Etat concernant le RN et pourtant, dans votre langage, vous qualifiez toujours le RN des partis d'extrême droite. Pour vous, Marine Le Pen... - Le conseil d'Etat l'a confirmé. - Eux-mêmes, depuis des années, ils dénoncent eux aussi cette étiquette de partis extrémistes. En même temps, les élus ont gagné des scrutins nationaux, la stratégie n'a pas si mal marché.
Est-ce que, finalement, c'est vraiment payant de refus à ce point cette étiquette ? - Pourquoi, sur 2022, nous étions de gauche à l'élection présidentielle, pourquoi nous serions d'extrême gauche ? Le conseil d'Etat le juge pas avec des impressions. Normalement, ce sont des arguments juridiques. Si les arguments juridiques sans que nous appelons à la censure,... L'insoumission c'est d'abord le fait de refuser l'argument, la résignation... L'insoumission que nous portons dans notre
pays donne du courage à beaucoup de gens pour relever la tête et dire qu'ils ne sont pas des étrangers y compris dans leur propre pays au moment où l'extrême droite agite un racisme de plus en plus virulent et grave. - Dimanche Emmanuel Macron a parlé et est intervenu sur la question de l'antisémitisme et à proposer l'éligibilité pour ceux qui ont été condamné pour propos antisémites ou racistes. Manuel Bompard a dit qu'il était plutôt d'accord avec cette idée. Vous ? - Il faut regarder comment c'est fait.
On est un peu surpris sur quelque chose. Vous avez la mémoire de cela. Vous vous rappelez la loi sur la moralisation en 2017. Le conseil constitutionnel, il y avait déjà cet article dedans. Il avait censuré cette mesure. Je ne vois pas très bien comment elle passerait aujourd'hui s'il a été censuré en 2017. Manuel Bompard a dit oui car on a une inquiétude. Voyons ce qui est en train de se passer sur une nouvelle définition de l'antisémitisme qui assimilerait antisémitisme et antisionisme. Ca vise aussi à faire quelque chose de très dangereux dans ce pays, à assimiler les personnes juives de notre
pays à la politique génocidaire de Benjamin Nétanyahou. Nous refusons cela. - C'est pour requalifier la définition de l'antisémitisme ? - Je crois qu'elle fait tout le contraire de clarifier. Elle veut criminaliser ceux qui veulent lutter contre l'Etat Israëlien. Il y a eu des frappes de nouveau...
Le nombre de palestiniens tués monte. C'est notre honneur de ne pas accepter ce génocide. - Avant de revenir aux travaux parlementaires, dernière question, Olivier Faure a dit que c'était injuste.
Vous espérez le soutien de vos collègues des autres partis de gauche ? - J'espère que certains dans ce pays comprendront que ce qui est fait à La France Insoumise... Vous leur poserez la question. J'espère que tout le monde comprend qu'on essaie de flétrir La France Insoumise. Si nous cédons, ce sera fait aussi au reste de la gauche. Les écologistes ont été réprimés aussi... Tout le monde comprend que si nous cédons, d'ailleurs, ce sera fait à d'autres. On a intérêt à réfléchir à ce qu'on fait, il en est de même pour les autres. C'est une démocratie.
- Plus que 2 semaines de débats avant une courte pause. Le Gouvernement détaille les investissements éoliens, nucléaires, pour les années qui viennent.
Roland Lescure espère que ça permettra de stopper les prix de l'énergie. - Ceux qui disent qu'on investit pour l'énergie,... Si vous n'investissez pas dans l'énergie, vous dégradez les réseaux et vous retrouvez avec de l'électricité qui monte. - Roland Lescure répond aux critiques du RN qui estime que cette programmation pluriannuelle de l'énergie va augmenter les tarifs de l'énergie de 50 %, vous partagez les craintes du RN ? - Les tarifs de l'énergie vont commencer à augmenter
par ceux qui ont accepté ce qui se passe au niveau du marché européen, où on accepte le prix de l'énergie indexée sur le gaz et non pas le prix de production de l'énergie. La France Insoumise, nous avons été les seuls à voter contre au Parlement européen. Nous avons une critique inverse du RN sur cette programmation pluriannuelle de l'énergie. C'est un scandale démocratique. Il n'y a pas eu de vote. C'est une programmation pluriannuelle de l'énergie attendue depuis 3 ans, ça engage notre pays pour les 10 prochaines années voire plus encore. Voyez le désastre de Flamanville...
Cette programmation pluriannuelle de l'énergie sacrifie l'énergie renouvelable en faisant un moratoire sur l'éolien et le photovoltaïque. Or, ce sont 80 000 emplois et des filières qui sont des filières d'excellence qu'il faudrait aider pour sortir des fossiles et du nucléaire. - Vous êtes très critique,
ça justifie de déposer une motion de censure au nom du groupe LFI ou une motion transpartisane, de ce qu'appelle Marine Le Pen ? - Nous avons notre réunion de groupe comme tous les groupes le mardi matin et nous prenons les décisions à ce moment-là. J'en suis favorable. Je veux faire tomber ce Gouvernement. Ce 49.3 énergétique qui a lieu, il devrait être sanctionné. Je vais vous alerter sur un point, vous le savez, lorsqu'il y a un 49.3,
il y a une motion de censure immédiate pour faire tomber le Gouvernement. Mais dans le cadre 49.2, nous avons un nombre limité de motion de censure. Nous en avons utilisé 2. Nous avons ça en tête. Il est permis d'en utiliser 3. La question se pose avec les règles de l'Assemblée. Je vous confirme que je trouve que c'est un scandale démocratique. - Une proposition transpartisane, vous serez favorable ? - Ne dites pas n'importe quoi, je ne serai pas d'accord avec le RN. - La sortie du nucléaire, c'était le cas,
ce n'est pas un peu du luxe de vouloir sortir à la fois des énergies fossiles et de l'énergie nucléaire, qui est décarbonée ? Ca coûte à la France énormément pour le solaire et l'éolien, sachant qu'elle utilise des terres rares chinoises... - Pourquoi on n'a pas de filière française ? - L'ancien nucléaire. Je ne parle pas de créer des nouvelles. Vous voulez fermer les centrales nucléaires actuelles qui fonctionnent. Elles permettent quand même à la France d'exporter de l'électricité.
Ca nous a rapporté 5 milliards l'an dernier. Dans le contexte budgétaire actuel,
on peut se dire qu'on laisse tomber le nucléaire qui est décarbonée ? - C'est un débat très intéressant. J'avais organisé une votation de sortie du nucléaire qui avait recueilli 300 000 votants, qui avait fait campagne un peu partout dans le pays. Je sais qu'officiellement le nucléaire est devenue une énergie décarbonée. Je dis que c'était une énergie sale qui produit des déchets. Ils veulent les enfuir pour des centaines de milliers d'années. Vous comprendrez que c'est une énergie sale. Elle nous rend dépendant. Sans importation d'uranium, nous tiendrons que 3 ans. C'est une énergie qui n'est pas
adaptée aux dérèglements climatiques. En 2022, il y avait 27 réacteurs arrêtés. Quand nous savons que le Rhône, le fleuve le plus nucléarisé,
il va avoir une baisse de débit de 40 %. Ce qui se passe l'été, la température de l'eau augmente et comme l'eau est utilisée pour refroidir le réacteur, nous avons un problème sur cette question. Une chose dont personne ne parle jamais, vous devriez vous intéresser vous aussi, c'est la question, nous allons faire un colloque cette semaine, vous êtes bienvenu pour y venir, sur les 33 000 sous-traitants nucléaires qui reçoivent 40 % de la radioactivité...
- Il y a beaucoup d'emploi aussi en jeu dans le nucléaire. - Ca ne vous intéresse pas de savoir que quand il y a eu la chute de générateur, il y avait une cascade de sous-traitance qui avait mené à un accident qui aurait pu être extrêmement grave dans ce pays. Nous ne sommes pas en train de faire de la raviole. Ca nous intéresse de savoir quelles sont les conditions de travail de ces salariés, pourquoi ils ont des cancers ? Une masse de radioactivité. Nous nous tenons à leur côté. Je ne veux pas fermer du jour au lendemain les réacteurs, on veut planifier la sortie.
Je m'intéresse à eux, on aurait faire de même. C'est un coût d'intérêt général très fort. - On fera un débat à part. Je disais tout à l'heure, il y avait aussi un autre débat qui revenait l'Assemblée nationale, celui de la fin de vie. - Le texte revient à l'assemblée, les sénateurs ont largement modifié, pour ne pas dire défait le travail des députés sur ce sujet sensible. Votre objectif, au moment où il revient à l'Assemblée nationale, c'est de revenir à la version antérieure telle qu'elle était sortie de l'hémicycle de l'Assemblée nationale ou, vous comptez rajouter des protections ? - Le texte qui était sorti de l'Assemblée nationale était un texte qui avait une majorité, il était équilibré entre les différentes craintes exprimées... Il permettait de garantir un nouveau droit auquel nous somme très attaché. Vous avez vu que c'est un texte qui est très attendu par les gens, je pense notamment aux personnes à la maladie de Charcot, qui attendent ce texte pour savoir qu'ils ont le droit de décider
quand ils veulent partir. Si on arrive à la même version que ce qui était sorti de l'Assemblée nationale, ça nous va très bien. Notre inquiétude, c'est plutôt les 2100 amendements déposés, il y aura 3 semaines de suspension, à faire déborder le calendrier parlementaire et à nous empêcher à aller au bout des 2 textes. - Il y a volonté de ralentir ? - Bien sûr. Il y aurait des amendements réservés aux personnes riches, qui n'ont pas d'enfants... Ce sont des amendements qui sont extrêmement graves et que nous voulons combattre en hémicycle.
- Vous voulez aller le plus vite possible ou il faut laisser du temps ?
- Je pense... Vous vous rappelez qu'on a eu déjà 2 fois le débat. Ca avait été avant la dissolution... Nous avons déjà eu de longs débats sur cette question. Je n'appelle pas particulièrement à ce qu'on aile vite et qu'on bacle le travail parlementaire mais j'aimerais qu'on arrive... Qui nous permette d'arriver aux présidentielles car il faut une autre lecture au Sénat et une autre lecture à l'Assemblée... - Vous pensez que ce ne sera pas voté définitivement avant 2027 ? - Il faut qu'on termine cette lecture avant... - Et le vote après les présidentielles ? - J'espère. - Au sein du groupe que vous présidez,
est-ce qu'il y a unité de point de vue sur cette question dont on sait qu'elle travaille beaucoup la société française ? Est-ce qu'il y a liberté de vote à la fin du débat ? - Il faudrait que je revois ce que j'avais dans la première lecture de ce texte, mais on avait une quasi unanimité du vote pour. C'est un droit que nous voulons inscrire y compris dans la constitution. C'est la vision humaniste que nous avons de l'être humains, disposition du corps dans toutes les étapes de sa vie. Dans les conditions du texte, lorsqu'il y a une maladie incurable, avec des souffrances... Il y a des conditions bien bordées qui sont mises à ce texte.
Il y aura une liberté de vote, c'est certain.
- Ca peut arriver pour certains de votre groupe ? - 62 pour et 4 abstentions... - Je pense qu'on était le groupe qui avait la plus grande unité. Je ne caricature pas ce débat. Ca fait appel à des expériences personnelles qui sont y compris très douloureuses parfois, il y a des convictions personnelles aussi et je crois qu'on est sur un débat que nous allons gagner car il est majoritaire dans le pays. - Je voudrais qu'on parle des relations entre la France et
l'Algérie qui restent tendues. Laurent Nunez débute un voyage à Alger sur fond de tensions sur les OQTF. - Dans un état d'esprit très constructif et déterminé à aboutir et à réenclencher une relation sécuritaire avec l'Algérie et même au-delà. On ne peut pas ne pas avoir de relation sécuritaire avec l'Algérie. Ce n'est pas possible. C'est mettre en danger nos concitoyens. Avec l'Algérie, on a toujours travaillé en étroite confiance. - L'un des grands sujets de tension entre les deux pays ce sont les OQTF. L'Algérie ne veut pas reprendre les personnes qui sont visées par ces OQTF en France. Vous considérez que l'Algérie peut, de cette façon,
imposer sa propre règle à l'Etat français ? - Non. Pour une fois, je vais dire quelque chose de bien sur ce Gouvernement. Je crois qu'il est très important d'essayer de réparer tout ce que le ministre Retailleau a délibérément cassé avec des mesures très fortes de notre pays. D'abord, nous avons des histoires de colonisation avec l'Algérie. Je le rappelle car il s'agit aussi pour la France, de sortir d'une domination néo coloniale une relation de mépris qu'avait notamment
Monsieur Retailleau qui ne cessait de jeter de l'huile sur le feu. Il faut revenir à des relations diplomatiques, respectueuses. Il y a 4 millions de binationaux dans notre pays membre des nôtres, de notre peuple, avec des algériens et des algériennes. Ca serait bien d'arrêter de le voir uniquement par le prisme du ministre de l'Intérieur. C'est bizarre que ce soit toujours Monsieur Retailleau qui en parle et pas le ministre des Affaires étrangères. OK, on peut avoir des coopérations sécuritaires mais le fait que l'Algérie soit uniquement traitée par le biais du ministère de l'Intérieur pose aussi des questions.
Quant aux OQTF, s'il y a des ressortissants, alors il faut faire de la diplomatie avec l'Algérie. Quant aux OQTF, on ferait bien... Il ne faut pas que des parents d'élèves scolarisés se retrouvent avec des OQTF. Il y a des questions à se poser, notamment sur la nouvelle circulaire de régularisation qui avait été faite par Retailleau. - On va parler maintenant de la présidentielle. Clément, des initiatives à gauche. - Cette primaire qui est en train de s'organiser autour des écologistes.
Vous, LFI, vous ne voulez pas entendre... - Ah bon, les socialistes ? - Pourquoi vous ne voulez pas en entendre parler ? Qu'est-ce que vous dérange dans cette idée de départager les candidats de gauche à la présidentielle avant le premier tour ? - On nous resserre souvent la même soupe. C'était pareil pour les élections présidentielles d'avant. On nous explique qu'il y aura qu'un seul candidat à la gauche et soit il retire sa candidature soit il est inquiété de la primaire et avait promis qu'il allait soutenir celui qui avait gagné mais il décide de soutenir un autre candidat ou de se présenter autrement... Nous, nous sommes cohérents. Nous ne souhaitons pas être dans un processus qui, jusqu'à la fin de l'automne 2026 vise à se parler entre nous alors que l'urgence est d'aller convaincre à l'extérieur. Nous disons que nous avons un programme, qu'autour de ce programme, nous appelons tous ceux qui veulent défendre ce programme aux réunions avec nous.
La dernière fois, Jean-Luc Mélenchon a arrêté le second tour des élections présidentielles à 420 000 voix et c'est donc... - Il en avait beaucoup voulu à Fabien Ruel. - Mais après, nous avons jeté la rancune à la rivière et nous avons fait la NUPES. - Mais en même temps, il y a un deal, c'est quoi ? Pas de candidats à la primaire et en échange... - On leur propose un accord.
Ces dernières élections, Jean-Luc Mélenchon était notre candidat commun. Nous avons déjà fait candidature commune. Nous avons des différents sur des choses mais nous avons des lâches. L'accord que nous proposons c'est d'avoir une candidature commune à la présidentielle et des candidatures à l'élection législative. Mais regardez ce qui se passe avec les écologistes en ce moment. Vous remarquerez que Jean-Luc Mélenchon était à Montpellier avec... hier, oui, avec une des anciennes responsables du parti des
écologistes au niveau national qui a rejoint une campagne. Il y a nombre de cadres chez les écologistes qui disent qu'ils ne veulent pas avoir un parti politique qui tourne le dos au programme du NFP et privilégie une alliance avec le PS qui a dit maintes fois qu'il ne voulait plus rien avoir à faire avec LFI qui est le premier groupe de gauches à l'Assemblée nationale. - Donc vous faites une offre fédérative ? - Oui. - Egalement aux écologistes ? - Oui. Contrairement à ce qui a été dit sur nous, puisque nous sommes déjà responsables de tout,
autant nous mettre au pouvoir, comme nous sommes les vilains petits canards,
je rappelle que c'est nous qui avonsfait l'union avec la NUPES en jetant toutes les rancoeurs à la rivière... L'union ne subsiste que s'il y a des garanties derrière et un programme derrière. - Cette offre ne marche que si c'est Jean-Luc Mélenchon qui se présente, j'imagine. - Pourquoi ? -Car j'imagine que Jean-Luc Mélenchon se prépare à nouveau à se présenter. - Nous avons dit maintes fois que nous prendrons notre propre décision en temps voulu. - Une question sur le programme. - Je vois que Jean-Luc Mélenchon et LFI se remettent à parler d'économie
notamment à lancer un programme en faveur des petits patrons, ils jouent un peu les petits patrons contre les gros. Est-ce que cette opération de séduction marche ? - Ce n'est pas une opération de séduction mais de discussion. Nous sommes très fiers d'avoir fait ce colloque. Il se trouve que c'est justement un des responsables des syndicats des petits patrons qui nous a conseillé de travailler sur le changement de représentativité patronale en disant qu'il ne se sentait pas représenté par ce que disait le MEDEF sur beaucoup de choses.
Donc, pour nous, c'est intéressant que ceux qui font le tissu économique de la France et surtout qui ont un intérêt à ce que nous arrivions au pouvoir... Car si vous augmentez les salaires dans ce pays, c'est ce qui augmentera la consommation populaire. C'est pourquoi nous sommes très inquiets du budget passé par 49.3 car il fait assez risque de récession. - Il est l'heure d'accueillir notre invité pour parler avec vous de la fin de vie. Tout de suite, le portrait de cet invité. - Face à vous, un médecin qui s'est spécialisé dans la fin de vie.
Engagé au sein de la société française d'accompagnement et de soins palliatifs, ce médecin urgentiste de formation s'est orienté vers les soins palliatifs en intégrant un département de l'Institut Curie en 2011. Aujourd'hui, les mots "aide à mourir" dans le texte, continuent d'être décriés. - A un moment, il faut intégrer la réalité de l'évolution des mots dans l'histoire. Si le mot "euthanasie" avait gardé sa définition originelle, je serai le premier le défendre. Mais il a été souillé. - A gauche, on propose le libre choix.
Cela ouvre la porte au suicide assisté
avec une aide d'euthanasie pour ceux qui ne pourraient pas s'auto-donner le traitement final. C'est une ligne rouge pour notre invité. Des médecins et des infirmiers se demandent dans quel sens la clause de conscience permettant de refuser de pratiquer l'aide à mourir doit être appliquée. Face à vous, le Docteur Alexis Burnod. - Bonsoir. Merci d'être avec nous. - Bonsoir. - Vous allez pouvoir débattre pendant quelques minutes avec Mathilde Panot. A vous l'honneur.
- Bonsoir. Comme vous le savez, il y a un peu plus de deux ans il y a eu ce projet de loi
de fin de vie avec un préambule dans lesquelles ils parlaient de la possibilité de pouvoir aider des gens dans un ultime recours lorsqu'ils étaient dans des situations de fin de vie dans des souffrances réfractaires, après avoir tout essayé. Le titre de cette proposition de loi... Et petit à petit, les choses ont changé. Le titre, fin de vie, a été changé. Aujourd'hui, nous avons une proposition de loi qui est le droit de l'aide à mourir avec un pronostic dont le terme a été enlevé, avec un pronostic beaucoup plus large de la situation,
avec des gens qui ont des maladies certes incurables mais qui peuvent avoir plusieurs années devant eux. Ma question est simple, est-ce que LFI défend l'aide à la fin de vie en dernier recours ou bien est-ce que vous défendez le droit à une mort choisie, lorsqu'on le décide, comme c'est devenu le cas dans de nombreux pays. - Nous, nous défendons le texte qui est sorti de l'Assemblée nationale. Je veux contester la manière dont vous le présentez car il y a, vous l'avez dit, le fait que ce soit
une maladie incurable, qui engage le pronostic vital et avec un encadrement très strict qui a été fait. Souvent, on joue sur la peur sur le fait qu'à la fin, on aurait une sorte de glissement, plus aucun critère ne vaudrait à la fin. Je rappelle quatre porteurs de handicaps ne vaut pas au droit à l'aide mourir. C'est l'une des choses qui est beaucoup mis en avant. Nous défendons le texte tel qu'il est aujourd'hui. Je vous retourne pas la question car vous défendez beaucoup les soins palliatifs et vous avez raison, il se trouve que j'ai été très choquée
de ce qui s'est passé en commission, normalement il y a deux textes et certains disent qu'ils sont contre la mourir mais pour les soins palliatifs. Or, dans le texte les soins palliatifs, ils ont supprimé le fait qu'il y ait des maisons d'accompagnement dans tous les départements et ils ont supprimé aussi le fait que ce soit non lucratif pour les maisons d'accompagnement. Ce sont ceux qui sont contre l'aide à mourir qui sont en train d'attaquer les soins palliatifs. Quand quelqu'un en soins palliatifs vous dit qu'il ne peut plus,
quelle est la réponse s'il n'y a pas ce droit ? - Il est dans une situation de fin de vie. Ce n'est pas le cadre de la proposition de loi. Je reviens sur les critères. L'un des critères est la souffrance réfractaire. Mais à quoi ? - Donc vous êtes favorables...
Si quelqu'un vous dit qu'il ne peut plus en soins palliatifs, vous êtes favorables à l'aide mourir ? - Il y a cinq critères. Quand on a des souffrances physiques ou psychiques réfractaires, qu'est-ce que c'est, la définition ? - Vous êtes d'accord qu'il est bien dit que c'est lorsqu'il y a une maladie incurable. La deuxième chose... Je vais répondre. Lorsque la personne... Vous savez que c'est grave lorsque des personnes sont atteintes de maladies type cancers ou dégénératives
et veulent se suicider pour pouvoir le faire tant qu'elles en sont encore capables. Parfois, il n'y arrive pas et se retrouve avec des souffrances encore plus grandes. - Comprenez... On dit en permanence sur les plateaux de télé que nous sommes dans des critères très stricts. Avec des gens avec des maladies graves et incurables. Les gens comme ça, il y a des centaines mais il n'y a pas de maladies graves et incurables qui ont des traitements qui leur permettent de ne pas avoir des souffrances... Le texte ne définit pas la souffrance réfractaire. Réfractaire à quoi ? Un Doliprane, un pansement, la consultation d'un médecin
qui n'y connaît pas grand-chose en douleur ? Au médecin un pouvoir très fort qui est de décider sur des pouvoirs très flous qui aura une euthanasie ou qui n'aura pas. Avec un caractère qui est très rapide car il peut y avoir que deux jours mêmes si on a du temps devant soi. Alors que la vie c'est des changements d'avis. Il n'y a pas un risque d'euthanasie trop vite ? - Il n'y aura pas plus deux jours car, pour pouvoir ouvrir ce droit, il va falloir que la personne demande de manière répétée et réitérée qu'elle veut choisir d'en finir maintenant. - Dans le texte, réitérer c'est minimum deux jours. - Cela veut dire que, comme vous posez la question de réfractaire, il y a effectivement des personnes dans des situations dans deux situations similaires dont certaines rendaient une souffrance très forte et d'autres, auront les mêmes souffrances, si l'une d'entre elles préfère en finir entourer des siens, plutôt que de se retrouver dans une situation dont la personne ne veut pas,
c'est ça, être maître de sa personne. - Je comprends la démarche. Ce que vous êtes en train de dire, c'est qu'à partir du moment où la personne le veut. Il n'y a pas besoin qu'elle soit en fin de vie. Mais du coup... - Si, dans le texte, elle doit être en fin de vie. - Il faut que les Français
soient rassurés et savoir que ce qu'on leur a proposé comme ultime recours, échappatoire, ne soit pas une assistance au suicide. - Vous oubliez qu'il faut avoir une réflexion grave, une maladie incurable. Tous ces critères vont ensemble. - Il n'y a aucune définition des critères réfractaires. - Nous sommes face à un nouveau droit auquel personne ne sera jamais forcé de recourir. Faites attention à la question de la peur car des malades...
- Ceux qui auront des accès à un soulagement possible car ils sont dans des régions où il y a des bons soins palliatifs ne choisiront pas ça mais ceux qui n'ont pas accès choisiront l'euthanasie. - On va s'arrêter là. Merci,
Mathilde Panot, être venue sur notre plateau. Bonne soirée.
Mathilde Panot