Salon des Maires : André Bercoff reçoit Nicolas Dupont-Aignan sur Sud Radio • 23/11/23
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Questions et réponses
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- 2:59OuverteRéponse directe
Quelles sont les fonctions d'un maire dans une ville de 30 000 habitants ?
- 4:54OuverteRéponse directe
Quels sont les axes les plus importants pour un maire ?
- 5:09OuverteRéponse directe
Quelles compétences dépendent des maires et lesquelles dépendent de l'État ?
- 7:59OuverteRéponse directe
Zéro artificialisation, ça veut dire quoi ?
- 14:08OuverteRéponse directe
On parle du maire Nicolas Dupont-Aignan, comment les maires ont-ils perdu 80% de leur pouvoir ?
- 28:01OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui fait que les maires n'ont plus la marge de manœuvre qu'ils avaient il y a 30 ans ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:27Invité politiqueFait
« Le cumul des mandats m'interdit d'être maire. »
- 7:08Invité politiqueChiffre
« François Hollande a réduit les crédits de 11 milliards. »
- 7:52Invité politiqueFait
« Il faut réduire l'artificialisation des sols de moitié en 2030, et puis après en 2050, zéro. »
- 8:39Invité politiqueChiffre
« 1200 habitants, ils construisent 6 maisons par an. »
- 22:31Invité politiqueChiffre
« Les chiffres du troisième trimestre sont accablants : 17 000 constructions de logements contre 40 000 d'habitude. »
- 32:58Invité politiqueChiffre
« Macron a détruit la propriété depuis qu'il est au pouvoir : moins 10 milliards de crédits logements. »
- 33:20Invité politiquePromesse
« Je suis même pour le zéro droit de succession sur la résidence principale. »
- 33:23InvitéPromesse
« Je suis même pour le zéro droit de succession sur la résidence principale. »
- 33:37InvitéFait
« Ils luttent contre la propriété parce que la propriété de sa maison, ça enracine les Français. »
- 40:44InvitéFait
« La poste est venue nous voir en nous disant « On ferme, sauf si vous payez. » Et on a payé. »
- 41:26InvitéFait
« Les élus sont traités comme des chiens par ces organismes. »
- 47:00InvitéFait
« La démolition systématique du secteur du logement par Emmanuel Macron. »
- 47:17InvitéChiffre
« Il supprime l'avantage Pinel. Il réduit 10 milliards des crédits logements. »
- 54:42InvitéPromesse
« La deuxième mesure à prendre d'urgence, c'est d'arrêter la loi sur la zéro artificialisation. »
- 54:53InvitéPromesse
« La troisième mesure, c'est de relancer une grande politique du logement. »
Temps de parole
- Invité63 %
- Invité 215 %
- ?6 %
- Nicolas Dupont-Aignan4 %
- Présentateur4 %
- Invité 33 %
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Ici
Sud Radio. Français parlent au français.
Je
n'aime pas la blanquette de veau. Je n'aime pas la blanquette de veau. Sud Radio Bercov dans
tous
ses états. Nous sommes au stand de la Confédération des Buralistes, je l'ai dit, au Salon des Mères, porte de Versailles à Paris.
Et
vous savez, on est toujours très heureux de rencontrer les maires parce que, franchement, aujourd'hui, et on le voit bien dans tous les sondages, ils ont toujours la confiance des Français, beaucoup plus que les autres, que ce soit les politiques ou que certains médiatiques, on le sait. Et il y a un vrai problème là-dessus. Et pourquoi ? Parce qu'on voit les résultats, parce qu'on voit ceux qui travaillent de ceux qui ne travaillent pas et parce que les électeurs, il y a la proximité. Et la proximité est fondamentale. C'est vrai. C'est très important de voir quand l'action donne des résultats assez vite pour que l'on se rend compte. Et puis, franchement, il
y
a des maires, je ne vais pas vous cacher, et vous le savez, auditeurs de Sud Radio, résistants de Sud Radio, qui nous écoutaient tous les jours, que, par exemple, sur la mer de Paris, je ne peux pas dire que j'ai une affection fondamentale eu égard à ce que devient Paris aujourd'hui et ce qui est devenu Paris aujourd'hui. Il n'empêche, effectivement, on a le droit de critiquer, mais on a le droit aussi, aussi, de faire des éloges. Et de faire des éloges à qui, effectivement, fait son boulot. Et beaucoup, beaucoup de maires, sont très nombreux de maires de France à faire leur boulot, à faire le job et à s'occuper de leurs concitoyens et, évidemment, de la meilleure manière possible.
Donc, nous sommes très heureux. Là, dans quelques instants, nous allons recevoir Nicolas Dupont-Aignan et on va parler du maire Dupont-Aignan avant de parler du politique Dupont-Aignan. Et d'ailleurs, vous savez que ce n'est pas la première fois qu'on le reçoit et on le reçoit toujours avec plaisir. Alors, juste, on va lancer le face-à-face, mais auparavant, écoutez, vivez le mieux possible. Soyez bien, buvez soit un verre de vin pour ceux qui aiment le vin, soit un verre d'eau pour ceux qui aiment l'eau. Et pourquoi pas, n'oubliez pas ce que disait Pierre Dac, je préfère le vin d'ici à l'au-delà. Sud Radio Bercoff dans tous ses états,
le
face-à-face.
13h46 sur Sud Radio, nous sommes toujours en direct de la Porte de Versailles au Salon des Mères. On est toujours à l'aibé au stand de la Confédération des Buralistes. Et André Bercoff, aujourd'hui, vous recevez pour le face-à-face Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne, président de Debout la France et surtout l'homme qui a été maire de hier dans l'Essonne pendant plus de 20 ans. Bonjour à vous
Nicolas
Dupont-Aignan, puisqu'on est là, dans un salon que vous connaissez bien. Mais surtout, je voudrais quand même parler du métier de maire. Vous avez été maire pendant combien de temps ? 22 ans. 22 ans,
c'est ça. Donc
réélu à 80% dans une ville de 30 000 habitants. Et j'avoue que
j
'en suis fier parce que c'est très rare. À
80%.
C'est assez joli. Enfin, pas la première fois, les fois d'après. 2001, 2008, 2014. Donc depuis plus de 20 ans, c'est ça ?
J
'ai été élu en 95, vous voyez. Et je suis toujours conseiller municipal. Vous savez que le cumul des mandats m'interdit d'être maire. Il y
a
un maire très bien, Olivier Cledon, qui fait un gros travail, mais on travaille ensemble. Il a travaillé avec moi quand j'étais maire. Il était conseiller municipal et adjoint. Et puis maintenant, c'est moi qui suis son subordonné. Mais je suis toujours présent dans la ville.
Oui,
c'est votre côté Poutine-Metvedev, ça. C
'est ça. Non, je ne dirais pas ça.
Vous savez, ce qui est important, c'est quoi ? C'est de faire.
C
'est ça que j'adore dans cette fonction. De faire. Et ensuite, vous ne pouvez pas tricher au niveau d'une commune.
Vous
n'imaginez pas, les gens voient tout de suite ce qui est fait, pas fait.
Vous ne pouvez pas mentir. C'est la vitesse de
proximité, quoi.
C'est d
'agir et pas de parler.
Et
c'est qu'il y
a
une sanction. Si vous êtes mauvais, vous ne tenez pas. Si vous travaillez bien, vous êtes ratifié. Et vous savez,
il
y a beaucoup de gens dans ma
commune.
Ma commune était plutôt de gauche. Et ma commune a voté Macron, ce qui m'a désespéré, à 68%. Et pourtant, ils m'ont réélu député,
six semaines après, à 68%. Donc, ce que je vais dire, c'est que les gens, au niveau d'une commune...
Dites-moi, l'étiquette compte moins. Non,
parce
que ce qui compte, c'est ce qu'on fait ou pas. Est-ce qu'on est respectueux de sa parole ou pas. Et je trouve que c'est ça qui est formidable. C'est qu'on peut changer la vie vraiment des gens. Mais alors,
justement,
Nicolas Dupont-Énir, moi, je crois que c'est très important. On va parler de ça. Quelles sont les fonctions d'un maire ? Une ville de 30 000 habitants,
c
'est justement... Ce n'est pas un village, ce n
'est
pas une petite ville. Ce n'est pas non plus la grande ville, mais c'est quand même très important.
C
'est-à
-dire,
quels sont les axes les plus importants
?
Parce qu'il y a des choses qui dépendent des maires, d'autres qui dépendent de la région, du département. Enfin, vous savez ça mieux que moi. Et puis, il y
a
le gouvernement, il
y
a l'État. Le rôle du maire, c'est aussi deux choses. Ça dépend quel maire. Parce que tout est fait pour détruire la fonction de maire. Pour casser la démocratie. Moi, j'ai eu la chance d'être maire d'une ville assez importante. Enfin, 30 000 habitants, vous avez des services. Vous êtes encore à peu près respecté par l'État, encore que... Mais tout est fait depuis 20 ans, ce n
'est
pas de ce gouvernement. Tout est fait depuis 20 ans par la technocratie, la bureaucratie, pour casser les communes de France. Et ça s'est fait de manière très pernicieuse
et
systématique, très simple. D'abord, ils ont créé les communautés de communes. Quand les communautés de communes étaient petites, à échelle humaine, avec peu de compétences, c'était normal, c'était pas mal. On ne
va
pas faire une piscine dans chaque commune. Donc, ça c'est bien. Mais ça s'est transformé en de gigantesques communautés de communes, fusionnées d'autoritairement, qui tuent la démocratie. Et les maires ruraux, les petites communes que je défends aussi, bien que je sois maire... J'ai été maire d'une grande ville où je dis je suis, c'est pas le vrai. Ces petites communes, on leur a retiré les compétences. On les a transférées à 50 kilomètres dans des administrations bureaucratiques.
Ce qui fait que quand les gens les engueulent, parce que la violence, elle vient de quelque part, quand les gens vous engueulent parce que vous n'avez pas fait le travail, mais le maire rural aujourd'hui ne peut plus faire le travail, puisque la compétence, par exemple la voirie, le nid de poule,
le trou dans la chaussée... La voirie dépend de
la communauté de
communes. La communauté de
communes, souvent. Et donc,
le
maire, il voit qu
'il y a
un trou dans la chaussée, il voit qu
'il y a
un lampadaire qui ne marche pas. Il envoie un mail à la communauté de communes, il
y
a une bureaucratie. Quand le maire faisait la chose en deux jours,
maintenant
ça met deux mois. Donc le citoyen, il ne comprend pas, il élit quelqu'un qui a pu le pouvoir. Donc ils ont retiré les compétences, petit à petit. Ensuite, ils ont asphyxié financièrement les communes. Quand François Hollande a réduit les crédits de 11 milliards,
c
'était justifié pour les très grandes villes. Même les villes moyennes comme moi, on a trouvé des solutions d'économie, il faut être honnête. Mais les petits villages de France, aujourd'hui, n'ont plus les moyens de réparer l'église, n'ont plus un sou. Alors qu'est-ce qu
'ils
doivent faire
?
Aller chercher de l'argent au département, à la commune, à la communauté de communes, à l'État,
à la
région. Ils passent leur vie à chercher des subventions. C'est la bureaucratie des dossiers. Rien n'avance. Troisième point, ce qui est en train d'être fait en ce moment, et contre lequel je lutte, c'est la fameuse fumisterie du zéro artificialisation des sols.
Il
y
a
une loi qui a été votée sur le climat, qui dit qu
'il
faut réduire l'artificialisation des sols de moitié en 2030, et puis après en 2050, zéro. L'idée n'était pas idiote de départ, dire... Pardon, expliquez, parce
que... Zéro artificialisation, ça veut dire quoi ? Ça veut
dire qu'ils considèrent, à juste titre, qu'on a consommé trop de terres agricoles. Bon, ça c'est pas idiot de dire, il faut éviter. Bien qu'on soit un pays, entre nous, désert, très peu dense, avec beaucoup de place encore. Mais qu'importe, l'idée n
'est
pas idiote. Sauf que les métropoles, les grandes infrastructures, les supermarchés, les échangeurs routiers, les voies TGV, l'Ile-de-France, pompe toute l'artificialisation, le quota. Et les petites communes... Je voyais un maire hier, j'ai passé ma journée au Salon des maires. 1200 habitants, ils construisent 6 maisons par an. 6. Le préfet lui dit, vous n'avez plus le droit, il ne
faut
en construire que 2 dans les 5 points par an.
C
'est-à-dire qu'on est en train d'asphyxier les communes rurales, qui n'auront même plus le droit de construire,
en
limite du village. Il ne s'agit pas de mitter, bien sûr, de créer des maisons au milieu des campagnes. Tout le monde sait que c'est absurde. Mais donc,
moins
d'argent,
plus
de compétences, zéro artificialisation, c'est-à-dire que les maires ne pourront plus construire. La suppression du préatôt zéro pour les maisons individuelles,
qui
vient d'être décidée. Tout est fait au nom d'une pseudo-écologie, qui est une fausse écologie, pour entasser les gens dans les villes. Et moi, chez moi, hier, dans l'Essonne, le préfet nous convoque, le maire et moi,
pour
nous dire quoi ? Il faut tripler la construction de logements. Vous devez supprimer les maisons, faire des immeubles. Il faut densifier. Donc, vous avez un État, complètement dément, complètement délirant, qui est en train d'interdire de construire sur 95% du territoire, au nom de l'écologie. Les lapins vont être heureux. Et qui est en train d'entasser les habitants dans des agglomérations inhumaines. Moi, hier, nous
ne voulons... Ils veulent
rebâtir les tours et les
barres, quoi.
Exactement. Presque,
enfin, c'est ça. Ils veulent
densifier. Parce qu'en fait, ce qui les intéresse, c'est que les lapins soient heureux, mais les êtres humains, ils n'en ont rien à faire. Alors, ça s'appelle comment, leur fameuse écologie ? Je vais vous dire, les éco-quartiers.
C
'est quoi un éco-quartier
? C
'est un immeuble avec trois panneaux solaires sur le toit, au bord du périphérique. Vous voyez le périphérique, la grande bibliothèque à Paris
? Vous
voyez, quand vous prenez le périphérique, là, ils ont construit plein d'immeubles.
C
'est des Français qu'on va mettre là-dedans. Dans mon département, ils nous obligent à mettre des HLM le long des voies rapides et des voies ferrées. Je refuse. Parce que, dans leur esprit, si vous voulez, ça, c'est bien pour l'écologie. Comme ça, les gens sont dans leur terrier. Ah oui, vous voulez dire, les gens sont dans leur cage et
les lapins sont heureux. Voilà.
C'est totalement contraire à ce que volent les Français. Les Français ont la chance d'avoir un pays magnifique, d'avoir des villages, d'avoir des petites villes moyennes. Il faut développer tout ce tissu. Il faut une vie équilibrée. Pourquoi l'Île-de-France va vers 12, 13, 14 millions d'habitants ? C'est aberrant. Et pourtant, je suis un élu d'Île-de-France, vous voyez. Moi, je préfère 30 000 habitants heureux dans ma ville que 40 000 malheureux. Et toutes les questions de délinquance, de déshumanisation, viennent de là. Laissons les Français vivre où ils veulent. Et avec Internet, en plus, le haut débit. Vous pouvez être dans un village de France, dans une maison. Ah oui, autre chose.
Ah, il faut que
je
vous raconte.
Un
truc incroyable, j'ai appris hier. Les préfets, maintenant, imposent des petits terrains. C'est-à-dire... Petits terrains,
ça veut
dire ? C'est-à-dire, si vous voulez une maison individuelle, vous devez faire ça sur moins de 500 mètres carrés. Ah non. Pourquoi ? Parce qu'il faut emmerder les Français. Parce que c'est pas bien d'avoir une maison avec un terrain de 2000 mètres carrés. Mais pourquoi ? Alors, il me disait...
Il
y avait un maire qui m'a interpellé de Meurthe-et-Moselle. Et qui m'a dit, vous voyez, le préfet nous oblige... La direction départementale de l'équipement, enfin ça s'appelle autrement maintenant... Alors, il nous dit, ah oui, mais là, vous pouvez pas construire, vous pouvez pas mettre de maison, il faut entasser les gens dans votre village, vous allez faire 2-3 étages dans le village. Mais un autre de Franche-Comté qui me disait, on nous oblige à densifier, à regrouper les gens. Mais si vous voulez, c'est complètement fou ce qui se passe. Et ça au nom de l'écologie. Mais c'est pas l'écologie. Non, c'est pas
l
'écologie.
C'est l
'écologie quand on a un territoire aussi beau que la France. On dirait qu'ils veulent reconfiner les Français. Oui. Quelque part. Oui, parce qu'après, vous savez ce qui vient après ? La ZFE, vous n'avez plus le droit d'utiliser votre voiture. On va en parler après cette petite pause.
Désolé, je suis
passionné par ça.
Mais au contraire.
Ça m'exaspère de voir un État qui, au lieu de s'occuper de sécurité, qui, au lieu d'aider les Français à se loger, est en train de corseter le pays. C'est terrifiant. Non, mais c'est terrifiant et c'est surtout très préoccupant qu'à ce qui se passe dans leur cerveau. C'est ça, surtout. On fait une petite pause et on se retrouve, après les informations, avec Nicolas Dupont-Aignan, l'ex-maire de Riem. Dupont-Aignan, sans la liaison.
Dupont
-Aignan, c'est vrai. Qui est avec nous jusqu
'à
14h au Salon des Maires, au stand de la Confédération des Buralistes de France. Et puis avec vous, bien sûr, au 0826 300 300. Ou même, venez nous voir directement sur le stand si vous écoutez la radio près de la Porte de Versailles. A tout de suite sur Sud Radio.
Sud
Radio Bercov dans tous ses états, midi 14h. André Bercov. Avec TerreDeFrance.fr, le premier site d'articles français et patriotes. TerreDeFrance.fr, le premier site d'articles français et patriotes présente.
Ici
Sud Radio.
Qui
parle au français. Les carottes sont cuites. Les carottes sont cuites. Sud Radio Bercov dans tous ses états.
13h04 sur Sud Radio.
Nous
sommes toujours en direct de la Porte de Versailles, au Salon des Maires, au stand de la Confédération des Buralistes de France.
Et
André Bercov, aujourd'hui, pour le face-à-face, vous recevez Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne, et président de Debout la France, lui qui a été maire de hier dans l'Essonne pendant 22 ans.
Alors
justement, nous nous adressons, là, et ça a commencé, c'est passionnant, au maire Nicolas Dupont-Aignan.
On
parlera ensuite politique, bien sûr, de ce qui se passe. Mais Nicolas Dupont-Aignan, moi, je voudrais comprendre. Par exemple, le maire, et je me rappelle encore, il y a 20-25 ans, on faisait des bouquins sur les maires. Le maire était, je dirais, le personnage tout puissant. Mais enfin, c'était un des personnages. On parle des maires des grandes villes, mais pas seulement. Il avait vraiment un rôle, à la fois d'arbitre, de créateur, d'organisateur, etc. Pour le meilleur et pour le pire, il y avait aussi des maires qui n'étaient peut-être pas à la hauteur, bien sûr. Mais, vous me dites, là, Orantin m'avait dit, les maires ont perdu 80% de leur pouvoir aujourd
'hui.
Oui, au profit des intercommunalités dont ils font partie. Mais quand vous êtes un maire d'une commune de 500 habitants, de 1 200, de 3 000, et que vous faites partie d'une intercommunalité qui regroupe 80 communes, qui s'étend sur 35 kilomètres,
vous
n'avez plus la voix au chapitre.
Il
y a une sorte d'oligarchie,
très politisée, et de
bureaucratie. Et qu'est-ce qui se passe ? Moi, j'ai des maires qui me disent, écoutez, on n'est là que pour être des bini-oui-oui. On va faire 60 kilomètres un soir pour participer à un conseil
de
communauté de communes qui aura tout décidé à l'avance. Et si c'était efficace,
pour
créer des grands équipements, vous voyez, moi, je ne suis pas un ayatollah de la commune seule,
mais
ça doit être uniquement sur de grands équipements. Par exemple, vous savez, il y
a
tout le projet de la gestion de l'eau potable qui va être transféré aux intercommunalités. Une folie ! Parce qu'en fait, c'est une source de dépenses supplémentaires. C'est toujours plus d'argent pour toujours plus de bureaucratie et toujours moins d'efficacité. Et derrière cela, il y a la remise en cause de la démocratie. Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que ceux qui nous imposent ce modèle, le calque sur l'Union Européenne, parce que dans les autres pays d'Europe, nous avons des territoires beaucoup plus denses.
La France est un pays beaucoup plus vaste, avec moins d'habitants, très étendus, 36 000 communes, qui sont les cellules de base de la démocratie, et qui évitent d'avoir une distance trop lointaine du pouvoir. Quand vous êtes aux Pays-Bas,
en
Belgique, en Allemagne, même en Angleterre, le territoire est beaucoup plus restreint. Donc, c'est normal qu'il y ait une concentration plus forte des collectivités. Nous, on a des espaces, vous avez 20 kilomètres sans rien. Pourquoi cette idée folle
qu
'il faudrait tout regrouper ? Surtout qu'il
y
a la révolution d'Internet. Avec le haut débit, il n'y
a
pas besoin de fermer des trésoreries. Il n
'y a
pas besoin de tout regrouper. Exemple du maire de Saint-Claude, dans le Jura, qui me disait, ils ont fermé
d
'abord la maternité. Alors, ils ont dit, il va y avoir un hélicoptère,
mais
l'hélicoptère, il ne marche pas quand il fait mauvais, il ne marche pas la nuit. Après,
ils ont fermé
dans l'hôpital le laboratoire d'analyse médicale.
Ce
qui fait que, quand il faut faire une analyse, on l'envoie à Dolle, complètement aberrant. Et puis, ils ferment tous les services publics. Comment voulez-vous qu'une petite commune,
isolée,
même de 10 000, 20 000 habitants, puisse survivre si on lui ferme sa trésorerie, si on lui ferme son hôpital, sa maternité ? L'école, bientôt ? L'école, alors pas 10 000 habitants, mais dans des petits villages. C'est un déménagement du territoire. Si c'était efficace, on pourrait dire oui. Est-ce que c'est plus efficace ? J'étais aussi dans un autre coin, c'était à Autun. À Autun, on m'explique, il n'y
a
plus de maternité, l'hôpital ferme. Ah oui, il y avait un camion. Je fais une vidéo dans la cour de l'hôpital, c'est extraordinaire. Je vais vous raconter l'anecdote. Je fais
une vidéo,
puis il y avait un camion de SAMU. Alors je fais ma petite vidéo sur la fermeture de l'hôpital. Et puis il y a, ils viennent me voir, et puis il y a l'ambulancier qui me dit, bah oui, c'est embêtant pour les femmes. Bon, mais on a ce SAMU, comme ça elles peuvent accoucher dans le SAMU. Alors j'ai dit, pardon ? Alors il y en a beaucoup. Il
m'a dit, bah oui, il m'a dit, c'est mieux que d'accoucher dans sa voiture.
Mais je lui dis, mais je croyais qu'on avait fermé la maternité pour des raisons de sécurité, parce qu'il n'y
avait
pas assez d'accouchement.
Donc
en fait, on ferme une maternité, parce que soi-disant,
il
n
'y a
pas assez d'accouchement. Et là, il y
en
avait quand même beaucoup. Il y
en
avait plus d'un par jour.
Et la
conséquence, c'est que des femmes accouchent chez elles, dans une bagnole, ou dans le SAMU. Ou dans l'ambulance. Non mais, est-ce qu'on est dans un pays de fous
? Est
-ce que ça coûte moins cher ? Non. Donc en fait, c'est une idéologie. Tout regroupé. Voilà, tout regroupé dans des grandes agglomérations. Et tout densifié. Et d'avoir des déserts ruraux.
Il
faut se battre. Mais le problème,
c
'est que toutes les associations d'élus, désolé de le dire, sont des notables. Donc, ils gèrent la pénurie.
Et
c'est très pervers, cette histoire de zéro artificialisation de la part de l'État. Parce que, ils disent aux collectivités, « Entendez-vous pour vous répartir la pénurie.
»
Vous voyez ? Ils vont négocier leur SCOT. Ceux qui connaissent le SCOT, c'est le schéma d'aménagement à plusieurs communes. Alors, on va leur dire, ben voilà, mais vous avez deux fois moins de constructibilité. Et puis, bientôt, vous en aurez plus. Alors, qui va le prendre ? Ben, le chef lieu. La grande ville. Parce qu'il va falloir bien, à un moment, accueillir une entreprise. Et donc, tout va être concentré,
toujours
plus. Or, une bonne efficacité de la France, c'est de profiter de notre territoire. C'est de profiter de nos racines. C'est que les gens aillent vivre où ils veulent. Puis, ça a été un
grand pays
agricole, on le voit.
Mais la liberté
de vivre où on veut,
quand
même. Et comme on veut, si on a envie de vivre dans une maison, au nom de quoi, on devrait vivre dans un immeuble. Alors, expliquez-moi, André Bercoff, expliquez-moi. En quoi c'est plus écologique ? Alors, attendez, cette politique, Nicolas Dupont-Aignan, ça date depuis quand ? Cette politique, elle est accentuée très fortement, là, depuis François Hollande. Vous savez qu'elle est depuis Emmanuel Macron. Il y a Mme Wargon, vous vous souvenez de Mme Wargon ?
Elle a été virée, elle a
été battue, plus exactement. Elle était d'abord ministre du logement. Elle a dit, il ne
faut
plus que les gens vivent dans des maisons. Oui, voilà. Elle l'a dit. Sauf qu'elle vit dans une très belle
maison.
Elle vit dans une très belle maison dans le Val-de-Marne. Heureusement, les électeurs du Val-de-Marne l'ont bien virée, l'ont battue. Elle a été récompensée.
Elle
est présidente de je ne
sais
plus quel organisme. Elle a plus de salaire exorbitant. Ah oui. Donc, si vous voulez, des gens battus au suffrage universel sont récompensés. Donc, il faut maintenir notre cap. Et je veux le dire, vivre, respecter l'environnement,
c
'est vivre en harmonie avec la nature.
Ce n
'est pas vivre dans des villes inhumaines. C'est plutôt, oui, effectivement. Je ne vois pas en quoi entasser les gens dans des villes inhumaines et respecter l'environnement. Et si on consomme un peu d'espace pour avoir une petite maison, en quoi c'est gênant
? Autre
anecdote, soyons précis. Une ferme. Un maire me dit, j'ai une ferme abandonnée.
Je
n
'ai
pas le droit de la transformer en logement. Pourquoi ? Parce que ce ne serait pas en continuité avec le village.
Ce n'est
pas écolo ? Non, ce n
'est
pas en continuité.
Donc, on
va le laisser à l'abandon. Ah oui, vous voulez dire, il y a une ferme.
Il y a une ferme.
On pourrait faire quatre logements. Oui. Sympa. Oui. Non, on n'a pas le droit. Attendez, il
n
'y
a
pas une loi qui en fait.
Si, il n'y a
pas une loi. Il y
a
un corset qui est la loi zéro artificialisation.
La loi sur le climat.
Qui dit, d'ici 2030, il faut réduire de moitié l'artificialisation. Comme les grandes villes. Regardez à Toulouse, regardez Montpellier. Il continue à bétonner, à bétonner, à consommer l'espace.
Qui
on va sacrifier ? Les villes moyennes, les villages de France, qui ne pourront plus construire. C'est une aberration. Tension aussi sur le marché. Pourquoi les gens vont habiter, restent habiter dans des villages aussi ? Parce que c'est moins cher. Eh bien là, on fait une tension sur le prix de
l
'immobilier.
Ajoutez à ça, les
5 millions de passoires thermiques, soi-disant, qui vont être interdits à l'allocation. 5 millions d'habitations.
Une
folie. Qui va payer ça ? Les petits propriétaires qui se sont saignés pour devenir propriétaires et qui ne peuvent pas payer les travaux. Donc ce sont les riches qui vont s'emparer de leur logement.
Et
les locataires, qui sont quand même bien contents d'avoir un loyer, d'avoir un loyer moins
cher,
abordable, même si ce n
'est
pas parfait en termes d'énergie. Personne n'est mort de ça, il faut arrêter. Mais
il faut
arrêter ce délire. Mais comment un pays
qui
voit sa construction immobilière chuter de moitié
? Les
chiffres du troisième trimestre sont accablants. 17 000 constructions de logements contre 40 000 d'habitude.
Comment
un pays qui ne construit pas assez,
qui
est interdit de construire là où les gens veulent habiter, peut se priver de 5 millions de logements ? Ce sont des malades qui nous gouvernent.
Donc
il faut annuler cette disposition. Et ensuite, il faut inciter bien sûr à faire des rénovations énergétiques en fonction des moyens des gens, petit à petit.
Et
ça se fera naturellement. Petit à petit, pas leur demander de dépenser 40 000 euros. Mais c'est
impossible. Mais
comment ? Mais où vivent ces gens ? Alors il faut acheter une voiture électrique. Vous avez vu le prix d'une voiture électrique ? Il faut acheter une voiture électrique. Il faut dépenser 30
000 euros
pour isoler, faire de sa maison une boîte de conserve. Mais ces gens vivent hors du temps et de l'espace. Mais qui peut faire ça ? Mais parce qu'aux yeux des princes qui nous gouvernent, si vous ne gagnez pas 100 000 euros, vous êtes un pauvre type. Et au jeu, pardonnez-moi de vous le dire, de certains journalistes
qui
relaient les princes qui nous gouvernent. Certes. Je ne vais pas le
dire. Je n'en suis pas, donc je me sens très à l'aise, comme je vous le dis.
On va faire une petite
pause. On va
se retrouver dans un instant sur Sud Radio. Nous sommes toujours en direct de la Porte de Versailles. Sur le stand de la Confédération des Buralistes de France. Et puis on sera avec vous au 0826 300
300.
terre-de-france.fr, le premier site d'articles français et patriotes présente...
Sud
Radio,
je
parle ton français.
Je
n'aime pas la blanquette de Vaud. Je n'aime pas la blanquette de Vaud. Sud Radio Bercov dans tous ses états.
Et
je ne suis pas le seul. Nicolas Dupont-Aignan, lui aussi, est dans tous ses états. Et pour des raisons, évidemment, légitimes. On est au salon des maires, comme vous le savez. Et Nicolas Dupont-Aignan, je le rappelle, on l'a déjà rappelé, il a été maire de hier pendant plus de 20 ans. Il a été allu 4 fois. 80% quand même, de suffrage pour lui. Et on parlait justement de cette espèce de densification, de zéro artificialisation. Est-ce que quelque part, je dirais tout à fait autrement, avec cette ville de 15 minutes, j'aimerais qu'on en parle, est-ce que c'est un... Je dirais, ce n
'est
pas un complot tout ça, on le dit tout de suite. Non, il n
'y a
pas besoin de comploter là-dessus. Est-ce que c'est... On veut reconfiner les Français, pas comme au temps du Covid, mais autrement.
Oui,
je pense qu'on veut, ils veulent, cette idée qui
peut
paraître une bonne idée, 15 minutes à pied de tout. Vous savez, la ville à 15 minutes. Mais libre à organiser une ville à 15 minutes, dans les agglomérations, où les gens veulent vivre.
La liberté.
Mais si on a envie de vivre à la campagne, si on a envie de vivre dans une ville moyenne, si on a envie de vivre à l'écart, mais qu'on nous laisse vivre. Vous voyez, ce qui est terrible dans notre pays, c'est cette volonté que tout le monde vive pareil. Parce que, en fait, dans leur idée,
il
faut supprimer la voiture, qui est le mal absolu. Or, je rappelle, je rappelle, que 280 paquebots
en
Méditerranée polluent autant qu'un milliard de voitures. D'accord ? Et personne ne parle des 280 paquebots. C'est ça qui est
beau. Non,
je rappelle quand même, je suis désolé de prendre ces images, mais que 30% des gaz à effet de serre, c'est le méthane qui sort des puits de pétrole qu'on peut très bien régler. Donc, on accable les automobilistes, alors qu'on n'a jamais eu des voitures aussi peu polluantes. On part vers la folie de la voiture électrique, qui n'a aucun sens économique, environnemental, qui est utile, qui peut être utile en seconde voiture, en voiture de collectivité. Moi, j'en avais mis hier dans ma ville parce que ça faisait des économies de fonctionnement. Mais ce que je déplore aujourd'hui, c'est cet esprit de système. C'est-à-dire qu'en fait,
ils
veulent enfermer les Français dans des
villes
qu'il n
'y
ait plus de mode de vie, de liberté. Et derrière les villes,
et
avec la suppression des villages, parce que quand on détruit les compétences, les finances, le pouvoir d'urbanisme des maires, ça veut dire qu'on condamne à mort des villages. C'est la fin de la démocratie. C'est
la
fin de la démocratie parce que vous connaissez votre maire. Vous ne connaissez
pas votre
président de la terre de communalité. Non,
mais
Nicolas Dupont-Hénien, comment on fait dans un village où on a besoin de sa voiture ? Sinon, on est mort. Et puis, c'est pour ça qu'ils ne veulent pas qu'il
y ait
de gens dans les villages. Et puis après, qu'est-ce qu'ils vous diront ? Ils vous diront, ah oui, d'ailleurs, il y
a
eu un rapport de la Cour des comptes. Je ne
suis
pas complotiste. C'est une réalité. Il rapporte de la Cour des comptes qui dit que la France doit réduire son cheptel bovin de 20%. Parce que ça pollue. Mais c'est curieux, les bovins brésiliens bourrés d'hormones qu'on fait traverser l'Atlantique ou les agneaux qui viennent de Nouvelle-Zélande dans des sachets plastiques avec bourrés de produits chimiques, ça,
ça
ne pollue pas la planète. Ça ne pollue pas. Donc, ce que je dénonce, c'est cette écologie à géométrie variable. Cette fausse écologie. Comme
le
reste. Oui,
il
faut protéger l'environnement, le recyclage. Il y a plein de choses à faire. J'ai fait un rapport sur la pollution plastique dans les océans.
Il
y
a
plein de choses à faire pour défendre l'environnement. Je refuse qu'on me traite d'anti-environnementaliste. En revanche, je refuse qu'on instrumentalise une pseudo-protection environnementale pour, en fait, enfermer les Français dans des villes inhumaines. Nicolas Duboynier, je voudrais revenir au pouvoir des maires. On en a parlé en partie. Vous avez dit qu'ils ont perdu 80% de leur pouvoir. Alors, on a parlé d'un certain nombre d'attribution. Quoi d'autre par rapport à l'État ?
Je
veux dire, qu'est-ce qui fait que les maires, aujourd'hui, n'ont plus la marge de manœuvre qu'ils avaient encore il y a peut-être 30 ans ?
Il y a
aussi la volonté de l'État de recentraliser. Ce que je vous disais, c'est
-à-dire de faire des jacobinismes.
C'est une espèce de pseudo-jacobinisme. Parce que moi, si vous voulez, vous aviez le jacobinisme du général de Gaulle qui, par exemple, quand il décide des villes nouvelles, quand il décide le Languedoc-Roussillon, on va en faire une zone touristique, il a été utile au pays. Il y a des équipements nationaux où il ne faut pas tomber dans la démagogie. Moi, je ne
vais
pas vous dire que je pense qu'il
y a
des équipements nationaux structurants qu
'il faut se faire.
Ligne DGV, autoroute, voie rapide. Il faut garder des équipements structurants. Et il faut des zones d'activité aussi pour réindustrialiser la France. Parce que, si vous gelez tout, comment les usines vont revenir ? Bien sûr. Bon. Donc, moi, je suis pour que l'État se concentre sur ses missions d'intérêt général et qu'ensuite, on ait ces 36 000 communes même de 50 habitants. Quand vous avez une commune de 50 habitants, vous avez 10 élus volontaires.
Ils
font quoi ? Ils tombent la pelouse. Ils entretiennent le cimetière. Ils ouvrent l'église. Ils font l'État civil. Ils surveillent ce qui se passe. Parce que les gendarmes sont bien contents d'avoir les maires pour savoir ce qui se passe dans le pays. Bien sûr. Pourquoi supprimer ces vigies
?
Pourquoi supprimer ces gens qui entretiennent le territoire ?
Parce
que c'est ça leur objectif. On va fondre tout ça dans des grandes communes. Mais les grandes communes, il y aura qui qui s'en occupe
? Des fonctionnaires payés ?
Oui, le
principe
de subsidiarité. Mais
à
la fin, ça finira en friche.
C
'est-à-dire en forêt. Ça sera fini. Donc,
ce territoire... qu'on va redésertifier la France ? Mais
complètement. Mais regardez les départements. J'étais avec des élus de Haute-Marne. Ils me disaient on perd je ne
sais
plus combien d'habitants par an. Pourquoi
?
Pourquoi ? Mais moi, j'ai dans ma ville des gens qui viennent me voir,
qui
ont une heure et demie de transport le matin et le soir. Hier, j'ai été à hier, j'avais un débat. J'ai mis 1h35 du centre de Paris à 20 kilomètres. 1h35. 1h35. En voiture. Le RER, il marche un jour sur deux. J'ai des gens qui viennent me voir dans ma ville et qui me disent monsieur député, est-ce que vous connaîtrez pas quelqu'un qui peut... On aimerait déménager, on est originaire de telle région, on aimerait retourner dans notre région d'origine. Mais il n
'y a
pas de boulot puisque tout est concentré en Ile-de-France et maintenant, il n
'y a
plus de logement. Donc, il faut une politique, ce qu'avait fait le général de Gaulle, d'agrément.
Vous
savez que le général de Gaulle avait mis des primes d'aménagement du territoire pour que les entreprises,
dans
les années 60, c'était la data, aillent dans tout le territoire. C'est amusant parce que vous avez employé, on était à l'aménagement du territoire, maintenant, on
est au
déménagement
du territoire. On est au déménagement, on est
dans la grande concentration. Il faut renouer avec une prime d'incitation à ce que l'emploi irrigue le territoire. Et avec Internet, on a la révolution du haut débit. On n'a pas besoin de mettre tout le monde... Vous savez qu'il
y a
des comptables qui sont à Goa, qui sont en Mauritanie. Et nous, on n'est pas capables d'avoir un comptable
au fin fond de la Lausanne. Et
les Col-Sainte-Terre qui sont au Maroc ou aux Philippines. Et on n'est pas capables. Et on nous explique qu'il faut tout concentrer. Bon. Il faut aussi reprendre... Alors ça, je sais que ce n
'est
pas populaire dans l'administration, ce qu'avaient fait certains ministres de délocaliser des administrations d'État
dans
des petites villes moyennes. Moi, je veux un territoire qui s'organise autour des petites villes moyennes. Les sous-préfectures et les préfectures. Une ville comme Rhodes, qui est magnifique. J'étais à Rhodes récemment. Il
y
a le musée Soulages qui est magnifique. C'est une ville agréable à vivre. Il faut... Mais il y a Bosch qui risque de fermer. Donc, il faut absolument avoir une vision d'aménagement du territoire pour les emplois. Une fois qu'on a dispersé les emplois sur le territoire, il faut permettre aux Français qui le veulent.
Qui
le veulent. Moi,
je
veux faire ces personnes aller habiter à Rhodes ou à Carpentras. Ceux qui le veulent,
il
faut les aider à pouvoir... Allez. Montebourg a eu une bonne idée. Voyez, moi, je ne suis pas sectaire. Montebourg avait une bonne idée que j'ai reprise à la présidentielle, qui était de créer un fonds
public
pour réhabiliter les maisons abandonnées.
Vous
avez un million de maisons abandonnées dans tout le territoire français où les propriétaires n'ont pas les moyens de les rénover. Ils sont en ruine.
Vous
avez des gens,
des
millions de Français qui attendent un logement social. Pourquoi ce fonds ne réhabilite pas ces maisons et après, les loups à prix
bénéfique
? Oui,
à
prix. On peut même imaginer une accession sociale à la propriété.
À prix
modeste, bien sûr. Chacun... Alors ça aussi, vous savez qu
'ils
sont hostiles à la propriété.
Ah
oui. Ah oui. Macron a détruit la propriété depuis qu'il est au pouvoir. Moins 10 milliards de crédits logements. Tout est fait pour supprimer l'avantage Pinel pour les locations, pour les propriétaires. Tout est fait pour supprimer l'instinct de propriété. Mais ça va avec... Vous allez dire que
je
suis parano, mais c'est ce que dit Schwab du Forum de Davos. Le
21e
siècle,
vous n'aurez plus rien et vous serez heureux. Vous serez locataire du tout.
Bon. La propriété, c'est ce qui permet d'assurer sa retraite.
Moi,
je suis même pour le zéro droit de succession sur la résidence principale. Uniquement sur la résidence principale. C'est-à-dire que quand on a économisé toute sa vie pour acheter un petit appartement, une petite maison qu'on puisse souléléguer à ses enfants, ils luttent contre la propriété parce que la propriété de sa maison, ça enracine les Français.
Ça
les responsabilise aussi. Ils
ne
veulent pas désenraciner les
Français. Ils veulent une société
de nomades. Et quand vous êtes locataire, vous êtes prisonnier de votre propriétaire. Si vous louez votre voiture, si vous louez votre machine à laver, si vous louez tout, vous n'êtes plus libre de rien. Voilà. On en reparle tout de suite après une petite pause et nous allons avoir, Esteban, les auditeurs de Sud Radio.
Évidemment. 11-0826-300-300. On attend tous vos appels et toutes vos questions. A tout de suite.
Terre
-de-France.fr Le premier site d'articles français et patriotes présente
Sud
Radio
et
parle ton français. Les carottes sont cuites.
Les
carottes sont cuites. Sud Radio Bercoff dans tous ses états.
La
grammaire des
mers
se conjugue-t-elle désormais au passé ? Que vont devenir les mers ? Parce que jusqu'à présent, on est formidable,
l
'être mère magnifique. Effectivement, poste en responsabilité, poste important, les gens, on le voit, alors tous les sondages ont beaucoup plus confiance en leur maire qu'en d'autres représentants, qu'en la classe médiatico-politique, etc. Mais, on voit très bien, on en discute depuis déjà quelque temps avec Nicolas Dupont-Aignan, je rappelle, qui est aujourd'hui député, qui est fondateur de Debout la France, président de Debout la France et qui a été maire de hier dans l'Essonne pendant plus de 20 ans.
Mais
alors, est-ce que le maire va, vu ce que vous dites, et vu ce qu'on constate, est-ce que le maire va un jour, je ne
dis
pas demain, je ne
dis
pas après-demain, heureusement, va se conjuguer au passé ?
En
tout cas, il est abîmé, il est exténué, parce que vous pouvez, c'est passionnant d'être maire, vous êtes le nouveau curé, vous êtes le serviteur de l'intérêt
général, vous êtes
le serviteur de l'intérêt général et il y a un dévouement incroyable, mais ce dévouement n'est possible que si vous êtes responsable de vos actes. Et ce qui est insupportable pour les maires aujourd'hui, c'est qu'ils ont toujours, ils sont toujours là, ils sont le paratonnerre, ils prennent la foudre, mais ils n'ont plus les pouvoirs d'agir. Ou alors, s'ils ont les pouvoirs d'agir, ils en ont, heureusement. c'est en se battant contre la bureaucratie.
C'est-à-dire, si vous voulez, moi je vois très bien quand j'ai commencé en 95 et quand j'ai fini en 2017 et je suis toujours conseiller municipal, donc je vois mon successeur Olivier se démener, la tâche est beaucoup plus difficile pour lui qu'elle ne l'était pour moi. En 10 ans seulement. En quoi ? En quoi simplement ? Je vais vous donner un exemple. On a un théâtre,
mais
il est en intercommunalité. C
'est l'intérêt qu'il a été qui le gère. Alors
quand il y avait un mur qui fuyait, etc., on a attendu 6 mois. Ce qu'on aurait fait en 15 jours a mis 6 mois. Et il faut des négociations. Il faut aller quémander au nouveau féodot, le président de la communauté, qui quand il ne vous aime pas politiquement, vous laisse le mur fuir pendant un an. Qui ne répare pas votre nid de poule si vous n'êtes pas obéissant. C'est ça aussi. La nature humaine n'est pas parfaite, vous savez. Et ça renforce. Pourquoi ça fonctionne comme ça ? C'est parce que les partis politiques sont ravis. Le maire, c'était un être indépendant politiquement. Moi, j'ai pu être élu député et élu député en faisant un bras d'honneur à tous les partis politiques
parce
que j'étais maire. Le jour, les partis politiques sont ravis
de
cadenasser la démocratie parce que comme ça, si tu veux ton bout de trottoir, ton clocher d'église, etc., tu la fermes ou tu prends ta carte ou tu es, disons, obéissant.
Et
les maires vivent mal cela parce que ce sont des gens sincères. Alors heureusement, vous savez, quand on est maire, on ne compte pas son temps et il y
a
un dévouement qui reste énorme. Et puis, il y
a
des maires qui participent aux intercommunalités et puis, il
y
a certaines intercommunalités qui fonctionnent bien. Tout n'est pas négatif. Attention, je ne veux pas dramatiser, mais quand même, si on continue comme ça, il n'y aura plus de maire et après, on dira, ah tiens, c'est curieux, il faut payer quelqu'un.
On
va payer un fonctionnaire. Mais le fonctionnaire, il ne sera pas là la nuit, il ne sera pas là le dimanche
et
c'est normal. Donc, gardons... Le maire est par vocation plus dévoué,
Mais
c'est l'autogestion. Vous savez, l'autogestion. Les communes de France c'est de l'autogestion. C'est la cellule révolutionnaire. Vous savez, ce n
'est
pas étonnant, on est passé du féodalisme
à
la révolution des communes. Et aujourd'hui, nous sommes dans un système de plus en plus féodal, oligarchique. Et moi, je crois à la démocratie, je crois à la responsabilité individuelle. Voilà. Donc, je pense que quand on est mauvais, on doit se faire engueuler.
Le chef d'entreprise, il se fait engueuler.
Vous, si vous faites une mauvaise audience, on va vous engueuler. Bien sûr. Votre journaliste qui prépare l'émission, s'il prépare mal, vous... Ah là là, vous ne pouvez pas savoir ce qui se passe. Est-ce que vous êtes dur ? Non, mais il
y a
un moment où on est responsable de ces actes. Il n
'y a
que les élus qui ne sont jamais responsables de rien. Ce n
'est
pas normal. Ils sont responsables devant leur électeur. Oui. Après, à un moment donné, il
y a
eu une sanction. Si vous n
'êtes
pas bon, on vous renvoie quand même
à l'élection. Normalement. Mais c'est au niveau local. Plus vous montez,
regardez, Dupont-Moretti qui est toujours là.
C
'est quand même incroyable. Ça, c'est une autre affaire. Oui, c'est un autre Dupont, ça. On ne va pas comparer. Est-ce que nous avons des zonis
? Oui, ça s'appelle au
0826 300 300. Nous sommes justement avec Jean-Claude qui nous appelle depuis l'Essone. Bonjour, Jean-Claude. Bonjour, Jean-Claude.
Oui,
M. Bercoff, bonjour. M. le maire ou M. le député,
je
suis très heureux de vous avoir aux électroniques. Très heureux, j'ai travaillé pendant pas mal d'années sur votre région,
c
'est-à-dire hier, Crohn, Monge-Rond, Brunois, et... Allô
? Allô ? On
vous écoute. Ah, voilà. Je vais travailler dans une grande entreprise qui a le monopole de la distribution des lettres et des colis pour le moment.
Et
je voulais vous poser une question. en tant que maire, même si vous n'y êtes plus, mais vous y avez été pendant des années, que pensez-vous et que peut faire un maire face, je dirais, aux fermetures, je dirais, des bureaux de poste qui sont quand même un service public que vos citoyens, vos concitoyens aiment bien, malgré tout ? Et que pensez-vous du chantage un petit peu... Le mot est fort, mais je le mets entre parenthèses, M. le député. Que pensez-vous un petit peu du chantage de cette entreprise qui s'adresse au maire en disant «
Nous,
bureau de poste, on va le fermer, mais vous, si vous voulez une présence postale, eh bien écoutez, on fait une annexe postale et c'est vous, effectivement, en tant que maire qui allez payer si j'ose dire, vos salariés. »
C
'est exactement ce qui se passe. Nous, nous avions la poste centrale hier et puis nous avons un bureau de poste dans le quartier Pasteur et la poste est venue nous voir en nous disant « On ferme, sauf si vous payez. » Et on a payé. Voilà. C'est scandaleux. C'est-à-dire que la poste vient vous voir et
dit « Si vous voulez vous payer,
soit on ferme. » Et vous n'avez pas d'autre solution ? Non,
aucune.
Et donc, on a payé. C'est-à-dire qu'on a mis un emploi. Alors, ils ont laissé un demi-emploi de mémoire. J'ai dû me battre à l'époque comme un chien pour avoir un distributeur de billets parce que là aussi, ils veulent les fermer, les banques veulent tout fermer. Mais si vous voulez, il faut bien comprendre qu'à partir du moment où au sommet de l'État, il n
'y a
pas de volonté d'aménagement du territoire. Il n'y
a
rien. Ces organismes, ces entreprises publiques
qui
n
'ont
plus rien de public sont laissées comme des monopoles privés. Et donc, elles font n'importe quoi. Et ils n'en ont rien à foutre. Nous sommes traités comme des chiens. Les élus sont traités comme des chiens par ces organismes. Et vous pouvez tout faire. Et en plus, ce service est moins bon. Mais ils vous disent qu'on n'en a rien à faire puisque leur patron, l'État,
qui pourrait
le taper du poing sur la table, leur dit très bien, on s'en fiche. Mais ce qui se passe, vous avez pire, vous avez l'éducation nationale. Quand vous pensez que vous avez des petites écoles pour une petite commune de 500 habitants, de 300 habitants, c'est vital une école, une classe. Alors, qu'est-ce qu'on fait quand même ? On est dans un pays de fous. Au lieu de dire à un enseignant vous faites 10 kilomètres pour aller faire classe dans telle école. On déplace à 6h du matin dans des cars payés par le département ou la région des enfants
parce
que les 4 preuves vont être ensemble dans un établissement soi-disant ensemble. Mais moi, j'estime qu'il vaut mieux déplacer les professeurs que les enfants. Donc, vous avez sur toutes les routes de France des dizaines de milliers de petits qui circulent dans des bus qui coûtent une fortune parce qu'il y a ces regroupements pédagogiques. Alors, oui, parfois c'était utile
de faire un regroupement pédagogique.
Attention, attention. Mais, quand il y a deux classes qui marchent très bien, en quoi c'est gênant que les deux professeurs viennent ? Est-ce qu'on n'a pas appris à lire correctement ? Ce n
'est
pas un problème. Donc, on épuise les élèves au lieu d'épuiser les professeurs. Je ne dis pas qu'il faut épuiser les professeurs. Mais, vous comprenez, toutes participent d'une volonté de concentration, de pseudo
-rationalité.
Et vous savez que la Poste, et vous avez travaillé à la Poste, la Poste a fait combien de cabinets d'études à la con ? Steve McKinsey qui ont refait l'organisation. Moi, j
'ai
un dépôt de poste dans ma commune. À chaque fois que j'allais voir les postiers,
ils
me disaient on a une nouvelle réorganisation par un cabinet d'études de type qui n
'ont
jamais foutu les pieds
dans une poste et qui refont. Et tout est
refait, refait, 100 fois. Voilà, c
'est ça. Respectons
les fonctionnaires qui faisaient bien leur boulot. On va marquer une courte pause à
100
300. A tout de suite sur Sud Radio.
Terredefrance.fr Le premier site d'articles français et patriotes présente
Ici Sud
Radio.
Je
parle ton français. Je n'aime pas la blanquette de veau. Je n'aime pas la blanquette de veau. Sud Radio Bercoff dans tous ses états.
13h45 quasiment sur Sud Radio. Nous sommes toujours en direct de la Porte de Versailles au Salon des Mères. André Bercoff aujourd'hui reçoit Nicolas Dupoignan. L'ancien maire de hier est le député de Boulafrance. Et puis nous avons Jean-Marc qui nous appelle depuis Narbonne. Bonjour Jean-Marc. Bonjour Jean-Marc. Bonjour
André. Bonjour
M. Dupont-Aignan. Merci d'exister. André et M. Dupont-Aignan aussi. Il y a tout qui part en brille dans notre pays. Donc j'ai une question si vous pouvez répondre à la fin. Pourquoi nos gouvernants font tout pour que tout se casse la figure ? J'ai du mal à comprendre entre plans, entre incompétences. Après je voudrais parler du monde rural. Le monde rural ça fait 30 ans qu'il est laissé à l'abandon. On a enlevé nos petits hôpitaux, on a enlevé la poste. Donc l'épicier est parti. Le bar où tout le monde venait pour rigoler ou pour taper la belote il est parti aussi.
Donc le monde rural au lieu de mettre tout l'argent dans les quartiers qui n'ont servi à rien, mais à rien du tout parce que les quartiers on met de l'argent et puis 10 ans après ils sont aussi délabrés que si on n'avait pas mis nos milliards. Alors que le monde rural c'est un monde de liberté, c'est un monde d'artisanat, c'est un monde de gens qui peuvent se permettre de réfléchir. Or, plus ça va, moins on veut que les gens réfléchissent. Et ils y sont arrivés.
Ils
y sont arrivés. Regardez par exemple la délinquance qui se passe en ce moment. Pourquoi on réhabiliterait pas un petit camp d'entraînement à Cayenne ? Parce que vous savez, la personne qui irait, je ne suis pas du tout extrémiste, mais la personne qui irait à Cayenne en train de casser des cailloux ou faire des chaises ou faire des choses pendant un an et demi ou deux ans, je pense qu'il arrêterait si vous voulez de sortir avec le couteau ou de dire sur les sites internet des choses qui sont complètement à l'encontre de la République française et des vrais droits. Liberté, égalité, fraternité, ce n'est plus qu'un marketing. C'est un slogan marketing.
Mais en France, on est politique dans ce domaine-là. Donc il faut être quand même assez radical pour les gens qui sont radicaux, je pense. Donc M. Dupont-Aignan, j'ai voté pour vous et pour M. Philippot parce qu'il faut aller quand même dans la vie. Il faut essayer d'être en harmonie avec ses pensées parce que le soir, je m'endors avec moi et je me réveille avec moi. Et la question que vous posez, c'est vrai.
Alors,
est-ce qu'il y a un pourquoi ? Parce que la question que tout le monde se pose. Nous, on a à Sud Radio ici, les éditeurs de l'émission souvent, ils disent mais on ne comprend pas mais pourquoi ils font ça ? Pourquoi ils font ça ? Je me pose souvent la question. Je pense qu'il
y
a deux phénomènes conjoints. D'abord, ils ne veulent pas voir.
Ils
ne veulent pas voir. Ils vivent hors sol. C'est le déni. Ça, ils sont dans le déni et ils vivent hors sol.
Ils ne veulent
pas. Premier point. Et deuxième point, ils répondent, ils obéissent à des intérêts financiers, économiques. c'est une oligarchie au sens du mot oligarque qui est en train de piller un pays, la France. Ils sont en train de piller la France. Parce que quand vous regardez toutes les mesures, ce n
'est
pas seulement des incompétents.
Moi, longtemps, j'ai cru à l'incompétence.
Mais à un moment, quand vous regardez par exemple la démolition systématique du secteur du logement par Emmanuel Macron.
C
'est systématique. Il y a tous les faits depuis six ans. Mais pour une raison très simple. Il sert la finance.
L
'épargne française, depuis des décennies, s'est toujours investie dans la pierre. Il faut faire revenir de l'argent vers la finance. Eh bien, il supprime l'impôt sur la fortune pour la finance, mais il le laisse pour la pierre. Il supprime l'avantage Pinel. Il réduit 10 milliards des crédits logements. Il asphyxie les organismes HLM. Il interdit le prêt-trône zéro pour les maisons individuelles. Ce n
'est
pas par hasard. C'est pour que l'argent aille vers l'assurance
vide. Il vient de la
circulation bancaire ou financière. Je suis désolé, alors vous allez dire mais Dupont-Aignan devient paranoïaque, complotiste, pas du tout. Moi, je regarde les faits et je regarde qu'il y a certaines industries qui s'en sortent plus, industries pharmaceutiques. Tiens, c'est curieux. Oui, c'est drôle. C'est curieux.
Oui, 500
milliards de dollars par an.
C
'est pas mal. Tout a été fait. On ne
va
pas revenir sur la crise Covid et on voit d'ailleurs qu
'il
va inaugurer une usine. D'ailleurs, ce qui est très intéressant, si vous regardez, Emmanuel Macron ne va inaugurer que des usines de multinationales étrangères sur le sol français.
Il
ne
va
jamais inaugurer.
C'est
toujours de ça ? Très, quasiment. Regardez, il a été dans le nord pour la batterie,
c
'est des capitaux étrangers. Là,
il va
près de Chartres, c'est des capitaux danois. C'est toujours... C'est une logique qui vient d'en haut, c'est-à-dire de négociation. Moi, j'aimerais un président de la République qui va se féliciter des PME qui réussissent. Il y en a plein qui réussissent. On a des PME structurelles. Alors, ce que je veux dire à monsieur,
c
'est qu'on a quand même quelque chose de positif dans notre pays. C'est que malgré des élites aussi nulles, aussi incompétentes et aussi dangereuses, le pays vit pourquoi ? Parce qu'il repose sur les élus locaux, on le voit ici avec les maires de France, sur les associatifs, sur les PME, sur les artisans, sur des fonctionnaires très honnêtes qui portent à bout de bras des services publics. Donc, il y a quand même tout un pays extraordinaire.
Et
c'est là où, attention, chez ceux qui critiquent beaucoup, tendance à désespérer les gens. On a un potentiel de redressement. il y
a
des Français fabuleux et de toute confession, sincèrement. On peut redresser le pays. Il y a tout pour réussir. Parce que le pays, il survit malgré une oligarchie qui le pompe, qui le détruit.
voilà
du courage et volonté, volonté et
courage.
Voilà, il
ne faut
pas qu
'on
se décourage. Or, beaucoup de Français aujourd'hui, moi, je vois bien, baissent les bras parce qu'ils se disent de toute façon, c'est foutu. Il n'y
a
rien à faire. On ne peut pas dire c'est foutu. Il y
a
trop de gens bien dans le pays pour les laisser tomber.
On remercie Jean-Marc et on accueille Stéphane qui nous appelle depuis le Lot-et-Garonne. Bonjour Stéphane. Bonjour
Stéphane, on vous écoute.
Bonjour André, bonjour Nicolas Dupont-Aignan, bonjour à
l
'équipe. Bonjour. Effectivement, moi je dirais, je voulais porter un témoignage en tant qu'ancien citadin installé nouvellement à la campagne dans un petit village dans le Lot-et-Garonne qui a la même population que le pauvre village de Crépaule qui a eu à subir ce que l'on sait. Concernant, moi j'y suis un petit peu plus d'un an, M. Dupont-Aignan, vous parliez des villes et de la densification où tout est à 15 minutes à pied. Le témoignage ici, c'est quand je vais à 15 minutes à pied, si je vais au nord, j'ai des champs, si je vais au sud, j'ai des champs, si je vais à l'ouest, j'ai des champs, si je vais à l'est, j'ai une forêt, un bois.
Concernant, pour faire le lien avec Crépaule, nous, on a eu Emmanuel Macron qui est venu perorer qui est venu parader à Tonins il
n
'y
a
pas longtemps en disant on ouvre une nouvelle gendarmerie.
En
fait, c'était la concentration de plusieurs gendarmeries, donc en fait, il
y a
plusieurs sites confirmés, on
est
en passée par des camions. Les gendarmes eux-mêmes m'ont dit, nous, de toute façon, on vient dans votre village une fois par semaine à date fixe, donc voilà. Comme ça, tout le monde est
prévenu
à date fixe. Attention, vous ne faites rien aujourd'hui, les gendarmes arrivent. Je ne
vais
pas vous dire quel jour. Non, ne dites pas ça, non. C'est cambrioleur,
ne venez pas aller là,
on est là.
Voilà. J'ai été confronté à un problème en soirée cet été où j'ai appelé la gendarmerie il était minuit. Il
y a même de la violence
dans votre village de 500 habitants où il n
'y
a que des champs,
c
'est ça ? Non, ce n'était pas de la violence, mais c'était des nuisances avec des... C'est un peu compliqué à dire, mais j'ai jugé que je devais appeler la gendarmerie et je ne
suis
pas à l'exciter du téléphone là-dessus. Je suis tombé sur la gendarmerie d'Agin, qui est la préfecture du département, qui est à presque une heure d'ici. Donc ils m'ont dit bon ben écoutez, voilà, on a pris votre appel mais on ne peut pas pas d'équipe, on ne
peut
rien faire pour vous. Donc débrouillez-vous. Je n'ose pas imaginer ce qu'ont eu à vivre les gens de Crépolle qui sont en zone de gendarmerie, qui ont dû trouver le temps
réellement long. Ils ont attendu
quelques heures, vous voyez, ils l'ont dit, ils nous ont
eu des dimanche. Vous vous rendez
compte du nombre de filles qui ont été... Voilà. Donc c'était un petit peu le sens du message et je ne parle pas du médecin, je ne parle pas du bureau de poste pour faire le lien avec ce que disait l'auditeur précédent. On vit les mêmes choses. Donc quand M. Dupont-Aignan dit en un, ils ne veulent pas voir et en deux, ils obéissent à des intérêts, je suis d'accord mais je ne mettrai pas dans le même ordre. Je dirais qu'ils obéissent à des intérêts et c'est pour ça qu'ils ne veulent pas voir.
Vous
avez raison. Merci. Ce que je veux juste
dire à monsieur,
l'idée que je veux faire passer,
c
'est que ça ne coûterait pas plus cher
de
mieux répartir les services publics. Parce que, en fait, ils ont réussi à mettre dans la tête des gens
que
c'était bien pour l'écologie et c'était bien pour leur argent de concentrer. C'est faux. La concentration des services publics dans les grandes villes, des habitants, coûte beaucoup plus cher. Et l'auditeur précédent, j'ai oublié de répondre là-dessus, disait, on a mis beaucoup d'argent dans la politique de la ville. On a mis plus de 50 milliards. Mais avec 10 milliards, moi, je vous remets en fonction les services
publics
dans les campagnes. Et pas dans chaque village, bien sûr, ce serait malhonnête. Mais, donc, ce que je veux dire, c'est que ce n
'est
pas une question d'argent. On peut répartir intelligemment. Et l'escroquerie des nouvelles gendarmeries, il a raison, parce que j'ai regardé, Macron dit, on va créer plein de nouvelles gendarmeries. En fait, c'est rien. Et
ce sont des réservistes
qui se baladent avec leur voiture. Donc, c'est une pipeau. Et là aussi, il ne
faut
pas mentir. Si Macron avait dit, j'en recrée que 100, mais c'est des vrais, ça aurait été plus honnête. Je crois qu'en fait, il faut être franc. Qu'est-ce qu'on pourra faire précisément ? Comment on le fait ? Et avec un calendrier. Et là, vous verrez que les gens reprendront confiance. Sinon, c'est que du baratin et ils voient bien la réalité. Je ne sais pas si la confiance reviendra vite. Ça dépendra... Ça dépend des actes. Des actes et des gens. Et des gens. Et des gens. Juste, peut-être, on a... Non, ce n
'est
pas possible. Hélas, je sais que vous êtes très nombreux à appeler, mais malheureusement, nous arrivons
à...
Je dirais que si vous étiez aujourd'hui sur milice de l'intérieur
ou
chargé de... Non pas du déménagement, mais de l'aménagement du territoire, Nicolas Dupont-Aignan, quelle serait au fond la première mesure à prendre qu'il faut vraiment tout changer pour que rien ne change ou au contraire,
il y a des choses... Non, la première mesure
à prendre,
c
'est d'abord d'arrêter les fermetures de services publics et d'inverser la charge en donnant des ordres précis à tous les organismes publics. Premier point. La deuxième mesure à prendre d'urgence, c'est d'arrêter la loi sur la zéro artificialisation, c'est de permettre à chaque commune de France, en continuité, bien sûr, il ne s'agit pas de miter le territoire, en continuité de pouvoir construire pour accueillir. Et puis la troisième mesure, c'est de relancer une grande politique du logement et d'arrêter avec ces mesures de fausse écologie qui sont en train de détruire le secteur du logement.
Si déjà on faisait ça très vite, on inverserait les choses et puis rendre la liberté aux communes, redonner du pouvoir aux maires et puis augmenter les budgets des petites communes, c'est epsilon par rapport aux milliards qu'on fout en l'air dans les grandes agglomérations. Il nous reste 150 milliards à donner au numérique au nigérien, monsieur Dupont-Aignan. Enfin, il y a des priorités dans la vie. Je n'ajoute rien.
Merci beaucoup, monsieur Dupont-Aignan, d'avoir été avec nous.
Merci
à vous tous. On rappelle ce livre que vous avez écrit, Où vole le pognon ? C'est publié aux éditions de l'Archipel. Tout de suite, vous avez rendez-vous avec Brigitte Laët sur Sud Radio. Demain, ce sera Alexis Poulin qui sera là de midi à 13h. C
'est
autre chose. André Bercoff, vous revenez demain à 13h avec Céline Alonso pour parler de Napoléon.
Absolument. Du film Napoléon, de Ridley Scott et on a Thierry Lenz qui est un peu critique là-dessus.
À demain sur Sud Radio tout de suite, c'est Brigitte Laët.
Sud
Radio Bercoff dans tous ses états midi à 14h. André Bercoff. Avec TerreDeFrance.fr, le premier site d 'articles français patriotes.
Nicolas Dupont-Aignan