Le Grand Jury de Mathilde Panot
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour à tous, bienvenue dans ce Grand Jury. Nous sommes en direct sur RTL et nous sommes en direct sur Public Sénat. Bonjour Mathilde Panot. Bonjour. Vous êtes la présidente du groupe des députés insoumis à l'Assemblée Nationale. Jean-Luc Mélenchon s'est lancé dans sa quatrième candidature à l'élection présidentielle. Démantèlement des groupes de médias, effacement de la dette, installation d'une nouvelle République et d'une nouvelle France. Comment Jean-Luc Mélenchon peut-il ne pas effrayer une grande majorité de Français ? Dans l'actualité, vous nous direz également ce que vous pensez des nouvelles mesures du gouvernement face au prix des carburants.
Et puis nous parlerons aussi des scandales, des violences contre les enfants dans le périscolaire. Bienvenue dans ce Grand Jury, Mathilde Panot. Merci. À mes côtés pour vous, interrogez Steve Jourdain pour Public Sénat et Loris Boichot pour Le Figaro. Dans ce Grand Jury, Mathilde Panot, nous aurons également une séquence dédiée au Parlement. Et puis vous répondrez aussi à nos questions express. Tout d'abord, dans l'actualité de la semaine, Sébastien Lecornu, le Premier ministre, qui a annoncé près de 700 millions de nouvelles aides pour faire face au prix des carburants. Est-ce que Mathilde Panot vous saluez tout d'abord ces aides ?
Pas du tout. Et moi, je dis que nous avons un gouvernement qui continue de vouloir faire payer aux Français à la fois les profits et les dividendes qui sont versés à Total. Et nous, nous continuons depuis des semaines à dire que la seule solution qui ne coûte pas un seul euro d'argent public à l'État, c'est le blocage des prix et des marges. Et je le dis parce que nous entendons sur tous les plateaux télé et d'ailleurs dans nombre de bouches politiques les éléments de langage de Total. Non, ça ne va pas créer une pénurie puisque je rappelle que 90%, voire plus du pétrole consommé en France ne vient pas du détroit d'Hormuz.
Non, Total ne va pas quitter la France puisqu'il ne prendrait pas le risque de perdre le marché français. Et je rappelle que par exemple en Norvège, Total est axé à hauteur de 70% et pourtant reste en Norvège. Et enfin, sur l'argument qui nous est maintes fois opposé sur le fait que Total ne ferait pas de bénéfices en France, il se trouve que Total met artificiellement ses bénéfices en Suisse. Et je rappelle que la France, c'est un tiers des salariés du monde qui se trouvent en France. C'est 3000 stations essence et c'est la raffinerie. Donc ce n'est pas vrai qu'ils ne feront pas de bénéfices.
Comment vous avez la garantie que Total quand même ne mettrait pas fin à ses livraisons s'il était touché par ce blocage des prix ?
Eh bien, je viens de donner les arguments justement parce que Total ne prendrait pas le risque de perdre un marché comme celui de la France.
Mathilde Panot, comment vous procédez à ce blocage des prix ? C'est un décret ? C'est une baisse des taxes ?
C'est un décret ? Non, c'est un simple décret qui encadre les prix et les marges et qui les bloque à 1,70€ comme avant-guerre.
À combien est le lit de son plomb aujourd'hui, vous savez ?
Oui, vous êtes à 2,20€, 2,30€.
Aujourd'hui, on est à 2,10€, donc la différence, qui va la payer ?
La différence, elle est payée directement par les multinationales de l'énergie comme Total qui a largement les moyens de le faire, je vais vous le dire.
Certains sont des indépendants, donc ils font quoi ?
Oui, les indépendants, ils sont en train de souffrir du faux blocage des prix qui est fait par Total qui fait que tout le monde va dans les stations-services Total par justement un biais de concurrence qui est fait. Donc nous, nous voulons aussi bloquer les prix de gros qui aideraient aussi les indépendants. Donc, ce que je suis en train de dire, c'est qu'il n'est pas acceptable quand nous savons que Total a fait plus 50% de bénéfices en trois mois, c'est-à-dire 6 milliards de dollars de profits avec des surprofits qui ont été faits uniquement par de la spéculation puisque je rappelle que pendant longtemps dans les stations-essence, il y avait de l'essence qui avait été achetée avant-guerre.
Donc, c'est uniquement de la spéculation qui fait que Total est en train de s'enrichir comme jamais et nous ne pouvons pas accepter le chantage d'une multinationale. C'est aux Français et aux Françaises de décider et donc cela se fait par un simple décret, ce qui est tout à fait légal et que la France a déjà fait dans son histoire.
Certains vous demandent à perte. Vous êtes d'accord avec ça ? Et ceux qui refusent de demander à perte, qu'est-ce que vous faites ?
Si vous considérez qu'il y a de la spéculation, non. D'autant plus quand vous avez un groupe comme Total qui a l'ensemble de la chaîne depuis la production au raffinage jusqu'à la distribution. Donc, je crois que Total a largement les moyens et ce qui est en train de se passer, c'est que des millions de Français sont en train de se faire manger leur salaire par les prix du carburant au profit de dividendes qui sont directement versés à Total.
Et quand on parle des 720 millions d'argent public qui sont mis justement dans des mesurettes saupoudrées ici et là, qui ne régleront pas la situation des Français et des Françaises qui n'en peuvent plus de cette situation, eh bien, c'est là aussi de l'argent public qu'on va retrouver probablement dans les poches des actionnaires de Total.
Le Premier ministre répond à cela. Il s'en est justifié jeudi lors de sa conférence de presse. Il refuse des mesures qui seraient d'ordre général. Il préfère cibler justement les travailleurs, dit-il, les pêcheurs, agriculteurs, les gros rouleurs. Est-ce que vous, si vous étiez au pouvoir, vous baisseriez les taxes également en plus de cette mesure de casse de prix ? Sachant que le gouvernement dit que la contrainte financière est trop forte.
Alors, en bloquant les prix, de fait, il y aurait un peu moins de taxes dans les caisses de l'État, vous le comprenez, puisque si vous bloquez à 1,70€, du coup, il y a un peu moins de recettes pour l'État. C'est ce qui fait que le gouvernement dit que c'est infusable. Mais je vais vous dire pourquoi la solution du Rassemblement national est une solution qui est une solution inefficace et dangereuse.
Vous baissez la TVA à 5,5 sur cette première fois la nécessité ?
Non, nous, nous bloquons les prix par un décret, c'est ce que j'ai dit, pour que les carburants se retrouvent à 1,70€ comme situation avant-guerre. Pourquoi ? D'abord parce que les mesures qui sont prises par le gouvernement sont, quand je dis des mesurettes, par exemple, je regardais les aides à domicile à qui ils proposent 200€ pour pouvoir faire leur travail, c'est-à-dire aller aider un peu partout, et donc en se déplaçant avec leur voiture. On estime qu'elles ont 150€ par mois de surcoût. Donc, vous comprenez que 200€, c'est absolument rien. Et donc, on demande à des gens d'aller payer pour pouvoir travailler.
Ce sont des gens qui renoncent à aller voir leur famille, ce sont des familles entières qui vont renoncer à aller en vacances. Et je continue sur ce que vous disiez tout à l'heure sur les taxes, qui est la solution proposée par le Rassemblement National, qui n'a évidemment pas envie de faire payer Total, notamment parce que Marine Le Pen dîne avec Patrick Pouyanné, le PDG de Total. Mais c'est cette annulation de taxes que demande le Rassemblement National, coûterait 16 milliards d'euros à l'État. Donc, encore une fois, c'est de l'argent des Français pour continuer de gaver un profiteur de guerre comme l'État.
Votre mesure coûterait combien de bloquer les prix ?
Zéro.
Zéro euro ?
Zéro, ça ne coûte rien à l'État.
Mais pourquoi personne ne le fait ailleurs ?
Pourquoi personne ne le fait ailleurs ? Si, ça s'est fait dans certains pays. Par exemple, il y a la Hongrie qui a mis en place des mesures de blocage de prix.
En général, on baisse les taxes.
Oui, d'accord. Mais ce que je vous dis, c'est que c'est 16 milliards d'euros. Et que là, y compris dans la situation où on met 720 millions d'euros, ce que fait le gouvernement, on nous explique qu'il va falloir faire 6 milliards de coupes supplémentaires et peut-être plus, disent-ils. Donc, ça veut dire moins de professeurs. On va encore enlever des professeurs. On va encore fermer des classes à la rentrée. Moins de soignants. C'est insupportable. Avec un gouvernement qui décide en plus tout seul puisqu'ils nous ont refusé un projet de finances rectificatif qui aurait pu, à minima, nous permettre d'avoir un débat et un vote.
Pour revenir sur le sujet des carburants, est-ce que vous pensez que l'électrification, le passage à la voiture électrique face au prix du pétrole, c'est la solution ?
Ça peut faire partie de la solution, même si nous, nous voulons redévelopper les services de transport en commun, notamment le fait de remettre, par exemple, les marchandises sur les rails, de faire du fret ferroviaire, mais aussi de redévelopper les petites gares, les transports en commun, je pense évidemment au métro, au bus, etc. Ça peut faire partie de la solution, mais ça ne peut pas être là aussi des petites mesurettes qu'on fait comme ça au dernier moment. Il faudrait un plan global.
Et la réalité, c'est que dix ans de Macronie ont mis le pays dans une situation d'une extrême dépendance vis-à-vis de n'importe quelle crise énergétique, notamment parce que tout ce qui aurait dû être fait en termes de planification écologique pour, par exemple, permettre à la France de construire des voitures électriques à bas coût, n'a pas été fait par ce gouvernement. Et on se retrouve dans une situation qui est d'autant plus impossible, je tiens à le dire, que dix ans de Macronie, c'est 1,2 million de personnes qui sont tombées sous le seuil de pauvreté. Donc cette crise sociale et économique, elle arrive sur une situation déjà très dégradée.
Et en France, en moyenne, on met six générations à sortir de la pauvreté, ce qui est d'une indignité absolue.
Les tensions sur le carburant sont en grande partie dues au blocage du détroit d'Hormuz, alors que les négociations patinent entre les États-Unis et l'Iran. Quelle est votre solution pour débloquer ce détroit, Mathilde Panot ?
Eh bien, la paix. La paix. Si quelqu'un pense, un seul instant, qu'on peut débloquer le détroit d'Hormuz par la force, vous vous trompez complètement. Et vous n'avez qu'à parler avec n'importe quel spécialiste pour comprendre que ce n'est pas possible.
Alors comment vous imposez la paix ? C'est ce que disent les discussions actuelles.
Eh bien, on fait des négociations.
C'est ce qui est actuellement en train d'être fait entre Trump et Thérôme.
Oui, mais que de vie sacrifiée entre temps. Que de vie sacrifiée entre temps. Si vous regardez, moi, j'espère qu'il y aura des négociations de paix qui vont aboutir entre les États-Unis et l'Iran après une guerre illégale déclenchée par Trump et par Netanyahou. Mais que de vie sacrifiée alors que, je le rappelle, avant 2015, il y avait des négociations et un traité sur l'énergie nucléaire que la partie iranienne respectait. Toutes les instances internationales le disent. Et c'est Trump lui-même, lors de son premier mandat, qui avait décidé d'en sortir. Et là, il décide d'une guerre illégale avec quels objectifs stratégiques qui ont été atteints ?
Quand lorsqu'on nous parlait de changement de régime, le régime non seulement n'a pas été changé, mais en plus de ça, est encore plus répressif qu'avant.
Mais très concrètement, qu'est-ce que vous faites pour aboutir à la paix ?
Eh bien, qu'est-ce que nous faisons ? Nous, si nous étions aux responsabilités, nous aurions construit un front du refus, notamment avec l'Espagne et avec d'autres pays, pour dire non à la guerre illégale menée par Trump, pour refuser le chantage qui est fait notamment à l'Europe via l'OTAN pour imposer 5% de dépenses militaires pour l'OTAN, pour imposer d'acheter les armes de manière massive aux États-Unis, ou encore, ce qui a été fait l'été dernier, ce chantage qui a été fait sur les produits énergétiques des États-Unis. Donc nous, nous aurions fait un front du refus, et nous aurions dit haut et fort que nous refusions ces guerres illégales.
Je le dis d'autant plus que là, on parle peut-être d'un espoir pour la paix entre les États-Unis et l'Iran, mais que la guerre continue plus que jamais au Liban, que Netanyahou a décidé et a demandé de notamment d'évacuer encore une fois neuf nouveaux villages, que ces villages soient ensuite dans des opérations de communication israélienne dynamité en direct lorsqu'ils sont évacués, et qu'encore hier, il y a un centre de secouristes qui a été bombardé, qu'il y a six secouristes qui ont été tués cette semaine, et une fillette de 12 ans qui ont été tuées, et que vous le savez, l'armée israélienne est aujourd'hui l'armée qui tue le plus de journalistes au monde.
Pour revenir à la France, justement, les chiffres économiques de la semaine ne sont pas bons, la plus importante chute de l'activité depuis 5 ans, remontée du chômage, croissance revue à la baisse, comment vous expliquez cette très mauvaise tendance qu'il faut nuancer avec les chiffres de l'attractivité qui, en revanche, sont bons ?
Alors, j'explique cette très mauvaise tendance par des choix économiques qui ont été faits. Lorsqu'on parlait notamment du budget, lorsqu'on disait qu'il fallait mettre à contribution les plus riches de notre pays, je vous donne juste un chiffre pour que celles et ceux qui nous écoutent comprennent. En 1996, les 500 plus grandes fortaines de notre pays détenaient 6% du PIB. Aujourd'hui, elles accaparent 42% du PIB. Ça veut dire qu'il y a un pillage de notre pays, notamment aggravé par un président des riches, qui n'a eu de cesse de mener une politique pour les riches et contre le peuple. Et nous, nous l'avons dit dès le départ. C'est l'explication résultat économique pour vous.
Lorsqu'on fait des cours budgétaires de plus en plus fortes comme ils le font chaque année, et notamment le dernier budget est catastrophique sur cette question, eh bien, on atteint à ce qu'on appelle la consommation populaire. Or, la consommation populaire est le principal levier de l'économie française.
Et lorsque les Français et les Françaises ne peuvent plus se permettre d'aller au restaurant, de s'offrir un petit plaisir en allant, je ne sais pas, au cinéma ou autre, eh bien, derrière, ce sont toutes les petites entreprises qui le ressentent derrière, avec chaque année, maintenant, un record de défaillances d'entreprises qui est observé, puisque l'année dernière, c'est 70 000 défaillances d'entreprises, avec le refus d'agir sur le marché européen de l'énergie, avec le refus d'augmenter les salaires et notamment d'augmenter le SMIC, ce qui aurait permis de relancer la machine économique.
Bon, en l'occurrence, il va augmenter le SMIC, là. Mais est-ce que c'est... Enfin, de manière...
Vous êtes d'accord que c'est de manière automatique du fait de l'inflation ? Et que ce n'est pas à la hauteur de la vie chère que subissent des millions de Français et de Françaises.
On va reparler de 2027 en détail, mais est-ce que cette crise économique qui semble boindre peut bouleverser l'élection présidentielle ?
Oui, je pense que ça va être un enjeu très important de l'élection présidentielle, comme va l'être d'ailleurs la situation internationale. Et je pense que le plus important pour celles et ceux qui nous écoutent, c'est d'abord de dire que tout cela n'est pas une fatalité et que tout cela est issu de choix politiques qui ont été faits et que nous pouvons en faire beaucoup d'autres. Et c'est ce que nous ferons, notamment avec Jean-Luc Mélenchon, lorsque, je l'espère, nous gagnerons cette élection présidentielle.
Il y aura une contrainte, quel que soit le gagnant, c'est qu'on finance désormais 300 milliards d'euros de dettes chaque année. Les intérêts de la dette vont dépasser le budget de l'éducation nationale. Dites-vous toujours que la dette n'est pas un sujet, que vous allez tout simplement l'effacer à votre arrivée au pouvoir ?
Nous disons surtout que ce n'est pas un horizon à offrir au pays de toujours rembourser la dette, rembourser la tête. D'autant plus de gens qui nous font la leçon, alors que je le rappelle, Emmanuel Macron, c'est 1000 milliards de dettes supplémentaires.
D'accord, mais pour répondre à ma question, est-ce que vous dites qu'on ne rembourse plus la dette ? On l'efface.
Nous disons que nous pouvons geler une partie de la dette, celle qui est détenue par la BCE, qu'il est possible d'en annuler une partie, donc de la geler de manière perpétuelle. Mais surtout, nous disons que ce qui est responsable de la situation, des 1000 milliards de dettes dont je parlais pour le mandat d'Emmanuel Macron, ce n'est pas des dépenses qui ont augmenté, c'est des recettes qui ont chuté.
Notamment, vous vous rappelez, dès l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron, la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune, le refus de mettre en place la taxe Zuckman à hauteur de 2% sur les ultra-riches, bref, le refus de faire contribuer celles et ceux qui se gavent alors que des millions de gens sont en train de suffire.
Je reviens sur la dette, vous dites que vous ferez racheter par la BCE la dette publique qui circule sur les marchés financiers. Non, c'est ce qui est écrit dans votre programme.
Sur la BCE, la BCE détient une certaine partie de notre dette et du coup, nous pouvons l'annuler.
Non, non, non.
C'est un trait qui est juste un trait...
Non, mais il y a un autre aspect dans votre programme, c'est de faire racheter par la BCE la dette publique qui circule sur les marchés financiers sans passer par les banques privées. C'est écrit tel quel dans le projet. Est-ce que la Banque Centrale Européenne va vous dire oui, on rachète votre dette comme ça ?
Vous savez, on peut mettre des ambiances de travail.
Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que je ne dis pas qu'on va nous dire oui à tout immédiatement mais que la France est un grand pays dans l'Union Européenne et que je pense que nous avons les moyens de faire en sorte de ne pas toujours offrir comme perspective le fait de toujours vivre plus mal et que donc oui, il est possible en négociant avec les uns et les autres de faire en sorte qu'on arrête de payer une dette.
Mais le risque avec des créanciers c'est que les taux s'envolent et qu'on se retrouve complètement étranglés par la dette. Vous savez que
quand on met un titre de dette aujourd'hui pour la France nous avons beaucoup plus d'offres que ce qu'il y a de possibilités offertes. Ça peut changer. Oui, ça peut changer mais vous savez la France est un pays assez crédible sur cette question donc je crois que nous n'avons pas de problème dessus et que celles et ceux qui encore une fois nous ont fait des leçons pendant des années sont les responsables de cette situation et encore une fois qu'on peut faire beaucoup mieux dans ce pays.
Cette semaine Mathilde Padon on a appris que notre pays est encore champion d'Europe en matière d'attractivité. Vous dites quoi ? Bravo Emmanuel Macron. Comment vous interprétez ces chiffres ?
Écoutez, vous disiez champion d'Europe en termes d'attractivité. Je vous donnais un autre chiffre 70 000 défaillances d'entreprise record historique atteint en 2025 qui fait écho un record historique déjà en 2024. Nous avons un taux de chômage qui recommence à augmenter avec 40% des embauches qui se font en CDD de moins d'un mois.
Sur l'attractivité, vous reconnaissez quand même quelque chose de positif ?
Non, je ne reconnais rien de positif au bilan économique et je vous invite à vous intéresser à ce que fait actuellement Aurélie Trouvé qui va bientôt rendre le rapport de notre droit de tirage sur la manière dont justement on a vendu le tissu économique français absolument indispensable à notre souveraineté notamment à des fonds de pension notamment états-uniens pour dire que je crois que nous sommes dans une situation de destruction du pays de la part de la Macronie et qu'il va falloir reconstruire tout cela.
Merci de Panot. On parlait des carburants, des déplacements des Français. Cette semaine, le Conseil constitutionnel a retoqué la suppression des zones à faible émission, les fameuses ZFE, une mesure emblématique de celle prise par Emmanuel Macron en matière d'écologie. Vous, vous êtes toujours contre ces ZFE ?
Nous, nous demandons un moratoire sur les zones à faible émission que nous appelons les zones à forte exclusion puisqu'on se retrouve avec des pauvres qui sont fortement pénalisés par ces ZFE et donc nous demandons un moratoire tant qu'il n'y a pas d'alternatives qui sont faites.
Le gouvernement dit que cette mesure permet d'améliorer la qualité de l'air. Qu'est-ce que vous répondez à ça ?
La France étant régulièrement condamnée sur la qualité de l'air avec 40 000 morts prématurées chaque année mais il y a aussi dans notre pays 15 millions de personnes qui sont en précarité de mobilité et donc nous nous demandons des investissements massifs à la fois dans les transports en commun dans les mobilités douces dans le train dont je parlais juste avant ce que refusent à chaque fois la Macronie et l'extrême droite main dans la main à chacun des budgets.
Et je vais vous dire sur la qualité de l'air c'est 10 fois plus efficace en termes de questions de santé publique de faire des transports en commun que d'exclure des millions de gens d'endroits où ils pourraient circuler ça c'est la première chose et la deuxième chose c'est que personne ne parle jamais du fait que dans la qualité de l'air il y a notamment le nombre de camions qui ne cessent de circuler dans notre pays et ce alors que le fret ferroviaire s'est effondré à un niveau historiquement bas or nous pouvions faire en sorte de justement remettre toutes les marchandises
en l'occurrence le Rassemblement National sur ce sujet s'est opposé aussi aux ZFE ça ne vous dérange pas d'être aligné avec ce parti
sur cette thématique là ?
d'un côté vous avez le Rassemblement National qui est climato-négationniste et qui considère qu'il faut supprimer tout simplement les ZFE nous nous demandons un moratoire tant qu'il n'y a pas d'alternative et comme je le dis il se trouve que l'extrême droite vote systématiquement avec la Macronie lorsque nous demandons des moyens supplémentaires notamment pour les transports en commun les mobilités douces et qu'il vote d'ailleurs avec la Macronie à chaque fois qu'il faut faire contribuer les plus riches dans notre pays pour répondre aux besoins de ses habitants donc nous ne sommes pas sur la même ligne et je vais même vous dire c'est un amateurisme terrible du Rassemblement National d'avoir crié victoire sur les ZFE alors que pourquoi est-ce que ça a été invalidé par le Conseil constitutionnel ?
C'est d'abord parce que c'était un cavalier législatif
Donc une mesure sans rapport avec le texte
Exactement
Le Grand Jury Question Express Avec des réponses par oui ou par non pour ou contre Mathilde Panot Avez-vous vu ou irez-vous voir le film L'Abandon sur l'histoire de Samuel Paty ?
Je ne l'ai pas vu et si j'ai le temps j'irai le voir
Et est-ce qu'il faut pantaniser Samuel Paty comme le demande sa soeur Michael Paty ?
Oui ça peut être une idée Enfin je ne suis pas opposé
Et est-ce qu'il faut montrer ce film dans les collèges les lycées ?
C'est une question pédagogique qui est posée il faudra en discuter notamment avec les syndicats mais en tout cas il est évident que ce qui s'est passé le drame qui s'est passé autour de Samuel Paty est une chose dont il faut discuter dans les collèges je ne sais pas si c'est autour de ce film qu'il faut le faire et je crois que d'ailleurs c'est ce qui est fait régulièrement à l'anniversaire de l'assassinat de Samuel Paty
Une idée Mathilde Panot de la députée écologiste Sandrine Rousseau une loi qui rebaptiserait les steaks cadavres d'animaux Vous êtes pour ou vous êtes contre ?
Moi je suis plutôt contre et pourtant je suis favorable à ce qu'il y ait de plus en plus d'options végétariennes possibles qu'on mange moins de viande c'est un enjeu écologique extrêmement fort qu'on mange des légumineuses et autres mais je suis contre la culpabilisation individuelle je crois que ça fait partie de l'écologie populaire que nous portons tout comme sur les ZFE et je crois que ça ne fonctionnerait pas et je comprends pourquoi est-ce qu'elle fait cette proposition mais je suis contre la culpabilisation individuelle sur cette question
Oui ou non
Je pense qu'il faut de l'éducation
Oui ou non Laurise Boisjo Est-ce qu'il faut encadrer le temps de parole des personnalités politiques sur les réseaux sociaux ? C'est déjà fait dans les médias audiovisuels pour respecter une certaine équité est-ce que ça doit être fait également sur les réseaux sociaux
en temps de campagne ? Je pense que c'est très difficile à faire donc plutôt non et d'autant plus que je le dis aussi puisque nous nous avons un problème avec un certain nombre de grands médias notamment détenus par des milliardaires d'extrême droite qui font un projet civilisationnel je parle évidemment de Bolloré mais il y en a d'autres et que donc les réseaux sociaux sont aussi un moyen pour nous de nous adresser aux gens de ce pays sans être dans une garde à vue médiatique permanente donc plutôt contre
Est-ce qu'il faut supprimer le CESE le Conseil économique, social et environnemental ?
Non d'ailleurs nous à un moment on pensait même si ce n'était pas une bonne idée de remplacer le Sénat par le CESE donc non je pense que c'est une chambre qui est importante et qui fait des travaux qui sont intéressants et qui aident le débat démocratique et public
Une dernière question
Un débat sur les OVNI est organisé fin juin à l'Assemblée Nationale c'est à l'initiative d'un député LFI et un député Horizon vous avez des informations qu'on n'a pas ?
Absolument pas mais vous demanderez quel est le député enseigné qui fait ça ? Arnaud Saint-Martin Et bien voilà vous demanderez à Arnaud Saint-Martin je suis sûre qu'il vous dira des choses très intéressantes sur cette question
Vous n'en avez pas personnellement ?
Non j'avais pas vu cette information-là
Le Grand Jury l'actualité de la semaine Et dans l'actualité de la semaine le chanteur Patrick Bruel est visé par 13 plaintes pour des agressions sexuelles et des viols doit-il annuler ses concerts ?
D'abord je veux dire évidemment tout mon soutien aux dizaines de femmes qui ont témoigné et qui ont eu le courage de témoigner sur cette question je pense qu'évidemment il faut une annulation des concerts notamment parce que à juste titre certains pointent le fait qu'il y a un risque notamment pour les travailleuses qui seraient sur cette tournée mais aussi pour les fans qui s'y rendraient et je le dis c'est aux programmateurs de prendre cette responsabilité et souvent les programmateurs expliquent que c'est notamment parce qu'ils ne peuvent pas annuler sinon ça leur coûterait trop cher et il se trouve que par exemple on pourrait insister et faire en sorte que dans les assurances il y ait une prise en compte justement des questions des violences sexistes et sexuelles pour justement raison d'annulation mais en tout cas c'est symptomatique de la manière dont il y a à la fois une culture du viol dans ce pays et une impunité qui est faite sous fait de notoriété et donc j'apporte là encore tout mon soutien à celles notamment qui voudraient exercer leur droit de retrait si ces concerts venaient à continuer
Cette annulation de concerts ne fait pas l'unanimité dans la classe politique c'est condamner quelqu'un à la mort professionnelle ou à la mort sociale avant que la justice se soit prononcée c'est ce qu'a déclaré Marine Le Pen Edouard Philippe lui s'en remet à la responsabilité des spectateurs plutôt qu'est-ce que vous leur dites ?
Écoutez il y a une présomption d'innocence dans notre pays il y a aussi une présomption de crédibilité de la parole des femmes notamment lorsqu'elles sont aussi nombreuses à s'exprimer avec des témoignages que vous avez peut-être entendus qui sont des témoignages glaçants de viols de viol sur mineur d'attouchement sexuel et d'un système qui se répétait donc à minima il faut que tant que l'affaire ne soit pas jugée les concerts soient arrêtés notamment parce que je le rappelle un concert se fait avec des travailleurs et des travailleuses qui elles-mêmes pourraient être exposées à ce type de violence et donc il faut les protéger et c'est pourquoi je pense que c'est au programmateur de prendre la décision d'annuler ces concerts
Mathieu Pannot vous avez eu des mots des pensées pour les victimes et c'est bien normal mais on se souvient aussi pendant l'affaire Quatennens vous n'en aviez pas eu à l'égard de la campagne d'attention à Quatennens on se rappelle député LFI condamné à 4 mois de prison pour une gifle est-ce qu'avec le recul vous regrettez
vous regrettez
d'avoir traité cette affaire Quatennens de la façon avec laquelle vous l'avez traité ?
Non pas du tout d'abord c'est bien que vous vous rappeliez que nous parlons d'une gifle que là je vous ai parlé de viol de viol sur mineur ce qui n'est pas du tout le cas d'Adrien Quatennens oui enfin certes il y a un continuum de violence mais vous pouvez quand même dire que ce n'est pas tout à fait la même gravité une gifle et un viol ou des viols répétés ça c'est la première chose qu'il y avait reconnu la réforme et la deuxième chose qui est importante c'est que je crois que toutes les formations politiques sont confrontées aux questions des violences sexistes et sexuelles et nous nous avions pris des mesures concernant Adrien Quatennens notamment une suspension du groupe parlementaire donc nous nous avons affronté cette question je parle de vos mots
à vous Mathilde Panot à l'époque vous étiez vraiment en défense d'Adrien Quatennens vous demandiez à ne pas tomber dans le lynchage médiatique à l'époque
oui et donc
sans mots pour les victimes par exemple quand il y avait Damien Abad
dans les bancs de la majorité parlementaire avec par exemple
du cas Quatennens
non parce qu'il se trouve que vous parlez du cas Quatennens mais vous ne parlez pas des autres donc il y a un deux poids deux mesures qui est assez révoltant aussi dans la manière dont on fait le métier je vais vous dire
on en parle aux familles politiques concernées on parle de votre groupe parlementaire vous êtes président du groupe parlementaire je veux dire
il était accusé de viol donc c'était quand même une question de savoir est-ce qu'il restait dans le groupe majoritaire ou est-ce qu'il n'y restait pas donc je vais vous dire moi je suis fière d'appartenir à un mouvement politique qui a une cellule de contre les violences sexistes et sexuelles qui a justement donc l'écoute des femmes qui viennent apporter leur parole lorsqu'il y a un problème dans le mouvement insoumis et qui ne détournons pas les yeux le faisons comme si nous ne l'avions pas vu et qui justement va affronter ces problèmes là et ce n'est pas facile si vous avez déjà eu le cas par exemple dans vos rédactions vous savez que ce n'est pas facile justement à tenir tous les équilibres mais nous l'avons fait et j'en suis fière
Mathilde Panot à Paris les enquêtes se poursuivent pour faire la lumière sur les violences dans le périscolaire 84 écoles maternelles une vingtaine d'écoles élémentaires et une dizaine de crèches sont concernées êtes-vous favorable aux caméras dans les établissements pour lutter contre ces agressions ?
alors bon c'est une question mais je pense que la chose la plus la plus importante à mettre en place c'est d'abord un renforcement des contrôles par l'état parce que ce qu'on est en train de voir ce qu'on est en train de découvrir grâce aux parents et aux enfants qui ont témoigné c'est l'ampleur du phénomène l'ampleur du phénomène qu'on voit dans le périscolaire mais qu'on voit par exemple aussi ce qu'a fait le travail de Paul Vannier et de Violette Spilbout dans les établissements notamment suite au scandale de Betaram sur lequel nous avions fait une commission d'enquête ce qu'on voit dans l'aide sociale à l'enfance donc d'abord un plus de contrôle de la part de l'état
il n'y avait pas toujours par exemple de casier judiciaire au moment des recrutements donc ça complique un peu oui
je pense qu'il faut aussi mettre frein à la précarisation des personnels parce que c'est ce qui permettra aussi d'éviter du turnover où à la fin on recrute quelqu'un en 10 minutes ou en une heure y compris qu'il faut penser la formation je ne sais pas le BAFA le BAFD etc avec dedans des modules contre les violences sexistes et sexuelles et notamment sur la prévention de ces questions-là comment est-ce qu'on les repère et puis évidemment il y a une question aussi d'encadrement du nombre d'encadrants par enfant pour faire en sorte qu'on ait un périscolaire
répondu sur les caméras
caméras je ne sais pas si c'est la priorité les caméras je pense que l'humain est plus important pour pouvoir mettre fin à ces violences que des caméras y compris parce que des caméras il faut des gens pour pouvoir les regarder et que dans un moment de coupe budgétaire énorme j'ai peur qu'on mette des caméras et qu'il n'y ait ensuite personne pour les regarder et qu'on se retrouve dans une situation qui n'est pas arrangée les choses en tout cas l'accumulation de ces scandales dont je vous ai parlé montre qu'il y a un problème de violence sexuelle très fort sur la question des enfants qui existe dans le périscolaire qui existe aussi beaucoup dans les familles en ce moment on est en train de travailler à l'Assemblée nationale sur la question de l'inceste et que donc c'est cette culture des violences sexuelles contre les enfants qui doit être mise à bas notamment avec des moyens je le dis parce que les associations disent que par exemple sur les violences faites aux enfants et aux femmes il faudrait 3 milliards par an et cela fait des années qu'elles le demandent et grande cause du quinquennat après grande cause du quinquennat et bien nous avons un gouvernement qui ne fait rien ou quasiment rien sur cette question
Mathilde Panot présidente du groupe des députés insoumis à l'Assemblée nationale vous êtes notre invitée ce dimanche on se retrouve dans un instant pour la seconde partie de ce grand jury et on va parler notamment de la candidature de Jean-Luc Mélenchon quatrième candidature à la présidentielle pour 2027 à tout de suite suite du grand jury présentée par Olivier Bost Mathilde Panot la présidente du groupe insoumis à l'Assemblée nationale est notre invitée Steve Jourdain pour Public Sénat et Laurice Boachot pour le Figaro sont à mes côtés pour vous interroger le grand jury 2027 c'est demain Jean-Luc Mélenchon a donc déclaré sa candidature à l'élection présidentielle quatrième candidature avec un concept celui de la nouvelle France c'est quoi exactement c'est la régénération de la France par ces vagues de migration c'est ça le concept ?
non la nouvelle France c'est la France qui assume son peuple en entier tel qu'il est aujourd'hui et non tel que fantasmé par l'extrême droite qui est dans une sorte de France éternelle qui n'a jamais existé donc c'est une France à la fois qui a changé notamment depuis on prend la date il faut bien une date celle de 1958 et le début de la 5ème République avec effectivement un Français sur 10 qui avait un grand-parent étranger aujourd'hui c'est un Français sur 3 qui a un grand-parent étranger mais aussi avec des droits nouveaux qui ont été conquis pour les femmes avec une homosexualité qui a été dépénalisée avec des familles qui ont changé aussi par exemple avant on avait très peu de familles monoparentales donc généralement avec une maman seule avec des enfants puisque c'est généralement ça aujourd'hui c'est une famille sur quatre qui est monoparentale donc c'est de prendre en compte tous ces changements qu'il y a dans le peuple de France et en prenant en compte ces changements d'inventer justement la suite de ce que nous voulons pour notre pays
on va voir justement ce que ça donne politiquement mais est-ce que c'est pas fait aussi pour créer une forme de clivage exciter les racistes et les nationalistes en fait jouer un peu sur les crispations identitaires
non je crois au contraire que c'est justement avoir une forme de réponse politique au fait que dans la France de Macron ces derniers mois on a eu quand même une marche néo-nazie qui a été faite avec des salu nazi des slogans homophobes et racistes une candidate des LR à Marseille qui assume la devise pétainiste travail famille patrie une ministre d'état au revoir berger qui parle d'anti-France
on parle de 2027 on parle de 2027 est-ce que c'est pas pour aller chercher le rassemblement national sur certaines de ses positions
non au contraire
finalement faire du clivage
c'est pour que des personnes ne se sentent pas étrangères dans leur propre pays comme on leur fait ressentir lorsque par exemple vous avez 10 12 ans dans un quartier populaire et que vous êtes un jeune garçon et que vous êtes sans cesse contrôlé au faciès le symbole et le signal qui vous est envoyé c'est que vous seriez étranger dans votre propre pays
est-ce que vous vous défendez
nous voulons faire avec tout notre peuple voilà ce que dit
est-ce que vous vous défendez de tout marketing électoral d'une forme de ciblage à travers les descriptions que vous venez de faire
ciblage c'est-à-dire
de marketing c'est-à-dire parler à une catégorie des français
non nous nous parlons à l'ensemble du peuple de France c'est ce que je viens de vous dire à l'instant et encore une fois justement ce qui est impressionnant sur la manière dont est examinée la nouvelle France à la fois médiatiquement et politiquement c'est que tout le monde se concentre sur une racialisation du débat or ce n'est pas ça la nouvelle France ce n'est pas ce que nous avons dit c'est aussi ça certes mais ce n'est pas que ça quand je parle par exemple des droits des femmes
mais aussi une rationalisation c'est-à-dire
non c'est aussi des personnes et quand on dit une génération on remplace une autre c'est aussi des personnes un peuple qui s'est mixé en France mais donc c'est aussi la question je parlais par exemple des grands-parents étrangers mais ce n'est pas une racialisation dans notre pays ce que ne cesse de faire à la fois la droite l'extrême droite et la Macronie dans notre pays donc c'est un concept qui nous permet de penser l'avenir de se tourner vers l'avenir et j'invite toutes celles et ceux qui nous écoutent à nous rejoindre et à venir militer avec nous sur Mélenchon 2027.fr
la racialisation elle vient parfois de chez vous je pense à Rima Hassan la députée européenne insoumise qui est estimée que l'antiracisme a besoin je cite l'antiracisme a besoin de porte-voix et de visages incarnés et non pas de porte-parole éloignée de ces réalités cette époque du porte-parole est révolue est-ce que vous vous êtes sentie visée c'était des propos qui avaient été prononcés lors des meetings pendant la campagne européenne
je suis très contente que vous me parliez de cette séquence parce que c'est une séquence que l'extrême droite ne cesse de diffuser effectivement les élections européennes depuis plus de deux ans en expliquant que je serais gênée de je ne sais quoi de ce que Rima Hassan était en train de dire je ne le suis absolument pas je ne le suis pas et je tiens à dire que je suis fière d'avoir Rima Hassan dans nos rangs comme Nadej Abomangoli vice-présidente de l'Assemblée Nationale comme Daniel Ogono et comme beaucoup d'autres
mais quand on regarde la garde rapprochée de Jean-Luc Mélenchon c'est vrai qu'on voit pas très peu très peu ce genre de visage ah bon ? je pense à vous à Manuel Gompard il y a eu un
Allô Mélenchon il y a 3 jours 4 jours peut-être qui est-ce qu'il y avait autour de la table on parle des postes à responsabilité Nadej Abomangoli première vice-présidente de l'Assemblée Nationale ce n'est pas un poste de garde rapprochée peut-être
pas suffisamment peut-être
ah bon ? je vous pose la question est-ce que c'est suffisant ? je suis heureuse de vous entendre nous donner des conseils sur notre organisation vous savez dans les mouvements politiques il faut toujours faire mieux sur les questions féministes, antiracistes et nous nous continuerons de faire mieux mais je veux quand même vous alerter sur un point si Rima Hassan ou d'autres avaient pris la parole pour dire qu'il fallait des femmes élues en politique ce qui a été un long combat et qui continue malheureusement d'être un combat vous n'auriez pas été choqués pourquoi ?
parce que nous avons gagné le combat idéologique sur cette question et donc le fait qu'il faille aussi ceux que Bali Bagayoko appelle des héritiers de l'immigration aux responsabilités qui ont un effet vertueux c'est-à-dire un effet vertueux de dire que le peuple est de retour en politique là aussi dans toutes ses dimensions et bien je crois que c'est quelque chose qui est justement très sain dans une démocratie et qui permet aussi à beaucoup de gens de retrouver le goût de la politique
Bali Bagayoko maire insoumis de Saint-Denis qui a récemment déclaré un président issu de l'immigration on y travaille est-ce que ça veut dire que l'après Jean-Luc Mélenchon à la France insoumise ce sera celle d'une génération issue de l'immigration ?
peut-être peut-être vous le faites oui enfin pourquoi pas après moi je le dis aussi il faudra des femmes probablement présidentes enfin donc oui mais Bali Bagayoko pour l'instant parce que j'entends un nombre de médias essayer de les opposer entre eux soutient entièrement la candidature de Jean-Luc Mélenchon et d'ailleurs le 7 juin le premier grand meeting de campagne se fera devant la basilique de Saint-Denis et ce n'est pas un hasard si nous avons choisi cet endroit là non seulement parce que la victoire de Bali Bagayoko au premier tour est une victoire éclatante qui veut dire beaucoup de choses mais aussi parce que la basilique de Saint-Denis comme vous le savez c'est la nécropole des rois et des reines et que c'est aussi depuis la basilique de Saint-Denis qu'on a écrit ce qu'on considère comme le premier récit officiel de l'histoire de France et donc devant cette basilique avec Jean-Luc Mélenchon nous réaffirmerons que nous sommes capables d'écrire une nouvelle page de l'histoire de notre pays
aujourd'hui la gauche c'est 30% des électeurs oui comment gagner une élection au second tour avec un tel chiffre
alors effectivement le pourcentage de gauche s'est effondré notamment il faut quand même le dire avec le quinquennat de François Hollande qui a été tout sauf de gauche et qui a dégoûté nombre de gens c'est pourquoi nous refusons absolument une forme d'entre-soi de se parler entre gens déjà convaincus de considérer que les gens seraient des parts de marché et nous nous voulons au contraire convaincre largement et accroître justement le nombre de personnes qui se rendent aux urnes c'est pourquoi je le redis pour tout le monde il faut vérifier son inscription sur les listes électorales il y a 11 millions de gens non inscrits et mal inscrits et 11 millions c'est évidemment énorme et chaque année nous faisons nous des campagnes d'inscription sur les listes électorales
vous comptez plutôt sur le ralliement d'abstentionniste plutôt que sur la conviction des électeurs qui sont déjà dans le jeu
comme votants nous voulons convaincre tout le monde mais ce que nous disons c'est que nous nous ne nous contentons pas parmi les 30% d'essayer de convaincre des gens de tirer par-ci ou par-là des gens qui iraient voter pour la France Insoumise même s'il y en aura beaucoup j'en suis absolument convaincue mais pour pouvoir gagner pour pouvoir gagner nous avons besoin de l'aide de tout le monde et pourquoi avons-nous gagné par exemple en 2024 pourquoi est-ce que 27 sondages sur 27 donnaient l'extrême droite en tête et l'extrême droite est arrivée troisième et nous sommes arrivés en tête c'est notamment parce que la jeune génération s'est rendue massivement aux urnes et il y a une très bonne nouvelle pour nous c'est que 4,2 millions de jeunes sont devenus majeurs entre 2022 et 2027 et donc pourront voter à l'élection présidentielle et nous avons beaucoup de chance en France car la jeunesse de notre pays est massivement antifasciste antiraciste féministe et consciente des enjeux écologiques
vous devez lutter contre une idée que vos adversaires et notamment François Hollande ont bien installé Jean-Luc Mélenchon ne pourra jamais gagner au second tour face au Rassemblement National qu'est-ce que vous répondez à cet argument ?
déjà si j'étais taquine je dirais que François Hollande ne respectant jamais ses promesses lorsqu'il promet que nous ne serons pas au second tour c'est de bon augure pour nous pour être justement au second tour ça c'est la première chose la deuxième chose c'est que je vais dire une évidence mais que certains semblent oubliés pour être au second tour il faut passer le premier tour or Jean-Luc Mélenchon est la candidature qui peut passer au second tour et qui a raté le second tour la dernière fois à 420 000 voix oui mais les électeurs
peuvent se poser la question avant le premier tour de savoir si quelqu'un a une chance au second tour ça existe dans le raisonnement électoral
oui ça existe et bien vous verrez que très probablement et je pense que alors comment
Jean-Luc Mélenchon fait pour gagner un second tour ?
et bien comment fait-il ? nous convainquons le plus de monde possible
est-ce que vos positions tranchées justement ne risquent pas de vous couper d'un certain nombre d'électeurs notamment de la gauche modérée ou du centre nous allons faire
de toutes nos faiblesses une force nous connaissons tous les arguments qui pourraient être utilisés contre Jean-Luc Mélenchon Jean-Luc Mélenchon serait clivant aurait un fort caractère oui je préfère quelqu'un qui a un fort caractère lorsqu'il faudra parler et dire non à Trump à Netanyahou à Poutine et à d'autres que quelqu'un qui s'écrase à chaque fois et qui s'aligne notamment sur les intérêts états-uniens Jean-Luc Mélenchon serait vieux oui nous avons déjà essayé le plus jeune président de toute la 5ème République il s'appelle Emmanuel Macron et ça a donné un désastre absolu dont tout le pays sera soulagé lorsqu'il sera parti et qu'est-ce que vous ferez
contre un autre chiffre ? qu'est-ce que vous ferez contre un autre chiffre ? Jean-Luc Mélenchon c'est 14% de bonne opinion selon une récente étude de Doxa pour Public Sénat c'est pas compliqué c'est le pire score de tous les candidats pour 2027
et bien vous savez dans les nombreux sondages qui sont faits et études d'opinion et autres nous sommes effectivement toujours les pires candidats toujours les plus mauvais je rappelle les débats de 2022 en 2022 la gauche ne pourrait jamais gagner l'élection présidentielle c'était foutu il fallait déjà jouer 2027 la réalité c'est qu'il y a eu 22% de votes pour Jean-Luc Mélenchon et que nous avons raté le second tour à rien du tout donc je vais vous dire une chose simple la télévision ce n'est pas la vraie vie et il y a beaucoup de gens qui ont confiance en Jean-Luc Mélenchon et en la France Insoumise d'abord parce que nous respectons nos promesses je suis présidente d'un groupe parlementaire qui depuis 10 ans que nous sommes présents à l'Assemblée Nationale avons respecté à chaque instant la parole donnée aux électeurs et aux électrices c'est-à-dire notre programme et nous ferons la même chose à l'Elysée et la deuxième chose c'est que beaucoup voient aussi que nous nous tenons bons et je crois que dans le moment de chaos social économique international que nous sommes en train de vivre et bien justement des gens qui tiennent bon sur les principes et quelque chose qui justement inspire confiance
On va venir au programme Mathilde Panot mais tout d'abord Jean-Luc Mélenchon dit qu'il veut être clivant et rassembleur c'est ce qu'il a dit chez Brut c'est quoi ce en même temps ?
Bon c'est pas vraiment un en même temps clivant c'est parce que nous disons qu'y compris du conflit et des oppositions on est la conscience donc permet de penser le monde et qu'il y a chacun et à chacune dans ses esprits de réfléchir à ce qui est en train de se passer et à ce que nous voulons faire collectivement et rassembleur parce que par exemple lorsque vous clivez contre Total c'est rassembleur pour des millions de gens lorsque vous clivez sur le fait qu'il faille absolument changer de modèle économique notamment d'un modèle économique qui nous rend malades c'était toute la bataille qu'il y a eu contre la loi Duplon sur la réintroduction de l'acétamipride qui était ce pesticide tueur d'abeilles qui allait emmener nombre de cancers supplémentaires et qui montrait que le cancer était une maladie politique et bien par exemple là aussi vous êtes rassembleur en disant qu'il faut changer de modèle
justement sur votre anticapitalisme comment ça se concrétise sur les 100 premiers jours une politique anticapitaliste
alors sur les 100 premiers jours on vous donnera plus de détails quand nous aurons avancé sur le programme parce que vous savez à chaque fois nous faisons le programme nous faisons le chiffrage nous faisons les 100 premiers jours donc on va vous donner plus de détails au fort à mesure et d'ailleurs toutes celles et ceux qui veulent peuvent d'ores et déjà contribuer au programme par des contributions populaires justement comment ça se fait
que les contributions d'ailleurs ne soient pas visibles parce que par exemple chez les écologistes il y a le même principe on peut voir qui contribuent les propositions les gens peuvent se prononcer
c'est une bonne question dont je ne connais pas la réponse mais en tout cas
vous êtes plutôt pour la transparence en 48 heures
6000 contributions programmatiques donc c'est énorme et ça montre justement qu'il y a autour de cela mais dans les 100 premiers jours sur anticapitalisme qu'est-ce qui est anticapitalisme par exemple renforcer la sécurité sociale faire en sorte d'augmenter le nombre de coopératifs dans notre pays c'est-à-dire le nombre de travailleurs qui sont directement détenteurs de leurs moyens de production et de leurs outils de production tout ça et de l'anticapitalisme et plus généralement le fait de faire une rupture nette avec le modèle aujourd'hui qui est un modèle dont tout le monde comprend que c'est un modèle de malheur
en matière d'anticapitalisme parmi les toutes premières mesures si vous accédez au pouvoir vous annoncez le démantèlement des grands groupes de presse de Vincent Bolloré à Mathieu Pigasse il ne sera plus possible de posséder une télé une radio un journal déjà ce que je ne me trompe pas quand je dis ça et qu'est-ce que vous en faites vous revendez les médias vous les nationalisez comment ça se passe ?
Non alors vous ne vous trompez pas lorsque vous dites ça je souris juste puisque vous mettiez à la fois Bolloré et Pigasse dans le même sac même si évidemment nous empêcherions avec cette loi vous ne les mettez pas
dans le même sac ?
c'est-à-dire que Bolloré lui-même explique qu'il est en train de mener un combat civilisationnel une sorte de croisade pour l'extrême droite
c'est Jean-Luc Mélenchon qui a précisé que ça concernait aussi Mathieu Pigasse
oui mais enfin aucun problème mais je veux dire les mettre dans le même sac ça me fait un peu sourire parce que ce n'est pas tout à fait le même danger et la même concentration qu'il y a actuellement donc qu'est-ce que nous disons ? et bien nous disons qu'il faut faire une loi anti-concentration qui permettra de libérer les médias du pouvoir de l'argent et notamment d'avoir un vrai pluralisme dans les médias ce qui je crois intéresserait aussi les journalistes qui y travaillent donc comment est-ce que ça se fait ?
et bien tout simplement on émet des règles vous n'avez pas le droit à la fois vous l'avez dit donc en concentration d'avoir à la fois une télé un journal écrit une radio et donc et bien vous forcez donc les à vendre à vendre oui les milliardaires à vendre ces médias là
qui choisit les propriétaires qui choisit qui rachète qui a le droit de racheter qui a pas le droit
qui a le droit de racheter dans les règles qu'on se sera fixé enfin vous comprenez
mais vous pensez qu'il y a suffisamment de propriétaires
par exemple de ce qui se passait
pour que des gens rachètent des médias il faut qu'il y ait des propriétaires vous pensez qu'il y a suffisamment de propriétaires pour acheter d'un seul coup toute une une myriade de médias
oui bien sûr et y compris d'aider des médias indépendants c'est bien aussi je veux dire tout le monde devrait s'interroger dans notre pays sur pourquoi 9 milliardaires possèdent quasi la totalité des médias de ce pays avec certains notamment je disais Bolloré qui expliquent directement qu'ils l'utilisent comme justement un outil de combat pour faire une croisade pour l'extrême droite et donc c'est d'intérêt public d'intérêt général et d'intérêt démocratique de libérer l'information de la main de ces milliardaires
ce que vous parlez des médias d'extrême droite Mathilde Panot lundi vous avez accordé une interview au média Nouvelle Aube Yeni Shafak c'est un média turc proche du président Erdogan est-ce que vous savez à qui vous avez affaire ?
décidément vous prenez toutes les informations de l'extrême droite pour les reproduire sur ce plateau j'ai regardé sur le site internet et j'ai retrouvé votre interview non alors je vais vous dire j'étais dans une manifestation pour la Palestine c'était l'anniversaire de la Nakba puisqu'il y a 78 ans 700 à 800 000 Palestiniens étaient évacués de leur terre donc étaient expulsés de leur terre avec des centaines de villages palestiniens qui ont été incendiés et cette Nakba n'est pas juste un événement historique que nous voulions commémorer c'était aussi pour dire que la Nakba continuait toujours aujourd'hui avec le génocide à Gaza et notamment en Cisjordanie le nettoyage ethnique qui continue donc je n'ai pas vu à ce moment-là que c'était ce média-là si je l'avais vu je ne l'aurais pas fait
d'accord parce que je rappelle qu'un rédacteur en chef par exemple et qui écrit au mois de février d'écrit les juifs comme une tribu qui contrôle le monde avec une génétique humaine corrompue mais ça vous dites mais à coup le pas je n'aurais pas dû accorder cette interview
on parlait de votre programme en matière de médias pour appliquer vos idées vous devrez obtenir une majorité absolue à l'Assemblée nationale donc qu'est-ce que vous faites si vous arrivez au pouvoir vous dissolvez immédiatement l'Assemblée nationale et vous convoquez donc une constituante puisque vous voulez également changer de régime et de constitution
alors déjà oui nous allons dissoudre l'Assemblée nationale
donc dans les semaines suivantes oui y compris
parce que vous avez un phénomène qui du fait de l'inversion du calendrier fait que vous avez une dynamique à ce moment-là et que nous avons besoin de changer l'Assemblée nationale par rapport à ce qu'elle est suite à la dissolution de 2024 avec le non-respect du résultat des urnes et ensuite nous aurons une procédure mais qui sera séparée sur l'Assemblée constituante l'Assemblée constituante étant ce que nous avions proposé à l'époque alors nous sommes en train de re-regarder à chaque fois mais le moment où nous réécrivons les règles du jeu pour justement réécrire une nouvelle constitution notamment
ça vous allez le confier à des citoyens ça sera un exercice totalement libre ils feront ce qu'ils veulent
vous commencez totalement libre oui enfin l'idée c'est qu'ils proposent un nouveau projet de constitution dans une constituante qui travaille généralement pendant plusieurs mois voire quelques années et que ce projet de constitution soit ensuite approuvé par référendum par le peuple et notamment je pense que Emmanuel Macron a pour le coup été le meilleur avocat de la fin de la 5ème république parce que tout le monde comprend qu'il y a un problème avec le fait qu'un homme seul puisse décider pour tout un peuple et même contre tout un peuple comme cela s'est fait lors de la retraite à 64 ans et nous nous sommes toujours les partisans de la retraite à 60 ans
autre scénario si le rassemblement national accède au pouvoir voudriez être la première opposition
en tout cas si le rassemblement national accédait au pouvoir nous serions en résistance absolue mais la résistance elle commence maintenant
qui pourrait aller jusqu'où cette résistance
écoutez moi je ne me résous pas à la victoire de l'extrême droite donc je ne suis pas là pour commenter
je ne suis pas là
pour commenter ce que je vais faire quand l'extrême droite serait au pouvoir
je ne suis pas là
pour empêcher l'extrême droite d'arriver au pouvoir
Mathilde Panot il y a quand même un commentaire intéressant du nouveau maire et les filles de Saint-Denis on a déjà évoqué son nom Bali Bagayoko il a opposé légitimité institutionnelle et légitimité populaire et il a prévenu à l'avance une possible insurrection populaire en cas de victoire du rassemblement national vous soutenez ces propos ?
je pense que si l'extrême droite gagnait pour la première fois dans notre pays par les urnes car je rappelle ça veut dire quoi une insurrection ? n'a jamais été élue je pense qu'il y aurait des réactions très fortes rappelez-vous
il y a une chose d'avoir des réactions très fortes et de soutenir une insurrection populaire
en 2002 quand l'extrême droite arrive pour la première fois à la surprise générale il y a des manifestations pacifistes au second tour de l'élection présidentielle il y a eu des millions de gens qui manifestaient
des millions c'était pas une insurrection populaire c'est ce que vous demandez Olivier en fait je sais
sur quoi vous voulez sur quoi vous voulez m'emmener et je n'irai pas là-dessus parce que moi y compris je suis d'ailleurs surprise que vous ne le disiez pas puisque c'est surtout les médias d'extrême droite aussi on m'a fait dire que j'empêcherai par tous les moyens l'extrême droite d'arriver au pouvoir ou je ne sais quoi ce que j'ai dit et ce que je redis ici c'est que nous utiliserons tous les moyens et toute l'énergie que nous avons pour empêcher l'extrême droite d'arriver au pouvoir et que nous avons la force de le faire non dans l'élection comment est-ce qu'il faut le faire en allant massivement aux urnes c'est comme ça que nous avons battu l'extrême droite toutes les autres fois et que nous devons encore le faire
après l'élection
je souhaite que ce soit Jean-Luc Mélenchon qui soit président de la République qui change la constitution qu'il augmente les salaires dans ce pays qu'il mette en place la planification écologique donc je n'irai pas sur le terrain de l'extrême droite au regagné je ne sais quoi je n'irai pas et effectivement je refuse de répondre
dans l'actualité 600 drones russes ont été lancés cette nuit contre l'Ukraine on a appris ce matin qu'ils avaient utilisé notamment des missiles capables de transporter des ogives nucléaires par Moscou tout d'abord c'est une guerre sans fin
oui c'est une guerre qui dure depuis beaucoup trop longtemps qui a fait beaucoup trop de morts et qui est en plus de cela accrédité par le fait que désormais puisque les Etats-Unis première puissance militaire au monde eux-mêmes décident de faire tout ce qu'ils veulent c'est-à-dire kidnapper un président en exercice agresser de manière illégale l'Iran comme ils sont en train de le faire que Netanyahou lui-même peut commettre un génocide et continuer de commettre un génocide dans un silence assourdissant
oui mais je crois
que justement en termes de destruction du droit international vous avez peut-être vu que celui qui serait l'homme de la troisième candidature d'Emmanuel Macron qui permettrait un troisième mandat d'Emmanuel Macron c'est-à-dire Gabriel Attal qui s'est déclaré candidat cette semaine et aussi celui qui promettait depuis la France d'en finir avec le droit international d'en finir avec l'ONU et donc il faut au contraire faire en sorte de renforcer le droit international
que pensez-vous de l'idée que l'Ukraine devienne un membre associé de l'Union Européenne c'est ce que propose le chancelier allemand
nous nous y sommes nous sommes plutôt opposés à l'élargissement de l'Union Européenne donc nous nous l'avons toujours dit compris pour pas ne pas abaisser des normes qui sont encore très très abaissées l'idée de membre associé c'est d'apporter une protection sans une entrée
dans le marché unique c'est ça l'idée
oui enfin du coup c'est un peu symbolique donc du coup nous nous préférions que l'Union Européenne prenne toute sa place notamment dans des négociations que nous demandons depuis plus de 4 ans pour faire en sorte d'arrêter la guerre et notamment de faire voter les régions qui sont disputées entre la Russie et l'Ukraine et que les habitants de ces régions-là puissent eux-mêmes décider de ce qu'ils veulent faire justement en respectant l'autodétermination des peuples
Pourquoi vos députés insoumis ont-ils voté contre l'augmentation de 36 milliards d'euros de budget pour nos armées cette semaine ?
Alors d'abord parce que nous considérons que ça ne répond pas aux besoins des guerres nouvelles notamment parce que la guerre aujourd'hui n'est plus avec des chars vous parliez des drones tout à l'heure mais la guerre va se faire y compris dans l'espace va se faire La loi prévoit
un renforcement sur les drones et sur les cyberattaques
Comment ?
C'est une loi la loi de progression militaire prévoit notamment de renforcer nos capacités en matière de drones et en matière de cyberattaques Oui, enfin cyberattaques assez peu en fait
Donc justement nous nous considérons d'abord que ça ne correspond pas aux nouveaux besoins La deuxième chose qui nous pose énormément de problèmes c'est qu'on se retrouve dans une situation où le gouvernement dit qu'en échange de cette loi militaire vous avez dit 36 milliards sur 4 ans eh bien il va falloir couper dans de nouveaux services publics donc ils opposent eux-mêmes la défense et les services publics or nous nous sommes d'accord pour mettre de l'argent dans la défense de la France y compris lorsque l'on dit qu'on veut une France indépendante non alignée aux services de la paix cela implique les moyens de se défendre y compris seul ou en coopération avec d'autres pays mais non aligné notamment sur les Etats-Unis donc nous sommes d'accord pour mettre de l'argent mais pas quand on oppose comme ils sont en train de le faire à la fois les services publics
Merci beaucoup Mathilde Panot Merci beaucoup pour ce grand jury bon dimanche à tous et on se retrouve la semaine prochaine pour le grand jury à dimanche prochain
Mathilde Panot