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interviewEurope 1 (sur YouTube)· 8 mai 2026 21 min

Vols : «Il n'y aura pas d'annulations massives cet été», assure Philippe Tabarot

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

La grande interview en direct sur C News et sur rep. Mon invité ce matin, c'est Philippe Tabarot, ministre des transports. Bonjour Philippe Tabarot.

Bonjour Tom Bonet. Beaucoup de questions à aborder avec vous. À commencer par le prix des carburants.

C'est un weekend où les Français vont peut-être partir en weekend justement avec ce jour férier et les prix à la pompe continuent de flamber. Quel message vous adressez ce matin aux Français qui ont de plus en plus de difficultés à faire le plein ? que nous avons conscience de ces difficultés, que le Premier ministre et son gouvernement sont à la tâche sur ces sujets, que malheureusement nous vivons les répercussions d'un conflit que nous n'avons pas souhaité ou nous ne sommes pas belligérants, mais simplement en attitude de défense et de solidarité vis-à-vis de nos alliés sur la zone et que nous mettons tout en œuvre dans la mesure du possible pour aider les Français qui travaillent, qui ont besoin d'utiliser leurs véhicules par des aides qui sont ciblées, qu'on essaie de rendre le plus effectif possible et c'est pas simple mais les choses avancent je dirais enfin maintenant et seront opérationnel dans dans quelques jours et puis nous avons un dialogue permanent sur une avec les distributeurs et puis une transparence que le premier ministre a souhaité de dire très régulièrement tous les 10 jours où en est la situation et surtout éviter que une fausse idée se propage de dire qu'il pourrait avoir des profiteurs de guerre et que les profiteurs de guerre en l'occurrence pourrait être l'État.

Je rappelle que euh que dans cette crise euh l'État par des surplus fiscaux a a pu faire rentrer 190 millions d'euros supplémentaires dans les les caisses de notre pays, mais que 380 vont repartir dans les aides ciblées et puis que quelques experts ont montré que la guerre ne profite pas un pays, bien au contraire, un coût déjà de 6 milliards, une croissance qui est pour l'instant très atonne une inflation qui remonte. Donc une situation qui est difficile bien sûr pour tous les Français mais également pour l'État. Sur les aide, le premier ministre a dit qu'il fallait changer d'échelle.

Qu'est-ce que ça veut dire concrètement, monsieur le ministre ? Est-ce que ça veut dire que demain dans les jours qui viennent, il y aura de nouvelles aides plus fortes, plus grandes pour davantage de de nos concitoyens ? Et nous travaillons tous les jours sur l'accompagnement des Français.

C'était le cas encore hier. Ce sera le cas weekend et c'est le premier ministre qui fera probablement dans le courant de la semaine prochaine un certain nombre d'annonces pour pas qu'il y ait de personnes et notamment de travailleurs qui soient oubliés de ce soutien ciblé qui est apporté. Moi, dans mon secteur, en l'occurrence, vous savez qu'il y a des aides qui sont prévues pour les transporteurs routiers.

Euh et le Premier ministre m'a fixé également comme objectif de de pouvoir aider, accompagner les taxis, les conducteurs VTC dans cette période. Je les verrai de nouveau mercredi. Je mettrai un certain nombre de propositions sur la table.

Nous aurons l'occasion d'échanger, de les rendre le plus effectif possible et le plus rapidement possible. Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui réclament une baisse des taxes ? On rappelle que sur 1 litre de carburant, c'est entre 55 et 60 % de taxe.

Est-ce que ça ne passerait pas par là pour réduire très concrètement le prix à la pompe pour nos concitoyens ? Moi, je pense que c'est pas une bonne mesure parce qu'elle n'est pas effective, elle n'est pas efficiente. Je pense que par exemple ce que fait une compagnie pétrolière pour ne pas la citer la compagnie totale est plus efficace. faire des bénéfices à l'étranger et les répercuter en France à la pompe par cette politique de plafonnement dans les 3000 stations concerné.

Ça, ce sont des aides effectives. Pour le reste. Euh objectivement quand je compare aux autres pays euh et vous le faites aussi assez régulièrement étranger, j'étais la semaine dernière à Chip pour le conseil informel des ministres des transports européens.

Je m'aperçois que tous les pays qui ont mis en place justement ces baisses de fiscalité qui leur a coûté pour tous 1 à 2 milliards aujourd'hui un mois plus tard ou 2 mois plus tard ils sont dans la même situation avec la même difficulté pour leur leurs concitoyens avec une grogne sociale qui existe et pourtant dans les caisses de leur pays ils ont un à 2 milliards en moins. Donc ce n'est pas la solution et je pense que l'aide ciblée est vraiment ce que nous devons continuer à faire comme nous le faisons depuis le début. Philippe Tabarot, vous avez parlé de de la compagnie Total qui procède à un plafonnement des prix et pourtant on assiste à un total bashing.

C'est l'expression que vous avez employé vous-même cette semaine. Comment vous expliquez qu'il y ait autant de voix dans la classe politique qui vise directement le pétrolier total en parlant de ces fameux super profits ? parce qu'il y a des raccourcis qui sont faits régulièrement de se dire que comme les compagnies sont amenées à à donner par mesure de transparence euh c'est la loi qui le prévoit, leur leurs chiffres, on imagine que euh bien sûr ils font des profits extraordinaires, ce qui n'est pas faux sur certaines périodes, mais je l'ai bien dit tout à l'heure, ce sont très peu de profits finalement en France.

Vous avez eu un reportage ce matin sur votre antenne concernant le raffinage aussi qui était très intéressant et qui montrait que le raffinage était compliqué dans notre pays euh total et sur toute la chaîne, je dirais. Et c'est clairement une chance d'avoir une entreprise comme ça pour notre pays et j'en veux pour preuve la mesure de plafonnement dont je viens de parler et qui est particulièrement utile. Donc bien sûr que euh Total doit payer un certain nombre de prélèvements obligatoires dans notre pays à hauteur de 2 milliards.

He le le Premier ministre l'a rappelé l'autre jour aux questions gouvernement. Il faut arrêter avec ces fake news de dire que Total ne paye pas 1 € de prélèvement obligatoire en France. Mais arrêtons de taper sur des compagnies, des grandes compagnies françaises qui euh font notre fierté à l'international et sont utiles dans des moments si difficiles et notamment en question et pour les questions d'approvisionnement.

Si nous n'avons pas de problème majeur d'approvisionnement aujourd'hui en France, c'est aussi grâce à cette compagnie. Philippe Tabarot, ministre des transports et l'invité de la grande interview sur C News et sur européen. Les carburants, c'est aussi le kéros ce qui aide à faire voler les avions, ce qui permet de faire voler les avions.

Vous avez reçu les compagnies aériennes cette semaine à votre ministère. Est-ce qu'il y a des raisons d'être inquiet avec la période estivale qui s'ouvre sur la possibilité pour les compagnies aériennes de maintenir les vols tels qu'ils existent les autres années ? Alors, il y a plusieurs sujets.

On a échangé euh mercredi dans un climat euh vraiment apaisé, constructif et on a mis les problèmes sur la table. Quels sont ces problèmes ? Problèmes pour ces compagnies, c'est quelque part pour certaines d'entre problème de survie aussi.

C'est-à-dire qu'elles ont un coût d'exploitation par rapport au kérosène qui était avant la crise de 20 25 %. Aujourd'hui, et ça a également été dit dans un de vos reportages, le coût d'exploitation est passé à plus de 45 %. Donc vous imaginez le prix du kérosè pour eux et les répercussions sont pratiquement multipliées par deux.

Donc des compagnies peuvent se retrouver en difficulté. Et d'un autre côté, il y a quelque chose qui préoccupe le ministre des transports que je suis et qui se dit aussi le ministre des usagers, c'est que les passagers en payent les conséquences. à la fois par des hausses excessives des des prix une répercussion qui pourrait être totale.

Là, la répercussion est partagée entre les compagnies et les passagers et puis que le droit des passagers soit respecté, je pense en matière de d'information pour les annulations, pour être replacé sur d'autres vols s'il y a des annulations pour avoir un remboursement bien sûr intégral. Les passagers ont des droits, il faut les faire entendre et les compagnies par contre ont été plutôt rassurantes sur les plans de vol et sur les annulations potentielles. Il y a l'exemple de cette compagnie Volotea qui a déjà répercuté la hausse des prix des carburants sur le prix des billets qui avait déjà été acheté.

Certains peuvent craindre que ça fasse jurisprudence. Comment vousassurez les français La question de Volotéa, c'est pas tant qu'elle est répercuté les 14 € concernés sur sur les billets, c'est qu'elle le fassent après l'achat du billet, après que la transaction entre la compagnie et le client a déjà acheté le billet et après ça augmente. Et c'est une pratique qui a même été euh euh dénoncée par les autres compagnies qui étaient présentes, pas sur le fait que une partie euh de l'augmentation du kérosène et donc de l'augmentation du coût d'exploitation euh puisse faire que les choses évoluent au niveau de la tarification.

Mais là, c'est que cette compagnie le fait après. Donc, il y a des discussions avec cette compagnie sur un plan juridique. Nous avançons un certain nombre d'arguments, notamment concernant le droit à la concurrence.

Elle prétexte qu'elle mette lors du contrat de vente un alinéa qui permet lors de conditions exceptionnelles de pouvoir faire évoluer le prix après la vente. Euh conditions exceptionnelles, il faut définir exactement ça. Donc voilà, c'est une pratique qui est isolée aujourd'hui.

Et puis le plus important, c'est de dire aux Français, aux françaises aujourd'hui que à quelques exceptions près, 1 % pour la compagnie Volotea, 2 % pour la compagnie Transavia, sur les compagnies notamment principalement françaises et je pense aussi Air France, il n'y aura pas d'annulation massive cet été. Au contraire, les plans de vol seront respectés et les Français pourront partir où ils le souhaitent. et surtout à l'inverse euh des touristes du monde entier pourront venir en France parce que on n'y pense peut-être pas suffisamment.

Je rappelle que on est la première destination euh au monde et que environ cette activité touristique représente 8 % de notre produit intérieur brut. Et si vous le permettez, un dernier point, ce sont des mois qui sont cruciaux pour ces compagnies parce que les compagnies aériennes font 70 % de leurs chiffres entre les mois de juillet et les mois d'août. Donc, elles n'ont aucun intérêt à annuler les vols et euh il faut que cette période se passe particulièrement bien pour elle, sinon la rentrée pourrait être plus compliquée.

Philippe Tabarot, ministre des transports en direct sur C News et sur Europein. L'actualité de la semaine a également été marquée par ces images dans le quartier des Champs-Élysées sur la place de la Concorde après la victoire et la qualification du Paris-Germain pour la la finale de la Ligue des Champions. On a vu des images de de jeunes, de dizaines voire de centaines de jeunes s'en prendre aux forces de l'ordre.

Qu'est-ce qu'elle vous évoque ces images monsieur le ministre ? Elle elle choque, elle elle révolte à chaque fois. Je je crois que mon collègue Laurent Nunz était avec vous hier matin.

Il a dénoncé bien sûr au nom du gouvernement ce qui a pu se passer. Euh la qualification du Parissag-Germain est une bonne nouvelle pour ceux qui aiment le sport. Euh pour tout vous dire, j'ai un fils de 9 ans qui euh adore le sport, qui adore le football, qui était fou de joie de la qualification du Parissagin-Germain, euh qui a regardé le match, le lendemain matin, il voit ses images à la télé, il se met à pleurer.

Euh c'est ça, euh c'est gâché une fête, c'est gâché un espoir concrètement par les interpellations qui ont eu lieu parce que j'entends ici ou là qu'on il avait été donné ordre au policiers de ne pas intervenir. 127 interpellations. Il y a eu 127 interpellations et puis maintenant la chaîne pénale doit doit prendre doit prendre sa part.

Est-ce qu'elle le fait monsieur le ministre ? Parce que quand on a vu les images l'année dernière des images similaires après la victoire du Parissaggermain en Ligue des Champions sur la totalité des personnes qui avaient été interpellées puis placées en garde à vue, on s'est rendu compte que les les peines prononcées étaient très faibles. Est-ce qu'il y a pas un problème à ce niveau-là ?

Il faut de l'élucidation. C'est pour ça que la présence de caméra, quand on voit encore que dans certaines villes, on a la question est-ce qu'il faut des caméras, pas des caméras ? Est-ce qu'il faut des caméras algorithmique notamment ce que certains n'ont pas souhaité dans les transports ou autres ?

Bien sûr qu'on a besoin de délucider et puis après quand les faits sont prouvés que la sanction pénale tombe et tombe très fortement parce qu'elle doit être dissuasive pour éviter qu'à chaque match ou à chaque qualification du Parissain-Germain ou d'un autre club, on revive ça. Et puis aussi, il faut prévenir ce genre d'événement. Je pense au niveau des municipalités dans les événements qu'on organise, il faut que la ville de Paris en l'occurrence euh puisse prendre la tâche de la préfecture de police, du ministère de l'intérieur pour l'organisation des événements qui sont prévus notamment pour la finale notamment de ces fans zones qui ne peuvent pas être laissé sans surveillance particulière parce que malheureusement si le Pariss-Germain venait à l'emporter ou même à perdre la finale, on risque de revoir ces mêmes images. finale qui va se dérouler le 30 mai et évidemment les regards sont tournés vers cette journée.

Est-ce qu'il faut renforcer la sécurité, renforcer les contrôles en amont ? Pourquoi pas dans les transports par exemple qui est de votre ressort ? Écoutez, oui, dans les transports, c'est un sujet, vous savez que je suis particulièrement puisque je suis l'auteur d'une loi sur la sûreté dans les transports que j'ai porté comme sénateur, que j'ai pu faire voter comme ministre et avec des décrets d'application qui sortent enfin maintenant et je m'en réjouis. cette loi.

Maintenant, les euh forces de l'ordre et notamment les agents euh euh de la SNCF et de la RATP, de la SUGE et du GPSR qui sont en gros 4000 agents euh qui sont là pour la protection des passagers, des usagers qui n'avaient peut-être pas suffisamment de pouvoir. Maintenant, on sait pouvoir pour intervenir. Je pense notamment depuis hier et ça va être applicable dès demain, je vous l'annonce, l'utilisation des tasurers des pistolet à impulsion électrique, que ce soit dans certaines gares parisiennes, que ce soit à Marseille, que ce soit à Lyon, que ce soit à Rennes, ça rentre les agents de sécurité dans les transports auront désormais dans leur possibilité ont la possibilité d'opérer des fouilles également régulières, de saisir des objets, de d'interdire l'entrée en garde de certains certains indésirables.

Donc on leur donne les moyens à travers cette loi de pouvoir agir concrètement bien sûr en plus des forces de l'ordre parce que la sûreté dans les transports c'est la base du développement du transport en commun. Je ne rappelle pas les chiffres que vous connaissez, un sentiment d'insécurité pour certaines femmes et puis des faits délectueux concrets chaque année dans nos transports. Donc il y a maintenant la possibilité pour ces agents de rassurer nos concitoyens et un petit mot également pour les agents eux-mêmes et dans l'ensemble du territoire national pour ceux qui veillent à la protection ou au développement des transports en commun.

Je pense au système de caméra piéton euh que la loi euh dit Tavaro euh euh maintenant autorise de pouvoir immédiatement qu'à difficulté déclencher sa caméra piéton pour faire redescendre les choses et pour ramener de la quiétude dans le transport en coma. Philippe Tabarot, ministre des transports, vous étiez hier avec le premier ministre à Toulouse pour annoncer le projet de ligne à grande vitesse jusqu'à Toulouse justement qui est désormais irréversible. C'est le mot qu'a employé Sébastien le Cornu.

En quoi est-ce une bonne nouvelle pour les usagers de de cette région ? Plus que pour les usagers de cette région, je pense que c'est important pour la France, pour notre pays. C'est montrer qu'on est encore aujourd'hui en capacité de faire de grands projets, de grands projets d'investissement dans nos infrastructures de transport.

Je me bats aussi et j'ai réussi à faire voter cette loi au Sénat et j'espère bientôt à l'Assemblée nationale euh que notre pays doit investir dans ces infrastructures de transport. il doit investir dans ce qu'on appelle la régénération et la modernisation du réseau pour éviter d'avoir des accidents ferroviaires, des retards, des défaillance et aussi continuer certains projets qui ont fait la force, la fierté de la France, qui ont permis de désenclaver des territoires euh que ce soit dans le sud-est, dans le sud-ouest, euh dans le dans le nord et il y a euh des compléments à faire encore sur le maillage de notre carte et notamment de celle qui euh est pratiquement aujourd'hui la 3e ville de France, je pense à la ville de Toulouse qui a connaît un développement économique notamment à travers l'activité euh euh d'Airbus et bien d'autres activités. C'est un oubli et nous allons avec le premier ministre euh pouvoir réussir enfin à rattraper les choses des grands projets d'invest de d'investissement encore dans notre pays sans oublier le train du quotidien.

Il y a une appétence de train en France. Les trains express régionaux ont augmenté de 40 % dans leur fréquentation. Les TGV ont augmenté de 18 % dans leur fréquentation.

Les Français veulent prendre le train, il faut les y aider. Philippe Tebaro, il nous reste un peu moins de 5 minutes. Je vais vous poser des questions courtes qui appellent si possible des réponses courtes sur un plan un peu plus politique.

Vous faites partie de ceux qui plaident pour une candidature commune du centre et de la droite. On voit à l'inverse plutôt une multiplication des candidatures en ce moment. Est-ce que ça veut dire que vous allez sans doute vous risquez de ne pas être présent au second tour de l'élection présidentielle ?

C'est un risque c'est un risque majeur. Je souhaite voilà de de tout cœur que la raison l'emporte, que chacun puisse exprimer ses spécificités que chacun puisse apporter au débat ses idées. Ça me paraît être une bonne chose.

Ensuite, il faudra trouver le candidat qui soit en mesure de le porter pour Comment on le trouve ce candidat ? Alors euh écoutez euh si j'avais la réponse euh non mais par une primaire par exemple, ça peut être faire partie des solutions. J'ai été euh plutôt favorable d'une d'une primaire et d'une primaire ouverte.

Il semble que les choses ne se mettent pas en place. Je n'ai pas d'autres modes de désignation qui soient totalement parfait. Pour moi, la la primaire ouverte n'était pas forcément une bonne solution, mais c'était la moins mauvaise par rapport aux autres.

Il faut que les choses soient claires. Euh, il faut vraiment qu'on puisse se mettre en ordre de bataille. On a montré lors des différentes échéances et j'ai été un farouche soutien que ce soit de Valérie PCR pour les élections présidentielles dans ma famille politique et avant François Fillon que ce soit par deux fois François Xavier Bellami que notamment l'espace politique de ma famille politique ne lui permet pas aujourd'hui semble-t-il d'être au rendez-vous du deuxème tour.

Donc vous dites à Bruno Rotaillot de ne pas s'enfermer dans une candidature uniquement au sein des LR de d'élargir si Bruno ne devient pas le candidat incontestable du socle commun dans quelques mois. Si c'est le cas, je serais ravi de le soutenir et que ce soit un candidat de ma famille politique qui le soit. Si un candidat peut nous amener à la victoire et puisse reprendre les idées de ma famille politique et les idées en partie que porte Bruno Rota.

Je pense que c'est la priorité. En tout cas, on porte tous les deux un bleuet aujourd'hui. C'est c'est le 8 mai.

On a parfois l'impression que cette date a un peu perdu sa signification auprès des jeunes génération. Comment on peut s'assurer de transmettre à nouveau le flambeau mémoriel de notre passé commun ? Aujourd'hui, il y aura des commémorations auxquelles vous allez assister aux Champs-Élysées.

C'est précisément le quartier où il y a eu ces images de violence il y a il y a quelques heures et on voit bien l'évolution de notre société auprès d'une partie de la jeunesse. Quel message vous pouvez adresser vous en tant que responsable politique ? Vous l'avez très bien dit dans votre édito ce matin, euh cette date n'est pas une date comme une autre.

Et moi, quand j'entends dire "Ah ben c'est un pont, c'est un jour férier, ça" Mais pourquoi ? Pourquoi on commémore aujourd'hui des gens l'action de personnes qui à un moment donné se sont levés, ont dit "On va protéger notre pays, on va se battre pour notre pays, on va se battre contre le nazisme et plein d'autres choses." Donc ça, il ne faut pas l'oublier.

Il faut le rappeler dans nos écoles, dans nos programmes scolaires en permanence. Moi ce qui me donne espoir par rapport à ce que vous avez pu dire, c'est que aujourd'hui déjà dans toutes les communes de France, dans les 36000 commune françaises, il y aura des gerbes qui seront déposées sur les monuments au Morat du sens. Ce n'est pas que sur les Champs-Élysées, c'est partout sur notre territoire national.

Et par exemple dans mon département des Alpes Maritimes, mais je sais que ce sera le cas dans beaucoup d'autres départements. Il y a des élèves qui viennent avec leurs enseignants qui sont autour du monument au mort et qui comprennent mieux ce qui s'est passé pendant cette période si douloureuse de l'histoire de France. Et c'est ça, c'est transmettre à ces générations et c'est de les qu'il nous accompagne dans ces cérémonies parce que faire des cérémonies uniquement avec les anciens combattants, c'est extraordinaire parce que c'est un devoir de mémoire mais ils sont de moins en moins nombreux et il faut qu'ils puissent passer ce relais.

Donc il faut que nos jeunes à travers nos écoles et leurs enseignants puissent venir commémorer et se dire que c'est un jour férier mais c'est aussi un jour de mémoire. Et le message est passé. Merci Philippe Tabarot, ministre des transports d'avoir accepté de répondre aux questions de la grande interview sur cette EUR.