Manuel Bompard : Si mentir valait la prison, y’en aurait des journalistes qui y seraient déjà
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Si mentir était un crime, y’en aurait des journalistes qui y seraient déjà ?
- 0:39RelanceRéponse directe
Pourquoi vous refusez d’appeler au calme ?
- 1:13OuverteRéponse directe
Pourquoi le président et Darmanin sont incapables de regarder en face les difficultés entre police et population ?
- 2:19OuverteRéponse directe
Comment améliorer les relations police-population ?
- 2:52OuverteRéponse directe
Pourquoi les policiers pensent que LFI est antipolice ?
- 3:24RelanceRéponse directe
Pourquoi vous dites que tout le monde déteste la police ?
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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Jusqu'à preuve du contraire, dire quelque chose de faux n'est pas encore un crime. Sinon, peut-être qu'un certain nombre d'entre vous seraient déjà en prison. Pardon ? Ça veut dire quoi ça ? Bah que si mentir était un crime, peut-être qu'un certain nombre de journalistes seraient déjà en prison puisqu'un certain nombre d'entre eux parfois ne disent pas tout à fait la vérité. Invité dans la matinale de C News, Manuel Bompard ne se laisse pas faire. Face au journalistes, il répond sans détour, recadre les questions et refuse les raccourcis. Le tonte rapidement sur le plateau, le malaise s'installe. Et cette séquence risque clairement de faire réagir. Regardez bien ce moment. David Guirot, député LFI, a refusé d'appeler au calme quand lui a posé la question. Refusé de le faire.
J'ai David Guiro a dit les choses de manière très claire. Il a dit qu'il était à Non non, je sais pas ce que je suis en train de dire. Clair et maladroite. C'est pas tout à fait. Non, je sais merci mais c'était pas de maladroit de refuser d'appeler au calme. Mais attendez, pourquoi vous vous vous vous vous vous prenez que un bout de la phrase et cetera ? a refusé d'appeler au calme. On lui demande est-ce que vous accep si ça ne vous convient pas, c'est dommage pour vous, mais moi je vous ai répondu chef de condamner les propos. Je n'ai pas envie de condamner les propos parce que peut-être que vous vous avez envie de le faire mais voilà très très clairement vous êtes pas là pour ça. Donc moi je vous redis, nous avons demandé à ce qu'il y ait de la justice
pour permettre un retour au calme qui soit un retour au calme durable et nous continuons à demander ce que il y ait de la justice pour permettre un retour de calme qui soit un retour au calme durable tout simplement. Et maintenant, vous allez me dire pourquoi le président de la République, pourquoi monsieur Darmanin, ministre de l'intérieur, sont incapables de regarder en face les difficultés qui sont posées par des rapports dégradés entre la police et une partie de la population ? Ça c'est le sujet majeur. Large ma large majorité de la population qui soutient la police. Oui. Oui, je le sais. Oui, je le sais. Et puis je sais aussi que ce taux d'approbation ou de confiance en la police, il a baissé de 20 % depuis 25 ans. Voilà. Et donc ça, vous pouvez
peut-être vous poser une question sur le sujet. Très bien. Mais c'est pas un problème. Moi je suis pas contre la police, c'est pas le sujet. La question c'est est-ce qu'on considère que une démocratie peut bien fonctionner quand il y a euh qu tr ou quatre personnes sur 10 qui n'a pas confiance en la police de son pays ? Non, c'est un problème. Donc c'est un problème qui devrait nous interpeller tous. Il y a pas les antipoliciers, les propoliciers. Moi je pose la question de comment on fait en sorte d'améliorer ces relations. Et pour améliorer ces relations, il y a des problèmes qu'il faut regarder en face. Il y a des problèmes de précarité pour le les policiers. Il y a des problèmes de suicide dans la police. Il y a des problèmes de conditions de travail pour
les policiers. Il y a des problèmes de formation des policiers. Il y a un problème de racisme dans la police. Il y a pas que moi qui le dit. L'ONU le dit également. Il y a des problèmes d'une augmentation significative multipliée par 5 depuis le changement de la loi en 2017 de personnes qui sont mortes suite à des refus d'obtempéré. Et c'est toutes ces questions qu'il faut poser parce que quand on est attaché à la République, à la démocratie, on a besoin d'avoir des rapports entre la population et la police qui soient des rapports sains et des rapports apaisés. Et c'est pas le cas aujourd'hui. Vous venez de dire il y a pas les pros et les antipoles forcés de constater que quand vous échangez avec les policiers, ils sont persuadés que la France insoumise est un parti antipolis.
Bah peut-être que vous contribuez à longueur de journée à expliquer que bah oui, vous c'est pas votre discours. Bah je peux vous faire si vous voulez la liste de vos bandeaux. Ah c'est les bandeaux de C news. C'est pas le discours de la France le problème. Je ne dis pas que ce ne sont que les bandeaux de C news mais je pense qu'effectivement vous contribuez à donner une image de notre programme ou de nos propositions qui ne correspond pas à la réalité. Quand vous avez des députés de la question, laissez répondre à votre question. Non parce que vous venez de mettre en cause je répond en cause mes positions et ça vous a pas dérangé. Donc maintenant moi je vais répondre à votre question parce que je dis que je veux pas la manifestation pour tout le monde tout le monde déteste
la police. Excusez-moi, c'est pas pens que vous êtes un les policiers vous n'alz pas parler à leur place premièrement. Et deuxièmement, moi je vais vous dire quelque chose. Le seul groupe parlementaire qui est entre 2017 et 2022 a déposé une commission d'enquête pour poser la question des suicide dans la police, c'est nous. Les seuls groupes qui disent qu'il faut qui aiment tellement pas les policiers qu'il faut en embaucher 10 ou 12000 de plus, c'est nous. Les seules questions, les seuls groupes politiques qui posent la question de de de la situation catastrophique dans lequelle travaillent un certain nombre de policiers, c'est nous. Le seul groupe parlementaire qui pose la question de savoir pourquoi on a de moins en moins de candidats au concours de policiers depuis maintenant
10 ans. Parce que les conditions de travail des policiers sont dégradées, c'est nous. Donc vous allez pas me faire passer pour un antipolicier parce que vous y arriverez pas. Si vous essayez de le faire, donc je vous laisse répondre. C'est après le discours que les policiers reçoivent. Ils ont l'impression que c'est un discours antipolicier. Mais ne parlez pas à la place des policiers. Non, absolument pas. Je je on reçoit leurs représentants tous les jours et on les entend critiquer la France insoumise, c'est pas de ma faute. Et ben c'est très bien si certains que vous invitez critiquent la France à assoumise, ils en ont le droit puisqu'on est en démocratie. Et moi, j'essaie de les convaincre que s'ils pensent que la France assoumise est antipol, ils se
trompent. Mais par contre, nous disons qu'il y a un problème majeur dans la police et qu'il faut la réformer en profondeur. Et je pense que nous avons le droit de le dire aussi. Et ensuite, et vous avez raison, c'est les Françaises et les Français qui tranchent, ça s'appelle la démocratie tout. Exactement. Je note quand même que c'est compliqué de parler de manière sereine de la police avec la France insoumise. J'en parle de manière très sereine monsieur. Mais si vous faites des attaques qui sont des attaques injustes, ne vous êtes pas si si vous dites antipolicier et cetera, je dis que c'est le sentiment des policiers et des représentants de la police. Mais ça laissez laissz ou les représentants de la police l'exprimer. Vous avez pas besoin de l'exprimer à
leur place. Donc maintenant, vous relayer, vous avez le droit de faire ce que vous voulez monsieur, mais moi j'ai le droit aussi de vous répondre comme je le souhaite. Et donc, comme je réponds comme le souhaite, ne dites pas queil est pas possible d'avoir un débat serein sur le sujet parce que ça fait 5 minutes qu'on parle de cette question et je crois que j'ai mis sur la table un certain nombre de propositions qui me paraissent être des propositions raisonnables. Écoutez, je suis pas le seul à dire ça. Par exemple, je suis pas le seul à dire queil y a un problème avec l'IGPN parce qu'elle est sous la tutelle du ministre de l'intérieur et que il faut faire en sorte de d'en faire une institution véritablement indépendante. Non seulement je suis pas le seul à dire ça, mais en plus c'est à
peu près la norme dans un certain nombre d'autres pays d'Europe. Donc vous voyez, c'est des questions et des et des a droit de poser sur la table et qui sont raisonnables et qui font pas de moins un antiflic. L'IGPN qui enquête d'ailleurs sur c même six policiers placés en garde à vue dans votre ville à Marseille après la nuit des meutes entre le 1er et le 2 juillet pour violence en réunion. Donc des fois j'ai pas une enquête Manuel B. Ouai bah c'est bien qu'ils enquêtent parce que les faits qui sont dont sont soupçonnés que sont soupçonnés d'avoir commis ces ces fonctionnaires de police sont des faits qui s'il sont avérés sont totalement inacceptables et scandaleux. Donc c'est bien d'enquêter et puis une fois qu'on a enquêté, c'est bien que l'enquête elle aille jusqu'à son terme
et que si les faits sont reconnus que ça aboutisse réellement à des sanctions. Et on sait que malheureusement c'est pas toujours le cas dans les dossiers qui sont ouverts par l'IGPN. Juste une dernière question. Si vous êtes dans une manifestation et que la foule se met à scander tout le monde déteste la police, vous partez ou vous restez ? Franchement, vous trouvez que c'est une question très importante ? C'est une question. Ou intéressant. Ouais. Alors, je pense que vous poserez la la question par exemple de savoir à monsieur d'armin si quand il est dans une manifestation à l'appel d'alliance devant l'Assemblée nationale et qu'il y a des policiers sur la scène qui crient queil faut faire céder la dict de la constitution, peut-être que vous lui poserez la question.
Oui, mais parce que j'observe bien vos questions à géométrie variable. Donc chose soit très clair. Moi que les choses soient très claires, euh monsieur, je ne scande pas ce slogan pour une raison très simple, c'est qu'il est factuellement faux. Parce que vous l'avez dit vous-même, c'est pas vrai de dire que l'ensemble des des Français déteste euh la police, mais jusqu'à preuve du contraire, dire quelque chose de faux n'est pas encore un crime. Sinon, peut-être qu'un certain nombre d'entre vous seraient déjà en prison. Pardon ? Ça veut dire quoi ça ? Bah que si mentir était un crime, peut-être qu'un certain nombre de journalistes seraient déjà en prison puisqueun certain nombre d'entre eux parfois ne disent pas tout à fait la vérité. Allez au bout. Mais j'ai j'ai dit les
choses de manière très claire. Monsieur préférez attaquer vous préférez répondre avec des attaques contre les journalistes ou contre notre chaîne. Vous me poser la question sur un slogan. Je vous dis ce slogan est factuellement faux et ensuite je vous dis mais le fait de dire quelque chose de faux n'est pas un crime tout simplement. J'ai pas participé à une manifestation interdite he par ailleurs. Mais j'ai pas dit que vous avez participé députés ont participation par plusieurs reprises à des manifestations interdites. Mais d'accord. Mais si vous avez envie de régler des comptes avec tout depuis le début mais je vous pas vous me demandez si c'est un crime de dire le monde déteste la police je vous dis que c'est pas le cas tout simplement je suis d'accord avec vous ça sera plus intéressant
ça sera plus intéressant à partir du 1er août hausse de l'électricité de 10 % vous avez accusé Bruno Lomire d'avoir menti pour le coup sur votre compte Twitter vous avez appelé Bruno le menteur puisqu'il avait dit qu'il n'y aurait pas de rattrapage. Alors, il se défend le ministre de l'économie et des finances et il dit que ce n'est pas un rattrapage mais la fin progressive du bouiller tarifaire. Non, mais d'abord il avait dit que il n'y aurait pas d'augmentation du tarif de l'électricité en 2023. Donc, on peut prendre le problème par tous les bouts. Il s'agit d'un mensonge tout simplement. Et il s'agit d'un mensonge face à un gouvernement qui ne fait rien sur le sujet parce que cette hausse de 10 %, elle vient après une première hausse de 15 % qui a eu lieu euh cette année, en
début d'année. Donc, c'est une augmentation de plus de 25 % du prix de l'électricité. Je dis que c'est une augmentation qui est tout simplement intenable pour les Françaises et les Français et que ce gouvernement ne fait strictement rien sur le sujet et que si le gouvernement avait écouté les proposition de la France assoumise et notamment la mise en place de mesures de blocage du prix de l'énergie et de l'électricité alors on serait pas dans cette situation et que deuxièmement a eu lieu hier un vote au Parlement européen parce que c'est intéressant de regarder ce qui se passe au Parlement européen. Il y a eu un vote hier au Parlement européen sur la poursuite du marché européen de l'électricité. l'ensemble des groupes parlementaires à l'exception du groupe dans lequel siège la France
insoumise ont voté pour. Donc je trouve qu'il y a beaucoup de tartufies dans cette histoire du marché européen de l'électricité. Mais bien sûr qu'il faut sortir du marché européen de l'électricité qui est absurde. L'augmentation du prix de l'électricité aujourd'hui n'a aucun rapport avec l'augmentation du coût de la production. Le coût de la production d'électricité n'a pas augmenté de 25 % depuis le début de l'année et pourtant le prix va augmenter de 25 %. Pourquoi ? Parce qu'au milieu il y a des marchés. parce qu'au milieu il y a des spéculateurs, parce qu'au milieu il y a des énergéticiens qui ont fait des profits gigantesques euh cette année et qu'on met jamais à contribution. Donc la proposition de la France insoumise, c'est de bloquer les prix, c'est-à-dire
de faire payer euh la différence de prix par tout simplement celles et ceux qui en profitent pour s'en mettre plein les poches. Une dernière question, Manuel Bompard, le président du CRIF est-il d'extrême droite ? Je sais pas, c'est je ne connais pas ses opinions politiques. Non, je ne peux pas savoir quel bah je ne sais pas quel bulletin de vote le président du CRIF mais dans dans l'urne au moment de de du vote. Par contre, ce que je sais c'est que ce qu'il a fait la semaine dernière, c'est-à-dire utiliser une cérémonie d'hommage au aux événements au tristes et sinistres événements du Veldive et de manière plus générale une journée d'hommage aux morts victimes des crimes racistes et antisémites de l'État français. utiliser cette journée de commémoration et d'hommage pour s'en
prendre à la France insoumise. Je trouve que c'est indigne, je trouve que c'est abject et je trouve que c'est odieux. Et donc, puisque c'est la sans doute la question que vous allez me poser derrière, je trouve que Jean-Luc Mélenchon et les députés de la France soumise ont bien fait ont eu raison de dénoncer cette instrumentalisation honteuse d'une journée de commémoration. Une chose est sûre, cette intervention ne laisse personne indifférent. Manuel Bonpard a-t-il eu raison de répondre de cette manière ou va-t-il trop loin ? Donnez votre avis en commentaire. Échangeons dans le respect et abonnez-vous pour ne rien rater des prochains clashes politiques.
Manuel Bompard