C News Les Voix de L'info - Nicolas Dupont-Aignan invité de Sonia Mabrouk
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:30OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'il y a une mesure ou un dispositif qui a retenu votre attention dans la politique de la ville d'Emmanuel Macron ?
- 1:50FerméeRéponse directe
Donc vous ne faites pas partie de ceux qui critiquent l'utilité des emplois aidés ?
- 2:50RelanceRéponse partielle
Il propose quelque chose de plus pérenne avec un contrat entre l'État et ces personnes-là.
- 3:28ComplaisanteRéponse directe
Malgré tout, vous reconnaissez un discours de vérité sur les problèmes dans certains territoires quand il parle de radicalisation ?
- 3:36OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a eu un discours assez franc, direct ?
- 4:59OuverteRéponse directe
Pourquoi une telle adresse au président sur les défis du terrorisme ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:05InvitéChiffre
« Qui a supprimé 150 000 emplois aidés d'insertion ? »
- 2:57InvitéChiffre
« Mais l'emploi franc, il y en a combien de prévus ? 10 000. »
- 5:48InvitéChiffre
« Il y en a 130 qui sont en liberté. »
- 6:19InvitéFait
« Qui punit de 30 ans d'emprisonnement. »
- 14:15InvitéPromesse
« Le CETA va être ratifié. »
- 14:17InvitéFait
« Ça va être un désastre pour notre agriculture, pour nos ouvriers. »
Temps de parole
- Invité67 %
- Présentateur20 %
- ?7 %
- Invité 25 %
≈ 49,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Merci d'être avec nous sur CNews pour les Voix de l'Info. A suivre dans quelques instants, c'est l'interview politique, mon invité Nicolas Dupont-Aignan. Bonsoir.
Bonsoir Madame.
Président de Debout la France, député de l'Essonne, interview assure, mais d'abord le journal avec vous Julien. Je suis toujours entourée des Voix de l'Info, Frédérique Dhabi, directeur général adjoint de l'IFOP, Anne-Claire Ruel, enseignante, spécialiste de communication, fondatrice de l'agence Le Bord, notre chroniqueur économique Jean-Luc Moubeau, et l'invité politique Nicolas Dupont-Aignan. On va commencer tout d'abord par cette politique de la ville, version Emmanuel Macron. Est-ce qu'il y a, Nicolas Dupont-Aignan, une mesure, un dispositif qui a retenu votre attention, qui va dans le bon sens ?
Ce
qui a retenu mon attention, c'est un discours général
qui
en soi va dans le bon sens. Quand le président de la République dit que la République a déserté les quartiers, la radicalisation, on est tous d'accord.
Ce
qui m'attriste profondément, moi qui suis élu d'une circonscription de banlieue parisienne, dans l'Essonne, maire pendant 22 ans, ce qui m'attriste c'est le décalage absolument saisissant entre les paroles et les actes.
Parce
que qui a supprimé 150 000 emplois aidés d'insertion ? 150 000. Moi, dans ma circonscription,
j
'ai encore sur mon téléphone portable une association qui m'a envoyé un message ce matin en me disant « on va fermer
». C
'est Emmanuel Macron qui a réduit d'un milliard sept le budget du ministère du Logement.
Un
milliard sept.
C
'est Emmanuel Macron. Et
moi,
je vois mes concitoyens.
Les
deux préoccupations majeures de nos concitoyens en banlieue, c'est le travail, l'emploi et le logement. Et les deux ministères qui ont été sacrifiés, 1,5 milliard, 1,7 milliard de réduction de dépenses, c'est le travail et le logement. Et après, il va fanfaronner en banlieue en nous inventant des trucs complètement abstraits.
Donc vous ne faites pas partie de ceux qui critiquent l'utilité des emplois aidés ?
Pas du tout. J'ai été pendant la campagne présidentielle, même à contre à Rio de certains à droite,
à
dire qu'il en fallait davantage. Parce qu'en fait, Emmanuel Macron ne connaît pas ces publics-là. Moi,
j
'ai sorti de la difficulté du RSA, de l'assistanat du RSA, quantité de jeunes et de moins jeunes, grâce aux emplois aidés. Parce que quand on entend emplois aidés, le terme est mauvais en fait. On a l'impression que
c
'est de
l
'assistanat. Pas du tout. C'est qu'on sort quelqu'un du RSA, on lui donne un emploi d'intérêt général, il travaille, il se lève le matin, il a une tâche, et c'est par le travail qu'il se forme. C'est extraordinaire. On a sauvé des dizaines de milliers de jeunes et de moins jeunes par ses emplois. Alors c'est vrai que ça a un coût. Mais ces personnes-là, elles n'iraient pas du RSA à l'emploi privé d'un coût ? Donc quand Emmanuel Macron nous dit « je ne veux pas, il y a mieux », bien sûr qu'il y
a
mieux, comme Marie-Antoinette, on peut dire « il vaut mieux manger de la brioche que du pain ».
Non, vous
avez entendu
ce qu'il a dit. Il propose quand même quelque chose de plus pérenne avec une sorte de contrat entre l'État et ces personnes-là.
Mais l'emploi franc, il y
en
a combien de prévus ? 10 000.
Il
en a supprimé combien d'emplois aidés ? 150 000. Voilà. Alors moi j'entends à la télévision « emploi franc », c'est magnifique. Et ça va être quoi ? La tête du client ? Alors on est un jeune des banlieues, on a un emploi franc, et celui qui
est
en zone rurale, qui est dans la difficulté, il a quoi
? L
'emploi aidé, c'était beaucoup plus intelligent. C'était l'idée que pendant deux ans, on vous donnait l'occasion de travailler. Et moi je ne veux pas de l'assistanat, mais je ne veux pas non plus qu'on plonge les gens dans une illusion. Il faut les former.
Malgré tout, vous reconnaissez Nicolas Dupont-Aignan, un discours de vérité sur les problèmes dans certains territoires quand il parle de radicalisation sur ce sujet. Vous l'avez souvent critiqué. Est-ce que là il y
a
eu un discours assez franc, direct ?
Mais oui, il y
a
un discours franc.
Mais
d'ailleurs, si on regarde avec un peu de recul, maintenant ça fait six mois qu'Emmanuel Macron est président de la République.
Il
y a des discours parfois intéressants. D'ailleurs les Français se sont fait berner par ces discours-là. Ces discours en soi, mais comment ne pas être d'accord ? Le problème de fond, c'est qu'Emmanuel Macron s'est fait élire sur l'idée
qu
'enfin il y allait avoir un président qui allait passer des paroles aux actes.
On
a eu une quantité de présidents qui parlaient et qui n'agissaient à contrario. Et lui il fait pareil, en pire. Et c'est ça qui ne va pas. Et pourquoi les Français sont en colère aujourd
'hui
?
Pas un
peu rapide, six mois pour redresser le bilan et fermer le banc ?
Non, mais parce que l'hypocrisie, ça a quand même un moment, ça suffit. Là c'est du tartuffe. On ne peut pas venir en banlieue faire le malin et avoir détruit les instruments de l'État pour agir en banlieue. Ça je le vois tous les jours. J'ai mon club de foot.
Il
y avait 11 emplois aidés dans ce club de foot qui a permis de sortir des jeunes des cités de la difficulté. La moitié sont supprimés. Ils ont reçu la lettre de licenciement il y a un mois. Vous croyez qu'ils vont apprécier le discours d'Emmanuel Macron à la télévision ce soir ?
Dans quelques instants, les voix de l'info vous poseront les questions sur différents sujets. Je voudrais insister sur un point particulier, Nicolas Dupognon. Hier, 13 novembre, deux ans après les attentats de 2015, il y a eu les hommages. Évidemment, toujours un souvenir vif et douloureux. Et puis un débat permanent qu'il faut avoir sur les questions autour de la lutte contre le terrorisme. A ce sujet, vous avez écrit une lettre au président de la République intitulée « Monsieur le Président, le souvenir nous oblige ». D'abord, pourquoi une telle adresse ? Est-ce que vous estimez qu'il n'est pas conscient au sommet de l'État, au sommet du pouvoir des défis, des dangers dans notre pays ?
Parce que c'est la même chose que sur la politique de la ville. Et puis moi, je vais vous dire franchement, le meilleur hommage,
sincèrement
qu'on le puisse rendre aux victimes et à leurs familles qui souffrent, qui sont dans une souffrance abominable, et personne ne peut d'ailleurs se mettre à leur place. Le meilleur hommage qu'on puisse leur rendre, c'est de se dire « on fait tout pour que ça ne recommence pas ». Et moi, en conscience, je vous le dis, j'en ai marre des commémorations à Libye. Voilà. Des commémorations, j'ai voulu l'écrire de manière
plus
élégante, de commémorations qui font qu'on met la poussière sur le tapis, et qu
'on
ne se pose pas la question fondamentale des djihadistes qui reviennent de Syrie. Il y en a 130 qui sont en liberté. Vous
la posez, et vous évoquez par exemple une proposition, qui était d'ailleurs, je crois, dans votre campagne, l'isolement des anciens djihadistes de retour sur notre sol français, et la mise en place d'une politique pénale d'exception. Donc vous proposez de les traiter tous de manière indifférenciée, et pas de faire du cas par
cas. Je dis
qu'on ne peut pas faire revenir des bombes volantes.
Hommes, femmes, enfants.
Hommes, femmes, enfants.
Hommes, femmes,
enfants.
Il faut être
intransigeant. Bien sûr, sur certains cas de bébés, on ne
va
pas les mettre en prison. Mais je demande beaucoup plus de fermeté et l'application du fameux article du Code pénal, qui punit de 30 ans d'emprisonnement. Parce qu'il faut que ceux qui sont en Syrie aujourd'hui, qui ont été quand même égorgés des gens, qui ont été combattre nos armées, sachent que s'ils rentrent, ils ne seront pas en cellule de déradicalisation. Permettez-moi de critiquer même ce terme scandaleux. Ils seront en prison et qu'ils n
'aient
pas envie de rentrer. Si la France n'est pas impitoyable avec ceux qui nous ont combattus, eh bien nous aurons d'autres attentats.
Vous plaidez pour une justice ? Je
plaide pour une beaucoup plus grande fermeture.
Et une
justice d'exception ? Mais je vous pose la question, vous êtes un responsable. Jusqu'où faut-il aller ? Pour certains, toucher, jouer, même parfois ainsi aux apprentis sociaux avec notre droit, nos lois, c'est donner raison aux terroristes.
Est-ce
que ce discours-là, vous le balayez ?
Je ne le balaye pas parce que c'est une affaire grave. Et personne d'ailleurs ne peut empêcher demain des attentats. Je n'aurai jamais cette prétention. Je dis juste que des gens qui ont été égorgés, qui ont tué, qui sont partis volontairement, doivent s'attendre à une fermeté absolue. Charles Pasqua parlait de terroriser les terroristes. C'était la bonne expression. Et je suis absolument fatigué de cette espèce naïveté française, de ces petites bougies qu'on allume partout, alors que les gens viennent nous tuer sur notre sol. Je pense que maintenant, il faut réagir beaucoup plus fermement.
Je vais me déplacer sur le plan politique ces derniers jours. Alain Juppé se rapproche de plus en plus d'Emmanuel Macron. Et sans surprise, il s'éloigne de plus en plus des républicains version Wauquiez. Mais est-ce que ce grand mouvement central, Nicolas Dupont-Aignan, qui est en train de se former ou qui peut se former, est-ce qu'il peut s'installer durablement dans le paysage politique ? Est-ce qu'il vous effraie ? Tout simplement
parce qu'il
aurait une grande place.
Mais il a un sens. Moi, je suis très surpris des gens qui ne comprennent pas ce qui se passe.
Emmanuel
Macron a fait une révolution politique, mais naturelle.
Il
y avait des gouvernements de centre-droite et des gouvernements de centre-gauche qui faisaient la même politique, notamment européenne et mondialiste. Accord de libre-échange, le CETA par exemple.
Ils
faisaient semblant de s'opposer.
Ils
menaient la même politique. Les Français ont compris que c'était les mêmes. Eh bien, on a la chance avec Emmanuel Macron qu'ils sont ensemble. Donc, Emmanuel Macron a acté une recomposition sur des faits. Je ne comprends
pas pourquoi. Eh bien, ils feront naufrage
ensemble.
Vous tendez la main à Laurent Wauquiez, vous-même. Et
attendez la suite. Ils vont faire naufrage ensuite, ensemble. C'est évident, puisqu'ils vont échouer, puisqu'ils ne traitent pas les causes des problèmes. Alors, en face, il y a qui ? Il y a Mélenchon qui s'organise.
Et
moi, je n'accepte pas que les millions d'électeurs de droite aient comme choix Macron
ou
Mélenchon. Et je suis convaincu, et je le dis à Laurent Wauquiez, je le dis à Marine Le Pen, je le dis aux autres, que si c'est le chacun pour soi à droite, eh bien, nous assisterons à un duel Macron-Mélenchon et à la perte de
la France. Vous avez
eu la réponse de Laurent Wauquiez. Il vous dit que vous avez commis une erreur impardonnable en vous associant à la présidence du FN. Eh
bien, je pense que Laurent Wauquiez se trompe complètement. Je pense qu'il insulte, ce faisant, les 10 millions d'électeurs de Marine Le Pen du second tour. Je pense que la base des Républicains, je les vois, ils adhèrent chez moi beaucoup, comme ceux du Front National.
Vous nous annoncez que vous faites une OPA sur les militants de la droite
? Non, ce n
'est
pas une OPA. C'est que je vois, et c'est ce qu'on a voulu créer avec les amoureux de la France, cette plateforme Internet participative.
Il
faut bâtir un programme commun
en
demandant au FN d'être plus rassurant, de faire évoluer son programme, en demandant aux Républicains d'être plus audacieux, parce qu'à la base, nos électeurs, ils sont d'accord à 80% sur l'ensemble des programmes. Et je veux, oui, je veux qu'on cesse les divisions, les querelles de Chapelle, et je regrette que Laurent Wauquiez, qui est en parole, progresse, reste dans des vieux schémas de division imposés par la gauche. Je suis convaincu que demain, face à la recomposition de Macron, il y aura une recomposition.
Donc
avec un triptyque, vous, Laurent Wauquiez, Marine Le Pen, d'ailleurs
à propos... Ce n'est pas les
personnalités qui comptent,
madame. Malgré tout, vous les citez. Ce sont les électeurs, les adhérents. Est-ce que vous pensez qu'elle est encore l
'avenir de son parti, Marine Le Pen ? Je n'en sais rien.
Ce qui
m'importe... Vous voulez quand même
vous associer à
elle ?
Mais non, je veux m'associer
à
ces millions d'électeurs qui ont voté parfois Front National, parfois Républicain, parfois Debout la France, parfois Chrétien-Démocrate, et qui veulent que leur leader politique bâtisse un programme commun sérieux pour être une alternative, et ne pas laisser Mélenchon être la seule alternative.
Les voix, les questions des voix de
l
'info. Frédéric David, d'abord.
Je
me
permets, je trouve extrêmement intéressant, si vous avez, cher Nicolas Dupont-Aignan, utilisé à plusieurs reprises le terme programme commun. Vous voyez ce que cela charrie en termes de représentation historique. Vous parlez d'un triptyque, vous-même, Laurent Wauquiez, Marine Le Pen. Si on tire la métaphore, c'est Georges Marchais, François Mitterrand et Robert Fabre. Qui vous voulez être ? Bien sûr, vous n'allez pas me répondre, mais n'est-ce pas le fait de boule à France, en dépit de quelques succès ? Qui va être peut-être ce parti charnière, et qui va arbitrer le combat qu'on voit dans les enquêtes d'opinion entre Laurent Wauquiez et Marine Le Pen ?
Laurent Wauquiez qui braconne fortement du côté du Front National, il a pris 15 points dans le baromètre fiducial chez les sympathisants Frontis, et Laurent Wauquiez qui cherche à
faire revenir les électeurs du FN. Arbitre peut-être, mais je rajoute, Nicolas Dupont-Aignan,
combien de divisions vous
représentez ? Les
électeurs,
les
Français, vous ne croyez pas qu'ils sont lucides
? Ils
ne veulent pas être braconnés ?
Ce
ne sont pas des lapins ? Ce ne sont pas des sangliers ? Les électeurs, ils attendent d'être respectés, et ils veulent de la cohérence. Et qu'est-ce que je dis à Laurent Wauquiez ou à Marine Le Pen ? Si vous recommencez, aucun de vous ne gagnera seul. Marine Le Pen ne gagnera pas seul, Laurent Wauquiez ne gagnera pas seul. Et justement, moi je veux
qu
'on change de comportement. Nos électeurs attendent
plus
de respect. Ils attendent un programme sérieux d'alternatives. La critique de Macron, et je l'ai fait, ne suffira pas. Et il faut bien comprendre que sur la question des frontières, sur la question des PME, sur la question des défenses des territoires, sur la question de la justice sociale, on peut bâtir un beau programme commun d'alternatives. Et c'est ça qui m'intéresse. La question du leader,
en
2020, 2021, on verra bien. Et ce ne sera peut-être aucun des trois. On
verra qui ce sera. C'est intéressant, c'est-à-dire que vous pourriez
vous retirer
si ce grand...
Je
vous pose la
question. Elle est naturelle, si vous ne faites pas attention
au leader, vous pourriez
laisser votre place.
Chère madame, qui aurait imaginé qu'Emmanuel Macron,
en
2012, soit le candidat gagnant en 2017 ? Ce que je veux dire, c'est que si la droite française continue,
ces
petites chapelles, ces petites écuries, ces petits braconnages de petits niveaux, en insultant les électeurs, eh bien, ils seront rayés de la carte. Et moi, je ne veux pas voir mon pays rayé de la carte. Et je pense qu'on a un message politique à donner. Et j'ai envie d'y contribuer. La question
d'Anne Cléruelle.
Alors,
moi, j'ai une question
très simple à vous poser.
Oui.
Vous opposez la parole et les actes d'Emmanuel Macron. Oui. Et d'un autre côté, vous sortez une plateforme pour les amoureux de la France, qui a vocation à fédérer un peu tous les eurosceptiques. Donc, finalement, la méthode Macron, elle n'est pas si mal que ça pour vous. Mais dans la méthode politique qui a consisté à dynamiter des appareils vermolus pour faire émerger une recomposition, je dis chapeau là-dessus. Ce n
'est
pas mes idées, mais je respecte les personnes. En revanche, ce que je dis, c'est que la politique menée par Emmanuel Macron ne va pas résoudre les problèmes de chômage, d'insécurité, d'immigration. Et je pense que les Français attendent des résultats. Et je crois que les solutions que nous avons et qui émergent de cette plateforme participative, sont des solutions de bon sens. Contrôler nos frontières, baisser les charges des PME, alors qu'elles vont quand même augmenter l'année prochaine. C'est quand même incroyable. Défendre nos territoires.
Ce
sont des solutions de bon sens. Et je suis certain
que
le mirage Macron va disparaître. Et que le choix va être plutôt entre M. Mélenchon et nous.
C
'est ça l'avenir.
Donc, pardonnez-moi,
certains pourraient vous dire, je fais attention en mots, je ne dis pas des extrêmes, je parle des extrêmes dans le paysage politique entre une gauche de la gauche et puis une droite de la droite.
Je pense que le débat droite-gauche est dépassé. C'est la vraie question.
Ah, pour vous aussi ?
Oui. C'est en
même temps, alors ?
Non, ce n
'est
pas en même temps. Il y a des choix européens, mondialistes. Le CETA va être ratifié. Ça va être un désastre pour notre agriculture, pour nos ouvriers. Le CETA, l'accord de libre-échange avec le Canada. En vérité, M. Macron a simplement rajeuni les gouvernements qui ont ruiné la France depuis 20 ans. C'est une fausse modernité. Eh bien, moi, je pense qu'il y
a
une autre
vision
de la France, patriotique, humaniste, républicaine, qui peut émerger.
Et j'ai envie de la faire émerger avec d'autres. Vous attendez quand même
la main tendue de la droite qui ne vient pas.
Mais je m'en fiche de la main de M. Wauquiez. Ce qui compte, ce sont les électeurs. C'est eux qui vont décider. Ce ne
sont
pas les appareils. Ils sont finis, les appareils. On
aura
l'occasion d'en reparler.
C
'est la base qui va, à un moment, faire la révolution à droite. Révolution aussi, alors ? Révolution, oui.
C
'est partout.
Merci, Nicolas Dupoignan, d'avoir
été notre invité. Merci à vous.