Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewAlexis Corbière· 10 juin 2026 16 minComplaisantActualité / polémiqueJusticeSécuritéSolidarités & familleInstitutions & élections

Affaire Lyhanna : Le ministre Darmanin doit démissionner ! - Alexis Corbière sur LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:39OuverteRéponse partielle

    Quelle leçon tirez-vous du message de la mère de Lyhanna ?

  • 1:55OuverteRéponse directe

    Marine Le Pen a évoqué la "nonchalance de l'État". Partagez-vous cette analyse ?

  • 2:32OuverteRéponse directe

    Vous parlez de dysfonctionnements. Est-ce un problème systémique ou individuel ?

  • 3:11FerméeRéponse directe

    Combien d'agressions sexuelles sur mineurs sont estimées chaque année en France ?

  • 4:26OuverteRéponse directe

    Une mère écrit : "Je n'ai plus confiance dans la justice". Comment y répondre ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    94% des plaintes pour violences sexuelles sont classées sans suite. Comment l'expliquer ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:26Alexis CorbièreFait
    « La justice mes cœurs. Je suis mère d'une petite fille de 7 ans et je n'ai plus confiance. »
  • 9:22Alexis CorbièreFait
    « Souvent quand on va porter plainte, il ne se passe pas grand-chose, ça met beaucoup de temps. »
  • 11:43Alexis CorbièreChiffre
    « Depuis 2019 les plaintes ont explosé. »
  • 14:30Alexis CorbièreFait
    « Abolir la peine de mort n'était pas l'idée que désormais il n'y allait plus avoir de criminels dans la société. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:02

Voilà, c'est évidemment un des moments les plus poignants de la la soirée. Je rappelle le QR code ici qui s'inscrit où chacun peut intervenir, poser des questions, la parole politique. Beaucoup vont nous rejoindre sur ce plateau au cours de cette soirée spéciale. François Xavier Bellami notamment et vous d'abord sur ce plateau. Merci beaucoup Marline Chapa. Merci monsieur Corbierre, merci monsieur Ballard. Première réaction sur ce qu'on vient d'entendre, c'est-à-dire le pour vous la leçon que vous tirez du message de cette mère qui vient de prendre la parole. Marline Chppard, écoutez moi ma conviction c'est qu'on est vraiment avec cette affaire, avec ce drame à un point de bascule de la société. C'est-à-dire il ne s'agit pas uniquement de la question des violences

0:39

sexistes et sexuelles commises sur les enfants, même si évidemment c'est le le cœur de ce qui nous préoccupe. C'est vraiment un sujet de société autour de la place de l'état de droit. Parce que aujourd'hui, l'état de l'opinion est tel que le jour où vous avez un parent qui va décider de se faire justice lui-même, nous aurons beau tous lui dire état de droit, état de droit, il faut porter plainte, avoir confiance dans la justice et cetera. La réalité Darius Rochin, c'est que l'opinion publique sera avec ce parent qui se sera fait justice lui-même. C'est d'ailleurs ce que l'on entend déjà de la part de parents qui disent "Moi, j'ai joué le jeu, j'ai porté plainte. La peine prévue normalement est de plusieurs dizaines d'années de prison et il y a une remise

1:16

en liberté. un bracelet électronique, des travaux d'intérêt général à ton même parfois entendu. Donc c'est vraiment ce qui [raclement de gorge] est en ce qui est en jeu, c'est vraiment la cohésion de notre société et la place de l'état de droit dans notre société. Philippe Ballard, alors là entendu on a entendu la maman de de Rosa, mais cet après-midi lors des questions au gouvernement, quasiment toutes les questions ont été posées aux garde des saut ou au premier ministre sur l'affaire de de Liana. Moi, je reprendrai juste la phrase de de Marine Le Pen qui a dit euh "Cette pauvre enfant de 11 ans a été sacrifié sur l'hôtel de la nonchalance de l'État et de l'appareil judiciaire." Il va falloir faire une introspection mais totale et générale. Il y a des mesures juridiques,

1:55

des lois qui vont peut-être être améliorées mais enfin déjà il y a un panel quand même assez suffisant mais là il y a eu une nonchalance qui a coûté la vie à une enfant de de 11 ans et puis on les dans plusieurs dénis. indéni. Par exemple, quand vous avez un garde des sauts euh qui dit "On est en France, il y a un sentiment d'insécurité. Euh alors évidemment quand ti un sentiment, c'est pas très grave. Donc on va pas renforcer les moyens de la justice, on va pas renforcer les moyens euh de la police et et de la gendarmerie. Donc il y a tous ces dénis, euh le le déni, enfin quand il y a eu le périscolaire à Paris, enfin ça été un déni, ça aurait dû être un scandale d'État. C'est passé sous quasiment sous la sous la moquette. On va ouvrir ses débats. Alexis Corbier,

2:32

non Chalance. Non chalance dit à l'instant Philippe Bal et évidemment ça concerne ces 9 mois et le cas de la de la petite Rosa est emblématique 9 mois pendant lesquels Jérôme Marela n'a été ni auditionné ni en audition ni en garde à vue. Moi ce que je pense c'est que on a tuise beaucoup le mot de dysfonctionnement depuis le début, mais c'est peut-être aussi en réalité un fonctionnement général parce que moi je vois tout simplement comme député des femmes notamment victimes de violence attendent longtemps. Elles ont porté plainte et elles appellent et alors répond pas grossièrement hein ça mais c'est le fonctionnement quotidien et il faut prendre la mesure de ce qui se passe qui parur est lié aussi à quelque chose de plutôt sain c'est que la parole s'est libérée. Là je parle notamment des

3:11

violences sexuelles aux enfants mais c'est extrêmement important. On estime que euh dans chaque classe de France, les associations qui intervenaient là-dessus considèrent que sur chaque classe, il y a au moins trois enfants qui ont été ou qui sont en train d'être victimes de violence sexuelle. D'accord ? C'est ça dont on parle. Il y a aujourd'hui 160000 sans doute euh agressions sexuelles sur des enfants. Et face à ça, quand moi je viens sur votre plateau et que je dis qu'il faut plus de moyens pour le service public, que je parle de justice, je parle de ça. Alors souvent on dit "Vous nous embêtez avec vos chiffres mais moi je ne crois pas." C'est pour ça que je termine ma réponse, c'estàdire que il y a peut-être eu des défaillances humaines, c'est possible.

3:46

Mais le problème n'est pas, je crois l'attitude individuelle de quelqu'un. Il y a un caractère systémique et indiscutablement de tribunaux qui n'ont pas les moyens de travailler. Indiscutablement de policiers, de gendarmes qui sont sur beaucoup de fronts. Et donc, si on donne pas des moyens à ce service public fondamental, celui de la justice, on y arrivera pas. Vous l'avez dit 100 fois sans doute ce chiffre depuis le début, il est sur tous les plateaux télé. On est quand on compare avec l'Europe un pays qui a le moins de magistrats. On est 22 moins en Europe, 11 12 pour la France. Qu'est-ce qui doit être changé ? Question et je le rappelle encore le QR code qui s'inscrit euh une mère qui écrit Alicia à Marseille euh mère d'une enfant de 7 ans et certaines des victimes de de Jean Bar

4:26

avait cet âge. La justice mes cœurs. Je suis mère d'une petite fille de 7 ans et je n'ai plus confiance. Est-ce que nous vivons un moment de rupture ? Et c'est très grave hein, de rupture de confiance. grand chemin la loi intégrale que porte c'est assez ça embrasse si je puis dire beaucoup de groupes mais c'est Céline Thiebo Martinez qui est membre de groupe socialiste qui porte ça. L'idée de la loi intégrale c'est que il faut prendre sur tous les fronts à l'école par exemple est-ce qu'on a aujourd'hui les psychologues, des médecins scolaires qui peuvent repérer un enfant qui change de comportement mais qui ne dit pas ce qui a eu lieu. Est-ce qu'on a par la suite les psychologues ? Est-ce qu'on a par la suite les magistrats ? Est-ce qu'on a les policiers ? La fondation des

5:00

femmes nous dit combien ? Vous le savez sans doute mieux que moi, cher Marian Chapa. 5000 enquêteurs, c'est ça et et 600 aussi policiers supplémentaires pour tout simplement faire face à cette réalité que sont les violences fait aux femmes. Il y a le chiffre qui dit que 94 % euh des femmes qui portent plainte voi que pour violence sexuelle, c'est classé sans suite. Là, je peux pas croire qu'il y a 94 % parce que c'est dû à la maladresse ou à la grossièreté d'un gendarme ou à la phénantise. Est-ce que cela passe par une échelle des peines différentes ? écouter Géraldin sur notre antenne qui parle de du fait que certains criminels pédocriminels mais criminels en général sont incurables incurables à ses yeux et donc cela appellerait des peines planchées ou des mesures spéciales de

5:43

rétention réellement sans fin. Écoutez-le, c'est terrible à dire mais quand on voit la succession de tout ce qu'on devient tout ce qu'on vient de rappeler, est-ce que Liana devrait être vivante ? Sans doute. C'est très difficile à dire. Sans doute. Sans doute parce que je voudrais quand même dire que évidemment cet auteur, il n'est pas condamné mais manifestement il a une un problème qui est je crois de l'ordre de quasiment incurable. Je crois qu'il y a des gens qui manifestement ont de Je vois pas très bien comment la rédemption est possible. Euh je vois pas comment on peut pardonner euh l'impardonnable sans prendre à à une l'innocence même et pardon d'être extrêmement vulgaire mais avoir des

6:27

avoir envie des relations sexuelles avec une enfant de 10 ans. Moi je vois des dossiers ou des bébés plusieurs mois sont agressés sexuellement. C'est c'est ça c'est ça malheureusement la remontée du quotidien parfois des des parquets. Je vois pas comment on peut ensuite relâcher une personne même après 15 ou 20 ans de prison sans se dire qu'il y a pas un risque pour la société. Est-ce que ça passe à vos yeux par des peines nouvelles, une échelle de peine nouvelles avec des peines notamment incompressibles ? Alors, les peines planchées, puisque vous en parliez, c'est dans notre programme depuis de très très longues années. Euh mais il faut bien se rendre compte exemple et soyez très concret, qu'est-ce que ça voudrait dire par exemple, fallait que ça soit motivé mais

7:05

maintenant ça devrait être automatique. Voilà, comme l'intégrité physique parce qu'on parle de la violence. Alors aujourd'hui, on parle de l'ha bien sûr, c'est terrible. Mais si on regardait les chaînes d'info, si on regardit LCI, qu'est-ce qu'on avait la semaine précédente ? Et bien, on avait le Paris-Germain des violences insoutenables dans nos rues quasiment des scènes de guerilla. Quand on s'en prend à l'intégrité physique d'une personne, il ne devrait plus y avoir de remise de peine possible. Voilà, c'est dans notre programme, il faut envoyer des signaux extrêmement forts. Des peines plus lourdes bien sûr, mais j'entends qu'on va changer la loi et tant mieux. Et moi, je pense qu'il faut vraiment faire front et faire fit de tous désaccords politiques.

7:38

Et évidemment la loi qui est portée par le Parti socialiste, la loi intégrale, elle a été travaillée depuis de nombreux mois. Il faut bien sûr qu'elle soit soutenue très largement. C'est une chose, mais moi je vais vous dire, en 2018, j'ai porté une loi qui euh allongeait les délais de prescription, qui aggravait les sanctions sur les viols et les crime sexuel commis sur des mineurs. Mais cette loi aujourd'hui, elle n'est pas appliquée. Et moi je le déplore, euh quand vous votez une loi et que tous les parlementaires, c'est un jeu de démocratie, quand le législateur se met ensemble, débat et vote et dit bien désormais un viol commission mineur, ça va être 20 ans, 25 ans, 30 ans de prison. Voilà ce que le le l'élu de la République a voté, ce que la représentation nationale a voté et qu'en

8:14

fait la condamnation moyenne pour un viol, elle est de moins de 7 à 8 ans de condamnation, on est extrêmement loin de ce qui est prévu par la loi. Donc là aussi, je le disais, il y a un enjeu de violence sexuelle et on est nombreux à alerter sur ce sujet de très longues dates, je dis avec ces ces dispositifs et avec d'autres, mais il y a aussi un enjeu de respect de la démocratie, de respect de la loi qui est votée. Donc là, est-ce qu'on va voter le fait qu'on va aggraver les peines pour les violences sexuelles commises sur mineurs ? Peut-être est-ce un débat à voir. Mais la la nécessité du débat, c'est vraiment comment on fait en sorte d'appliquer cela parce que c'est là que se joue la confiance entre les victimes et l'état de droit. Monsieur, moi je je trouve

8:53

attention à la démagogie parce qu'il y a une contradiction dans ce que dit monsieur Darmanin. Il dit avec gravité et moi je suis père de famille honnêtement quelqu'un qui agresse sexuellement une fille de 11 ans euh c'est quelque chose qui tu comment dirais-je qui mais il faut qu'il reste en prison jusqu'à sa mort. Et ce que je veux dire c'est que cette répondez pas est-ce qu'il faut qu'il reste en prison jusqu'à sa mort ? Oui. Et après oui enfin je veux dire comme ça indiscutablement faut la peine la plus sévère. Ce que je ce que je voudrais dire c'est que la personne qui fait ça, vous dites pas tout à fait la même chose, attends mais je termine juste et je vous répondrai. Mais la personne qui fait ça de toute manière ne se dit pas "Je peux le faire parce que ça fait ça fait que

9:22

10 ou 30 ans de prison." Vous voyez ce que je veux dire ? Donc si on ne règle pas le problème, on met à l'écart de la socié, ce que je veux dire c'est que d'abord le problème que les Français rencontrent et le cas de Liana est là, c'est que souvent quand on va porter plainte, il ne se passe pas grand-chose, ça met beaucoup de temps. D'abord, réglons ça. Monsieur Darman, ça m'a choqué cet après-midi, il nous a dit en gros, il y a pas de problème de moyens et surtout ça transpiré, il était mal à l'aise. Ça se voyait le fait que il n'est responsable de rien, lui tout va bien. Là, je trouve qu'il y a un principe d'éthique et de responsabilité du politique qui ne me va pas parce que tout de même je rappelle que l'année prochaine, il était prévu que soit gelé 411. Mais ça veut dire quoi ?

9:54

Oui, je crois je crois je crois que c'est tellement grave que il fallait au moins politiquement avec dignité dire "J'ai échoué". Il aurait pu faire démissionner je crois. Non mais il aurait été remplacé il aurait été remplacé par un autre ministre macroniste. Donc puis on a 10 mois de l'échéance présidentielle. Euh bon sur le principe on sur le principe. Non mais il aurait pu il aurait pu on aurait eu un autre ministre macroniste. Je dis je le dis sans démagogie mais quand l'émotion est telle dans le pays il faut quand même on est qu' un geste symbolique de quelquun qui c'est pas avec une démission de ministre encore une fois démissionne tout à l'heure franchement ça va pas m'arracher une larme mais ce qu'il faut se rendre compte et moi j'étais je suis je suis

10:30

heureux de vous entendre dire alors qu'on n'est pas du tout sur l'échecqu politique on n'est pas du tout du même bord mais dire peut-être que la perpétuité réelle c'estàdire on rentre mais on sort plus jamais ça peut être une solution pour des crimes qui sont insoutenables parce que derrière tout ça faut bien voir qu'il n'y a une explosion de la violence. Vous repassiez un extrait, moi je l' regardé hier Alain Ber en direct. Oui, il y a une explosion de la violence et mais depuis des décennies et l'équipe gouvernement en place à sa part de responsabilité mais depuis des décennies on n' pas pris conscience du problème. Qu'a fait la magistrature ? On était dans la réinsertion mais pardon, on était pas dans la et à partir de ce moment-là, on enclenchait la marche arrière. On jamais

11:09

mis au prison. On entendait Alain Beruer affirmer que on freine parfois les mises en prison parce qu'il y a pas assez de place en prison par qu'il y a une inversion évidemment qui paraît assez étonnante. D'ailleurs pour revenir 3 secondes sur le le sujet de Gérald Darmanin qui est qui est aussi important qui est pas que politique, moi je crois pas une seule seconde qui est un seul dossier de viol qui va être qui va trouver sa résolution plus rapide au lendemain de la démission de Gérald Darmanin. Bien au contraire, on a là pour une fois un garde des saut qui est porté par la population pour prendre des décisions nouvelles et courageuses. Il faut contraire le soutenir et ensuite c'est pas pour défendre particulièrement Gérald Arrmanin mais en l'occurrence dès qu'il

11:43

a été nommé garde des saut il a dit qu'il avait deux priorités la lutte contre le narcotrafic et les violences contre les enfants. Et d'ailleurs, vous vous en souvenez à l'époque certains, si si c'est vrai et à l'époque certains ont ris à la légèreté en faisant que c'était pas un vrai sujet de politique publique. Donc ça me semble fondamental et je veux juste revenir sur quelque chose que disait le DGGN tout à l'heure à votre antenne. Il disait depuis 2019 les plaintes ont explosé. Attention à la mauvaise interprétation, ça ne veut pas dire nécessairement qu'il y ait davantage de violence sexuelle. Ça veut dire que 2019 avec Édouard Philippe, il y a le grenel des violences conjugales. Les associations se mobilisent considérablement, les journalistes, les

12:17

personnalités, les artistes. Et donc, il y a une parole et on va faire le chemin de la plainte. Le problème aujourd'hui, c'est que c'est un monologue. On a dit qu'on libérait la parole, mais aujourd'hui, il y a un monologue et les victimes attendent la réponse des pouvoirs publics. Toutes les questions sont les bienvenues. Je rappelle le QR code qui s'affiche ici, question sur la peine de mort. Et je rappelle toujours quand on lance ce genre de débat que Badinter lui-même disait, il nous l'avait dit hein, c'est pas un débat tabou, on a le droit. Alors lui était évidemment, il trouvait que c'était un recul terrible de civilisation de rétablir la peine de mort, mais il disait c'est pas un tabou terrible. On est tout à fait libre d'en parler. Il y a des partisans de la peine

12:47

de mort, y compris dans les démocraties aux États-Unis par exemple. Rétablir la peine de mort serait-il la solution ? C'est Louis-Philippe de Marignac qui demande cela. Euh, on est pour alors c'est plutôt là, on vient d'en parler, la perpétuité réelle, c'est-à-dire vous êtes condamné mais vous ne sortez jamais. Euh parce que là, pour un viol avec des circonstances aggravantes, hein, euh acte de barbarie, on peut avoir la perpétuité. Mais on sait très bien que al il peut y avoir une peine incompressible jusqu'à 30 ans mais l'individu finira en fait sortira au bout d'un moment. Non, c'est pas possible là. Mais il y a un degré d'exaspération dans la population. Moi je suis all en circonscription ce weekend mais moi j'avais jamais connu ça. Très honnêtement, j'avais jamais

13:24

connu ça. Est-ce qu'il y a le gêne sur la peine de mort ? Juste sur la peine de mort. On voit aux États-Unis, il y a même des démocrates, des gens à la gauche de leur conser. Non, mais juste pour répondre à votre question sur les faits de société comme on dit, on est pour les référendums. Voilà. Mais la réponse que je vous fais ce soir, c'est perpétuité réelle. Mais on ne sort jamais jamais jamais jamais jamais. Donc sans possibilité de revoir la peine. Ah bah non, si c'est une perpétuité réelle et on sort pas, c'est fini. C'est ce qu'a tué la justice d'ailleurs hein, les les remises de peine. Moi, je vous parlais de l'intégrité physique. C'est pas possible d'avoir des remises de peine quand on s'en prend à l'intégrité physique d'une personne, d'un policier,

13:57

d'un gendarme. Enfin, c'est Liana ce soir bien évidemment, mais enfin quand on a vu les images après le match du PSG, enfin, il devrait pas quand on attaque des policiers quasiment à bout portant en toute impunité. Moi, je regardais hier les images que vous diffusiez, enfin c'est supporter. Non, c'est pas supporter. C'est voyou, ces délinquants qui mais se baladent devant les policiers, les gendarmes, leur tirent avec des mortiers d'artifice mais à bout portant sans être inquiété. Bah non, non, c'est pas possible. Donc maintenant, il faut sévir je réponds à votre question sur la peine de mort. Vous vous évoquez à juste raison les États-Unis qui est un pays qui pratique la peine de mort et qui est sans doute le plus violent où il y a le plus de crimes. Comme quoi ça ne règle rien.

14:30

Moi, après, j'assume le fait que abolir la peine de mort n'était pas l'idée que désormais, il n'y allait plus avoir de criminels dans la société. C'est une notion philosophique qui considère que la société doit punir, sanctionner, mais elle n'a pas le droit, elle doter la vie. C'est ce que je c'est ce que je pense et que je continue à défendre. Et ça concerne évidemment les pires des salots, pardon l'expression vulgaire, hein. Donc ça, il y a pas de souci. Après, il y a un autre débat qui est celui très particulier, je vais le dire comme ça, de cette perversion sexuelle. Je sais pas si le terme est adapté, mais deux gens dont on sait qu'ils sont dangereux, là je veux bien, mais chaque fois la peine doit être adaptée à la personne. De quoi parlons-nous ? Je veux

15:03

pas rentrer dans des détails mais il va de soi que je suis pour protéger la société de gens dont il est établi par tous les experts qu'ils sont dangereux mais là encore c'est pas avec des formules générales perpétuité pour qui pourquoi. Là encore on voit bien que là on a un homme qui qui est face indiscutant à à quelque chose de particulier mais encore je me garderai malgré toute la colère que que j'ai contre cet individu. La justice va un peu cerner le personnage et on va voir et je suis pour quand même que la justice là encore ne travaille pas complètement sous l'émotion mais sur la perpétuité totale j'insiste parce que là l'esprit des lois aujourd'hui c'est de dire normalement toute personne a droit à un réexamen tôt ou tard de mon savez que aujourd'hui quand on met quelqu'un

15:42

en prison qui est très dangereux quand même même il sort il est sous contrôle médical et judiciaire et il ne se promène pas dans la rue. les gens je ne faisons pas croire aux français qu'il y a des des quand même même des gens sortent je veux dire des des grands pervers qui ont été mis en prison qui ont fait des choses horrible ils sont toute leur vie dans des conditions médicales de surveillance ils ne sortent pas on va poursuivre les débat merci beaucoup et je rappelle vraiment les QR codes toutes les questions bienvenues de toute sensibilité et beaucoup d'autres spécialistes politiques nous rejoindront sur ce plateau. à tout de suite.