HAUSSE D’IMPÔTS : BARNIER DIVISE, LES MACRONISTES EN CRISE
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Questions et réponses
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- 0:42OuverteRéponse partielle
Quelles sont les tensions autour du budget 2025 ?
- 2:46OuverteRéponse partielle
Qu'en pensent la droite et les macronistes ?
- 4:32OuverteRéponse directe
Comment qualifier la situation des finances publiques ?
- 7:15OuverteRéponse directe
Pourquoi cette mobilisation contre la vie chère ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:59PrésentateurFait
« Michel Barnier a tablé sur la date du 9 octobre pour la présentation du PLF alors que le délai initialement prévu est le 1er octobre. »
- 4:39Invité politiqueFait
« « La situation des finances publiques, mes chers collègues, elle n'est pas préoccupante. Je trouve que l'adjectif utilisé ces derniers temps par la Cour des comptes est insuffisant. Elle est très grave et elle nous pose question dans tous nos courants politiques. » »
- 5:13Invité politiqueChiffre
« « De ce point de vue-là, nous sommes toujours à 1% depuis 10 ans. » »
- 5:26Invité politiqueFait
« « Ceux qui croient qu'on peut redresser les finances publiques en augmentant massivement les recettes se trompent. » »
- 5:42Invité politiqueChiffre
« « Il y en a eu pour 60 milliards à peu près depuis 7 ans, c'est-à-dire grosso modo 2,2,5 de PIB. » »
- 8:04PrésentateurChiffre
« Un pack de 6 bouteilles d'eau d'un litre et demi est vendu 11,10 euros en Martinique alors que les mêmes enseignes le proposent à 3,66 euros en métropole. »
- 9:52PrésentateurFait
« Les petits appareils du fabricant Gold Apollo ont été interceptés par les services israéliens avant leur arrivée au Liban. »
- 10:18InvitéFait
« « Ne jamais oublier que la tradition de l'armée de Tzahal, de l'armée israélienne, est d'avant tout une tradition terroriste. » »
Temps de parole
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Pour tenter de dépressuriser la situation, Michel Barnier a esquissé hier soir auprès de nos confrères du Parisien l'idée d'une hausse d'impôt sur les plus aisés et les entreprises dites profitables. On rappelle que le Premier ministre a d'ores et déjà annoncé que le projet de loi de finances aurait du retard. Michel Barnier a tablé sur la date du 9 octobre pour la présentation du PLF alors que le délai initialement prévu est le 1er octobre.
Dans l'attente, Éric Coquerel, président de la commission des finances et Charles de Courson, rapporteur général, sont allés rencontrer le Premier ministre directement à Matignon pour tenter d'avoir les documents indiquant à minima les crédits accordés au ministère. C'est ça qu'on appelle les lettres plafond. Ils n'ont reçu rien d'autre qu'une fin de non recevoir. Je vous propose d'écouter ou de réécouter ce qu'ils disaient hier à la sortie de leur entrevue avec le Premier ministre. Pourquoi ils s'enfernt dans cette vision, j'allais dire, peu démocratique des choses ? Nous le dénonçons.
Nous avons besoin de cela pour travailler dans la préparation de la loi de finances et des débats de la loi de finances. Sinon, comment est-ce qu'on va pouvoir travailler et qu'on ne peut pas lâcher sur des droits constitutionnels du Parlement ?
Le gouvernement n'a pas encore été nommé qu'on se dirige déjà vers une pratique du pouvoir somme toute autocratique ou tout du moins opaque, sans plus de concertation que ça avec le Parlement. Pour Charles de Courson, Michel Barnier est, je cite, dans l'illégalité, par rapport à la constitution notamment. Les termes sont posés. Le budget est pourtant un des éléments les plus importants dans le fonctionnement des politiques publiques. Il en dépend la qualité de nos services publics et de nos administrations, des dépenses et des recettes de l'État, de nos impôts, etc., etc.
C'est donc dans ce contexte qu'intervient la demi-bombe lâchée par le Premier ministre sur ses prétendues hausses d'impôts. Et mine de rien, elle n'est pas anodine, la demi-bombe, car elle rompt complètement avec les promesses faites par Emmanuel Macron et Bruno Le Maire depuis 7 ans. Qu'en pensent la droite et les macronistes ? Et Macron lui-même, est-ce une manière de mettre le président hors jeu, comme l'avait esquissé un proche de Michel Barnier la semaine dernière, de le mettre hors du champ de la décision et des politiques publiques ?
On rappelle aussi que le Rassemblement national avait menacé la semaine dernière le gouvernement de censure, si jamais celui-ci savissait de hausser les impôts. Cette position pourrait sensiblement compliquer les tractations pour le futur gouvernement, déjà bien compliqué depuis la nomination de Barnier à Matignon. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que chez les macronistes, on grince des dents. Gabriel Attal a par exemple demandé des éclaircissements et met en jeu la participation au gouvernement de son clan dans la balance.
Le rendez-vous initialement prévu entre Michel Barnier à Matignon, qui devait avoir pour ordre du jour justement la participation ou non des députés du camp présidentiel, a été reporté. Un peu plus tard, les Républicains ont annoncé que Laurent Wauquiez, Bruno Retailleau et Gérard Larcher seraient reçus ce soir, eux, à Matignon. Si Michel Barnier a déjà tempéré en expliquant que cette histoire de hausse d'impôts n'était que spéculation, le report de ce rendez-vous avec le camp présidentiel renvoie sans doute le message que sur ces questions budgétaires, le Premier ministre a d'autre chat à fouetter que de déblatérer avec des incompétents.
Car, de l'aveu même du Premier ministre, la situation budgétaire du pays serait extrêmement grave. « J'ai demandé tous les éléments pour en apprécier l'exacte réalité », aurait ajouté le locataire de Matignon. On ne serait trop rappelé à quel degré le déficit s'est creusé sous l'impulsion de Bruno Le Maire, ministre démissionnaire de l'économie et des finances. On ne serait trop rappelé non plus que ce même Bruno Le Maire a sans doute menti aux parlementaires sur la réalité budgétaire du pays. Charles de Courzon lui-même, en commission des finances ce matin, a remis un petit coup de pression à Michel Barnier sur la situation financière du pays.
« La situation des finances publiques, mes chers collègues, elle n'est pas préoccupante. Je trouve que l'adjectif utilisé ces derniers temps par la Cour des comptes est insuffisant. Elle est très grave et elle nous pose question dans tous nos courants politiques. Et pour redresser les finances publiques, mes chers collègues, ne croyez pas, ce qu'on a essayé de vous faire croire pendant des années, qu'on allait avoir une envolée du taux de croissance et que la croissance allait régler nos problèmes. De ce point de vue-là, nous sommes toujours à 1% depuis 10 ans. Deuxièmement, ceux qui croient qu'on peut redresser les finances publiques en augmentant massivement les recettes se trompent.
Ça ne veut pas dire qu'il ne peut pas y avoir un certain nombre de mesures dans le sens notamment d'une meilleure justice fiscale, mais que ce n'est pas comme cela qu'on peut le redresser et qu'il faut arrêter les réductions d'impôts. Il y en a eu pour 60 milliards à peu près depuis 7 ans, c'est-à-dire grosso modo 2,2,5 de PIB. On ne l'aurait pas fait, on serait dans une situation moins désastreuse.
En attendant, Michel Barnier n'a toujours pas de gouvernement et est sans doute encore plus loin d'avoir un budget. Et des bruits de couloirs semblent aller dans le sens d'une probable démission du Premier ministre, tant la situation semble catastrophique. Une situation de blocage politique et institutionnel qui serait inédite sous la Vème République et qu'on n'avait peut-être plus vue depuis la IVème République et qui ne peut être mise qu'au crédit d'Emmanuel Macron. Poursuivons avec l'actualité du jour. En Martinique, une nouvelle nuit de violence sur fond de mobilisation contre la vie chère a secoué l'île des Caraïbes. Des barrages, des véhicules et des poubelles ont été incendies.
Et on peut le voir aussi sur ces images, un établissement de la chaîne de fast-food McDonald's dans le quartier de Dillon à Fort-de-France a été complètement ravagé par les flammes. La préfecture déplore le pillage de magasins et des attaques contre des forces de l'ordre. Six policiers ont été visés par des tirs de plomb au cours des choux fourrés. La mobilisation populaire contre le coup de la vie semble se durcir et prendre l'allure d'une révolte. 15 ans après la grève générale contre la vie chère qui avait paralysé les Antilles. Ces derniers jours, les manifestations et les blocages de supermarchés se multiplient.
Des militants, des retraités et des salariés parfois venus en famille protestent ensemble contre l'augmentation des prix et décrivent un quotidien de privation.
Nous sommes tous concernés par cette incapacité à se nourrir. Et c'est pour ça que je suis là aujourd'hui. J'aurais pu avoir autre chose à faire, bien sûr, mais je suis là pour soutenir. Je suis obligée de me priver pour que mes enfants puissent manger. J'aimerais bien aussi de temps en temps manger des yaourts, des bons yaourts. Quand je l'achète, c'est pour mes enfants. Et moi, je me prive. On se prive énormément et on va dire qu'on diminue sur les portions parce qu'on n'avait pas trop le choix.
La mobilisation contre la vie chère a été lancée au début du mois de septembre par le Rassemblement pour la protection des peuples et des ressources afro-caribéennes. L'association avait adressé en juillet une lettre d'injonction à la grande distribution pour obtenir l'alignement des prix sur ceux de l'hexagone où les prix sont 40% moins élevés qu'en Martinique alors que le taux de pauvreté y est deux fois plus élevé. A titre d'exemple, un pack de 6 bouteilles d'eau d'un litre et demi est vendu 11,10 euros en Martinique alors que les mêmes enseignes le proposent à 3,66 euros en métropole.
Afin de faire pression, le Rassemblement pour la protection des peuples et des ressources afro-caribéennes avait appelé le 1er septembre à une manifestation entre un centre commercial et les abords du Grand Port Maritime de Martinique de Fort-de-France par lequel transitent 98% des marchandises entrant et sortant du territoire. Et on conclut ce bulletin d'information avec l'actualité internationale. Le bilan provisoire des explosions de bipères survenues au Liban dans la nuit est passé à 12 morts dont 2 enfants et 2800 blessés dont 200 en soins intensifs.
Ce mardi 17 septembre, environ 3000 petits appareils de télécommunications utilisés par le Hezbollah ont explosé de manière simultanée à travers le Liban. Parmi les blessés, des civils et l'ambassadeur iranien au Liban, Mojtaba Amani, fait partie des blessés. La milice chiite a immédiatement accusé Israël d'être à l'origine de cette vague d'explosion, une information confirmée par la presse américaine. Selon le New York Times qui cite plusieurs sources, Israël a réussi à insérer des petits explosifs dans ces bipères achetés par le Hezbollah à Taïwan et les a déclenchés à distance.
Les petits appareils du fabricant Gold Apollo ont été interceptés par les services israéliens avant leur arrivée au Liban. Ils y ont placé quelques dizaines de grammes de matériel explosif à côté de la batterie avec un déclencheur. De son côté, l'entreprise taïwanaise s'est vivement défendue d'avoir fabriqué les bipères. Elle affirme que les appareils ont été fabriqués par une société du nom de Bach qui dispose d'une licence d'utilisation de sa marque. Le Hamas a condamné fermement la série d'explosions qui a visé le Hezbollah, la qualifiante d'agression terroriste sioniste. Une attaque qui, je cite, n'a fait aucune distinction entre les combattants de la résistance et les civils.
Le caractère terroriste de l'agression semble soutenu par l'amiral Jean-Louis Vichaud qui s'est exprimé hier sur LCI.
Ne jamais oublier que la tradition de l'armée de Tzahal, de l'armée israélienne, est d'avant tout une tradition terroriste. Sa tradition, c'est la base de son fondement. Contrairement à nos armées qui sont des armées qui ont été toujours dans la légalité, dans le domaine régalien, Tzahal a commencé par être une organisation terroriste. Elle a cette innovation, cette recherche perpétuelle de déséquilibrer l'adversaire. Elle en a gardé une empreinte, dit-vous. C'est certain. Je me rappelle avoir interviewé Yitzhak Shamir, qui avait pratiqué le terrorisme lui-même. Un ministre israélien qui avait été lui-même terroriste contre les Britanniques et qui disait ça.
Il y avait d'abord cette expérience première. Tout à fait.
L'Iran parle d'une tuerie de masse. Quant aux États-Unis, ils écartent toute implication dans cette série d'explosions et assurent ne pas avoir été informés de cette attaque. Le porte-parole de la diplomatie américaine, Matthew Miller, a exhorté l'Iran à ne pas se servir du moindre événement pour tenter d'alimenter l'instabilité et d'aggraver encore les tensions dans la région. En effet, le risque d'embrasement régional est plus que jamais élevé. Merci à toutes et à tous d'avoir suivi ce Flash Info de l'été au Média.
Notre pétition sur tnt.lemédiatv.fr est toujours en cours et vous êtes déjà plus de 50 000 à avoir signé cette grande pétition pour une répartition plus équitable et plus démocratique des fréquences TNT. N'hésitez pas à la partager autour de vous. Merci encore de votre fidélité et je vous souhaite une excellente soirée sur le Média.