Bilan d'Anne Hidalgo, logement à Paris, Emmanuel Macron dans Valeurs actuelles, port du voile... "Le 8h30 franceinfo" d'Audrey Pulvar
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:28OuverteRéponse directe
Pourquoi Paris en commun ? On ne parle plus de candidature socialiste ?
- 1:30RelanceRéponse directe
Paris en commun, c'est un projet socialiste ?
- 2:46OuverteRéponse directe
En quelle position et pourquoi cet engagement ?
- 3:59OuverteRéponse directe
Des journalistes deviennent militants, ça entretient la porosité médias-politiques ?
- 5:19FerméeRéponse partielle
Anne Hidalgo annoncera-t-elle sa candidature en décembre ?
- 6:18RelanceRéponse directe
Stanislas Guérini dit qu'on peut mieux faire pour Paris. Vous répondez quoi ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 9:41Invité politiqueChiffre
« En 2015, l'augmentation des loyers a été de 1%, alors qu'elle était en moyenne entre 7 et 9%. En 2016 et en 2017, ça a été 2%. »
- 13:20Invité politiqueFait
« Il n'y a plus d'effectifs pour assurer la sécurité au quotidien des Parisiens. »
- 22:24Invité politiqueFait
« Je suis militante féministe et je pense que le voile est un outil d'infériorisation des femmes, de soumission des femmes. »
Temps de parole
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Bonjour à toutes et à tous. Merci de nous suivre. C'est le 8.30 France Info du samedi sur France Info Radio, le canal 27 de la TNT. Vous en avez l'habitude avec ce matin Saveria Rojek à mes côtés, journaliste politique. Bonjour. Bonjour. Et bienvenue. Notre invitée ce matin est porte-parole de Paris en commun, plateforme citoyenne de soutien à Anne Hidalgo.
Bonjour Audrey Pulvar. Alors tout d'abord éclairez-nous sur ce choix. Pourquoi Paris en commun ? On ne parle plus de candidature socialiste. Le PS, la gauche se sont devenus des gros mots désormais ?
Ah non, non, je ne crois pas. Enfin en tout cas pas pour moi. Je me revendique parfaitement comme étant une femme de gauche. Après, je n'ai jamais été encartée au Parti Socialiste. Mais je crois qu'Anne Hidalgo, puisque Paris en commun est destinée à soutenir sa candidature, si cette candidature était officialisée, Anne Hidalgo et avant-t-elle Bertrand Delannoy ont gouverné Paris avec une coalition, avec une union de la gauche. Et il me semble à peu près normal qu'aujourd'hui, alors qu'on va aborder peut-être un quatrième mandat, il y ait avec Paris en commun un large rassemblement.
Alors ce n'est pas un rassemblement de toutes les forces de gauche, mais en tout cas c'est un rassemblement de toutes les forces de gauche. Et peut-être de personnes aussi qui ne s'identifient pas comme étant de gauche, mais qui se reconnaissent dans le bilan d'Anne Hidalgo et qui ont envie de la soutenir pour un second mandat. Et bien c'est normal qu'ils se retrouvent dans Paris en commun.
Mais donc ce projet n'est pas socialiste. En 2002, Lionel Jospin avait fait parler en disant mon projet n'est pas socialiste. Est-ce que Paris en commun, c'est un projet socialiste ?
Je pense que Paris en commun, c'est en tout cas un projet de gauche. C'est un projet de protection des plus précaires. C'est un projet de mixité sociale. C'est un projet d'égalité, un projet moderne et de lutte contre les effets du réchauffement climatique. Vous savez, l'écologie, la lutte contre le réchauffement climatique, c'est en grande partie une lutte contre les inégalités. Donc placez ça où vous voulez sur le curseur politique.
Le parti socialiste n'est pas au mieux ces derniers temps, lors des scrutins qui se sont déroulés récemment. Anne Hidalgo a toujours eu une certaine, un peu comme une Martine Aubry à l'île, une certaine liberté de parole par rapport à l'appareil socialiste. Il faut un petit peu s'affranchir aussi de cette étiquette PS. C'est peut-être un peu plus porteur électoralement.
Alors vous savez que je ne suis pas porte-parole du PS. Je voudrais juste préciser ça. Non, très sincèrement, je crois que c'est une candidature de rassemblement. Quand cette candidature sera officialisée, ce sera une candidature de rassemblement. Mais personnellement, encore une fois, je me revendique comme étant une femme de gauche. Je pense qu'on est nombreux au sein de Paris en commun à le faire. Et beaucoup des candidats, soit tête de liste, soit dans les listes, sont aussi désignés par le PS.
Alors vous figurez, Audrey Pillar, vous figurez vous-même sur la liste de la zone Paris-Centre, qui regroupe les premiers, deuxième, troisième et quatrième arrondissements de Paris. En quelle position et pourquoi cet engagement ?
Alors en deuxième position sur la liste Paris-Centre, juste derrière Ariel Veil, qui est l'actuel maire du quatrième, donc maire sortant du quatrième et qui sera donc tête de liste pour Paris en commun sur la 1, 2, 3, 4. Pourquoi ce choix ? Parce que, d'abord, j'ai longtemps habité dans le troisième arrondissement et ma fille loge dans le quatrième arrondissement. Enfin bon, c'est moi qui paye le loyer, mais donc j'ai quand même des attaches familiales avec le centre de Paris. C'est un endroit où je passe une bonne partie de mon temps.
Et c'est un, c'est vrai, le 1, 2, 3, 4, c'est une forme de laboratoire, en quelque sorte, de toutes les grandes politiques d'équité sociale, de lutte efficace contre le réchauffement climatique que Anne Hidalgo a mises en place lors de son premier mandat et donc qui seront amplifiées dans Paris-Centre. Donc ça m'intéressait à ce titre-là.
Anne Hidalgo, elle sera sur la liste du 11e arrondissement, vous confirmez ? Alors, avant de parler de la campagne, un mot sur vous, si vous le permettez. Il n'est pas rare de voir des journalistes devenir militants, ou en tout cas s'engager en politique. Vous ne trouvez pas que ça entretient, justement, auprès du public, l'idée de la porosité entre les médias et les politiques ?
Je pense qu'il faut être très claire dans ces engagements. Moi, j'ai toujours été une femme engagée, une militante féministe pour l'égalité entre les femmes et les hommes, pour les droits humains, pour l'égalité en général, pour toutes les personnes discriminées. Bon, ce sont des sujets qui sont, a priori, on l'espère, ni de droite ni de gauche. Quand il s'est agi pour moi de soutenir un vrai projet politique, des propositions de transformation politique de la société en prenant la présidence de la Fondation Nicolas Hulot, j'ai quitté le métier de journaliste. J'ai démissionné de mes fonctions.
Et depuis deux ans et demi, je ne cesse de dire aux gens que je suis une ex-journaliste, je ne suis plus journalisant. Pour moi, c'est très clair. Et il n'y a pas de retour possible. Enfin, il y aurait peut-être un retour possible en étant journaliste culture, par exemple.
Mais néanmoins, vous n'êtes pas d'accord que ça entretient la porosité ?
Écoutez, c'est des choix de vie. Moi, j'étais journaliste pendant 25 ans. À un moment, j'ai décidé de me mettre au service de l'intérêt général. Et j'ai clairement distancié les choses.
Revenons-en à la campagne parisienne au municipal. Anne Hidalgo compte annoncer sa candidature le plus tard possible. Vous savez quand est-ce que ce sera ? En décembre ? Avant décembre ?
Là aussi, ce n'est pas décidé. Et après, il y a aussi des contextes qui ne sont pas forcément favorables. Je pense que la maire de Paris est à la tête de la capitale. Elle est au travail. Elle est en responsabilité. On comprendrait mal, par exemple, qu'elle déclare sa candidature en pleine commémoration des attentats de Nouvembre, par exemple.
Justement. On va parler de son bilan. On va parler de ce qui va et de ce qui ne va pas aussi à Paris. Parce qu'il y a des choses qui ne vont pas. Écoutez ce qu'on dit sur son bilan. Écoutez ce qu'en dit Stanislas Guérini. C'est le patron de la République en marche, du mouvement. Il était chez nos confrères de France Inter il y a quelques jours.
Si nous voulons porter un projet pour Paris, c'est que nous estimons que la ville est mal administrée aujourd'hui. Nous estimons qu'il y a mieux à faire pour Paris. Qu'il y a des problèmes du quotidien des Parisiens qu'il faut pouvoir régler sur les transports, sur la propreté, sur la sécurité avec la police municipale.
Stanislas Guérini qui dit qu'on peut mieux faire pour Paris. Vous répondez quoi ? Oui, bien sûr qu'on peut mieux faire. On peut amplifier... Le bilan d'Anne Dalgo n'est pas bon.
Non, je n'ai pas dit ça. Je n'ai pas dit que le bilan n'est pas bon. Je dis que le bilan est bon et qu'il va être encore amplifié. Avec un second mandat. Toutes les grandes mesures, tous les grands engagements qui ont été lancés, tous les progrès qui ont été faits vont être amplifiés. Oui, on peut faire mieux et on a l'intention de faire mieux. Absolument.
Justement, dans un instant, sur France Info, dans le 8.30, on va parler des sujets, notamment des sujets qui ne vont pas forcément bien apparaître. Vous savez qu'il y a pas mal de gens qui quittent la capitale en raison du prix exorbitant des loyers. On va parler de ça. On va parler également du partage de la mobilité urbaine. Également du problème de délinquance. Vous restez évidemment avec nous, Audrey Plouvard. On retrouve d'abord à quasiment 8h40. Solène Cressan pour l'info.
Le plus fort de la tempête à Mélie, ce sera vers 2 ou 3h du matin la nuit prochaine sur les côtes atlantiques. Météo France place trois départements en vigilance orange au vent violent, les Charentes-Maritimes, la Gironde et la Vendée. On attend des rafales jusqu'à 130 km heure vers le bassin d'Arcachon au petit matin. Pour la première fois depuis l'attentat, la réaction de la rédaction de Charlie Hebdo se réunit à Strasbourg, juste avant le sommet du Forum Mondial de la Démocratie. Très important de pouvoir aller de nouveau à la rencontre du public, estime la dessinatrice Coco sur France Info.
C'est grâce à une lettre anonyme que les ossements d'Anaïs Guillaume ont pu être retrouvés dans un champ des Ardennes, un terrain qui appartient à son ex-compagnon, un agriculteur condamné à 22 ans de prison pour le meurtre de la jeune femme. Anaïs Guillaume a disparu à 21 ans en 2013. Plus de 1300 pompiers mobilisés en Californie pour lutter contre un nouveau feu au nord-ouest de Los Angeles. Plusieurs milliers de personnes ont reçu l'ordre d'évacuer. Le plus gros incendie de l'État américain au nord de San Francisco, cette fois, a déjà détruit plus de 30 000 hectares. Pas de Français en demi-finale des Masters 1000 de Paris-Bercy en tennis.
Joe Wilfried, son gars et Gaël Monfils, tous les deux battus hier soir sur les cours. Cet après-midi, Raphaël Nadal contre Denis Chapovalov et Novak Djokovic contre Grigor Dimitrov. Et puis en rugby, bientôt la fin du Spence pour savoir qui, de l'Angleterre ou de l'Afrique du Sud, est le meilleur du monde. Finale de la Coupe du Monde à partir de 10h. À suivre sur France Info. Et tout est plus clair.
Le 8.30 France Info ce matin avec Audrey Pulvar, porte-parole de Paris en commun. Plateforme citoyenne de soutien à Anne Hidalgo qui, on l'a compris, a donc des listes mais pas encore de candidatures. Aujourd'hui, on est avec Saveria Rogec.
Audrey Pulvar, on va parler un peu de ce qui ne va pas forcément bien à Paris. L'INSEE estime que Paris a perdu 60 000 habitants entre 2011 et 2017. Le prix moyen du mètre carré a franchi récemment le seuil symbolique de 10 000 euros. Même si ce n'est pas uniquement, bien sûr, du ressort de la mairie. Comment Paris pourrait devenir une ville moins excluante ?
Alors, je crois que Paris est une ville très incluante et d'ailleurs, nos adversaires nous reprochent d'en faire trop, d'en faire trop pour les plus démunis. En matière de logement social. Notamment en matière de logement social, d'en faire trop pour les plus démunis, d'en faire trop pour les ménages modestes. Je crois qu'on n'en fait jamais trop pour les plus précaires, qu'on n'en fait jamais trop pour les plus modestes. Et surtout, vous savez, le rythme d'augmentation des loyers, il était entre 7 et 9% par an jusqu'en 2015. Anne Hidalou est arrivée en 2014. Et en 2015, elle décide, dans la foulée de la loi Allure, de l'encadrement des loyers à Paris.
En 2015, l'augmentation des loyers a été de 1%, alors qu'elle était en moyenne entre 7 et 9%. En 2016 et en 2017, ça a été 2%. En 2017, la justice casse la disposition de l'encadrement des loyers. Les loyers repartent à la hausse. On a réussi, à la faveur de la loi Allure, à remettre en place cet encadrement des loyers en juillet 2019. Donc je pense que les effets vont se faire ressentir.
Il y a les loyers, mais il y a aussi le prix à la vente.
Il y a le prix à la vente. La mairie de Paris, la ville de Paris, sous l'égide d'Anne Hidalgo, a créé 7000 logements sociaux par an. Plus de 40 000 logements depuis le début de la mandature. Quand on dit logement social, on pense immédiatement aux familles les plus modestes. Mais ces logements sociaux s'adressent également aux classes moyennes. C'est 25% des Parisiens, un quart des Parisiens, qui sont dans des logements sociaux. Il n'y a pas 25% de très démunis dans Paris. Il y a aussi beaucoup de classes moyennes qui bénéficient d'un accès au logement social.
Audrey Pulvar, toujours sur cette question du logement. Le gouvernement refuse de restreindre le nombre de jours de location via Airbnb à Paris. Et donc d'abaisser la limite légale de 120 nuits par an. Est-ce qu'il fait fausse route ? Le Sénat, je rappelle que le Sénat a voté un amendement en ce sens, justement.
Oui, je pense que le gouvernement et le Sénat en la matière ne prennent pas la mesure de l'impact d'une société comme Airbnb, comme un dispositif cosmologique d'Airbnb, mais qui n'est pas seul sur le marché, sur la question du logement dans des zones très tendues, comme c'est le cas à Paris. Ce sont des dizaines de milliers de mètres carrés qui échappent à la location et à la possibilité pour des ménages de se loger à cause de ce dispositif. La ville de New York vient d'en restreindre drastiquement les possibilités. La ville de Los Angeles et la ville de Barcelone ont interdit Airbnb. Paris est en situation de forte tension sur l'immobilier.
Il nous semble absolument anormal de ne pas pouvoir agir fortement face à Airbnb.
Ce que vous répond le gouvernement, ce que répond le ministre du logement, Julien de Normandie, c'est que c'est une source de revenus pour les propriétaires et qui serait vain de les en priver.
Justement, Julien de Normandie, il y a des tas de sources de revenus qui détruisent par ailleurs d'autres revenus.
Justement, le gouvernement, Julien de Normandie, le ministre du logement, a signé un décret pour contraindre la plateforme qui va dans le bon sens à remettre aux mairies la liste de tous les logements loués. Est-ce que ça, c'est efficace ?
C'est une partie de la solution. C'est une partie des mesures qui doivent être prises. Mais l'abaissement du nombre de nuitées autorisées nous semble absolument indispensable.
Autre problème, la délinquance. Nos confrères du Figaro ont publié cette semaine, Audrey Plouvard, un bilan des crimes et délits transmis par le préfet de police Didier Lallement au maire d'arrondissement. Plus 9% pour les attaques volontaires à l'intégrité physique. Plus 13% pour les atteintes aux biens. Et plus alarmant, plus 70% d'agressions crapuleuses en plus dans les quartiers du Marais de l'Hôtel de Ville, dont une hausse de 40% pour le premier arrondissement. Qu'est-ce qui se passe et comment la municipalité lutte contre cela aujourd'hui ?
Ce qui se passe, c'est que depuis 2015, et la municipalité s'en est émue, la municipalité s'est mobilisée à ce sujet, a interpellé le gouvernement. Depuis 2015, l'essentiel des forces de police déployées à Paris sont dédiées, on peut trouver ça effectivement tout à fait normal vu l'ampleur de la menace, sont dédiées à la lutte contre le terrorisme et au maintien de l'ordre. A la protection des bâtiments. La protection des bâtiments notamment, mais enfin, la lutte contre le terrorisme plus largement. En tout cas, la protection des bâtiments, c'est plutôt l'armée. Mais, et aussi au maintien de l'ordre dans des manifestations exceptionnelles du type d'amobilisation des gilets jaunes.
Que les forces de l'ordre soient mobilisées sur ces sujets-là, c'est normal, et souhaitable évidemment, mais le problème c'est qu'il n'y a plus d'effectifs pour assurer la sécurité au quotidien des Parisiens. Et la maire de Paris a demandé à plusieurs reprises, avec les Parisiens, qu'il y ait plus d'effectifs déployés sur Paris. Je rappelle quand même que le maintien de l'ordre est de la responsabilité du ministère de l'Intérieur. Par ailleurs, d'un mot, je vous rappelle que la mairie de Paris attend toujours la possibilité de mettre en place une véritable police municipale parisienne pour suppléer, pour compléter précisément l'action des forces de l'ordre.
Audrey Pivard, l'autre sujet qui a beaucoup fait parler, c'est le partage de la mobilité urbaine entre les voitures, les passants, les vélos, et bien sûr les trottinettes, les trottinettes électriques. Vous ne trouvez pas que la ville a trop tardé à réagir sur la question des trottinettes, alors qu'il y a eu plusieurs accidents, dont un mortel au mois de juin ?
Alors, d'abord, ce n'est pas une situation qui ne concerne que Paris. Malheureusement, c'est dans toutes les grandes agglomérations, les trottinettes électriques peuvent devenir de véritables fléaux.
Ça paraît découplé à Paris, parce que c'est plus grand.
Oui, mais aussi parce que la conflictualité est toujours plus grande à Paris. Quand on se déplace, ne serait-ce qu'en France, on se rend compte qu'il y a des tas de villes où les questions de mobilité sont beaucoup plus apaisées.
Est-ce que la mairie n'aurait pas dû réagir plus tôt sur cette question ?
La mairie a réagi très tôt sur cette question, mais je vous rappelle que les trottinettes électriques n'étaient pas un véhicule qui étaient compris dans le code de la route, ce qui n'était pas pris en compte dans le code de la route. Donc la mairie ne peut pas inventer des restrictions, des amendes, alors qu'elles n'existent pas réellement, soit dans le code pénal, soit dans le code de la route. Il a fallu introduire les trottinettes dans le code de la route, et ça c'est le ministère des Transports qui en décide, pour pouvoir prendre des mesures plus restrictives envers les trottinettes.
Et je crois que là, ces derniers jours encore, il y a eu de nouveaux caps franchis par la ville dans les restrictions sur le stationnement, sur les trottoirs, sur le fait de circuler à deux sur une trottinette, etc. qui sont de nature à rendre les trottinettes moins envahissantes.
Audrey Bulvard, on va maintenant évoquer les concurrents En Marche d'Anne Hidalgo, Benjamin Grévaud, Cédric Rény. Mais d'abord, j'aimerais qu'on écoute François Bayrou. Il était invité il y a quelques jours de questions d'info sur France Info.
Je pense qu'il serait intéressant de réfléchir à un plan B à Paris. Des personnalités comme Agnès Buzyn ou Jean-Louis Borloo,
parce qu'il symbolise une forme d'ouverture ? Est-ce que pour vous, ça pourrait être des candidats ? Oui. François Bayrou qui en appelle à un plan B, est-ce que ça fait vos affaires ? La majorité a du mal à trouver le bon candidat pour Paris.
Écoutez, très sincèrement, nous nous regardons, nous observons, mais nous sommes au travail. Anne Hidalgo est en responsabilité, son équipe également. Paris en commun est là pour la soutenir. On a fort à faire de notre côté. Qui est pour vous l'adversaire le plus dangereux ? C'est Benjamin Grébou ou c'est Edric Villani ? Je ne sais pas. Tous les adversaires, tous les concurrents sont dangereux. Aucune élection n'est gagnée d'avance. Aucun match n'est gagné d'avance. C'est comme les matchs de foot. C'est jusqu'à la dernière seconde de la dernière minute des arrêts de jeu.
Et dans quelques secondes, nous justement, on va parler de l'actualité nationale et notamment d'Emmanuel Macron et de son entretien à Valeurs Actuelles. Juste un tout petit dernier mot sur la campagne à Paris. Au niveau des forces de gauche, vous avez parlé d'une coalition tout à l'heure avec Anne Hidalgo. Il y a Yann Brossat, adjoint au logement, qui est candidat. Il y a les écolos évidemment avec David Béliard. Ils partiront adversaires au premier tour ? Pas forcément ?
Non, je ne les considère pas comme des adversaires. Ils ont gouverné Paris depuis trois mandats ensemble. Dans le mandat d'Anne Hidalgo depuis 2014, tous les budgets ont été votés par la majorité. Donc ils ont gouverné ensemble. Et ce bilan, c'est un bilan commun à l'ensemble de ces forces de gauche.
Et si Anne Hidalgo est réélu, là on fait de la fiction,
ils continueront à gouverner ensemble ? Je l'espère. Je l'espère.
Enfin, s'ils sont vraiment convaincus de ce qu'ils disent, normalement oui. Bon, en tout cas, on va continuer à parler avec vous évidemment. André Plouvard, jusqu'à 9h, l'actualité nationale qui a été assez dense ces derniers jours. À 8h50, on retrouve Solène Cressan pour l'info.
Et dans un peu plus d'une heure, le coup d'envoi de la finale de la Coupe du Monde de rugby. Au Japon, l'Angleterre affronte l'Afrique du Sud. Et la France n'est pas totalement absente. Pour la première fois, un Français, Jérôme Garcès, arbitre la finale. Trois départements de la côte atlantique, Gironde, Vendée et Charente-Maritime en vigilance orange au vent violent. Météo France annonce la première tempête de l'automne pour cette nuit. Amélie et des vents jusqu'à 130 km vers le bassin d'Arcachon au petit matin. Un premier coup de vent sur les côtes de la Manche. Dès aujourd'hui. Pour lui, les textes sont clairs. L'attaque à la mosquée de Bayonne est terroriste.
L'avocat de la deuxième famille de victimes demande à son tour une requalification de l'attaque. Claude Cinquet, principal suspect, est mis en examen pour tentative d'assassinat. Mais les familles des victimes veulent que le parquet antiterroriste se saisisse de l'affaire. Des dizaines de milliers de manifestants à Bagdad hier après-midi pour une des plus grosses manifestations depuis le début de la contestation en Irak. Ils réclament le départ du gouvernement depuis un mois. Un mouvement qui a déjà fait 250 morts. L'Olympique de Marseille n'a pas droit à l'erreur cet après-midi avec une seule victoire. En sept matchs, Marseille reçoit Lille pour la douzième journée de Ligue 1 de football.
Le coup d'envoi est à 17h30. À 20h, quatre matchs dont Toulouse-Lyon et Angers-Strasbourg. Hier soir, le PSG est tombé de haut. Défaite 2 à 1 face à la Lanterne Rouge-Dijon. France Info Et tout est plus clair.
Le 8.30 France Info avec Audrey Pulvar ce matin et Saveria Rojet.
Audrey Pulvar, vous êtes née à Fort-de-France, en Martinique. Vous êtes depuis longtemps engagée à gauche. Comment vous avez réagi à l'interview d'Emmanuel Macron dans Valeurs Actuelles ?
J'étais assez estomaquée. J'étais assez estomaquée parce que je comprends mal pourquoi le président de la République donne une telle résonance à un journal qui est un journal d'extrême droite, qui est un journal misogyne, qui a été condamné pour incitation à la haine raciale, qui est un journal d'un climato-scepticisme tellement caricatural qu'il en devient risible. Et c'est un journal, on le sait, qui attise les haines. Donc j'ai entendu l'argument de l'Elysée disant que le chef de l'État veut s'adresser à tout le monde. Mais bon, dans ce cas-là, il peut aussi donner une interview à Minute, allons-y, ou à d'autres journaux estampillés d'extrême droite.
Voilà, je pense à toutes ces personnes de gauche qui ont voté pour Emmanuel Macron et qui non seulement ont découvert depuis deux ans qu'ils mènent une politique de droite, mais maintenant en plus qu'ils s'adressent à l'extrême droite. Et puis je pense à tous ceux qui ont voté pour Emmanuel Macron et qui découvrent qu'en fait, ils avaient voté pour Nicolas Sarkozy.
Ce choix-là, ce choix de parler immigration et islam dans un journal à la droite de la droite, visiblement ça vous choque. Est-ce que c'est une faute politique ? Je ne sais pas si c'est une faute politique, mais en tout cas les masques tombent, manifestement. En tout cas, c'est aussi une façon de dire, mon adversaire dans deux ans, ce sera l'extrême droite, je choisis donc de m'exprimer directement à cet électorat ?
Écoutez, c'est faire l'impasse sur un éventuel ou une éventuelle candidate écologiste, c'est faire l'impasse sur un éventuel ou une éventuelle candidate les Républicains, qui pourrait être tout à fait valeureux ou valeureuse. Je pense que Xavier Bertrand pourrait faire un très bon candidat des Républicains, même si ce n'est pas à moi, évidemment, de dire aux Républicains qu'ils doivent choisir. Mais voilà, je trouve que le président, peut-être qu'il enjambe tout ça en se disant qu'il sera de nouveau face à Marine Le Pen, mais ce n'est pas en légitimant les idées du Front National, pardon, Rassemblement National, qu'il va affaiblir le Front National.
Nicolas Sarkozy a essayé, ça a marché en 2007, ça a moins marché en 2012 pour Nicolas Sarkozy.
Les responsables musulmans estiment qu'il ne faut pas s'étonner de l'attaque de la mosquée de Bayonne, compte tenu justement du climat politique, climat assez délétère. Qu'en pensez-vous ?
C'est sûr que le climat politique, le bruit médiatique en général autour de questions qui font irruption dans l'actualité de façon souvent disproportionnée, je pense à cette agression dont a été victime une mère de famille par un élu du Rassemblement National qui lui reprochait de porter un voile. Cet incident a quand même dicté l'actualité politique pendant trois semaines. Je pense que tout ça, c'est un climat qui légitime parfois le passage à l'acte, à l'acte violent à l'égard des musulmans de France, des Français musulmans.
Quand Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Éducation nationale, dit que le voile n'est pas souhaitable dans notre société, ça contribue justement à ce climat délétère ?
Le mot souhaitable n'était peut-être pas très bien choisi. Vous savez, moi je suis très claire par rapport à tout ça. Je suis militante féministe et je pense que le voile est un outil d'infériorisation des femmes, de soumission des femmes. Donc je suis de toute façon contre le port du voile dans son principe. Après, je respecte la liberté religieuse. Je respecte le choix apparemment éclairé de certaines femmes de porter le voile. Et il y a déjà des lois, plusieurs lois qui règlent ces questions-là. Mais je pense qu'il est inutile d'en rajouter.
Justement, politiquement, évidemment, comme vous l'avez dit, ça a fait du bruit pendant trois semaines et on entend des choses pas forcément élégantes là-dessus. Mais depuis 30 ans, cette question revient régulièrement. Vous dites qu'il y a de nouvelles lois qui sont votées. Mais on a l'impression que les majorités, les pouvoirs politiques, quels qu'ils soient, sont toujours gênés par ces questions-là. Emmanuel Macron dit « c'est pas mon affaire dans l'espace public ». Pourquoi c'est pas facile, pourquoi c'est pas possible politiquement d'être clair et net et précis sur ce sujet ? Parce qu'il est complexe, quoi qu'il arrive.
Parce qu'il est complexe, parce que ça demande un peu de courage. Voilà, ça demande aussi peut-être un peu de courage de dire les choses très clairement, de dire l'égalité entre femmes et hommes, de dire les principes de la République et de reconnaître que dans notre pays, la liberté de confession, la liberté de religion est totale et entière.
Mais est-ce que la gauche, justement, n'a pas une responsabilité là-dedans ? Est-ce que vous n'avez pas le sentiment que la gauche, elle a été trop légère sur cette question de laïcité ?
Je pense qu'une partie de la gauche, pas toute, mais je pense qu'une partie de la gauche a tort de relativiser ces questions-là, au nom d'une forme de relativisme culturel et puis d'une espèce de culpabilité sur un prétendu néocolonialisme. Moi, je considère que dans le monde entier, les femmes doivent avoir accès aux mêmes droits. Et que ce n'est pas parce qu'on est une Parisienne bien née à la bonne époque qu'on peut avoir tous les droits qu'on veut, sur son corps, sur son travail, sur sa liberté de circuler, sur sa liberté d'expression.
Et puis, parce qu'on serait née au Burkina Faso ou en Syrie, on aurait moins de droits, parce que culturellement, dans ces sociétés-là, les femmes ont moins de droits. Non, je pense que les femmes ont les mêmes droits, quel que soit l'endroit du monde où elles se trouvent. Et dire ces choses-là clairement et se battre pour ces principes-là ne me semble pas contrevenir à la liberté religieuse.
Merci, Audrey Pulvar, d'être passée ce matin sur France Info. Vous vous reviendrez si jamais Anne Hidalgo annonce sa candidature à sa propre succession avant le mois de décembre. Merci, Saveria. On vous retrouve demain matin, mais aussi ce soir et demain soir. Vous avez un bon week-end en perspective, puisque vous serez aux commandes des informés de France Info. Bonne journée à vous et donc à ce soir sur une canal 27 de la TNT sur France Info Radio. Merci à toutes les deux. Et l'info politique, n'oubliez pas, c'est aussi un podcast original sur France Info, Paris, la bataille, le feuilleton des municipales.
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