Bruno Retailleau : «La France est au fond du trou»
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Fait
« la France est au fond du trou. Quoi que vous regardiez, quels que soient les indicateurs sur l'économie, la dette, l'école, les violences et cetera, la France est au fond du trou. »
- 1:41Fait
« Comment ça commence ? toujours par un grand écart sur le plan des convictions. Je vous parle des convictions et ça se termine toujours dans le grand bazar. »
- 3:10Fait
« Il faut qu'on propose aux français un grand parti. Il est génial. Une idée de génie évidemment, sauf que on a vu ce qui s'est déjà passé il y a quelques années. »
Temps de parole
- ?98 %
≈ 2,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Et bien dans cette campagne électorale, dans cette campagne présidentielle, chers jeunes jeunes LR, ce que je vous propose c'est que on soit le parti de la reconstruction. Le parti de la reconstruction. Et aucun autre,
[applaudissements]
aucun autre ne pourra l'être à notre place. C'est une tâche gigantesque parce que la France est au fond du trou. Quoi que vous regardiez, quels que soient les indicateurs sur l'économie, la dette, l'école, les violences et cetera, la France est au fond du trou. Il faudra une puissance, une force énorme. Et bien cette force, nous le l'aurons. Cette force, nous l'aurons, elle nous sera donnée par deux choses. Une force que nous avons et que vous avez les jeunes en vous et c'est pour ça que je compte sur vous. Cette force intérieure, c'est la foi dans les convictions. Les convictions d'abord, c'est ce qui permet de déplacer les montagnes.
D'abord ces convictions et ensuite l'autre force, elle viendra d'en dehors de nous-même. Elle viendra du peuple, elle viendra des Français. D'abord les convictions. Il y a quelques semaines, c'était la rentrée, c'était le retour des vacances. Et alors, ils ont une idée géniale. Certains au retour des vacances, ils se sont dit "Mais oui, la solution c'est ça. Il faut qu'on propose aux français un grand parti." Il est génial. Une idée de génie évidemment, sauf que on a vu ce qui s'est déjà passé il y a quelques années. On sait comment ça commence, mais on sait aussi désormais comment ça se termine. Comment ça commence ? toujours par un grand écart sur le plan des convictions.
Je vous parle des convictions et ça se termine toujours dans le grand bazar. La recette, vous la connaissez, elle est simple. Vous prenez un flacon, vous imitez un peu d'idée de droite. Pas trop, pas trop. Ça pourrait choquer la bienpensance surtout pas trop. beaucoup beaucoup d'idées du centre, ça il y a pas de souci, mais aussi des idées de gauche parce que ça le petit monde politico médiatique, ils aiment bien ça. Voilà pour le politiquement correct, ça permet d'afficher un bon label, voyez, un bon label qui vous permet, j'irai pas au-delà parce que je vais choquer bon auditoire, mais qui vous permet de passer correctement.
Mais au bout du bout, qu'est-ce que vous obtenez dans la fiole, dans le flacon ? Qu'est-ce que vous obtenez ? certainement pas un grand millésime. Vous obtenez une solution imbuvable, de l'huile de foie de morue. Vous obtenez une majorité introuvable et vous obtenez surtout Et vous obtenez surtout des institutions totalement ingouvernables. On sait, c'est ce que l'on a eu. C'était le grand parti, c'était cette idée d'Emmanuel Macron, le en même temps le grand vide. Voilà, ni de droite ni de gauche. Et alors là, vous êtes sûr, vous êtes sûr d'une chose, c'est que vous renforcez les deux ailes extérieures, les deux ailes les plus radicales. Et c'est ce qui s'est passé.
Et on voudrait nous faire croire qu'il faudrait qu'on commence l'élection présidentielle et la campagne qui n'a même pas commencé en reprenant les échecs d'hier, les mauvaises trouvailles d'hier pour que évidemment on recrée les mêmes conditions qui aboutiront au mêmes résultats, c'est-à-dire à renforcer l'un et l'autre évidemment. Mais l'enchon, il y a parfois il faut l'écouter. Il faut l'écouter quand il fait de la politique politicienne. Quand il dit par exemple entre eux et nous, il y a rien. Il dit pas ça. Il dit exactement ça se terminera entre eux et nous en sous-entendant eux et les filles les insoumis. Enfin plutôt les insoumis bien sûr nous et le RN.
C'est exactement ça parce que eux le récit ce narratif de l'un et de l'autre d'ailleurs des insoumis et du RN. C'est cette idée que en réalité tout se terminerait avec il y aurait une sorte de grand centre, voyez, une sorte de mara dans lequel grenouillerait des politiciens d'un autre temps. Et ça ça se terminera mal. Moi, je refuse absolument de donner le monopole de l'alternance, de donner le monopole du changement à ces ailes radicales. Le changement, ce sera nous, nous l'incarnerons par la reconstruction.
[applaudissements] [applaudissements]
Bruno Retailleau