Vote de confiance : pour Arthur Delaporte, F.Bayrou «aurait dû démissionner dès le 15 juillet»
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 64 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Arthur de la Porte, vous êtes du côté du chaos ou de la conscience et de la responsabilité ?
- 4:00RelanceRéponse directe
Qu'est-ce qui imposait à François Bayrou de démissionner ?
- 6:00OuverteRéponse partielle
Par qui vous le remplacez François Bayrou ?
- 9:00OuverteRéponse partielle
Vos propositions alternatives au budget de François Bayrou ?
- 12:00RelanceRéponse partielle
Votre proposition, c'est de revenir au statut quo de 2017 ?
- 15:00OuverteRéponse partielle
Quelles dépenses coupez-vous pour équilibrer le budget ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 15:00Arthur de la PorteChiffre
« «L'année prochaine, c'est 15 milliards d'euros de plus de dépenses de santé» »
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Europin soir 19h 21h Pierre de Villneau avec mes camarades de la première heure. Bonsoir Jul Toress journaliste politique au JDD. Bonsoir Adrien Matou, directeur adjoint de la rédaction de Marianne et bonsoir à vous Arthur de la Porte, invité politique d'Europe, un soir député PS et porte-parole du PS, député du Calvados, François Baou tout à l'heure à la CFDT a annoncé que les Français et les députés puisque c'est eux qui représentent les Français ont 13 jours pour choisir.
On écoute François Baou. Dans les 13 jours qui viennent, les Français vont choisir, vont influencer leurs représentants pour qu'ils choisissent et disent s'il se placent du côté du chaos ou du côté de la conscience et de la responsabilité. Une fois la réalité acceptée, comme un grand peuple, nous pouvons dire "Nous ne fuirons pas nos responsabilités.
Nous avons la charge de nos enfants et on ne va pas les laisser dans cette dérive." Alors, il y a précisément là à inventer le monde nouveau. Arthur de la porte, vous êtes du côté du chaos ou de la conscience et de la responsabilité ?
De la responsabilité surtout quand je regarde un premier ministre qui fuit les siennes. Qu'est-ce qui imposait à François Bairou de faire ce qu'il propose ? C'est-à-dire finalement une démission.
Euh, il nous demande de le démissionner pour s'exonérer de son incapacité à fabriquer un budget pour la France, à chercher euh les compromis qu'il fallait pour pouvoir avancer. Il s'est arquebouté sur ses positions, il s'est bunkerisé à Matignon et désormais nous ne pouvons plus qu'en observer les tristes conséquences. Vous êtes en train de nous dire que vous auriez préféré que François Bariot continue son travail plutôt que de proposer un vote de confiance le 8 septembre prochain.
J'aurais préféré qu'il négocie tout l'été plutôt que de faire trois vidéos insipides pour tenter de défendre un dogme. Voilà, je vois un premier ministre dogmatique, je l'ai observé à la CFDT cet après-midi. Il ne disait rien d'autre que j'ai raison et les autres ont tort et l'extrait de vous venez de passer, on est révélateur.
Donc voilà. Qu'est-ce que vous voulez faire avec quelqu'un comme ça ? Rien.
Je crois que le mieux c'était qu'il démissionne dès le début de l'été. Aujourd'hui, puisqu'il n'arrivait pas à réunion de majorité, aujourd'hui il le fait en à la rentrée ses 6 semaines de perdu par exemple. Jul, on réglera pas le débat politique ici dans dans ce studio sur est-ce que oui ou non le PS a raison ou pas de voter ou pour ou contre cette motion de de de confiance.
En revanche, que propose le PS comme alternative aujourd'hui à François Berotou parce que c'est bien gentil de lui dire de démissionner ou de dire au président de la République de démissionner. Mais il faut avoir quand on est une personnalité politique et un responsable politique, un projet à donner au français. C'est lequel aujourd'hui au PS, ça tombe bien, on en a.
Je vous invite à venir à nos universités de rentrer à Blois où nous aurons l'occasion de présenter à la fois notre projet pour la France parce que nous travaillons avec vous pouvez nous faire un petit résumé parce que là les auditeurs d'Europain seront un peu en deuil de de de vos propos à Blois. Non non mais venez à Blois, venez à Blois et vous verrez par ailleurs qu'on a produit quatre conventions thématiques sur les 6 derniers mois. Oui oui, je vous l'annonce, vous avez l'air surpris comme ça.
Je suis surpris que vous ne vouliez pas nous résumer quelles sont les propositions alternatives à ce que propose François que vous critiquez Franç par du projet pour la France sur la question budgétaire nos propositions sont connu. Alors justement on est pas du tout làdessus. Moi je suis pas du tout sur les propositions parce on les connait on connait la ligne.
Mais par par qui vous le remplacez François ? Moi je veux bien mais vous allez vous allez me proposer un premier ministre PS, on sait très bien que c'est pas possible un NFP avec la France insouise on sait que c'est compliqué on peut parler de monsieur Casneu non mais moi oui je veux des réponses. Je vais vous en donner.
Donc déjà vous dire tout simplement que sur la question budgétaire parce que je pense que c'est important de le dire on ne peut pas se comporter comme un tachérien au petit pied il n'y a pas d'alternative. Bien sûr qu'il y a des alternatives. Nous, on se dit qu'il y a des alternatives sur la recette.
François Bairou ne pense que dépenses. Réduire la dépense sur les Français finalement, sur les plus précaires, sur les travailleurs, sur les retraités. Moi, je n'accepte pas cela et je crois que les Français non plus puisque vous avez des sondages qui sortent et qui disent qu'ils partent.
Donc maintenant, les alternatives que nous proposons c'est très simple. Il y a d'une part des économies évidemment à faire. On ne le ni pas.
Il y a la nécessité de la stabilité budgétaire. Il y a euh des réformes à faire notamment sur euh euh la question des dépenses de santé puisque elles augmentent et il y a peut-être quelques rationalisations à faire. Pour autant, le sujet n'est pas là.
Le sujet sur les grandes masses, c'est comment se fait-il que l'État soit appauvri autant ? 60 milliards d'euros en moins chaque année, c'est la Cour des comptes qui le dit. C'est le résultat d'une politique économique et fiscale qui a été menée par Emmanuel Macron et ses premiers ministres successifs.
Et donc si on veut arrêter d'appauvrir l'État, bah il faut changer cette politique, il faut changer d'orientation politique. Et donc vous me demandez la conséquence de tout ça, je viens de vous détailler nos possibilités, nos grands axes budgétaires qu'on détaillera encore plus dans les prochains jours et je vous invite vraiment à Blois à venir le suivre mais on aura l'occasion de dire aussi que nous sommes prêts à incarner cette alternative à tout. Bah pour justement du fond parce que ce que vous nous dites en réalité c'est que le dérapage budgétaire il est quasiment uniquement dû aux baisses des recettes donc aux décisions en gros d'Emmanuel Macron depuis 2017.
Alors ceci dit quand même sur le fond euh nous étions à un niveau record de prélèvement obligatoire en 2017 quand Emmanuel Macron a décidé de commencer à baisser ses recettes. Nous sommes toujours le pays d'Europe qui prélève le plus de richesse h en pourcentage du PIB. Après ces décisions-là, est-ce que est-ce que finalement votre proposition c'est pas juste de revenir au statut co de 2017 ?
Euh on est à peu près équivalent avec le Danemark sur le niveau des prélèvements obligatoires, mais il faut savoir que par exemple en France, on a des dépenses qui sont étatisées, contenues dans les dépenses publiques, en particulier les dépenses de santé qui ne le sont pas dans tous les pays. Si on compare par exemple avec l'Allemagne ou encore plus avec les États-Unis qui ont un niveau de périement obligatoire plus faible, ben toute cette dépense, elle est reportée sur les dépenses privées. Elle est évidemment extrêmement inégalitaire.
Or, on sait aujourd'hui que la dépense publique la plus dynamique, c'est la dépense de santé. C'est elle qui augmente le plus vite. Là, l'année prochaine, c'est 15 milliards d'euros de plus de dépenses de santé.
Et donc, finalement, si on avait pas ces dépenses, si on les privatisé et moi je ne le souhaite pas, alors ça reviendrait sur les épaules de chacune et de chacun. Et la conséquence de tout ça, ça serait que on ne pourrait plus se soigner. déjà qu'on peut de moins en moins bien se soigner mais demain finalement ce serait les plus précaires qui n'auraient pas accès aux soins.
Ce n'est pas ce que je souhaite pour mon pays. Il y a des débats de société à avoir. Et donc finalement le problème de François Baou c'est qu'il déporte le débat sur la question de la dette comme un totem si on dit nous-même qu'il faut la soutenabilité budgétaire tout en refusant de parler des choix publics que nous devons faire.
Quel est le modèle de société qu'on veut ? François Baou n'assume pas par exemple de dire que bah si on veut réduire les prix obligatoires, il faut privatiser la dépense de santé. Il faut affaiblir.
Il dit penser aux enfants, pensez aux générations futures. Il a fait tout un couplet culpabilisant là-dessus. Mais pour moi, affaiblir les dépenses de santé, ce n'est pas préparer les générations futures à vivre mieux, affaiblir l'investissement public des collectivités locales.
Quand on se dit que demain l'enjeu, c'est comment les collectivités arrivent à être résilientes face au réchauffement climatique par exemple. Ce n'est pas responsable. Quelles sont les dépenses dans lesquelles vous les coupez ? dépenses par exemple, il y a peut-être quelques rationalisations à faire sur un certain nombre de médicaments aujourd'hui quand on voit l'évolution du prix de certains médicament qui coûte plusieurs milliers d'euros, il y a sans doute des choses à faire.
Il faut faire l'inverse d'ailleurs ce que fait le gouvernement qui va dérembourser ou moins bien financer les génériques alors même qu'il y a là des leviers énormes d'économie. Voilà, si on commence à rentrer dans le détail notamment des dépenses de santé, il y a il y a les ALD, il y a les les ALD. Euh alors a des ALD, il y a des ALD qui sont justifiés parce que je peux vous dire que quand vous êtes avec un cancer tarabiscoté et que voilà, vous avez votre ALD, d'ailleurs elle met trop longtemps à arriver et vous devez financer des dépenses importantes seules.
Donc le principe de la LD, il est essentiel. Après évidemment qu'il a aujourd'hui des distinctions à faire mais personne ne le ni. Le problème c'est que ça ne peut pas devenir l'alpha et l'oméga d'un discours politique.
Mais faut bien que quelque chose devienne l'alpha et l'oméga. Mais ça ne peut pas être la dette. La dette, la dette.
Moi, je préfère dire quel est le pays que je veux quand je suis premier ministre. Je dois développer une vision pour la France et pas une euh une passion mauvaise qui est celle d'une peur irrationnelle de la dette qui nous fait croire qu'il n'y a que lui ou le chaos. Alors même qu'on sait très bien que non, demain ça ne sera pas le chaos, que des gouvernements peuvent tomber, que des pays peuvent survivre.
Des pays ont même vécu sans gouvernement, je vous envoie en Belgique et des pays peuvent même vivre avec de la dette. C'est d'ailleurs le cas de 99,9 % des pays du monde qui n'ont pas besoin enfin qui ne peuvent pas vivre sur leur dépenses propres et qui sont pas talent des que la dette là elle est habissale et que vous savez aussi bien que moi que ça joue sur les taux souverains. On est je crois à 3,5 % aujourd'hui en France alors qu'on est à 2,7 chez chez les Allemands.
Ça veut dire qu'on va payer de plus en plus cher. Ça veut dire que si on le 12 septembre prochain, il y a l'agence Fitch qui va noter la France et on on va avoir un carton. Je vais vous répondre euh parce que moi je suis allé regarder c'est le c'est le quotidien des Français taux d'intérêt immobili comme tous les Français devant les spreads, c'est-à-dire les taux différentiels de d'emprunt.
Et bien figurez-vous que onempre pas beaucoup plus cher que la plupart de nos pays voisins. On empreinte moins cher que l'Italie de Georgia Mélonie. Et pourquoi ?
Quand est-ce que il y a eu Oui. Non mais attendez, je finis. Quand est-ce qu'il y a eu un décrochage de nos d'intérêt ?
Quand est-ce que la France est passée par exemple derrière l'Espagne, derrière la Grèce ? C'est au moment de la dissolution. C'est pas le niveau d'endettement qui est la cause des spread, c'est l'incertitude politique.
Mais donc du coup la cause si on revient du niveau et de notre incapacité à endetté, ce n'est pas les politiques que nous menons, ce sont les politiques que nous ne pouvons pas faire. Et donc mener voir mais laissez-moi finir. Regardez si vous avez de un gouvernement stable qui mène une autre politique qui mène une politique budgétaire qui assume d'avoir un endettement pour préparer l'avenir les marchés financiers s'ils se disent que ce gouvernement et une stabilité se feront confiance à la signature et donc en fait c'est plus une question de confiance la question de la dette et notre capacité à empruntée qu'une question de restriction budgétaire.
C'est mathématique c'est prouvé. C'est ce que nous disent les grands économistes et François Baou chose qui est mathématique aussi, c'est la crainte de la tutelle du FMI. C'est un débat qui revient et le ministre de l'économie s'est exprimé là-dessus ce matin.
On écoute. Nous avons besoin de redresser nos comptes publics. La question c'est de trouver le chemin pour cela et ce chemin c'est la négociation, c'est le dialogue.
Et en toute am Monchalin disait si nous ne faisons pas ces choix maintenant, ce seront nos créanciers ou nos FMI fond monétaire international qui nous les imposeront. Elle exagé. C'est un risque qui est devant nous.
Souvent on me dit dans dans telle ou telle émission "Mais pourquoi est-ce qu'on fait pas comme l'Espagne ou le Portugal ?" Mais en Espagne, au Portugal, c'est effectivement le FMI, la Banque centrale européenne un risque que le FMI intervienne si d'aventure la situation financière se dégr. C'est un risque que nous souhaitons éviter, que nous devons éviter mais je veux pas vous dire que le risque n'existe pas.
Voilà, le risque n'existe pas. Le FMI, vous le savez aussi bien que moi, Arthur de la Porte, s'il intervient, il va tailler dans les 1000 milliards de dépenses sociales, ça va être moins 30 % sur les retraites, ça va être à la schlag et on va devoir suivre. Mais quand est-ce que le FMI intervient ?
Elle intervient quand il y a un emballement sur les dettes souveraines. Aujourd'hui, je vais vous dire d'une part, nous sommes dans la zone euro, hein. Donc, et donc c'est la BCE, c'est la BCE.
On a des garanties à l'échelle européenne qui qui font que globalement par on n'est pas les plus endettés notre signature elle est reconnue. Donc c'est pas avec un discours anxiogène évidemment qu'on va améliorer la situation que vous dites d'ic Lombard qui pourtant est un gauche. Mais vous voyez bien, il est poussé dans ses retranchements et il dit il n'y a pas de risque zéro.
Oui bah il y a pas de risque zéro mais c'est pas le plus probable. C'est même peu probable et d'ailleurs ça sera encore moins probable si on a un gouvernement qui dure. Vous êtes vous êtes celui qui est au bord de la falaise et qui dit il y a quand même un risque que je ne tombe pas.
Et ben évidemment et d'ailleurs François Bairou est lui au bord de sa falaise qui n'est pas la falaise de la dette. On est tous dans le même pays. François Baou était au bord de la falaise qui était en fait sa propre chute.
Et quat-til fait ? Il a accéléré plutôt qu'à chercher un compromis. Et je le dis vous savez on n'est pas pour un budget qui ne serait pas équilibré.
On présentera dans les prochains jours un budget équilibré. C'est juste que l'architecture même de ce budget n'est pas la même. François Baou fait tout sur la déchain jour présenter déjà il y a plusieurs mois.
Pourquoi ? Bah parce que la situation est incertaine depuis plusieurs François Baou il l'a présenté quand son budget ? Non mais pourquoi juillet 15 juillet c'est le premier ministre de la France et nous on a travaillé tout l'été à partir du budget présenté par les services et prés les lettres de cadrage.
On peut on présente un budget tous les ans. Donc vous pouvez pas nous dire que parce qu'on présente un budget à la fin de l'été, on est en retard alors même que le premier ministre a à peine fini de présenter qu' gouvernement. Vous pouvez accorder quand même à François Baou le le crédit de nous avoir épargné 2 mois de débat budgétaire euh qui aurait finalement mené à rien.
Ah mais bien sûr. Et je dis même que puisque le Premier ministre était obt au point de refuser toute discussion sur le fond de ses propositions sinon des pure déclaration d'intention, il aurait dû dès le 15 juillet se rendre compte qu'il n'avait pas de majorité pour cela et démissionner. Aujourd'hui, il le fait de manière déguisée parce qu'il a refusé tout l'été de consulter et qu'il s'est borné dans ses certitudes.
Je le regrette. Pour moi, c'est 6 semaines de perdu. [Musique]
Arthur Delaporte