Mon premier meeting de campagne : Faisons de Paris une ville heureuse !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:00Locuteur 2Fait
« Une ville heureuse est une ville où les femmes sont respectées, où elles se sentent chez elles. »
- 11:00Locuteur 2Promesse
« Je veux que Paris soit demain un paradis pour les jeunes, un paradis pour les entrepreneurs et les commerçants, un paradis pour les familles. »
- 20:00Locuteur 2Fait
« Notre ville ne sera heureuse que lorsqu'elle sera débarrassée de ce système. »
- 22:00Locuteur 2Fait
« J'ai été magistrate à la Cour des comptes. Je sais déchiffrer un bilan, je sais compter et je sais soustraire. »
- 24:00Locuteur 2Promesse
« Plus aucun projet d'envergure ne se fera à Paris sans avoir consulter les Parisiens. »
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Chers parisiens, mes chers amis, chers parisiennes, chers Éric, d'abord, il faut que les photographes s'assayent, s'il vous plaît. Ensuite, j'aimerais m'excuser auprès de ceux qui sont dans l'autre salle et qui doivent assister au meeting en vidéo parce que lundi dernier, quand j'ai demandé à mon équipe, ils applaudissent, on peut les applaudir aussi. [applaudissements] Lundi dernier quand j'ai demandé à mon équipe à votre avis on peut mobiliser combien de personnes en 72 he ? Ils m'ont dit 300 personnes. Et résultat on est plus de 1200. Merci à vous. [applaudissements] Mon cher Éric, mon cher Éric qu'on peut applaudir cher Éricem.
[applaudissements] Chers pharisiennes, chers parisiens, c'est avec la plus grande humilité que je me présente devant vous ce soir parce que je n'ai pas grandi ici. Je n'ai pas l'honneur d'être une vraie parisienne née à Paris d'une famille parisienne. Je suis la jeune femme d'à côté, la voisine qui vous a toujours admiré. Vous le savez, je viens de Saint- Soline. Quand nous venions faire des courses à Paris, j'avais l'impression de voyager dans un autre pays plus prestigieux, plus impressionnant. Pour moi, passer le périphérique, c'était comme passer une frontière. Et de l'autre côté de cette frontière, c'est-à-dire chez vous, tout était plus beau. Le ciel semblait plus grand.
On voyait le Louvre, on voyait la tour Effel, on voyait les grandes avenues du baron Osman, on voyait les étudiants plonger dans leur romans au jardin du Luxembourg et on respectait tout ce qu'on voyait. Et le soir quand on rentrait dans le 93, j'avais un pincement au cœur. Je quittais un monde magnifique et j'avais déjà envie d'y retourner. Pour moi, Paris n'était pas une évidence. Paris n'était pas un acquis. C'était un privilège. Je vous le confesse bien volontiers. Je rêvais de devenir parisienne, de devenir une parisienne même. Une de ces femmes dans le monde entier dit qu'elles ont quelque chose de plus. Une liberté unique, une élégance exemplaire.
À l'époque, je m'intéressais pas encore à la politique, mais je savais déjà que Paris était un lieu à part. J'imaginais qu'à Paris, on était plus heureux qu'ailleurs. Paris n'était pas encore ma ville, mais elle était déjà ma capitale. Et puis le temps a passé et je suis venue chez vous de plus en plus souvent. J'ai eu la chance d'avoir des parents qui m'ont aidé à faire mes études ici et donc je suis venue chez vous apprendre le droit, l'économie, l'histoire, le théâtre, la littérature. Je me suis plus contentée d'admirer Paris. J'ai commencé à comprendre qu'il y avait des problèmes à Paris et que ces problèmes étaient graves.
Avant, je croyais que cette ville était si puissante qu'elle vous protégeait de tout. Mais j'ai fini par comprendre que Paris vous protégeait de moins en moins et que c'était au contraire à vous, à nous et aujourd'hui à moi de défendre et de protéger Paris. Je suis devant vous ce soir. [applaudissements] Je suis devant vous ce soir parce qu'il faut être ambitieux à Paris pour Paris avec Paris. Paris a toujours été une ville ambitieuse, une ville qui veut, une ville qui exige, une ville qui voit plus loin et plus haut, une ville qui n'abandonne jamais son vieux rêve d'être une ville heureuse. Alors, parlons-en. Vous l'avez vu, j'ai choisi un mot d'ordre pour cette campagne.
Une ville heureuse. Ça n'est pas un slogan sur une affiche, c'est un programme dans mon esprit et dans mon cœur. Et derrière ces mots qui peuvent sembler naïfs ou trop optimistes, il y a une volonté concrète, pragmatique et il y a une méthode, une ville heureuse. En trois mots, tout est dit et les mots ont un sens. Alors, comme ça a été oublié par notre époque, une époque pleine d'inquiétude, pleine de malheur, je dois vous dire ce qu'est une ville heureuse. Et pour vous le dire, je dois d'abord vous dire ce que n'est pas une ville heureuse.
Et comme Paris a été autrefois la ville de la galanterie et comme Paris est sous la protection d'une femme, sainte jeune Viève, permettez que je commence par parler des femmes. Les femmes, bravo mesdames. Les femmes ne sont pas seulement la moitié de la population. Les femmes nous disent dans quel monde nous vivons. Et que nous disent-elles aujourd'hui à Paris ? Elles nous disent que dans beaucoup de quartiers, dans beaucoup trop de quartiers, elles ont peur la nuit et elles n'aiment pas avoir peur. Elles ne veulent pas vivre dans la peur. Elles ont raison. La peur empêche d'être heureux.
Si les femmes ont peur dans la rue, dans le métro ou dans le bus, si les femmes évitent certains quartiers à certaines heures, si les femmes sont obligés de cacher leur corps pour éviter d'être insulté ou menacé ou pire encore, alors cette ville n'est pas, ne peut pas être et ne sera jamais heureuse. Une ville heureuse est une ville où les femmes sont respectées, où elles se sentent chez elles. Car jusqu'à nouvel ordre, Paris, c'est la ville des Parisiennes. Le monde. Le monde entier le sait. La parisienne est une femme libre. Paris est la ville libre des femmes libres. La parisienne a de la fantaisie. La parisienne a de l'humour. La parisienne a parfois même comme un grain de folie.
Mais elle ne plaisante pas quand il s'agit de ses droits fondamentaux, de sa liberté et de sa sécurité. La parisienne n'a pas peur de dire au voyou nous n'aurons plus peur de vous. Nous n'aurons plus peur de votre bêtise, de votre violence et de vos pulsions. Et l'homme qui veut faire baisser les yeux à une femme, cet homme-là n'a pas sa place dans la même ville que nous.
[applaudissements]
Cet homme-là n'a pas sa place dans une ville heureuse. Cette ville Paris sera heureuse parce que les voyou devront apprendre à nous respecter. Ils devront apprendre à respecter la police qui nous protège. Ils devront apprendre à respecter nos traditions, nos lois et nos tribunaux. [applaudissements] Ils devront apprendre à respecter nos institutrices, nos infirmières, nos chirurgienne. Ils devront apprendre aussi à respecter nos maquillages, nos mini jupes, nos modes tellement parisiennes, à respecter nos mini jupes, nos maquillages, nos modes et notre insolence tellement française.
Une ville heureuse est une ville où les femmes n'ont plus du tout peur, où elles peuvent se promener entre copines à 3h du matin sans avoir peur d'être belle, sans avoir honte d'être séduisante. Voilà notre marge des fiertés à nous. C'est la première condition, c'est la première obligation, c'est la première fierté. C'est ça une ville heureuse.
[applaudissements]
Une ville heureuse, c'est aussi une ville où la prospérité est possible et ouverte à tous. Car une ville où la bureaucratie empêche les entrepreneurs de réussir librement. Une ville où les jeunes couples souffrent pour trouver un logement ou une place à la crèche pour leurs enfants. Une ville où le petit commerce est menacé par la faillite, par les taxes, par les impôts, par l'absence de stationnement et par les règlements. Cette ville ne peut pas être une ville heureuse. Une ville heureuse n'est pas une ville où il y a une lutte des classes entre ceux qui sont déjà riches et ceux qui aimeraient bien le devenir un jour.
Une ville heureuse, c'est une ville qui aime l'économie, toute l'économie. Une ville où l'argent circule librement et en sécurité. Je veux que Paris soit demain un paradis pour les jeunes, un paradis pour les entrepreneurs et les commerçants, un paradis pour les familles. Depuis toujours en France, tant de jeunes montent à la capitale pour réussir leur vie. C'est toute l'œuvre de Balzac et des grands romans français. Une ville heureuse doit donner envie. Elle doit séduire les esprits aventuriers et attirer les innovateurs. Je veux que Paris soit une chance demain pour tous les Français.
Une ville heureuse est une ville où les biens et les personnes sont protégées comme la prunelle de nos yeux. Une ville où le droit de propriété est aussi précieux que le droit de vote. Car ce sont deux conquêtes de la révolution. [applaudissements] C'est aussi une ville où le cambriolage est considéré comme un crime grave, où le squatter et personnat non gratta où les pic pocket et les arnaqueurs où les pic pocket et les arnaqueurs sont considérés comme les ennemis de tous. Une ville où les habitants comme les touristes se sentent autant en sécurité qu'à Tokyo. Une ville heureuse est une ville où on a envie de faire des enfants, beaucoup d'enfants.
Je me souviens d'un temps où Yve Montan chantait Un gamin de Paris. Aujourd'hui, les écoles ferment et les gamins sont partis. Une ville heureuse est une ville où on a envie de donner la vie. Oui, parce que la ville est sûre, parce que la ville est accueillante, parce que la ville est rassurante, parce que la ville donne envie de travailler et parce que la ville donne envie plus tard de léguer à ses enfants, les miens, les vôtres, un bel héritage que les politiciens ne détruiront pas. Une ville heureuse. [applaudissements] Une ville heureuse est d'abord une ville où l'on vous laisse vivre. Une ville heureuse est une ville où votre pouvoir d'achat est un vrai pouvoir.
Autrefois, les étrangers, les Européens, les Américains nous disaient "Ah mais vous vivez à Paris ! Mais quelle chance vous avez ! Eux aussi, ils pensaient qu'à Paris on était plus heureux qu'ailleurs. Aujourd'hui, ils ne nous le disent plus et ils ont raison. Je veux que demain nous leur donnions tort. Suis-je une rêveuse ? Pas du tout. La prospérité n'est pas un rêve. L'économie n'est pas un rêve. L'économie, c'est du réalisme, de la méthode et du travail. Nous sommes capables de tout. Nous sommes capables de croissance, de prospérité et d'attractivité à une condition si on nous laisse faire. [applaudissements] Seulement voilà, aujourd'hui on ne nous laisse pas faire.
Oui, il y a quelque chose qui veut que nous ne soyons pas une ville heureuse et qui fait tout pour nous en empêcher. Ce quelque chose, c'est le système qui a pris le pouvoir à la mairie de Paris et qui fait de Paris une ville malheureuse. Alors, ce système, il ne suffira pas de le faire évoluer. Il ne suffira pas de remplacer une majorité par une autre, une idéologie par une autre, une personnalité par une autre, un caractère par un autre. Tous les autres disent qu'ils veulent que Paris change. Mais en changeant quoi ? Pour changer comment ? Je vais vous le dire. Les autres candidats veulent juste changer de maire. Ils veulent remplacer madame Hidalgo par eux-mêmes. Moi, elle s'en va.
Elle s'en va, rassurez-vous. [applaudissements] [applaudissements] Je vais aller encore plus loin. Moi, je veux pas seulement remplacer madame Hidalgo par moi-même. Je ne veux pas seulement changer de maire. Je veux changer de mairie. Je veux changer de système. Je ne déteste personne dans cette ville. Mais je déclare que personne ne déteste ce système autant que moi. Personne. [applaudissements] Personne parmi les candidats à la mairie de Paris n'espère autant que moi une révolution qui débutera, si vous le voulez bien, dans deux petits mois. Historiquement, Paris n'a jamais été la ville du système. Paris est la ville de la lutte contre le système. Paris est la ville des révolutions.
Depuis la place de l'hôtel de ville, la place de la Concorde, la place de la nation, la place de la Bastie, notre révolution à nous se fera sans violence et sans désordre.
Notre révolution à nous se contentera de mettre fin à un système de pouvoir fondé sur la dépense, le gaspillage, la gabgie, l'incompétence, l'hypocrisie, la dette et tout au bout de ce processus inacceptable l'effondrement de notre niveau de vie jusqu'à voir tous les services publics se dégrader, jusqu'à attendre 2 ans et demi pour trouver une place en crèche alors que votre aimé va bientôt rentrer en maternel jusqu'à avoir des trous dans la chaussée parce qu'ils ont fait des trous coup dans la caisse parce que l'argent de vos impôts a été gaspillé et donné à des clientèles qui n'intéressent personne, absolument personne, à part madame la maire et son équipe.
Son équipe, que dis-je, son armée de collaborateurs plus nombreux, [applaudissements] une armée plus nombreuse que tout le gouvernement français. Et je vous assure que c'est vrai, j'ai tout chiffré. Son équipe donc qui profite de ses innombrables privilèges dans une ville pourtant supposer les avoir abolis. Notre ville ne sera heureuse que lorsqu'elle sera débarrassée de ce système.
[applaudissements]
Pendant cette campagne, nous allons donc avec vous, avec moi, demander des comptes à la mairie de Paris. Nous allons lui faire rendre des comptes. Nous allons compter chaque euro dépensé. Nous allons regarder comment et pourquoi il a été dépensé. Les Parisiens vont enfin savoir où est passé leur argent. [applaudissements] [applaudissements] Ce sera la première étape de notre révolution. Une révolution par le chiffre. Parce que ce chiffre c'est l'argent public et parce que l'argent public c'est votre argent, l'argent de vos impôts, l'argent que vous avez gagné et que la mairie vous a pris sans jamais vous demander votre avis ni votre permission.
Vous le savez, j'ai été magistrate à la Cour des comptes. Je sais déchiffrer un bilan, je sais compter et je sais soustraire. [applaudissements] Je sais précisément ce que je veux faire à Paris. J'ai étudié tout ça avec la précision de l'inspecteur et avec la sévérité du procureur. Je vous donne rendez-vous dans quelques jours pour vous dire tout ce que la mairie a fait de votre argent et comment je vais vous le rendre. Je vous dirait comment je fais 10 milliards d'économie. Comment ? Comment je divise les effectifs de la mairie par deux ? Comment je privatise tout ce qui doit l'être ?
Comment [applaudissements] comment je coupe dans les subventions clientélistes et dans toutes les gab tout cela mesdames et messieurs pour vous rendre votre argent pour diviser la taxe foncière par deux pour aider [applaudissements] pour aider les propriétaires autant que les locataires pour assaignir les comptes de la mairie et protéger votre compte en banque. Oui, je vous donne rendez-vous dans quelques jours pour mettre votre argent au centre du débat et ce sera notre manière à nous de remettre l'église au centre du village.
[applaudissements]
Il est temps que vous sachiez combien vous coûte une ville malheureuse. Et il est temps que vous sachiez qu'une ville heureuse vous coûtit moins, beaucoup moins et vous rapporterez tellement plus. Et pour cela Et pour cela, mes chers amis, il va falloir rompre avec la croyance que les solutions viendront de la mairie et d'elle seule. Le rêve de madame Hidalgo, c'était une cour des miracles à sa botte. Avec moi, il n'y aura pas de cours et les miracles, ce seront les Parisiens, c'est-à-dire vous. qui les foront [applaudissements] parce que pour moi seul la liberté peut faire des miracles. Alors les prochaines idées de la mairie, elles viendront aussi de vous.
Qui peut croire que la circulation sur les voies surges est l'affaire des seuls politiciens ? Qui peut croire que monsieur Grégoire ou madame Chikirou sont capables de régler à eux tout seul le problème du logement à Paris ? Ils n'en sont pas capables parce que ça n'est pas leur métier. Et je ne prétends pas moi en être capable toute seule. Ce dont je suis capable en revanche, c'est de faire travailler sur ces sujets les meilleures intelligences, des gens venus du privé, de la vérité, de la réalité, des esprits libres, sans idées préconçues et qui travailleront pour vous parce que comme eux, vous vivez dans la vraie vie.
C'est la raison pour laquelle j'ai décidé que ma liste ne serait pas la liste d'un parti mais la liste des Parisiens pour porter et pour porter ce projet à mes côtés, je ne vous demande pas de vous encarter. Je vous demande d'aimer Paris, d'avoir les solutions pour Paris pour rendre demain notre ville heureuse. [applaudissements] C'est aussi la raison pour laquelle j'ai lancé ma campagne à votre écoute. J'ai lancé la plateforme Paris à cœur ouvert et vous savez qu'elle a fait couler beaucoup beaucoup d'ancre. J'ai déjà reçu plus de 1700 contributions de Parisiens.
Ces derniers jours, vous m'avez tous parlé de vos problèmes, de vos idées, de vos solutions et je vous invite à continuer dès la semaine prochaine. J'ai testé mes mesures avec vous. Je les ai amélioré grâce à vous. Vous verrez dans quelques jours quand je présenterai mon programme que nous aurons mes chers amis le meilleur programme que Paris a jamais connu.
[applaudissements]
Un grand chef d'entreprise disait "Le grand patron, c'est quelqu'un qui s'entoure de gens plus intelligents que lui." Figurez-vous qu'à la mairie de Paris, personne n'était plus intelligent que madame Hidalgo. C'est dire Vous voyez le niveau ? Cette ville a besoin de gens plus intelligents que madame la maire. Cette ville a besoin d'experts de la délinquence, d'experts de la circulation, d'experts de la pollution, d'experts de l'éducation et de la petite enfance. Je veux une mairie d'experts. Je veux une mairie de gens qui ont réussi parce qu'ils étaient libres et parce qu'ils s'intéressent à la réalité plutôt qu'aux prochaines élections.
Nous confirons les problèmes à ceux qui ont les solutions, pas à ceux qui ne savent que faire campagne et qui une fois élu sont incompétents pendant tout leur mandat. Une ville heureuse, c'est une ville oui qui fait confiance au meilleurs. Quand l'intelligence artificielle est la meilleure pour analyser un problème, il faut faire confiance à l'intelligence artificielle. Quand un commissaire de police est le meilleur pour résoudre un problème, il faut faire confiance au commissaire de police. Quand un restaurateur est le meilleur pour comprendre un problème, il faut faire confiance au restaurateur.
Quand une mère de famille est la meilleure pour décrire un problème, il faut faire confiance à la mère de famille. Et quand le privé est meilleur que le public pour rendre notre ville belle, saine et propre, alors il faut faire confiance au privés. [applaudissements] Je suis la moins politique des candidat à cette élection. Je serai la moins politique des maires de Paris parce que mon équipe c'est vous. C'est Paris, c'est notre peuple. C'est l'intelligence des Parisiens et l'intelligence n'est encartée nulle part. Une ville heureuse et donc une ville où la mairie est respectueuse, respectueuse de votre avis, respectueuse de votre argent, respectueuse de votre vie.
J'en viens maintenant à un sujet qui me tient particulièrement à cœur. Je veux parler du référendum. Je veux parler des référendums. Trop souvent, la classe politique en a fait une promesse en l'air, une promesse qui n'existait que le temps d'une campagne électorale comme un gadget qu'on jetait dès le lendemain du second tour de l'élection. Et c'est à mes yeux l'une des raisons majeures du manque de confiance des Français dans la politique. Alors pour moi, le référendum, ça ne sera pas une promesse mais un engagement, un contrat que je signe ce soir devant vous et qui sera en évidence sur mon bureau de maire comme une règle intangible de mon mandat.
Plus aucun projet d'envergure ne se fera à Paris sans avoir consulter les Parisiens. Et je vous le dis comme je le pense parce que le peuple de Paris en rêve avec moi. Notre ville sera une des capitales les plus démocratiques du monde. Vous m'avez déjà entendu peut-être. Je veux toujours pour la France que nous prenions exemple sur ce qui se fait de mieux. Bah pour Paris, ce sera la même chose. Pour ce qui est de la vie démocratique, je veux que nous prenions exemple sur la Suisse, le pays le plus démocratique du monde. Un pays où les politiciens ne sont pas des stars. [applaudissements] Un pays où les politiciens ne sont pas des stars mais des serviteurs.
Quand je parle de la Suisse, ce pays admirable, prospère, paisible, on me répond souvent "Oui, mais on peut pas comparer. La Suisse est un petit pays." Ça tombe bien, Paris est un petit pays. [applaudissements] Nous avons le droit, nous aussi à la prospérité, à la démocratie et à la paix. Nous avons le droit à une démocratie réelle qui commence par en bas et où le sommet est serviable et respectueux. Nous avons le droit d'être une grande ville heureuse. Nous allons faire une ville heureuse parce qu'elle donne son avis et parce que cet avis à force de loi. Le référendum va devenir une tradition parisienne, une identité parisienne, une fierté parisienne.
Ça ne sera plus Hiddalgolande et ce ne sera pas non plus Sarah Land. Ce sera votre ville, celle pour laquelle vous aurez voté si vous mélisez. [applaudissements] Le référendum, c'est le contraire de l'idéologie, c'est le contraire de la mégalomanie. Le référendum, c'est l'humilité face au peuple. Nous allons montrer à la gauche ce que c'est la démocratie. Et je le dis d'ailleurs à toute la gauche qui m'attaque depuis ce matin sur cette proposition. Comme je le dis à France en terre, ici ce n'est pas le Venezuela. Ici ce n'est pas Pékin, ici ce n'est pas Cuba. Comme disent les fans du PSG, ici c'est Paris et Paris Paris ce sera la démocratie.
Paris a parmi les plus beaux monuments et les plus beaux musées au monde. Mais Paris ne doit pas être un monument ni un musée. Une ville heureuse est une ville faite par les vivants et pour les vivants. Paris a un passé glorieux et ce passé doit être magnifié. Mais une ville heureuse est faite pour l'avenir. Je veux que l'avenir entre en force dans notre capital. Je veux que l'innovation entre ici par la grande porte. Je veux que le futur se sente ici chez lui. Alors ce que je vous propose mes amis, ça n'est pas un retour vers le passé mais c'est de créer ensemble le nouvel âge d'or de Paris.
[applaudissements] Nous allons marcher vers l'avant en préservant tout ce que nous avons de meilleur. C'est exactement ce qu'a fait Paris au 19e siècle. Le paris du Moyen-Âge était splendide. Lisez d'ailleurs les pages que Victor Hugo lui consacre dans Notre Dame de Paris. Paris était un miracle, un miracle d'architecture, un miracle de créativité. Mais Paris était aussi un labyrinthe de ruelles sombres et sales. Paris n'était pas encore adapté à la révolution industrielle. Un homme a imaginé un autre paris. Il s'appelait Osman. Il a imaginé un paris ordonné, lumineux, harmonieux, cohérent aux avenues larges et aux immeubles élégants.
Il a révolutionné une ville légendaire et il en a fait une ville plus légendaire encore. L'architecture osmanienne est devenue une référence planétaire. Aujourd'hui, tout le monde admire les immeubles osmaniens. C'est confortable, c'est élégant, c'est solide, c'est durable et c'est follement français. C'est beau. C'est beau à tel point que lorsqu'un touriste découvre Paris, il est stupéfait par l'esthétique de la ville. Osman doit être pour nous tous un modèle, un maître à penser. [applaudissements] Osman nous enseigne comment sauvegarder ce que les générations nous ont légué de meilleur en ouvrant grand les fenêtres du futur. Il nous montre comment faire un paris heureux.
Vous vous en doutez, je n'ai pas la prétention de redessiner la ville comme ce génie l'a fait, mais j'ai la volonté de rendre Paris dynamique, circulable, propre, lumineux, sûr comme il l'a fait. Et ça passera par la technologie, ça passera par la science, ça passera par l'inventivité, ça passera par le respect du beau avec un B majuscule. Avec nous, Paris ne sera pas une vieillerie et Paris ne sera pas non plus un chantier. Annie Dalgo a été le contraire d'Osman. Elle a défiguré Paris sans lui donner un nouveau visage séduisant et éternel. En fait, Annie Dalgot a vieilli Paris. Je veux rajeunir Paris.
Je veux que le baron Osman nous regarde et nous dise d'en haut vous avez fait du bon travail. Il ne faut pas s'interdire de voir grand pour Paris. Les autres ont tellement l'habitude de voir petit. Ils ont fait de Paris une tour efffel en plastique qui s'illumine lors des grands événements et s'éteint le reste du temps. Je ne veux plus de ce paris factice. Je veux une ville réelle faite par de vrais gens, pour les vrais gens, par vous et pour vous. Une ville qui ne fait pas semblant d'être heureuse. On dit que je ne serai pas élu. On dit que le système parisien est trop verrouillé. Je connais ce genre de chanson par cœur.
On disait la même chose de Jacques Chirac et il a fait confiance à la liberté des Parisiens. On disait que les Parisiens s'étaient résignés. On disait que personne n'oserait. Et bien moi j'ose et si vous êtes là ce soir c'est que nous osons. Il me reste maintenant une chose à vous prouver que j'ai le meilleur programme, que j'ai la meilleure équipe, la meilleure méthode et le meilleur état d'esprit. La méthode, ça a toujours été la mienne. Analyser la réalité de manière scientifique et en tirer des conclusions limpides. Le programme, vous allez bientôt le découvrir et je pense que vous allez être surpris. J'ai une obsession, les solutions.
Je vais mettre cette obsession à votre disposition, à votre service exclusif. Quant à l'état d'esprit, c'est l'optimisme, la lucidité, la sincérité. Voilà comment on rendra notre ville heureuse. [applaudissements] [applaudissements] Alors les 15 et 22 mars, je ne vous propose pas seulement de m'éli, je vous propose d'élire la créativité de Paris, le courage de Paris, l'enthousiasme de Paris et la plus belle des qualités parisiennes, la volonté d'être heureux. Merci à tous.
[musique] [musique] [musique] [musique] [musique]
[musique] Ah.
Sarah Knafo