Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l'Assemblée, députée du Val-de-Marne - 19/10
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour à tous, vous êtes bien dans BFM Politique, une semaine politique à venir qui va être encore marquante avec, pour la première fois dans la Ve République, un ancien chef de l'État, Nicolas Sarkozy, qui va être incarcéré à la prison de la santé et des débats politiques à l'Assemblée aussi qui vont reprendre sur la question du budget. Notre invité Mathilde Pannot, bonjour, présidente du groupe de la France Insoumise à l'Assemblée. Vous allez nous dire dans quelques instants quelle sera votre attitude justement lors de ces débats et quelles conséquences sur la gauche, l'accord entre les socialistes et le Premier ministre aura dans les prochaines semaines.
Mais d'abord et avant tout, le flash, les infos, c'est avec vous Fanny Weckscheider.
Bonjour Guillaume, bonjour à tous et on commence avec l'information de cette fin de matinée, celle d'un cambrillage au musée du Louvre. Aux alentours de 9h30 ce matin, des bijoux ont été dérobés. Conséquence, le musée communique sur cette fermeture exceptionnelle. Aujourd'hui, tous les visiteurs ont été évacués dans l'urgence, comme vous allez le voir sur ces images. On retrouve Antoine Forestier, vous êtes sur place devant le musée le plus visité au monde pour BFM TV. Que sait-on à l'heure actuelle des circonstances de ce vol ? La ministre de la Culture a parlé d'un braquage, mais selon nos informations, il s'agirait plutôt d'un cambriolage qui s'est déroulé côté Seine.
On voit ici tout au loin la zone où cela s'est déroulé. Des hommes sont arrivés en scooter de type T-Max ce matin, un ou plusieurs scooters. Et au niveau de ce que vous voyez sur les images, il y avait un mont de charge qui leur a permis d'accéder à des fenêtres. Ils ont usé des petites tronçonneuses qui leur ont permis ensuite d'accéder à ces fenêtres et de repartir avec des bijoux. On sait que la vitrine Napoléon notamment a été visée, la vitrine des souverains français également. Et les malfaiteurs sont repartis avec ces bijoux.
La conséquence, vous le voyez, c'est un important périmètre de sécurité à l'extérieur du Louvre, à l'endroit où s'est passé ce cambriolage avec une importante présence polisière depuis ce matin. Cela s'est passé aux alentours de 9h30 et puis depuis, le musée a été évacué. Les employés du musée qu'on a croisé tout à l'heure expliquaient que c'était un incident technique aux clients. Mais il s'agit bien d'un cambriolage, on est en mesure de le confirmer désormais, qui s'est déroulé aux alentours de 9h30, 9h40 ce matin. Antoine, on évoquait un vol de bijoux. Que sait-on le butin qui a été dérobé ? On sait que ce sont des vitrines qui ont été visées.
La vitrine Napoléon, la vitrine des souverains français. Pour accéder à ces vitrines, c'est donc un mont de charge qui a a priori été utilisé. On ne le voit pas ici, il va falloir qu'on puisse faire le tour pour se rapprocher un petit peu. Mais a priori, ça se passe juste ici, à quelques centaines de mètres de nous. Ce qui a permis à ces malfaiteurs d'accéder à cette zone du musée. Des malfaiteurs qui sont arrivés en scooter ici et qui sont ressortis ensuite quelques minutes après. Et des malfaiteurs qui sont toujours activement recherchés à l'heure où on se parle ? Oui, ils sont toujours activement recherchés. Il y a évidemment un gros dispositif de police présent sur place.
La police municipale, la police nationale, on les compte par dizaines depuis ce matin. Et pour permettre à l'enquête de se dérouler le plus sereinement possible, il y a eu une évacuation qui a été demandée. Dans un premier temps, la foule pouvait encore accéder tout près de la pyramide. Il y avait des barrières qui avaient été mises. Mais ensuite, la police a demandé à tout le monde de reculer. On a croisé il y a quelques minutes le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, qui s'est rendu très très vite sur place et qui est reparti il y a une petite demi-heure désormais. sans faire de commentaires pour l'instant auprès des journalistes présents sur place.
Il n'a pas donné plus de précisions sur ce qui s'est déroulé ce matin ici au Louvre. Merci beaucoup Antoine Forestier en direct du musée de Louvre avec Laura Champion pour les images. Donc le ministre de l'Intérieur, vous l'avez entendu, qui est sur place et qui a rejoint la ministre de la Culture, Rachida Dati, qui s'est rendue la première sur place dès ce matin.
Vous êtes bien sur BFM Politique et tout au long de cette émission, on vous donnera bien sûr les toutes dernières informations sur ce vol ce matin au musée du Louvre et les dernières informations dont disposent sur place nos envoyés spéciaux. Notre invitée ce matin, c'est Mathilde Panot. Bonjour Mathilde Panot, présidente du groupe de la France Insoumise à l'Assemblée Nationale. À mes côtés, pour vous interroger ce matin, Anne-Sora Dubois, éditorialiste politique BFM TV, et Lucie Robquin, directrice des rédactions de La Fébune. Bonjour Lucie. Alors on va bien sûr évoquer la question du budget, première discussion demain en commission à l'Assemblée Nationale.
Mais d'abord, ce qui va être aussi l'un des faits de la semaine, puisque mardi matin, l'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, va être incarcéré à la prison de la Santé. Alors est-ce que vous serez mardi matin dans le 16e arrondissement pour soutenir l'ancien président de la République ? C'est un appel qui a été lancé par ses fils qui appellent à venir le soutenir.
Certainement pas, je serai moi-même à l'Assemblée, notamment à la conférence des présidents et en réunion de groupes parlementaires. Et je veux dire que je trouve ça particulièrement indécent de voir celles et ceux qui ne cessent de hurler au laxisme de la justice ne pas accepter une décision de justice qui concerne effectivement un ancien président de la République avec des faits, et je sais que ça a été suivi sur cette antenne, qui sont à la fois avérés et graves. Et donc je crois que c'est un signe que, eh bien, dans notre pays, la justice doit faire son travail, que les gens soient puissants ou faibles.
Et ceux qui font la différence entre les deux sont, je crois, extrêmement indignes à ce moment.
Qu'est-ce que vous pensez de cet appel lancé par deux de ses fils à venir le soutenir ? Ils disent que ce n'est pas une remise en cause de la justice, que ce n'est pas une vengeance, que c'est une façon pour ceux qui l'ont soutenu, justement, de venir l'accompagner.
Eh bien, ils peuvent l'accompagner en privé, mais ils n'ont pas appelé à un rassemblement. Encore une fois, je le redis, je crois que c'est indécent dans la période. Et d'autant plus, vu les discours politiques qui sont toujours tenus par la droite, l'extrême droite, qui ne cessent d'appeler à plus de fermeté. Mais lorsque cela les concerne eux-mêmes, que ce soit Nicolas Sarkozy ou Marine Le Pen, eh bien, d'un coup, je trouve ça absolument scandaleux qu'il y ait de la fermeté de la part de la justice.
Lucie, Nicolas Sarkozy qui s'est confié à la tribune dimanche.
Oui, il s'exprime ce matin dans les colonnes de la tribune dimanche. « Je n'ai pas peur de la prison », dit-il, « je garderai la tête haute ». Alors, vous n'êtes évidemment pas proche de Nicolas Sarkozy, mais est-ce que vous lui reconnaissez une certaine forme de combativité ?
Non, je ne lui reconnais rien. Je veux redire que les faits sur lesquels il est aujourd'hui condamné sont des faits extrêmement graves. Ce sont des faits dans lesquels il y a eu des morts, dans un acte terroriste, je le rappelle, avec de l'argent. Donc, nous sommes sur des faits qui sont d'une forte gravité. Et tant mieux s'il ira en prison avec combativité, mais il n'empêche qu'il va en prison et que je crois que c'est important que ces faits aient aujourd'hui été jugés. Lui, il dit qu'il a été condamné sur une hypothèse. Qu'est-ce que vous pensez de cette défense ?
Eh bien, je crois que la justice a rendu son verdict et que, là encore, il y a eu de nombreux faits qui ont été donnés lors de ce procès. que, par ailleurs, Nicolas Sarkozy n'est pas condamné dans un seul procès. Il a d'ores et déjà été condamné. Il y a d'autres procès qui sont en cours et je crois que c'est important qu'y compris un ancien président de la République puisse être jugé, non pas sur des hypothèses, mais sur des faits.
Est-ce que vous reconnaissez que Nicolas Sarkozy reste présumé innocent puisqu'il a fait appel ?
Eh bien, très bien, il fera appel. Mais en attendant...
Il a fait appel ?
Oui, mais il fait appel, il n'y a aucun souci. Mais le cours de la justice suivra son cours. Mais en attendant, la décision qui a été prise, c'est qu'il soit en prison en attendant son appel. Et donc, il restera en prison tant que l'appel ne sera pas fait.
Vous, ça ne vous choque pas que Nicolas Sarkozy ou tout autre justiciable qui est donc présumé innocent aux yeux de la justice comme il n'a pas fait appel aille déjà purger une partie de sa peine en prison alors qu'il est présumé innocent ? Nicolas Sarkozy ou un autre justiciable ?
Écoutez, à ce moment-là, discutons de ce qu'il y a dans la justice. Nous, nous avons un programme de justice que chacun peut regarder et examiner. Mais je le redis, il n'est pas possible que parce qu'il est ancien président de la République, il puisse y avoir des traitements de faveur. Et donc, je le redis, la justice a fait son travail. Maintenant, il s'agit que la procédure suive son cours jusqu'au bout. Mais encore une fois, je trouve ça particulièrement indigne que ces mêmes gens qui ne cessent d'appeler à la fermeté contre tout le monde dans ce pays se lamentent lorsqu'il s'agit de leur propre cas personnel.
Ce qu'on évoquait, c'est la question de l'exécution provisoire. Vous seriez favorable à la remettre en cause ?
Mais nous, nous l'avons déjà dit. Nous ne sommes pas favorables à l'exécution provisoire parce que nous voulons qu'il puisse aller au bout du procès, aller jusqu'au bout des appels pour pouvoir ensuite avoir une condamnation définitive. Mais je vais vous dire...
Donc, demain, si vous êtes majoritaire à l'Assemblée... Non, mais juste, demain, si vous êtes majoritaire à l'Assemblée nationale ou si Jean-Luc Mélenchon est président de la République, vous supprimerez l'exécution provisoire.
Demain, si nous sommes majoritaires à l'Assemblée nationale, nous commencerons par donner des moyens à la justice, nous commencerons à redonner des moyens à la police judiciaire pour pouvoir faire son travail correctement et nous poserons effectivement la question de l'exécution provisoire. Mais je vais vous dire, parce que cette question s'est déjà posée à l'Assemblée nationale. Elle s'est posée avec la niche de l'UDR, vous savez, les alliés ciotistes du RN, qui le posaient uniquement sur le cas de Mme Le Pen.
Nous avons voté contre, nous ne sommes pas d'accord pour qu'on change les règles selon ce qui arrive à tel ou tel puissant qui ont détourné de l'argent public, ce qui est reproché à Mme Le Pen. Donc, je vais vous dire, pourquoi est-ce que Mme Le Pen et ses amis veulent autant une dissolution dans ces derniers temps ? C'est parce qu'ils espèrent ainsi être majoritaires à l'Assemblée nationale et ainsi voter une loi d'amnestie pour Mme Le Pen. Donc, ces gens-là ne sont intéressés que par leurs petits intérêts personnels et nous, nous voulons défendre les intérêts du peuple et notamment le fait que la justice ait les moyens de mener son travail.
Il y a eu un élément autour de ce procès de Nicolas Sarkozy qui a été très médiatiquement repris, c'est la charge de l'ancien président de la République contre les juges avec l'idée selon laquelle il y aurait des juges qui seraient politisés ou en tout cas qui auraient dans les jugements qu'ils rendent des colorations politiques. Est-ce que vous avez compris cette charge ? Est-ce que vous la reprenez à votre compte ? Est-ce que, oui ou non, il y a des juges en France qui sont politiques ?
Alors, je ne suis pas d'accord avec le fait. Il y a évidemment, il peut y avoir, et nous l'avons dénoncé à de nombreuses reprises, une instrumentalisation à la fois de la police et de la justice par un pouvoir politique. Cela arrive, c'est ce qu'on appelle par exemple l'offert. Dans ce cadre-là, ce n'est pas du tout ce que nous voyons.
Et je veux dire que les propos de Nicolas Sarkozy reprennent ceux qui avaient été tenus, par exemple, et moi je suis fière que mon mouvement politique n'ait jamais participé à cela, qui avaient été tenus par les syndicats de police qui, je le rappelle à l'époque, manifesté devant l'Assemblée nationale, avec l'ensemble du spectre politique qui avait expliqué que le problème de ce pays, c'était la justice au moment où l'Assemblée était justement en train de débattre sur un texte sur la justice. Nous ne sommes pas d'accord avec le fait qu'on remette en cause ainsi l'impartialité, la neutralité de la justice. Et donc la question qui est posée, c'est comment est-ce qu'on renforce justement...
Les juges menacés, vous l'avez vu ? Mais oui, mais bien sûr ! Vous avez des juges menacés à la fois dans le cadre du procès de Nicolas Sarkozy, dans le cas aussi, je le rappelle, du procès de Mme Le Pen, qui montrent bien que ces gens-là sont anti-républicains. Voilà ce qui se passe. Et donc nous, nous voulons à la fois renforcer les moyens et renforcer l'impartialité...
Donc il ne faut pas menacer, évidemment, les juges et il ne faut pas menacer la police.
Mais qu'est-ce que vous voulez... Non, non, c'est une question, c'est une question. Et qui a menacé la police ?
On se rappelle d'une séquence forte de Jean-Luc Mélenchon devant le siège de Partie qui avait dit « La République, c'est moi » et certains policiers avaient dit « C'était une remise en cause de notre autorité ».
Non mais d'accord, mais est-ce que quelqu'un a menacé de mort des policiers chez nous ? Non. Voilà, donc j'aimerais juste qu'on remette les juges à leur place. Ensuite, il y a des faits, qui est que nous, nous critiquons le fait que la police n'est plus un service public au service de la population et que la police, avec des actes de certains qui restent impunis, notamment le fait que la France soit championne d'Europe du nombre de morts pour refus d'obtempérer et par arme à feu, eh bien, soit un problème de police républicaine. Cela n'a rien à voir
avec le fait de menacinement des juges. Pour vous, aujourd'hui, la police n'est plus républicaine ?
Je crois que quand il y a une impunité policière, il y a un problème sur le fait que la police soit républicaine. Effectivement, je ne dis pas que la police, dans son ensemble, n'est plus républicaine. Je dis que nous avons un problème de règles et que ces règles, notamment sur les refus d'obtempérer, pour parler de cela, quand vous regardez qu'il y a eu un mort pour refus d'obtempérer en 10 ans en Allemagne et que vous vous retrouvez en France avec 13 morts en 18 mois de refus d'obtempérer, oui, je crois qu'il y a un problème de règles et c'est pourquoi nous demandons l'abrogation de la loi Cazeneuve, qui est la loi que nous appelons permis de tuer.
Madame Pannot, venons-en à la question du budget des retraites et notamment cette interview ce matin chez nos confrères du Parisien, de la porte-parole du gouvernement, Maude Bréjon, qui dit « Il n'y a ni entourloupe, ni plan caché, que ce soit sur le budget, les retraites, les engagements pris seront tenus. » Pourquoi ne pas la croire ?
Je ne la crois absolument pas parce qu'il faut comprendre l'arnaque de la grande victoire du Parti Socialiste, comme il le dit. Pourquoi ? Alors d'abord, nous ne parlons pas d'une suspension mais d'un accalage dans le temps qui ne remet pas en cause la retraite à 64 ans. Il y a deux issues possibles au budget. Je vais essayer de ne pas être trop technique pour que les gens comprennent. Mais vous savez, un budget va passer entre les deux chambres, entre l'Assemblée nationale et le Sénat. Ensuite, il y a une commission mixte paritaire, sept députés, sept sénateurs, dans lequel ce sont les macronistes et la droite qui sont majoritaires.
Ils en ont huit sur quatorze et donc qui pourront remanier le budget comme ils veulent et ensuite cela passe soit en dernière lecture à l'Assemblée soit cela va entre le Sénat et l'Assemblée. Ce qui veut dire deux choses. Il y a deux issues possibles. La première, c'est un vote du budget de la Sécurité sociale avec un amendement de décalage dans le temps de la réforme de la retraite. Mais cela veut dire alors qu'il faut que... Non, du décalage de l'âge. On va revenir dans le détail. Parce que si on était suspension, je vais expliquer ça tout de suite. C'est décalé de deux ans, c'est quand même considérable.
Si c'était une suspension, alors tout le monde resterait à 62 ans et 9 mois de retraite. Alors que là, le décalage dans le temps, on arrivera quand même à la retraite à 64 ans. C'est-à-dire qu'on décale juste le calendrier.
Ce sera tranché, disent-ils, dans la campagne présidentielle à venir. Allez-y, deuxième hypothèse.
Je vous explique. Première hypothèse, le budget de la Sécurité sociale est voté. Mais cela veut dire alors qu'il faut qu'il y ait une grande coalition du Parti socialiste jusqu'à la droite en passant par les macronistes qui acceptent un budget avec le musée à la fois les 17 millions de retraités qui vont voir leur pension baisser. Vous avez les 13 millions de personnes qui ont des maladies chroniques. Non, non, sous-indexées pendant 4 ans. Des maladies chroniques qui vont devoir être taxées jusqu'à hauteur de 850 euros par an et toutes ces horreurs qui sont dans le budget. Donc ça, c'est la première chose. Mais ça veut dire que le PS accepte cela.
Deuxième hypothèse, à ce moment-là, on dépasse les 50 jours qui sont fixés dans le cadre de la Constitution sur le budget de la Sécurité sociale. Et à ce moment-là, le budget passe par ordonnance. Je veux insister sur un point.
Il y a une autre option, madame, c'est que le gouvernement instaure une lettre rectificative pour instaurer la réforme des retraites. Juste pour t'amener, Lucie, sur la question
des ordonnances, la porte-parole a répondu ce matin.
On ira au vote. Elle a dit qu'on ira au vote. Eh bien, à ce moment-là, le PS devra voter pour ou s'abstenir, donc être dans la majorité sur la question du budget de la Sécurité sociale. Donc, accepter toutes les horreurs. Qu'est-ce que ça dira ? Attendez, juste, je veux terminer pour que tout le monde comprenne. Donc, soit grande coalition pour voter un budget de Sécurité sociale qui enlève 7 milliards à la santé et 13 milliards à la Sécurité sociale. Soit ordonnance et sur les ordonnances. Effectivement, le ministre des Relations avec le Parlement a été très clair mardi. En cas d'ordonnance, puisque nous avons posé la question, ce serait le texte initial qui serait passé en force.
C'est-à-dire que les discussions à l'Assemblée n'auront aucune incidence dessus. Alors, vous avez raison, il y a la possibilité d'une lettre rectificative qui est demandée par le constitutionnaliste Benjamin Morel sur lequel le président Éric Coquerel a appuyé qui ferait que ça rentre dans le texte initial mais pour l'instant, ce n'est pas le cas. Et donc, du coup, le plus probable, c'est que soit il y ait un budget avec toutes les horreurs qu'il y a actuellement contre le peuple et un décalage du temps, voire même, le plus probable, c'est qu'il n'y ait rien du tout, c'est-à-dire seulement les horreurs et même pas de décalage dans le temps. Anne ?
Avant ça, il y a quand même des possibilités de discussion. Il y a un article que vous aborrez à la France Insoumise qui disparaît, en tout cas qui ne sera pas utilisé, c'est la promesse, à ce stade, pas d'utilisation du 49-3. Est-ce que ce n'est pas l'occasion, enfin, de se saisir du budget sans avoir cette sanction potentielle ? Et c'est quoi la stratégie que vous avez choisie ? Est-ce que c'est des milliers d'amendements ? Est-ce que c'est la chaise vide parce que vous considérez qu'on va dans le mur et que ça ne sert à rien d'en parler ? Qu'est-ce que la France Insoumise a arrêté comme position ?
Alors, la première chose, c'est que M. Lecornu est un 49-3 à lui tout seul. Je rappelle que si nous laissions l'Assemblée nationale voter, comme nous avions essayé de le faire l'année dernière sur l'abrogation de la réforme de la retraite à 64 ans, alors la réforme aurait d'ores et déjà été abrogée. Donc, le fait qu'il refuse que nous allions au vote sur cette question montre que M. Lecornu à lui-même est un 49-3. Mais il refuse pas que vous alliez au vote ?
Vous pourriez le proposer, l'abrogation ?
Mais on l'a proposé l'année dernière, M. Daré. Oui, mais là, vous pourriez... Je veux dire, dans le débat budgétaire,
vous pourriez à nouveau le proposer ?
Mais non, parce qu'il y a quelque chose qui s'appelle l'article 40. L'article 40 nous empêche d'engager des dépenses supplémentaires. Et le problème dans le budget, c'est la structure qui a été donnée au budget. C'est-à-dire le fait qu'on continue à ne pas faire contribuer les plus riches. Je dis juste, dans le projet Lecornu, les plus riches cotisent, enfin, vont contribuer deux fois moins que ce qu'ils avaient contribué dans le gouvernement de M. Barnier puis M. Bayou. Ils ont 4 milliards d'impôts en plus, quand même. Deux fois moins. Ça veut dire que... Enfin, c'est à hauteur de ce qui était demandé, notamment la taxe d'Ukman, le retour de l'impôt de solidarité sur la fortune.
C'est indécent. Donc, vous ne dialoguez pas ? Mais nous, nous allons faire notre travail parlementaire, ce que nous avons fait à chaque fois. C'est-à-dire que nous allons siéger, que nous allons présenter ceux qui nous semblent être les bonnes options pour le pays, c'est-à-dire augmenter les recettes de l'État pour pouvoir dépenser plus dans la santé, dans l'éducation, dans les besoins écologiques. Vous avez déjà l'étiage du nombre d'amendements que vous pourriez déposer ? Nous avons essayé de déposer un nombre d'amendements qui permettent de tenir le temps de la discussion, c'est-à-dire qu'ensuite, on ne passe pas par ordonnance. Mais il se trouve que...
Alors, ça, c'est des objectifs cibles qui ont été donnés par le président de la commission des finances et que nous avons respectés. Mais il se trouve que, savez-vous qui a déposé le plus d'amendements ? Ce sont les macronistes et la droite. Et donc, c'est probablement eux qui feront que nous n'avons pas le temps d'aller au bout du budget et qu'au bout de 70 jours, je ne sais pas, je n'ai pas le chiffre en tête, mais nous avons respecté la cible qui a été donnée par taille de groupe et que ce sont probablement eux qui forceront à aller aux ordonnances et c'est-à-dire au budget tel qu'il était initialement. Pas de taxation sur les super-héritages.
C'était une idée qu'avait mise sur la table la présidente de l'Assemblée nationale, Yael Brown-Pivell, à porte-parole ce matin, dans le Parisien, dit que ça ne fait pas partie des propositions du gouvernement.
À chaque fois qu'on essaie de faire contribuer les plus riches, de toute façon, ce gouvernement s'enfuit en courant. Je veux dire, nous sommes dans une situation où les 500 plus grandes fortunes de ce pays ont vu leur patrimoine doubler depuis 2017. Je rappelle qu'en 1996, les 500 plus grandes fortunes de ce pays avaient des fortunes qui représentaient 6% de la richesse produite chaque année dans ce pays. Qu'aujourd'hui, nous sommes à 42% de ce qui est accaparé par ces plus grandes fortunes. Et qu'il s'agit maintenant de mettre fin au séparatisme fiscal des riches qui ne veulent plus contribuer.
Je rappelle juste que dans la campagne présidentielle, nous avions, nous, proposé une taxation sur les super-héritages en disant au-delà de 12 millions, ce qui ne concerne pas la plupart des gens, au-delà de 12 millions, nous prenons tout. Ça permettait de mettre
10 milliards d'euros dans l'église. C'est très élevé, 12 millions d'euros. On a l'impression que même chez LFI, il y a quelques scrupules à taxer les grands héritages. Est-ce que vous avez peur de fâcher vos électeurs ? Finalement, cette barre est très élevé. Vous savez,
nos électeurs et nos électrices n'ont absolument pas ces héritages. Et il se trouve que les héritages sont aujourd'hui un des facteurs principaux des inégalités dans notre pays. 12 millions, c'est très élevé. Donc, nous, nous sommes d'accord, puisque vous semblez d'accord sur ce plateau, nous sommes d'accord pour descendre ce chiffre. Mais cela vient ensuite dans la discussion parlementaire. C'est une proposition que nous avons mise sur la table et nous sommes d'accord après pour la revoir, pour la baisser, en tout cas pour faire en sorte que... C'est quoi le bon niveau ? C'est une question qu'on peut poser. Je vous dis ce qui était dans notre programme jusqu'alors, on peut le baisser.
Mais je vais vous dire, comprenez l'indécence que c'est pour les gens.
Vous allez proposer dans la discussion budgétaire ?
Oui, ça fait partie de notre programme depuis longtemps. Je vais vous dire l'indécence pour les gens que c'est d'avoir vu depuis plus d'un mois sur la question de la taxe Zuckman, sur tous les plateaux, les éditorialistes, les journalistes, le Medef qui essaient de nous faire pleurer sur le sort des plus riches lorsqu'on pensait juste faire un impôt planché à 2% qui ferait que les plus riches de ce pays continueraient de s'enrichir dans ce pays.
Mais où sont les journalistes, les éditorialistes et les autres lorsque l'on parle d'enlever 50 euros par mois à des apprentis avec le budget qui est proposé, lorsqu'on propose d'enlever 100 à 200 euros par an aux retraités avec la non-indexation des pensions. Lorsqu'on enlève 150 euros à ceux qui touchent les APL, lorsqu'on enlève 850 euros par an à ceux qui sont malades d'enfants. C'est bien prévu dans cette intercurrence. C'est très bien, mais j'aimerais qu'on en parle plus parce que, comprenez qu'en termes d'efforts qui sont demandés aux gens, on demande des efforts absolument insupportables à des gens qui n'en peuvent déjà plus.
Nous avons une augmentation du taux de pauvreté dans ce pays qui est insupportable. Madame Pannot,
vous nous direz dans un instant sur cette question de la réforme des retraites néanmoins si vous voterez l'amendement ou non et quelles conséquences sur l'avenir de la gauche. On se retrouve dans quelques secondes sur BFM TV. Vous êtes bien sur BFM Politique, notre invitée Mathilde Panot, présidente des députés de la France Insoumise à l'Assemblée Nationale. Dans un instant, on va voir quelles seront les conséquences sur la gauche du maintien de Sébastien Lecornu cette semaine grâce au non-vote de la censure des socialistes. Mais d'abord, quelques instants, on va s'arrêter sur ce qu'est l'information de la matinée, ce cambriolage au musée du Louvre.
On retrouve tout de suite sur place Antoine Forestier. Bonjour Antoine. Quelles sont les dernières informations dont vous disposez ?
Les informations précises concernant ce cambriolage sont qu'il s'est déroulé aux alentours de 9h30, 9h40, juste ici, côté Seine. C'est au niveau de la galerie d'Apollon qu'a eu lieu ce vol de bijoux. Et pour rentrer à l'intérieur de cette galerie, on va vous montrer sur ces images d'Uliana Malichev, c'est ce monte-charge qui a été utilisé juste ici par les malfaiteurs. Ils sont montés à quelques dizaines de mètres de hauteur au niveau de ce petit balcon. Ils ont fracturé une fenêtre et ils sont pénétrés à l'intérieur de cette galerie d'Apollon dans laquelle il y avait des vitrines avec des bijoux. Ils sont ensuite ressortis et ont pris la fuite à bord d'un scooter de type T-Max.
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, s'est rendu sur place et il a expliqué à nos confrères de France Inter un peu plus. Il a donné en tout cas plus de détails sur ce qui s'est passé. Je vous propose d'écouter. Un braquage important qui a été commis ce matin dans la salle Apollon où des individus sont pénétrés par l'extérieur du musée du Louvre en utilisant une nacelle qui était positionnée sur un camion. Ils ont fracturé la fenêtre et puis ils sont dirigés vers un certain nombre de vitrines où ils ont dérobé des bijoux dont je ne donnerai pas la liste.
Je crois qu'il y a une enquête judiciaire mais qui sont des bijoux qui ont une vraie valeur patrimoniale et qui ont une valeur inestimable en réalité. Et puis ils se sont ensuite enfouis. Ça a duré 7 minutes donc ils sont repartis en T-Max. C'est un braquage important. Manifestement une équipe qui avait fait des repérages qui était manifestement aussi très chevronnée et qui a agi très, très vite. Pour préserver toutes les traces et les indices et permettre à l'enquête de se dérouler sereinement, le Louvre a été évacué ce matin. Tous les visiteurs qui avaient prévu de venir aujourd'hui vont pouvoir se faire rembourser.
Il y a d'ailleurs un QR code qui a été installé à l'entrée du Louvre pour que chacun puisse faire les démarches. Le Louvre restera fermé toute la journée pour permettre donc à cette enquête de se dérouler suite à ce cambriolage ce matin.
Merci beaucoup Antoine Forestier. Vincent Vantiguem, le ministre de l'Intérieur explique qu'il a bon espoir de retrouver les cambrioleurs. Comment c'est possible et comment se fait l'enquête ?
Oui, en tout cas c'est ce que Laurent Nunez a indiqué sur l'antenne de France Inter ce midi. J'ai bon espoir qu'on retrouve cette équipe. Alors on parle d'une équipe de 3 ou 4 cambrioleurs et effectivement ils comptent sur l'action des forces de police. Ce n'est pas n'importe quel service puisque c'est la brigade de répression du banditisme qui est spécialisée dans ce type de cambriolage qui a été saisi du dossier avec l'appui de l'Office central de lutte contre le trafic de biens culturels parce que là on est là-dedans. Comment on va faire ? On va analyser surtout les caméras. Le ministre de l'Intérieur parle d'éventuels repérages d'une équipe chevronnée.
On va regarder dans les grandes équipes qui sont capables parce qu'ils font une vraie capacité pour faire ce type de cambriolage. Et puis on va analyser je le disais les caméras de vidéosurveillance jusqu'au dernier moment à quel moment on a perdu la trace de ces cambrioleurs qui ont pris la fuite visiblement à bord de scooters T-Max. C'est ainsi que le ministre de l'Intérieur explique qu'il a bon espoir de retrouver cette équipe de cambrioleurs. Reste à savoir si on retrouvera les bijoux ou s'ils ont été dilapidés, disséminés dans la nature voire revendus parce que des bijoux il le disait d'une valeur inestimable qui pourrait les acheter ? Est-ce qu'ils vont être fondus ?
Est-ce qu'ils vont être détruits ? C'est toute l'inquiétude aujourd'hui au niveau du musée du Louvre.
Merci Vincent et bien sûr tout au long de BFM Politique on continuera de vous tenir au courant de tous les éléments qu'on pourra avoir au cours de cette émission et de cette enquête qui ne fait que débuter après ce cambriolage au musée du Louvre. Mathilde Panot on reprend le cours de notre interview on évoquait la question de la réforme des retraites question très simple est-ce que vous voterez vous, oui ou non la suspension de la réforme des retraites ?
Alors ce n'est pas une suspension c'est un décalage dans le temps et ça a une importance monsieur Daré parce que du coup je ne sais pas quel sera l'amendement mais si l'amendement dit on décale le calendrier pour arriver à la retraite à 64 ans ce qui veut dire que vous avalez en même temps la retraite à 64 ans nous aurons une difficulté pour voter cet amendement.
Donc vous ne voteriez pas cet amendement ?
On va voir comment il est rédigé mais si c'est rédigé comme ça vous comprenez que c'est difficile pour nous qui demandons l'abrogation de la réforme des retraites aux côtés des millions de personnes qui se sont mobilisées contre cette réforme qui a été passée en force d'acter que nous sommes pour la retraite
c'est quand même un effort majeur on décale cette réforme de deux ans ça va coûter 13 milliards d'euros à l'état à l'horizon 2027 pourquoi vous ne reconnaissez pas votre victoire finalement ? Mais parce que nous ne voulons pas
le décalage de la réforme des retraites nous voulons l'abrogation et je le redis si on laissait l'Assemblée nationale voter alors il y aurait d'ores et déjà une abrogation de la retraite à 64 ans et j'insiste sur un point pour que tout le monde comprenne le décalage dans le temps de la réforme des retraites ce faux arrêt de la réforme des retraites coûtera à 17 millions de retraités le fait de voir leur pension baisser alors que nous avons un nombre de retraités très pauvres dans ce pays et que cela va encore augmenter et surtout ça coûtera une conférence qui a été annoncée par M. Lecornu
conférence sociale absolument
dont je suis étonnée qu'on ne parle pas qui selon M. Lecornu lui-même pourrait donner lieu à la retraite à points qui avait d'ores et déjà été battue par des mobilisations en 2019 la retraite à points pour que tout le monde comprenne c'est la tombola vous cumulez des points tout au long de votre carrière et puis à la fin c'était le projet de la CFDT vous ne savez pas quelle sera la valeur du point qui a déjà été tentée en 2019 qui a été battue vous discutez pourquoi pas
de la réforme par capitalisation dit le nouveau ministre Farrandou exactement
et pourquoi pas la retraite par capitalisation vous comprenez que ça fait quand même beaucoup à avaler et que encore une fois la Macronie a été battue trois fois dans les urnes ce n'est plus le centre politique nous n'avons pas été élus pour avoir quelques miettes d'un camp qui est en déroute nous avons été élus pour être en rupture avec la Macronie donc nous nous restons fidèles au mandat qui nous a été donné par les électeurs Justement
il y a quelques députés macronistes qui sont presque comme vous ils ne veulent pas voter ils ne veulent pas voter
l'amendement de suspension parce qu'on leur a demandé de porter cette réforme aujourd'hui ils considèrent que c'est de la schizophrénie de l'envoyer balader vous avez quelque chose à leur dire ? Justement
ça confirme exactement ce que je vous disais tout à l'heure c'est à dire que nous n'avons aucune garantie que cet amendement sera dans le budget de la sécurité sociale et nous avons même beaucoup de garanties sur le fait que si ça passe par ordonnance il n'y aura rien sur la réforme des retraites donc en fait le parti socialiste n'a rien obtenu et il faut se rappeler
Sur le principe ils ont quand même obtenu la suspension du décalage de l'âge tel qu'il était prévu dans la réforme initiale pourquoi est-ce que parce qu'avec vous vous n'aviez rien obtenu du tout c'est quand même mieux que rien ce qu'a obtenu le PS pourquoi vous ne leur donnez pas ce point là ?
Mais parce que nous nous voulons un changement de politique et celui qui est aujourd'hui responsable du chaos et de l'impasse politique dans lequel nous sommes c'est Emmanuel Macron dont nous demandons son départ je vais vous dire on nous a déjà fait ce petit numéro il vaut au mieux un petit pas que rien du tout ça s'appelait le conclave sur les retraites qu'est-ce que ça a donné ? Rien du tout ça s'appelait soi-disant les grandes victoires dans le budget Bayrou qui avaient été obtenues rappelez-vous les 4000 postes de professeurs supprimés qui sont supprimés dans ce même budget Il vaut mieux rien
en attendant que vous soyez au pouvoir ?
Non, il ne vaut pas mieux rien il faut revenir à la démocratie normalement les institutions doivent refléter la volonté générale Emmanuel Macron ne reflète plus rien la question est pourquoi reste-t-il ? Il faut revenir devant les... Vous avez déposé
une nouvelle demande de destitution ?
Tout à fait nous avons déposé
une nouvelle motion de destitution Combien de signatures à ce jour ?
Eh bien nous sommes encore en train de les collecter donc nous allons la déposer là nous avions l'année dernière 71 parlementaires qui l'avaient signé la dernière fois 104 parlementaires qui l'avaient signé et c'est encore une fois l'extrême droite qui pour la deuxième fois est venue au secours d'Emmanuel Macron en refusant que cette motion de destitution soit examinée et votée Ils se sont abstenus Oui donc ils l'ont refusé de pouvoir faire en sorte qu'on y arrive et donc nous continuerons à dire que la seule issue c'est le départ du président de la République Pour vous ? Cette motion de destitution à un moment elle peut ? Elle va passer ?
Vous savez moi je suis une responsable politique il y a ce qui est possible et il y a ce qui est souhaitable je redis qu'il est souhaitable pour le pays que nous ayons une élection présidentielle anticipée Vous n'êtes jamais senti aussi proche d'Edouard Philippe pour que ce que nous pensions être souhaitable soit possible Est-ce que vous auriez pensé
vous vous trouvez sur la même ligne qu'Edouard Philippe un jour qui est juste que c'est je cite la solution la plus digne ?
Mais vous voyez pourquoi Emmanuel Macron est pour nous un cas désespéré il exaspère même ses anciens premiers ministres et je vais vous dire j'invite Edouard Philippe et ses députés s'ils sont vraiment cohérents avec ce qu'ils disent sur le départ d'Emmanuel Macron à soit signer ou voter la motion de destitution du président de la République parce que c'est le seul outil dont nous disposons dans la Constitution pour faire partir le président
Vous évoquiez la question des socialistes est-ce que finalement le nouveau patron de la gauche le nouveau pôle central de la gauche ne s'appelle pas Olivier Faure ?
Ben non je ne crois pas que ça s'appelle la gauche et je crois qu'il y a un choix très clair qui a été fait par la direction du parti des socialistes de à la fois sauver Macron en sauvant le cornu mais aussi de faire perdre du temps au pays Il n'est pas de gauche Olivier Faure ? Mais je vais vous dire quand vous refusez de censurer un gouvernement macroniste alors que la deuxième ligne de votre programme disait que nous avons tous été élus sur le même programme du nouveau Front Populaire qui est celui de rompre avec la politique macroniste oui ils ont fait un choix très clair qui est celle d'une alliance avec les macronistes
Mais comment vous le qualifiez Olivier Faure aujourd'hui ?
Mais je vais vous dire nous je veux expliquer parce qu'en fait ce n'est pas une question juste de qualification je vois bien ce que vous êtes en train de faire je veux expliquer pourquoi on a fait nous l'union contrairement à ce qui est dit Vous n'avez jamais été timide dans l'utilisation des mots c'est aussi pour ça qu'on vous demande Oui oui mais nous avons nous fait l'union parce que nous pensions qu'il fallait faire l'union du bloc populaire à la fois contre le bloc bourgeois et contre le bloc d'extrême droite avec qui l'affrontement est inéluctable ce n'est pas nous qui sommes dans une contradiction je veux vous alerter là-dessus nous nous restons fidèles à ce que nous avons toujours dit c'est-à-dire le programme rien que le programme le mandat que nous ont donné les électeurs et les électrices mais ceux qui aujourd'hui sont dans une contradiction s'appellent le parti socialiste qui à chaque fois qu'il y a une secousse alors qu'ils se sont fait élire sur un programme abandonnent ce même programme et vont sauver le bloc bourgeois se solidariser pour vous c'est des traites je crois que enfin en fait je ne vais pas en utiliser vos mots mais par contre ils trahissent le mandat qui leur a été donné par les électeurs et les électrices ce sont toujours des partenaires politiques pour vous d'autant plus ça peut toujours être des partenaires politiques écoutez Olivier Faure a répondu à cette question il y a quelques jours de cela il disait sur un plateau il y aura des candidats socialistes en face des candidats insoumis y compris des députés sortants donc la question a déjà eu
ne se pose plus est-ce que vous appelez les électeurs de gauche à sanctionner le parti socialiste aux élections municipales mais moi je dis
l'affrontement avec l'extrême droite est inéluctable et que donc nous aurons besoin du plus de monde possible donc c'est pourquoi après le vote de la non-censure décidé par la direction du parti socialiste j'ai appelé à rompre les rangs à dire venez nous aider continuez sur le programme du nouveau Front Populaire et nous pouvons gagner face à l'extrême droite alors que la Macronie est en train de s'écrouler je veux juste vraiment insister dessus il y a une sorte de désespoir qui se répand où on nous explique qu'on n'y arriverait jamais on peut y arriver les gens voilà ce que je suis en train de dire aujourd'hui on peut y arriver et changer radicalement la politique sur la question de Lucie
et des conséquences effectivement électorales
vous mettez donc un candidat LFI en face de chaque candidat socialiste pour les élections
mais je viens de vous dire je ne veux pas je ne veux pas vous faire inverser la responsabilité je rappelle que c'est nous qui avons fait l'union en 2022 avec la NUPES qui a ensuite été brisé par le parti socialiste en 2024 avec le nouveau Front Populaire qui a ensuite été brisé par le parti socialiste et c'est Olivier Faure qui maintenant dit qu'il présentera des candidats en face de tous les candidats insoumis y compris les députés sortants donc la réponse est dans ce que je viens de vous dire et au municipal Mathilde Panot nous resterons fidèles au programme et au mandat qui nous a été donné par des électeurs et des électeurs aux élections municipales
des convictions politiques aux élections municipales est-ce que vous présenterez des listes de la France insoumise y compris là où il y a un maire ou une maire socialiste
mais nous continuerons sur la même cohérence et je crois que vous pouvez au moins nous reconnaître ça le mérite de la cohérence nous continuerons sur la même cohérence c'est-à-dire sur le programme et sur le fait que nous ferons des unions et des alliances avec ceux qui sont d'accord avec le programme et qui le respectent
Si jamais à un moment il devait y avoir une dissolution c'est tout sauf de la politique fiction il y aurait de nouveau pour vous le Front Républicain ?
Alors c'est une bonne question et je pense que ça c'est aussi une des choses qui inquiète énormément vis-à-vis de l'extrême droite notamment parce que vous avez là encore des macronistes qui ont mis par exemple comme ministre de l'Intérieur un certain monsieur Rotaillot dont la différence avec l'extrême droite est en...
Il n'est plus là monsieur Rotaillot
Oui mais vous comprenez qu'à force de parler et d'agir comme l'extrême droite à un moment vous banalisez l'extrême droite dans ce pays donc c'est effectivement une question qui se pose mais moi je crois que nous pouvons refaire ce que nous avons fait dans ce pays en 2024 c'est-à-dire une mobilisation dans les urnes qui est tellement puissante qu'elle submerge à la fois les macronistes dont plus personne ne veut dans le pays mais qu'elle permet aussi de battre l'extrême droite et j'en profite donc pour celles et ceux qui nous écoutent pour leur dire inscrivez-vous sur les listes électorales il y a 11 millions de personnes dans ce pays qui sont non inscrites ou mal inscrites et donc qui ne peuvent pas participer à la décision sur notre avenir commun
Contrairement à le Front Républicain ça veut aussi dire s'il y a un candidat LFI qui doit se désister au profit d'un candidat PS ou l'inverse ou macroniste ou macroniste c'est quelque chose que vous continuez à appeler de vos voeux au nom du Front Républicain Mais nous l'avons fait de manière rigoureuse
Mais ça aurait de nouveau lieu s'il y avait une dissolution Par contre celui qui apparemment a passé des coups de fil pour que certains candidats puissent se maintenir en espérant que l'extrême droite puisse prendre Matignon s'appelle Emmanuel Macron Mais ça se produirait de nouveau Je vais vous dire nous, nous n'avons pas peur du peuple et y compris en cas de dissolution mais nous sommes convaincus et je veux vraiment assister sur ce point que la dissolution n'est pas la solution parce que s'il y a une dissolution pour rien c'est-à-dire que les équilibres sont à peu près les mêmes alors pendant un an vous ne pourriez pas dissoudre or il se trouve que s'il y avait une dissolution pour rien il pourrait y avoir une présidentielle anticipée sans pouvoir dissoudre derrière donc ce que nous demandons c'est une sortie de crise qui passe par une loi spéciale le vote d'une loi spéciale et ensuite le départ du président de la République avec une présidentielle
Comme j'étais assez loin dans les hypothèses vous n'avez pas répondu à ma question si demain il y a une dissolution est-ce qu'il y a désistement du candidat La France Insoumise au profit d'un candidat PS ou d'un candidat macroniste pour faire barrage au Rassemblement National ?
Écoutez, nous verrons mais je ne vois pas pourquoi on changerait de logique nous l'avons déjà fait donc je ne vois pas quel est le problème dans la question que vous posez Entre temps, vos relations se sont un peu rafraîchies avec le PS c'est tout Oui d'accord mais nous faisons la différence encore entre un candidat PS et un candidat de l'extrême droite je crois que nous avons été assez clairs sur cette question-là et je vais vous dire maintenant l'enjeu c'est de battre l'extrême droite et c'est pourquoi je suis autant en colère contre le parti socialiste parce qu'il mine la capacité de résistance du pays il mine la capacité de résistance du pays en faisant continuer une politique dont plus personne ne veut et je vais vous dire tout à l'heure il déroule le tapis de joie il y a ça qui surviendra Monsieur Lecornu et son gouvernement ne survivront pas au budget donc il nous faut perdre du temps perdre du temps alors qu'il y a des grandes urgences sur la bifurcation écologique La semaine dernière vous disiez
qu'il ne passerait pas la motion de censure il est toujours là
Oui oui mais vous verrez vous croyez vraiment qu'avec un gouvernement dont le ministre des Solidarités et du Travail arrive sur un 20h pour sa première expression publique pour expliquer nous ne sommes pas des autistes dans un validisme absolument insupportable avec de l'autre côté des mesures qui sont annoncées qui sont les pires mesures qu'on ait jamais vues dans ce pays vous croyez vraiment qu'ils vont finir longtemps et bien je ne le crois pas
Dites le PS déroule le tapis rouge ou rien en fait d'une certaine façon
Moi je vais vous dire moi tous ceux qui aident les macronistes et je pense que la Macronie a une responsabilité historique dans la montée de l'extrême droite vous n'avez qu'à prendre trois chiffres 2017 il y avait huit députés d'extrême droite dans ce pays ensuite 2022 il y a eu 89 députés d'extrême droite à l'Assemblée nationale 2024 il y en avait 142 donc la première urgence pour battre l'extrême droite c'est de tourner la page de la Macronie et non pas de l'aider à survivre comme ça a été fait cette semaine par la direction du Parti Socialiste
Il y a quelqu'un qui a dénoncé votre programme économique en quelque sorte qui était assis à cette place il y a quelques jours avec ma consoeur Apolline de Malherbe c'est le nouveau prix Nobel d'économie il s'appelle Philippe Aguillon je vous propose d'écouter ce qu'il disait à Apolline de Malherbe c'était vendredi
je ne veux pas durer je ne leur fais pas confiance je ne fais pas confiance à ces gens-là pour gérer la France donc je ferai tout pour que ça n'arrive pas vous ferai tout pour que ça n'arrive pas à tout point de vue point de vue économique mais aussi pour le reste je suis un économiste c'est ce que je veux dire c'est que votre inquiétude quand vous dites je ne leur fais pas confiance je ne fais pas confiance à ces gens-là pour diriger la France merci de le dire aussi clairement vous diriez pareil de LFI et LFI pareil mais LFI il n'y a aucun danger qu'il soit ministre dans l'immédiat mais c'est pareil je mets les deux sur le même plan
Nobel d'économie française qui explique qu'il met sur le même plan le Rassemblement National et la France Insoumise qu'est-ce que vous lui répondez ?
plutôt que de jeter des arguments à la tête des gens comme il est en train de faire nous avons fait une proposition à M. Aguillon nous lui avons proposé de venir débattre avec nous sur notre programme économique
on peut faire ça ici dans mes plans politiques je l'invite
à venir débattre avec nous et je le dis d'autant plus que M. Aguillon quand même pour que tout le monde le sache est celui qui disait par exemple il y a quelque temps qu'il était très intéressé par les résultats à la fois économiques et sociaux de M. Milley le président argentin il se trouve que M. Milley est responsable d'avoir jeté 5 millions d'argentins le président d'extrême droite de l'Argentine 5 millions d'argentins sous le seuil de pauvreté et qu'aujourd'hui l'Argentine est tellement en faillite avec la tronçonneuse de M.
Milley dans les dépenses de l'État qu'il en vient à supplier les États-Unis de pouvoir renflouer les caisses donc je crois que effectivement nous n'avons pas les mêmes modèles
mais je l'invite à venir en débattre Philippe Aguillon dénonce votre incompétence économique il vous soupçonne de vouloir ruiner la France votre crédibilité économique elle est quand même très faible dans les milieux d'experts, d'économistes et bien pas du tout et c'est d'ailleurs
aussi l'objet du débat que nous pourrions avoir avec M. Aguillon je vous rappelle
qu'il y a 7 prix Nobel
d'économie qui ont soutenu la taxe Zuckman je rappelle que M. Aguillon est celui qui a par exemple initié le programme économique de M. Macron et qui continue de le soutenir encore maintenant il a pris un peu de distance 1000 milliards de dettes et qui fait qu'aujourd'hui nous avons un budget avec des coupes budgétaires tellement fortes que nous avons un risque de récession de notre économie avec la consommation populaire qui est minée qui est pourtant celle qui est à 53% à l'origine de la croissance dans notre pays et donc avec un record de défaillance d'entreprise donc je crois que c'est plutôt eux qui sont un carreau économique
c'est plus pour l'éducation et l'innovation et c'est vrai qu'on vous en entend pas beaucoup parler en ce moment on parle surtout des retraites sur l'éducation
mais savez-vous que sur l'éducation nous sommes le 59ème pays avec le plus de dépenses sur l'éducation c'est-à-dire 7ème puissance économique mais seulement 59ème sur les dépenses de l'éducation et donc je le dis il faut dépenser plus et pour cela il faut faire rentrer des recettes et je crois que l'année dernière dans le budget nous avions montré que nous pouvions faire rentrer 40 milliards de recettes facilement qui avaient toutes été effacées par un 49-3 et cette fois-ci elles sont effacées soit par une commission mixte paritaire soit par des ordonnances comme va le faire le gouvernement
l'invitation est donc lancée on accueillera avec plaisir le prix Nobel d'économie face à Jean-Luc Mélenchon un autre responsable de la France insoumise mais j'ai vu que Jean-Luc Mélenchon effectivement l'avait invité à débattre vous avez une vraie passe d'armes cette semaine avec le Premier ministre sur la question notamment de Gaza ça a été à l'Assemblée Nationale et c'était l'un des moments les plus tendus probablement de la semaine Anne
c'était un échange très très vif avec le Premier ministre à l'issue de la création de politique générale est-ce que vous pensez-vous parce que Sébastien Lecornu vous a accusé de l'avoir lui-même accusé de ça est-ce que vous pensez-vous que la France est complice d'un génocide à Gaza ?
Oui je crois que j'ai dit très clairement et je le redis ici que Sébastien Lecornu est l'incarnation de la complicité de la France avec le génocide lorsque vous avez
le Premier ministre Sébastien Lecornu est l'incarnation dites-vous de la complicité
du génocide puisque c'était le ministre des armées qui avait affirmé qu'il n'y avait aucune arme qui était vendue à Israël et que depuis par exemple des confrères de Disclose donc des journalistes qui ont fait des enquêtes très précises sur cette question ont montré que la France avait livré un flux continu d'armes vers Israël notamment des composants de fusils mitrailleurs qui ont été utilisés à Gaza donc je le répète Sébastien Lecornu a menti et il aurait dû demander comme l'exigé la hauteur de l'histoire et du moment historique que nous sommes en train de vivre décréter un embargo total sur les armes comme d'ailleurs d'autres pays l'ont fait et cela aurait été ceux-là se battent pour le droit international et refuser d'être oui d'une manière complice du génocide j'ai conscience de ce que je dis qui est très fort mais je le redis il se trouve que Netanyahou n'aurait pas pu mener les génocides sans l'aide des Etats-Unis mais sans aussi une lâcheté et une complicité de l'Union Européenne et notamment de beaucoup des pouvoirs notamment de la France qui ont refusé de sanctionner Netanyahou qui ont refusé l'embargo total sur les armes qui ont refusé de suspendre l'accord d'association entre l'Union Européenne
La France le Premier ministre vous l'a rappelé qui a aussi participé à des largages d'aide humanitaire sur Gaza la France n'avait pas été inactive pour aider les populations palestiniennes et c'était plus que symbolique le Président de la République a reconnu l'État palestinien
Monsieur Daré si la France a reconnu l'État de Palestine qui est la minime des décences dans le moment politique que nous étions en train de vivre c'est parce qu'il y a une mobilisation des peuples du monde entier et notamment du peuple français pour dire que nous ne supportons pas de voir le premier génocide filmé en direct de toute l'histoire de l'humanité sans pouvoir agir donc la France n'a pas été à la hauteur de l'histoire la France n'a pas fait ce qu'elle aurait dû faire pour faire respecter le droit international et d'ailleurs la France est largement absente de ce qui se passe alors que dans l'histoire la France a été une des grandes actrices pour justement faire reconnaître et respecter les droits internationalement reconnus des Palestiniens
Est-ce que vous diriez quand même cette semaine merci Donald Trump merci Donald Trump d'avoir permis la libération des otages du Hamas qui sont rentrés donc ces 20 otages cette semaine en Israël
Non je ne dis pas merci Donald Trump évidemment nous nous partageons le soulagement de voir les otages israéliens pouvoir retrouver leur famille les prisonniers palestiniens aussi pouvoir retrouver là aussi leurs proches lorsqu'ils sont encore vivants je le dis parce qu'il y a eu des images notamment de prisonniers qui apprennent que l'ensemble de leur famille a été décimé dans le cadre du génocide donc évidemment nous partageons leur soulagement mais nous sommes extrêmement inquiets de savoir ce qui va se passer pour la suite notamment vous avez vu que Netanyahou a d'ores et déjà brisé le cessez-le-feu à Gaza avec des morts encore vendredi dernier avec des palestiniens qui ont été tués brisé le cessez-le-feu aussi au Liban avec des bombardements qui ont eu lieu au Liban et que dans les deux dernières trèves
Le Hamas est accusé aussi de règlement de compte contre sa propre population dans la bande d'A Gaza on le voit ces derniers jours et ces dernières heures
Dans les deux dernières trèves c'est Netanyahou qui avait brisé le cessez-le-feu et donc nous sommes très inquiets de ce qui va se passer pour la suite et nous redisons qu'il faut la création d'un état de Palestine pour faire en sorte que les droits des palestiniens soient reconnus et qu'on reconnaisse que l'avenir des palestiniens partient à eux
et à eux seuls Pour vous c'est un problème on a le sentiment quand vous l'exprimez que celui qui était jusqu'à il y a quelques jours ministre des armées soit désormais à Matignon ?
Je pense que c'est un problème que celui qui a été membre de tous les gouvernements d'Emmanuel Macron tous sans aucune exception depuis huit ans soit aujourd'hui Premier ministre alors que par trois fois dans les urnes le peuple de France a dit qu'il ne voulait plus de la politique d'Emmanuel Macron Oui, je pense que c'est un gros problème démocratique
Merci beaucoup Mathilde Panot d'avoir été notre invitée Merci Anne, merci Lucie Vous restez bien sûr sur BFM TV dans quelques instants Nous reviendrons bien sûr sur cette information de la matinée ce braquage ce cambriolage plus précisément ce matin du musée du Louvre où justement des objets d'une valeur inestimables selon le ministre de l'Intérieur ont été volés ce matin au musée du Louvre le musée du Louvre qui est donc fermé toute la journée resté sur BFM TV plus de précisions dans un instant Excellente journée Merci à vous Merci à vous
Merci à vous Merci à vous Merci à vous Merci à vous Merci à vous
Mathilde Panot