Débat programme de stabilité & l'orientation des finances publiques, intervention de Bernard Delcros
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 90 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Bernard DelcrosChiffre
« le gouvernement affiche un objectif de réduction du déficit public ramené à 2,7% du PIB d'ici 4 ans et un ratio d'endettement public à 108,3% »
- 0:15Bernard DelcrosChiffre
« moins de 40 milliards d'euros en 2021 plus de 50 milliards en 2022 et 70 milliards à l'horizon 2027 »
- 0:35Bernard DelcrosFait
« 20% de dépenses de l'État sont gâchés par une loi de programmation qui prévoit une montée en puissance des crédits budgétaires de plusieurs ministères »
- 1:00Bernard DelcrosFait
« la facture annuelle de remboursement de notre dette s'envole et nous en connaissons les raisons »
- 2:00Bernard DelcrosFait
« une coupe systématique de 5% dans les budgets de tous les ministères de manière uniforme ne peut pas être la solution »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
très bien la parole est ensuite à Monsieur Bernard Delcourt pour l'Union centriste et pour 4 minutes bien sûr le président monsieur le ministre cher collègue au travers de son programme de stabilité le gouvernement affiche un objectif de réduction du déficit public ramené à 2,7% du PIB d'ici 4 ans et un ratio d'endettement public à 108,3% sans ambiguïté notre groupe partage votre objectif de réduction du déficit et de diminution de notre dette avec moins de 40 milliards d'euros en 2021 plus de 50 milliards en 2022 et 70 milliards à l'horizon 2027 la facture annuelle de remboursement de notre dette s'envole et nous en connaissons les raisons et dans ce contexte la poursuite de la dégradation de nos comptes publics ne peut pas être une option mais pour nous la trajectoire le calendrier et les solutions pour redresser nos comptes publics doivent prendre en compte plusieurs impératifs première réalité aujourd'hui 20% de dépenses de l'État sont gâchés par une loi de programmation qui prévoit une montée en puissance des crédits budgétaires de plusieurs ministères c'est une réalité deuxièmement le redressement des comptes publics ne peut en aucun cas se faire au détriment des services publics essentiels dans l'État doit être garant tant de leur qualité que d'un égal accès de tous nos concitoyens je pense notamment à la santé l'éducation ou encore la justice qui appelle des moyens importants troisièmement le redressement des comptes publics ne peut pas se faire au détriment des investissements qui sont absolument nécessaires pour réussir la transition écologique et technologique comme celui de la souveraineté de la France et de l'Europe dans des secteurs stratégiques quatrième impératif la trajectoire budgétaire doit aussi intégrer les besoins des collectivités territoriales dans l'action et fondamentale pour garantir les équilibres sociaux économiques du pays il ne veut pas se faire non plus permettez-moi de l'ajouter au détriment de l'avenir du monde rural qui nécessite la mise en oeuvre d'une politique d'aménagement du territoire volontariste il s'agit donc bien de réussir à conseiller l'objectif de redressement des comptes avec ses impératifs de dépenses et notre groupe considère que cette équation ne peut pas reposer uniquement sous la réduction de la dépense publique le levier des recettes doit aussi être actionné c'est d'ailleurs pour cela que nous allions proposé une contribution exceptionnelle de très grandes entreprises ayant réalisé des profits exceptionnels pour financer les mesures liées à la crise c'est aussi pour cela que nous approuvons sans réserve votre plan de lutte contre toutes les fraudes qui bien menées pour régénérer plusieurs milliards d'euros de recettes supplémentaires de même je pense qu'un travail de fond en direction des niches fiscales doit être engagée rapidement elle représente aujourd'hui près de 90 milliards d'euros plus du quart des recettes de l'État et notre groupe fera des propositions dans ce sens d'autres pistes de recettes supplémentaires pourraient d'ailleurs être envisagée vous l'aurez compris monsieur le ministre nous considérons qu'une coupe systématique de 5% dans les budgets de tous les ministères de manière uniforme ne peut pas être la solution car elle ne permettrait pas de répondre aux besoins du pays ainsi nous devons trouver un équilibre entre maîtrise la dépense publique et c'est nécessaire optimisation des rentrées fiscales il le faut et une politique de l'État au rendez-vous des enjeux et des besoins du pays tel est pour notre groupe le défi que doivent relever les textes financiers à venir et nous y apporter
Bernard Delcros