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InterviewLCI (sur YouTube)· 2 octobre 2026 23 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheTravail & emploiSécuritéInstitutions & élections

Blocus des lycées : Manuel Bompard invité de LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 60 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Le gouvernement a annulé les frais d'inscription en BTS et prépa. Est-ce que cela va faire redescendre la tension ?

  • 0:35RelanceÉludée

    Le gouvernement accuse la France insoumise d'organiser le mouvement via des proxys. Vous confirmez ?

  • 1:48OuverteRéponse directe

    Le mouvement est-il né d'un manque de personnel dans les lycées ?

  • 3:33RelanceÉludée

    La note des renseignements territoriaux lie le mouvement à la France insoumise. Vous répondez ?

  • 4:52RelanceRéponse partielle

    Les images d'élus devant les lycées alimentent le procès en instrumentalisation. Votre réponse ?

  • 5:56FerméeÉludée

    Bali Bagayoko a-t-il dit que la violence était légitime ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:52Manuel BompardFait
    « La France insoumise n'est pas un mouvement politique d'extrême gauche. »
  • 6:36JournalisteFait
    « Ces images d'élus devant des lycées dansant, soutenants, ça alimente le procès en instrumentalisation. »
  • 9:37Manuel BompardFait
    « On leur a dit dès qu'il y a un blocage devant un lycée, il faut le débloquer par la force. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Bonjour Manuel Bompard, merci beaucoup d'avoir accepté l'invitation ce matin. Édouard Gef, le ministre de l'éducation, a donc annoncé qu'il annule la mesure budgétaire sur les frais d'inscription en BTS et en classe préparatoire pour les étudiants non bsiers, ce qui a notamment fait hurler ces dernières heures. Il va également recevoir des associations lycéennes, des parents d'élèves. Aujourd'hui, il va lancer des plateformes. Le gouvernement en fait, est-ce que c'est de nature à faire un peu redescendre l'attention ? Au contraire, vous vous dites "Mais regardez quel encouragement à poursuivre. regarder tout ce que nous avons obtenu ces 24 dernières heures. Il ne faut rien lâcher. Non, d'abord je dis que franchement il a fallu attendre 10 jours de mobilisation

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lycéenne pour que le gouvernement comprenne qu'il fallait renoncer à une stratégie qui était une stratégie du pourrissement et de la provocation et qu'il fallait ouvrir des discussions puisqueil y a des revendications qui s'expriment dans ce mouvement qui sont des revendications absolument légitimes. Vous saluez les entendre. Je surtout je regrette qu'il a fallu autant de temps et d'un certain point de vue qu'il ait fallu qu'on assiste y compris hier parfois à des scènes qui étaient évidemment des scènes inacceptable pour que le gouvernement commence à à ouvrir à ouvrir la discussion. Honnêtement, hier matin annoncé en pleine journée de mobilisation que on va introduire des frais d'inscription pour les étudiants en BTS, pour les jeunes en BTS pour ensuite le retirer le soir même. Ça

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démontre quand même gouvernement est vraiment dans une logique de provocation. Selon Matignon, ben se basant sur des notes de renseignement, le mouvement serait organisé, donc je cite hein, par LI et c'est proxy de l'ultra gauche. Est-ce que vous organisez le mouvement ? Est-ce que vous avez des proxis ? C'est bon, d'abord c'est ridicule, d'abord il faut pas utiliser ce type ce type d'expression. Bah oui, puisque vous savez, d'habitude, on parle de proxy pour parler par exemple de l'Iran et cetera. Donc là, franchement, c'est un vocabulaire qui a absolument rien à voir avec ce qui se passe dans la scène politique nationale. Et puis surtout, je veux je veux juste dire quelque chose au gouvernement et à monsieur le cornu en particulier. Ce mouvement lycéen, il est né d'une

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contestation dans un lycée dans le Val de Marne à Créteille qui s'appelle le lycée Saintxupéri, pardon. Et dans ce lycée, il manquait trois professeurs, il manquait une proviseur adjointe, il manquait une assistante sociale, une psychologue scolaire. C'est ça les causes de ce mouvement lycéen. Et à ma connaissance, c'est pas en raison de la France insoumise qui avait ses carence, qui avait ses professeurs manquants, qui avait pas suffisamment de personnel. Donc d'un certains points de vue, s'il doit y avoir un proxy puisque manifestement il faut parler comme ça, il est à Matignon, il s'appelle monsieur le Cornu parce que c'est lui qui est responsable de cette situation. C'est les gouvernements successifs qui ont budget après budget supprimé des postes d'enseignants, des postes de

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surveillants, des équipes éducatives. À tel point que en cette rentrée là, la rentrée qu'on vient de passer, il y avait un établissement, un collège ou lycée public sur deux dans lequel il manquait au moins un professeur et il y avait 2/ tiers des équipes enseignantes qui n'étaient pas au complet. C'est pas de la responsabilité de la France insoumise. La France insoumise, elle assume précisément ce qu'elle a fait. C'est-à-dire qu'il y a eu un mouvement de mobilisation spontanée qui s'est déclenché dans les lycées et nous on est venu en appuy, on est venu y compris pour essayer d'apaiser un certain nombre de situations qui étaient tendu. Manuel Bompard, j'explique pour vos téléspectateurs parce que ce sont des images qui nous parviennent maintenant en direct, on est sur un rassemblement

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et regardez, on voit un drapeau à Lfi. Oui, voilà. Mais alors bon, mais il peut y avoir voilà ce qui va mais ça va nous permettre d'avancer sur la suite. Vous savez très bien que ces images elles vont alimenter les discussions vous vous concernant. Madame, vous êtes d'accord qu'entre organiser un mouvement et l'appuyer le soutenir, c'est deux choses qui sont absolument différentes. Je je rentre juste sur les propos de la note que le Figaro s'est procuré. Une note, ça j'en doute pas, j'en doute pas un instant. Elle s'intitule Action lycéenne en scène Saint-N, un mouvement à la physionomie inédite. Il y a trois points notamment à soulever. Le 24 septembre, l'une des personnes interpellées est connue pour avoir occupé un bâtiment du CRU de l'université Paris Naner en compagnie

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d'une vingtaine de militants du comité syndical de résidence et de la Fédération syndicale étudiante. Autre point, il convient, dit la note, de souligner que les appels sur les réseaux sociaux ont été lancés pour bloquer des lycées dans le cadre d'un challenge des blocus. Ceci je cite, rappelle fortement le blocus challenge lancé en mars 2023 par le député LFI du Valde de Marne, Louis Boyard, dans le cadre de la lutte contre la réforme des retraites. Autre élément, une chose est certaine, dit la note sur la quarantaine d'interpellations détaillées dans la note, un quart concerne des personnes extérieures au lycée concerné. Parmi eux, tous sont des militants d'extrême gauche qui ont depuis longtemps quitté les banss du lycée, étant tous nés entre 1999 et 2005. Oui. Alors, cette note est

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censée démontrer que c'est la France insoumise qui a l'initiative de cette mobilisation. On est bien d'accord. Sauf que vous avez lu l'intitulé de la note, il parle du mouvement dans le 93 en Sensy et ce mouvement est né dans le 94 en Valdemarne madame puisque ce mouvement est né, ça vous l'avez d'ailleurs vous montré vous-même sur votre antenne à Créteille dans le Valdemarne dans Oui mais d'accord mais quand on fait une note soit disons des renseignements territoriaux pour expliquer que c'est la France assoumise qui a l'initiative de cette mobilisation qui est née dans le Val de Marne et qu'on fait une note sur le mouvement dans le 93, il y a quand même un petit problème là vous voyez dans le récit du gouvernement premier élément deème élément Ce que vous venez de citer comme élément

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ne démontre absolument pas que ce serait la France insoumise qui serait à l'initiative de cette extrême gauche. Si effectivement il est prouvé que ce sont tous des militants d'extrême gauche qui ont depuis longtemps attendez par ailleurs, je ne sais pas ce que ça veut dire des militants d'extrême gauche et la France insoumise n'est pas un mouvement politique d'extrême gauche. Donc excusez-moi mais si ces personnes, il s'avèrent qu'elles ont commis les actes pour lesquels elles sont elles sont accusées, vous les condamnerez. Mais moi moi depuis le début de cette mobilisation et comme à l'occasion de chacune des mobilisations, la France insoumise, elle a toujours appelé à des mouvements qui sont des mouvements pacifiques, des mouvements non violents. Et je le dis pas pour vous

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faire plaisir madame Carage, je le dis parce que c'est la condition de l'efficacité d'une mobilisation. Une mobilisation, elle porte des revendications légitimes et elle est efficace quand elle peut s'élargir, quand elle peut être massive et évidemment pas quand il y a des scènes qui sont ensuite utilisées à longueur de plateau et à longueur d'antenne pour venir euh en quelque sorte stigmatiser un mouvement ou le réduire à des débordements. C'est la raison pour laquelle je m'arrête là, c'est la raison pour laquelle par exemple il y a une date qui est de manifestation qui va avoir lieu mardi prochain. Moi j'appelle les les les personnes à y participer, pas seulement les lycéens, y compris les parents d'élèves pour venir protéger aussi cette on va en reparler. Ça je je

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vous le promets dans quelques instants, mais les images qui alimentent votre procès en instrumentalisation, ce sont les images par exemple d'Emmerc devant un lycée, de Mathilde Panu, de Antoine Néomont, Aurélien Lecoq, Bali Bagayoko, je pourrais continuer comme ça et pour beaucoup c'est vu là on est à Renn et je crois que les policiers sont en train d'essayer de lever le blocage devant un lycée. Je me permets d'expliquer parce que on est quand même à la télé s'il y a des images, je préfère que les gens comprennent de quoi ils retournent. Très précisément, on va continuer de suivre ça en direct. Mais donc ces images d'élus devant des lycées dansant, soutenants, ça alimente le procès en instrumentalisation. Vous utiliseriez ces lycées comme des tribunes pour exister en vue l'élection

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présidentielle, voire pour certains, disons le mot, pour bordelliser. Non, mais attendez, d'abord on parle de lycéen, donc pardon, mais si on y allait pour dans la perspective de l'élection présidentielle, ce serait un peu particulier. La plupart d'entre eux, ils ont 14 ans, 15 ans, 16 ans. La plupart d'entre eux sont pas électrices et électeurs. Donc je vois pas l'intérêt d'un point de vue électoral puisque c'est le procès qui nous est fait. Deuxièmement, enfin c'est assez extraordinaire ce type de procès. C'est quand même la moindre des choses quand il y a une mobilisation lycéenne que les parlementaires, les députés qui sont les députés des circonscriptions concernées vaillent aillent à la rencontre de lycéen pour écouter leurs revendications et quand ils partagent leurs

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revendications pour les appuyer pour les soutenir. Plutôt que de reprocher à la France insoumise de l'avoir fait, on devrait se poser la question de savoir pourquoi les députés dans les autres circonscriptions ne le font pas. Moi pardon mais moi je suis dans une circonscription. Quand il y a des mobilisations dans ma circonscription, quand il y a des salariés en grève dans une entreprise, mon devoir c'est d'aller à leur rencontre pour savoir qu'est-ce qu'il demande et comment je peux les appuyer. Les a peut-être le plus reproché ces dernières heures, c'est de ne pas dénoncer plus la violence. Si vous avez été beaucoup reproché, c'est notamment Bali Bagayoko quelques jours qui dit qu'il y a une violence légitime. Est-ce que vous pourriez reprendre Madame Car s'il vous plaît ?

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Est-ce que vous pourriez reprendre ces mots ? Madame Kawer Bali Bagako n'a pas dit et si vous voulez dire ça, il faut lire le verbe intime de sa de sa déclaration en entier. Il n'a pas dit les violences qu'on voit là dans cette mobilisation sont légitimes. Il n'a pas dit ça. Il a dit il y a des situations dans lesquelles je veux pas rentrer dans ce type de détail. Cet extrait a été coupé pour essayer de lui faire dire l'inverse de ce qu'il disait lui-même. Écoutez ce que je dis. Écoutez ce que Jean-Luc Mélenchon a dit. Je vais être très clair. C'est ça qui est intéressant parce que visiblement il y a des choses qui sont importantes à clarifier. parce on été clair depuis le début. Donc pour vous, il y a pas de violence légitime parce que c'est le procès qui vousisation, il faut que cette

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mobilisation, elle soit non violente. Il faut qu'elle soit pacifique. C'est comme ça qu'on se fait entendre et c'est ce que nous disons depuis le premier jour. Madame Carer, il faut pas essayer de nous faire dire autre chose. Et d'ailleurs, on le dit dans chacune des mobilisations et chacun des mouvements sociaux. On est une formation politique. On considère qu'on règle les problèmes, y compris par les élections en portant des propositions politiques, pas par la violence. Donc évidemment que il faut mettre à distance la violence mais alors il faut aussi être capable de dire que quand on est en désaccord avec la violence, on doit être en désaccord avec toutes les violences et et j'ai eu l'occasion de le dire hier soir sur votre plateau. Je trouve qu'il y a un

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certain nombre de de situations de violence en particulier policière absolument inacceptable qui malheureusement ne donnent pas lieu, y compris à l'exposion regard par exemple la vidéo d'une jeune femme qui a été attrapée par la gorge devant un lycée il y a quelques jours. Bien sûr, on s'arrête aussi sur ces images, elles sont importantes. On a nous on préfère flouter bien sûr, c'est notre devoir de le faire et c'est la moindre des choses. Cette vidéo, elle a créé, elle a suscité beaucoup des mois. Pour vous cette vidéo, elle est synonyme d'une violence systémique au sein de la polite, une violence policière systémique, elle est elle est synonyme des consignes gouvernementales qui depuis le début de cette mobilisation, ça dure depuis 10 jours, ont été transmis aux forces de

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l'ordre. On leur a dit, il y a eu une circulaire d'ailleurs. En gros, on leur a dit dès qu'il y a un blocage devant un lycée, il faut le débloquer par la force. Et je vais vous dire, c'est pas comme ça. C'est pas comme ça qu'on résout. Certains policiers se plaignent de ne pas pouvoir agir plus parce qu'ils seraient au contraire piè et mains liés pour ne pas aller plus loin dans cette stratégie gouvernementale, elle met y compris les policiers dans les difficultés. On ne règle pas un mouvement de colère et d'exaspération dans la jeunesse et dans les lycées. On ne le règle pas par la matraque. On ne le règle pas par la répression. On le règle en essayant d'entendre les revendications, en ouvrant des canaux de discussion et en apportant des réponses politiques. Pourquoi je vous dis pas

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aujourd'hui que il y a une violence systémique au sein de la police ? Mais une violence systémique systémique, qu'est-ce que ça veut dire ? Il y a des violences policières euh qui sont absolument inacceptables euh et il y a surtout des consignes gouvernementales dans cette mobilisation qui sont des consignes gouvernementales de répression. Et encore une fois, on ne règle pas des problèmes politiques par la répression. C'est simple que je dis vu que visiblement ça fait du bien de dire certaines choses et de les clarifier ces dernières heures et par cont j'ai aucun problème à tout vous dire. Non mais voilà justement prenons tout tous les éléments qui ressortent ces dernières heures. On vient de parler de ces violences policières que vous dénoncez de la vidéo de cette jeune

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femme. Il y a d'autres faits qui ont été pointés du doigt ces derniers jours. Mais de la même manière est-ce que vous dénoncez les images de la policière coursée dans les rues ? Mais bien évidemment, mais encore une fois, visiblement, il est bon de tout verbaliser. Les images qui sont là, cette séquence, elles font énormément réagir. La la jeune femme, elle est jetée, enfin, ils la font tomber par terre, elle est ensuite frappée au sol de la même manière que c'est inacceptable, de la même manière que brûler un camion de de pompier, je veux dire, mon soutien au marin pompier de Marseille, c'est inacceptable. Donc, j'ai aucun problème avec ça. Et vous me dites clarifier, moi j'ai pas besoin de clarifier. J'ai toujours eu les mêmes propos et à la France insoumise, on a

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toujours eu les mêmes propos. Après le problème c'est que vous avez des adversaires politiques qui essayent de vous faire dire autre chose que de ce que vous dites vous-même. Voilà. Mais sinon pour le reste, je je veux dire Jean-Luc Mcchon lui-même a dit dès le premier jour mobilisez-vous. Et je continue à le dire, mobilisez-vous mais faites-le dans le cadre de la nonvolence et dans un cadre pacifique. Et est-ce que vous dites aujourd'hui il y a les lycéens et leur revendication légitime et leur colère légitime, mais effectivement il y a aujourd'hui des émeters et un risque que ça dégénère et que ce mouvement soit récupéré de la mauvaise manière. Je ne sais pas, je n'ai pas les éléments qui me permettent de dire si les personnes qui sont euh pointées du doigt

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pour ce type d'événement sont des lycéens ou pas. Donc moi je parle avec les éléments tels que tels que je les ai. Ce que je peux vous dire en tout cas c'est que si vous ne réglez pas un problème politique de manière politique et ben après vous créez les conditions d'un pourrissement. Et d'ailleurs je vais vous dire, je vais même aller plus loin. Euh c'est la stratégie qui a été celle du gouvernement. La stratégie du gouvernement a été une stratégie du pourrissement, de la répression, de la provocation, espérant par la même produire des scènes comme celles que vous montrez maintenant pour pouvoir dire regardez l'ensemble du mouvement euh lycéen. Bah le le les scènes qu'on qu'on voit là par exemple du du camion pompier qui brûle, ça sa que le gouvernement a espéré que la

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situation dégénère à ce point. Je pense que la stratégie du gouvernement a été un une stratégie du pourrissement. Sinon, vous pouvez pas m'expliquer pourquoi. Hier matin, on annonce qu'on va introduire des frais d'inscription pour les étudiants en BTS. Mais soyez pas surprise madame Carw, c'est vieux comme le monde. À chaque fois qu'il y a eu des mouvements de jeunesse, il y a des gouvernements qui ont tenté d'avoir des Vous estimez que le gouvernement a voulu, je a même peut-être fait en sorte que on en arrive à ce point. Je considère que le gouvernement a mis de l'huile sur le feu et a plutôt que de chercher à régler le problème de manière politique, à attiser la répression en espérant que la situation dégénère. C'est que je pense. Le gouvernement cherche le chaos.

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Le gouvernement a cherché le pourrissement de la situation. C'est les termes que j'ai employé. Bon, il y a une autre musique qui monte, c'est le faire payer. C'est le tu casses, tu répares. On a vu Éric Sioti a appelé à faire payer les réparations des dégâts, je cite par les parents des casseurs. Et il y a Ma Bréon, la porte-parole du gouvernement qui sur ce plateau également s'est arrêté sur ce point. Elle parle aussi des aides sociales. Je vous propose de l'écouter. On en reparle juste après.

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Le qu'on puisse demander à ceux qui cassent de payer les réparations, y compris si ça doit amener à aller piocher sur le revenu issu des aides sociales. On va écouter votre réponse sur ce point. On m'indique à l'instant à l'instant euh Gérald Darmanin estime que vous êtes un pyoman. Manuel Bonpard, il le dit sur RTL. Bon ben moi je considère que c'est monsieur Darmanin qui fait tout pour remettre le feu à la situation. Euh et je vois pas dans ce que je viens de vous dire là depuis le début de cette interview, ce qui est pyoman demander à ce qu'on entende une colère et une exaspération légitime des lycéens. demander à ce qu'on y apporte des réponses politiques. Monsieur Darmanin, il est membre d'à peu près tous les

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gouvernements depuis qu'Emmanuel Macron est président de la République. Euh les absences de professeurs, les 35 élèves par classe, euh les équipes éducatives qui ne sont pas au complet, les locaux délabrés, c'est sa responsabilité, c'est pas la mienne, c'est sa responsabilité politique directe immédiate he monsieur Darmanin est ministre de la justice. On a l'année dernière eu un budget dans lequel on a décidé, ils ont décidé parce que nous nous sommes opposés d'avoir 4000 suppressions de postes d'enseignant. Voilà les responsables de cette situation de délabrement, d'abandon parce que que demandent ces jeunes ? Ils demandent d'avoir des conditions d'éducation qui sont des conditions d'éducation digne. Voilà ce qu'il demande et c'est quand même extraordinaire. C'est-à-dire parfois on

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pointe du doigt les jeunes en disant ils veulent pas aller à l'école. Là ils demandent d'avoir des enseignants en face d'eux. il demande de pouvoir euh être éduqué dans des bonnes conditions. Il ils ne supportent pas d'être 35 élèves par classe parce qu'ils savent très bien que quand on est 35 élèves par classe, on peut pas bien apprendre. Voilà, donc ça c'est la responsabilité de monsieur Darmanin. Monsieur Darmanin, bah il essaie de se défausser de sa propre responsabilité en essayant de cibler les autres. Mais vous dites en somme, vous disiez il y a quelques instants qu'ils espéraient le gouvernement ce type de scène que c'est le gouvernement pyoman. Ben évidemment, mais regardez tout tout ce qui a été fait depuis enfin comment vous pouvez m'expliquer que un mouvement qui

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dure depuis 10 jours, il est fallu attendre 10 jours pour que le ministre de l'éducation nationale reçoive les syndicats lycéens. Pourquoi 10 jours pour faire ça ? D'ailleurs, j'ai je lisais ce matin dans la presse qu'il y a même des voix au sein de la majorité et du gouvernement qui disent "On a vraiment géré cette crise n'importe comment." Gérald Arrmanin donc en ce moment sur RTL par ailleurs appelle lui aussi à faire payer potentiellement les les parents. Donc on réagit notamment sur le fait de piocher sur le revenu issu des aides sociales si nécessaires. Comme l' dit la porte-parole du gouverneur c'est une mesure absurde. Je vais vous dire pourquoi. Parce que si vous êtes une famille qui est une famille précaire, qui a peu de moyens et que dans cette

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famille vous avez trois enfants et qu'il y a deux enfants qui se comporte extrêmement bien et qu'il y a un enfant qui a participé à tel ou tel débordement, si vous piochez dans les aides sociales de la famille, vous allez pénaliser la famille dans sa globalité et y compris les enfants qui se comportent très bien. Donc c'est une manière et le gouvernement est coutumier du fait de répondre par des artifices de communication. C'est absurde. C'est pas ça qu'il faut faire. Bruno Bruno Retaillot, il mis en place une plateforme, en tout cas ses soutiens pour demander à la disparition, à l'interdiction de votre mouvement politique. Vous l'avez vu ? Oui. Ça vous fait ça vous fait sourire ? Vous ne prenez tout ça absolument pas au sérieux. Disons que les électrices et les

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électeurs se sont occupés de la disparition du parti de monsieur Rotailleux puisqu'il est passé d'à peu près 25 % des voix à l'élection présidentielle il y a une dizaine d'années à moins de 5 % à la dernière élection présidentielle. Pour le reste, si monsieur Rotaillot considère que quand on défend des idées qui sont pas les mêmes que lui, il faut qu'on soit interdit. C'est une conception de la démocratie. Vous voyez, c'est pas la mienne. Ça correspond pas du tout dans le pays dans lequel j'ai envie de vivre. On est dans un pays démocratique. On a le droit de défendre des opinions, même quand elles sont différentes de celles de monsieur Retaillot. La vérité, c'est que monsieur Retaillot est à l'agonie dans cette campagne, qu'il n'a aucune dynamique et que en fait bah il essaie

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de profiter de la lumière des autres. Mais je lui ferai pas ce plaisir. On regarde les questions de français. Allez-y. Allez, je les découvre avec vous en direct. C'est Stéphane qui est à Paris qui vous dit "Est-ce qu'il faut poursuivre et condamner les casseurs ?" Mais madame, s'il y a des jeunes qui ont participé à des dégradations, évidemment qu'il y a des enquêtes judiciaires qui sont ouvertes et elles doivent aller à leur terme. Autre question, là encore, je vais la découvrir avec vous, c'est une question de Alexandre à Villier surorge. À partir de quel moment considérerez-vous que le soutien politique à un mouvement devient une forme de responsabilité dans les débordements qu'il peut provoquer ? Ben, je veux dire à Alexandre, il faut pas être hypocrite parce que quand je dis

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pas ça pour Alexandre lui-même mais je dis ça pour un certain nombre de responsables politiques. Quand il y a eu un mouvement il y a quelques années des agriculteurs euh qui ont mis le feu euh à un centre de la réal des services de l'État, euh il y avait beaucoup de gens qui soutenaient ce mouvement des agriculteurs. Le Rassemblement national soutenait le mouvement des agriculteurs. Monsieur Darmanin, d'ailleurs monsieur Darmanin sur lequel vous venez de m'interroger disait à l'époque il faut être capable d'entendre la colère légitime qui s'exprime alors qu'il y avait eu des agriculteurs qui avaient mis le feu. Monsieur Atal qui était premier ministre s'était rendu sur un point de blocage d'une autoroute. Vous vous en rappelez peut-être ? Bon parce qu'il considérait que les agriculteurs

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portaient des revendications légitimes. Est-ce qu'on a considéré que monsieur Atal, le Rassemblement national ou le gouvernement ou monsieur Darmanin était complice des dégradations qui ont eu lieu ? On n pas considéré ça. Alors pourquoi quand c'est des lycéens et quand ça la France assoumise, on devrait le faire ? Abscrite. De plus en plus les gens part entre les lycéens et les émettiers, les lycéens et les cass vous avez entendu ce que j'ai dit madame Carwir donc moi je soutiens le mouvement lycéen et je soutiens le mouvement lycéen à partir du moment où il a des modalités d'action qui sont pacifiques. On regarde la question de Bruno. Merci Bruno de nous interroger ce matin. Comment la France insoumise au pouvoir répondrait-elle aux légitimes revendications des élèves tout en

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isolant les éléments violents extérieurs au mouvement ? Brille c'est la bonne question. Comment on répond aux légitimes revendications des élèves ? Comment on fait ? Mais vous dites tout en isolant les éléments violents. Mais précisément si vous attendez pas que la situation se pourrisse et que vous répondez vite et ben vous vous permettez un mouvement de se bien se terminer. Donc comment on y répond ? On y répond en arrêtant de couper dans les budgets de l'éducation nationale, en recrutant des dizaines de milliers de professeurs qui sont nécessaires aujourd'hui. On y répond en augmentant les salaires des enseignants, en augmentant le point d'indice, pas en le gelant comme va veul faire encore le gouvernement après l'avoir fait quasiment depuis 10 ans le point

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d'indice des fonctionnaires. On y répond en supprimant parcours sub qui crée de l'angoisse et qui met les lycéens dans des situations y compris psychologiques difficiles. Voilà comment on y répond par de la politique, par des réponses politiques qui sont dans notre programme et qu'on continuera à défendre évidemment. Christophe Barbier est arrivé sur ce plateau. Bonjour Christophe Barbier. Vous êtes face à Emmanuel Bonpard. Bonjour. Bonjour Amélie. Bonjour monsieur Bompard. Je ne sais pas où sont les pyromanes mais je sais qu'ils se présentent comme les pompiers dans cette affaire. L'extrême droite dit bah votez Le Pen et vous n'aurez plus des violences dans la rue et vous aurez des policiers soutenus par l'État. Et c'est une question. Est-ce que vous pensez que ça favorise

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de votre Le Pen c'est ce qu'on voit dans la rue depuis quelques jours ? Bah non. Enfin, je je il faut rappeler que c'est un mouvement qui porte un certain nombre de revendications et il faut regarder si le Rassemblement national répond aux revendications qui sont exprimées par ce mouvement. Et la réponse est non. puisque le Rassemblement national par exemple a laissé passer un des budgets dans lequel ont coupé des moyens pour l'éducation nationale puisque le Rassemblement national ne propose pas d'augmenter par exemple les salaires des enseignants parce que le gouvernement parce que le Rassemblement national par exemple ne propose pas comme on le propose nous d'instaurer un un cadre pour les AESH les accompagnants d'élèves en situation mais le Rassemblement national répond à

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l'opinion qui veut de l'ordre qui ne veut plus de violence qui ne veut plus payer les abribus et les matériels détruits par non mais c'est leur proposition vous pensez pas qu'il y a un électorat là qui peut faire le victoire Mais moi je pense que euh d'ailleurs je voyais même les sondages parce que d'habitude vous citez les sondages disait hier que une majorité des Français soutient le le mouvement lycéen en soutient les revendications. Évidemment, il faut pas le caricaturer ce mouvement. Ce mouvement c'est 1000 lycées qui ont été concernés hier. Vous pouvez pas le résumer à quelques images de débordement que je déplore absolument. Donc ce mouvement-là, il est juste et il est soutenu par la population. Pourquoi ? Parce que les lycéens, ils ont des parents, ils ont

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des grands-parents et leurs parents et leurs grands-parents, ils veulent que les conditions la policière, elle a aussi des parents qui ont vu la leur fille se faire courser, menacer, frapper, tuer là. Oui, bien sûr. Et la policière, j'ai dit ce que j'avais à dire sur ce sujet mais c'est pas le Rassemblement national qui est en mesure. Si le Rassemblement national devait être au pouvoir, je crois que la situation, elle serait pire que celle qu'on a vu hier. Question sur Jordan Bardella. Oui. Dans l'affaire Bardella, avez-vous vu les derniers éléments apportés par Média par ? Est-ce que vous êtes convaincu ? Ils disent preuves. Est-ce que pour vous c'est des preuves ou est-ce que vous laissez le bénéfice du doute ? Je pense que les éléments qui sont attestés par Mediapart, certifié

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par un nuit, à mon avis, il laisse peu de doute quand même sur le fait que monsieur Bardella est absolument responsable de ses propos. Je trouve sa réaction absolument stupéfiante. C'est du trumpisme quoi. C'estàd il n'y a plus de réalité, on ne peut plus rien démontrer. Je crois que l'enquête de médias part sur ce sujet est sérieux et que monsieur Bardella devrait en assumer les conséquences, y compris pour des propos tenus quand il avait 17 ans. Ça ça joue pour vous dans votre jugement ? Ben non, mais dans ce cas-là, il aurait dû dire depuis le début je mais là vous voyez bien qu'il est dans le mensonge. Donc ça veut dire qu'il dissimule qu'il dissimule une opinion, l'antisémitisme qui la vérité est l'ADN du Rassemblement national avant même du Front National. C'est

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l'extrême droite française c'est construite autour de l'antisémitisme. Donc oui, bien sûr que c'est le Rassemblement national lui-même qui est concerné par ces révélations. Merci beaucoup Christophe Barbier. à vous. Merci à vous d'avoir accepté l'invitation.