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InterviewPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 13 octobre 2026 21 minContradictoireActualité / polémiqueLogementÉconomie & entreprisesÉducation & rechercheInstitutions & élections

Françoise Gatel : « On ne peut pas dire que les régions ont laissé les lycées à l’abandon »

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 61 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:39OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous sentez monter la colère dans le pays et est-ce que vous redoutez la journée de samedi ?

  • 1:55OuverteRéponse directe

    Comment vous appréhendez la journée de samedi ? Comment vous vous y préparez au gouvernement ?

  • 2:57OuverteÉludée

    Est-ce que vous dites, je sens monter, je sens venir, un retour des Gilets jaunes ou d'une colère type Gilets jaunes ?

  • 4:54RelanceRéponse directe

    Vous citez l'extrême gauche, on a vu, elle a été très présente devant les lycées cette semaine. Mais vous avez cité l'extrême droite qu'on voit beaucoup moins présente devant les lycées. Comment agit-elle selon vous ?

  • 5:41OuverteRéponse partielle

    ça fait monter, cette situation fait monter les extrêmes dans la campagne présidentielle ?

  • 7:13RelanceRéponse partielle

    Vous parlez des régions. Elles sont notamment pointées du doigt pour un défaut d'entretien des lycées, un manque d'hygiène dans les cantines. Est-ce que c'est bien le moment de leur demander cet effort ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:12Invité politiqueFait
    « Le gouvernement n'ignore rien des crises et les traite. »
  • 2:56Invité politiqueFait
    « La semaine dernière, moi j'étais en réunion avec le Premier ministre, le ministre Jeffrey et puis l'ensemble des présidents de région. »
  • 4:31Invité politiqueFait
    « Les réponses qu'on apporte aux agriculteurs par le biais du plan d'agriculture qu'a défendu le Premier ministre et Annie Geneva. »
  • 7:54Invité politiqueFait
    « Il y a eu un effort de rénovation des lycées et du bâti considérable par les régions. »
  • 10:20Invité politiqueChiffre
    « Il y a environ 14 000 collectivités qui vont être touchées ou impactées. »
  • 11:32PrésentateurChiffre
    « 60 départements exonérés de l'effort ? »
  • 11:55Invité politiqueChiffre
    « Le gouvernement propose une copie en disant l'effort des collectivités, nous l'avons chiffré à 5,4 milliards. »
  • 20:50Invité politiqueChiffre
    « Suppression de la vidange obligatoire annuelle de la piscine, c'est 30 millions d'euros économisés, 3 milliards de mètres cubes. »

Temps de parole

  • Françoise Gatel77 %
  • Présentateur10 %
  • Invité7 %
  • ?4 %

≈ 15,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat.

0:07
Locuteur

Public

0:08
Présentateur

Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Pouvoir d'achat, hausse des prix du carburant, difficulté à se loger, l'inquiétude et les colères montent dans le pays. Sur quoi peuvent-elles déboucher et comment le gouvernement peut y répondre

0:26
Locuteur

?

0:26
Présentateur

Pour en parler, nous recevons la ministre Françoise Gattel. Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous, la ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation. Une interview en partenariat avec la presse régionale, représentée ce matin par Christelle Bertrand du groupe La Dépêche.

0:38
Locuteur

Bonjour Christelle.

0:39
Invité

Bonjour Madame

0:39
Locuteur

la Ministre.

0:41
Présentateur

Françoise Gattel, une partie des Français qui ne peuvent plus prendre leur voiture parce que le carburant est devenu trop cher, qu'ils n'ont du mal à boucler leur fin de mois, à faire leur course au supermarché, à se loger, les lycéens, les agriculteurs. Est-ce que vous sentez monter la colère dans le pays et est-ce que vous redoutez la journée de samedi

0:58
Locuteur

?

1:00
Françoise Gatel

On sent effectivement dans le pays ce que j'appelle une forme de nervosité. Elles sont différentes les unes des autres. Les agriculteurs ont subi des effets terribles de la canicule et précédemment des effets de l'hiver. Et on a un vrai sujet de l'avenir de notre agriculture.

1:21
Invité

Mais elles peuvent s'agréger ces colères

1:22
Locuteur

? Alors

1:23
Françoise Gatel

ça c'est d'une autre nature,

1:25
Locuteur

c

1:25
Françoise Gatel

'est-à-dire je pense qu'on doit apporter des réponses aux expressions qui sont là. Les lycéens ont des expressions qui sont aussi celles de la jeunesse, inquiètes avec le changement climatique, qui semblent parfois qu'ils n'arrivent pas à rentrer, on va dire, dans le cercle de la communauté nationale. Donc il faut traiter les réponses, elles sont différentes. Il

1:48
Locuteur

y

1:48
Françoise Gatel

a à la fois les angoisses sur l'avenir,

1:50
Locuteur

il

1:50
Françoise Gatel

y a la question des bâtiments. Mais

1:54
Présentateur

ça c'est pour les lycéens, mais plus largement. Comment vous appréhendez la journée de samedi ? Comment vous vous y préparez au gouvernement ? Est-ce que vous sentez qu'elle sera très suivie

2:02
Locuteur

?

2:03
Françoise Gatel

Je pense qu'elle sera suivie. Que vous avez vu que le gouvernement n'ignore rien des crises et les traites. Je veux dire, on a vu les mesures qui sont prises et qui continuent à être prises sur le coût du carburant. C'est un vrai sujet, sachant qu'il y

2:18
Locuteur

a

2:18
Françoise Gatel

une dépendance totale aussi par rapport à une situation

2:21
Locuteur

internationale. Mais Sébastien Le

2:22
Invité

Recornu ne vous a pas réuni, vous les membres du gouvernement, pour évoquer cette journée de samedi et voir comment l'anticiper. À ce

2:28
Françoise Gatel

stade, le Premier ministre réunit très régulièrement l'ensemble des ministres directement concernés. On voit bien sur la crise des carburants la manière dont il y a un suivi de cette crise et des mesures qui sont adaptées. De la même manière pour les lycéens, la semaine dernière, moi j'étais en réunion avec le Premier ministre, le ministre Jeffrey et puis l'ensemble des présidents de région. Mais

2:57
Locuteur

Françoise Gatel, vous connaissez bien

2:58
Présentateur

les territoires, vous sillonnez la France toutes les semaines. Est-ce que vous dites, je sens monter, je sens venir, un retour des Gilets jaunes ou d'une colère type Gilets jaunes ?

3:08
Locuteur

Je

3:09
Françoise Gatel

ne le dirai pas et je ne suis pas votre question parce que je pense que les choses sont différentes et variées dans les territoires. Il y a des situations, encore une fois,

3:22
Locuteur

qui

3:22
Françoise Gatel

sont des situations territoriales difficiles. Ensuite, il y a aussi, et je le dis très calmement, de la souffrance, de la colère et des difficultés. Le carburant n'est une pour des gens qui veulent aller travailler. Le gouvernement a pris les mesures qui devaient être prises et ensuite, je sens, comme chacun de nous, une instrumentalisation politicienne qui a sans doute toujours existé mais qui, aujourd'hui, existe sans doute davantage parce qu

3:50
Locuteur

'il y a la

3:50
Françoise Gatel

perspective. Alors, moi, je la sens aussi bien, je veux dire, à l'extrême gauche qu'à l'extrême droite. Je veux dire, le mouvement des Gilets jaunes, il y

3:59
Locuteur

a

3:59
Françoise Gatel

vraiment une expression très responsable de beaucoup de jeunes et qu'il faut entendre qu'ils ont l'angoisse de leur avenir. Mais que quand on voit ce qui s'est passé au lycée Mandela à Nantes, je pense que là, on est dans un événement qui est totalement différent. Donc, il faut savoir prendre en compte cette humeur, j'appelle ça comme ça, du pays qui est difficile. Et, en même temps, il ne

4:27
Locuteur

faut

4:27
Françoise Gatel

pas faire d'amalgame et il faut apporter des réponses. Les réponses qu'on apporte aux agriculteurs par le biais du plan d'agriculture qu'a défendu le Premier ministre et Annie Geneva. En agriculture, vous avez aussi des métiers très différents. Le métier de viticulteur, ce n

4:43
Locuteur

'est

4:43
Françoise Gatel

pas le même que celui de céréalier ou d'éleveur. Donc, on a une situation qui est très difficile parce que la situation économique est compliquée, la situation climatique

4:54
Invité

l'a été. Vous citez l'extrême gauche, on a vu, elle a fit très présent devant les lycées cette semaine et la semaine dernière. Mais vous avez cité l'extrême droite qu'on voit beaucoup moins présente devant les lycées, c'est évident. Mais comment agit, vous disiez, il y a eu une volonté de l'extrême droite aussi d'attiser un peu les braises. De

5:12
Françoise Gatel

quelle manière vous le constatez ? Je pense que c'est une stratégie un peu différente. C'est-à-dire, on voit dans certains lieux des élus et les filles qui ne semblent pas pacifier les choses, pour être très humains. Et ensuite, je pense qu'il y a d'autres personnes plus à droite qui capitalisent sur cette colère. Sur

5:32
Locuteur

la

5:32
Invité

colère des lycéens ?

5:33
Françoise Gatel

Enfin, de tout, sur la situation des carburants,

5:36
Locuteur

etc.

5:36
Françoise Gatel

En disant, vous verrez, dans cinq mois, tout est réglé. Enfin, on le voit bien.

5:40
Locuteur

Mais

5:41
Présentateur

donc, ça fait monter, cette situation fait monter les extrêmes dans la campagne présidentielle ?

5:44
Françoise Gatel

En tout cas, je pense qu'il est important de chercher et de trouver des responsables politiques. Parce qu'on peut avoir toutes les convictions du monde et c'est respectable, sauf qu'à un moment, chacun est responsable.

5:55
Locuteur

Et

5:56
Françoise Gatel

faire bouillir, je veux dire, l'humeur, tout simplement pour des objectifs qui sont des objectifs politiciens, ça n'est pas responsable. Et je pense qu'on doit les uns et les autres constater ce qui ne va pas, apporter des solutions différentes. Mais vous

6:14
Locuteur

avez l'impression que le gouvernement les

6:15
Présentateur

apporte, ces solutions, ou qu'il est impuissant à faire face à cette montée des colères

6:19
Locuteur

?

6:20
Françoise Gatel

Non, mais moi, je pense que le gouvernement, il apporte des réponses. Regardez ce qui était proposé pour les agriculteurs. Regardez aujourd'hui ce qui est proposé pour les lycéens. Le Premier ministre et le ministre Jeffrey, comme son collègue de l'enseignement supérieur, ils suivent heure par heure ce qui se passe et ils apportent des réponses. Ils ont dit, ok, on a un problème d'horaire, on a un problème de profs absents, on a des solutions. Et que les régions sont totalement mobilisées pour travailler, et elles le font déjà d'une manière très lourde, sur l'entretien et la rénovation des lycées. Mais je pense qu'on a aussi un sujet, c'est l'urgence du temps, vous voyez,

7:01
Locuteur

de

7:01
Françoise Gatel

la demande.

7:02
Locuteur

C

7:02
Françoise Gatel

'est-à

7:02
Locuteur

-dire

7:02
Françoise Gatel

qu'il y

7:02
Locuteur

a

7:02
Françoise Gatel

quelque chose qui s'exprime, il faudrait, en certain temps, est-ce que dans les trois minutes, les problèmes soient réglés ? Mais c'est un peu plus complexe que ça,

7:10
Locuteur

et

7:10
Françoise Gatel

en tout cas, il

7:10
Locuteur

faut

7:10
Françoise Gatel

qu

7:11
Locuteur

'on

7:11
Françoise Gatel

s'y emploie.

7:11
Invité

Vous parlez des régions. Elles sont notamment pointées du doigt pour un défaut d'entretien des lycées, un manque d'hygiène dans les cantines, enfin, il y

7:20
Locuteur

a

7:20
Invité

pas mal de problèmes à l'intérieur des lycées qui ne concernent pas les enseignants. Or, dans le budget 2027, un ouvert effort financier leur est demandé. Est-ce que c'est bien le moment de leur demander cet effort ? Et est-ce que c'est raisonnable, selon vous, quand on voit qu'elles ont déjà du mal à entretenir les lycées, par exemple

7:37
Locuteur

?

7:37
Françoise Gatel

Moi, je partage pas du tout votre analyse, pour voir la manière dont les lycées ont été rénovées. Enfin, moi, je sillonne le pays.

7:46
Locuteur

On a aussi des films des

7:47
Invité

lycéens

7:48
Locuteur

qui nous disent,

7:49
Invité

regardez, là, c'est

7:50
Locuteur

moisi, là, on voit un plafond d'autorité sur la figure.

7:53
Françoise Gatel

Oui,

7:53
Locuteur

mais

7:53
Françoise Gatel

ne mélangeons pas les choses. Je veux dire, il y a eu un effort de rénovation des lycées et du bâti considérable par les régions. Moi, je connais pas une région qui laisse ces lycées à l'abandon. Ensuite, vous avez des questions d'entretien. Ça, c'est vrai. C'est-à-dire une porte qui est un peu déglinguée, ce que vous dites. Et que ça, ça n'est pas toujours le fait des régions. Il y a des dépenses d'entretien courant, de contrats de maintenance sur lesquelles il faut qu'on soit plus performant. Et ça, c'est bien pour moi un sujet de clarification des compétences, que c'est à la fois la compétence de l'établissement sur le petit entretien, le contrat de maintenance, et la région sur le bâti.

Donc, il faut qu'on progresse là-dessus. Je suis d'accord avec vous. On a vu des images dont on se dit, ça n'est pas possible, mais quelle réalité ça représente ? Moi, je ne les nis pas, mais on ne peut pas laisser dire dans ce pays que les régions ont lissé les lycées à l'abandon. Pourquoi est-ce qu'alors, on n

8:50
Locuteur

'en

8:50
Françoise Gatel

aurait pas parlé plus tôt ? Vous voyez, je veux dire, il faut veiller à doser les observations et à ne pas transformer en réalité universelle des images réelles et vraies qui ne devraient pas exister

9:04
Locuteur

sur la maison. aujourd'hui,

9:06
Invité

mais les lycéens en parlent, eux, sur leur réseau depuis bien longtemps.

9:09
Locuteur

Oui, mais dans

9:09
Françoise Gatel

certains endroits, je suis, ok, mais moi, je ne veux pas faire de généralité parce que je ne veux pas condamner les régions. Les régions, elles ne sont pas au-dessous de tout. Donc, progressons, améliorons les choses, faisons ce que nous avons à faire et ce que nous devons aux lycéens. On

9:27
Présentateur

va parler des questions budgétaires pour les collectivités, notamment Sébastien Lecornu qui a fait des annonces en fin de semaine dernière pour les territoires ruraux. Est-ce que les communes rurales seront exonérées de tout effort budgétaire

9:37
Locuteur

?

9:37
Françoise Gatel

Alors, dans le budget qui est présenté, on a tiré les leçons du budget de 2026 et on essaie de construire un budget équitable avec un point qui est un point central et un point dur, c'est de ramener le déficit de notre pays à 5%. Ça, c'est le point de départ. Ensuite, il y

9:57
Locuteur

a

9:57
Françoise Gatel

une contribution qui est demandée aux collectivités. Effectivement, l'État prenant la plus grande part et donc cet effort, on souhaite qu'il soit

10:05
Locuteur

équitable

10:06
Françoise Gatel

et soutenable. Donc, nous allons permettre aux collectivités de bénéficier, si je puis dire, d'une augmentation de recettes naturelles au niveau de l'inflation. Et ensuite, on va demander une contribution. Il y a environ 14 000 collectivités qui vont être touchées ou impactées. Par cette contribution progressive, ça veut dire que c'est lié à leur capacité à faire. Donc, il y a des communes qui vont être exonérées, mais aussi des départements qui sont

10:37
Locuteur

exonérés.

10:38
Françoise Gatel

Alors, ça n'est pas une question de seuil d'habitants. D'accord. Parce que, vous voyez, ce n

10:43
Locuteur

'est

10:43
Françoise Gatel

pas parce que vous avez 1 000 habitants que vous êtes à l'aise ou que vous êtes très pauvre. Donc,

10:49
Locuteur

ça fait passer quoi ? C'est un seuil de difficulté financière ? Non,

10:51
Françoise Gatel

on a des critères qui sont des critères assez classiques, de potentiel financier, de potentiel fiscal. Et puis, si on a des collectivités qui sont dans une situation extrêmement dure parce qu'elles ont été victimes, je prends l'exemple de catastrophes climatiques, il est naturel que leur situation lambda va être pondérée par la gravité de phénomènes, par exemple, des incendies qui les ont touchées. Donc,

11:14
Locuteur

il y aura quoi ? Il y aura une

11:15
Présentateur

liste de collectivités exonérées, c'est ça ? S

11:17
Françoise Gatel

'il y en a 14 000, cher Orion, vous connaissez le sujet comme moi, ça veut dire qu'un certain nombre ne sont pas touchés.

11:26
Locuteur

Mais vous avez déjà

11:27
Françoise Gatel

une

11:28
Locuteur

liste

11:28
Françoise Gatel

? 60 départements

11:29
Locuteur

exonérés,

11:32
Présentateur

pardon. 60 départements

11:33
Locuteur

exonérés de l'effort

11:34
Françoise Gatel

? Tous les départements ne seront pas touchés.

11:35
Locuteur

Et

11:35
Françoise Gatel

la liste ? Non, mais attendez, moi, je n

11:37
Locuteur

'ai

11:37
Françoise Gatel

pas une liste. On a des critères. Et ensuite, vous avez vu comme moi que, deux heures après les annonces au comité des finances locales, il y avait de super simulateurs avec des experts qui ont sorti des simulations pour chaque collectivité. Alors, ça, c'est la copie de départ.

11:55
Locuteur

Le

11:55
Françoise Gatel

gouvernement propose une copie en disant l'effort des collectivités, nous l'avons chiffré à 5,4

12:04
Locuteur

milliards.

12:04
Françoise Gatel

Naturellement, les collectivités n'ont pas applaudi. Enfin, ou alors, ça m

12:08
Locuteur

'a

12:08
Françoise Gatel

échappé. Ça vous a pas échappé,

12:11
Locuteur

je

12:11
Françoise Gatel

vous rassure. Voilà, donc, la copie est présentée aujourd'hui à l'Assemblée. Moi, je l'ai présentée aussi à un certain nombre de sénateurs et à toutes les associations d'élus. Et maintenant, il appartient au Parlement d'avancer et de dire, voilà, nous, on a une copie différente à proposer. Sachant, je rappelle, que le point central qui concerne

12:34
Locuteur

la

12:34
Françoise Gatel

nation, c'est-à

12:35
Locuteur

-dire

12:35
Françoise Gatel

qui concerne chaque Français, c'est de ramener le déficit à 5%. Parce que si on ne fait rien, on arrive à 6,7% et qu'aujourd'hui,

12:44
Locuteur

nous n'avons plus... C'est très clair, Françoise.

12:46
Présentateur

Juste, pardon, combien de départements exonérés de l'effort ? Dans la copie initiale

12:50
Françoise Gatel

? Alors, nous avons 60 départements. Il ne

12:52
Locuteur

faut

12:52
Françoise Gatel

pas que je confonde ceux qui sont

12:54
Locuteur

exonérés et

12:54
Françoise Gatel

tout d'un coup, votre question génère un doute. Je pense qu'il y a 60 départements qui sont touchés. Alors, les départements et les collectivités d'outre-mer ne le sont pas parce qu'elles ont des indicateurs financiers ou fiscaux qui font que ces collectivités, qui ont souvent des situations extrêmement difficiles, enfin, on connaît des exemples d'outre-mer qui sont marqués par des événements vraiment très compliqués et très durs, naturellement, ne sont pas appelés à contribuer aujourd'hui.

13:27
Invité

60 départements, ça va suffire à calmer la colère parce qu'on sait que les départements de France qui se réunissent là à partir d'aujourd'hui à Reims sont très inquiets. Eux disent, une fois qu'on a payé l'APA, l'ERSA, enfin, toutes les aides sociales, on n'a plus d'argent pour entretenir les routes, pour entretenir les collèges. Comment on calme cette colère-là ? Parce qu'ils sont très remontés. –

13:47
Françoise Gatel

Oui, je sais, enfin…

13:49
Locuteur

– Dites que

13:49
Françoise Gatel

vous

13:49
Locuteur

leur

13:50
Invité

faites les

13:50
Françoise Gatel

poches.

13:51
Locuteur

–

13:52
Françoise Gatel

Oui, j'ai noté,

13:54
Locuteur

je sais bien, et je comprends

13:56
Françoise Gatel

qu'aucune association d'élus ne nous a encouragés sur la copie que l'on propose. Donc maintenant, les associations d'élus, elles expriment, on va dire, leurs revendications. J'entends. Et encore une fois, moi,

14:14
Locuteur

je

14:14
Françoise Gatel

ne fais pas une fixation. Si je fais une fixation sur une situation qui est celle de la nation, ce n

14:20
Locuteur

'est

14:20
Françoise Gatel

pas celle de l'État qui aura un budget confortable, en disant, on a une situation qui va se dégrader fortement. Si nous ne faisons rien aujourd'hui, c'est-à-dire, si nous ne stoppons pas l'émorragie de la dette, ça veut dire que dans un an ou dans deux ans, on ne parlera même plus de l'effort

14:37
Locuteur

que vous demandez. Madame la ministre,

14:38
Invité

mais ce n

14:38
Locuteur

'est

14:38
Invité

pas qu'une question des élus et des associations d'élus. Lorsque les Français qui payent des impôts voient leur route se dégrader ou les collèges se dégrader, pour parler de ce qui concerne les départements, comment on maintient le consentement à l'impôt dans ces cas-là

14:52
Locuteur

? Alors,

14:53
Françoise Gatel

je pense que ça nous envoie les uns et les autres à notre sens des responsabilités et je sais le sens des responsabilités des îles locaux. À un moment, comment vous faites dans votre vie personnelle, quand vous avez un budget qui s'éritricie, que vous êtes en surendettement

15:09
Locuteur

?

15:10
Françoise Gatel

Vous faites des choix et vous lissez. Ça veut dire que c'est ça que nous devons faire. Et j'entends, je le dis, que nous ne sommes pas dans le temps de l'argent facile et que donc, il nous faut travailler autrement, définir, comme le font toutes les collectivités, des dépenses prioritaires et lisser les choses. Et je prends l'exemple de communes. Je pense qu'il

15:33
Locuteur

y

15:33
Françoise Gatel

a des dépenses sur lesquelles on doit encourager la mutualisation. C'est-à-dire, on avait dans notre pays, et c'est très bien, et c'était un besoin exprimé par les habitants, un souhait des élus qui, eux, ont un budget qui a l'équilibre. Donc, je n'y mets aucune critique à leur égard. On avait des constructions de salles polyvalentes, de salles de sport, peut-être dans chaque commune. Eh bien,

15:56
Locuteur

peut

15:56
Françoise Gatel

-être, aujourd'hui, faut-il, comme on le voit déjà, mutualiser, raisonner à une échelle, partager des équipements. Je sais

16:05
Locuteur

que la situation... Justement, pardon, un mot sur les

16:06
Présentateur

intercommunalités qui tiennent également leur congrès à partir d'aujourd'hui. Le RN veut supprimer ces intercommunalités. Qu'est-ce que vous en dites

16:14
Locuteur

?

16:15
Françoise Gatel

Je ne comprends pas. Je veux dire, moi, je veux bien qu'on supprime des choses au prétexte que ça coûte cher, mais est-ce que... Mais

16:22
Locuteur

ça fâche

16:23
Invité

beaucoup les maires aussi, les intercommunalités. On l

16:25
Françoise Gatel

'entend chacun

16:26
Locuteur

dans le congrès des maires. Il

16:27
Françoise Gatel

y a deux choses.

16:28
Locuteur

C

16:28
Françoise Gatel

'est-à-dire, je le dis, je pense que des intercommunalités où les maires sont reconnues et ont leur place ont permis à des communes petites

16:38
Locuteur

de

16:39
Françoise Gatel

développer des services. Par exemple, il y a beaucoup d'intercommunalités qui ont développé des services de garde et d'accueil de la petite enfance,

16:46
Locuteur

ce

16:46
Françoise Gatel

qui permet d'accueillir des familles. Une commune seule ne peut pas faire. Donc, l'intercommunalité, quand elle est la mutualisation et le travail choisi ensemble, ça fonctionne bien. Alors, après, si vous êtes des gens autoritaires...

16:59
Locuteur

Mais

16:59
Présentateur

donc, le millefeuille territorial, on n'y touche plus. Parce qu'un temps, Emmanuel Macron, c'était quand même pas le dernier à le critiquer ce millefeuille territorial. Là, on ne bouge plus rien.

17:06
Françoise Gatel

Non,

17:07
Locuteur

non,

17:07
Françoise Gatel

non, je n'ai pas dit ça. Je dis simplement qu'on doit sans doute visiter notre organisation. Parce que je pense que quand vous avez deux intervenants pour entretenir les lycées, est-ce que ça garantit l'efficacité ? Donc, moi, je pense que les lignes, elles doivent être bougées. Sauf qu'aujourd'hui, vous n'allez pas faire un grand soir et que la proposition du Rassemblement national, franchement, ce n

17:28
Locuteur

'est

17:28
Françoise Gatel

pas sérieux, de dire ça y

17:30
Locuteur

est,

17:30
Françoise Gatel

j'ai trouvé, on va économiser 15 milliards, on supprime tout le monde. Mais vous prenez l'exemple de l'interco. Moi, dans mon interco, on gère des crèches et on gère des piscines. Je supprime l'interco, c'est-à

17:39
Locuteur

-dire

17:39
Françoise Gatel

les enfants, je les mets où ? La piscine, je la ferme. Enfin, c'est trop réducteur pour être pertinent. Il faut être sérieux quand on parle de sujets comme vous l'avez fait. C'est-à

17:50
Locuteur

-dire,

17:50
Françoise Gatel

ce sont des services aux habitants et des services dans nos territoires. – On va terminer sur la

17:54
Présentateur

Corse parce

17:55
Françoise Gatel

que le temps

17:55
Présentateur

file. Le texte est examiné le 26 octobre au Sénat. Vous avez été auditionné hier. Vous pensez que le Sénat votera ce texte de manière conforme

18:02
Locuteur

? –

18:03
Françoise Gatel

Alors, moi, je pense que nous sommes engagés dans un processus qui n'est pas un processus spontané. C'est-à-dire, le sujet de la Corse, l'adaptation à la diversité des territoires.

18:17
Locuteur

À

18:17
Françoise Gatel

la Corse, ça date de Gaston Dufferre. On a déjà en Corse une collectivité unique. Il n

18:22
Locuteur

'y a

18:22
Françoise Gatel

plus de département, il y a une collectivité de Corse. et que la Corse est dans un bassin méditerranéen où la Sardaigne et la Sicile bénéficient de conditions d'autonomie, c'est-à

18:34
Locuteur

-dire

18:34
Françoise Gatel

de capacité à décider sur certains sujets. Et ça n'a jamais conduit ni à la révolution, ni à l'indépendance. Donc, on a un sujet de responsabilité collective avec des visions différentes. Mais ce que le gouvernement affirme, c'est un process qui est conduit depuis 4 ans, de manière démocratique, approuvé par, dans le principe, le Conseil d'État n'a pas critiqué le principe d'autonomie de l'accord. –

19:00
Locuteur

Mais vous avez bon espoir qu'il

19:01
Invité

soit voté

19:02
Locuteur

? –

19:02
Françoise Gatel

Écoutez, moi, je fais ce travail avec conviction. –

19:08
Locuteur

Mais vous connaissez les

19:09
Présentateur

sénateurs, Françoise Gattel. Vous êtes sénatrice.

19:12
Locuteur

– Il y a des nouveaux

19:12
Présentateur

? – Oui, il y a des

19:13
Locuteur

nouveaux, mais quand même, vous

19:14
Présentateur

pensez vraiment qu'il sera voté

19:15
Locuteur

? –

19:16
Présentateur

Vous

19:17
Locuteur

vous

19:17
Présentateur

dites, on va tout faire pour, mais ça

19:20
Locuteur

sera impossible. – Moi, je

19:21
Françoise Gatel

fais ce travail parce que je crois tout simplement que dans notre pays, ici au Sénat, on n'arrête pas de le dire, que la France, la République, elle est une et indivisible, mais que vous ne gérez pas de la même manière les sujets que vous avez à Lille, à Marseille,

19:36
Locuteur

ou

19:37
Françoise Gatel

encore… – S'il n

19:38
Locuteur

'est

19:38
Françoise Gatel

pas voté, vous craignez une reprise des violences sur Lille ? – Moi, chacun prend ses responsabilités. Nous, nous défendons un texte, c'est la parole du gouvernement, c'est l'expression d'un vote démocratique de l'Assemblée de Corse, c

19:51
Locuteur

'est

19:51
Françoise Gatel

à l'unanimité, moi, une voix. Donc, nous, nous portons cette parole, les sénateurs vont en débattre, maintenant, chacun prend ses responsabilités à partir de ses convictions, mais je crois qu'il faut être dans le dialogue, il faut qu'on accepte de considérer que l'unité de la République, ça n'est pas l'uniformité, et qu'ouvrir des évolutions pour l'accord, ça n'est pas fragiliser la République, puisqu'on a exclu tout le champ des compétences régalées.

20:19
Locuteur

–

20:19
Françoise Gatel

Merci,

20:20
Présentateur

juste en un mot, vous croyez à un congrès avant la fin du quinquennat, oui ou non, sur ce sujet ?

20:24
Locuteur

–

20:24
Françoise Gatel

Écoutez, nous, nous faisons tout beau… Ah, j'ai juste ça, vous montrez…

20:27
Locuteur

–

20:27
Françoise Gatel

Oui, allez-y ! – Vous avez vu ?

20:28
Locuteur

–

20:28
Françoise Gatel

Non, mais vous allez me montrer. – Eh bien, voilà.

20:32
Locuteur

– Simplification. – À

20:32
Françoise Gatel

la demande du Premier ministre depuis un an, à des mesures de simplification. Le Premier ministre s'est engagé, il y

20:38
Locuteur

a

20:38
Françoise Gatel

un an, au Congrès des maires, à ce

20:40
Locuteur

que… – Ça,

20:40
Invité

ce sont les listes des mesures… – En

20:42
Locuteur

novembre

20:43
Françoise Gatel

prochain, il y a 100 mesures de prise. Et là, vous avez les mesures que nous avons prises de simplification, par exemple, suppression de la vidange obligatoire annuelle de la piscine, c'est 30 millions d'euros économisés, 3 milliards de mètres cubes. –

20:58
Présentateur

Mais vous

20:59
Locuteur

le

20:59
Présentateur

présentez quand ?

20:59
Locuteur

–

20:59
Présentateur

On va le prendre, on va en parler, mais vous le présentez quand ? –

21:02
Françoise Gatel

Ah non, mais ça, c'est déjà fait.

21:03
Locuteur

– Ah, bon, ben voilà ! – Non, mais nous, on

21:06
Françoise Gatel

l'a fait. Voilà, c'est faire ce que l'on dit et dire ce que l'on fait.

21:10
Locuteur

–

21:10
Françoise Gatel

Merci,

21:11
Locuteur

François Gatel. – Je serais

21:12
Françoise Gatel

désolée que vous

21:12
Présentateur

n'ayez pas l'information. – Mais non, ne vous inquiétez pas, on va suivre tout ça de près. Merci beaucoup ! – Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous a proposé Bonjour chez vous. Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat.