Lycées : Les revendications effacées par les violences ? Céline Imart face à Céline Hervieu
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 15 %Attaque 55 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:44OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'il y a un problème dans la gestion du maintien de l'ordre autour de ce mouvement ?
- 2:05OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'il y a un usage disproportionné de la force ?
- 2:43RelanceÉludée
Est-ce que vous reconnaissez un usage disproportionné ?
- 3:55OuverteRéponse directe
Est-ce que vous reprenez les termes de Marine Tondelier sur une faute politique grave ?
- 5:15OuverteRéponse directe
Les casseurs sont-ils une minorité ?
- 5:54OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce qu'on fait quand on est face à une telle violence ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:44Fait
« C'est honteux, c'est affligeant, c'est violent, c'est immonde, ignoble. »
- 1:28Fait
« les revendications lycéennes malheureusement sont passées au 2e ou même au 3è plan. »
- 2:43Promesse
« le gouvernement devrait d'abord utiliser des outils pour que tout ça ne se reproduise pas et qu'on remette de l'ordre très vite dans les rues, notamment la loi anticasseur. »
- 3:17Fait
« Non, je n'appelle pas les forces de l'ordre à plus de retenu. Ils se prennent le mur du réel avec des violences de tous les côtés. »
- 5:15Fait
« les casseurs non seulement sont une extrême minorité que la plupart d'entre eux sont extérieurs aux établissements »
- 6:28Fait
« leur première fonction, quelle est-elle ? C'est d'abord de garantir la sécurité des jeunes qui manifestent »
- 7:02Fait
« on est face à une crise sécuritaire, c'est ça le sujet ? Non, c'est pas ça le sujet. Le sujet, ce sont les conditions dans les lycées »
- 8:46Fait
« Il y a quelque chose qui n'est pas normal si vous voulez dans cette logique. Donc rejeter la faute sur les forces de l'ordre et sur la doctrine du maintien public, c'est la politique de l'autruche. »
- 9:17Fait
« je m'en prends à la question du ministre de l'intérieur qui est irresponsable et qui laisse la situation s'enflammer. »
- 9:58Fait
« Beaucoup d'élus se sont rendus dans les manifestations. Beaucoup de parents, beaucoup de professeurs. Bien sûr. Moi, j'y suis allée. »
- 10:32Promesse
« comment on est capable de traduire ce message des jeunes par des orientations politiques fortes avec plus de moyens donnés à l'éducation nationale plus des meilleures rémunérations pour nos enseignants »
- 11:58Fait
« En cassant tout, ça alimente une forme de violence sociale et de rejet. »
- 12:35Fait
« Le gouvernement a accéléré le calendrier législatif de la loi casseur payeur inscrite au Sénat dès ce mois-ci. »
- 13:52Promesse
« quand on a des manifestations violentes sur lequel on a des appels à ne pas venir casser, toute personne qui arrive dans un groupuscule et qui s'adonne à ce genre d'excès doit pouvoir être sanctionnée »
- 15:44Fait
« Ces dispositions n'ont jamais été efficaces. »
- 17:03Fait
« vous coupez complètement, vous ne comprenez pas ce que vous avez face à vous qui est un phénomène beaucoup plus complexe »
- 18:23Fait
« Je pense qu'ils ont autre chose à faire que d'aller rejoindre des mobilisations de la Confédération paysane. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Nous on accueille Célinear. Bonsoir. Vous êtes redéputé, vice-présidente les Républicains. Bonsoir Céline Hervieux. Bonsoir. Vous êtes député PS de Paris pour notre duel du soir. La colère montre contre la gestion notamment par les forces de l'ordre du mouvement lycéen. Aujourd'hui encore un élève de 15 ans a eu la main arrachée à à lance dans des circonstances qui restent encore à à éclaircir. Et cet après-midi, la mère d'Eden 14 ans, blessée par un/ers de policiers au visage la semaine dernière à à Saint-toin Lomon a témoigné lors d'une conférence de presse. Écoutez, Eden a alors actuel la mâchoire scellée. Il peut pas s'alimenter autrement que avec une paille de façon liquide. C'est un processus qui va
durer plusieurs semaines et en ce qui concerne ces dents du haut donc elles sont cassées mais les dents du bas ont été complètement arrachées. C'est honteux, c'est affligeant, c'est violent, c'est immonde, ignoble. Je suis en colère, mon cœur est en miette. Je ne veux plus voir, je ne veux plus voir à l'écran des enfants s'écrouler comme on a vu mon fils s'écrouler. On sent évidemment toute l'émotion de cette maman. Elle dit des mots très forts. Elle dit "Je veux plus voir à l'écran des enfants s'écrouler comme j'ai vu mon enfant s'écrouler." Est-ce qu'il y a un problème dans la gestion du maintien de l'ordre autour de ce mouvement ? Il y a surtout un problème dans le fait que il y a certes des revendications lycéennes, il faut les
entendre, il faut les écouter, mais en réalité ce qui se joue derrière cette crise euh les revendications lycéennes malheureusement sont passées au 2e ou même au 3è plan. Et en réalité, on est sur une crise sécuritaire. C'est-à-dire que c'est c'est terrible effectivement de voir ce qui s'est passé au niveau de ces jeunes. Et il faut aussi voir tout ça dans le contexte où en fait on a des émettiers. Au-delà des revendications lycéennes. Le problème il est sécuritaire qui prennent tout ce qu'il trouve. des boulons, des grillages qui s'attaquent aux forces de l'ordre qui qui incendie un camion de pompier. On a des proviseurs, on a des des enseignants tabassés, on a des policières qui sont ou des policiers qui sont poursuivis, tabassés au sol, enfin tout le monde est
pris à partie. Et donc effectivement le climat de violence fait qu'aujourd'hui on a un véritable problème de maintien de l'ordre au niveau de ce qui ne sont plus pour moi des revendications les scène mais vraiment des émotes. Il y a des violences effectivement de la part de certains lycéens et de la part de Casseurs qui viennent se greffer au mouvement mais là je vous parle de la gestion du maintien de l'ordre par les forces de l'ordre. On a attendu le le cas de cette cette maman. On a eu un autre lycéen qui a perdu son œil, un autre sa main. Il y a six enquêtes de de l'IGPN qui ont été ouvertes. Est-ce qu'il y a un usage disproportionné de de la force ? Est-ce que vous vous interrogez quand même sur la façon qu' le gouvernement de de gérer de d'un point de vue de maintien de l'ordre cette
moi je pense que le gouvernement devrait d'abord utiliser des outils pour que tout ça ne se reproduise pas et qu'on remette de l'ordre très vite dans les rues, notamment la loi anticasseur. Au-delà de ça, il y a des incidents au niveau des lycéens et c'est c'est extrêmement regrettable. Mais je pense aussi à tous les autres. C'est-à-dire que quand vous avez 600 policiers qui ont eu des blessures extrêmement graves des proviseurs des élèves, on peut pas mettre tout ça sur le dos des policiers. Aujourd'hui, si vous voulez, ils sont confrontés au réel. On leur demande de sur le dos des policiers. Est-ce que vous reconnaissez vous ce soir chez les républicains qu' a peut-être un usage disproportionnel ? Est-ce que vous appelez les forces de l'ordre à plus de retenu ?
Non, je n'appelle pas les forces de l'ordre à plus de retenu. Ils se prennent le mur du réel avec des violences de tous les côtés. Et s'il y a des incidents, c'est aujourd'hui la le corps de la fonction publique qui est le plus contrôlé. Vous l'avez dit, il y a des enquêtes IGPN, c'est normal que la lumière soit faite, mais au-delà de ça, on leur demande de gérer aujourd'hui des situations qui sont inexplicables où il y a 1800. Non, je pense que les forces de l'ordre ont le droit de réagir quand ils sont confrontés à ce genre de violence. Et on peut pas simplement dire aujourd'h madame n'ont absolument rien à faire aujourd'hui dans les rues à caillasser des policiers. Donc là aussi, il y a un problème sur l'autorité parentale et sur le maintien de l'ordre. C'est l'inervieux sur ce sujet du
maintien de l'ordre. Marine Tondelier disait aujourd'hui dénoncer la stratégie de M Lord, elle dénonçait une faute politique grave de la part de de Laurent Nouz. Est-ce que vous vous reprenez ces termes ? Bien sûr. D'ailleurs, le Parti socialiste a appelé à une audition du ministre de l'intérieur devant la commission des lois de l'Assemblée nationale puisque en fait ce qu'on constate c'est qu'on a franchi un cap dans la gestion de cette crise. Vous parlez de crise sécuritaire. Moi, ce que je vois, ce sont des jeunes qui sont ébornés, euh des jeunes qui sont accidentés de manière extrêmement grave alors qu'ils ont simplement revendiquer à un moment donné des conditions d'étude et d'enseignement dignes égalites, partout sur le territoire. Donc, ce à quoi on est en train d'assister, c'est
historique. Ça n'est jamais arrivé par le passé. la violence euh de la façon dont sont réprimés ces mobilisations lycéennes est totalement disproportionné hors de propos et des responsabilités vont devoir être mises sur la table et notamment celle du ministre de l'intérieur, pas uniquement, mais quand il a évoqué le fait qu'il n'avait pas appelé à la modération, paroles qui sont relayées par notre collègue député également, honnêtement, je je suis extrêmement inquiet de la façon dont les choses vont tourner parce que si c'est ça la réponse qu'on a à opposer à des jeunes qui manifestent pour des conditions d'ignement aussi bien sûr mais écoutez vous savez vous savez comme moi que les casseurs non seulement sont une extrême minorité que la plupart d'entre eux sont extérieurs
aux établissements devant lesquels ils interviennent et qu'il bon vous avez aussi des lycées he dans les personnes qui ont été interpellées des idéens le le jeune de de 15 ans me semble-t-il qui a mis 1 feu à une une passante avec un un spray enfamé c'est tout à fait inacceptable et ah ben bien sûr non non mais oui alors ça reste un cas si vous voulez sur des milliers des milliers de de manifestants lycéens mais bien sûr mais c'est le rôle des forces de les arrêter mais si vous voulez eux alors ils font plus la distinction entre ceux qui méritent d'être arrêté et d'être mis de côté et des lycéens qui manifestent pacifiquement puisque nous les avons vus nous en tant qu'élu on va dans les manifestation on leur parle il nous explique que il voi bien la façon dont
c'est instrumentalisé il voit bien la façon dont ça desser la pardonnez-moi mais je reprends juste ce qu' dit je reprends juste qu'a dit Célinear il y a il y a un instant et et j'aimerais qu'on revoie les les images de ce qui s'est passé ce matin au lycée Velin dans le 13e arrondissement de Paris, il y a une centaine d'élèves qui étaient à l'intérieur de de l'établissement. Il y avait des casseurs à l'extérieur qui étaient tambourinaient sur la porte et ils ont mis le feu devant l'établissement. On a évité un drame parce qu'à quelques minutes près, il y aurait pu avoir réellement une catastrophe. Qu'est-ce qu'on fait quand on est face à des certes des des jeunes, mais quand il y a une telle violence, on laisse faire ? On réplique pas. Les forces de l'ordre doivent doivent pas agir.
Non, c'est c'est pas du tout ça. C'est-à-dire que après c'est c'est la c'est le principe en fait d'une gestion d'un maintien de l'ordre. C'est-à-dire que on essaie justement de pas rajouter de la violence à la violence parce que finalement c'est ça qui crée aussi une forme de débordement. Vous avez quelques individus problématique dans une manifestation, ça existe de tout temps. C'est leur travail en fait aux forces de l'ordre de d'identifier ces personnes, de les mettre de côté et d'intervenir suffisamment en amont. Leur première fonction, quelle est-elle ? C'est d'abord de garantir la sécurité des jeunes qui manifestent, qui exercent un droit fondamental qui est celui de la manifestation. Non, mais je le dis parce que en fait euh il y a d'abord eu la une
forme de discrédit qu'on a jeté sur cette mobilisation depuis quelques jours. Ensuite, ça a été euh l'histoire de l'instrumentalisation politique par LFI. En fait, ces jeunes, on ne veut pas les entendre. J'ai quand même l'impression et quand j'entends des responsables politiques qui nous expliquent que on est face à une crise sécuritaire, c'est ça le sujet ? Non, c'est pas ça le sujet. Le sujet, ce sont les conditions dans les lycées en Î-de-Fance et partout en France. Madame, excusez-mo d'avoir froid dans une classe, c'est le fait d'avoir des profs qui ne sont pas remplacés. Excusez-moi, mais les revendications lycéennes, quand vous avez des étudiants qui revendique plus de moyens mais qui cassent leur lycée, quand vous avez des étudiants qui revendiquent de professeurs mais qui ont
des emplois du temps surchargés et dire qu'il ne s'agit que d'individu isolés quand vous avez à peu près par jour plus de 1000 interpellations, c'est simplement se voiler la face. Mais pourquoi voulez-vous faire des forces de l'ordre les premiers suspects alors qu'ils sont aujourd'hui les premiers remparts ? Ils prennent extrêmement cher sur ce genre de violence. On leur demande de maintenir l'ordre, de protéger les professeurs, de protéger les élèves, de protéger la sécurité. Ils doivent réagir. Et pour moi, c'est très simple. Et pour nous, c'est très simple. Si on a aujourd'hui un manifestant, un casseur, un lycéen qui s'en prend, qui tabasse, qui veut s'attaquer à l'État parce que il y a aussi ce rejet de l'uniforme. C'est c'est une attaque à l'État qui a été instrumentalisée,
pardon de le dire, par la France insoumise aussi. Et c'est malheureux parce que les étudiants ne devraient pas être une annexe de la France insoumise qui les a instrumentalisé, relayé le discours sont assez grands les lycéens pour savoir ce qu'il veulent et revendiquer par eux-même. Mais par la case avec des grillages, avec des feux de poubelle en en incendiant mais regardez un an de ce qui s'est passé avec le lycée Nelson Mandela qui était flamb neuf sur lequel les contribuables, les français ont mis à juste titre mais des centaines de millions d'euros d'argent public. Donc c'est quoi en fait la cohérence entre des gens qui ont qui veulent avoir plus de moyens et plus de profs et qui s'en prennent à leurs profs et qui euh attaquent et qui incendie les
moyens. Il y a il y a quelque chose qui n'est pas normal si vous voulez dans cette logique. Donc rejeter la faute sur les forces de l'ordre et sur la doctrine du maintien public, c'est la politique de l'autruche. On a un problème sécuritaire sur ces manifestations. Non, il y a plusieurs il y a plusieurs éléments. D'abord, je je rejette pas la faute sur les forces de l'ordre. Les forces d'ordre répondent à une politique de maintien de l'ordre, une doctrine qui a évolué depuis plusieurs années. Et moi, je pense même aux policiers, à certains policiers qui ont des enfants de cet âge. Et j'imagine la la le la situation psychologique dans laquelle ils se trouvent et je pense qu'ils sont malheureux de la situation et la plupart essayent de faire bien leur travail.
Malheureusement, ils répondent à désordres. Donc moi, je m'en prends pas au policier, je m'en prends à la question du ministre de l'intérieur qui est irresponsable et qui laisse la situation s'enflammer. C'est ça que je que je pointe du doigt. Et d'ailleurs c'est la France insoumise. Il y a eu une note du renseignement français qui est très très claire sur les responsabilités et l'instrumentalisation politique de ces émeutes et elle pointe bien la responsabilité de la France insoumise dans l'é en fait moi j'aimerais qu'on revienne au fond c'està-dire que mais juste quand même sur c'est nervieux sur le rôle de la France insoumise dans ce mouvement. On a vu quantité d'élus insoumis être présents dans les blocages de de lycéens, se faire les les porte-voie des des lycéens. Est-ce qu'il
y a pas une forme de récupération politique de la pas que des élus de la France insoumise ? Beaucoup d'élus se sont rendus dans les manifestations. Beaucoup de parents, beaucoup de professeurs. Bien sûr. Moi, j'y suis allée. Moi, j'y suis allée dans ma circonscription qui est au cœur de Paris. Donc, j'étais face à des lycéens. Pourquoi pourquoi on ne voit que les insoumis sur les manifestations ? Ça c'est une stratégie de communication qui est la leur mais peu importe si vous voulez moi ce qui ce qui compte c'est comment on relaisse ce message nous en tant que responsable politique comment on est capable de traduire ce message des jeunes par des orientations politiques fortes avec plus de moyens donnés à l'éducation nationale plus des meilleures rémunérations pour nos
enseignants pourquoi vous pensez que les professeurs sont avec eux dans la rue en train de manifester c'est bien qu'il y a des revendications qui sont sérieuses, qui sont concrètes et qui sont examiné étudiées et revendiqué depuis des mois regardez mélt Il arrangue les foules mélant aujourd'hui honte à ces gensl qui tabassent nos enfants, honte à la violence policière française. Interposez-vous, il demande aux gens de venir s'interposer entre les jeunes et normal de l'ordre et il dit ni oublie ni pardon. Mais ça c'est pas la violence sur des jeunes qui utilisent du LBD et qui lancent des grenades sur des jeunes lycéens. Vous trouvez ça normal sur des mineurs. Vous pensez que ça va régler la situation à à un quelconque moment ? améliore pardon mais est-ce que lesistes
vont faire comme les insoumis et vont répondre à cet appel des insoumis de s'interposer entre les lycéens et les force de l'and mais moi en fait j'appelle tous les adultes à encadrer ces manifestations manifest ce qui ce qui est quand même incroyable c'est qu'on est obligé nous adultes de venir protéger les enfants qui sont en train de de se mobiliser pour leurs droits. On en est là parce que on a la police républicaine qui sous les ordres du ministère de l'intérieur envoie des véhicules de police qui foncent dans plus dans les manifestants. On a des gens je g qui sont qui sont violentés et et et passés plus ou moins à tabac. On a vu une jeune femme se prendre une clé de bras. Enfin, je veux dire non les 600 policiers qui sont blessés qui sont sur le carreau depuis. Pas meilleur
moyen que d'alimenter une forme de colère sociale et de rejet en se conduisant ainsi. Exactement. En dans la rue, en cassant tout, ça alimente une forme de violence sociale et de rejet. C'est pour cela que ces jeunes devrai exactement il devrait pouvoir rentrer chez eux, discuter avec le gouvernement. Il y a des syndicats, il y a des représentants des organisations étudiantes. Ils peuvent engager le dialogue aujourd'hui s'il y a un manque de moyens, s'il y a des revendications, c'est une chose mais est-ce qu'on pourrait aussi sortir un peu des positions caricaturales et l'une et l'autre condamner les violences de part et d'autres ? Mais bien sûr, mais c'est ce que j'ai fait dès que j'ai pris la parole. Je regrette qu' lycé un blessé. et aussi 600 policiers qui sont sur le chareau.
J'aimerais qu'on parle à présent et qu'on avance un petit peu parce que je vois qu'il est déjà 19h25 euh sur le le coût des dégradations qui sont chiffrées à plusieurs dizaines de millions d'euros. Le gouvernement a accéléré le calendrier législatif de la loi casseur payeur inscrite au Sénat dès ce mois-ci. L'idée c'est de créer une responsabilité collective. Donc en gros, toute personne qui est présente dans un attroupement violent pourrait être tenue de de payer les dégradations, même si elle ne les a pas commises directement. texte soutenu par Bruno Retaillot. Est-ce que cette loi elle va pas à l'encontre de notre droit et du principe de responsabilité individuelle ? De quoi vous me parlez madame ? Le code pénal le code pénal pénal qui est pourtant clair nul n'est responsable
pénalement que de son propre fait et d'ailleurs le conseil d'état a mis des résail constitutionnel et pas à vous ni à nous de trancher ce sujet. Aujourd'hui la doctrine du contrat social ça peut pas être moi je casse et vous vous payez c'est pas possible. On peut pas obliger de manière sansernelle les commerçants à fermer le rideau, les forces de l'ordre à prendre des coûts et puis à dire à tous les contribuables français bon il y a la révolution permanente enfin heureusement sauf le weekend et c'est vous qui payz ça s'appelle une responsabilité collective déjà quand on voit tous ces groupuscules qui arrivent en groupe avec le visage masqué avec des capuches pour ne pas être reconnu et ben il faut pouvoir les appréhender et effectivement ils doivent être responsables de ce qu'il dégradent
princip la question qui se pose Moi, je me pose la question de de la la mise en pratique de cette loi. Enfin, à quel moment vous définissez un groupe ? À quel moment vous définissez le périmètre interpellation en quelques jours ? Je crois que c'est clair. Non, mais je crois que c'est clair. Aujourd'hui, quand on a des manifestations violentes sur lequel on a des appels à ne pas venir casser, toute personne qui arrive dans un groupuscule et qui s'adonne à ce genre d'excès doit pouvoir être sanctionnée rien que parce qu'il arrive cagoulé, masqué. Et puis aujourd'hui, on a des groupes où ils prennent tout ce qu'ils trouvent, des poubelles, des boules de pétanques, des boulons. Donc oui, il y a une responsabilité collective, il faut pouvoir appréhendter. On peut plus
contenter de passer la facture au contribuable avec des gens qui sont déjà à l'os qui peuvent pas faire l'impl qui peuvent pas se chauffer qui peuvent pas se nourrir et leur dire en plus on va vous payer on va vous passer la facture et c'est à vous de tout payer demain on inversera le principe de responsabilité qui est que la la personne accusée devra prouver qu'elle n'a pas participé à cet acte de vandalisme. Là vous rentrez vraiment dans des sujets extrêmement juridiques. Je pense que si un projet de loi le Conseil constitutionnel devra se prononcer sur le principe. Je pense que c'est au casseur de payer. La question sous-jacente, c'est est-ce que c'est une une politique, une mesure d'affichage politique qui est de toute façon est vouée à être censuré par le Conseil constitutionnel ?
J'espère que ce n'est pas le cas. C'est nervieux. Est-ce que c'est au contribuable de payer ces dégâts ? Mais en tout cas, la question c'est que ce type de proposition de loi de modification du code pénal alors que le code pénal est déjà suffisamment garni pour permettre justement de sanctionner des personnes qui dégraderaient du mobilier urbain pay euh c'est c'est déjà possible d'avoir des sanctions si vous voulez. Moi je surtout moi il y a quand même un point qui est important en dehors du fait que probablement ce sera censuré par le Conseil constitutionnel, c'est l'efficacité d'une telle mesure en fait. Donc il faut laisser la réponse que vous proposez à des jeunes qui sont manifestement en grande difficultés, qui sont dans des des délinquants euh voilà
qui profite de toute opportunité pour casser, pour exprimer une violence et une souffrance. C'est ça que vous leur posez. Et vous pensez vraiment qu'ils vont se dire tiens je risque de payer temps et temps allocation. Ces dispositions n'ont jamais été efficaces. Mais vraiment d'un point de vue que de l'efficien de la mesure je vous mets en garde et nous le parti socialiste, on s'est toujours opposé à ces propositions qui visent en fait qui qui tombe un peu à côté du sujet si vous voulez c'est comme non mais c'est comme si vous voulez quand vous dites on va retirer les allocations familiales ou sociales à des aux parents des enfants rivistes en fait vous accumulez des problématiques dans des familles qui vont déjà pas bien et vous ne régz la faire et votre politique du laxisme ne
règle prévention l'accompagnement Mais la parentalité ça récupérer des jeunes pour pour leur donner un avenir autre. Je ne dis pas qu'il faut pas de sanction mais les sanctions aujourd'hui elles sont possibles. C'est jeunes on peut les prendre à partir de 16 ans. On peut même aller on peut même aller en prison très jeune. Vous savez d'abaisser la majorité pénale à 15 ans. Vous vous y êtes opposé. Vous avez voté cont on a proposé la présemption de légitime défense pour les forces de l'ordre. Vous avez voté contre. Et aujourd'hui vous dites on propose le principe tu casses tu payes et vous allez voter contre parce que les pauvres jeunes les pauvres il faut leur proposer un faut taper les parents au portefeuille a les allocations familiales mais aujourd'hui ce n'est plus possible on a
un problème dans l'autorité parentale. On a un problème dans l'autorité de l'État qu'il y ait des revendications, qu'elle soit écoutée, qu'il y ait un dialogue bien évidemment mais on peut pas continuer comme ça à voir toutes ces hordes de sauvage tout cassé et puis dire au français vous prendrez la facterie la violence inouie de ce qui se déroule manifestation limite réactionnaire mais ça m' pas vu politique votre côté la expérant parce que vous refusez de voir la politique de l'utruche ça marche pas mais vous mais c'est mais vous allez dans le mur avec ce type de mesure je vous le dis franchement Vous coupez complètement, vous ne comprenez pas ce que vous avez face à vous qui est un phénomène beaucoup plus complexe retourne compliment sur des adolescents qui ne vont pas
bien, qui sont extrêmement violent et qui qui nécessitent oui des sanctions avec un accompagnement. Et c'est pas en tapant les parents qui sont déjà probablement en grande difficulté sociale que vous allez améliorer la situation. On aura on aura l'occasion on aura l'occasion d'ouvrir de nouveau le débat avec ce ce texte donc qui est inscrit à l'ordre du jour du Sénat ce mois-ci. Une dernière question Célinear parce que vous êtes exploitante agricole, vous êtes serré, c'est ça de métier me semble-t-il. Regardez la réaction tout à l'heure, ce poste qui a été publié alors c'est Manuel Bompard qui a relayé cet appel qui dit "Bravo à la confédération paysane qui appelle à rejoindre la mobilisation des lycéens demain. Mais est-ce que vous appelez les agriculteurs
? Je pense qu'ils ont autre chose à faire que d'aller rejoindre des mobilisations de la Confédération paysane. Il y a certaines colères, mais la Confédération paysane est un syndicat assez minoritaire qui est extrêmement orienté politiquement et je ne pense pas que la majorité des agriculteurs va rejoindre cet appel. Pour quelle raison ? parce que déjà il y a beaucoup de travail sur les fermes et ensuite les agriculteurs quand ils revendiquent les agriculteurs quand ils revendiquent quand ils ont des mobilisations, c'est sur des sujets qui sont à eux mais ils n'aiment pas que leur revendication puisse être récupérée en marge voilà de choses qui pour moi ne sont pas des revendications lycéennes mais bien une crise sécuritaire. Absolument pas. Mais de là se faire
récupérer par la France insoumise aussi naïvement que le font les lycéens aujourd'hui, ça m'étonnerait que les agriculteurs tombent dans le panneau. Ce qui est sûr, c'est que la doctrine de maintienne n'était pas la même quand il s'agitait des agriculteurs, contrairement au lycé. On demande léquation, vous avez vu des agricoup des agriculteurs taper les polici dégradation et la logique n'était pas du tout. La philosophie, vous avez vu des agriculteurs tabasser des policiers ? Moi jamais. En tout cas, ça merci beaucoup à toutes les
Céline Imart