Sainte-Soline, réforme des retraites...: les propos d'Olivier Véran, porte-parole du gouvernement
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 60 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Comment va se terminer cette histoire à Sainte-Soline ?
- 2:00RelanceRéponse partielle
Faut-il faire le lien entre Sainte-Soline et la réforme des retraites ?
- 4:00FerméeRéponse partielle
Est-ce que le gouvernement exclut définitivement le 49-3 ?
- 6:00RelanceRéponse partielle
Pourquoi avoir utilisé le 49-3 malgré les avertissements des syndicats ?
- 8:00OuverteRéponse partielle
Comment en sortir ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Olivier VéranFait
« ce qui s'est passé à Sainte Soline ce week-end et la réforme des retraites les gens qui sont allés à Sainte-Souline ce week-end je rappelle que sainte Soline c'est la construction de bassines donc des grands trous dans le sol pour y stocker des surplus d'eau pendant l'hiver pour éviter la sécheresse pour les agriculteurs pendant pendant l'été »
- 4:00Olivier VéranFait
« nous avons utilisé le 49-3 sur le budget d'ailleurs la première ministre de l'exclut pas parce que le budget c'est le moment où on se compte c'est le moment où les députés de la majorité vote et les oppositions ne le vote on en est plus là »
- 6:00Olivier VéranFait
« Jean-Luc Mélenchon c'est tweet de ce weekend je vais vous dire au fond il ne se serait rien passé de violence si Darmanin n'avait pas déployé 3000 policiers et gendarmes pour protéger entre guillemets un trou dans la terre et un tuyau une marche dans les champs »
- 8:00Olivier VéranChiffre
« nous avons fait adopter plus de 20 textes 149-3 en construisant des majorités la première ministre dit c'est que sur ce texte des retraites on a tout fait pour l'éviter vraiment on voulait l'éviter »
- 10:00Olivier VéranFait
« on va se retrouver autour d'une table dans quelques jours dans quelques semaines au plus tard on va se retrouver autour de la table avec avec les syndicats mais ils aiment leur pays ils aiment les salariés ils les défendent »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
il est 83 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV bonjour Olivier Véran bonjour Merci d'être dans ce studio pour répondre à mes questions nombreuses questions ce matin à vous poser vous êtes porte-parole du gouvernement et on se retrouve à la croisée de nombreuses crises crises politiques crises démocratique crise sociale et désormais crise violente des blessés par dizaines du côté de manifestants de force de l'ordre et au moment où on se parle un manifestant qui est entre la vie et la mort ça va se terminer comment cette histoire d'abord faut pas confondre ce qui s'est passé à Sainte Soline ce week-end et la réforme des retraites les gens qui sont allés à Sainte-Souline ce week-end je rappelle que sainte Soline c'est la construction de bassines donc des grands trous dans le sol pour y stocker des surplus d'eau pendant l'hiver pour éviter la sécheresse pour les agriculteurs pendant pendant l'été vous aviez là un milieu très disparate avec à la fois des militants écologistes des gens qui sont venus manifester pour une cause à laquelle il croit mais aussi des gens qui venaient de toute l'Europe des centaines de personnes qui venaient aussi de l'étranger qui étaient là dans un but de manifestation extrêmement violente donc ça s'intègre pas ça n'est pas à intégrer dans le contexte de la réforme des retraites par contre c'était extrêmement violent c'était attendu c'est pourquoi la manifestation d'ailleurs avait été interdite parce qu'on craignait on redoutait et on savait en anticipait qu'il y aurait la base des violences mais on s'est retrouvé quand même avec situation c'est-à-dire que là vous nous donnez le contexte comme si bon pas tout mélanger alors on va essayer de distinguer les deux tout cela évidemment je veux bien qu'on le distingue mais le moment le moment de scène de violence dans les rues à la suite des manifestations et à la suite de l'usage du 49-3 et les scènes de violences qui ont eu lieu en effet hier à Sainte-Soline forcément on a quand même envie de les rapprocher on a envie de comprendre ce qui se passe en France mais si on s'arrête sur Sainte Soline puisque vous disiez attention c'est pas la même chose il y a quand même un manifestant qui est entre la vie et la mort aujourd'hui est-ce que vous dites bon bah au fond dans un sens les manifestants eux-mêmes ont suscité on cherchait ont voulu la violence d'abord quand il y a quelqu'un qui est en train de la vie et la mort on commence par avoir une pensée pour lui ça c'est proche et sa famille et c'est évidemment mes premières pensées j'espère vraiment que que les choses iront pour le mieux pour lui ainsi que pour toutes les autres personnes qui ont pu être blessés de manière générale je le dis aussi je condamne moi toute forme de violence d'où elles viennent d'où elles viennent y compris lorsqu'il y a une disproportion dans certaines situations on a pu voir des images ce weekend lors de manifestations qui ont pu créer certes les conditions de tension qu'on a connu mais à chaque fois qu'il y a quelqu'un qui est victime de violence quand vous dites disproportion qu'il y a peut-être une question de l'usage proportionné ou disproportionnée de la force non je fais plutôt allusion certaines vidéos qui ont tourné pour lesquelles l'inspection générale mot dur qui ont été lancés à destination d'un SDF ou de manifestants c'est normal qu'ils les enquêtes à chaque fois maintenant Apolline de Malherbe vous demandez de faire le lien entre les deux non non mais c'est pas ça c'est que c'est même pas que temporel c'est que depuis 20 ans dans notre pays on assiste à une montée progressive de la réponse violente lorsqu'il y a des choses qui ne vont pas et c'est pas que dans notre pays on assiste on y assiste aussi à l'étranger et ça peut prendre parfois des formes extrêmes comme on l'avait vu par exemple aux États-Unis et j'ai commencé par vous dire moi je condamne une toute forme de violence je la conteste elle n'est jamais justifiable ce n'est pas il y a eu la violence oui mais jamais de oui mer en l'occurrence qu'est-ce que je constate Apolline de Malherbe c'est qu'il y avait à Sainte Soline alors qu'on savait que ce serait dangereux on savait que ce serait violent qu'on avait là-bas précipité 4000 gendarmes pour assurer la sécurité la protection des manifestants il y avait des élus il y avait face à 6000 manifestants d'après des gentils manifest il y avait aussi des personnes qui avaient prévu de manifester avec des haches et des bidons d'essence vous aviez des gens qui avaient pris des trains et des avions de toute l'Europe pour se retrouver là pour en découdre et vous aviez et là c'est inacceptable des élus notamment et essentiellement d'extrême gauche portant les charpes et expliquant que l'univers c'est principalement ein qui était sur place avec avec la ceinture il est irresponsable lorsque vous avez une manifestation qui est interdite parce qu'on le dit il y aura des personnes violentes qui ne viennent pas pour la cause écologique il en a rien à faire mais qui vient là-bas qui vient de là-bas pour taper et attaquer nos institutions qu'il y ait des représentants de l'institution sur place qui explique que le problème c'est les policiers vous savez Jean-Luc Mélenchon c'est tweet de ce weekend je vais vous dire au fond il ne se serait rien passé de violence si Darmanin n'avait pas déployé 3000 policiers et gendarmes pour protéger entre guillemets un trou dans la terre et un tuyau une marche dans les champs c'est donc transformé en un exercice de répression policière aveugle ultraviolente voilà les propos de Jean-Luc Mélenchon Jean-Luc Mélenchon il est insoumis devant les violences policières mais il est soumis devant toutes les autres formes de violence et vous savez pourquoi parce que Jean-Luc Mélenchon et ses amis ce sont les rentiers de la colère les rentiers de la misère des petites gens et sont les actionnaires de ces formes de violence il faut le contester je le dis il y a d'un côté ce qui sont prêts à sapés nos institutions pour les causes qu'ils servent et ceux qui les défendent et ceux qui les défendent et sont de notre côté il y a un problème en tout cas de chacun qui se renvoie la balle et j'aimerais bien qu'on essaie de comprendre comment on en est arrivé là mais puisque vous évoquez sainte Soline et la question de l'usage de la force la Ligue des droits de l'homme avait envoyé à Sainte-Soline 22 observateurs et elle fait ce constat elle dit nous avons constaté un usage immodéré ou indiscriminé de la force sur l'ensemble des personnes présentes sur les lieux avec un objectif clair empêcher l'accès à la bassine quel qu'en soit le coût humain pardon vous aviez des policiers et des gendarmes là-bas sur place vous avez vu les images de ces camions qui sont à l'arrêt sur le bord de la route incendié un sans yen vous iriez manifester en famille dans un endroit où il y a des gens qui encore une fois des boules de pétanque prêt à les jeter qui ont des casques par dizaines qui ont des barres de fer vous savez tout ce qu'on a récupéré comme matériel là-bas honnêtement pas d'informations que je vous souhaite c'est évidemment qui s'en sortent on n'a pas envie qu'il y ait de victimes humaine il a déjà eu trop de victimes parce qu'à chaque fois que vous avez des blessés ce sont des victimes il y en a des deux côtés et je vous dis juste prenons garde à ne pas tout mélanger on a le plus grand respect pour les gens qui manifestent dans la rue on a le plus grand respect pour les gens qui expriment des colères et des angoisses on les entend on veut y répondre dans le cadre républicain dans le respect de nos institutions on veut trouver le chemin pour un accord de sortir par le haut de cette crise sociale que nous connaissons mais rien encore une fois ne doit justifier qu'on puisse nous-mêmes internaliser l'idée que finalement ils en sont arrivés à être violents parce qu'ils n'avaient pas le choix d'abord il y a l'instrumentalisation derrière avec des gens qui sont venus et qui veulent toute façon saper l'autorité de l'État et ça date pas d'aujourd'hui ça ne date pas de la réforme des retraites c'était déjà le cas depuis plusieurs années et on le constate partout on doit revenir sur la question des manifestations pour le coup des retraites puisque là on était sur saint-sauline mais puisque vous le dites à l'instant vous dites nous voulons apaiser il y a deux questions qui se posent ce matin comment en est-on arrivé là et comment en sortir si on se pose la question de comment est-ce qu'on en est arrivé là il y a en tout cas un moment où ça a basculé et cet élément déclencheur c'est la réforme des retraites et le 49-3 Elisabeth borne dans un entretien à l'Agence France Presse hier a dit je cite ne plus vouloir recourir aux 49-3 en dehors des textes budgétaires est-ce qu'il faut entendre je m'engage à ne plus utiliser le 49-3 je supporte pas le gouvernement donc je suis porte par elle aussi de la première ministre mais je me garde de d'interpréter les mots à sa place que je veux vous dire à peine de baleine ce qu'il faut comprendre la Constitution autorise un gouvernement lorsqu'il minorité a recourir à un outil constitutionnel qui s'appelle le 49-3 qui fait qu'au lieu de voter sur le texte ou voter pour garder la confiance ou au contraire virer le gouvernement en place ce qui est un vote extrêmement puissant vous l'avez connu vous avez fait une antenne spéciale sur la question les parlementaires majoritairement contre nous ont décidé majoritairement qu'on devait rester bon ils auraient pu décider autre chose en effet le texte 49-3 la Constitution a été modifiée par Nicolas Sarkozy qui autorise à l'utiliser sur tous les textes budgétaires et une fois par session parlementaire sur d'autres textes d'autres natures nous avons utilisé le 49-3 sur le budget d'ailleurs la première ministre de l'exclut pas parce que le budget c'est le moment où on se compte c'est le moment où les députés de la majorité vote et les oppositions ne le vote on en est plus là c'est pour rappeler pardonnez-moi un basique qui est de dire que les gens très bien compris bien à votre explication de texte il n'y a rien de nouveau et c'est pas qu'il y a rien de nouveau ne plus vouloir recourir au 49-3 en dehors des textes budgétaires c'est exactement ce qu'elle a dit jusqu'à présent donc il y a rien de nouveau rien n'a été changé par rapport à ce qui s'est passé on rappelle une détermination qui est totale qui est de travailler je vous dis à Pauline de Malherbe je vais vous répondre le président de la République nous a demandé d'ailleurs on aura une réunion à l'Élysée tout à l'heure où la première ministre présentera un agenda avec la rencontre des groupes politiques puis des syndicats pour qu'on construise un agenda qui nous garantit de pouvoir bâtir texte par textes des majorités avec la droite et où avec la gauche de manière à ce que nous n'ayons même pas à nous poser la question du 49-3 ce que nous voulons faire c'est d'ailleurs nous l'avons fait vous l'avez rappelé vous-même merci de l'avoir fait depuis maintenant un peu plus de 9 mois nous avons fait adopter plus de 20 textes 149-3 en construisant des majorités la première ministre dit c'est que sur ce texte des retraites on a tout fait pour l'éviter vraiment on voulait l'éviter on aurait voulu passer avec un vote on a toujours souhaité nous qui est un vote sur l'article 7 à l'Assemblée nationale l'obstruction là on a empêché et à la fin des fins et bien ceux qui nous avaient dit on votera on dit on est pas sûr finalement de voter ce qu'on veut maintenant c'est vraiment pour apaiser de pouvoir construire une majorité de textes par textes et ne puisse poser la question du 49 mais vous ne dites pas ce matin nous n'utilisons plus le 49 ans elle-même de l'exclut pas elle l'exclut pas d'utiliser le 49-3 sur les textes budgétaires Olivier Véran quand j'ai vu les déclarations de d'Élisabeth borgne hier soir j'ai fermé les yeux et je me suis dit attendez on va essayer d'imaginer qu'on est il y a deux semaines qu'on est avant l'utilisation du 49-3 et à ce moment-là je trouvais que ces propos tentés de mettre de l'apaisement avec les syndicats renouer le dialogue avec les syndicats tout faire pour ne pas recourir aux 49-3 c'était raccord mais est-ce que vous êtes pas juste trompé de timing c'est redire ça aujourd'hui c'est complètement décalé non c'est pas décalé c'est pardonnez-moi c'est dire que depuis que nous avons été élu depuis que les Français nous ont accordé une majorité relative et pas absolue on fait avec un parlement absolument inédit dans la cinquième et un parlement dans lequel nous n'avons pas la majorité et les Français nous ont demandé de construire des majorités d'abord on rappelle qu'on a toujours réussi à le faire sauf sur le budget et sur les textes des retraites et on le regrette on aurait voulu le faire et ce qu'on dit aux Français c'est que oui on a entendu leur volonté qu'on puisse travailler avec les uns avec les autres et qu'on construisent les coalitions et qu'on s'engage à le faire et qu'on s'engage c'est notamment les syndicats or Laurent Berger il vous avait prévenu je reprends encore le fil de ma réflexion il y a 15 jours nous étions avant l'utilisation du 49-3 il était ici même à ce micro et voilà ce qu'il disait la détermination qui s'exprime dans la rue est en train de se transformer en colère adopter via le 49-3 cette procédure hâtive une réforme à la fois très impactante pour la vie des dizaines de millions de gens injuste de notre point de vue et mal bricolé ce serait une forme de vis démocratique que la fin de l'histoire soit un 49-3 ça me paraît non seulement incroyable mais dangereux que l'avez-vous pas écouté mais on écoute Laurent Berger croyez-moi en dialogue avec Laurent Berger en lui tend la main et il a d'ailleurs une hauteur de vue et une posture trading dans la période il condamne lui les violences sans mettre de mai et il se garde bien de faire de la politique politicienne à partir à partir de la violence dans son intervention moi j'ai entendu le président de la République vous l'avez entendu parce que vous l'avez diffusé à Bruxelles dire à Laurent Berger je tends la main pour rencontrer l'ambassadeur je vous garantis vous préférez garder le moment où il est sympa mais il y a aussi des moments où il a décidé d'être un peu moins sympa avec leur en berger quand même et de le citer énormément et de dire qu'il était en minorité presque de l'humilier Laurent Berger ici même a dit qu'il l'avait vexé comme une gifle vous sélectionnez la parole du président le président de la République à humilié Laurent Berger vous l'affirmez la question il l'a ressenti comme ça il ouvre la porte à dédié un dialogue avec les syndicats il propose de recevoir l'interseyndicale il a proposé la CFDT sur la base d'ailleurs de revendications ancienne et juste de la CFDT de travailler sur les fins de carrière de travailler sur la pénibilité de travailler sur les petits salaires en dessous du SMIC ce qui dit président de la République c'est nous avons un désaccord sur l'âge de départ nous avons un désaccord sur la manière d'équilibrer le système des retraites nous avons en désaccord mais la CFDT ne lit pas d'ailleurs qu'il faut équilibrer le système des retraites et ça les honore d'accord il dit là-dessus on se mettra pas d'accord on a compris sur les 64 ans nous on a pris nos responsabilités et d'ailleurs on a demandé au Parlement de nous dire si on était légitime pour prendre cette responsabilité maintenant on attend la validation par le Conseil constitutionnel elle interviendra nous l'espérons dans les en tout cas dans les prochaines semaines on aura la réponse ok on va pas s'arrêter on va pas geler le pays autour de cette question et se désaccord ça doit va nous empêcher de parler de tout ce qui importe dans la vie des Français dans leur quotidien et dans la vie des salariés et là-dessus et là-dessus je vais vous dire ma conviction c'est qu'on va y arriver parce que nous l'avons fait avec les syndicats et le patronat et le mois dernier quand on leur a demandé de trouver ensemble un accord pour mieux répartir les richesses et la valeur dans l'entreprise ils ont signé un accord on s'est engagé à respecter cet accord à le mettre en la loi donc à côté de l'objet 64 ans qui est aujourd'hui une ligne rouge et on le comprend un gros objet c'est ce qu'on appelle un éléphant personne ne dit le contraire mais excusez-moi pour la vie des Français il n'y a pas que ça si le président dit les 64 ans ne s'appliqueront pas alors on sera d'accord pour rediscuter oui et nous nous disons que le Conseil constitutionnel aura validé on se retrouvera pour discuter parce que je sais pas si vous avez lu dans le journal Le Monde les propos du constitutionniste très reconnus Dominique Rousseau qui dit je le cite il semble difficile que le Conseil constitutionnel ne sont sûr pas la loi de la réforme des retraites tant les motifs d'un constitutionnalité pour des raisons de forme sont sérieux personne ne peut contester dit-il que les débats ont été précipités à l'aide d'outils comme l'article 47 1 détourné de son usage habituel mais c'est formidable mais je vais pas faire de commentaires de commentaires on va juste les laisser les juges constitutionnels c'est leur rôle de le faire ils sont cette fonction ils sont indépendants ce travail là non on leur a demandé la première ministre les a saisi pour être sûr qu'il soit saisi ce qui est un acte symbolique fort qui montre qu'on a envie de cette validation par le Conseil constitutionnel mais je vais vous donner ma conviction à peine de Malherbe c'est que on va se retrouver autour d'une table dans quelques jours dans quelques semaines au plus tard on va se retrouver autour de la table avec avec les syndicats mais ils aiment leur pays ils aiment les salariés ils les défendent il y a beaucoup de combats qu'il mène à côté des 64 ans et nous sommes en responsabilités pour décider mais on veut pas décider seul on veut le faire avec eux on veut parler de ça dans la rue Apolline de Malherbe jeudi et sans doute encore demain vous avez des gens qui étaient contestaient les 64 ans et vous aviez aussi des gens qui contestaient d'autres d'autres problèmes liés au travail ces salariés de la première et la deuxième ligne pendant le covid on l'a vu n'a pas changé mais quand vu les cadres eux partir en télétravail ils ont envie qu'on s'occupe d'eux entendez dans les messages moi j'entends j'écoutais je discutais avec un cuisinier il me disait le problème c'est pas tellement l'âge c'est que au bout d'un certain nombre d'années on est toute façon usé et fatigué faut qu'on fasse autre chose il faut les accompagner j'écoutais une ESH qu'il faisait comment vous voulez que je vive dignement avec mes revenus d'aujourd'hui il faut pouvoir l'écouter et travailler sur ces sur ces bas salaires donc il y a énormément de préoccupations du quotidien des Français qui se retrouvent aujourd'hui dans un magma lié à la question des 64 ans qui est un vrai sujet et que je ne néglige pas que je ne nie pas et qu'on assume mais toutes ces questions là il faut les il faut les aborder et puis vous avez les jeunes qui ont rejoint le cortège jeudi eux avec un ressentiment démocratique avec le sentiment que les choses ne se passeraient pas normalement du fait de l'usage de 49
Olivier Véran