"Ne pas voter le budget de la Sécurité sociale" serait "gravissime"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Laurent Panifous et merci d'être avec nous ce matin. L'heure de vérité approche pour le pour le premier ministre, pour le gouvernement avec le vote en principe euh ce matin, en tout cas aujourd'hui sur la partie recette du budget de la de la sécurité sociale avec quand même pas mal de mouvements ces dernières heures au niveau des des mesures compromis euh hier soir sur une hausse moindre de la de la CSG sur le capital. Euh là l'engagement du gouvernement ce matin à ne pas engager les à ne pas augmenter pardon les les franchises médicales.
On sait que c'était une mesure urticante pour beaucoup de beaucoup de monde et notamment vos oppositions. Euh vous êtes prêt à tout lâcher là ? Ça y est hein ?
Non pas du tout. Écoutez, le ce qu'on a ce qu'on a pu voir hier et qui était un moment très important dans la construction de ce budget, dans la tentative qui est la nôtre de de trouver un compromis, de faire en sorte que la France est un budget pour pour la sécurité sociale. C'est un compromis qui hier a été fait de l'autre côté.
On parle beaucoup des compromis qui sont faits envers la gauche. Hier soir, c'était l'inverse, c'était envers la droite avec, vous l'avez dit, une CSG qui était ciblée sur tous les revenus du patrimoine et hier soir, la volonté qui a été celle de la droite et qui a été entendue par une majorité de députés, donc aussi par la gauche, d'épargner les petits épargnants et euh et donc non, pas de concession euh comment dire qui serait déraisonnable, une cible, on l'a dit, de 20 milliards pour vraiment qu' ait une réduction des déficits. pour cela des compromis qui sont faits sur certains sujets envers la gauche sur d'autres sujets envers la droite.
Mais pardon mais enfin pardon de le dire comme ça mais il ressemble plus vraiment à grand-chose votre budget là. Ah je partage pas du tout. C'est c'est un budget avions une copie initiale qui avait une cible à 17 milliards de déficit c'estàd pour réduire le déficit prévisionnel si nous n'avions rien fait.
Il y a des concessions qui sont faites. Il faut trouver des ressources. La CG était une mesure qui avait été mise sur la table en première lecture du budget de la sécurité sociale.
La droite a fait savoir qu'elle n'acceptait pas que les petits épargnants soient touchés. Hier, le gouvernement, et ça a été son rôle a présenté un amendement qui essayait de faire consensus entre la volonté de trouver des recettes, la proposition de la gauche qui était cette CSG sur les revenus du patrimoine et les exigences de la droite d'épargner encore une fois les petits épargnants. Le gouvernement a proposé cet amendement de compromis qui a été validé assez largement.
Si vous regardez les résultats sur cette question des franchises médicales, on sait que c'était une mesure euh l'une des plus inflammables de ce texte et de ce budget de la sécurité sociale. Combien ça va coûter de revenir sur le doublement des franchises médicales et est-ce queen encore une fois ce n'est pas pour Madouer la gauche ? Vous avez besoin des voix du Parti socialiste.
Là c'est un geste en leur direction. Euh oui, clairement, il y a pas de doute, c'est un geste en direction de la gauche. On savait que c'était un sujet comme vous dites assez inflablable, mais le gouvernement met sur la table des mesures pour atteindre cette cible de 20 milliards qui est une réduction des déficits.
Alors, ce matin, je pas le chiffre exact, hier après-midi, nous en étions à 20,1 milliards. Voyez, on est très près de la cible mais à chaque heure qui passe, des amendements sont votés et le compteur du déficit bouge. Et l'engagement qui a été le notre amie de Monchalin l'a fait hier, elle l'a redit et elle le refera tous les jours, c'est de donner précisément l'état du déficit au regard des compromis, des amendements qui sont votés.
Sur la sur la question des franchises, le premier ministre, il l'a dit hier dans l'hémicycle devant les députés, il a dit qu'il n'y aura pas de passage en force. C'est une mesure qui pourrait qui pourrait relever du pouvoir réglementaire du du gouvernement. Et le premier ministre a dit très clairement devant la représentation nationale qu'il n'y avait pas de majorité au sein de cet hémicycle.
Alors il ne prendrait pas lui cette mesure alors qu'il pourrait qu'il pourrait le faire. Et c'est et c'est cette méthode, c'est cette recherche de compromis. Il n'y aura pas de mesure prise contre la vie de de la majorité des députés.
Mais ce que vous nous dites ce matin, c'est que malgré ce que certains pourraient appeler des rencements, ce que vous appelez compromis, la cible en terme de déficit reste la même. La cible est à 20 milliards. Ça ne bougera pas.
On pe on sera pas à 15 à 14. Non, c'est pas ce que je dis. Ce que je dis, c'est que c'est la cible qui est affichée par le gouvernement.
La volonté de trouver un une vraiment une réelle réduction des déficits. Le déficit à la fin sera celui qui sera construit par l'Assemblée nationale. Ce sont les députés qui votent.
Encore une fois euh il n'y aura pas de fameux 493. Les députés votent. Nous ce que nous nous engageons à faire, c'est de dire en toute transparence au députés où en est l'état du déficit au regard de ce qui aura été voté.
Alors avant le vote solennel prévu mardi, il y a ce vote euh prévu ce matin sur la partie recette du budget de la sécurité sociale. Est-ce que à l'heure où on se parle, vous êtes rassuré ce matin ? Vous êtes confiant sur l'issue de ce vote ?
Oh, c'est des mots que j'essaie, ce sont des mots que j'essaie d'éviter. Mais écoutez, hier, nous avons réussi à passer cette étape qui était une étape très importante de la fiscalité sur le patrimoine parce que là aussi un sujet irritant. Écoutez, moi je depuis le début, je crois qu'il y a une volonté d'une majorité de de députés, de parlementaires plus largement de de trouver une solution et de faire en sorte qu'on a un budget et chacun a conscience que ce budget qui va sortir qui va sortir de de l'hémicycle sera un budget qui sera ni de droite, ni de gauche, ni du centre, sera un vrai budget de compromis.
C'est assez inédit et euh je crois que c'est possible. Donc oui, je je réponds à votre question. Je crois que la recette la P2, ce qu'on appelle la P2, la partie recette du budget, il faut qu'elle soit votée sinon les choses s'arrêtent.
Très clair. Sinon, c'est terminé. La sécurité sociale si ça ne passe pas ce matin.
Bah, c'est terminé. Le texte partira au Sénat quel, c'est il y aura pas eu de vote de l'Assemblée nationale, donc le texte partira au Sénat. Et la seule issue possible alors ce qui paraît hautement improbable, c'est que le texte du Sénat et le texte de l'Assemblée au cours d'une navette qui peut-être infinie soit identique.
C'est comme ça. C'est c'est ce sont les procédures ce qui est hautement improbable. Donc on peut considérer que nous n'aurions pas de budget de la sécurité sociale.
Beaucoup de rebondissement hier dans l'hémicycles, on en a parlé mais aussi des débats qui se sont considérablement tendus. Ça a été noté, souligné. Euh le Premier ministre notamment Sébastien Lecornu durcit le temps à propos des dégâts que pourraient causer l'absence de budget.
Vous avez un risque financier à ne pas avoir de texte pris pour la sécurité sociale. Cela vous dérange, cela vous déplaît. Mais je vous l'ai dit, nous n'endosserons pas n'importe quoi.
Et le seul fait que il puisse être écrit qu'en l'absence de PLFSS, la sécurité sociale puisse être hors de contrôle devrait au contraire créer un ressais sur ces bancs et un sentiment de responsabilité. On n'est pas en train de dire qu'il y aura des invasions de sauterelles ou des météorites. Nous sommes en train de dire que par définition l'absence de texte ne peut pas avoir les mêmes conséquences que si un texte est pris.
PLFSS, projet de loi de financement de la sécurité sociale. Je précise Absolument, c'est bien de le préciser. Euh Laurent Panifous, vous qui êtes en contact permanent avec les parlementaires, est-ce que ce genre de dramatisation, est-ce que cette façon d'alerter sur les comptes publics, sur un un déficit hors de contrôle en cas d'absence de vote, est-ce que c'est la meilleure stratégie pour convaincre les députés de voter ?
Euh je pense que le Premier ministre a fait cet exercice hier de clarification dans l'hémicycle lui-même euh parce qu'il y a une petite musique que nous entendons depuis maintenant quelques quelques jours qui est de dire finalement ne pas voter le budget de la sécurité sociale, c'est pas si grave. Et je crois qu'il était important en tout transparalle dans le rôle d'information qui est celui du gouvernement vis-à-vis des parlementaires. Et c'est ce que a promis euh à la fois le premier ministre et la ministre Amé Monchalin, c'est de donner en toute transparence les faits et uniquement les faits.
Ne pas voter le budget de la sécurité sociale, contrairement à ce que disent certains députés responsables politiques, c'est gravissime. C'est un déficit qui serait alors de 30 milliards mais ce serait également des investissements arrêtés dans les hôpitaux. dans les éPADES, je veux parler des épads si vous me laissez juste 2 secondes sur la question établissements médico-sociaux, les établissements pour personnes en situation de cap de de handicap, pardon, les créations de postes, les aides ou structures en déficit, s'il n'y a pas de budget d'assércurité sociale, c'est 30 milliards de déficit donc on perd la maîtrise justement ces 30 milliards de déficit qui ont été expliqués hier au députés à l'Assemblée nationale comme étant voilà le risque si le budget ne passe pas, on parle d'un déficit sur l'ensemble de l'année 2026. 6 s'il ne devait pas y avoir de budget du tout.
Les Français qui nous écoutent, qui nous regardent peuvent se dire "Bah l'année dernière, on a été dans la même configuration et finalement il y a une loi spéciale qui a duré quelques semaines, quelques mois et après il y a eu un accord pour un budget." Donc on pourrait se dire peut-être qu'il y a une dramatisation qui est un peu excessive. Alors si vous avez écouté entièrement le Premier ministre, il a rappelé ce rôle d'information.
Il n'y a pas de loi de spéciale sur le budget de la sécurité sociale. Ça n'existe pas. La loi spéciale qui est souvent évoquée n'existe que pour le budget de l'État.
Donc il n'y a pas cet outil juridique. Il n'existe pas. On a vécu cette situation il y a 1 an puisque vous savez très bien Michel Barnier c'était pile il y a 1 an tombait sur le budget de la sécurité sociale.
Finalement on en a voté un quelques semaines quelques quelques mois plus tard. Et qu'est-ce qui s'est passé pour les Français ? Il y a pas eu de changement finalement.
La carte vitale a continué à fonctionner par exemple. Là là, je suis je suis d'accord sur une chose. Quand vous parliez de dramatisation, moi je ce que je crois c'est qu'il est important, c'est de dire au français la vérité. 30 milliards de déficit si on n pas de budget de la sécurité sociale, les conséquences très difficiles pour les établissements médico-sociaux, j'en sais quelque chose, pour les hôpitaux et et autres.
Mais dire que voilà, comme l'a dit le premier ministre, qu'il y aura une pluie de sauterelle, c'est pas vrai que les cartes vitales ne marcheront pas. Ça n'est pas vrai. Il ne faut pas dire cela.
Est-ce que les députés, est-ce que le gouvernement en janvier, en février, en mars se remettra autour de la table pour recommencer à essayer de trouver un budget de la sécurité sociale ? Qu'est-ce qui aura changé en janvier, février ou mars ? Quels seront les euh, comment dire, les bougées, les concessions supplémentaires qui pourraient être faites sans faire craquer un côté ou l'autre de l'hémicycle ?
Parce que je veux rappeler quand même l'exercice que nous sommes en train de faire, exercice, tout le monde en conv, il faudrait repartir de zéro si le budget n'était pas validé. C'est fort probable mais c'est vous dit il y a pas il y a pas d'autre hypothèse pour nous, il y a pas d'autre horizon pour nous que de faire en sorte que mardi il y ait un budget de la sécurité sociale qui soit voté. Mais quand même cette note que vous avez faite circuler hier, la note de la direction de la sécurité sociale justement sur les conséquences de l'absence de budget, on a vu que ça avait surtout électrisé beaucoup l'hémicycle et les débats.
Est-ce que c'était pas contre-productif finalement ? J'ai j'ai constaté, j'aiétais euh les conséquences de cette note, mais cette note avait une seule ambition, c'est donner factuellement les conséquences de l'absence de vote et de couper court à à ce qui pouvait se dire et et au côté euh finalement euh euh comment dire pas si grave que ça que nous n'ayons pas de budget. Non, c'est grave, c'est très grave.
Il faut pas dire n'importe quoi, il faut pas dire que plus rien ne fonctionnera. Mais en revanche, la dérive de la sécurité sociale, les grandes difficultés que vont rencontrer nos établissements médicaux-sociaux, mais pas seulement, nos hôpitaux également, ça c'est une réalité et ça sera dès janvier parce que les investissements, les recrutements dans les établissements, toutes les mesures d'accompagnement des structures en déficit, euh vous vous considérez que quelques semaines ou quelques mois, c'est pas grave, croyez-moi, comme ancien directeur, croyez-moi certains peuvent peut-être oui. Et c'est pour ça que de temps en temps, il y a besoin de clarification et le directeur d'établissement que j'étais il y a finalement pas si longtemps que ça, lui regarde ça avec beaucoup d'attention.
Vous restez avec nous Laurent Panifous, ministre des relations avec le Parlement. On a parlé du budget et des conséquences de ce budget de la de la sécurité sociale s'il devait ne pas être adopté. On va ensuite parler du vote.
Qui va voter quoi. C'est pas si simple y compris avec vos partenaires. D'abord l'essentiel de l'actualité.
L'info en une minute à 9h-4 et au Méton Régo. Des manifestations tout le weekend pour rassembler des fonds destinés au financement de la recherche contre les maladies rares. C'est le lancement du Téléton 39e édition.
Un numéro déjà actif pour donner. Le 3637. L'an dernier, plus de 96 millions d'euros avaient été collectés.
Les États-Unis ont frappé durant la nuit un bateau utilisé par des narcotrafiquants dans le Pacifique. Selon Washington, quatre personnes sont mortes. L'armée américaine a renforcé sa présence dans le Pacifique et la mer des Caraïbes depuis plusieurs semaines.
Dernier jour de la visite d'État d'Emmanuel Macron en Chine. Il rencontre des étudiants. Brigitte Macron, elle se rend dans un centre de conversion des pandas où les deux du Boval sont rentrés la semaine dernière pour leur retraite.
La Chine enverra de nouveau des pandas en France en 2027 au plus tard selon le directeur de Beauoval. Quelles équipes vont affronter les Bleus en face de groupe du mondial 2026 qui aura lieu en Amérique ? Tirage au sort à Washington à 18h.
Heure française en présence de Donald Trump. France info le 830 France info Adrien Bec Matir de retour sur le plateau de France info ce matin avec Laurent Panifous ministre délégué chargé des relations avec le parlement donc on l'évoquait en détail ses rebondissements hier dans l'hémicycle ces nouvelles mesures amendées modifié et ce vote prévu ce matin sur la partie recette si jamais ce vote était favorable Il y aura un autre vote d'autant plus décisif mardi, un vote solennel cette fois-ci sur l'ensemble du texte. Sébastien Lecornu continue de croire qu'il y a ce qu'il appelle une voix de passage.
Concrètement, quand on regarde ce qui peut se passer, il y a déjà 210 voix contre ce texte qui sont assurées, qui sont voilà acquises. Si on parle de la France insoumise, du Rassemblement national, de l'UDR. Concrètement, vous comptez sur qui ? parce que c'est pas les seuls macronistes ou le modèle qui vont pouvoir faire le compte.
Vous avez raison. C'est pour ça que c'est un exercice qui est qui est difficile. C'est pour ça que nous sommes sûrs de rien, mais c'est aussi pour ça que le gouvernement est là et que moi je me suis engagé dans ce gouvernement, c'est faire en sorte qu'on trouve une solution et d'aller chercher tout ce que vous n'avez pas cité, c'est-à-dire tous les autres parce que chaque député qui fait partie de de cet ensemble de députés qui essaient sincèrement, alors peut-être qu'à la fin ils ne le feront pas, peut-être qu'à la fin ils ne soutiendront pas.
Mais ce que je vois moi comme ministre chargé des relations avec le parlement, c'est que en dehors des des extrêmes, il y a des gens qui veulent trouver des solutions à condition qu'on les écoute, à condition qu'on cherche des compromis. Euh parfois du côté droit, parfois du côté gauche, mais nous avons l'impérieuse nécessité d'aller discuter avec tous les écologistes, les communistes, les socialistes. Elliot qui est un groupe d'opposition mais qui est un groupe important dont j'étais président il y a quelques il y a quelques mois.
Voilà, tous ces groupesl ont vocation à à essayer de faire en sorte de nous aider. que eux puissent adopter le budget la sécurité sociale pas pour faire plaisir au gouvernement parce que eux considèrent que c'est important pour notre pays. Concernant par exemple le Parti socialiste, vous dites au Parti socialiste votez pour ou à minima abstenez-vous ?
Non, je dis à je dis au Parti socialiste bien sûr voter pour et ce que je veux dire et ce qui est particulièr on sait qu'une abstention peut aussi être positive entre guillemets. Oui. En fait si si à la fin tout le monde s'abstient et que vous avez que le bloc central qui vote pour, ça ne passera pas parce que vous avez bien euh bien fait la démonstration qu'il y a des extrêmes qui vont faire en sorte de faire tomber et ce qui est assez paradoxal quand vous avez les voix de l'extrême gauche qui veulent aller contre contre la suspension de la réforme des retraites. totalement contreintuitif, mais leurs électeurs doivent apprécier.
Quand vous avez l'extrême droite qui qui dit soutenir les entreprises et qui vote et qui vote 30 milliards, qui sait de faire voter 30 milliards d'impôts supplémentaires dans le PLF, là aussi les chefs d'entreprise pourront apprécier. Mais il y a quelque chose que je vais vous dire sur la conséquence ou pas quand on est d'opposition sur le fait de voter, d'accompagner ce budget. Il y a quelque chose de tout à fait unique dans ce qu'on est en train de vivre et qui n'existait pas jusqu'à aujourd'hui.
Vous avez un marqueur qui est je vote le budget, je suis dans la majorité, je vote contre le budget, je suis dans l'opposition. Et c'est quelque chose d'extrêmement important dans l'esprit des parlementaires. Ce qui est en train de se passer aujourd'hui et qu'ilut il faut vraiment dont il faut avoir vraiment conscience pour comprendre ce qui est en train de se passer, c'est que aujourd'hui voter pour ce budget ça n'est absolument pas soutenir le gouvernement.
Voter ce budget ça n'est pas participer à la majorité qui gouverne aujourd'hui. C'est quelque chose d'important et c'est quelque chose d'inédit. Le parti socialiste les autres peuvent le voter sans pour autant se compromettre.
Voter ce budget, ça ne sera pas soutenir le gouvernement, ça sera soutenir le budget de la sécurité sociale. Ça n'est jamais arrivé. En même temps, voter ce budget, c'est aussi permettre à Sébastien Lecornu de se maintenir à Matignon, lequel lequel Sébastien Lecornu est un très proche d'Emmanuel Macron.
Et vous savez très bien que certain nombre de de de partis politiques, de groupes politiques n'ont pas particulièrement envie d'être associé à Emmanuel Macron de près ou de loin. Je sais, c'est pour ça aussi que cet exercice est particulièrement difficile. Mais c'est pour ça aussi que je viens de faire cette précision.
En rien, que ce soit un député Liotte, un député socialiste, en rien le fait de voter ce budget fera en sorte qu'il sera considéré comme un soutien du président de la République, du premier ministre, du gouvernement ou de quelconque majorité. Vous en où des comptages ce matin ? Ça va se jouer à combien de voies près selon vos estimations ?
C'est c'est votre travail à vous en tant que ministre chargé des relations avec le parlement. Non, je je vous donnerai pas de chiffre pour une raison simple et ce que je répète tout le temps, mardi est un moment crucial mais la vérité c'est que pour que le budget soit voté, il faut qu'il soit votable. Et pour que je sois votable, on peut on peut pardon d'être un peu grossier, on peut se planter tous les jours, toutes les heures.
Vous avez vu ce qui s'est passé hier dans l'hémicycle, vous avez vu les tensions qu'il peut y avoir et croyez-moi, ces tensions ne vont faire qu'augmenter jusqu'à mardi. Donc faire un état des lieux à cet instant, c'est pas possible. À à chaque vote, vous avez le chiffre que vous évoquez théorique qui qui n'existe pas.
J'ai pas ma petite tablette là, mais la réalité c'est que je crois qu'il y a une volonté, je le redis pardon. Et donc le chemin existe mais on peut trébucher à chaque instant. Et c'est pour ça que c'est un moment de grande gravité.
C'est pour ça que le premier ministre lui-même vient au banc et passe des heures au banc. C'est pas non plus habituel. Mais pour certains en fait pour éviter de trébucher justement euh il faudrait en revenir au 493.
Euh vous avez vu, vous avez vu les déclarations de Gérard Larch mais aussi de François Holland. Si on vous le réclame formellement, est-ce que vous pourriez avoir recours mardi au 493 ? Non, le Premier ministre l'a dit.
Non. le ce qui permet aujourd'hui ce débat, ce qui fait qu'aujourd'hui on envisage de peut-être pouvoir y arriver, c'est parce qu'il n'y a pas eu de 493. C'est pour ça que hier dans l'hémicycle, vous aviez des députés de gauche et de droite sur proposition du gouvernement qui essaie de faire le compromis en écrivant lui-même ce qui peut être un compromis.
Nous y arrivons. Pourquoi ? Nous y arrivons parce qu'il n'y a pas de 493.
À partir du moment à la seconde où le 493 reviendra dans les hypothèses, ce compromis est terminé et vous savez quoi ? Nous n'y arriverons pas. Le premier ministre l'a dit, il n'y aura pas de 493.
Le budget de la sécurité sociale est en train d'être construit par les députés et ce seront les députés qui le voteront. Mais pourquoi certains députés, notamment de la gauche, réclament-il ce 493 d'après vous ? Parce que le confort 93, une fois qu'on a pu obtenir ses gains, c'est de pouvoir dire ce budget, je ne l'ai pas voté, j'ai négocié, j'ai obtenu des gains, mais je ne me suis pas quelque part compromis avec le gouvernement.
Mais ce que je vous dis, c'est pour ça une façon de se défiler. C'est ce que vous nous dites peut-être. Mais ce que je veux dire, c'est pour ce que je vous c'est pour ça que je vous disais tout à l'heure, le vote qui va avoir lieu mardi et je souhaite que mardi nous ayons ce vote avec un texte votable.
C'est un vote qui ne va pas compromettre celles et ceux qui vont voter le budget de la sécurité sociale avec le gouvernement. C'est un vote qui va permettre d'avoir un budget à sécurité sociale sans être affiché comme un soutien du gouvernement. Dernière question sur le vote de ce budget.
Est-ce que vous espérez qu'Edouard Philippe revienne à la raison ? Il a eu voilà des propos extrêmement clairs sur ce budget. Il ne souhaite pas le voter.
D'ailleurs Michel Barni dit la même chose ce matin dans les échos. Est-ce que vous appelez Édouard Philippe et ses députés à voter à revenir à la raison ? Édouard Philippe et et monsieur Barnier ont dit quelque chose, c'est qu'il ne voteraiit pas en l'État le texte.
Et comme on a pu le voir hier, le texte ne cesse d'évoluer tous les jours au fil des compromis. C'est pour ça que c'est extrêmement difficile. Il rest beaucoup de temps là quand même.
Oui, mais on y est, on y est, on y est tous les jours, on y est du matin au soir jusqu'à minuit. Et pardon de de vous dire que je ne peux pas connaître à ce stade la copie parce que hier matin, ce que nous avons évoqué tout à l'heure sur la CSG par exemple, nous ne connaissions pas l'issue final et tout ceci se déroule en direct. Pourquoi ?
Parce qu'il n'y a pas de passage en force parce que c'est pas le gouvernement qui fait qui fait une copie qui est proposée aux députés. Ce sont les députés qui sont en train de travailler sur la base d'un texte du gouvernement. Donc, laissons le texte faire.
Les déclarations des responsables politiques. Quand ils disent que en l'État, ils ne le votent pas, ils sont dans leur rôle. Moi ce que je leur demande par contre à ces responsables politiques, c'est mardi.
Mardi quand nous voterons ce texte, c'est d'être à la hauteur du moment. On va dézoomer pour terminer cette interview mais vraiment partir très très loin de l'Assemblée nationale parce qu'en fait depuis le début de cette interview, on a essentiellement voilà naviguer entre les murs de du Parlement pour aller voir un peu ce qu'en pensent les Français. Et il y a ces enquêtes et notamment cette dernière du Cévipov qui est assez frappante où un tiers des Français estiment que le problème aujourd'hui c'est pas l'insécurité, c'est pas les déficits, c'est la vie politique.
Qu'est-ce que ça vous inspire ? Ben, je peux comprendre qu'il pense cela. Moi, je vois la difficulté qui est qui est celle du Parlement à à faire à faire un budget pour le pays, un budget l'État, un budget de la sécurité sociale.
Je vois que l'absence de majorité des oppositions très difficiles provoque une qualité des débats qui est parfois difficile. Et je je me mets à la place de celles et ceux qui sont derrière leurs écrans et qui disent que que ces femmes et ces hommes politiques sont pas à la hauteur. Mais moi ce que je veux dire aux françaises et les français, ce que je dis tous les jours autour de moi, c'est que il faut pas forcément écouter celles et ceux qui crient dans cet hmicy.
Il faut aussi voir qu'il y a des qu' a des des femmes et des hommes politiques assemblé auelà qui travaillent qui travaillent sérieusement et je pense qu'il faut leur donner aussi la parole à eux et pas forcément regard socialiste qui dit on veut pas discuter avec Sébastien Lecnu tant qu'il n'enlève pas le 493 et puis qui quelques semaines après vient en disant en fait s'il y avait le 493 ça nous arrangerait. Est-ce que c'est pas typiquement le genre de chose où les Français se disent on n'y comprend plus rien ? C'est déroutant.
C'est pour ça qu'il faut avoir un cap. Il faut être clair. Pour commencer cette phase budgétaire.
Le compromis qui a été accepté par le Premier ministre, j'étais de ceux président du groupe Liot qui avait demandé au premier ministre lui-même de renoncer au 493 pour que le débat soit possible. Je vais pas moi-même alors je suis rentré dans le gouvernement donc bien sûr je le je le soutiens mais mais je vais pas maintenant vous dire qu'il faut le retirer. De la cohérence de la constance de la clarté.
Les oppositions ont demandé au Premier ministre de retirer le 493 pour permettre le débat et le compromis et pour que nous puissions continuer. Le premier ministre le fait, on lui demande pas un mois et demi après de revenir cette décision. C'est incompréhensible pour les Français et les Français, je suis d'accord.
Je vous redis, je veux le redire parce que c'est particulièrement important. Pardon. Il y a beaucoup de de femmes hommes politiques qui font un travail sérieux.
Ça ne se voit pas forcément, mais ils existent. Mais vous parlez de clarté, le compromis, c'est tout sauf de la clarté. Vous on n' jamais autant parlé de confusion dans cette assemblée nationale.
Vous comprenez ce paradoxe ? Je comprends le paradoxe, mais moi ce que je dois vous dire euh à ma place, c'est que au sein de cette confusion, il y a je crois une majorité de gens qui travaille sérieusement. [musique] Après, on va pas reprocher à la droite de défendre des positions de droite.
Il y a une grande diversité d'opinions politiques et peut-être que ça émergera à nouveau en 2027, en tout cas, je le souhaite. Et vous avez des femmes et des hommes de gauche qui défendent ardemment leur position de gauche et c'est non seulement leur droit, mais c'est leur devoir. Merci à vous Laurent Panifous, ministre des relations avec le Parlement d'avoir été avec nous ce matin sur France Info.
Merci Mathilde Sirot. Les informés arrivent dans quelques minutes.
Laurent Panifous