Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewMathilde Panot· 11 septembre 2025 18 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsSolidarités & familleEurope & international

Macron a le choix : Démission ou destitution.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce que vous revendiquez, gardez ou rejetez des images de la manifestation ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Comment réagissez-vous aux violences contre les policiers à Paris ?

  • 4:00OuverteÉludée

    Est-ce que vous accordez un crédit à Macron sur la reconnaissance de l'État de Palestine ?

  • 6:00FerméeRéponse directe

    S'il vous appelle, irez-vous le voir la semaine prochaine ?

  • 8:00OuverteRéponse partielle

    Reconnaissez-vous la possibilité de concessions avec le nouveau gouvernement ?

  • 10:00RelanceRéponse directe

    Vos sondages montrent une opposition forte, votre stratégie de rupture ne provoque-t-elle pas trop de rejet ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Mathilde PanotChiffre
    « Je condamne d'abord le maintien du désordre de monsieur Rotaillot qui a déployé 80000 gendarmes, c'est-à-dire un effectif de police ou de gendarme sur trois dans ce pays. »
  • 14:00Mathilde PanotFait
    « Nous ne participerons pas et nous l'avons dit, nous n'avons pas dit nous censurons immédiatement. Nous avons dit pour qu'il y ait un gouvernement socialiste, cela veut dire que derrière il y aurait une grande coalition avec les macronistes et les LR. »
  • 19:00Mathilde PanotFait
    « Emmanuel Macron expliquait fièrement que François Baou continuerait son mandat jusqu'en 2027. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

les événements politiques en France avec vous Mathilde Panot. Bonsoir. Bonsoir.

Merci d'être là. Vous êtes la présidente du groupe PFI à l'Assemblée nationale, député du du Val de Marne. Revenons d'abord, si vous le voulez bien, sur les images d'hier.

Alors, les images de manifestation pacifique, il y en a eu. Et les images de violence, il y en a eu aussi. J'aimerais vous demander simplement ce que vous revendiquez, ce que vous gardez et ce que vous ne gardez pas de cette journée en voyant des images ou alors Oui, vous les voyez, on les on les voit défiler pendant que vous parlez.

Voilà. Alors ben j'aimerais bien voir justement sur les images si vous montrez par exemple ce manifestant à Montpellier qui a reçu en pleine tête un canon à eau au point que il a fait à la fois une incapacité à parler et une perte de mémoire. Ces images près d'une école maternelle où on voit par exemple des enfants qui ont été gazés.

Et donc moi, je vais vous dire ce que je condamne puisqu'on ne nous demande jamais ça. Je condamne d'abord le maintien du désordre de monsieur Rotaillot qui a déployé 80000 gendarmes, c'est-à-dire un effectif de police ou de gendarme sur trois dans ce pays avec une volonté de de maintenir à la fois la peur et la répression avec des scènes absurdes. Par exemple, à Ivri sur scène en ce moment, il y a quatre militants qui sont en garde à vue depuis plus de 24 heures pour avoir juste déplacé des poubelles sans rien avoir détruit.

Donc euh il y a euh de la part de la Macronie une volonté de faire peur, une volonté de réprimer et d'empêcher un mouvement populaire de se faire. Mathilde Pot, il y a eu ses faits mais il y a eu également à l'inverse à Paris euh des jeunes qui ont lancé des poubelles violemment contre des policiers, des jeunes qui ont sauté sur une voiture de police quand même là. Comment réagissez-vous ?

Je réagis en disant que c'est scandaleux, que après un mouvement et d'ailleurs vous l'avez dit vous-même, monsieur Pila, qui était un mouvement d'ampleur. Si vous regardez les chiffres que je conteste hein, mais les chiffres de la police qui sont loufo parce que il y a eu évidemment beaucoup plus de monde dans ce mouvement du 10 septembre. Mais prenons les chiffres de la police pour regarder.

Il y a eu dans cette manifestation et ce mouvement du du 10 septembre plus de personnes mobilisé que dans toutes les mobilisations du gilets jaunes à l'exception de la première si on prend les chiffres de la police donc à comparaison qui sont valables. Donc je vais vous dire peut-être y a-t-il eu ici ou là une poubelle qui brûlait qui d'ailleurs se retrouvait généralement sur des chaînes d'information en continu de police assiégée. Vous condamnez ces ces agissements ?

Mais écoutez, moi je suis contre la violence sur les personnes, mais nous avons un problème en France. Il s'appelle Emmanuel Macron. C'est un président de la République qui décide de n'écouter rien ni personne et qui ne répond que par la répression et dont d'ailleurs le pouvoir ne tient que par cette même répression.

Madame Panot va se poser maintenant la question politique. Sébastien le Cornu débute. On a montré en primeur sur notre antenne hier déjà un sondage pour LCI.

On voit que oui, il y a une partie de méfiance. 66 % de Français qui pour l'instant sont très pessimistes. Mais enfin, est-ce que vous lui donnez sa chance et pour être très concret, ce qu'il vous a appelé par exemple ?

Alors non, d'ailleurs je crois qu'en ce moment il appelle les chefs de parti. Donc nous nous n'avons reçu aucun appel de sa part mais je vais vous dire nous ne le faisons aucune confiance et nous disons même que monsieur le Cornu est un premier ministre illégitime. Mais déjà maintenant attendez, pourquoi pourquoi ne pas lui accorder le bénéfice quand même ? viarrivé il quelques heures lui dire "OK, on va vous voir" depuis 2022 premier ministre de monsieur Macron.

Sébastien le Cornu est le premier et le dernier soutien d'Emmanuel Macron. C'est-à-dire que c'est le seul homme en France qui a été ministre d'Emmanuel Macron depuis 2017. Donc depuis 2017, il a occupé différents postes et c'est le même visage de la brutalité sociale avec lequel s'exerce le pouvoir macroniste.

C'est celui qui a réprimé en Guadeloupe, qui a enterré les revendications des gilets jaunes. C'est celui qui incarne peut-être la complicité de la France avec le génocide en cours de la part de Netaniau. Par exemple, il avait rencontré Johaf Golan, vous savez, qui est en ce moment poursuivi par la Cour pénale internationale comme d'ailleurs monsieur Netaniaou pour crime de guerre et il avait dit qu'il partageait avec lui en novembre 2023 des valeurs humanistes.

Est-ce que vous accordez un petit crédit ? La France va reconnaître sans doute l'état de Palestine. Beaucoup d'États en Europe ne le font pas.

Est-ce que là-dessus vous dites quand même bravo Emmanuel Macron par exemple ? Mais non, il serait temps. Je dis il serait temps.

Et c'est d'abord une victoire de la mobilisation populaire. Nous sommes à 23 mois de génocide. 23 mois de génocides avec des images insoutenables qui nous arrivent de Gaza où l'on voit des Palestiné et palestiniennes particulièrement des enfants qui sont réduits à l'état de Squelette où l'on voit les bombardements et l'attaque terrestre qui se fait sur Gazaville et un plan soutenu à la fois par Netaniaahu et Trump de déporter l'ensemble des 2 millions de Palestiniens vers des pays on voit ces images si je peux me permettre revenons à la crise politique elle elle est elle est forte elle est grave est-ce que s'il vous appelle vous irez la semaine prochaine à Matin rencontrer le premier ministre.

Non, nous n'irons pas parce que nous voulons d'abord qu'il se soumette au vote de confiance comme l'a fait d'ailleurs récemment monsieur Bairou ou s'il ne le faisait pas alors nous déposerions immédiatement une motion de censure au titre de l'article 492 de la Constitution. Il n'est pas possible qu'après ce qui s'est passé lundi où pour la première fois de toute l'histoire de la 5e République, un gouvernement est tombé, celui de monsieur Baou et ensuite avec 2 tiers de parlementaires qui ont voté contre monsieur Baou mais aussi contre la politique macroniste qui a été battu trois fois dans les urnes avec le peuple de France qui a clairement exprimé qu'il voulait en finir avec la politique macroniste. Donc remettre un clone qui poursuivra la même politique est un affront au peuple français et une provocation.

C'est pas très républicain ne pas aller quand même au moins dire bonjour et discuter la semaine prochaine. C'est pas républicain. Justement ce qui est très républicain, ce qui est l'usage dans toutes les démocratie, c'est que lorsqu'il y a un premier ministre et un gouvernement, alors il se présente d'abord devant l'Assemblée nationale pour demander la confiance de l'Assemblée nationale ce que la Macronie avait refusé de faire depuis 5 années.

Madame la députée, est-ce que vous reconnaissez quand même la possibilité de concession ? Premier ministre euh laisse dire dit et laisse dire que oui, il y aura sans doute un certain nombre de discussions qui s'ouvrent déjà maintenant, y compris sur une fiscalité plus sociale. S'il fait un effort, vos vos camarades, on peut dire camarades socialistes, vous vous pouvez dire ce que vous voulez.

Allez-y, posez votre question. Quel nom vous utilisez pour les socialistes ? Ça ça dépend à quel moment de l'histoire.

Mais quand continue, ben écoutez, aujourd'hui, on comprend plus ce qu'ils sont en train de faire. Je veux dire par exemple quand quand il défendent la retraite à 63 ans parce que suspension de la réforme borne aujourd'hui ça veut dire la retraite à 63 ans. On comprend plus quand vous avez monsieur Gluxman qui explique tranquillement au moins c'est clair que lui veut construire des consensus justement et des compromis voilà avec la fois les macronistes et la droite.

Bon bah nous ne sommes pas du tout dans cette optique là. Ex-camarades, d'accord. Ex-amarades, vos ex-camarades socialistes disent euh disent parfois oh s'il y a au moins un petit progrès, un petit progrès social, une fiscalité un peu plus égalitaire, c'est pas mal déjà, non ?

Mais déjà les socialistes devraient apprendre de leurs leçons. Je rappelle que la dernière fois, ils avaient expliqué qu'ils avaient obtenu des grandes concessions sur le budget qui avait d'abord été présenté par monsieur Barnou Barnier puis monsieur Bairou qui a tenu 8 mois grâce à leur no censur, je le rappelle. Euh et ensuite, ils avaient expliqué qu'ils avaient obtenu un conclave sur les retraites dont tout le monde a vu que il n'a absolument rien fait et qu'il n'a surtout pas abrogé la réforme de la retraite pour lequelle il y a une majorité pour l'abroger euh à l'Assemblée nationale.

Donc euh Sébastien Le Cornu veut rouvrir ce débat sur les retrait rend mais oui bah on va refaire encore un conclave qui mènera au même résultat. Je vais vous dire la Macronie est au pouvoir depuis maintenant 8 ans. Nous avons eu un baromètre aujourd'hui de secours populaire qui dit que une personne sur trois dans ce pays ne mange régulièrement pas à sa fin. qui dit que une personne sur deux dans ce pays peine à aller en vacances ne serait-ce qu'une fois par an ou euh et que 40 % de nos concitoyens peineent à payer leur facture d'électricité.

Donc maintenant ça suffit. Lorsque dans les urnes, les Français et les Françaises ont clairement exprimé qu'ils ne voulaient plus de la politique macroniste, alors il n'y a aucune légitimité à continuer cette politique en l'adaptant un peu ici par là. Non, les Français ont voté pour des investissements massifs dans les services publics, pour l'augmentation du SMIC, pour euh la bifurcation écologique.

Bref, tout autre chose que ce que fait euh Emmanuel Macron. Et donc, monsieur Macron doit partir, c'est ça notre proposition. On va revenir à vos à vos propositions en la matière, mais quand on voit les sondages restent au sondage hier sur alors il était pas très favorable à le Sébastien Cornu, faut l'avouer.

Il est pas très favorable à vous non plus, si vous me permettez. On regarde le sondage. Quelle parti souhaitez-vous voir au gouvernement ?

RN 52 %, LR 45, Horizon 40, PS 39, Renaissance 35 et lesfi 18. Vous direz les sondages sont les sondages, mais est-ce que ça ne montre pas que la stratégie de rupture complète que vous assumez, que vous revendiquez peut-être qu'elle elle resserre bien vos troupes mais elle provoque beaucoup d'opposition chez tous les autres ? Monsieur Rebin, ça vous rappelle rien ce que vous êtes en train de lire ?

Ça ne vous rappelle pas une certaine époque en juin et en juillet 2024 où 27 sondages sur 27 nous ont expliqué à longueur d'antenne que l'extrême droite allait gagner dans ce pays. Entre deux, vous savez bien comment il y a eu entre deux le barrage entièr républicain. Le front républicain gagé c'est le nouveau Front populaire sur un programme de rupture qui a gagné.

Donc je vais vous dire ce qui s'exprime et ce qui s'est exprimé aussi, je vais je vais répondre là-dessus mais ce qui s'est exprimé y compris hier dans le pays. Beaucoup d'entre vous s'ils sont des observateurs attentifs ont noté qu'il y avait beaucoup de la jeunesse qui était dans les rues hier et aussi beaucoup de femmes. Ce qui est d'ailleurs assez extraordinaire dans dans un dans un mouvement mais pas mais très peu salariés.

La France n'a pas été bloquée hier. Oui mais attendez attendez le 18 où j'espère bien qu'il y aura une jonction. C'est l'acte 2 du mouvement septembriste et la où l'ensemble des syndicats appelle justement à faire grève.

Et donc j'espère bien que la jonction entre la grève massive dans le pays et la jeunesse permettra de faire en sorte que on arrive à un moment encore plus important que celui que nous avons vécu. Restez bien avec nous et restez bien vous aussi avec nous. D'abord, je rappelle que dans quelques instants, on ouvrira notre soirée spéciale.

Je rappelle cette information très importante. La France ce soir, ça date d' quelques minutes. On voit trois rafales en Pologne.

On va voir le branle bas de combat militaire. 40000 soldats polonais. à la frontière bourdant la Russie et la Biélorussie.

Une branle bat de combat dans toute la région. On entendra la chef de la diplomatie européenne sur LCI dans quelques instants et d'abord donc la situation en France avec vous Mathilde de Panotou. On parlera dans quelques instants de la suite des événements et vous le disiez vous-même le 18 septembre notamment.

À tout de suite. Merci d'être avec nous. Nous sommes toujours avec Mathilde Pan et Renault Pila.

Projetons-nous sur l'avenir les jours qui viennent après le 10 septembre. Viendra le 18 septembre. Quel est l'ampleur du blocage que vous espérez exactement ?

On a souvenir dans l'histoire de France de grands blocages de mai 68 où vraiment la grève devenait une grève générale. Est-ce que c'est cela que vous espérez ? Oui, on espère euh on espère que le peuple puisse se faire entendre sur les revendications qu'il a.

Et je veux faire remarquer à tout le monde qu'avant même que le mouvement du 10 septembre commence, donc qui connaîtra son acte 2 le 18 septembre, ils ont déjà obtenu deux victoires très importantes. La première, c'est évidemment la chute du gouvernement Bairou puisque lui-même a admis que c'était la mobilisation du 10 qui lui faisait peur et qui l'a amené à demander ce vote de confiance. mais aussi aujourd'hui le gouvernement qui a décidé des missionnaires donc d'enlever les les décrets sur le doublement des franchises médicales qui voulaient prendre 2 € sur chaque boîte de médicament et 8 € sur du transport sanitaire et ça aussi c'est une victoire de la mobilisation populaire.

Donc il faut continuer tant que Emmanuel Macron ne comprendra pas qu'il ne peut pas continuer une politique qui a été défaite par la souveraineté populaire. On voit bien que le 18, vous voulez à la fois marcher et mobiliser vos troupes. Il y aura également tous les syndicats, ce qui est assez rare.

Toute la gauche peut-être, mais le PS alors moi, j'ai absolument pas compris ces dernières heures, ces derniers jours, votre divorce public acté avec le PS. Jean-Luc Mélenchon dit s'il y a des un premier ministre socialiste, on censure, vous rendez compte, on censure. Les électeurs qui y a un an voté en commun, les socialistes disent si c'est un premier ministre LFI, on censure se divorce si jamais il y a des élections anticipées se divorce.

On va on va prendre les choses dans l'ordre. D'abord, c'est d'abord les socialistes qui ont expliqué qu'ils ne voulaient pas de ministres insoumis dans leur gouvernement, mais surtout qu'il laissait tomber le programme sur lequel ils ont été élus il y a 1 an. Nous, et ce n'est pas étonnant, nous resterons fidèles au programme sur lequel nous avons été élus et aux convictions que nous portons.

Lorsque, par exemple, ils abandonnent l'abrogation de la retraite à 64 ans pour dire "Nous sommes pour la retraite à 63 ans" lorsqu'il ils abandonnent le rétablissement de l'impôt de solidarité sur la fortune comme ils l'ont fait dans leur contrebrudier lorsque ils abandonnent la garantie universelle pour les étudiants et cetera, on pourrait continuer. Or, nous ne participerons pas et nous l'avons dit, nous n'avons pas dit nous censurons immédiatement. Nous avons dit pour qu'il y ait un gouvernement socialiste, cela veut dire que derrière il y aurait une grande coalition avec les macronistes et les LR et nous ne participerons jamais à cela.

Pas attendez en cas de dissolution parce que vous souhaitez à la fois une dissolution et un départ du président de la République en cas de dissolution dans les circonscriptions, accord ou pas ? Mais alors vous allez perdre des dizaines de députés. Nous, on demande d'abord qu'il y ait euh un départ du président de la République.

On lui laisse le choix entre des missions et destins. Et je veux juste faire remarquer parce que ça me semble important que tous ceux qui parlent d'unité à tout va euh sur la question de la gauche, il se trouve que aujourd'hui nous s'est produit un événement assez historique. Nous ne sommes plus seulement 71 parlementaires insoumis à demander la destitution du président de la République, mais 104 parlementaires, c'est-à-dire plus que la moitié des députés du Nouveau Front populaire qui avaient été élu sur un programme de rupture. nous qui sommes majoritaires dans question un peu triviale à quoi ça sert vous savez très bien que c'est sa décision souveraine et objectivement il y a très peu de chance qui vous écoutent vous pouvez parier mais enfin il y a peu de chance au fond pardon c'est un peu de terre à terre mais à quoi ça sert ben ça sert parce que vous aurez remarqué qu'il y a 2 tiers des parlementaires, ça commence par l'Assemblée nationale.

Il y a 2 tiers des parlementaires qui ont voté contre Bairou et sa politique et donc s'il y avait de tiers des parlementaires qui votaient pour la destitution du président Emmanuel Macron, alors on aurait franchi la première étape de l'assemblée. n'aura pas lieu. Et bien et bien ça n'aura pas lieu.

Vous n'en savez rien parce que je vais vous dire par exemple Emmanuel Macron expliquait fièrement que François Baou continuerait son mandat jusqu'en 2027. Et puis je rappelle qu'il y a seulement 3 semaines, vous expliquiez lorsque nous disions que nous allions déposer une motion de censure dès le 23 septembre contre François Baou et sa politique que cette censure ne fonctionnerait jamais. Alors allez bout est-ce que vous espérez est-ce que vous espérez que la grève générale causera une situation telle que Est-ce que ça fait partie d'autre espoir ?

Oui, j'espère que le peuple se fera entendre. Vous savez aujourd'hui nous sommes le 11 septembours dans l'histoire le 11 septembre c'est la mort de Aliendé en au Chili en 1973 par un coup d'état qui a provoqué 17 ans de dictature au Chili. Et bien Aliendé disait "L'histoire nous appartient, ce sont les peuples qui la font.

Donc il n'y a pas d'avenir tout écrit. Nous pouvons écrire notre propre histoire. Et quand vous avez un président de la République qui est autant détesté dans le pays à 15 % d'opinion favoraables, alors oui, j'estime que aujourd'hui celui qui est responsable de l'impasse et du blocage chez Emmanuel Macron et que c'est une issue positive que nous offrons au pays, celle de choisir entre de grandes options qui s'offrent pour le pays qui permet de sortir de l'impasse.

Oui, mais j'ai une mini question. Si Emmanuel Macron partait à cause de son impopularité. Hm hm.

C'est ouvrir une brèche extrêmement grave dans les institution de la 5e République. Vous voulez passer à la 6e République mais sous la 5e. Demain présidentiel anticipé Jean-Luc Mélenchon est élu.

Au bout d'un an, un an et demi, pardonner ma trivialité, il se plante. Ça veut dire que tous les présidents qui seront très impopulaires, on va tous les deux ans les faire partir. Mais attendez, c'est extrêmement grave.

Alors, d'abord, il y a deux choses. Vous avez des exemples dans l'histoire de France. De Gaul est déjà parti de lui-même en disant qu'il rend des services au pays après un vote qui avait été perdu.

Or, Emmanuel Macron n'a pas perdu un vote mais trois. Ça c'est la première chose. Et la deuxième chose, là où vous avez raison, c'est que nous dans le cadre de la 6e République, nous voulons organiser les choses.

C'est-à-dire ce n'est pas en se basant sur des sondages de popularité, mais nous voulons faire ce qui s'appelle le référendum d'initiative citoyenne qui était déjà porté par les gilets jaunes avec notamment le référendum révocatoire. On est dans la 5e. Et oui, mais si vous aviez si nous avions même dans la 5e République, si nous avions un référendum révocatoire possible, alors Emmanuel Macron serait déjà parti.

Et il est sain dans une démocratie que par le vote, on puisse organiser des choses qui permettent de sortir là aussi d'une issue d'une impasse par la stratégie de la gauche à long terme. Vous êtes vous êtes aujourd'hui, il faut le dire, un grand parti de gauche de fait. Vous êtes un grand partie de la gauche, marqué l'histoire de la gauche.

Mais si on remonte 1936, les Fronts populaires, Bloom Mitteran 80, il y a des moments dans l'histoire où la gauche a été au pouvoir où les socialistes ont accepté d'être modérés, ont accepté de traiter d'avoir des majorités qui n'étaient pas exclusives et il y a eu des acquis sociaux considérables. Pourquoi est-ce que vous refusez ce paris aujourd'hui ? Pourquoi aller à la rupture totale ?

Mais monsieur Rebin, si refaites l'histoire, c'est toujours nous qui avons fait l'union. Regardez, 2022, Jean-Luc Mélenchon fait 22 %, tous les autres font moins de 5 % et je vais rappeler le score du Parti socialiste qui fait 1,67 %. Que faisons-nous ?

Nous disons, nous jetons la rancune à la rivière alors que nous avons manqué le second tour à 420000 voix. Nous créons à cette époque la NUPES rompue par les socialistes juste après. Puis ensuite, nous créons le Nouveau Front populaire en donnant sans circonscription au socialiste pour un petit écart aux européennes qui n'a rien à voir entre 1,67 et 22 %.

Et euh à ce moment-là, nous faisons là encore la démonstration que les socialistes s'assoient sur le programme. Ce n'est pas possible. Merci beaucoup d'avoir été notre invité.

Nous ouvrons. Merci à vous Mathilde de P rendez-vous le 18 septembre évidemment. Yeah.