Extrait de l'émission "Le Grand Jury de Maud Bregeon, porte-parole du Gouvernement et ministre déléguée chargée de l'Énergie" du 09/06/2026
Audio original de l'émission.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:11OuverteRéponse directe
Maud Bréjon, quelle sera la réponse du gouvernement ?
- 4:28OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous leur proposez par rapport à ça ? Comment est-ce qu'on peut alléger ou améliorer leur situation ?
- 5:39OuverteRéponse directe
Est-ce que ça, c'est une solution, une bonne idée ou c'est une promesse farfelue ?
- 7:28RelanceRéponse partielle
Puisque vous parlez d'engagement, Maud Bréjon, alors que des départements sont de nouveau ce week-end en alerte canicule, nous avons, après cette semaine, par le site Politico, que les services du Premier ministre ont décidé de geler 40 millions d'euros, initialement destinés à l'adaptation des écoles au réchauffement climatique. Le budget a été divisé concrètement par 5. Donc, passé l'été, la chaleur dans les classes n'est plus une priorité ?
- 8:58RelanceÉludée
Mais sur l'adaptation des écoles, vous dites que c'est une option qui est aujourd'hui envisagée ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:58PrésentateurFait
« De nouveaux moyens aériens, contrairement à ce qu'on a pu entendre ici ou là, ont été commandés, ont été livrés dès 2017. »
- 3:47PrésentateurPromesse
« Le gouvernement propose de sanctuariser les budgets, notamment de la sécurité civile, des sapeurs-pompiers, du ministère de l'Intérieur, des ministères régaliens. »
- 4:15Invité politiqueChiffre
« Les incendies ne représentent que 6% de leurs interventions. »
- 4:24Invité politiqueFait
« En fait, ils se plaignent aussi beaucoup du fait qu'ils sont sursaturés, sursollicités, notamment pour des secours à la personne. »
- 4:50PrésentateurFait
« On parle beaucoup des moyens aériens, mais enfin, la grande partie des moyens des sapeurs-pompiers, ce sont des moyens terrestres et ce sont des moyens humains. »
- 5:50PrésentateurFait
« Je crois que ça ne résout pas le problème de fond. »
- 7:08PrésentateurFait
« Les sapeurs-pompiers volontaires ne s'engagent pas par obligation, ils s'engagent par sens du devoir, ils s'engagent par intérêt national, ils s'engagent par envie d'aider leurs voisins. »
- 8:01PrésentateurFait
« En l'occurrence, le gouvernement n'a pas répondu. »
- 8:45PrésentateurFait
« Le fonds vert a été mis en place par le président de la République. »
- 8:50PrésentateurPromesse
« Le Premier ministre s'est engagé à porter ce fonds vert à 1 milliard d'euros l'année prochaine. »
- 10:04PrésentateurFait
« C'est une priorité absolue. »
- 10:11PrésentateurChiffre
« Il y a des projets dans 40% d'écoles qui sont en voie de développement. 6 000 ont déjà été finalisés. »
Temps de parole
- Présentateur62 %
- Locuteur non identifié20 %
- Maud Bregeon9 %
- Invité4 %
- ?4 %
≈ 16,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les barons, comment ils ont conquis leur ville, le podcast.
Je
reviens de remettre la démission de mon gouvernement au président de la République.
La démission effective de Chirac date de fin juillet. Il se trouve que j'avais rendez-vous avec lui ce jour-là. Et quand j'arrive, il me dit, venez chez Marie-France. Et elle me montre la lettre de démission à Giscard. Et puis, il y a les élections de la mairie en 77.
Les
barons, comment ils ont conquis leur ville, c'est l'un des 300 podcasts à écouter sur l'application RTL. Grand Jury, présenté par Olivier Bost.
Bonjour
à tous, bienvenue dans ce Grand Jury. Nous sommes en direct sur RTL, nous sommes en direct sur Public Sénat. Bonjour Maud Bréjon. Bonjour à tous. Vous êtes porte-parole du gouvernement et ministre en charge de l'énergie. Le chômage augmente. La France, sur-endettée, empreinte de l'argent de plus en plus cher. L'agriculture a été frappée par la sécheresse et les canicules. C'est dans cette situation qu'il faut trouver un budget pour l'année 2027. C'est aussi dans cette situation que la campagne présidentielle démarre sur les chapeaux de roue. L'ERN revient à ses fondamentaux et cafouille. Le bloc central a deux candidats au moins et ses charpes. Bienvenue dans ce Grand Jury, Maud Bréjon.
A
mes côtés pour vous interroger ce dimanche, Stéphane Vernet de Ouest France et Steve Jourdain de Public Sénat. Dans ce Grand Jury, Maud Bréjon, nous parlerons aussi avec vous, ministre de l'énergie. Donc, du boom des ventes de voitures électriques, ce sera dans toutes les politiques. Et puis, vous répondrez aussi à nos questions express.
Le
Grand Jury sur le terrain,
c'est d'abord du concret avec les incendies qui ne sont pas tous éteints.
Ça
brûle encore dans le Gard, l'Aude, les Hauts-de-Pyrénées, la Creuse, la Côte d'Or. Six départements sont toujours en vigilance. Orange canicule ce dimanche. Les syndicats de sapeurs-pompiers, dans ce contexte, lancent un mouvement de grève nationale à partir de ce mardi et jusqu'au 20 octobre. Maud Bréjon, quelle sera la réponse du gouvernement ?
On
sort d'un été traumatisant. Traumatisant pour les sapeurs-pompiers. Ils sont plus de 200 000 sapeurs-pompiers, notamment volontaires en France. Traumatisant pour les Français qui ont vécu ces incendies.
Je
pense bien sûr à ceux qui peut-être nous écoutent ce midi, vivent en Gironde, vivent dans les Landes, vivent dans le Var. Et ça appelle des réponses extraordinaires. On comprend leur désarroi, on comprend leur angoisse, leur angoisse au regard de ce qu'on a vécu, leur angoisse aussi au regard de ce qu'on va vivre les années à venir. Parce que malheureusement, ce qu'on qualifiait d'été exceptionnel est en train de devenir l'ordinaire.
Les moyens de
la
sécurité civile
ont
été augmentés, ont presque doublés depuis l'arrivée du président de la République. De nouveaux moyens aériens, contrairement à ce qu'on a pu entendre ici ou là, ont été commandés, ont été livrés dès 2017. Je rappelle que Gérard Collomb, alors ministre de l'Intérieur, paix à son âme, a commandé deux nouveaux moyens aériens, en l'occurrence six dash, dès qu'il est arrivé Place Beauvau. Donc on a avancé et on a pris conscience de cette situation. Vous
dites
aujourd
'hui que ça suffit. Est-ce qu'il faudra aller plus loin ? La réponse est oui. Et la réponse est oui pour l'ensemble de l'adaptation au changement climatique. C'est le cas des moyens de la sécurité civile. C'est le cas de l'adaptation de nos infrastructures. C'est le cas de l'adaptation de nos services publics. Probablement aussi de
l
'adaptation de la réglementation et des normes dans les territoires
les
plus concernés. Et on démarre, on démarrera d'ici quelques jours, d'ici quelques semaines, une période budgétaire extrêmement importante. Le gouvernement propose de sanctuariser les budgets, notamment de la sécurité civile, des sapeurs-pompiers, du ministère de l'Intérieur, des ministères régaliens. Parce que précisément, on est face à ce défi qui est un défi absolument colossal. Et moi, je compte sur les parlementaires qui ont parfois beaucoup critiqué l'action du gouvernement pour être à nos côtés et assurer, là encore, une augmentation des moyens, notamment des sapeurs-pompiers.
Les sapeurs-pompiers ne
demandent pas que des moyens pour les incendies. Les incendies ne représentent que 6% de leurs interventions. En fait, ils se plaignent aussi beaucoup du fait qu'ils sont sursaturés, sursollicités, notamment pour des secours à la personne. En fait, ils font le boulot de l'hôpital, de la médecine de ville. Qu'est-ce que vous leur proposez par rapport à ça ? Comment est-ce qu'on peut alléger ou améliorer leur situation en la
matière ? Il y
a
un travail qui est en cours entre le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, qui les a déjà reçus et ce, à plusieurs reprises, qui continuera à travailler avec eux pour une meilleure organisation. Il y a de toute évidence une question de priorisation et ça, on l'entend bien. Il y a aussi une question de ressources. Vous avez raison de le dire, de ressources humaines. On parle beaucoup des moyens aériens, mais enfin, la grande partie des moyens des sapeurs-pompiers, ce sont des moyens terrestres et ce sont des moyens humains. Donc, peut-être faut-il former davantage,
peut
-être faut-il recruter davantage. Nous, on a vraiment d'abord beaucoup de considération et beaucoup d'empathie au regard de ce qu'ils vivent et de leurs difficultés. Et cette volonté de travailler avec eux pour trouver les meilleures solutions. On a travaillé avec l'ESDIS depuis de nombreuses années. Maintenant,
il
y a des contrats entre l'État et l'ESDIS qui ont été
passés et qui ne sont pas
uniquement financiers. Et donc, on va bien sûr continuer dans cette voie-là. Moi, je crois qu'il faut être vraiment très compréhensif, encore une fois, et dans la compassion vis-à-vis de ce qu'ils ont vécu.
Quand
vous citez la problématique du recrutement, vous parliez tout à l'heure des sapeurs-pompiers volontaires. C'est de plus en plus difficile de recruter des sapeurs-pompiers volontaires, notamment en milieu rural. Vous avez Jean-Luc Mélenchon qui, dans le cadre de la campagne, propose de créer une garde régionale de la sécurité civile par le biais d'une conscription écologique. Est-ce que ça, c'est une solution, une bonne idée ou c
'est
une promesse farfelue ?
Je
crois que ça ne résout pas le problème de fond. Le problème de fond, c'est comment est-ce qu'on incite à l'engagement. Et on voit qu'en 2026, que ce soit... Là,
en l'occurrence, il s
'agirait de contraindre tous les moins de 25 ans à faire un service chez les pompiers, etc. Donc, ça répondrait aussi en partie à la
promesse de l'engagement. Moi, je crois que ça ne répond
pas à la question de fond, qui est comment est-ce qu'on incite à l'engagement citoyen et à l'engagement volontaire. La question, elle se pose pour les sapeurs-pompiers, mais elle se pose de manière plus globale pour le monde associatif, par exemple. Vous savez qu'il y a, en ce moment, dans une grande partie des communes de France, les salons des associations, ce week-end, gérées dans ma circonscription à Anthony en sortant de cette émission, beaucoup d'acteurs associatifs, dans la protection civile, mais également dans les associations qui font vivre notre tissu local, nous disent qu'ils ont de plus en plus de mal à trouver ces engagements, ces engagés volontaires.
Et donc, on peut contraindre les gens, se dire que du jour au lendemain, on va forcer les jeunes de moins de 25 ans. Pourquoi moins de 25 ans ? Pourquoi pour les sapeurs-pompiers, d'ailleurs, et pas pour d'autres secteurs d'activité, à s'engager ?
Et
moi, je crois que ce n
'est
pas par cette démarche-là qu'on y arrive, et c'est profondément méconnaître l'état d'esprit des sapeurs-pompiers et des sapeurs-pompiers volontaires aujourd'hui. Les sapeurs-pompiers volontaires ne s'engagent pas par obligation, ils s'engagent par sens du devoir, ils s'engagent par intérêt national, ils s'engagent par envie d'aider leurs voisins, leurs commerçants, les gens qui vivent autour d'eux, pour les protéger. Et donc, être dans une logique d'obligation et de bras de fer sera, à mon avis, complètement contre-productif.
Puisque vous parlez d'engagement, Maud Bréjean, alors que des départements sont de nouveau ce week-end en alerte canicule, nous avons, après cette semaine, par le site Politico, que les services du Premier ministre ont décidé de geler 40 millions d'euros, initialement destinés à l'adaptation des écoles au réchauffement climatique. Le budget a été divisé concrètement par 5. Donc, passé l'été, la chaleur dans les classes n'est plus une priorité ?
Non, c'est faux. Et je vais vous dire, j'ai lu,
dans
la presse et sans faire offense à vos confrères et à vos consoeurs, beaucoup de contre-vérités et beaucoup de fausses informations. En
l'occurrence, le gouvernement n'a pas répondu.
Pardonnez-moi, sur la
baisse des budgets pour rénover les écoles, j'ai entendu qu'on allait supprimer les APL, j'ai entendu qu'on allait rétablir une journée de solidarité. Là aussi, c'est faux. Le gouvernement,
je vais vous répondre... Non, mais là, vous évoquez
le prochain budget. On parle du
budget
de cette année. Non, non, non, non, on parle du budget de cette année. Là,
c
'est les 40 millions sont gelés, sont d
'ores et déjà gelés. Vous parlez de l'exécution
budgétaire. Ce que je veux dire, c'est qu'il y a beaucoup d'informations, de fausses informations qui circulent aujourd'hui. Cette information-là n'a pas été confirmée, au sens où cette information n
'est
pas une information validée, il n'y
a
pas de décision prise en ce sens.
Vous
dites
que c'est
envisagé aujourd'hui
?
Bien sûr que l'adaptation, pardonnez-moi, des écoles est une priorité absolue. Le fonds vert a été mis en place par le président de la République. Le Premier ministre s'est engagé à porter ce fonds vert à 1 milliard d'euros l'année prochaine. Et donc, ça restera évidemment une priorité.
Mais sur l'adaptation des écoles, vous dites que c'est
une option qui est aujourd'hui envisagée ?
Non, je ne dis pas que c'est une option qui est aujourd'hui envisagée.
Donc il y aura bien 5 millions d'euros
consacrés à l'adaptation
des écoles
aux canicules.
Je dis que ça a été relayé, encore une fois, par des médias tout à fait respectables. Moi, je ne sais pas d'où sort cette information. Et donc, aujourd'hui, je ne la confirme absolument pas.
Vous dites même que
c
'est faux ?
Je dis qu'il y aura des efforts faits dans bon nombre de ministères, mais que l'écologie fera partie des ministères préservés. C'est le cas cette année, c'est le cas l'année prochaine. Le budget de l'écologie augmentera l'année prochaine. Là où, vous le savez,
on sera amené
à demander un certain nombre d'efforts aux différents services de l'État. Mais précisément,
précisément parce que c
'est une... Excusez-moi, mais il n
'avait
pas augmenté le budget de l'écologie cette année.
Le
budget de l'écologie augmentera l'année prochaine.
Oui, mais il n'avait pas augmenté cette année.
Sur le projet de loi de finances,
il
a augmenté en tendanciel.
Le fonds vert avait été quand même largement
amputé. Mais le fonds vert n'est qu'une
partie du budget de l'écologie. Alors, bon, on peut discuter fond par fond de comment est-ce que ça a été chiffré et utilisé. Moi, ce que je vous dis, c'est que c'est une priorité absolue. Que 40%, 40% des projets... Il y a des projets dans 40% d'écoles qui sont en voie de développement. 6 000 ont déjà été finalisés. Et donc, on avance. Ça prend du temps, mais on avance.
Maud Bregeon