Le Grand Jury de Maud Bregeon
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 57 %Attaque 30 %Défensif 13 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 76 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:11OuverteRéponse directe
Maud Bréjon, quelle sera la réponse du gouvernement face aux incendies et à la grève des pompiers ?
- 4:13RelanceRéponse partielle
Les pompiers demandent plus que des moyens pour les incendies. Que proposez-vous pour alléger leur charge ?
- 5:31RelanceÉludée
La proposition de Mélenchon d'une garde régionale de la sécurité civile vous semble-t-elle une solution ?
- 7:29RelanceRéponse partielle
Des médias évoquent un gel de 40 millions d'euros pour l'adaptation des écoles au réchauffement. Qu'en est-il ?
- 10:20OuverteRéponse directe
Annie Gennevard a annoncé plus d'un milliard d'euros d'aides pour les agriculteurs. Ces mesures sont-elles suffisantes ?
- 13:47RelanceRéponse partielle
Pour financer ces aides, d'autres ministères vont-ils être amputés ? Lesquels ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 8:46Invité politiqueFait
« Le fonds vert a été mis en place par le Président de la République. »
- 17:47Invité politiqueFait
« Le Rassemblement National nous a joué le retour de l'interdiction du voile dans l'espace public. »
- 19:02Invité politiqueFait
« L'intérêt de la France, c'est de soutenir l'Ukraine. »
- 24:48Invité politiqueFait
« Sous-traiter les problématiques migratoires de l'Angleterre en France, c'est ce que propose Jordan Bardella. »
- 30:37Invité politiqueFait
« répondre aux urgences des Français sur l'écologie, sur l'agriculture, sur l'énergie »
- 31:55Invité politiqueFait
« éviter de donner les clés du camion à la France Insoumise ou au Rassemblement National »
- 32:39Invité politiqueFait
« le choix d'un second tour entre M. Mélenchon et Mme Le Pen »
- 34:09Invité politiqueFait
« Si Mme Le Pen arrive au pouvoir, on verra se mettre en place ce qu'on a entreaperçu cette semaine vis-à-vis de la Russie, vis-à-vis de l'Ukraine, vis-à-vis de l'Union Européenne »
- 40:42Invité politiqueFait
« On est face à un mur démographique »
- 40:50Invité politiqueFait
« Le système tel qu'il fonctionne aujourd'hui et tel qu'il est bâti ne tiendra pas dans la durée »
- 41:05Invité politiqueChiffre
« un taux de chômage qui doit baisser »
- 41:49Invité politiqueFait
« C'était des mesures qui n'étaient pas nécessairement populaires mais qui étaient nécessaires »
- 42:10Invité politiqueFait
« Si on ne travaille pas un peu plus longtemps, si on ne continue pas à réformer le système des retraites, alors c'est les pensions de retraite elles-mêmes qui seront amenées à diminuer »
- 45:36Invité politiqueFait
« il y a un combat culturel qui a été gagné, c'est celui de l'électrification »
Temps de parole
- Invité politique70 %
- Présentateur17 %
- Invité5 %
- ?4 %
- Invité 23 %
≈ 12,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Les barons, comment ils ont conquis leur ville, le podcast.
Je
reviens de remettre la démission de mon gouvernement au président de la République.
La démission effective de Chirac date de fin juillet. Il se trouve que j'avais rendez-vous avec lui ce jour-là. Et quand j'arrive, il me dit, venez chez Marie-France. Et elle me montre la lettre de démission à Giscard. Et puis, il y a les élections de la mairie en 77.
Les
barons, comment ils ont conquis leur ville, c'est l'un des 300 podcasts à écouter sur l'application RTL.
Le
Grand Jury, présenté par Olivier Bost.
Bonjour
à tous, bienvenue dans ce Grand Jury. Nous sommes en direct sur RTL. Nous sommes en direct sur Public Sénat. Bonjour Maud Bréjon. Bonjour à tous. Vous êtes porte-parole du gouvernement et ministre en charge de l'énergie. Le chômage augmente. La France, sur-endettée, empreinte de l'argent de plus en plus cher. L'agriculture a été frappée par la sécheresse et les canicules. C'est dans cette situation qu'il faut trouver un budget pour l'année 2027. C'est aussi dans cette situation que la campagne présidentielle démarre sur les chapeaux de roue. L'ERN revient à ses fondamentaux et cafouille. Le bloc central a deux candidats au moins et ses sharpes. Bienvenue dans ce Grand Jury, Maud Bréjon.
A
mes côtés pour vous interroger ce dimanche, Stéphane Vernet de Ouest France et Steve Jourdain de Public Sénat. Dans ce Grand Jury, Maud Bréjon, nous parlerons aussi avec vous, ministre de l'énergie, donc.
Du
boom des ventes de voitures électriques, ce sera dans toutes les politiques. Et puis vous répondrez aussi à nos questions express.
Le Grand Jury sur le terrain,
c'est d'abord du concret avec les incendies qui ne sont pas tous éteints. Ça brûle encore dans le Gard, l'Aude, les Hauts-de-Pyrénées, la Creuse, la Côte d'Or. Six départements sont toujours en vigilance. Orange canicule ce dimanche. Les syndicats de sapeurs-pompiers dans ce contexte lancent un mouvement de grève nationale à partir de ce mardi et jusqu'au 20 octobre. Maud Bréjon, quelle sera la réponse du gouvernement ?
On sort d'un été traumatisant. Traumatisant pour les sapeurs-pompiers. Ils sont plus de 200 000 sapeurs-pompiers, notamment volontaires en France. Traumatisant pour les Français qui ont vécu ces incendies. Je pense bien sûr à ceux qui peut-être nous écoutent ce midi, vivent en Gironde, vivent dans les Landes, vivent dans le Var. Et ça appelle des réponses extraordinaires. On comprend leur désarroi, on comprend leur angoisse, leur angoisse au regard de ce qu'on a vécu, leur angoisse aussi au regard de ce qu'on va vivre les années à venir. Parce que malheureusement, ce qu'on qualifiait d'été exceptionnel est en train de devenir l'ordinaire.
Les moyens de la
sécurité civile
ont
été augmentés. Et ça
doit
être encore augmenté.
Ont été augmentés et ont presque doublé depuis l'arrivée du Président de la République. De nouveaux moyens aériens, contrairement à ce qu'on a pu entendre ici ou là, ont été commandés, ont été livrés dès 2017. Je rappelle que Gérard Collomb, alors ministre de l'Intérieur, paix à son âme, a commandé deux nouveaux moyens aériens, en l'occurrence six dashes, dès qu'il est arrivé Place Beauvau. Donc, on a avancé et on a pris conscience de cette situation.
Vous
vous dites aujourd'hui, ça
suffit
? Est-ce qu'il faudra aller plus loin ? La réponse est oui. Et la réponse est oui pour l'ensemble de l'adaptation au changement climatique. C'est le cas des moyens de la sécurité civile. C'est le cas de l'adaptation de nos infrastructures. C'est le cas de l'adaptation de nos services publics. Probablement aussi de
l
'adaptation de la réglementation et des normes dans les territoires
les
plus concernés. Et on démarre, on démarrera d'ici quelques jours, d'ici quelques semaines, une période budgétaire extrêmement importante. Le gouvernement propose de sanctuariser les budgets, notamment de la sécurité civile, des sapeurs-pompiers, du ministère de l'Intérieur, des ministères régaliens. Parce que précisément, on est face à ce défi qui est un défi absolument colossal. Et moi, je compte sur les parlementaires qui ont parfois beaucoup critiqué l'action du gouvernement pour être à nos côtés et assurer, là encore, une augmentation des moyens, notamment des sapeurs-pompiers.
Les sapeurs-pompiers ne
demandent pas que des moyens pour les incendies. Les incendies ne représentent que 6% de leurs interventions. En fait, ils se plaignent aussi beaucoup du fait qu'ils sont sursaturés, sursollicités, notamment pour des secours à la personne. En fait, ils font le boulot de l'hôpital, de la médecine de ville. Qu'est-ce que vous leur proposez par rapport à ça ? Comment est-ce qu
'on
peut alléger ou améliorer leur situation en
la
matière ? Il y
a
un travail qui est en cours entre le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, qui les a déjà reçus, et ce, à plusieurs reprises, qui continuera à travailler avec eux pour une meilleure organisation. Il y a de toute évidence une question de priorisation, et ça, on l'entend bien. Il y a aussi une question de ressources, vous avez raison de le dire, de ressources humaines. On parle beaucoup des moyens aériens, mais enfin, la grande partie des moyens des sapeurs-pompiers, ce sont des moyens terrestres et ce sont des moyens humains. Donc, peut-être faut-il former davantage,
peut
-être faut-il recruter davantage. Nous,
on
a vraiment, d'abord, beaucoup de considérations et beaucoup d'empathie au regard de ce qu'ils vivent et de leurs difficultés, et cette volonté de travailler avec eux pour trouver les meilleures solutions. On a travaillé avec l'ESDIS depuis de nombreuses années. Maintenant, il y a des contrats entre l'État et l'ESDIS qui ont été
passés et qui ne sont pas
uniquement financiers. Et donc, on va bien sûr continuer dans cette voie-là. Moi, je crois qu'il faut être vraiment très compréhensif, encore une fois, et dans la compassion vis-à-vis de ce qu'ils ont vécu.
Stéphane
Vernet.
Quand vous citez la problématique du recrutement, vous parliez tout à l'heure des sapeurs-pompiers volontaires. C'est de plus en plus difficile de recruter des sapeurs-pompiers volontaires, notamment en milieu rural. Vous avez Jean-Luc Mélenchon qui, dans le cadre de la campagne, propose de créer une garde régionale de la sécurité civile par le biais d'une conscription écologique. Est-ce que ça, c'est une solution, une bonne idée ou c
'est
une promesse farfelue
? Je
crois que ça ne résout pas le problème de fond. Le problème de fond, c'est comment est-ce qu'on incite à l'engagement. Et on voit qu'en 2026, que ce soit...
Là, en l'occurrence, il s
'agirait de contraindre tous les moins de 25 ans à faire un service chez les pompiers, etc. Donc, ça répondrait aussi en partie à la
problématique de l'engagement. Moi, je crois que ça ne
répond pas à la question de fond, qui est comment est-ce qu'on incite à l'engagement citoyen et à l'engagement volontaire. La question, elle se pose pour les sapeurs-pompiers, mais elle se pose de manière plus globale. Pour le monde associatif, par exemple, vous savez qu'il y a en ce moment, dans une grande partie des communes de France, les salons des associations ce week-end, j'irai dans ma circonscription à Anthony en sortant de cette émission, beaucoup d'acteurs associatifs, dans la protection civile, mais également dans les associations qui font vivre notre tissu local, nous disent qu'ils ont de plus en plus de mal à trouver ces engagements, ces engagés volontaires.
Et donc, on peut contraindre les gens, se dire que du jour au lendemain, on va forcer les jeunes de moins de 25 ans. Pourquoi moins de 25 ans ? Pourquoi pour les sapeurs-pompiers, d'ailleurs, et pas pour d'autres secteurs d'activité, à s'engager ?
Et
moi, je crois que ce n
'est
pas par cette démarche-là qu'on y arrive, et c'est profondément méconnaître l'état d'esprit des sapeurs-pompiers et des sapeurs-pompiers volontaires aujourd'hui. Les sapeurs-pompiers volontaires ne s'engagent pas par obligation, ils s'engagent par sens du devoir, ils s'engagent par intérêt national, ils s'engagent par envie d'aider leurs voisins, leurs commerçants, les gens qui vivent autour d'eux, pour les protéger. Et donc, être dans une logique d'obligation et de bras de fer sera, à mon avis, complètement contre-productif.
Puisque vous parlez d'engagement, Maud Bréjean, alors que des départements sont de nouveau ce week-end en alerte canicule, nous avons, après cette semaine, par le site Politico, que les services du Premier ministre ont décidé de geler 40 millions d'euros initialement destinés à l'adaptation des écoles au réchauffement climatique. Le budget a été divisé concrètement par 5. Passer l'été, la chaleur dans les classes n'est plus une priorité ?
Non, c'est faux. Et je vais vous dire, j'ai lu,
dans
la presse et sans faire offense à vos confrères et à vos consoeurs, beaucoup de contre-vérités et beaucoup de fausses informations. En
l'occurrence, le gouvernement n'a pas répondu
à nos confrères. Pardonnez-moi, sur la
baisse des budgets pour rénover les écoles, j'ai entendu qu'on allait supprimer les APL, j'ai entendu qu'on allait rétablir une journée de solidarité, là aussi c'est faux. Le gouvernement,
je vais vous répondre. Non mais là, vous évoquez le
prochain budget, on parle du
budget
de cette année. Non,
non,
non, on parle du budget de cette année. Là,
c
'est les 40 millions sont gelés, sont d
'ores et déjà gelés. L'exécution
budgétaire, ce que je veux dire, c'est qu'il y a beaucoup d'informations, de fausses informations qui circulent aujourd'hui. Cette information-là n'a pas été confirmée, au sens où cette information n'est pas une information validée, il n'y a pas de décision prise en ce sens.
Vous
dites
que c'est
envisagé aujourd'hui ?
Bien sûr que l'adaptation, pardonnez-moi, des écoles est une priorité absolue. Le fonds vert a été mis en place par le Président de la République. Le Premier ministre s'est engagé à porter ce fonds vert à 1 milliard d'euros l'année prochaine et donc ça restera évidemment une priorité.
Mais sur l'adaptation des écoles, vous dites que c'est
une option qui est aujourd'hui envisagée ?
Non, je ne dis pas que c'est une option qui est aujourd'hui envisagée. Donc
il y aura bien 5 millions d'euros
consacrés à l'adaptation
des écoles
aux canicules.
Je dis que ça a été relayé, encore une fois, par des médias tout à fait respectables. Moi, je ne sais pas d'où sort cette information. Et donc aujourd'hui, je ne la confirme absolument pas.
Vous dites même que c'est faux.
Je dis qu'il y aura des efforts faits dans bon nombre de ministères, mais que l'écologie fera partie des ministères préservés. C'est le cas cette année, c'est le cas l'année prochaine. Le budget de l'écologie augmentera l'année prochaine. Là où,
vous
le savez,
on sera amené
à demander un certain nombre d'efforts aux différents services de l'État. Mais
précisément, précisément parce que c
'est une... Excusez-moi, mais il n
'avait
pas augmenté le budget de l'écologie cette année.
Le
budget de l'écologie augmentera l'année prochaine.
Oui, mais il n'avait pas augmenté cette année.
Sur le projet de loi de finances
2017, il
a augmenté en tendanciel.
Le fonds vert avait été quand même
largement amputé. C'est
aussi une partie du budget de l'écologie. Alors, bon, on peut discuter fond par fond de comment est-ce que ça a été chiffré et utilisé. Moi, ce que je vous dis, c'est que c'est une priorité absolue. Que 40%, 40% des projets... Voilà, il y a des projets dans 40% d'écoles qui sont en voie de développement. 6 000 ont déjà été finalisés. Et donc, on avance. Ça prend du temps, mais on avance.
Et il y
a
des urgences qui s'ajoutent aux urgences avec l'agriculture.
Oui, la ministre de l'Agriculture, Annie Gennevard, a annoncé plus d'un milliard d'euros d'aides pour les agriculteurs, touchés par les sécheresses, je vais y arriver, et les canicules. Avant de revenir sur l'effort que ça représente pour les finances publiques, c'est une annonce qui a été très mal accueillie par le monde agricole. La FNSE a dit clairement pas à la hauteur de l'ambition. Scandaleux, honteux pour la coordination rurale. Est-ce que vous comprenez ces réactions ?
D'abord, les agriculteurs sortent d'un été épuisant. Certains ont vu le fruit du travail d'une année entière, compromis en l'espace de quelques jours. Ça vient après des années qui ont été extrêmement difficiles. Et donc, on a une situation de grande inquiétude, d'angoisse de la part des agriculteurs qui se tournent légitimement, et je le dis légitimement, vers l'État. Nous, notre objectif, il est double. Il est double et il est simple. Le premier, c'est de permettre de conserver le tissu productif agricole. Dit autrement, éviter des fermetures de fermes dans les jours ou les semaines, mois à venir. Le deuxième objectif, c'est d'assurer la prochaine campagne agricole.
Et donc, permettre aux agriculteurs de s'approvisionner en semences, en fourrage, en plants, là encore dans les semaines à venir, pour que cette campagne agricole puisse débuter. Il y
a
un effort, un effort qui est mis sur la table d'1,3 milliard d'euros.
Et ils disent que ce n
'est
pas suffisant,
les agriculteurs. C'est un effort,
pardonnez-moi, qui est très important. J'ose le mettre, le mot qui est colossal au regard du contexte budgétaire
dans
lequel on
est... On aimerait
faire plus,
mais on ne peut pas
à cause
des contraintes budgétaires.
C'est un, pardonnez-moi, un effort, 1,3 milliard d'euros, qui est extrêmement important, notamment dans le contexte dans lequel on est. Ils se cindent, je dirais, en trois grandes parties. Des indemnités de solidarité, qui permettront d'indemniser les assurés, et plus globalement les agriculteurs, compléter l'indemnité donnée par les assurances lorsque les agriculteurs y ont droit.
Des exonérations partielles ou totales sur la taxe foncière, sur la taxe sur le foncier non bâti, ça se sera à la main des préfets, qui pourra, en fonction de la situation d'un territoire à un autre, d'un agriculteur à un autre, décider de cette exonération partielle ou totale, et ensuite ce fonds d'urgence qui doit permettre de replanter, d'approvisionner en semences, de permettre à cette nouvelle saison de démarrer. Et puis on parlera peut-être tout à l'heure des aides plus sectorielles, mais je pense notamment au GNR. Vous savez que le carburant est aujourd'hui, le prix du carburant
est très
élevé. C'est le cas pour les Français qui nous écoutent, c'est le cas pour les agriculteurs qui utilisent du gasoil non rentier, du GNR. Et là encore, on a décidé de reconduire l'aide de 15 centimes par litre, qui a été annoncée il y a plusieurs mois déjà. C'est un effort important, c'est environ 100 millions d'euros pour deux mois, qui viennent s'ajouter à l'effort annoncé par Annie Gennevard. Donc nous répondons présents, nous comprenons leur détresse, nous comprenons leur inquiétude, mais l'État est au rendez-vous. Et si on prend un peu de recul, depuis le début de l'année 2027, je dirais même depuis 12 mois maintenant, les agriculteurs ont traversé des crises.
On se rappelle de la dermatose nodulaire contagieuse, on se rappelle là encore de crises météorologiques qui ont considérablement impacté les récoltes. Le Premier ministre a toujours répondu présent, parce que l'agriculture, en ce début d'année,
comme depuis le début,
est une priorité. Pour
financer ces 1 milliard d'euros, est-ce que le budget d'autres ministères va être amputé ? Oui. Lesquels ?
Oui, parce qu'il va falloir faire des choix. Et le Premier ministre, là encore une fois, l'a annoncé dans une logique de lucidité et de responsabilité budgétaire. Certains ministères, et là encore, ce sera au ministre de l'Action et des Comptes Publics de préciser ces choix qui ne sont pas complètement terminés à l'heure où on se parle, mais vont devoir faire des efforts. Dit autrement, c'est bien de l'argent frais, et certains secteurs vont devoir faire des efforts et
feront des
efforts. Certains ministres porteront ces efforts pour qu
'on
puisse aider les agriculteurs.
Je
vais vous dire quelque chose. Moi, je suis ministre de l'Énergie aujourd'hui. Il est possible que demain, on demande un effort supplémentaire à mon ministère qui en fait déjà beaucoup pour qu'on puisse venir en aide à ces agriculteurs
qui ont
passé un été difficile. Qu
'est
-ce
que ça viendrait
? Ce
que je vous dis, c'est que moi, je serais prête, sur le principe en tout cas, et bien sûr, ça se discute ministère par ministère, à porter cet effort-là, parce que je considère que l'enjeu de souveraineté agricole, l'enjeu de souveraineté alimentaire, il est aussi important
que l
'enjeu de
souveraineté
énergique. Vous le savez, ont été reconduites à tout ce qu'on met en place pour le développement, par exemple, de l'électrification, des énergies renouvelables. Donc,
c
'est extrêmement vaste. Ce que je veux vous dire, c'est qu'il est normal et il est entendu, il est compris au sein du gouvernement que face à la difficulté qui traverse aujourd'hui le monde agricole, chacun fasse un effort. C
'est une logique de
responsabilité. Si j'arrivais devant vous en vous disant on va mettre 1,3
milliard
sur la table, on ne sait pas comment on les finance, si ce n'est par du déficit et plus d'impôts, vous me diriez, mais Mme Bréjean, c'est complètement irresponsable. Donc, il est normal, comme le budget de chaque ménage, au fond, qu'on fasse des choix.
On comprend que les arbitrages ne sont pas arrêtés, on comprend bien le principe, mais quand même, vous pourriez nous dire quels sont les ministères qui, je ne
sais
pas, l'expression est mauvaise, mais qui ont du gras ou qui pourraient donner un peu de leur budget pour financer ce
milliard. Là
encore, il faudrait être un tout petit
peu patient. Vous parlez du vôtre,
mais quels sont les autres ministères
? Je
parle du mien.
Ou
inversement, quels sont les ministères qui ne participeront pas du tout parce qu'en fait, ils
sont
stratégiques et
qu'on ne peut plus réduire leur budget ? Vous savez
qu'il y a des ministères qui sont particulièrement préservés, particulièrement sanctuarisés. Je pense notamment au ministère des Armées. Du reste, je ne vais pas me lancer dans des pronostics qui n'auraient pas beaucoup de valeur ce matin. Un petit peu de patience, ça sera précisé là encore par David Amiel d'ici quelques jours. J'insiste sur une chose, c'est une question de responsabilité budgétaire. Et je conclue par une autre. L'État a un rôle à jouer majeur et l'État est dans son rôle. Mais l'État n'est pas le seul à avoir un rôle à jouer. Les assureurs, les collectivités territoriales, la grande distribution qui a fait des annonces qui là encore vont dans le bon sens.
Le consommateur, il faut aussi en parler. Tout le monde n'a pas nécessairement les moyens, mais lorsqu'on achète français, lorsqu'on achète des fruits et légumes, de la viande produits en France par des agriculteurs français, on contribue aussi à soutenir et à aider ce monde agricole qui est en difficulté et qui est en souffrance après un été difficile. Donc, il y a une responsabilité collective.
Le
grand jury, la bataille des idées.
Alors,
nous allons plonger dans l'élection présidentielle avec l'heure des grands choix et notamment aussi l'heure de choix stratégiques. Cette semaine, le vice-président du Rassemblement National, Louis Alliot, a estimé qu'il fallait couper le robinet des aides à l'Ukraine. Il faut savoir aussi arrêter une guerre, a-t-il dit sur BFM. Est-ce que vous redoutez ce débat sur l'aide apportée à l'Ukraine ?
Vous
savez, en une semaine, le Rassemblement National nous a joué le retour de l'interdiction du voile dans l'espace public. Cette idée de soumission qui va dans le sens de couper effectivement le robinet, comme dit Louis Alliot, à l'Ukraine. Et quelques jours après, Jordan Bardella, en Angleterre, aux côtés de M. Farage, le grand artisan du Brexit. Quand on regarde cette séquence avec ces trois faits politiques, on se dit qu'il y a encore un peu de boulot pour la normalisation du Rassemblement National et que contrairement à ce qu'ils essaient de faire croire aux Français, le Rassemblement National, ce n
'est
pas un parti comme les autres. C'est un parti qui, sur le plan des valeurs, sur le plan du projet, sur le plan de la soumission à d'autres grandes puissances, je pense notamment à la Russie, dans son rapport à l'Union Européenne,
est
un parti qui porte des idées extrêmement radicales d'extrême droite.
La question de la
contribution de
la France
à l
'effort de guerre n'est pas légitime.
Et c'est venu, cette semaine, s'afficher au grand jour.
La question de la contribution de la France,
c
'est-à-dire des contribuables français à l'effort de guerre ukrainien, n'est pas légitime ?
L
'intérêt de la France, l'intérêt de la France, c'est de soutenir l'Ukraine. Ce n
'est
pas uniquement l'intérêt des Ukrainiens. C'est l'intérêt des Ukrainiens, chacun le comprend bien, et notamment pour des raisons de protection, des raisons de valeur, des raisons d'intégrité territoriale. Mais l'intérêt de la France, l'intérêt de l'Union Européenne, c'est de protéger l'Ukraine, c'est d'aider l'Ukraine à se défendre.
Et
donc, derrière, c'est l'intérêt des Français. Quand Louis Alliot dit « Nous, au pouvoir, on coupera les aides à l'Ukraine », qu'est-ce que ça veut dire ? C'est la reprise des arguments, de l'argumentaire, de la propagande de M. Poutine et du régime russe, aujourd'hui, ni plus ni moins. Quand un parti qui prétend arriver au pouvoir emploie ces mots-là et utilise ce discours-là, c'est un parti qui prend clairement le pas, encore une fois, de la Russie. C'est assumé de leur part.
Vous y avez juste à dire que le Rassemblement national veut livrer l'Ukraine à la Russie. S'ils arrivaient au pouvoir, le fait de lâcher financièrement l'Ukraine, ce serait comme de donner l'Ukraine à la Russie
?
Dire que du jour au lendemain, on va couper les robinets d'aide à l'Ukraine si on arrive au pouvoir, ça revient à livrer l'Ukraine à la Russie, factuellement.
Combien la France, aujourd'hui, apporte en aide à l'Ukraine chaque année
? Vous
savez que ça se négocie dans le cadre de l'Union européenne.
Alors, il
y
a 90 milliards de prêts, effectivement, à l'Ukraine.
Exactement. Et après, il y a
aussi de l'aide directe.
Encore une fois, je n'ai pas les chiffres précis. Il y a ce qui se fait à l'échelle de l'Union européenne. Il y a l'effort de défense français, qui est aussi extrêmement important, qui n'est pas une aide directe, mais qui, là encore, va dans le sens de donner davantage de poids à la France sur la scène internationale. Il faut bien, encore une fois, je le redis derrière, que nos compatriotes et les Français qui nous écoutent ce matin comprennent à quel point la question ukrainienne est aussi une question française. De sécurité.
De
sécurité. De sécurité européenne. De sécurité française. D'affirmation, encore une fois, d'affirmation de nos valeurs. Et donc, on est dans un moment qui est absolument décisif.
Mais justement, si la Russie attaque un pays de l'Union européenne, puisqu'on parle de défense, nous avons vu la tentative d'attentat en Allemagne à l'aéroport de Leipzig cette semaine, quelle est la réponse, quelle doit être la réponse de la France
? Pardon. En fait, tout ce que nous faisons aujourd'hui est précisément mis en place pour que je n
'ai
pas à répondre à cette question. Et ce n'est pas mon rôle de le faire, c'est le rôle du président
de la République, du
ministre des Affaires étrangères et du ministre des Armées éventuellement. Donc, je ne me hasarderai pas ce matin à parler à la place d'Emmanuel Macron. Ce que je vous dis, moi, c'est que pour que ça n'arrive pas, il faut que l'Europe soit forte, puissante, entendue. Et pour ça, pour
ça,
elle doit être absolument déterminée dans son soutien à l'Ukraine.
Sans parler à la place du président de
la
République, est-ce qu'avec cette tentative d'attentat sur le sol allemand, on a passé un stade dans ce que la Russie pouvait représenter comme menace ?
Je
crois qu'on sait depuis un certain temps maintenant que la Russie représente une menace. On ne l'a pas découvert la semaine dernière. Et tout notre engagement en Ukraine, tout l'engagement du président de la République pour bâtir ou rebâtir une Europe qui soit aussi une Europe de la défense, ça va dans ce sens-là. On sait qu'on a changé de monde depuis quelques années. Et quand le président appelait les pays de l'Union Européenne à ne pas être des herbivores face aux carnivores, je crois que c'était peu ou prou son expression, ça voulait aussi dire cela. On est face à des grandes puissances qui aujourd'hui font fi des règles internationales qui étaient celles communément admises hier.
La Russie en fait partie.
Et
donc, face à ça, la seule réponse, la seule réponse viable, durable, efficace, c'est la réponse qu'on peut porter à l'échelle de l'Union Européenne. Et moi, quand je vois un parti crédité à 30 ou 35% des sondages en premier tour de l'élection présidentielle avec Mme Le Pen, en l'occurrence, le Rassemblement national, tenir un discours de soumission vis-à-vis de la Russie et un discours qui plus est profondément anti-européen, je me dis que d'une part ça va à l'encontre des valeurs qui fondent notre République, mais plus au-delà encore, c'est un discours qui met en danger la nation française et encore une fois l'intérêt de nos compatriotes. Donc c'est extrêmement grave.
Il faut bien comprendre que ce qu'on a vécu cette semaine entre M. Bardella avec M. Farage
et la sortie de Louis
Alliot sur l'Ukraine, ce sont des discours qui mettent en danger l'intérêt du peuple français.
Justement, puisque vous l'avez évoqué d'un mot, Jordan Bardella, en Grande-Bretagne à la fin de la semaine pour soutenir Nigel Farage, l'artisan du Brexit, est-ce que c'est une faute politique ?
C
'est très révélateur. Là encore, il ne
m
'appartient pas de dire ce qui est ou pas une faute politique dans une période de campagne. C'est une affirmation, c'est l'affirmation d'une ligne directrice, d'une ligne politique qui, au fond, la ligne politique historique
du
Rassemblement National. Le Rassemblement National est un parti profondément anti-européen qui a longtemps porté cette volonté d'en sortir. Aujourd'hui, ils ne le disent plus avec ces mots.
Quand je vous demandais si c'était une faute politique,
c
'est parce que Jordan Bardella a quelque part engagé la France s'il accédait au pouvoir, à un accord avec la Grande-Bretagne pour récupérer des immigrés clandestins. Est-ce qu'il a le droit finalement de... Est-ce que c'est une forme d'ingérence ou en tout cas est
-ce
qu'il a le droit de commencer à discuter avec des pays étrangers et d'engager la
France
avant une élection
?
C'est de la mise en scène qui dit pour moi surtout quelque chose de ce que ferait le Rassemblement national au pouvoir demain. Et au fond, ça a le mérite de la clarté. Sous-traiter les problématiques migratoires de l'Angleterre en France, c'est ce que propose Jordan
Bardella. Je ne suis pas
certaine que ce soit l'avis y compris de ses électeurs. Et être aux côtés de celui qui a été et qui est encore le visage du Brexit, là encore, ça dit quelque chose de ce que serait demain l'attitude de la France sur le plan
diplomatique
et la position de la France au sein de l'Union Européenne.
Vous dites hors de question que la France reprenne les migrants qui sont arrivés clandestinement au Royaume-Uni. La France ne doit pas faire ça, ne peut pas faire ça.
ce
n
'est
absolument pas la position française. Il y a bien sûr des échanges et bien sûr un travail avec nos amis anglais. Mais ce que signe Jordan Bardella il y a quelques jours est là encore une forme de courbette adressée à ce visage du Brexit. Et ça dit beaucoup de choses au fond. Ça dit beaucoup de choses sur cette aventure catastrophique et dramatique pour le pays que serait l'arrivée du Rassemblement National au pouvoir.
Quelques questions express avant la pause avec toujours le même principe oui ou non pour ou contre. Est-ce qu'il faut interdire le mensonge politique ? C'est une idée de Marine Tondelier l'écologiste.
Je
crois que ça ne veut pas dire grand chose.
Rachida Dati réintègre à sa demande à la magistrature son corps d'origine à quelques semaines de l'ouverture de son procès pour corruption passive et trafic d'affluence passif. Choquant ou pas choquant ?
Pas choquant. Elle
est dans son droit. Si elle est condamnée, Rachida Dati doit-elle continuer à toucher son salaire de magistrate ? Je ne me projette pas dans des décisions de justice qui n'ont pas eu lieu. Stéphane Vernet. En 2022, le gouvernement parlait de sobriété énergétique, d'éco-geste, de baisse de la consommation. Ces mots ont disparu de votre discours. On parle aujourd'hui d'électrification, de plus de production. Vous avez enterré la sobriété ?
Non. Et le gouvernement ne l'a pas enterré. Plus important encore, les Français l'appliquent au quotidien. Moi, j'ai toujours été de ceux qui pensent que beaucoup de familles font déjà des efforts au quotidien, n'ont pas attendu que le gouvernement les appelle à être dans une démarche de sobriété pour faire attention, éteindre la lumière lorsqu'ils sortent d'une pièce, rouler parfois un peu moins vite parce que ça consomme moins de carburant. Donc, c'est des discours qui apparaissent, selon moi, parfois un peu moralisateurs. Beaucoup de Français font en réalité déjà beaucoup d'efforts.
Donc, il
y
a
besoin de faire plus sur la question.
Beaucoup de Français font déjà, pardonnez-moi, beaucoup d'efforts. La consommation de carburant depuis la fermeture du détroit d'Ormouz, c'est environ moins 8, moins 10%. C
'est
ce qu'on mesure. Voilà, grosse maille. Ça dit tout de l'effort que les Français font déjà.
Dernière question express, Maud Bréjean, est-ce que vous avez prévu ou demandé d'assister à la messe du pape à la fin du mois
? Je
ne l'ai pas demandé en tout cas.
Et prévu, non ? Vous avez envie ?
Je pourrais, oui.
Il
faut qu'il
y
ait des membres du gouvernement à cette messe
?
Oui, la venue du pape,
c
'est un moment extrêmement important pour tous les catholiques de France, mais je crois bien au-delà. Parce qu'en plus d'être le chef de l'Église, c'est aussi une voix qui porte, une voix diplomatique qui porte des messages sur le plan international. Et donc, c'est un événement religieux, mais c'est aussi, je crois, un événement diplomatique et national extrêmement important.
Maude Bréjohn, porte-parole du gouvernement et ministre délégué à l'énergie et notre invité. On a beaucoup parlé du Rassemblement national, on va parler après la pause du Bloc central qui ne manque pas de candidats.
A
tout de suite.
Du
Grand Jury présenté par Olivier Bost.
Maude Bréjohn, porte-parole du gouvernement et ministre délégué à l'énergie et notre invité, Steve Jourdain pour Public Sénat et Stéphane Vernet pour Ouest France sont à mes côtés pour vous interroger.
Le
Grand Jury, quel président à l'Élysée
? Alors,
une première question avant de répondre à celle qui est posée. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a exigé d'avoir des ministres qui s'occupent de la France et pas des élections. L'ancienne ministre et députée Renaissance de Paris, Olivia Grégoire, vous a reproché cette semaine de parler matin, c
'est
un midi et soir de politique. Vous lui répondez quoi ?
D
'abord que, comme tous mes collègues, je porte l'action du gouvernement doublement comme porte-parole du gouvernement et sur les sujets aussi essentiels que sont ceux de l'énergie. Vous savez qu'on a travaillé par exemple à la reconduction des aides pour les entreprises les plus en difficulté ou pour les Français les plus précaires qui roulent beaucoup. Une fois qu'on s'est dit ça, l'avenir de la France, ce qui se passera l'année prochaine, ce n
'est
pas uniquement un enjeu électoral au sens où ce n
'est
pas uniquement un enjeu de parti politique, c'est un enjeu qui est plus grand que nous, qui nous dépasse, qui est absolument majeur et tous les Français que moi je rencontre dans ma circonscription et au-delà me le disent, ils savent qu'on est à un moment crucial, à une forme de croisée des chemins.
Donc
vous n
'estimez pas prendre
une liberté par rapport à ce qu'a dit le Premier ministre
?
Ce
qui va se passer, pardonnez-moi, en 2027, notamment si on laisse le choix d'un second tour entre la France insoumise et le Rassemblement national aux Français, doit toutes et tous, toutes et tous nous concerner. Et ce que fait le gouvernement aujourd'hui, ce que nous faisons avec le Premier ministre, répondre aux urgences des Français sur l'écologie, sur l'agriculture, sur l'énergie, ce qui se passe bien sûr
à l'international, ce
n'est pas décorrélé ce n'est pas décorrélé de ce qui se passe sur le plan national et de ce qui se passera l'année prochaine.
Le problème, c'est qu'il y a trois candidats en concurrence entre Gabriel Attal, Édouard Philippe et Bruno Retailleau, ça ne vous a pas échappé. Vous,
vous
faites partie des ministres avec Benjamin Haddad, Mathieu Lefebvre ou Gérald Darmanin qui se sont prononcés publiquement très clairement en disant nous, notre candidat, ce sera Édouard Philippe, on soutient Édouard Philippe. Est-ce que si les uns et les autres se mettent parmi les ministres, les membres du gouvernement à soutenir tel ou tel candidat à la présidentielle, est-ce
qu
'il n
'y a
pas un risque de diviser en fait le gouvernement et de perturber son action d'ici la présidentielle dans les derniers mois qui restent en fait ?
Le vrai risque, c'est la division de nos électeurs.
Donc, ce n
'est
pas un problème d'avoir des voix différentes et des soutiens différents au sein du même gouvernement ?
Il y a deux choses. D'abord, ce gouvernement est un gouvernement qui allie un certain nombre de partis politiques, un certain nombre de responsables politiques qui ne viennent pas nécessairement du même bord, qui n'ont pas nécessairement la même histoire et qui donc de facto ne sont pas des clones. Je vous ne l'apprends pas, ça fait suite à la dissolution de 2024 et donc à cette nécessité qu'il y a eu de faire une alliance large de la droite et du centre pour gouverner le pays et éviter de donner les clés du camion à la France Insoumise ou au Rassemblement National, ce qui aurait été absolument délétère pour nos compatriotes et notamment pour ceux qui nous écoutent en ce moment.
Une fois qu'on s'est dit ça, le vrai risque ne vient pas du gouvernement. Le vrai risque, il vient de la division, je le redis, au sein de nos électeurs, au sein de nos partis politiques, au sein des responsables qui composent nos familles politiques respectives. La politique, ce n
'est
pas que des mathématiques, mais les mathématiques disent parfois quelque chose. Si nous avons deux ou trois candidats au premier tour de l'élection présidentielle, nous serons éliminés de l'élection
présidentielle et nous laisserons aux
Français et à nos électeurs qui le redoutent, je crois beaucoup, le choix d'un second tour entre M. Mélenchon et Mme Le Pen. Et moi, je me bats contre ça. Je me bats contre ça parce que je considère que c'est un enjeu, là encore une fois, qui est plus grand que nous, qui nous dépasse et face auquel personne ne peut regarder à
y... M.
Mélenchon, vous échangez régulièrement avec le Premier ministre. Sébastien Lecornu, êtes-vous certaine qu'il ne sera pas candidat l'année prochaine ?
Je
suis certaine que le Premier ministre est pleinement concentré sur la mission qu'est la sienne.
J'espère, mais est-ce qu'il ne sera pas quand même candidat ? Encore
une fois, sur les urgences auxquelles le pays est confronté, sur le budget qui arrive dans quelques semaines ou dans quelques mois. Je crois qu'il a répondu à vos confrères du Parisien il y a une semaine de cela disant qu'il n'était pas candidat à l'élection présidentielle. Je peux donc le paraphraser devant vous. Il me semble qu'il a été encore une fois extrêmement clair.
Vous parlez des clés du camion.
Il
y
a
beaucoup de gens qui veulent récupérer ces clés. Est-ce que le rythme de cette campagne très soutenue en cette rentrée vous étonne ? Vous inquiète ? Est-ce que c'est trop tôt pour tout le monde de se passer dans cette bataille
? Non,
ça ne m'étonne pas. Ça ne m'inquiète pas. Ça correspond exactement à ce que, encore une fois, j'entends autour de moi des Français qui ont conscience que cette élection s'approche, que c'est un moment absolument décisif de notre histoire, que le choix que l'on va faire l'année prochaine engagera le pays dans des dynamiques fondamentalement différentes en fonction du choix qui sera fait. Si Mme Le Pen arrive au pouvoir, on verra se mettre en place ce qu'on a entreaperçu cette semaine vis-à-vis de la Russie, vis-à-vis de l'Ukraine, vis-à-vis de l'Union Européenne ou vis-à-vis, pour ne prendre que cet exemple, de la laïcité et du voile dans l'espace public.
Donc, des positions qui seront profondément clivantes et profondément dangereuses pour le pays. M. Mélenchon, avec sa nouvelle France, qui est en fait une forme de négation de ce qu'est, à mon avis, profondément la France, ferait prendre, là aussi, une direction, à mon sens, mortifère pour le pays avec une crise notamment économique. Et les Français le ressentent. On est à une croisée des chemins.
On
est un peu profondément politique. Et donc, naturellement, les Français s'y intéressent. Et naturellement, les candidats font campagne. Et au fond, dans une démocratie, c'est une bonne chose.
Dans cette croisée des chemins et surtout dans les sondages de cette semaine, Edouard Philippe est toujours très loin derrière Marine Le Pen. En revanche, il y a une avance de plus en plus marquée sur Gabriel Attal. Est-ce que le candidat de Renaissance doit abandonner ?
Je
crois que la responsabilité de tous les responsabilités et j'insiste, pas uniquement de Gabriel Attal, de tous les responsables politiques
de la
droite et du centre, j'inclus Bruno Rotaillot, j'inclus des minants responsables politiques comme Gérard Larcher, le président du Sénat, comme Yael Brunpivet, la présidente de l'Assemblée nationale qui sont des voix importantes.
Est-ce
qu'il est déjà temps pour eux de se poser
la question de leur
candidature ? Ils doivent
travailler à un rassemblement et à un rassemblement rapide
dès le premier tour de l'élection
présidentielle. Aujourd'hui, le mieux placé et sans conteste, Édouard Philippe,
c
'est le mieux placé pour se qualifier au second tour, c'est le mieux placé pour remporter cette élection présidentielle. Et donc, si nous voulons éviter de laisser aux Français ce choix, encore une fois, dramatique du second tour entre la France insoumise et le Rassemblement national, il faudra, certains diront le moment venu, moi je vais dire le plus tôt possible, que les uns, le plus tôt possible, que les uns et les autres s'entendent. Et aujourd'hui, Édouard Philippe est le plus à même de construire ce rassemblement.
D'ailleurs, je constate que, vous l'avez dit, un certain nombre de responsables politiques commencent déjà à le rejoindre, ça a été mon cas, c'est le cas de Gérald Darmanin, c'est le cas d'un certain nombre d'élus qui viennent de la droite, je crois aussi de beaucoup de Français qui viennent du centre, de la droite, parfois de nulle part, qui doutent, qui sont inquiets et qui lui font confiance pour incarner ce rassemblement.
Le temps
de janvier au février, c'est le scénario prôné par Gabriel Attal qui évoque même la possibilité de faire une primaire entre la droite et le centre à ce moment-là. Pour vous, c'est beaucoup trop tard ?
Je
crois que c'est
excessivement
tard.
Excessivement tard, ça veut dire qu'il faut arrêter les compteurs tout de suite ? Il faut trancher dès maintenant ?
L'enjeu de cette élection présidentielle est tel. Le danger que court le pays aujourd'hui, encore une fois, avec ce choix qui se profile entre deux populismes d'extrême-gauche et d'extrême-droite auraient des conséquences tellement dévastatrices que, selon moi, on ne peut pas se permettre d'attendre trop longtemps.
Moi, de Bréjon, pourquoi pensez-vous qu'Edouard Philippe est le seul qui peut avoir une majorité parlementaire à l'Assemblée s'il gagne l'Elysée ?
D'abord, c'est un sujet extrêmement important qui n'est pas encore au cœur des débats, mais que je vous remercie de mettre sur la table ce matin parce que l'élection présidentielle,
c
'est évidemment l'élection reine et une élection très importante, mais derrière, il y a l'élection législative et on sait ce que c'est aujourd'hui que ne pas avoir de majorité avec toutes les difficultés que ça pose pour prendre des décisions et faire avancer le pays dans un moment où le pays a terriblement besoin d'avancer.
Edouard Philippe
lui propose une méthode. Une méthode. Une méthode, ça ne garantit pas tout, mais ça donne un cadre et ça donne un cap.
Et la seule méthode... En clair, c'est de
refaire l'UMP.
Écoutez,
l'UMP, moi je n'ai jamais été à l'UMP.
C'est
la
droite,
le centre, rassemblés
dans un seul et même parti. Ce qui
ne me
parle qu'à
moitié. Et ce que je peux vous dire aujourd'hui, c'est que pour avoir une majorité, il va falloir rassembler largement les électeurs de la droite et du centre et donc aussi les parlementaires et les groupes parlementaires de la droite et du centre. Ça se fait bien au Sénat. Alors certes, ce n'est pas le même mode électoral,
c'est un fonctionnement un peu
différent.
Vous n
'avez pas répondu à mes questions,
pourquoi Édouard Philippe est-il le
seul qui peut
prétendre avoir une
majorité ? Est-ce
que ça veut dire que les parlementaires sortant aujourd'hui, ceux qui voudraient être candidats aux législatives, doivent d'ores et déjà se positionner et d'ores et déjà rejoindre Édouard Philippe ? Est-ce que c'est ça la démarche
?
Là encore, moi je ne suis pas là pour tordre le bras des uns ou des autres. Ce que je dis, c'est qu'il va falloir l'entente et l'alliance la plus large possible.
Vous dites qu
'il
va falloir, il
y
a un travail, etc.
de rassemblement,
mais
concrètement, ça veut dire quoi ?
Oui,
et
il y a déjà des discussions. Vont-elles assez vite ? Selon moi, non. J'aimerais que les choses se décantent de manière plus rapide.
J
'aimerais que très rapidement, on ait là encore un candidat unique parce que l'Union fait la force et que la force fait la dynamique et qu'on aura besoin de cette dynamique dans les semaines et dans les mois à venir. Quoi qu'il en soit, le plus tôt sera le mieux et ça doit évidemment aussi concerner les élections législatives.
Le président de la République peut jouer ou doit jouer un rôle dans la désignation du favori de ce candidat unique ? Est-ce
qu
'il vaut mieux qu
'il
se taise ou est-ce que c'est important qu'il apporte son soutien publiquement à l'un ou l'autre des candidats en
ligne ?
Le rôle précis qu'il sera amené à jouer,
c
'est évidemment à lui de le dire et pas à moi. Ma conviction, c'est que le président de la République s'est toujours engagé et de manière très claire contre les extrêmes d'où qu'ils viennent, contre l'extrême gauche et contre l'extrême droite et donc il restera évidemment et je n
'ai
aucun doute là-dessus dans ce cap-là et dans cette dynamique-là. Ensuite, quelle forme ça pourrait prendre ou pas ? Ce n'est pas à moi de le dire et il est peut-être trop tôt pour le dire d'ailleurs.
Prenons juste le temps de reparler d'une des idées qui anime déjà cette campagne présidentielle, la question des retraites. Edouard Philippe dit nous allons tous devoir travailler un peu plus longtemps, c'est sa formule, il ne parle plus donc de travailler jusqu'à 67 ans. Qu'est-ce qu'il faut comprendre ? Ça veut dire quoi travailler un peu plus ?
On
est face à un mur démographique et face à ce mur démographique, je crois qu'il nous faut être extrêmement lucides. Le système tel qu'il fonctionne aujourd'hui et tel qu'il est bâti ne tiendra pas dans la durée si on ne travaille pas effectivement tous un peu plus longtemps. Je serai même un peu plus précise, si on n'est pas tous plus nombreux à travailler, c'est extrêmement important, donc un taux de chômage qui doit baisser et si on ne travaille pas tous ou presque tous, bien sûr, fonction du métier que l'on exerce, un peu plus longtemps.
C'est ce qu'on
a porté avec le
président de la République
depuis plusieurs
années. peut faire toute
une campagne sans être précis sur le sujet et dire ça sera un petit peu
plus
? Je n'ai aucun doute sur le fait qu'il sera précis et amené à détailler évidemment les propositions qui sont les siennes dans les semaines à venir.
Donc il y aura un
âge de départ repoussé à un moment ou à un autre.
Vous savez, c'est un discours que nous portons depuis plusieurs années maintenant avec le président de la République, notamment la réforme des retraites qui a été portée, les réformes de l'assurance chômage, la réforme du RSA. C'était des mesures qui n'étaient pas nécessairement populaires mais qui étaient nécessaires, nécessaires si on veut pouvoir continuer à avoir un système social qui soit soutenable. On ne peut pas avoir de moins en moins d'actifs et de plus en plus de retraités sans se dire que le déséquilibre du système amènera à un moment ou un autre tout ce système à s'effondrer. Je vais vous le dire autrement.
Si on ne travaille pas un peu plus longtemps, si on ne continue pas à réformer le système des retraites, alors c'est les pensions de retraite elles-mêmes
qui
seront amenées à diminuer. C'est le système social tel qu'il l'est aujourd'hui, je pense notamment aux questions essentielles que sont celles de la santé, qui sera amené à être dégradé et de manière beaucoup plus brutale que si on prend le temps de prendre ses décisions de manière proactive. Moi je ne veux pas que l'absence de décision nous amène dans une situation où d'autres les prennent à leur place et les exigent de la France. Parce que c'est ce qui pourrait se passer.
Vous parlez du FMI ?
Je
parle en tout cas d'instance supranationale qui dans le cas d'une crise financière ou de difficultés qui viendraient encore à s'aggraver et on voit l'évolution des taux directeurs notamment depuis quelques semaines impose à la
France
pardon je termine ma phrase d'abord impose à la France des décisions qu'on n'aurait pas prises de manière plus intelligente nous-mêmes. Est-ce que je redoute une crise financière ? Je pense que
en
l'absence de décision si on continue encore une fois dans les mois à venir au Parlement à refuser des mesures nécessaires notamment dans le cadre de ce que proposera le gouvernement sur le budget si les parlementaires venaient à bloquer l'adoption d'un projet de loi de finances pour 2027 la France court un réel risque.
La semaine prochaine il y
a
un petit anniversaire c'est les un an de Sébastien Lecornu à Matignon est-ce que vous pouvez nous décrire avec un ou deux mots le style Lecornu sa façon de travailler qui résume
c'est un an ?
Je dirais la sobriété
médiatique ça c'est sûr
oui sobriété médiatique mais pas uniquement je dirais la sobriété et le pragmatisme je crois que c'est quelqu'un qui n'est pas assis sur des certitudes et c'est d'ailleurs ce qui lui a permis de discuter avec les uns et les autres et ensuite qui effectivement dans un monde fait de punchlines de sorties médiatiques taux ditruantes a toujours conservé cette forme de sobriété dans la manière dont il s'exprime moins par stratégie mais parce que c'est profondément lui je crois pour le connaître un peu et donc ça dénote un peu dans un univers politique qui en 2026 est parfois très très bavard pardon bavard on peut utiliser ce mot
c'est un animateur ou un chef d'équipe Sébastien Lecornu
c
'est un chef d'équipe ce qui ne l'empêche pas d'animer l'équipe qu'il dirige mais c'est un chef d'équipe
ça
se passe au parlement alors
on va plutôt passer à tout et politique avec des sujets comme celui de la voiture électrique avec un boom des ventes des voitures électriques presque 4 voitures sur 10 vendues au mois d'août est-ce que Maude Bréjean vous êtes je le rappelle ministre déléguée à l'énergie est-ce que les infrastructures vont suivre est-ce qu'il y
aura
une résistance le réseau électrique va résister est-ce qu'il y
aura
suffisamment de bornes
oui et oui aux trois questions d'abord en quelques phrases dire qu'il
y
a un combat culturel qui a été gagné c'est celui de l'électrification ça a pris des années et c'est une victoire majeure pour la souveraineté du pays pour la souveraineté énergétique face aux grandes puissances qui nous vendent le gaz et le pétrole à des prix qu'ils fixent eux-mêmes et ça les français ils l'ont bien compris 38% vous le dites des voitures neuves vendues en août sont des voitures électriques c'était 19% l'année d'avant c'est dire à quel point cette révolution s'est faite rapidement au regard de la crise qu'on est en train de traverser des différentes crises d'ailleurs qu'on a traversé depuis ces
dernières années
avec un carburant qui passe pas en dessous des 2 euros aujourd'hui que ça soit du super ou que ça soit le diesel est-ce que vous dites déjà que ces prix ne baisseront plus jamais est
-ce
que vous dites il faut vraiment passer à l'électrique c'est le seul choix à faire aujourd'hui
alors
je ne suis pas en capacité de projeter les prix il y a dans 6, 12 ou 18 mois ce que je peux dire en revanche c'est que si on veut sortir de cette dépendance à des prix fixés par les autres si on veut sortir de notre dépendance à d'autres grandes puissances il y a une réponse c'est l'électrification et donc ça passe par la transition énergétique effectivement pour les véhicules mais aussi pour les modes de chauffage vous me demandiez si les infrastructures allaient suivre tout à l'heure la réponse est oui on a déjà plus de 200 000 bornes publiques 200 000 points de recharge en libre service en
France je
voudrais quand même vous entendre
sur une
situation cocasse qu'on a découvert cette semaine vous êtes donc ministre délégué à l'énergie et vous ne pouvez pas parler à propos d'électrification à la patronne de RTE c'est le réseau électrique c'est une filiale à 100% d'EDF parce qu'elle avait occupé précédemment le poste de secrétaire général adjoint de l'Elysée c'est une situation que vous qualifiez comment c'est cocasse ça peut
sembler extrêmement cocasse dans la manière dont ça a été lu et expliqué publiquement c'est en réalité un petit peu plus compliqué que ça le gouvernement a évidemment évidemment le droit et la légitimité d'échanger avec le réseau de transport d'électricité
mais
pas avec sa patronne
mais la patronne ne peut pas d'elle-même d'elle-même je le précise rentrer en contact directement avec la ministre de l'énergie ce qui ne signifie pas que de mon plein gré je ne peux pas convoquer par exemple la direction de RTE donc là encore je comprends que dans la manière dont ça a été expliqué ça puisse poser des questions les choses sont en réalité plus complexes que ça on peut trouver ça cocasse on peut trouver aussi normal qu'au sein du système français il y
a
des formes de garde-fou pour éviter tout conflit d'intérêts est-ce que parfois ça va un peu loin la réponse est oui c'est aussi le pendant d'une transparence et des garde-fous qui ont été longtemps demandés par les français mais bon en tout cas ça n'altère pas notre capacité à travailler au quotidien
pour revenir au concret vous avez annoncé le prolongement des aides gros rouleurs jusqu'à la fin du mois comment vous expliquez que moins d'un français sur deux qui a le droit à ces aides n'y
a
pas recouru
? peut
-être parce qu'il n'y a pas eu suffisamment de temps et c'est pour ça qu'on prolonge ces aides nous on dit une chose simple il y
a
un contexte budgétaire qui est difficile et il y a des français et des entreprises qui galèrent et qu'on ne laissera pas tomber on a fait un choix qui est un choix budgétaire important de reconduire de nouveau ces aides de reconduire d'abord les aides sectorielles donc pour les entreprises qui sont les plus dépendantes du
carburant les
agriculteurs on en
parlait
les
pêcheurs le BTP c'est 70 millions d'euros par mois donc c'est un effort qui est important et en parallèle il
y a
ce chèque gros rouleur qui était à destination d'environ 3 millions de français un peu moins de la moitié en ont déjà fait la demande et l'ont déjà touché ou vont le toucher dans les jours à venir pour les demandes les plus récentes il reste effectivement environ 1 million et demi de français qui y ont droit et qui n'ont pas fait la demande mais moi je leur dis de nouveau comme à chacune de mes interventions
médias
faites cette demande nous avons mis en place je le dis le portail et l'organisation la plus simple possible simple possible de telle façon que cette demande puisse être formulée rapidement de manière efficace sans que ce soit compliqué on sait que c'est parfois reproché à l'administration française là c'est simple celles et ceux qui y ont droit encore une fois connectez-vous sur le site dédié et faites la demande
Maude Bréjon porte-parole du gouvernement et ministre délégué à l'énergie était l'invité de ce grand jury bon dimanche à tous on se retrouve la semaine prochaine