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InterviewTélé Matin - France Télévisions· 10 mars 2025 9 minContradictoireActualité / polémiqueSolidarités & familleÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSécurité

Les 4 vérités - Aurore Bergé

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Bonjour et bienvenue. Il y aura aujourd'hui de nombreuses manifestations. L'une des principales revendications, c'est la question de l'égalité salariale.

  • 0:36OuverteRéponse directe

    On en est encore loin. Selon les chiffres de l'Insee en 2023, l'écart de salaire global entre les femmes et les hommes était encore de 22 %.

  • 1:18OuverteRéponse directe

    Les femmes sont dans des métiers où elles travaillent plus à temps partiel. Il faut comprendre que si c'est choisi, c'est aussi subi.

  • 2:02FerméeRéponse directe

    Les femmes sont moins bien payées?

  • 2:47RelanceRéponse directe

    Sur cette inégalité qui existe toujours sur les salaires et la différence de traitement entre les hommes et les femmes. La réforme des retraites est particulièrement pénalisante pour les femmes.

  • 4:01OuverteRéponse directe

    Nous vous recevons aussi pour la sortie de votre nouveau livre. Un des mots d'ordre, c'est la question des violences faites aux femmes.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:36A.BergéChiffre
    « C'est l'écart de revenu global. Ca ne prend pas en compte la question du temps partiel. Quand vous prenez à poste équivalent, ça tombe à 3 %. »
  • 1:18A.BergéFait
    « Les femmes sont sous-représentées dans des filières d'avenir et à haut potentiel de rémunération. Les métiers scientifiques et numériques sont essentiels pour notre souveraineté. »
  • 2:02A.BergéPromesse
    « Je souhaite qu'on puisse avoir un congé supplémentaire, après les congés maternité et paternité. Un congé de naissance. Le président de la République avait repris cette proposition. »
  • 2:47A.BergéChiffre
    « Le congé parental est très long, très peu indemnisé et très peu pris par les pères. Il y a moins de 1 % des pères qui le prennent contre 14 % des mères. »
  • 3:18A.BergéChiffre
    « La sanction peut aller jusqu'à 20 % du chiffre d'affaires de l'entreprise. »
  • 4:44A.BergéFait
    « Une femme victime de violences n'est pas une affaire de couple, ce n'est pas une affaire privée. C'est une affaire qui concerne toute la société. »
  • 5:25A.BergéFait
    « On accueille mieux la parole des femmes victimes. On signale beaucoup plus aujourd'hui quand il y a des difficultés, quand il y a des violences. »
  • 6:08A.BergéFait
    « Il y a une habitude de plus en plus grande à la violence dans la société. On s'accommode à une violence intrinsèque. »
  • 6:53A.BergéPromesse
    « Je recevrai tous les groupes politiques de l'Assemblée et du Sénat pour travailler avec eux et pour que l'on voie si on a besoin de cette loi-cadre. »
  • 7:34A.BergéFait
    « C'est la même chose. L'horizon que l'on fait pour tous nos enfants, c'est un horizon de liberté et d'émancipation. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

C'est l'heure de votre rendez-vous politique. J.Wittenberg reçoit la ministre de l'Egalité entre les femmes et les hommes et ministre de la Lutte contre les discriminations, A.Bergé. Bonjour et bienvenue. - J.Wittenberg: Bonjour, A.Bergé. Merci d'être avec nous ce matin, en cette Journée internationale des droits des femmes. Il y aura aujourd'hui de nombreuses manifestations. L'une des principales revendications, l'un des principaux mots d'ordre évoqués, c'est la question de l'égalité salariale.

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On en est encore loin. Selon les chiffres de l'Insee en 2023, l'écart de salaire global entre les femmes et les hommes était encore de 22 %. - A.Bergé: C'est l'écart de revenu global. Ca ne prend pas en compte la question du temps partiel. Quand vous prenez à poste équivalent, ça tombe à 3 %. C'est l'écart inexpliqué et inexplicable. Il y a des progrès. On progresse. 3 facteurs principaux expliquent ces écarts. Il y a la question du temps partiel.

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Les femmes sont dans des métiers où elles travaillent plus à temps partiel. Il faut comprendre que si c'est choisi, c'est aussi subi. Il y a la question des filières. Les femmes sont sous-représentées dans des filières d'avenir et à haut potentiel de rémunération. Les métiers scientifiques et numériques sont essentiels pour notre souveraineté. - J.Wittenberg: Les femmes sont moins bien payées? - A.Bergé: On a des pénuries de main-d'oeuvre. Les femmes sont attendues et demandées. C'est les questions sur lesquelles il faut travailler: comment garantir aux petites filles qu'elles aillent

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vers ces secteurs-là? La parentalité pèse sur les femmes, mais pas sur les pères. Je souhaite qu'on puisse avoir un congé supplémentaire, après les congés maternité et paternité. Un congé de naissance. Le président de la République avait repris cette proposition. Il faut qu'on le fasse. C'est mon rôle... - J.Wittenberg: Et aussi pousser les hommes à prendre plus de congés aujourd'hui. - A.Bergé: Le congé parental est très long, très peu indemnisé et très peu pris par les pères. Il y a moins de 1 % des pères qui le prennent contre 14 % des mères. On aura sans doute la possibilité que des hommes et des femmes

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puissent le prendre. - J.Wittenberg: Sur cette inégalité qui existe toujours sur les salaires et la différence de traitement entre les hommes et les femmes. La réforme des retraites, décriée par les syndicats, est particulièrement pénalisante pour les femmes qui ont le plus souvent eu des carrières hachées. Que répondez-vous à cela? - A.Bergé: La retraite est la conséquence de la carrière qu'on a eue ou pas. J'ai 38 ans. Je ne veux pas me dire qu'on va rattraper et corriger les inégalités quand j'aurai 64 ans. Je veux qu'il y en ait moins tout au long

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de la vie. D'où la question de la parentalité, le fait que, quand on a mis en place l'index d'inégalités, personne n'y croyait vraiment. La sanction peut aller jusqu'à 20 % du chiffre d'affaires de l'entreprise. Les entreprises ont jusqu'au 1er mars pour déposer leur index, chaque année. Avec A.Panosyan-Bouvet, on va transposer une directive européenne pour garantir plus de transparence. Tout l'enjeu de l'égalité, c'est qu'il faut les corriger tout au long de la vie, notamment la parentalité qui est insuffisamment prise en compte ou trop pénalisante pour les femmes, aujourd'hui. - J.Wittenberg: Nous vous recevons aussi pour la sortie de votre nouveau livre: "Nos combats pour la République". Vous évoquez beaucoup de choses, des propositions, votre parcours... Un des mots d'ordre, en tout cas ce qu'on entendra aujourd'hui dans les manifestations, c'est la question des violences faites aux femmes. Vous revenez sur l'épisode douloureux du 7 mars 2023 où vous aviez dit à l'Assemblée nationale: "Je sais de quoi je parle."

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Le phénomène est toujours là, on le voit dans les chiffres. Vous estimez qu'il y a un véritable phénomène de société qui fait débat. - A.Bergé: Une femme victime de violences n'est pas une affaire de couple, ce n'est pas une affaire privée. C'est une affaire qui concerne toute la société, sur laquelle on doit tous se sentir concernés. Il y a ce que la loi fait, ce qui a changé, comme la formation des policiers, des gendarmes, des magistrats... On accueille mieux la parole des femmes victimes. On signale beaucoup plus aujourd'hui quand il y a des difficultés, quand il y a des violences. Tant mieux. Les femmes doivent connaître leurs droits. A partir du moment où elles subissent des violences,

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où elles quittent le conjoint violent, elles peuvent bénéficier d'ordonnances de protection, d'un Téléphone grave danger. C'est important que chacun et chacune connaisse ses droits. Le 39 19 est un numéro pour les victimes et pour les témoins. C'est un numéro accessible 24h/24 et 7j/7. Je sais de quoi je parle. Comme des milliers de femmes qui ont eu à le vivre, notre enjeu est d'arriver à s'en sortir. - J.Wittenberg: Vous venez d'évoquer les moyens de lutte,

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mais ce phénomène reste grandissant. C'est un phénomène de société. A quels facteurs est-ce attribué? - A.Bergé: Il y a une habitude de plus en plus grande à la violence dans la société. On s'accommode à une violence intrinsèque. On ne devrait jamais s'y accommoder. On met à distance la violence en se disant: "Ca ne peut pas être dans ma famille, dans mon couple." Statistiquement, si. Soit on l'a nous-mêmes subie, soit on connaît quelqu'un qui a subi ça. Ca doit concerner l'ensemble de la société. La question d'une loi-cadre sur les violences est une revendication forte des mobilisations. Je recevrai tous les groupes politiques de l'Assemblée

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et du Sénat pour travailler avec eux et pour que l'on voie si on a besoin de cette loi-cadre. - J.Wittenberg: Vous vous prononcez pour une mesure choc: l'interdiction du voile islamique pour les jeunes filles. - A.Bergé: Pour les petites filles. C'est un phénomène qu'on voit se répandre dans un certain nombre de nos quartiers. - J.Wittenberg: Vous ne voulez plus que des jeunes filles de moins de 15 ans... - A.Bergé: A 15 ans, c'est l'âge où on est libres de consentir. Avant, on n'est pas libres de choisir. On suit les prescriptions qui sont celles de nos parents. C'est normal sur bien des aspects. - J.Wittenberg: Ce sont des policiers dans la rue qui vont verbaliser des adolescentes? - A.Bergé: C'est les parents qui sont responsables de dire ça

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à leur enfant. Une fille de 7 ans ne va pas commander un voile islamique dans un magasin. - J.Wittenberg: Et si c'est une jeune fille de 13 ans ou de 14 ans? - A.Bergé: C'est la même chose. L'horizon que l'on fait pour tous nos enfants, c'est un horizon de liberté et d'émancipation. Ce n'est pas pour mettre en place des prescriptions sur la tête de nos enfants dès le plus jeune âge. On leur impose de se couvrir les cheveux... - J.Wittenberg: Est-ce qu'il n'y a pas des jeunes filles qui souhaitent...

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On peut imaginer qu'à 13 ou 14 ans, elles ont déjà un libre arbitre, une volonté de porter le voile islamique. - A.Bergé: On peut toujours discuter d'un âge ou pas. Il faut garantir la liberté et l'émancipation. C'est ça, le socle de la République. J'appartiens à une génération pour laquelle la République et la laicité sont de moins en moins respectées. Il faut remettre cette République au coeur de notre société. Il faut protéger nos enfants, les adolescents.