L'invité politique Sud Radio - Aurélien Pradié, député du Lot, est l'invité politique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 24 %Attaque 61 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:36OuverteRéponse directe
Parcoursup en partie sacrifié, est-ce qu'il fallait en arriver là ou est-ce qu'on ne dit pas tout à fait la vérité aux lycéens ?
- 1:59OuverteRéponse directe
Parcoursup, est-ce que c'est le symbole de ce qui ne fonctionne pas dans notre pays ?
- 3:31OuverteRéponse directe
Vous pensez qu'aujourd'hui, il y a une très grande inquiétude au sommet de l'État ?
- 5:45FerméeRéponse partielle
La démission d'Emmanuel Macron, elle est inéluctable ? Vous la demandez ?
- 6:59OuverteRéponse directe
A quoi vous fait penser cette phrase d'Emmanuel Macron : 'normal qu'à six mois d'une élection présidentielle, notre pays soit dans cet état d'ébullition' ?
- 8:37OuverteRéponse directe
Parlons de 2027, vous avez quitté officiellement Les Républicains, vous étiez en désaccord notamment au moment de la réforme des retraites. Et puis, vous avez fondé votre mouvement, Les Bâtisseurs. Vous rêvez d'une bande, dites-vous.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:40Invité politiqueFait
« D'abord je pense qu'il faut sacrifier Parcoursup parce que ce système-là est tout sauf un système juste, un vrai système de sélection. »
- 0:53Invité politiqueFait
« C'est une machine bureaucratique qui écrase y compris des avenirs de beaucoup de lycéens et de nos enfants. »
- 0:58Invité politiqueFait
« Je ne suis pas du tout attaché à Parcoursup qui est une connerie pour dire les choses très simplement »
- 1:24Invité politiqueFait
« On leur ment avec un baccalauréat presque donné avec facilité. »
- 2:32Invité politiqueFait
« Comme le politique ne veut pas prendre ses responsabilités, ne veut pas assumer de dire voilà comment on va sélectionner à l'université, voilà comment on va faire en sorte que vous n'ayez pas le bac, même si vous ne le méritez pas. »
- 3:56Invité politiqueFait
« Il est composé de briques et de brocs, de personnalités politiques qui ne sont pas issues d'une majorité parlementaire. »
- 4:44Invité politiqueFait
« Aujourd'hui, le roi est nu. Le roi, le président de la République et ceux qui le représentent. Ils sont en slip. »
- 8:54Invité politiqueFait
« Quand j'ai quitté Les Républicains, je ne l'ai pas fait par caprice ou par humeur. Je l'ai fait parce que déjà à l'époque, et c'était un peu tôt, j'étais certain que cette époque-là était en train de mourir. »
- 9:10Invité politiqueFait
« Entre-temps, une partie des Républicains sont rentrés au gouvernement d'Emmanuel Macron. M. Retailleau a été ministre d'Emmanuel Macron. »
- 17:25Invité politiqueChiffre
« Depuis un an, notre excédent de production agricole, excédent économique, est passé de près de 5 milliards à 0,2 milliards. »
- 25:22Invité politiqueChiffre
« 10 millions d'armes circulent illégalement dans notre pays. »
- 25:27Invité politiqueChiffre
« L'année dernière, les douanes ont une augmentation de saisie d'armes de guerre de 40%. »
- 27:30Invité politiqueFait
« c'est le fascisme. Ça commence par ça. »
- 27:33Invité politiqueFait
« M. Mélenchon cible des journalistes, ses amis et ses sbires le font et ça finit par des prises à partie physiques dans les manifestations. »
- 27:46Invité politiqueFait
« c'est effectivement les prémices de ce qu'est une méthode fasciste au sens premier du terme. »
- 28:00Invité politiqueFait
« mais de permettre aux médias d'exister, de vivre et de faire leur travail. »
Temps de parole
- Aurélien Pradié72 %
- Présentateur18 %
- Invité4 %
- ?3 %
≈ 26,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Sud Radio, l'invité politique,
Jacques
Cardoze. 8h30 tout pile à l'écoute de Sud Radio, c'est l'heure du grand entretien politique. Aujourd'hui Jacques, vous recevez Aurélien Pradier, député du Lot. Bonjour Aurélien Pradier. Bonjour. Vous êtes ancien membre des Républicains, vous avez fondé votre mouvement qui s'appelle Les Bâtisseurs et vous dites que vous voulez monter une bande pour sauver la France. On va y revenir dans quelques secondes. D'abord l'actualité, c'est cette réponse du gouvernement à la colère lycéenne et étudiante. Parcoursup en partie sacrifié, est-ce qu'il fallait en arriver là ou est-ce qu'on ne dit pas tout à fait la vérité aux lycéens ?
Les
deux. D'abord je pense qu'il faut sacrifier Parcoursup parce que ce système-là est tout sauf un système juste, un vrai système de sélection. C'est une machine bureaucratique qui écrase y compris des avenirs de beaucoup de lycéens et de nos enfants. Et je ne suis pas du tout attaché à Parcoursup qui est une connerie pour dire les choses très simplement et qui est l'illustration de ce que la bureaucratie peut faire de mieux, de système. Je vous mets au défi de vous faire expliquer ce qui fait que vous sortez en bonne position ou pas de Parcoursup.
Et
vous imaginez bien que quand vous choisissez un peu de votre avenir, si vous n'êtes même pas foutu état d'expliquer comment les choses se sélectionnent, ça n'a pas de sens. Donc je n'en fais pas un totem. Pour le reste, là où on leur ment, c'est qu'il faudra quelque chose pour remplacer Parcoursup. Et qu'il y
a
un mot qu'on ne veut pas prononcer, qui est celui de la sélection. On leur ment avec un baccalauréat presque donné avec facilité. Alors ça fait plaisir à tout le monde. Et moi, je suis la génération qui a un peu bénéficié de ça aussi. Et ça nous fait plaisir. Mais la vérité, c'est qu
'on
sacrifie l'avenir. Et donc la question, c'est qu'est-ce qui va remplacer Parcoursup ? Et est-ce que le gouvernement va vraiment supprimer Parcoursup ou remplacer Parcoursup ? Vous voyez bien qu'on est encore... Moi, je trouve ça absolument délirant. Ça fait trois semaines désormais que notre pays est à feu et à sang quasiment. Et le gouvernement trouve tout juste le moment pour consulter les organisations syndicales et essayer de trouver une porte de sortie. Tout ça me paraît dingue, absolument dingue.
Mais Parcoursup, on viendra à la position du gouvernement, je dirais politique, mais Parcoursup, est-ce que c'est le symbole de ce qui ne fonctionne pas dans notre pays ? C'est-à-dire une idée qui a priori se comprend, puisqu'il s'agit de la sélection. Et c'est normal de sélection, tout le monde ne peut pas tout faire dans la vie. Mais avec des moyens qui sont kafkaïens.
C
'est très intéressant Parcoursup.
Parce qu'en effet, c'est l'illustration de ce en quoi on est rendu notre pays. D'abord, un système absolument bureaucratique. J'insiste sur ce point parce que c'est symptomatique de notre pays. Et comme le politique ne veut pas prendre ses responsabilités, ne veut pas assumer de dire voilà comment on va sélectionner à l'université, voilà comment on va faire en sorte que vous n'ayez pas le bac, même si vous ne le méritez pas. Comme on n'a pas ce courage-là, on renvoie vers les algorithmes. Vous savez, la bureaucratie,
c
'est une facilité pour les lâches politiques. Parce que la bureaucratie, c'est une manière de se planquer. Ça a de tout temps été ça, dans notre histoire, y compris la plus dramatique. La bureaucratie était un paravent pour tous ceux qui ne voulaient pas assumer leurs responsabilités politiques. Et Parcoursup a amené la démonstration. Là où c'est intéressant aussi, c'est qu'on commence à nous dire ce qu'on nous dit depuis 15 ans dans ce pays.
On
ne
peut
pas faire autrement.
Il
va falloir faire avec. C'est le moindre mal. Vous savez, c'est cette idée d'une espèce de fatalité politique. Vous ne supportez plus cette phrase ? Je ne supporte plus. Il y
a
une phrase que je ne supporte plus depuis quelques temps, c'est le « c'est compliqué ». Quand on est à la tête d'un grand pays comme la France, qu'on est un responsable politique, passer son temps à dire « c'est compliqué », c'est passer son temps à abdiquer. Et je ne supporte plus cette forfaiture politique.
Alors, vous l'avez abordé, le gouvernement a donc mis trois semaines, un mois à réagir, là aussi par manque de courage selon vous
? Oui,
et puis par habitude. Parce qu'en fait, ce gouvernement a une particularité, c'est qu
'il
arrive à se sauver la peau depuis déjà un petit bout de temps. Toujours sur des malentendus.
C
'est un gouvernement qui n'a aucune légitimité politique, électorale, il
faut
dire les choses clairement. Il est composé de briques et de brocs, de personnalités politiques qui ne sont pas issues d'une majorité parlementaire. Il faut être lucide sur cette réalité. Mais en fait, on s'habitue avec toujours un bon argument qui est que la situation pourrait être pire.
Et
donc, un jour, on nous dit « vous vous rendez compte, si ce n
'est
pas eux, ce seront les mélanchonistes ». Alors évidemment, ça nous fait tous peur, moi le premier. Et on se dit « bon, tant mieux, on va prendre ce qui passe pour éviter le pire ». Puis le lendemain,
on
dit « si ce n'était pas eux, ce serait le Rassemblement National ». Bon, très bien, alors on va prendre tout ça au milieu.
Et
petit à petit, on s'habitue à cette idée qu'on peut gouverner ce pays sans légitimité politique. Eh bien moi, je ne le crois pas. Et je pense que les moments de crise comme ceux que nous connaissons aujourd'hui, qui sont des crises très graves, elles ont une faculté, c'est de faire tomber les masques. Aujourd'hui, le roi est nu. Le roi, le président de la République et ceux qui le représentent. Ils sont en slip.
Vous pensez qu'aujourd'hui, il y a une très grande inquiétude au sommet de l'État, à travers les déclarations qui sont faites ici ou là. On a vu un Emmanuel Macron qui, le week-end, il y a deux semaines, à la veille de partir dans le golfe, avait tendance à vouloir minimiser, calmer les esprits, mais sans répondre directement. Et puis, changement de braquet une semaine après.
Écoutez,
j'espère qu'ils sont inquiets.
Parce
que dans une période comme celle-ci, ce qui sera encore plus grave,
au
-delà de l'incompréhension, de l'incompétence, de l'incurie en fait,
ce
serait le manque de lucidité.
Enfin, ce
qui est très très difficile pour nous tous, vous comme moi et ceux qui nous écoutent sûrement,
c
'est qu
'on
finirait presque par s'habituer. À force que chaque jour, on en rajoute une couche, on finirait par s'habituer. Si au plus haut niveau de l'État, il s'habitue à cette situation, c'est que là, il n'y a plus rien à récupérer.
Aurélien Pradié, député du Lot.
À
vous écouter, ça signifie que la démission d'Emmanuel Macron, elle est inéluctable ? Vous la demandez ?
Non,
je ne la demande pas pour deux raisons. D'abord parce que je pense que si je la demandais,
il
ne m'écouterait pas. Donc ça ne sert à rien de s'époumonner dans le vide.
Et
ensuite, parce que je n'aime pas trop cette idée de créer un précédent. Moi, je suis un gaulliste, je crois à la présidence de la République. Je pense qu'un président de la République, quand il est à la hauteur, peut faire beaucoup de choses. Et si on commence à s'habituer à faire démissionner les présidents de la République avant la fin de leur mandat, alors pour les prochains, y compris quand ils auront des qualités, tout ça risque de créer un mauvais précédent.
Et
puis, vous savez, n'est pas De Gaulle qui veut. De Gaulle avait démissionné. Et avec du recul, on se dit que, au fond, c'était quand même d'une stature considérable. Parce qu'à ce moment-là, il avait compris que l'avenir du pays serait plus profitable s'il se retirait de la scène politique.
Mais
je le redis pour ça, il faut avoir un tout petit peu de De Gaulle, ce qui n'est pas le cas du tout aujourd'hui d'Emmanuel Macron.
Alors Emmanuel Macron, qui était en déplacement à Marseille, le président de la République a jugé
pas
normal qu'à six mois d'une élection présidentielle, notre pays soit dans cet état d'ébullition. Comme s'il était spectateur. A quoi vous fait penser cette phrase
? Vous
avez raison, il est spectateur. Spectateur de son propre désastre. Moi, ça me terrifie. Son comportement me terrifie. Je vais vous dire, je pense qu'il y a une déconnexion absolument profonde de ce qu'est le pays.
Peut
-être que c'est une manière de se protéger lui-même, de ne pas vouloir voir le champ de ruines dans lequel il est.
Moi,
je n'ai jamais soutenu Emmanuel Macron. Mais je pense à tous ceux qui l'ont fait. Il
y
en
a
dans notre pays. Qui ont voté pour lui, y compris
en
2017. Et qui l'ont fait sûrement avec l'espérance qu'il puisse changer les choses. Quel gâchis
!
Quel gâchis
! Parce
que là où Emmanuel Macron avait une bonne intuition en 2017,
c
'est qu'il avait compris qu'il fallait révolutionner ce pays. Au sens positif du terme. Et en ne le faisant pas,
il
a laissé les deux extrêmes mener la révolution dans ce pays.
Il est responsable de ces deux extrêmes qui aujourd'hui sont aux portes du pouvoir
?
Évidemment. Alors peut-être pas seulement lui.
Peut
-être qu'il est arrivé aussi à un moment qui était le moment d'une fin d'un cycle politique. Moi, je crois beaucoup au fait que depuis 30 ans, la classe politique a eu à gérer les affaires courantes.
Que
depuis l'après-guerre, au fond, la classe politique n'a pas eu à faire l'histoire.
Parce
que la mondialisation, parce que l'économie de marché, parce que le libre-échange, tout ça faisait qu'au fond, nous vivions assez confortablement. Et peut-être même que la société d'hyper-consommation, dans laquelle on est baigné les uns les autres, nous avait un peu confi, nous avait fait oublier les grands enjeux. Là, nous sommes au retour d'une époque où l'histoire doit se faire. Et c
'est
d'ailleurs, dans tout ce que je dis, ce qui me donne de l'espoir. C'est que moi, en fait, je ne suis pas du tout désespéré, je suis juste impatient qu'enfin la politique puisse être à la hauteur des défis.
Alors précisément, parlons de 2027, vous avez quitté officiellement Les Républicains, vous, en juin 2024. Vous étiez en désaccord, notamment au moment de la réforme des retraites. Et puis, vous avez fondé votre mouvement, Les Bâtisseurs. Vous rêvez d'une bande, dites-vous. Avec qui
? D
'abord, quand j'ai quitté Les Républicains, je ne l'ai pas fait par caprice ou par humeur. Je l'ai fait parce que déjà à l'époque, et c'était un peu tôt, j'étais certain que cette époque-là était en train de mourir. Et on en a la démonstration aujourd'hui. Entre-temps, une partie des Républicains sont rentrés au gouvernement d'Emmanuel Macron. M. Retailleau a été ministre d'Emmanuel Macron. Il peut s'en défendre, mais c'est la vérité.
Et
on voit aujourd'hui où est-ce qu'on en est. Donc je pense qu'il faut bâtir autre chose. Et si je reprends mes réflexes gaullistes, même si je sais qu'ils paraissent un peu datés,
quand
le pays a besoin de reconstruire tout de fond en comble,
il
faut qu'il y ait une vraie bande qui le fasse.
Il
faut des personnalités patriotes de droite et de gauche capables de se rassembler. C'est ce qu'on a fait au moment du Conseil National de la Résistance, c'est ce qu'on a fait au moment de la création de la Ve République. Alors je sais, ça paraît un peu muséographique de dire tout ça, mais quand même, il faut se souvenir aussi de notre histoire.
Donc
ce que vous appelez, c'est une forme d'union, d'un gouvernement d'union nationale, de patriotes républicains ?
Je
souhaite le rassemblement de
quelques
pirates dans ce pays. Je souhaite le rassemblement, vous savez, comme le disait Malraux, des farfelus, de ceux qui a priori paraissent un peu étranges parce qu'ils sont inclassables, parce qu'ils sont des électrons libres, et qui vont se dire à un moment, eh bien c'est le moment de faire bande commune pour redresser ce pays. Jean-Louis Borloo a parlé de mécano de la République. Oui, il a raison, c'est une des possibilités, mais vous voyez bien qu'il y
a
des gens bizarres,
il
y en a quelques-uns qui émergent dans ce
pays. Alors
qui, justement ? Avec
qui vous pourriez ? Natacha
Polony ? Vous avez Natacha Polony, je ne
suis
pas en train de dire qu'il faut que ce soit cette équipe, mais vous parlez de Jean-Louis Borloo, vous pourrez parler de Robert Ménard, vous pourrez parler de tant d'autres, ce sont des gens bizarres.
Ce
sont des gens bizarres, ils sont difficiles à classer, tout seul, ils n'y arrivent pas, tout seul,
ils
n'y arrivent pas, mais le seul moment où ça peut faire quelque chose, c'est un rassemblement. Alors je sais que quand je disais ça il
y
a plusieurs mois, on me regardait avec des gros yeux, en se disant ce type est dingue, c'est un sympathique garçon du lot, il rêve. Je vois qu'au fur et à mesure, on me regarde avec des yeux un peu plus crédibles, et je pense que c'est ce qui arrivera au début de l'année prochaine, parce que tout le reste sera balayé.
Mais vous pouvez même susciter l'envie, la seule question c'est qu'on est dans la Ve République, et à un moment donné il faut un leader, qui pourrait incarner tout cela ?
Oui, et bien c'est la question qu'il va falloir que tous les gens bizarres se posent. Si c'était facile, ce serait déjà fait depuis longtemps. En tous les cas, il y
a
une chose à laquelle je ne crois pas,
c
'est la primaire. C
'est
-à
-dire
ce truc-là, qui est une espèce d'hygiénisation de la vie politique, comme on est infoutu de se mettre d'accord, et de trouver un leader, c'est-à
-dire
de prendre nos responsabilités, on confie à un système, un peu comme Parcoursup, vous voyez, le soin de choisir le moins mauvais de tous.
Aurélien Pradié, procédons par ordre, c'est pour quand le lancement de cette bande ? La rentrée, janvier ? Je crois qu'il faut d'abord que tout le reste craque.
Voilà, c'est mon côté, peut-être le seul côté révolutionnaire que j'ai. En fait, c
'est
le seul côté gaulliste que j'ai. Je crois au bouleversement, quand la situation le nécessite. Je souhaite que ce bouleversement soit tenu par des républicains et des patriotes, et pas par des fous furieux. Et je pense qu'il faut encore laisser la fin de l'année.
D
'ailleurs, vous voyez bien que c'est en train de se... La baignoire est en train de se vider.
Vous en avez cité quelques-uns, Natacha Poligny, Jean-Louis Borloo, pourquoi pas ? Je comprends que M. Retailleau n'en ferait pas partie, dans votre esprit.
Moi, je considère que quand on a été ministre d'État d'Emmanuel Macron, quand on a collaboré avec Emmanuel Macron, on fait partie de l'ancienne époque. Alors
c'est très
bien,
mais...
Collaborer.
Écoutez, quand vous êtes tous les mercredis autour de la table du Conseil des ministres avec Emmanuel Macron comme chef, je suis désolé, on peut me faire des nœuds à la tête, mais ça s'appelle participer au gouvernement d'Emmanuel Macron.
Édouard Philippe non plus, j'imagine, ne trouve pas grâce à vos yeux ?
Il a été premier ministre d'Emmanuel Macron. Vous savez,
les
fins d'époque, ça vide complètement la baignoire. Alors il y
a
des gens de qualité parfois dans la baignoire, mais c'est comme ça. On ne
peut
pas avoir le beurre, l'argent du beurre et les fesses de la crémière.
Quelle ligne directrice pour ces mécanos de la République ?
La
rébellion. Je pense que vraiment, nous avons besoin de retrouver un esprit rebelle dans ce pays. Mais pas la rébellion des fous furieux dont on entend parler aujourd'hui, mais la rébellion de ceux qui croient profondément en l'avenir de ce pays. La rébellion capable de dire que désormais notre pays redevient souverain, y compris du point de vue européen. La rébellion qui fait qu'on retrouve un outil de production, qu'on fait sauter les normes qui aujourd'hui nous écrasent, qu'on reprend notre destin en même.
Donc Aurélien Pradié, à vous entendre là en quelques phrases, c'est souverainisme
? Oui,
le souverainisme. Réindustrialisation ? Mais parce que c'est la
clé.
La fin de la
mondialisation ? Vous savez, vous voyez bien aujourd'hui qu'un des drames, on en parle trop peu, mais c'est l'absence de production dans notre pays. Parce qu'on est devenu dépendant des autres. Et c'était confortable. On ne voulait plus d'usines. Donc on a confié aux Chinois le soin de faire ce qui nous paraissait plus tout à fait à notre niveau. On était devenu une société tellement embourgeoisée, si j'ose dire, au sens premier du terme, qu'on ne considérait plus nécessaire de produire. Il nous suffisait de consommer. Et toute cette tertiarisation de la société a produit l'effondrement, y compris nos systèmes de solidarité.
Donc oui, la production, c'est à la fois un acte nécessaire de révolution économique, mais aussi morale, parce qu'une nation qui fabrique, qui produit, qui construit, est une nation incroyablement plus fière. Et puis on va s'occuper de quelques grands défis. Vous voyez, en ce moment, je travaille beaucoup sur la question de la mortalité infantile, puisque nous sommes désormais un des derniers pays d'Europe en termes de lutte contre la mortalité des bébés de moins d'un an. Ça devrait nous empêcher de dormir matin, midi et soir. Voilà autant de sujets qui doivent réveiller chez nous un esprit de rébellion
et
ensuite un esprit de reconstruction. Vous disiez à l'instant, nous,
on n
'est
pas des fous furieux. Vous pensez à qui ?
Je pense que les LFistes, Mélenchonistes et tout ce qui se greffe autour, y compris qui, à mon avis, dépassent même LFI, les mouvements d'ultra-gauche, dépassent le cadre de la France insoumise, sont des fous furieux. En fait, je me trompe en vous disant « fous furieux
». Ils
ne sont pas fous.
Ils
savent exactement ce qu
'ils
veulent faire. Il y
a
une vraie stratégie politique derrière, de déstabilisation du pays, de création de chaos dans le pays. J'en suis convaincu. Et donc, ce ne sont pas des fous furieux, je me trompe en le disant, en réalité. Ce sont des adversaires de ce qu
'est
la République et la France. Par exemple,
à titre d'exemple, Jean-Luc Mélenchon vient de déclarer dans un podcast ces dernières heures qu'il pensait, s'il accédait au pouvoir, à capter l'héritage qu'il faudrait reprendre cette vieille idée qui est celle de Karl Marx et qui a même été défendue par Léon Blum.
Chez Jean-Luc Mélenchon, la violence des mots précède toujours la violence des gestes. Et d'ailleurs, c'est un homme qui a trop de culture, parce que c'est un homme cultivé, pour ignorer que la parole politique, elle peut produire des gestes.
Ça
vaut d'un côté comme de l'autre, d'ailleurs. Ça vaut y compris au Rassemblement National, où les mots peuvent produire des actes violents et on a une responsabilité, nous, politique. Mais la vraie révolution, le véritable anéantissement que Jean-Luc Mélenchon porte, il n
'est
pas seulement économique, il est moral.
C
'est l'écrasement de notre histoire et de nos valeurs profondes. C'est l'effacement de ce qu'est la France et la culture française. Et c'est l'émergence de communautés contre la communauté nationale. Ça, c'est encore plus grave.
Je ne vous ai pas posé la question. François Ruffin, il pourrait faire partie de ces mécanos de la République ?
Ah, c'est quelqu'un de bizarre, François Ruffin. Mais, vous savez, pour être vraiment bizarre et farfelu, il faut arracher totalement sa liberté. Il faut être capable
de couper les
ponts. Mais c'est parfois difficile d'arracher sa liberté. Moi, je l'ai fait vis-à-vis de ma famille politique. Il y
a
des conséquences négatives aussi. Mais je pense que le premier chemin de la reconstruction et du rassurement des gens bizarres, c'est un chemin de liberté.
Aurélien Pradier, député du Lot est notre invité ce matin. Vous êtes fondateur des Bâtisseurs. Dans la deuxième partie de cet entretien, un auditeur vous interrogera. Et puis, il y aura également l'actualité de Benjamin Glaze sur les réseaux sociaux. Et votre carte blanche sera consacrée à la crise agricole dont on parle effectivement trop peu. A tout de suite.
Le
Grand Matin Sud Radio, 7h10, Jacques Cardoz. Aurélien Pradier, député du Lot et fondateur des Bâtisseurs est notre invité dans Le Grand Matin de Sud Radio. Aurélien Pradier, commençons par vos trois minutes pour convaincre. Vous avez souhaité nous parler de la crise agricole.
Oui,
parce qu'au milieu de toutes les autres crises, il y en a certaines qu
'on
finit par oublier. Aujourd'hui, nous laissons mourir notre agriculture dans notre pays. Nos agriculteurs crèvent. Les solutions qui leur sont proposées sont absolument dérisoires. Et je vais vous donner un chiffre pour que nos concitoyens comprennent bien. Depuis un an, notre excédent de production agricole, excédent économique, est passé de près de 5 milliards à 0,2 milliards.
Il
faut mesurer l'effondrement de ce qui d'abord façonne notre pays, l'agriculture, avec ses valeurs, mais aussi de ce qui façonne notre économie. Tous les pays du monde, y compris ceux qui sont en guerre, aujourd'hui, s'arment avec des armes, avec une armée, mais aussi avec une souveraineté alimentaire.
Et
donc, je voulais consacrer cette carte blanche à nos agriculteurs parce qu'ils sont aujourd'hui abandonnés. Dans le Lodge, je le vois, je me bats autant que je peux à leur côté. Avec quelle proposition, Aurélien Pradier ? D'abord, la question des revenus. Parce que c'est le cœur du sujet. On va pouvoir éponger autant qu'on peut les dettes. Et la question, c'est comment on redonne à nos agriculteurs du revenu. Et pour ça, il faut leur permettre de produire. Il
y a
notamment un sujet très concret qui est l'accès à l'eau. On est aujourd'hui un pays dans lequel on ne sait plus produire d'accès à l'eau, de faire de retenues d'eau pour des raisons idéologiques la plupart du temps et normatives. Or, on ne produira rien dans notre pays sans eau. La première urgence, pour moi, c'est de permettre à nos agriculteurs d'accéder enfin à l'eau. Est-ce que vous diriez qu'il faudrait
un plan Marshall pour l'agriculture ?
Il en faut pour l'agriculture comme pour tous les autres sujets. Mais l'agriculture est essentielle parce que notre pays sans agriculture n'est plus notre pays.
Et
parce que dans le concert des pays du monde aujourd'hui, y compris dans les batailles qui s'organisent et parfois les guerres, si nous ne sommes plus souverains d'un point de vue alimentaire, alors on perdra toutes les batailles qui viennent.
On va poursuivre ce qu'on m'atteint cette interview avec la question d'un auditeur.
Bonjour. Pensez-vous que le RN ou l'extrême droite et tous ceux qui ont participé à dédiaboliser le RN portent une responsabilité dans l'assassinat raciste de Trappes ou du moins dans la polarisation de notre société
? Tout
le monde a une responsabilité dès lors que les mots prononcés sont des mots qui légitiment la violence.
Et
je suis très dur avec Jean-Luc Mélenchon tout comme je le suis avec Éric Zemmour. Vous savez, c'est la petite goutte qui finit par percer la pierre. Alors évidemment, dans l'esprit de notre auditeur, dans le vote, dans le mien, quand on entend des mots qui sont des mots de violence, on sait les relativiser, on sait ne pas passer aux actes.
Mais
la parole politique, elle tombe entre les mains de tout le monde et parfois de n'importe qui. Donc oui, la violence, elle commence par les mots.
Mais vous dites Éric Zemmour, pas Marine Le Pen, pas le RN.
Je pourrais dire le RN de la même manière. Marine Le Pen sait mieux se comporter depuis quelques temps. Je pense qu'elle est toujours la même. Je pense que la clique qui l'entoure est toujours la même. Je pense que Jordan Bardella qui manifestement en privé sait tenir des propos d'une extrême gravité, y contribue. Tous ceux qui ont des mots, y compris parfois de révision de l'histoire, ont une responsabilité. Vous savez, Éric Zemmour, ça m'avait beaucoup choqué. Moi à l'époque,
je
suis un gaulliste, un patriote. La phrase qu'il avait prononcée qu'on a presque oubliée sur le fait que le maréchal Pétain avait sauvé des Juifs français
est
une phrase qui aurait dû réveiller dans notre pays même pas un débat, mais une levée de bouclier historique parce que c'est factuellement faux. On a laissé passer. Ça
avait été le cas. Plus ou moins. Oui,
mais je pense que plutôt plus que moi, en tous les cas, moi je ne l'ai pas obligé.
Pas
suffisamment pour vous.
En
tous les cas.
Pas
suffisamment.
On va passer à l'actualité des réseaux sociaux avec Benjamin Glaze qui nous a rejoint.
Bonjour Aurélien Prélier.
Je
voudrais vous faire écouter, mais vous l'avez sans doute déjà entendu, cette déclaration choc d'Emmanuel Macron hier depuis Marseille. Ils sont épris aux réseaux sociaux qui sont notamment, selon lui, responsables des violences, des scènes de pillage auxquelles on a assisté notamment le 17 octobre dernier. On l'écoute.
Est
-ce que les réseaux sociaux jouent un rôle dans cette affaire ? À coup sûr. À coup sûr. Mais les réseaux sociaux abîment nos démocraties.
Parce
qu'ils polarisent, parce qu'ils créent une espèce de sidération devant les scènes de violence, parce qu'ils sont pour certains des instruments de mobilisation du pire. Ils ont été utilisés en particulier le 17 pour faire venir
des
jeunes ou des moins jeunes sur les lieux de délinquance, d'attaque, de pillage.
Et
parce qu'il y a une forme de déréalisation de la violence qui se passe sur ces réseaux sociaux. Aurélien Pradier, les réseaux sociaux abîment notre démocratie. C'est ce qu'a dit Emmanuel Macron hier. On l'a entendu à Marseille. Vous êtes d'accord avec lui ou pas ? Est-ce que les réseaux sociaux abîment, selon vous, notre démocratie ?
Je
pense que la prolifération des images violentes abîme notre démocratie, en effet. Et que les réseaux sociaux y contribuent. Enfin, rappelez-moi, qui est le président de la République qui a été si fier de recevoir des Instagrammeurs ou des influenceurs à l'Elysée et de faire le pitre ? Pardon, parce que c'était ça à l'Elysée. Ce n'est pas Emmanuel Macron ? Qui est-ce qui, hier, chef du gouvernement a fait des demandes sur Instagram pour que deux influenceuses que personne ne connaît ou presque viennent à Matignon pour négocier la question de la sortie de crise lycéenne ? Ce n
'est
pas le gouvernement d'Emmanuel Macron ? Vous voyez, c'est ça qui est dingue. C'est qu'il peut avoir cette position et je serai prêt à la partager avec lui. Mais on ne peut pas, le matin, nourrir les réseaux sociaux et le soir s'en plaindre.
C'était ridicule, hier, de recevoir à Matignon des influenceurs pour parler de la crise des lycéens. C
'était pathétique.
Pas
que les influenceurs y hallent. Elles ont eu raison. C'est de jeunes femmes d'y aller. Mais c'est pathétique qu'on découvre que le gouvernement a sollicité en DM, Instagram, deux influenceuses pour essayer de gagner quelques points. Enfin, tout ça, ils sont perchés. Je pense que, quand je vous disais tout à
l
'heure qu'ils étaient en slip, je pense qu'ils sont dans un état de panique tel qu'ils ne se rendent même plus compte de ce qu'ils font. Je parle du gouvernement.
Vous l'avez vu, le gouvernement qui a ajouté un amendement à la loi Casseur-Payeur qui arrive aujourd'hui au Sénat. Cet amendement permettrait de bloquer les réseaux sociaux s'ils ne suppriment pas dans l'heure les contenus appelants, je cite, à un attentat, à l'insurrection ou à l'armement contre l'État et ou une partie de la population. Vous y êtes favorable vous-même à un tel amendement ou pas ?
On a déjà des outils en réalité dans la lutte antiterroriste pour bloquer ce type de contenu. Je ne
vois
pas très bien ce que ça vient rajouter honnêtement si ce n'est de l'affichage politique. On parle là des réseaux sociaux qui coagulent les manifestations de rue. Les réseaux sociaux sont aussi ceux sur lesquels aujourd'hui, et certains messages encryptés, vous pouvez acheter des armes comme vous achetez un paquet de chips au supermarché du coin. C'est là qu'est aussi la vraie lutte. Le grand danger de ces événements c'est qu'on regarde le petit bout de la lorniette et on ne regarde pas le fond de l'affaire. Mais il est vrai qu'aujourd'hui, tels que sont organisés les réseaux sociaux, ils sont des souterrains de sabotage de ce qu'est l'État de droit.
Ce n'est pas une censure de vouloir contrôler comme ça davantage les réseaux sociaux selon vous ?
On verra comment le texte est écrit mais c'est un risque parce que la manière dont le texte est écrit est assez large. Il peut y avoir un vrai risque. Moi, je ne crois pas à la censure des réseaux sociaux
d
'abord parce qu'on n'y arrivera pas techniquement, pas autant qu'on le pense et ensuite parce que la meilleure manière de faire ce n
'est
pas d'empêcher d'avoir accès au contenu mais c'est de donner à nos concitoyens de quoi avoir un jugement critique.
Aurélien Pradier,
vous
faites, à l'instant où vous venez de faire allusion à la prolifération d'armes qui sont facilement achetables sur les réseaux, vous travaillez notamment sur cette question-là, ce que révèle l'assassinat de Trappes, évidemment,
et
je ne veux pas le minimiser, c'est d'abord un attentat raciste mais c'est aussi la capacité pour certains à se procurer des armes qui circulent beaucoup en banlieue et on sait qu'il y a une prolifération dans ce pays.
Vous avez tout à fait raison et c'est là aussi qu'il faut regarder le fond des sujets. Le drame de Trappes, l'attentat de Trappes, dit beaucoup, évidemment, de l'attentat raciste mais il dit aussi le quasi libre accès qu'il y a aux armes de guerre dans notre pays. 10 millions d'armes circulent illégalement dans notre pays. 10 millions. L'année dernière, les douanes ont une augmentation de saisie d'armes de guerre de 40%.
De
40%. On a démantelé en Occitanie une usine de fabrication d'armes de guerre avec des imprimantes 3D. Aujourd'hui, notre pays est en train de devenir une poudrière armée. Mais pourquoi personne n'en parle de cela ? Parce que c'est tellement plus facile de s'agiter sur 2-3 sujets anecdotiques. Tout comme on ne parle pas aujourd'hui de l'explosion, de la corruption liée au narcotrafic y compris dans l'appareil d'État. Parce que c'est dérangeant. Parce que nous, ce grand pays, imaginer qu'on soit devenu une poudrière dans laquelle il est aussi facile d'acheter une arme que je le redis d'acheter un paquet de chips, c'est se démontrer l'état de notre faillite.
Sauf que quand on est un responsable politique, on se doit d'ouvrir les yeux, y compris sur ce qui nous brûle un peu les yeux. Aujourd'hui, la circulation des armes, le trafic d'armes dans notre pays, l'accessibilité des armes pour quelques centaines ou milliers d'euros, c'est un sujet gigantesque. Et ce sujet est devenu si grave qu
'on
n'arme plus seulement des terroristes, des islamistes.
On
arme aussi des petits délinquants
avec
tous les règlements de compte que l'on connaît. Vous vous rendez compte qu'il ne
se
passe pas un mois sans qu
'il
n
'y ait
pas eu une balle perdue quelque part
? Vous
vous
souvenez
de cette affaire à Marseille d'un règlement de compte en pleine rue, en plein jour et de quelques balles qui se retrouvent dans la vitrine d'un voisin. Enfin, c'est absolument fou. Et le grand danger
qui
vient, c'est l'autodéfense
dont
on ne parle pas et qui pourtant est une question capitale. Parce qu'à force de voir l'État en faillite sécuritaire,
en
plus de la circulation des armes, vous avez des gens honnêtes qui, petit à petit, vont finir par s'armer. C'est déjà le cas et c'est très grave. Une dernière
question, Aurélien Pradié. Les multiples appels de la France insoumise a boycotté les médias. On a vu notamment des jeunes femmes de BFM être prises à partie. Qu'est-ce que tout cela vous inspire ? Si vous étiez responsable et patron de chaîne,
qu'est-ce que vous diriez
? D
'abord, c'est le fascisme. Ça commence par ça. Voilà. Et donc, M. Mélenchon cible des journalistes, ses amis et ses sbires le font et ça finit par des prises à partie physiques dans les manifestations. C'est ça, la suite absolument logique. Et donc, c'est effectivement les prémices de ce qu'est une méthode fasciste au sens premier du terme. Nous avons tous un devoir de combattre les idées que l
'on
n'apprécie pas. Il y en a que je n'apprécie pas, y compris dans certains médias. mais de permettre aux médias d'exister, de vivre et de faire leur travail.
On
se serait dit il y a dix ans que le métier de journaliste deviendrait un métier dangereux ici en France. Je ne parle pas sur les théâtres de guerre.
Mais
vous m'auriez dit non, vous exagérez, M. le député, ça n'arrivera pas. Et c'est pourtant ce qui est en train d'arriver. La lente accoutumance au pire, c'est ce qui fait qu'un pays s'effondre sans s'en rendre compte. Notre devoir, c'est de lutter.
Aurélien Pradier était d'autres invités ce matin sur Sud Radio. Merci infiniment. Merci
à
vous. Député Dulotte et fondateur des Bâtisseurs. Très bonne journée à vous dans quelques secondes. La vérité en face avec deux questions sur la sélection à l'entrée à l'université. Et puis également, on reparlera de Jean-Luc Mélenchon et de sa proposition de capter l'héritage avec Eric Revelle et Elisabeth Lévy. Et bien sûr, vous pouvez nous appeler sur ces sujets au 0826 300 300. A tout de suite.
Aurélien Pradié